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Ronaldo fait signer Ben Arfa à Valladolid
28.01.20 @ 09:43:58, Catégories: GRAND MONSIEUR, 160 mots   French (FR)

Massacré par le football français - les instances et les médias qui radotent- Hatem Ben Arfa rebondit en Espagne dans le club présidé majoritairement par le Brésilien Ronaldo.
Entre artistes du football on se comprend.
Voilà un gros tacle à ceux qui prétendent que Ben Arfa est un intermittent du spectacle.
Empêché de jouer parce que c’est un homme libre- absolument pas dans une écurie de mercenaires du football- Ben Arfa est toujours resté fidèle à son père spirituel qui s’occupe de son parcours.
Ben Arfa n’a pas du tout raté sa carrière.
Il joue au football depuis son enfance et y joue toujours.
Il est victime d’une discrimination parce qu’on raconte des âneries à son sujet.
Pourquoi pardonne-t-on tout à Neymar, Pogba ou Griezmann, alors qu’on étrille Ben Arfa dès qu’il rate une passe ?
Hatem Ben Arfa a encore de belles années devant lui.
L’inspiration est de retour.

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A l'occasion de la libération du camp d’Auschwitz-Birkenau, hommage à Kessel et à Bartali
27.01.20 @ 17:53:38, Catégories: FORZA ITALIA !, LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR, ANQUETILLEMENT, 1109 mots   French (FR)

Gino Bartali, un homme hors du commun à tous les niveaux. Il dit à Poulidor: “Vous ne gagnez jamais le Tour parce que vous ne fumez pas et ne buvez pas !” Sous-entendu, alors que lui, oui !

Ma chronique sur CNews du 25 janvier 2015:

Julien Pasquet : Aujourd’hui, vous tenez à évoquer Elie Wiesel, Joseph Kessel et Gino Bartali à l’occasion du discours du Pt Emmanuel Macron à Jérusalem, pour commémorer la Libération du camp d’Auschwitz, il y a 75 ans…

Bernard Morlino : Oui, je crains de plus en plus les temps où il n’y aura plus de survivants de la Seconde guerre mondiale, car trop de gens s’ennuient quand nous sommes en Paix. Auschwitz c’est plus d’un million cent mille personnes exterminées, en Pologne annexée par les nazis. Parmi les rescapés, il y a eu l’écrivain Primo Levi (Si c’est un homme), Simone Veil et Elie Wiesel. Le camp a été libéré début 1945, le 27 janvier par l’armée soviétique qui a révélé l’horreur de la Shoah, le génocide juif. J’ai demandé à deux grands témoins de l’époque, Emmanuel Berl et Philippe Soupault quand ils avaient connu l’existence des camps de la mort. Ils m’ont dit qu’avant 1945, ils n’en savaient rien. Inimaginable pour eux, et pour tout le monde. Je ne vais pas vous parler de la solution finale mais je vais prendre de 4 personnalités de l’époque. Quatre destins connus, plus un inconnu.

Julien : Vous commencez par Elie Wiesel, l’écrivain né en Roumanie et naturalisé américain…
Bernard : Je vous ai dit qu’il y avait Elie Wiesel, à Auschwitz, ne fût-ce que quelques temps. Il est déporté à 15 ans, en 1942. Ensuite, il sera conduit à Buchenwald. Ses parents et l’une de ses sœurs sont tués par les nazis. Longtemps après quand il devient enseignant aux Etats-Unis, un jour un étudiant à la fin d’un cours lui demande de le recevoir. Ce jeune homme lui déclare, tout net : « Je suis l’enfant du malheur…» Vu le jeune âge de l’étudiant, Elie Wiesel sait qu’il n’a pu être déporté comme lui. Alors il opte pour la tentative de le consoler face à un probable chagrin d’amour. L’étudiant lui dit encore : « Non, non, vous faites fausse route. Tel que vous me voyez, je porte tout le malheur du monde sur les épaules. Impossible d’être heureux, face à la tristesse enfouie de mes parents …» Wiesel : « Ont-il perdu leurs parents à Auschwitz ? ». L’étudiant : « Non, pas leurs parents… mais mon père et ma mère avant de se rencontrer avait chacun une famille avec des enfants qui sont tous morts en déportation. Ils ont voulu reconstruire une famille quand ils se sont rencontrés leur histoire. Et moi, je suis le fils de leur malheur commun. Jamais je n’aurais dû naitre. Je ne dois la vie qu’à la Shoah …». Elie Wiesel comme nous fut touché par cet étudiant aux immenses qualités de cœur. Un homme d’exception. Cela existe la preuve.

Julien : Vous tenez aussi à nous parler de Joseph Kessel…
Bernard : Grand reporter, Kessel a assisté au procès d’Adolf Eichmann, à Jérusalem en 1961. Ce nazi fut le planificateur de la solution finale. Lors du procès, dès le premier jour, Kessel sait approcher de a cage de verre où le nazi était enfermé. Un face à face dont il ne reste rien. Aucune image, rien que les écrits du magnifique écrivain. Quel face à face entre un barbare et un romancier de premier plan dont on va éditer ses romans dans la Pléiade au mois de mai 2020 avec en plus l’album photo collector de la Pléiade. Kessel avait reçu le Visa tamponné n°1 de l’Etat d’Israël pour rendre hommage à son talent d’écrivain-journaliste. Le nazi était à l’abri des balles pour éviter l’attentat de celui qui à la fin du procès sera exécuté. Kessel eut un moment de recul, de répugnance devant la présence reptilienne du nazi. Il le compare à une araignée humaine. Eichmann ne s’excusa de rien, aucune repentance, il avait appliqué les ordres, en bon soldat ! Maintenant je vais vous dire la remarque de Kessel. Aussi grand journaliste que grand écrivain. Devant le défilé du rappel de toutes les horreurs, les crimes qu’il a organisés et encouragés, Eichmann n’a pas eu un cillement, pas le moindre mouvement de honte de la barbarie mis en place. Une seule fois, il rougit cependant. Lors d’une séance, il est resté assis quand il fallait se lever lors de l’audience ouverte. Au rappel du président au bon déroulement, Eichmann se leva rouge de honte. Seul Kessel remarqua cela. C’est dire la complexité de l’âme humaine. Tuer des millions de gens comme si de rien n’était, et s’excuser de ne s’être pas plié aux règles de la politesse !

Julien : Vous tenez aussi à évoquer Gino Bartali…
Bernard : Ah ! Bartali, l’un des plus grands champions cyclistes de tous les temps. Ses duels avec Fausto Coppi ont redonné espoir aux Italiens après la fin du fascisme dicté par Mussolini. Au niveau sport, Bartali était un géant capable de gagner le Tour de France en 1938 et en 1948, à 34 ans. « Le bien on le fait mais on ne le raconte pas » disait-il toujours. Ce champion qui fumait et buvait le soir un bon verre de vin rouge, fut un grand résistant sans jamais s’en vanter. Comme il était un héros national dans l’Italie mussolinienne, il profita de sa renommée pour contribuer à sauver 800 Juifs. Je précise qu’il refusa toujours de se laisser récupérer par les fascistes qui voulaient en faire une icône. Le catholique très croyant, il transportait des faux papiers pour sauver des Juifs traqués par les chemises noires. Il mettait les documents dans le cadre de son vélo. Il faisait des trajets de 400 km ! Les autorités laissaient passer le vainqueur du Giro 1936 sans le contrôler. Ce n’est qu’à la mort de Bartali que sa famille a accepté que l’on rende public les actions de leur champion à double titre, comme sportif et comme homme. Mort en 2000, il a été fait juste sur le mémorial de Jérusalem en 2003. On est loin de la charité business. «Le bien on le fait mais on ne le raconte pas», parole de véritable humaniste.

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Mort de l'ailier gauche mythique Robbie Rensenbrink
26.01.20 @ 12:28:43, Catégories: GRAND MONSIEUR, CRUYFFEMENT, 217 mots   French (FR)

Raymond Goethals rend hommage à l’ailier gauche, au temps de sa splendeur.

Ailier gauche de la grande génération Cruyff, Rensenbrink avait la particularité de jouer à l’étranger, ce qui n’était pas très fréquent dans les années 1970.
Superbe dribbleur, grand lecteur de jeu, il animait le flanc de l’attaque avec toujours l’ambition d’aller de l’avant.
Discret, attachant, il reste un grand nom du football.
Avec ses amis de la sélection nationale, il a bonifié le football avec le football-total.
Son nom aurait pu être encore plus historique si son tir sur le montant contre l’Argentine en finale de World Cup 1978 avait fini au fond de la cage à un moment capital du match.
Rensenbrink, Neeskens, Cruyff… Ils nous ont donné tant de joie !

Palmarès:

Club Bruges
Coupe de Belgique 1970.

RSC Anderlecht
2 Championnats de Belgique 1972 et 1974.
4 Coupes de Belgique 1972, 1973, 1975 et 1976.
2 Coupes de la Ligue Pro Vainqueur 1973 et 1974.
2 Coupes d’Europe des vainqueurs de coupe Vainqueur 1976 et 1978.
2 Supercoupes de l’UEFA 1976 et 1978.

Toulouse FC
Championnat de France de deuxième division 1982.

En sélection nationale des Pays Bas
Finaliste des Coupes du Monde 1974 et 1978

PS/ Dernière minute: le basketteur Kobe Bryant est mort dans un accident d’hélicoptère avec neuf autres personnes, dont l’une de ses filles, Gianna Maria-Onore.

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Radioscopie historique: "Apaiser Hitler", de Tim Bouverie (Flammarion)
24.01.20 @ 11:34:00, Catégories: LITS ET RATURES, De GAULLE ET MITTERRAND SONT MORTS, 532 mots   French (FR)

“Quand j’entends le mot culture, je sors mon révolver". Slogan nazi. Et d’aucuns se plaignent sous Macron. En 2020, la majorité silencieuse veille à la démocratie française. Les urnes parleront. La fascisme de droite ou gauche ne passera pas !

L’auteur mène son récit comme si nous vivions en direct ce qu’il raconte qui pourtant remonte à presque un siècle et parfois plus puisque le Traité de Versailles a plombé toute l’Europe en mettant l’Allemagne plus bas que terre. Après la guerre de 1914-1918, elle était tenue responsable de tous les maux et donc frappée d’interdiction d’avoir une armée. C’est dire qu’elle faisait toujours peur ! Tim Bouverie à la fois historien et romancier a écrit un remarquable premier livre qui permet de comprendre le fiasco général de ceux qui ont cru amadouer Hitler, en ne se méfiant pas assez de lui. De son côté, il voulait venger son peuple trop humilié par le Traité de Versailles. Toutes les chancelleries européennes lâchèrent du lest à tort. Au lieu de l’empêcher d’annexer les Tchèques, les Européens lui offrirent la Tchécoslovaquie.
De fait, les accords de Munich avec le recul passent pour les prémices de la collaboration avec les nazis. Que serait-il arrivé si l’Europe avait dit non avant que les soviétiques ne pactisent avec Hitler ? On ne le saura jamais. Cependant la face de l’Histoire aurait sans doute présenté un autre visage. Au lieu de barrer la route à Hitler, les gouvernements européens lui ont ouvert grand le passage à sa démoniaque folie de venger l’Allemagne.
L’ensemble du livre se dévore, que l’on connaisse ou pas les événements décrits. On revit tout. On est au cœur de l’actualité passée, qui reste bien souvent actuelle tant on peut faire des comparaisons avec 2020, parfois. Plus on avance dans le récit, plus on se demande comment a-t-on pu laisser agir Hitler avec tant de passivité. Les Alliés ont même pensé que les Allemands étaient mieux armés que la réalité de leur effectif et surtout de leur force de frappe. Les Français et les Anglais ont surévalué les forces ennemies. Tout ça à cause du traumatisme de la Première Guerre. Il fallait éviter un nouveau carnage pour ne plus avoir à compter les morts : les Russes (1, 8 millions de morts), les Anglais (730 000 morts), l’Empire britannique (230 000 morts), les Français (1, 7 millions de morts) et les Allemands plus de 2 millions de morts. Au total, 16, 5 millions de morts ! Cette macabre comptabilité n’a pas empêché la suivante saignée, celle de 1939-1945 : les Historiens arrivent parfois à 80 millions de morts, tous pays confondus, soldats et civils compris.

-Apaiser Hitler, Tim Bouverie. Traduit de l’Anglais par Séverine Weiss. Flammarion, 660 p., 29 €.

PS/ Mon hommage à Joseph Kessel et à Gino Bartali, lors des 75 ans de la Libération d’Auschwitz, sur CNews dans l’émission du duo Julien Pasquet et Sophia Rousseau, Intégrale Week-End :

https://www.cnews.fr/emission/2020-01-25/integrale-week-end-2e-partie-du-25012020-920912

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EVENEMENT : Les vies d'Albert Camus (FR3), par G-M Benamou
18.01.20 @ 17:34:25, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR, LE CINEAC, AVENUE DE LA VICTOIRE, 458 mots   French (FR)

Mercredi 22 janvier 2020
Les vies d’Albert Camus, France 3, à 21h05
documentaire de Georges-Marc Benamou

A ne pas rater ! Tout Camus, tout ce que l’on sait et tout ce qu’on ne savait pas ou plus.
Avec des images inédites de Catherine Camus, non pas la gardienne du temple mais la fille amie fidèle.
Fidèle, Camus l’était à sa façon. Il aimait plusieurs femmes à la fois.
On peut s’en étonner mais comme il est mort à 46 ans, on est content qu’il ait mené plusieurs vies en même temps.
Certes, on pense à sa femme qui n’ignorait rien. Elle en a souffert, beaucoup souffert.
Sa fille a eu l’intelligence de ne pas juger son père et de mettre au grand jour les différentes liaisons. Elle a eu le tact de le faire après la mort de sa mère.
Catherine Camus est un être un humain. On peut dire qu’elle est son père en version féminine: même visage, même lumière, même sourire, même rigueur, même dégoût des imposteurs, même poésie, même vivante.
Camus mal aimé dans son enfance ? Pas du tout. Sa mère l’adorait.
Camus était sensible au charme de différentes femmes. Ce n’est pas un défaut. Ni une qualité. Un constat.
Le document entremêle intelligemment les témoignages inédits et d’autres issus d’archives, avec des cadrages de toute beauté.
Passionnant. Captivant. Des raretés exhumées. L’intelligence à tous les étages, comme dans l’esprit de Camus.
Et que dire des images de familles. Bouleversantes, notamment les dernières. Instants de bonheur. La joie de vivre avec le trépas alors inenvisageable.
Le texte se marie très bien aux images et à la musique.
Albert Camus ? Chacun le sien.
Le mien est un compagnon de chaque jour. Un ami de chevet. J’aime Camus depuis le premier jour qu’on m’a parlé de lui. Un coup de foudre amical, amoureux. J’ai connu Berl son ami. Camus était avec nous, entre nous deux. Toujours.
Je partage avec lui, le soleil, la mer, le Midi, la littérature, le sport, l’amitié, l’exigence, la haine des prétentieux. Le fait de ne jamais vouloir perdre son temps.
Camus a mené la vie d’un combattant: journalisme, romans, essais, théâtre, sport, famille, amours, amitié, politique, lectures…
Ne ratez pas ce documentaire. On a vraiment l’impression de marcher avec Camus, d’être tout le temps avec lui, en Algérie ou en Provence, de partager une heure trente ensemble.
Camus était un écrivain comme Vian. Un artiste. Un travailleur inlassable.
Rien à voir avec les actuels marchands de salades avariées.
Georges-Marc Benamou a tout compris de son “pays” pied-noir.
Un fils spirituel.

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