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05.04.20

23:55:18 Permalink Louis de Funès fait rire la France atteinte du Covid 19   French (FR)

Catégories: GRAND MONSIEUR, LE CINEAC, AVENUE DE LA VICTOIRE, 179 mots

D’origine espagnole par sa branche maternelle, Louis de Funès s’est beaucoup inspiré de sa mère qui avait un très fort tempérament. Une femme de caractère. De grand caractère. De beau caractère.

Depuis que la France est confinée, condamnée à l’immobilisme par le Covid 19, la télévision donne la parole à Louis de Funès pour faire rire la France qui n’est plus qu’un hôpital et un cimetière, comme la terre entière.
C’est à se demander si les maternités existent encore.
Il a fallu qu’un Chinois rote après avoir mangé une bestiole infâme pour que nous soyons tous mis en joue par la mort.
Alors pour oublier, Louis de Funès crève l’écran pour nous divertir.
On fait appel à lui et non pas à d’autres, le genre acteur chiant qui se prend au sérieux.
De Funès c’est le Toto Français. C’est incroyable que l’on n’associe pas plus ces deux génies du comique.
Merci à Toto.
Merci à de Funès.

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02.04.20

17:29:50 Permalink Avec 47 ans d'avance: Les Chinois à Paris (1974) du génial Jean Yanne   French (FR)

Catégories: GRAND MONSIEUR, LA REVUE DE STRESS, 118 mots

Tout est dit !

Morgue des dirigeants qui ne sont que des produits de la communication.

La caméra de Jean Yanne est impitoyable.

Jean Yanne était un génie. Doué pour tout.

Intelligent, un humour ravageur.

Sketchs, télé, radio, comédien, cinéaste. Que ne savait-il pas faire ?

Mille fois plus captivant que n’importe quel intellectuel abject à force d’être abscons.

Chef rebelle des rebelles.

Il a embelli mon enfance, ma jeunesse.

Il m’a appris à regarder, à mordre l’imbécilité ambiante.

Il ne faisait pas qu’aboyer. Il créait.

Je n’ai pas attendu sa mort pour l’aimer.

PS: 47 ans d’avance car il a écrit cette histoire en 1973 avec Gérard Sire et Robert Beauvais.

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31.03.20

10:17:29 Permalink 15 février 2020: Mon hommage à l'Hopital Public   French (FR)

Catégories: LA REVUE DE STRESS, 68 mots

Archives de la mi février 2020: A Limoges, peu de monde dans la rue. Faut-il que les médecins “cassent du flic” pour qu’ils fassent la une, en boucle ?

Mon témoignage:

Intégrale Week-end, CNews avec Julien Pasquet et Sophia Rousseau, samedi 15 février 2020:
Merci Bernard ! de la 17e minute à la 26e minute:

https://www.cnews.fr/emission/2020-02-15/integrale-week-end-2e-partie-du-15022020-927575

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30.03.20

09:49:28 Permalink Antonin Artaud (1896-1948), le visionnaire   French (FR)

Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR, 476 mots

Lire Artaud c’est bien plus prenant que tous ces livres insipides d’amants et maitresses.

Le lundi 13 janvier 1947, le poète a tenu une conférence au Vieux-Colombier, à Paris, qu’il a appelé Histoire vécue d’Artaud-Momo. Le Marseillais Artaud est l’un des plus passionnant parcours d’écrivain, de créateur. II écrivait comme on se jette dans le vide. Hors normes, comme de Nerval, van Gogh ou Camille Claudel, il faisait peur aux moutons de Panurge. Philippe Soupault m’a dit que pour effrayer encore plus ceux qui disaient du mal de lui, Antonin Artaud s’amusait à sauter sur les tables des bistrots à Montparnasse. Les médecins l’ont rendu toxicomane.

On le disait marteau mais c’était un écorché vif:

-"Les problèmes sociaux ne sont rien auprès d’une certaine irritation physiologique de l’épiderme, de la peau, des os, que peu ont vue, mais qui bientôt va parler plus haut que tout, car ce n’est pas une colère de cœur, mais cette fois une colère de corps, la colère de ce grand négligé de l’histoire tant de l’homme que des animaux: le corps".

Il pronostique:
-"Peste, choléra, scorbut, variole, syphilis, famine…”

Et il ajoute:
-"Monde non mené par gouvernements, églises, rites, doctrines, systèmes, institutions, livres, journaux, facultés mais par (…) chronicités de miasmes endoctrinant depuis toujours les corps".

-"Vous n’êtes pas libres, la conscience apparente est une façade sur vous jetée par des singes, de vieux et très astucieux ouistitis. Ce n’est pas sérieux, alors tournons la page et regardons ce qui se passe (…) La façade bonne à endormir les gogos (…) Je ne suis pas un politicien".

-"Ne vous laissez jamais mettre au cercueil".

-"Je ne suis pas malade, je suis conscient", disait-il. Tarif ? Neuf ans d’internement ! “J’ai été victime d’un crime social". Et encore: “Je suis mort à Rodez sous un électrochoc".

Il récapitule:
-"9 ans d’internement, 3 ans d’emprisonnement, 2 ans d’électrochocs, 2 coups de couteau en 1916 et 1928. Cela donne à réfléchir (…) L’histoire d’un écrivain sain d’esprit et séquestré et incarcéré pendant neuf ans est sans importance, je le sais, et elle ne peut intéresser que les rares amis de mes œuvres qui ne sont pas légion".

Lors de la conférence, Artaud, très ému, ne fut pas à la hauteur alors qu’il savait très bien lire devant ses amis, d’autant plus qu’il était par ailleurs comédien. Cette fois, il lui a semblé vain de se mettre à nu en public. Il n’en avait plus la force ni l’envie. Heureusement, il avait tout mis par écrit ce qu’il voulait dire mais cela lui semblait déjà du réchauffé. A quoi bon ?

PS: toutes les citations proviennent de: Œuvres complètes, tome XXVI, Antonin Artaud. Gallimard, 1994.

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29.03.20

08:41:58 Permalink Jean Giono, du choléra au covid 19: "C'est la nature qui règle ses comptes"   French (FR)

Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR, 83 mots

“Le choléra
c’est la nature
qui
règle ses comptes
au crayon rouge.”

Jean Giono

Ecarté de la vie littéraire officielle, de manière totalement grotesque, par le Comité National des Lettres- Aragon en tête-Jean Giono se vengea dans Le hussard sur le toit, dézinguant toute la lâcheté du monde.

Jean Giono, auteur entre autres merveilles de L’Homme qui plantait des arbres, nouvelle de 1953, a passé sa vie à célébrer la nature.

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