22.07.14

Permalink 07:39:38, Catégories: THE RED DEVILS, GRAND MONSIEUR  

Le capitaine Évra quitte Man United après huit saisons de grinta et de constance au haut niveau

A 33 ans, Patrice Evra quitte Man United pour la Juventus de Turin.
Il a raison puisque son histoire avec ce club c’était celle avec Alex Sir Ferguson.
Les fans de MU sont encore orphelin de l’Ecossais, donc lui aussi.
On s’est fait berner par David Moyes. Maintenant c’est au tour de van Gaal de nous remettre dans la bonne spirale. On verra bien.
Un fan ne peut pas changer de club. Un joueur, oui.
Evra a joué 379 rencontres pour United (10 buts). Cela ne s’effacera jamais.
Des ignorants parlent de lui alors qu’ils ne le voyaient pas jouer à MU.
D’autres se moquent de lui parce qu’il n’a pas fait de grandes études. Ces gens-là font preuve d’une imbécilité avérée.
Patrice Evra est un autodidacte qui provient du football de rue et non pas d’un centre de formation.
A MU il s’est fait une grande place au soleil, totalement méritée parce que c’est un travailleur, un grand travailleur.
Evra a été vrai Red Devil avec les deux plus grandes qualités: fighting spirit et constance.
Il restera comme l’un des plus grands latéraux gauche du club.
Bien sûr ce n’est pas Best ou Cantona mais c’est un grand guerrier, à l’inverse de certaines danseuses comme Nani, par exemple.
Lors de son arrivée à MU, Evra a explosé en plein vol.
Dès son deuxième match il fit preuve d’une grinta jamais démentie.
Ce que j’aime chez lui: son amour pour le maillot, sa rage de vaincre, son combat incessant, sa façon de monter semer le trouble dans la défense adverse, sa capacité à prendre des coups sans jamais être blessé. Oui, il est comme en caoutchouc !
Ses faiblesses: conclut souvent mal ses montées, bien que ces dernières années il a fait de grands progrès. Faire le surnombre ne suffit pas. Il faut bien centrer ou marquer. Lors de la C1 2014, il a inscrit un but d’anthologie qui le décrit bien, hélas! ce but ne servit à rien.

Au terme de huit saisons à Old Trafford, Patrice Évra a adieu aux supporters des Red Devils du monde entier:

-"Après beaucoup de réflexions, j’ai décidé qu’il était temps pour moi de quitter Manchester United. C’est le plus grand choix de ma carrière car ce club est, et restera toujours, dans mon cœur. Rejoindre et jouer pour Manchester United a été un privilège, un rêve devenu réalité et mon passage ici a été mémorable. Dans les bons comme les mauvais moments, on est restés unis et loyaux. J’ai toujours dit qu’on ne fait pas que rejoindre Manchester United, on rejoint la famille et j’espère que cette tradition va perdurer longtemps. Ce club est gravé dans l’histoire et je me sens privilégié d’en avoir fait partie. Au cours des neuf dernières années, j’ai rencontré et travaillé avec des gens incroyables, dont beaucoup resteront des amis pour la vie. Je voudrais remercier tout le monde au club : mes coéquipiers, les entraîneurs et en particulier tout le staff qui a fait de chaque jour à Carrington ou à Old Trafford un jour spécial. Un immense merci à Sir Alex Ferguson pour avoir rendu tout cela possible, pour m’avoir offert le privilège d’être capitaine, d’être inspiré par la légende de Manchester United et de comprendre que personne n’est plus important que le club.Mon plus grand merci va aux fans. On a passé des moments fantastiques ensemble, on a brandi tous ces trophées ensemble et cette soirée à Moscou restera en nous pour toujours. Chaque fois que j’ai revêtu ce maillot, je savais que je jouais pour le blason et pour un club très spécial. Ma passion pour ce club continuera et je sais que vous continuerez de connaître d’autres succès dans les saisons à venir.”

Le plus de sa carrière s’est passée à MU. En Italie, il va boucler la boucle.

Patrice Évra
né le 15 mai 1981, à Dakar, Sénégal

Parcours
1992-1993 CO Les Ulis
1993-1997 CS Brétigny Football
1997-1998 Paris Saint-Germain
1998-1999 SC Marsala 1912/ Italie
1999-2000 AC Monza
2000-2002 OGC Nice
2002-2006 AS Monaco
2006-2014 Manchester United
2014 Juventus

France espoirs 11 (sélections)
2004 France France (61 sélections)

Palmarés
AS Monaco
Coupe de la Ligue en 2003
Finaliste de la Ligue des champions en 2004

Manchester United
Vainqueur de la Coupe du monde des clubs 2008
Vainqueur de la Ligue des champions 2008
Finaliste de la Ligue des champions en 2009 et 2011.
Champion d’Angleterre 2007, 2008, 2009, 2011 et 2013
Community Shield 2007, 2008 et 2011
League Cup 2006, 2009 et 2010

Permalink 07:38:23, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR, HENDRIXEMENT  

Portrait de l'Artiste en Glenn Gould, de Maxence Caron (Pierre Guillaume de Roux)

Pianiste, musicologue, philosophe, pianiste reconnu et auteur d’une vingtaine de livres en quinze ans, Maxence Caron ne pouvait pas ne pas nous donner un bel ouvrage sur l’un de ses frères de sang musical. Les artistes se reconnaissent entre eux. Ils savent qui fait quoi, qui est qui. Quand un surdoué rend hommage à une pointure cela vaut le détour. Le talent est toujours une bonne adresse.
Les écrivains sont traduits. Les compositeurs sont interprétés. Seuls les peintres ne sont pas trahis, sauf par eux-mêmes. Il peut arriver que parfois les interprètes soient si fantastiques qu’ils vont encore plus loin que le signataire des partitions. C’est ce que l’on ressent quand on écoute Bach et Beethoven joués par Gleen Gould (1932-1952). D’aucuns sont gênés par le pianiste céleste qui s’appropriait la musique des autres au point de pousser de petits cris tant il était habité.
Quand le chef d’orchestre Sergiu Celibidache était réticent à tous les enregistrements, Gleen Gould, lui, ne voulait jouer qu’en studio afin d’aller à l’essentiel. Maxence Caron explique bien la démarche de Gould qui considérait que le public prenait une grande place entre lui et la partition s’il se produisait sur scène.
En studio, il n’y avait de combat qu’avec la technologie. A trente ans, Gleen Gould supprima tous les voyages inutiles, et se coupa des applaudissements pour ne plus évoluer que dans la métaphysique de la musique. Les gens qui l’aimaient se contenteraient désormais de ses disques, l’essentiel. Si l’on évoquait sa disparition scénique, il rétorquait : « La France a connu des crises pires que mon absence ».
L’essai magistral de Maxence Caron nous permet de réaliser que Gleen Gould était un visionnaire. Aujourd’hui plusieurs nouveaux artistes- voire simples produits commerçiaux- se font une renommée par le filtre d’internet qui est comme un vaste studio de la mondialisation. En fait, Rubinstein ne touchait que le public qui se déplaçait pour le voir alors que Gould transforma le monde en un vaste studio d’enregistrement. D’une pierre deux coups : à la fois les studios d’Abbey Road et la salle Pleyel.

-Portrait de l’Artiste en Glenn Gould. Tractatus de Musica
de Maxence Caron. Postface de Romain Debluë. Pierre Guillaume de Roux, 214 p., 22,90 €

21.07.14

Permalink 17:05:10, Catégories: GRAND MONSIEUR, ANQUETILLEMENT  

Hommage à Luis Ocaña qui s'est suicidé il y a 20 ans

Avec 110 victoires professionnelles, Luis Ocaña a été l’un des géants de la route.
Il incarnait la volonté, la rage de vaincre, avec l’attitude parfois grandiosement apeurée des toreros.
Le vainqueur du Tour de France 1973 reste dans le cœur de ceux qui connaissent vraiment le vélo.
Atteint d’une hépatite C suite à une transfusion sanguine on lui prédit un cancer du foie.
Condamné, il se suicide par arme à feu le 20 mai 1994.
Luis Ocaña mérite le respect. Et Lance Armstrong aussi car l’Américain a choisi de combattre la maladie jusqu’à la tuer, elle.

Principales victoires de Luis Ocaña (1945-1994):
Champion d’Espagne sur route 1968 et 1972
Tour de France 1973
Tour d’Espagne 1970
1 classement annexe de grands tours
Grand Prix de la montagne du Tour d’Espagne 1969
Tour de France (9 étapes)
Tour d’Espagne (6 étapes)
Critérium du Dauphiné libéré 1970, 1972 et 1973
Tour de Catalogne 1971
Tour du Pays basque 1971 et 1973
Grand Prix des Nations 1971

[Post dédié à Christian Laborde]

"Il a tué Jaurès", de Dominique Paganelli.( La Table Ronde)

Si l’on a peu de culture historique, on n’ignore pas que Jean Jaurès a été assassiné. Pour être exact le 31 juillet 1914, à 21 h 40, nous signale Dominique Paganelli qui a le bon timing. On peut se rappeler aussi que l’assassin du grand homme a pour patronyme Villain. Raoul Villain. Un nom pareil c’est inoubliable. Il le portait si bien ! Par contre, ce qu’on ne savait pas- moi en l’occurrence – c’est que ce sinistre individu a été jugé « non coupable d’avoir commis à Paris, un homicide sur la personne de M. Jaurès ». Au bout de cinq ans de prison, le tueur a été libéré ! Et surcroît, tous les frais de justice ont été réclamés à la veuve, Madame Jaurès.
Le plus grand militant socialiste de tous les temps, Jean Jaurès méritait que l’on connaisse enfin toutes ces précisions.
Le livre de Dominique Paganelli comble de sérieuses lacunes. Secoué par le verdict incroyable du procès de l’assassin de Jean Jaurès, Paganelli a voulu en savoir plus, pour notre plus grande satisfaction. Villain a été jugé par un jury populaire qui a délivré sa clémente sentence le 29 mars 1919, à 19 h 30. Presque cinq ans après les faits reconnus de tous. Grâce à Paganelli nous apprenons que le crime a été longuement préparé. Le criminel a approché plusieurs fois sa victime programmée. Il est allé en repérage. Oui, Villain a totalement prémédité son crime. Jaurès dérangeait les sots et les mal intentionnés parce qu’il était un pacifiste convaincu qui ne voulait plus voir de guerre. Villain a rôdé autour du domicile du grand dirigeant socialiste.
Comment a fini Villain ? L’assassin est mort sous les balles des Espagnols républicains en 1936.
Il aura survécu 22 ans à Jean Jaurès. 22 ans de trop.
Le livre de Paganelli présente des photos et des documents qui apportent beaucoup au texte. Il est bon de rendre hommage à Jean Jaurès, un politicien comme il n’en existe plus. Lui était habité par une cause et non pas guidait par l’argent. Son seul héritier est sans nul doute Pierre Mendès France.
Jaurès était un tribun de grande classe. Songeons qu’il se faisait entendre sans l’usage de micro. Ce qu’il disait n’était pas relayé par la radio et la télé, et pour cause !
Le livre de Dominique Paganelli, est un grand apport sur le crime commis sur l’un des plus grands français de notre Histoire. On peut et même on doit lire Les plus beaux discours du chef socialiste qui sont à notre disposition pour la modique somme de 3 €, chez Librio. En ce temps-là, les politiciens écrivaient leurs discours et n’avaient pas une flopée de « nègres ». Celui sur la jeunesse prononcé à Albi le 31 juillet 1903 contient toute l’humanité de son auteur. Il y a plus de 110 ans, Jaurès écrivait : « Qu’est-ce que la République ? C’est un grand acte de confiance et un grand acte d’audace. » Celui qui a été tué parce qu’il était contre la guerre nous a demandé de vivre en bonne intelligence dans le respect de chacun. Dans son ultime discours, le 25 juillet 1914, il reste hostile au bellicisme, et pronostique : «Quel massacre, quelles ruines, quelle barbarie ! »
Jaurès était un sage dans un monde de fous. Le sage a été assassiné. Les fous sont toujours là. La vigilance est de rigueur.

-Il a tué Jaurès, de Dominique Paganelli. La Table Ronde, 210 p., 16 €
-Les plus beaux discours, de Jean Jaurès. Librio, 125 p., 3 €

20.07.14

Mort de James Garner (1928-2014), le héros de Grand Prix

L’acteur James Garner a été retrouvé mort à son domicile à Los Angeles, le 19 juillet 2014.
Une fin identique de celle de William Holden.
Ce comédien a joué dans deux films cultes pour les amateurs de voitures et de motos.
1963 : La Grande Évasion (The Great Escape), de John Sturges, où il joue Flight Lt. Hendley « Le Chapardeur ».
1966 : Grand Prix, de John Frankenheimer qui le dirigea dans le rôle de Pete Aron.
Quand on est adolescent et que l’on voit ces deux films on ne les oublie pas.
Surtout pour les garçons qui ont besoin de s’affirmer dans leur identité.
J’ai vu ses deux films à leur sortie. D’aucuns diront qu’ils sont vieillots.
La Grande Evasion avec Steve McQueen. Quel choc ! Ah… les chevauchées en Triumph !
Grand Prix… Je l’ai vu à Nice au Rialto, en cinérama. L’écran était en arc de cercle. Immense. On voyait les F1 passer de gauche à droite. On tournait la tête comme pour suivre une balle de tennis en plein match. Dans le film tous les vrais pilotes de F1 jouaient des figurants.
Le Rialto faisait rêver tout Nice. Nous étions en 1966. C’était hier.
Merci à James Garner d’avoir fait rêver les garçons des années 1960.

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