Archives pour: Décembre 2020

Les Flops (Griezmann, Pogba, Neymar et Mbappé), les Tops (Benzema, C. Ronaldo, Braithwaite, Ben Arfa...)

Domenech aurait pu gagner la Coupe du Monde 2006 mais il a perdu sur toute la ligne en 2010. Jamais on a vu un sélectionneur tomber aussi bas: lire un communiqué des joueurs.

Les Flops

Neymar et Mbappé: les produits commerciaux du PSG qatarisé ont été battus en finale de la C1 2020 alors qu’ils affichaient la prétention d’être venus à Paris pour la gagner. Et la presse fait comme si de rien n’était car elle vend sur leur dos.

Griezmann: incapable de s’imposer au Barça qui est sixième. Transfert totalement raté.

Messi: n’a plus envie de jouer en Catalogne.

Pogba: son agent à déclarer qu’il s’ennuyait à Manchester United qui perd toujours plus de son lustre d’antan.

Hazard: insignifiant au Real Madrid où il souvent blessé. La pression ne lui convient pas.

Vieira: limogé de l’OGCNice où il n’a rien prouvé du tout. Il semble mal parti dans la profession, juste un peu mieux que “Titi” Henry

Nantes: le club à l’agonie depuis des années a recruté “l’autre” comme l’appelé Zidane. Il fallait y penser. Suicide sportif ?

PSG: le club a licencié Tuchel de manière non justifiée. Le mépris règne: prends ton oseille et tire-toi !

Gourcuff père: a dit que Maradona n’était pas un exemple. Et son fils en est-il un ?

Varane: souvent passoire quand on lui demande d’être étanche.

Les Tops:

Benzema: royal en Espagne, maudit en France.

Lewandoski: le Polonais du Bayern Munich aurait dû avoir le Ballon d’or 2020.

Suarez: renvoyé de Barcelone, il est leader de la Liga avec l’Atletico Madrid.

C. Ronaldo: toujours aussi brillant à la Juventus Turin.

Ben Arfa: fait taire ses détracteurs parce qu’il s’est bien relancé à Bordeaux où il y a lui et les autres

Antonetti: le retour de l’entraîneur est un retour gagnant. Ce Monsieur a démontré qu’il faisait passer sa femme avec le football. Merci Monsieur.

Zidane: les médisants le donnaient “carbo” au Real Madrid mais il se maintient au poste à haute pression avec sa maestria habituelle.

Ramos: le défenseur est un monument mondial. Les économistes du Real Madrid hésite à le prolonger. On aura tout vu !

Galtier: l’entraîneur positionne Lille au sommet de la L1 alors que le club a tangué lors du changement de direction.

Braithwaite: moqué pour son piètre palmarès, il s’est mieux imposé à Barcelone que le marchand de rasoirs.

Les dessins dans L'Equipe, et L'odyssée du N°10 (Solar)

Puskas, l’un des 5 plus grands joueurs de l’Histoire.

Il fallait ce livre, le voici. Tous les caricaturistes de L’Equipe enfin réunis. Une fine équipe ! Un sacré coup de crayon à répétitions avec des styles différents. Dès le début de l’aventure, sous le nom de L’Auto-Vélo (l’ancêtre), le dessin est présent en une, par le bien d’un certain Jacquet (non, pas Aimé, bien sûr). Ensuite, il y a Mich, le fameux Mich, l’excellent Mich. L’un de mes préférés : un talent époustouflant. Pas d’effet, juste la ligne claire, à la Hergé. Mich s’appelait Jean-Marie Michel Liebeaux. Trop méconnu ! Ses portraits sont somptueux.
Il y a aussi Paul Ordner: ses dessins semblent être des photos prises sur le vif. On tombe aussi sur Pellos, Jacques Faizant, Chaval, Sempé, rien que ça : le haut du panier. Comment oublier Déro alias Robert Decremps. Tous ses dessins sont des merveilles. Il croquait les cyclistes avec maestria. Un maître du genre. Il a enchanté mes matins. Fin XXe, Blachon a clôturé le siècle avec sa verve colorée. Près de nous, Chenez a assuré la qualité, tout comme Chenez. Aujourd’hui on ne passa pas à coté de Faro qui maintient le niveau avec un très grand esprit de pamphlétaire. Les rédacteurs passent pour des tartiniers face aux as du croquis.

-L’Equipe, 100 ans de sport en dessin, Jean-Philippe Bouchard. Solar, 160 p., 24, 90 €

Le N° 10 est un mythe disparu, tout simplement parce qu’il n’y en a plus.
Puskas et Cie sont aux rayons de la mort, de l’oubli, ce qui revient au même.
Neymar salit ce numéro qui est gadget pour lui. Lui c’est plutôt O1, son QI.
Le 10 est le maître du jeu. Le chef d’orchestre. Pas un infect parvenu.
Le livre comporte beaucoup de témoignages. Chacun (Totti, Rai, Giresse, Hagi et Puel) donnent leur avis. Qui compte. Un football sans 10 c’est comme un film sans musique. Et même un film sans personnage central.
A offrir à ceux qui ont la mémoire courte, et aux enfants pour qu’ils connaissent de vrais footballeurs, au lieu de mettre en poster de sinistres personnages qui se croient tout permis parce qu’ils gagnent 2 ou 3 M€ par mois.

-L’odyssée du 10, Collectif (Raphaël Cosmidis, Philippe Gargov, Christophe Kuchly et Julien Momont). Préface Omar Da Fonseca. Solar, 487 p., 17, 90 €

Manchester United offre sa 2e place à Sir Ferguson pour ses 79 ans !

30.12.20 | par morlino | Catégories: THE RED DEVILS, GRAND MONSIEUR

Mardi 29 décembre 2020
16e journée de Premier League
Manchester United 1-0 Wolverhampton
But pour MU: M. Rashford (90 +3e)

Le Fergie Time marche encore !
Pour son 79e anniversaire, Sir Alex Ferguson, né le 31 décembre 1941, a la joie de voir MU à la deuxième place de Premier League. Un classement inespéré tant MU ne fait plus peur à personne. Au temps de Cantona et Fergie, puis de Fergie sans le King mais avec son ombre, MU faisait peur à tous les clubs qui venaient à Old Trafford. Même à l’extérieur, MU était un épouvantail. Tout ça c’est fini ! Maintenant, on voit une équipe quelconque avec des faux leaders, tel Paul Pogba dont l’agent n’a qu’une idée en tête: le faire partir pour toucher sa grosse commission, et en France vous savez ce que ça veut dire grosse commission.
MU a gagné sur une belle ouverture de Fernandes qui a lobé la défense adverse. Rashford a dribblé à la va comme je te pousse puis a tiré et son tir fut dévié dans la cage par un adversaire affolé.
L’important c’est la victoire. Et là ce fut un miracle mais on peut dire que MU y a toujours cru, et c’est une qualité à MU qui a l’ADN du succès si on regarde son Histoire.
Cette saison, le championnat est ouvert.
Liverpool reste favori.
On va voir les deux prochains matchs, à Old Trafford- encore !- contre Aston Villa et Man City, si MU est capable de prendre les 6 points.
Bon anniversaire Sir Ferguson !
Depuis que vous n’êtes plus là, les souris dansent. Plus aucun entraîneur n’est le patron de la Premier League.
On ne trouve pas de Fergie sous un sapin de Noël.

[Post dédié à Richard Kurt]

Pour finir l'année: Nadeau, Les femmes vikings (Autrement), Pessoa (Pajak), Trenet (Charneux), Defoe (Le chat rouge), Ferrat (Pernez), Gainsbourg (Plon), Beatles (Attal), Pink Floyd (Gonin), Rock (Givre), La Goulue (M. Martin), Mirbeau (R. Laffont) ...

30.12.20 | par morlino | Catégories: LITS ET RATURES

Les 3/4 des chanteurs français devraient fermer leur micro après avoir entendu Charles Trenet, le maître absolu. Non seulement, ils chantent comme des casseroles mais ils n’ont rien à dire, et encore moins à écrire.

-Soixante ans de journalisme littéraire, tome 2. Les années Lettres Nouvelles 1952-1965, Maurice Nadeau. Editions Maurice Nadeau, 1600 p., 39 €. Indispensable pour les passionnés d’Histoire littéraire.

-Les femmes vikings, des femmes puissantes, Johanna Katrin Friꝺriksdottir. Autrement, 410 p., 23, 90 €. Ces dames n’étaient pas des potiches. Loin de là !

-Manifeste incertain 9. Avec Pessoa, Frédéric Pajak. Noir sur blanc, 347 p., 29 €. Nouvelle merveille de l’écrivain-dessinateur. Collector !

-Le prix de la joie, Olivier Charneux. Séguier, 144 p., 18 €. Le génial chanteur a été jeté en prison en 1963. Pas de quoi honorer la justice de 1963.

-Journal de l’année de la peste, Daniel Defoe. Traduction de Joseph Aynard. Préface de Gérald Duchemin. Le chat rouge, 320 p., 22 €. Impossible d’être plus actuel. Un livre de 1722, visionnaire !

-Jean Ferrat. 10 ans déjà, Pierre Pernez. Pygmalion, 222 p., 19,90 €. Un géant de la chanson. 100 % authentique. Pas un marchand de soupe.

-Gainsbourg. 5 bis rue de Verneuil, Marie David. Plon, 345 p., 19, 90 € . Un fois, il a repeint le mur plein de tags. Le soir, il passe et voit qu’il n’y en a pas un seul de nouveau. «Ils ne m’aiment plus ? » dit l’écorché-vifs.

-J’aurais voulu être un Beatles, Jérôme Attal. Le mot et le reste, 160 p., 15 €. Nous sommes beaucoup dans ce cas. Feu Cardin les habillait.

-Pink Floyd. Wish you were here, Philippe Gonin. Le mot et le reste, 141 p., 15 €. Pour passer du temps avec ce groupe historique à plus d’un titre.

-Pulsions rock, Philippe Givre. PUF, 188 p., 19 €. Hommage à Nietzsche : «Sans musique la vie serait une erreur ».

-La Goulue, Maryline Martin. Editions du Rocher, 230 p., 8, 90 €. Radiographie de l’une des muses de Toulouse-Lautrec dit «La Cafetière».

-Le jardin des supplices et autres romans, Octave Mirbeau. Edition établie par Pierre Glaudes. Robert Laffont, 1390 p., 32 €. Sarcophage où l’on retrouve le Journal d’une femme de chambre et le moins connu 628 -E8, un hymne de 1917 à la voiture.

Barcelone en 2020 c'est moins qu'un club

29.12.20 | par morlino | Catégories: BARCA ES MES QUE UN CLUB

Mardi 29 décembre 2020
16e journée de Liga
Barcelone 1-1 Eibar
But pour le Barça: A. Köroğlu 67′
But pour les visiteurs: Enrique Martínez 57′

Après le match:
Match insipide avec un Barça fantomatique.
Griezmann encore plus mauvais que d’habitude. C’est le champion des courses dans le vide.
Braithwaite, pas mieux. Il a en plus raté un penalty en début de match.
Avec le football covid, les matchs à l’extérieur et à la maison n’existent plus. Ils jouent nulle part.
Barcelone sans Messi et sans Suarez (parti) est un club de ventre mou.

Avant le match:
Ce soir, je vais tenter de regarder un match de football sous Covid qui me fait autant horreur que le e-football, le e-sport. Tout ça est à vomir. La négation du sport.
Le Danois originaire du Guyana par son père a laissé un grand souvenir en France où il a fait les beaux jours de Toulouse.
Quand il a signé à Barcelone, la planète football a rigolé alors qu’elle se réjouissait de la venue d’Antoine Griezmann. Résultat, le Français est sur la touche, n’est pas considéré comme un titulaire alors de Suarez est parti, et que Messi joue en roues libres quand il joue…
Le changement d’entraîneur n’y a rien changé.
Il y avait des places à prendre cette saison mais Griezmann n’y parvient pas. Cela prouve qu’il est limité techniquement et mentalement. Il peut jouer en équipe de France mais pas au Barça. En équipe de France c’est plus facile: il a sa place de titulaire assurée, tout le monde est aux petits soins. Dans le vestiaire de vautours du Barça, il disparait.
Martin Braithwaite a conservé ses qualités en traversant les Pyrénées.
C’est un attaquant toujours bien placé qui sait tenter sa chance à la moindre occasion.
Il joue bien sans ballon, et tire son épingle du jeu tout en se fondant dans le collectif.
Avec son minuscule palmarès, il s’est fait sa place entre un pâle champion du monde 2008 et un vorace de ballons d’or.
A 29 ans, Braithwaite prouve son talent quand Griezmann mange à la table de Messi pour débarrasser les assiettes.
Les médias traitent Braitwaite avec un mépris considérable, comme s’il ne méritait pas ce qui lui arrive. Ils parlent de lui comme si c’était Mitroglou à l’OM. Cela n’a rien à voir.

Palmarès de Martin Braithwaite:
Esbjerg fB
Champion de Division 2 du Danemark 2012
Coupe nationale 2013

A lire: Jimi Hendrix variations, Jeanne-Martine Vacher (Le mot et le reste)

29.12.20 | par morlino | Catégories: GRAND MONSIEUR, GRANDE DAME, HENDRIXEMENT

Si vous n’avez jamais rien lu sur Jimi Hendrix saisissez l’occasion d’en apprendre beaucoup avec le livre de Jeanne-Martine Vacher qui nous permet de nous replonger dans le fleuve Hendrix, torrent le plus souvent.
Il est le plus grand guitariste de la seconde partie du XXe siècle.
Certes, il y en a beaucoup mais sa musique se reconnait en une seule note comme celle de Django Reinhardt qui lui est le meilleur mais dans la première moitié du XXe siècle.
Ils avaient une particularité chacun: Reinhardt n’avait pas tous ses doigts, et Hendrix était un gaucher qui jouait avec des guitares de droitier.
La musique de Jimi Hendrix a été composée quand les jeunes pensaient à un avenir de paix totale sans tomber dans le bonheurisme débile que nous vend des marchands de soupe qui disent vivre au Népal alors qu’ils couchent dans les médias occidentaux.
Le son psychédélique semble inécoutable mais ce n’est pas n’importe quoi. Pas besoin d’avoir trois joints dans le cerveau pour l’apprécier. Hendrix s’est défoncé pour nous. Notre génération a trinqué avec la dope.
Hendrix avait tout: une voix, un son, un look.
Il aurait eu 78 ans en 2020, s’il était parmi nous.
Il est présent dans le livre où des extraits d’interviews alternent avec le récit.
Quinze chapitres écrits sur un rythme très Hendrix. C’est plein de vie. Vif, tonique.

-Jimi Hendrix variations, Jeanne-Martine Vacher. Le mot et le reste, 175 p., 17 €

Le football va-t-il céder la place à l'e-football ?

26.12.20 | par morlino | Catégories: ANTI-FOOTBALL

Le virtuose Cruyff.

Hidalgo, Herbin, Maradona, P.Rossi, Houllier… Le football vient de subir de grandes pertes.
Je ne regarde plus les matchs, je ne jette qu’un oeil distrait et discret sur les classements.
Le football sous Covid ne vaut rien. Il n’a repris que pour l’argent. Le public a été éjecté.
Le football a été pris en otage en France pour des financiers de centième zone. Tout reposait sur des transactions entre les nouveaux arrivées et les “gros pardessus". Le projet sentait mauvais. Il s’est confirmé minable.
L’appât du gain a transformé le football en vieux tapin de Pigalle, s’il en reste.
On transfère pour des fortunes de jeunes joueurs qui sont loin d’avoir le haut niveau.
Se dirige-t-on vers la mort du football traditionnel au profit de l’e-football ?
Dans ce cas, je tourne la page. Définitivement.
J’ai entendu des suppôts de l’économie dire: “La nouvelle manette de jeu vidéo recrée la sensation d’une vraie raquette". Autant en prendre une réelle ! Tout l’e-sport n’est pas fait pour moi.
Les joueurs actuels ne savent même pas qui sont Jean Wendling, Rachid Mekhloufi ou André Chorda.
Ils se moquent de ceux qui ont fait ce qu’ils sont.
Que reste-t-il ?
Benzema joueur tant décrié, tant insulté, tant jeté de l’équipe de France, et pourtant joueur exceptionnel dans son genre, si rare aujourd’hui puisqu’il n’a fait que deux clubs: Lyon et le Real Madrid.
Bien sûr, C. Ronaldo qui brille au sommet depuis 2003.
Messi aussi même avec sa baisse de régime.
A part eux rien.
Mbappé ? Non, joueur surcoté. Hormis sa vitesse, rien.
Griezmann ? Je parle football, pas mode passagère.
On voit le PSG virer son meilleur entraîneur depuis la création de ce club si on prend on compte la finale de C1 2020 jouée et perdue. A Noël, Tuchel a été licencié. C’était attendu puisqu’il n’a pas été nommé par le directeur technique en place, Leonardo. Pochettino arrive. Le PAF s’agite. Il n’y aura pas de miracle. La C1 ne se donne pas au premier venu.
On voit aussi un bras cassé revenir sur un banc d’entraîneur après une longue séquence de retape à la télé grâce à sa compagne.
Rien que des mouvements d’argent.

Bandits & Brigands, ouvrage collectif avec huit intervenants (L'Echappée)

24.12.20 | par morlino | Catégories: LITS ET RATURES

A l’heure où l’on voit un ex locataire de l’Elysée mis en examen dans un procès mascarade puisque d’un côté on nous dit qu’il risquerait des années de prison alors que ses avocats promettent la relaxe. Le dernier jour du procès, la star de Voici est venu en bonne compagnie. Tout ça appartient au cirque médiatique. Déplorable de A à Z. Minable sur toute la ligne. On se pince le nez avec une pince à linge et même une clef anglaise. Sans parler de cet ancien ministre de l’intérieur condamné pour avoir confondu argent public et argent de poche. On le voit, on réclame des bassines pour vomir.
Il faut donc lire Bandits & Brigands pour se mettre face à face avec de vrais rebelles, et non pas des cols blancs qui se faufilent entre les mailles de la justice et de la police.
Le bel ouvrage, au niveau de la fabrication, impression et des textes à plusieurs mains, évoquent Ned Kelly perclus d’injustice, Rob Roy MacGregor un Robin des Bois écologiste solidaire, Hend U Merri héros kabyle, Phoolan Devi indienne pionnière du féminisme à haut risque, Cartouche historisé par le duo Belmondo-de Broca, Sante Notarnicola réfractaire dès son adolescence, Joaquim Murleta contre les Gringos, et Maria Bonita une Calamity Jane brésilienne.
L’ensemble est très vivant, rien à voir avec les pensums universitaires écrits à la truelle.
Il y a du talent chez les personnalités croquées et chez les biographes inspirés tout au long des portraits concentrés.
Lire ce livre c’est ce confronter à des destins hors normes, des risque-tout prêt à mourir pour la cause qui les anime. Cela nous change des dindons qui se prennent pour des Aigles.

-Bandits & Brigands, ouvrage collectif avec huit intervenants. L’Echappée, 204 p., 19 €

A lire: Brassens. Auprès de ses arbres, de Jean-Claude Lamy (L'Archipel)

22.12.20 | par morlino | Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR, HENDRIXEMENT

Superbe documentaire, à voir et revoir. Des images tournées par le maître de la chanson française, avec Trenet.

Souvent imité de manière abjecte, Georges Brassens est inégalable.
Talent, sincérité, intelligence et humilité.
Un chevalier du Moyen Age égaré dans le show-biz.
Il travaillait avec acharnement sans que la besogne ne se voit, à la différence des truqueurs qui font des chansonnettes pour les vendre avec le nom qu’ils se sont déjà faits.
Brassens fut aussi un as de l’amitié. La référence reste René Fallet.
Sur scène c’était Pierre Nicolas, le complice contrebassiste qui avalait le trac du patron pour le mettre en bonnes conditions.
L’album que nous présente Jean-Claude Lamy est une merveille. Un hymne à l’amourtié.
Brassens n’a jamais été un produit du spectacle.
Il a chanté parce qu’il avait quelque chose à écrire et à chanter.
Question de vie ou de mort.
Une urgence.
Crée ou crève.
Il aurait pu ne chanter que pour une poignée de copains. Pour les fidèles de Sète, pour Raymond Devos et Louis Nucéra, pour Marcel Amont. Pour les femmes de sa vie. Des amis solides comme des arbres centenaires. Les brindilles, il leur marchait dessus.
La vie est fait de telle manière qu’il fallait monter sur scène. Un supplice à cause du côté m’as-t-vu qu’il détestait.
L’homme était tellement un coeur pur que le public ne lui renvoyait que de la sympathie, de l’affection, une admiration basée sur le respect. Alors, il accepta de se produire dans de grandes salles. Cela appartenait aux exigences de son métier.
Il aimait par-dessus tout suer sur ses textes pour trouver les bons mots, le bon rythme, la bonne note.
Brassens reste un très grand écrivain.
Immense poète. Pas besoin de l’Académie française pour des pointures de son style. Le quai Conti est un ramassis d’écrivassiers sauf quand il abrite Cocteau, Pagnol, Kessel et Druon. La coupole ne garantit heureusement pas la postérité.
J’aurais pu connaitre Brassens par l’intermédiaire de Mireille et de Louis Nucéra mais cela ne s’est pas fait naturellement. Jamais de la vie, je n’ai pu dire: “Je veux voir Brassens". Ce n’était pas un animal de foire.
Je le connais sans jamais lui avoir adressé la parole. C’est l’avantage avec les vrais de vrais.
Brassens est indémodable parce qu’il n’a jamais été à la mode. Lui était aimé.

-Brassens. Auprès de ses arbres, Jean-Claude Lamy. Préface de Clémentine Deroudille. L’Archipel, 140 p., 29, 95 €. Album avec un CD de chansons rares (La File indienne, Les Voisins, Le chapeau de Mireille et Altesse…) Collector.

A lire: L'Encyclopédie du Ballon d'or, de Gérard Ejnès/ France Football (Solar)

21.12.20 | par morlino | Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR

Voici le livre référence sur le Ballon d’or.
Très bien illustré, plus tous les barèmes et Statistiques.
Un vrai régal. On reste sur les photos, sur des phrases de relance. On admire, on réfléchi, on apprend.
Un album utile alors que cette année pourrie, il ne sera pas décerné.
2020, une année sans vrai football. Sans public, pas de football. Diffuse t-on des films devant une salle vide ?
Est-ce la répétition de la prochaine domination du e-football que je hais. Aucun jeu vidéo n’a jamais passé la porte de chez moi. J’espère être mort si un jour l’e-football doit remplacer le football en plein air.
Arsène Wenger est contre le Ballon d’or car le football est un sport collectif.
Avis grotesque surtout que l’ex entraîneur accepta d’être élu meilleur coach du mois ou de l’avis !
Le Ballon d’or est un fabuleux trophée.
Il suffit de lire le livre pour s’en apercevoir.
Il équivaut au Nobel.
De grands joueurs ne l’ont pas lu, à cause des anciens règlements.
Qu’importe, la postérité sait faire le ménage.
Certes on peut regretter l’absence au palmarès de Paolo Maldini et A. Iniesta mais d’une manière général, le Ballon d’or ne va pas à n’importe qui.
Deux ou trois noms n’étaient pas nécessaires mais passons.
Cet album est à offrir à tous les amateurs de football, et surtout aux enfants pour dire que jadis le football était un art, pas une industrie.

-L’Encyclopédie du Ballon d’or
, Gérard Ejnès/ France Football. Préface Lionel Messi. Solar, 240 p., 24, 90€

Laurent Blanc rempile avec le Qatar

20.12.20 | par morlino | Catégories: ANTI-FOOTBALL

Le champion du monde 1998, comme ils disent, reprend du service avec le Qatar.
Après le PSG et le gros chèque pour laisser la place voici le club d’Al Rayyan que tout le monde connaît.
Quelle grande avancée sportive !
Et peut-être au bout la Coupe du Monde 2022, à la tête de la sélection nationale du Qatar, la super favorite de la compétition devant les petites nations de football d’Allemagne, d’Italie et d’Argentine. Que pèse le Brésil face au Qatar ?
C’était bien la peine d’attendre plus de quatre ans pour renouer avec le métier.
C’était bien la peine de stigmatiser le football actuel.
En effet, le football est surtout désormais un monde d’argent.
Encore l’illustration du dicton: faites ce que je dis, pas ce que je fais.
Mieux vaut en rire.
Tout ça est à l’image du football actuel.
On nous vend aussi des footballeurs qui prennent des positions politiques. Des postures publicitaires plutôt.
Heureusement que Cristiano Ronaldo est là pour encore pratiquer vraiment son métier.
Il marque but sur but à la Juventus Turin. Chapeau l’artiste et merci !
Pareil pour Karim Benzema, héros à Madrid.
Il y a aussi Robert Lewandowski au Bayern Munich.

Pelé ne s'est jamais teint les cheveux en bleu comme Mbappé

19.12.20 | par morlino | Catégories: GRAND MONSIEUR, GOOOOL DO BRASIL !

Pelé ne s’est jamais teint les cheveux pour se faire remarquer.
Lui, il a donné des couleurs au football.

"Ma dernière séance. Marielle, Broca et Belmondo", de Thomas Morales (Pierre-Guillaume de Roux)

Voici un nouveau livre de Thomas Morales qui fait du bien. Voilà quelqu’un qui ne marche pas sur l’autoroute de la convention. Il aime ce qu’il aime et le dit avec talent. Cela fait plaisir de lire un écrivain qui aime les hommes, les vrais de vrais, style Marielle, Ventura, Belmondo… J’ajoute Delon. Depuis les années 1990 on a mis sur le marché des acteurs plus féminins que masculins, ils sont plutôt asexués. Rien à voir avec les remarquables Jean Marais ou Jean Tissier. Pour les péroreurs du PAF, il y aurait les gros dégueulasses qui ne pensent qu’avec leur pénis, et puis les êtres si fins qu’ils se sont quasiment greffés un utérus dans le cerveau. Non, non et non, si tout le monde n’est pas un lourding, qui se croit tout permis dans les étages des palaces parce qu’il est millionnaire assuré de toucher 500 000 euros de retraite annuelle non imposable à vie, tout le monde n’est pas non plus un être dénué de caractère. Nous ne sommes pas tous comme ce chanteur à la main lourde qui se prend pour Jim Morrison. S’il faut respecter les femmes, il faut aussi qu’elles nous respectent. Le cliché du grossier personnage qui urine sur les lunettes des WC, qui fume le cigare au réveil, qui éructe un verre de boisson gazeuse à la main et qui s’allège de flatulences lorsqu’il avale des cornichons, piochant avec les mains dans le bocal, tout ça est de la caricature. A chacun des modèles, j’aime Marcel Proust et André Gide mais je ne me suis jamais identifié à Serrault dans La Cage aux Folles. La pièce de Poiret serait d’ailleurs vilipendée en 2020 et des poussières.
Thomas Morales à sa morale, et s’y tient. Il aime la gamme des sentiments de Philippe de Broca, le souffle de la vie. La vie à l’état brut. Pas de cinéma ! Au XXIe siècle, les histrions, les cabots n’ont plus besoin de jouer un bon scénario. Untel monte sur scène pour y lire des textes grâce à sa notoriété acquise à la télé parce qu’il a fait le gugusse chez un greffier des lettres amateurs de vins, de football et de gaudrioles. Tu parles de Pierre Dumayet ! Louis Jouvet n’a jamais berné les spectateurs. Lui risquait sa peau dans des rôles majeurs du répertoire. Les femmes étaient bien équipées chez de Broca. Annie Girardot, l’excellentissime virée de l’écran par des sans talent. A la remise de son César, elle leur a mis leur paquet. Voilà une femme avec un grand F. Elle en avait ! Entre les prises de vue, elle faisaient des mots-fléchés. Au quart de tour, elle pouvait pleurer à chaudes larmes ou rire vraiment. Il y a actrice et actrice. Rien à voir avec ces greluches qui pointent dans des émissions débiles pour donner des opinions sur la guerre ou le prix de la baguette. Chez de Broca, on trouve en plus les Alfred Adam de l’époque. Des seconds rôles qui ont plus de personnalités que les vedettes actuelles qui sentent Paris Match quand ce n’est pas Voici. Le triple hommage de Morales à Marielle, Broca & Belmondo se déguste comme la glace de jadis vendue par les hôtesses de cinéma qui éclairaient leurs jambes avec une lampe électrique dans les salles obscures pour nous offrir notre premier émoi sensuel.

-Ma dernière séance. Marielle, Broca et Belmondo. Thomas Morales, Pierre-Guillaume de Roux, 126 p., 15 €

Vintage Automobile Club (Morlino, Gründ) vu par Nice Matin, L'Ardennais, L'Equipe, La Nouvelle République des Pyrénées, France Info, GQ, La Montagne et Sud Radio

16.12.20 | par morlino | Catégories: GRAND MONSIEUR, GRANDE DAME, BEHRA, FANGIO, SENNA & NORTON

La rivalité entre Clark et Hill était à la hauteur de leur amitié. Immense. Regardez la photo. On n’a plus jamais vu ça. Senna et Prost étaient rivaux mais ne s’aimaient pas comme Jim et Graham.

Phillipe Camps, Nice Matin, mardi 8 décembre 2020:
-"Un livre qui magnifie les voitures et sublime les pilotes. Vintage Automobile Club est un régal.”

Yanny Hureaux, L’Ardennais, mercredi 16 décembre 2020:
-"Vintage Automobile Club, oeuvre de l’écrivain et journaliste Bernard Morlino, vous fera revivre les grandes heures des courses automobiles. C’est étreint par une émotion vive que vous découvrirez le récit de la mort de Senna".

Remy Fière, L’Equipe, mercredi 16 décembre 2020:
-"Un maintien de la fertilité créatrice en même temps qu’un soutien moral à l’exception française. Afin, l’un contre l’autre, d’en limiter l’effondrement.

Roxane Pouge, La Montagne, samedi 7 novembre 2020:
-"C’est dans la bibliothèque que vous déposerez l’ouvrage. 188 pages pour devenir un expert de l’automobile sous toutes ses facettes : ses pilotes stars, ses destins tragiques, ses constructeurs mythiques, ses anecdotes… Tour de piste avec un éclaireur.”

Christian Laborde, La Nouvelle République des Pyrénées, samedi 21 novembre 2020
-”Vintage automobile club, ouvrage bellement composé et illustré trouvera sa place sous le sapin de Noël. C’est du beau-livre et c’est du Morlino".

France Info, 6 décembre 2020:
-"Beau livre”

GQ, dans la sélection des meilleurs livres du mois, novembre 2020.

*Sur SUD RADIO, le 7 novembre 2020, vers la 35e minute, INTERVIEW:
https://www.sudradio.fr/programme/ca-roule/

**Interview dans La Montagne:
https://www.lamontagne.fr/paris-75000/loisirs/vintage-automobile-club-une-encyclopedie-pour-les-amateurs-de-belles-mecaniques_13866321

Vintage automobile club. Par Bernard Morlino. Postface, la comtesse Anna de Noailles. Éd. Gründ. 188 pages. 24,95 €

A lire: Wijkmark (Rivages), London (Libretto), Balavoine-Alquier (Pygmalion), Yoshimura (Actes-Sud), Dac (Libretto), Wetzel (Rocher), J-F Kahn (Plon), Amitié/ Aristote (Rivages), Andreas-Salomé (Folio), Usher (Sous-Sol)...

16.12.20 | par morlino | Catégories: LITS ET RATURES

A LIRE :
-La mort moderne, Carl-Henning Wijkmark. Traduction du suédois par Philippe Bouquet. Rivages, 172, 18 €. Quand une actualité brûlante de 1978 devient une fable au vitriol contre la déshumanisation.

-Le Vagabond des étoiles, Jack London. Traduit de l’anglais (USA) par Paul Gruyer et Louis Postif. Traduction complétée par François Postif. Préface de Francis Lacassin. Libretto/ Phébus, 406 p., 15 €. Quand il est prison, un incarcéré revoit sa vie d’aventurier au long cours.

-Daniel Balavoine, François Alquier. Pygmalion, 340 p., 18,90 €. Des témoignages inédits sur le très talentueux météore de la chanson française qui s’extirpa avec maestria d’un piège médiatique.

-Un diner en bateau, Akira Yoshimura. Traduction du japonais par Sophie Refle. Actes-Sud, 225 p., 22 €. Dix nouvelles par un écrivain (1927-2006) au grand sens narratif sans forcer le trait.

-Un Français libre à Londres en guerre, Pierre Dac. Libretto/ Phébus, 254 p., 9, 50 €. La politesse du désespoir du résistant maître de l’absurde, pionnier de l’humour moderne.

-Vingt intellectuels sous l’Occupation. Des résistants aux collabos, Laurent Wetzel. Editions du Rocher, 235 p., 18 €. Grandes brochettes de vrais héros, et tableau de déshonneur de traîtres plus ou moins habiles. Avec en prime des anguilles professionnelles.

-Les rebelles, Jean-François Kahn. Plon, 755 p., 14 €. Une galerie d’indispensables réfractaires qui rendent l’air plus respirable.

-L’amitié, Aristote. Edition de Nicolas Waquet. Rivages poches, 110 p., 6,50 €. Le sentiment amical sous toutes ses facettes. Un livre trèfle à quatre feuilles.

-Ce qui découle du fait que ce n’est pas la femme qui a tué le père, Lou Andreas-Salomé. Traduit de l’allemand par Isabelle Hildenbrand. Présenté par Dorian Astor. Folio sagesses/ Gallimard, 130 p., 3, 50 €. Cette grande dame a fait chavirer le cœur et l’esprit des sommités de son temps : de Freud à Nietzsche via Rilke.

-Au bonheur des lettres, recueil de Shaun Usher. Traduit par Johan-Frédérik Hel Guedj. Editions du sous-sol, 120 p., 7,90 €. Ce n’est pas tous les jours qu’on lit le courrier de Verdi et de John Lennon.

A FUIR :

-Journal Particulier, 1937, Paul Léautaud. Edition établie et présentée par Edith Silve. Mercure de France, 237 p., 18 €. Est-ce nécessaire de publier un texte d’un prosateur mythique qui écrit: «Idiot de noter tout cela». (p. 86)

-Une terre promise, Barak Obama. Traduit de l’anglais par Pierre Demarty, Charles Decoursé et Nicolas Richard. Fayard, 843 p., 32 €. Le couple Obama a touché 60 M€ d’à-valoir. Marketing à outrance.

-Abécédaire de la sagesse, Christophe André, Alexandre Jollien et Matthieu Ricard. L’Iconoclaste/ Allary éditions, 26O p., 19,90€. Enième resucé. Un Ricard ça va. Trois ? Bonjour les dégâts.

-Sur l’amour, Michel Cymes et Patricia Chalon. Stock, 330 p. , 19 €. Bouquin pour victimes du Paf.

-Cochons, voyage aux pays du vivant. Erik Orsenna. Fayard, 395 p., 22 €. Lizez plutôt le remarquable Stratégie pour deux jambons (1978) de Raymond Cousse.

-Ma vie en rouge et blanc, Arsène Wenger. JC Lattès, 270 p., 20 €. A souvent accepté d’être élu manager du mois alors qu’il est contre le Ballon d’or. A dit en direct à la télé que C. Ronaldo était de la “génération de la main de Maradona".

-Autopsie, Adil Rami. Hugo Sport, 269 p., 19, 95 €. Par un champion du monde 2018 qui n’a pas joué une seconde.

-Toujours plus, Léna Situations. Robert Laffont, 152 p, 19, 50 €. Toujours moins.

-Le temps gagné, Raphaël Enthoven. L’Observatoire, 400 p., 21 €. Ce pensum est du Voici. qui se prend pour la NRF.

"Météores", de Stéphane Barsacq. (Revue Nunc/ Editions de Corlevour)

15.12.20 | par morlino | Catégories: LITS ET RATURES

Après Mystica (2018), voici Météores. Une suite de fragments, souvent touchés par l’aile de la grâce, sur l’essentiel de la vie : amour, mort, amitié, amourtié, art, art tous azimuts et surtout émotion indissociable de l’intelligence ou vice-versa. Ce livre peut et même doit devenir votre compagnon de chevet. Vous l’ouvrez, lisez une phase, un raisonnement, un instant transcendé par la magie du vocabulaire, et tout à coup votre esprit s’élève. On imagine l’auteur s’échapper des pages comme Aladin. C’est la sorcellerie Barsacq qui nous invite à effectuer des allées et venues entre l’onirisme et le réel. La magie littéraire est un trait de lumière qui apparaît derrière un halo de fumée. A peine a-t-on aperçu une lueur qu’elle nous échappe. Aussitôt l’on poursuit la lecture pour la retrouver ou la perdre par intermittence, ainsi de suite.
La prose de Barsacq n’a pas besoin de mégaphone du PAF. Elle se suffit à elle-même, dans un rôle de catharsis de tout le milieu littéraire, milieu comme celui de la pègre. On voit bien sous le C-19 que les parrains arrivent encore à se faire entendre. Le lecteur doit aller lui-même vers l’univers de Barsacq, au cours de son introspection des librairies. Les bons livres ne font pas le trottoir. Barsacq ne se vend pas au kilo. La grande littérature est un chuchotement, un délicat murmure, un chant visuel et auditif. Pas une partouze. Une aquarelle grammaticale avec peu de mots et beaucoup de finesse. Le nouveau livre de Barsacq est un abécédaire universel, hors du temps. Pas nécessaire de citer un extrait pour éviter de désunir le puzzle, de perdre une pièce de la mosaïque. D’ébrécher ce livre cristal qui est un manuscrit en cours décidé à prendre l’air. La littérature est nichée dans chaque recoin de Météores. Barsacq ? Un Pascal Guignard sans sous-titre. Rien d’abscons, rien d’élitiste. Une promenade enchantée : ici un point d’eau, là le soleil qui traverse un vitrail, plus loin deux amoureux sur un banc, tout près un oiseau qui s’envole avec une brindille dans son bec, des enfants qui jouent à saute-mouton, un chat qui s’étire, le mouvement de la vie qui se heurte au tombeau.

-Météores, Stéphane Barsacq. Revue Nunc/ Editions de Corlevour, 169 p. , 15 €

L'entorse de Neymar (face à Lyon) sera vite oubliée pour les retrouvailles avec Barcelone lors des 8es de la C1 2021

14 e journée du championnat de France
PSG 0- 1 Lyon
But des Lyonnais: Kadewere (35e)
Ses larmes sont tellement récurrentes que l’on se demande s’il ne s’agit pas de larmes de crocodiles.
Une nouvelle fois, le Brésilien, champion du monde des réseaux sociaux est sorti sur blessure.
Son jeu appelle des charges pleines de rudesse. Parfois ça passe, souvent ça casse.
Neymar ne sait pas éviter les adversaires agressifs.
Il devrait regarder les vidéos de Garrincha.
Dribbler c’est bien mais il faut savoir éviter les coups adverses.
Exactement comme un boxeur. L’art de l’esquive.
On sait que ce joueur ne peut pas faire une saison complète.
C’est un intermittent du spectacle. 3 M€ par mois pour un joueur à éclipses
Lors de la charge de Thiago Mendes, le joueur de l’OL joue le ballon mais comme dans l’élan de son tacle, il tombe, Neymar se coince la cheville dans le choc.
Le football est un sport de contact.
Des situations pareilles arrivent fréquemment dans un match. Messi et Ronaldo en subissent un wagon, comme tous les autres. Il faut savoir lever la jambe au bon moment. J’ai déjà souligné maintes et maintes de fois que Neymar avait une très mauvaise assise. Comme il sautille tout le temps, il prend des risques à la réception du pied au sol. Qu’on ne me dise pas qu’il est fragile. Ses attaches ne sont pas plus fines que celles d’Evra, défenseur toujours au charbon et jamais blessé.
Contre Lyon, Neymar est resté sur le terrain pour égaliser, sans y parvenir.
Le championnat ne se joue pas à la 14e journée.
Voir Neymar se dépenser à la 90e + 7e mn est grotesque.
Son compatriote s’est excusé. Qu’il lui souhaite bon rétablissement, c’est bien. Les excuses, pas nécessaires car il s’agit des risques des métiers. Ce n’est rien face à Grosjean qui a failli brûler vif dans sa F1 !
Neymar a un jeu qui doit effacer l’adversaire. C’est normal que celui-ci se rebiffe. Neymar doit se réjouir de ne pas croiser des joueurs de la trempe de Roy Keane.
Bon rétablissement à Neymar qui doit apprendre à mieux éviter les coups mais c’est trop tard. Il approche de la trentaine.
Nous allons assisté à un nouveau double choc Paris-Barça en 8e de C1. Espérons avec du public.
Avant la remontada, Pape Diouf sur France Info m’avait dit en direct que j’étais le seul consultant à croire que le Barça pouvait éliminer Paris. A présent, je ne peux plus parier avec lui.
Nous allons assister aux duels Messi-Griezmann contre Neymar-Mbappé. Le Barça a beaucoup perdu avec le transfert de Suarez. Paris domine moins la L1, les Parisiens vont se fatiguer d’avantage.
A l’heure qu’il est le pronostic est interdit. Il faut attendre les forces en présence. D’ici février 2021, il peut se passer tant et tant d’événements.

Le tirage des 8e de la C1 2020 :

Borussia Mönchengladbach-Manchester City
Lazio Rome-Bayern Munich
Atlético de Madrid-Chelsea
Leipzig-Liverpool
FC Porto-Juventus
Barcelone-Paris SG
FC Séville-Dortmund
Atalanta-Real Madrid

Les huitièmes de finale aller de la Ligue des champions auront lieu les 16, 17, 23, 24 février 2021 et les matches retour se dérouleront les 9, 10, 16, 17 mars.

[Post dédié à Lucien Favre superbe entraîneur]

DERNIERE MINUTE: Mort de Gérard Houiller. L’hécatombe se poursuit: P. Diouf, M. Hidalgo, R. Herbin, D. A. Maradona, P. Rossi…

Le lien des Reds: https://www.liverpoolfc.com/

"Vintage Automobile Club" lu par Christian Laborde (La Nouvelle République des Pyrénées)

13.12.20 | par morlino | Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR, BEHRA, FANGIO, SENNA & NORTON

François Cevert est en bonne place sur ma grille de départ.

La Nouvelle République des Pyrénées. Samedi 21 novembre 2020

Christian, Le Percolateur :

«Je rempli sur mon portable l’attestation de déplacement dérogatoire afin de me rendre à la pâtisserie acheter un baba au rhum, produit de première nécessité.

Parmi les passions de Bernard Morlino, le Tour de France, Eric Cantona, les frères Boniface, les poèmes de Philippe Soupault, l’OGC Nice, Old Trafford, ou encore l’automobile. Son parfum préféré : « L’odeur d’essence et d’huile dans les rues de Monaco lors des Grand Prix des années 60 ». Bernard Morlino publie, aujourd’hui, chez Gründ, maison spécialisée dans le beau-livre, un Vintage automobile club, ouvrage bellement composé et illustré qui trouvera sa place, dans quelques semaines, sous le sapin de Noël. C’est du beau-livre et c’est du Morlino ! Sur la couverture, que voit-on ? Les visages d’Alain Prost, de Juan Manuel Fangio, de Graham Hill, et la frange de Françoise Sagan. Entrée en littérature comme un bolide en 1954 avec « Bonjour tristesse », Sagan aimait les voitures. Elle conduira une AC Cobra rouge en 1958, une Jaguar Type E en 1963 et, en 1964 une Ferrari GT 400 California d’occasion. Le grave accident dont elle a été victime en avril 1957 au volant d’une Aston Martin DB2/4, ne l’aura pas incitée à lever le pied. N’a-t-elle pas roulé, en 1968, à 250 km/h au volant de sa Maserati Mistral et faire Paris-Deauville en 75 minutes ? Le livre de Morlino est un régal : à chaque page ses anecdotes, ses souvenirs, ses photos, ses réflexions, ses vagabondages, et ses portraits ciselés d’As du volant. Celui de Niki Lauda bien sûr, mais aussi celui de Steve McQueen lequel mentionnait, sur les papiers officiels qu’il signait, non pas «comédien» mais «pilote». Dans ce book qui, on le voit, en a sous le capot, des questions aussi, par exemple: Qui a dessiné l’Aston Martin de James Bond ? La réponse est dans le Morlino. Il se lit en dégustant une tablette de chocolat. Noir évidemment. »

Le crise de la L1: cédant aux avances du plus offrant , le football français s'est prostitué

11.12.20 | par morlino | Catégories: ANTI-FOOTBALL

La L1 a effectué une vente qui vire au fiasco. Voilà ce qui arrive quand on est trop gourmand. Ceux qui se gavent sur le dos du football devraient mieux le servir. J’en étais sûr. Et maintenant, il va falloir revoir les salaires. Donner 3 M€ par mois, comme le fait le PSG c’est n’importe quoi. Les joueurs d’aujourd’hui gagnent beaucoup d’argent grâce à leurs devanciers qui ont imposé le football. Canal + engraisse suffisamment le football français. Il fallait lui rester fidèle. En 2020, le mot fidèle est une insulte. Le football a encore gagné !

Republication du post du 30 juillet 2020 où je disais refuser de prendre un abonnement supplémentaire:

“Il y avait déjà Canal+, BeIN Sports et RMC Sport, désormais il faut casquer Mediapro/ Téléfoot pour voir toute la L1. L’autre jour, un Gilet Jaune à hurler vers Emmanuel Macron : «Vous êtes mon employé !» On pourrait dire ça aux footballeurs actuels puisqu’ils sont payés avec l’argent des téléspectateurs. Les guichets ne rapportent plus que de quoi acheter des bricoles. L’amateur de football est une vache à lait. Payer encore pour entendre celui qui a raté un tir au but contre l’Italie en 1998 ? Payer pour lui payer des séjours de surf ? Payer, encore payer, toujours payer ! Pour voir quoi ? Le PSG écraser la Ligue 1 avec des mercenaires. Mbappé attendre que le Real Madrid le recrute ? Entendre les vociférations du pt de Lyon pour défendre sa boutique. La L1 est un centre de formation pour l’Europe. Les grands clubs étrangers viennent y faire leur marché, et parfois ils se font berner: un canasson au prix d’un pur-sang. Le football est ailleurs et surtout en Angleterre, en Allemagne, en Espagne et en Italie. CR7 et Messi jouent-t-ils en L1 ? Neymar y est… Oui, payé par le Qatar qui veut que l’on parle de football et non pas d’autres sujets qui fâchent. La France n’a pas été capable de rependre son championnat quand toute l’Europe a repris les compétitions(…) S’abonner à Téléfoot c’est ramper, abdiquer.”

L'Insoumis, Judith Perrigon (Grasset). Ode à Mohamed Ali alias Cassius Clay

11.12.20 | par morlino | Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR, CERDANEMENT

Ali reste l’une des plus grandes personnalités du XXe siècle.

Le parcours du plus grand boxeur de tous les temps, raconté de A à Z.
Il était le meilleur sur le ring et hors du ring.
Dans les médias, on n’a pas fait mieux.
Il parlait mieux que nombre d’écrivains. A Apostrophes, on l’a vu moucher Jean Cau. Il a envoyé une droite à l’homme de droite. Un direct, en direct. Cau était K.O. assis. Et tout ça parce que M. Ali avait simplement senti un regard trop dur posé sur lui. Certes, Jean Cau respectait le boxeur car il aimait le sport. Cependant, la dureté du regard d’aigle de Jean Cau lui a souvent porté préjudice. Cau ne méritait pas cette humiliation publique, simplement jugé sur son apparence. M. Ali était toujours sur sa défensive pour déclencher le premier coup de poing. Il boxait avec les poings aussi bien qu’avec les mots. Cau, lui ne boxait qu’avec les mots. Et il boxait bien sauf ce jour-là.
Tout le livre de Judith Perrigon nous fait revivre le parcours du véritable insoumis. Lui ce n’était pas une baudruche du PAF qui venait lancer des jérémiades insipides. Il prit la parole pour refuser de faire la guerre, au Vietnam et ailleurs. Il ne voulait pas tuer son prochain qu’il ne connaissait pas, son semblable d’un autre pays. La guerre, il la faisait entre les cordes et c’était suffisant.
S’il criait quand il parlait c’est pour montrer à ses “frères” qu’ils devaient oser s’affirmer comme tout le monde.
Il est devenu musulman sans désir d’anéantir ceux qui ne l’étaient pas.
Sur le ring, il dansait. Avez-vous vu un camion s’envolait comme un papillon ? C’était le cas de M. Ali, un poids lourd qui n’évoquait pas l’insoutenable légèreté de l’être. Lui était un lourd léger avec une force de buffle. Tout en élégance.
Des M. Ali, il n’y en a un par siècle, et ce fut lui.

-L’Insoumis, Judith Perrigon. Grasset 325 p., 20, 90 €.

A lire aussi: Mohamed ALI, Claude Boli. Folio biographies/ Gallimard, 3335 p., 8, 20 €

Histoire d'un rêve, Gary Younge. Le discours de Martin Luther King qui changea le monde (Grasset)

10.12.20 | par morlino | Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR

Le discours en intégralité du pasteur Martin Luther King du 28 août 1963. Cette année-là, il prononça 350 discours !

De manière récurrente, on met en évidence ici et là, des événements pour combattre le racisme.
Il y aura toujours des racistes. N’y-a-t il pas toujours des imbéciles ?
Le racisme est un délit et non pas une opinion.
Dernièrement, on fait passer pour héros ceux qui ont décidé de reporter un match de C1 au Parc des Princes.
Vous me permettrez de dire que c’est un buzz de plus. Pas du tout une date historique. Cela permet surtout aux canards de mettre en une Mbappé comme si c’était Luther King ou M. Ali.
A présent c’est la mode de s’engager depuis qu’a donné le coup d’envoi le mythique Lewis Hamilton, un vrai King dans la lignée de King.
Je ne suis pas pour que les matchs deviennent des meetings politiques.
Des racistes s’immiscent dans des cortèges antiracistes pour appartenir aux bien-pensants.
Il y a un assassin qui a demandé la peine de mort si on retrouvait l’assassin !
Soyons sérieux. Combattre le racisme, oui. C’est une évidence.
Mais le combattre tel jour jour à telle heure, non. C’est du 24 h sur 24 h.
Récemment, on a vu des policiers américains à l’oeuvre, une bande de sinistres personnages. On a vu le même événement en France. Il n’y a qu’un mort de différence.
Ce qu’on a vu au Parc des Princes n’est pas comparable avec les poings levés au J0 1968. Ni a M. Ali. Ni à Luther King (1929-1968).
Il faut lire le livre de Gary Younge.
Là on comprend que combattre le racisme n’est pas une mode du PAF mais un devoir humain. Le pasteur l’a payé de sa vie.
A la suite du match du PSG, on apprend que A. Griezmann rompt un contrat publicitaire. Il a surtout besoin de redorer son image après la saison catastrophique à Barcelone où il est incapable de s’imposer. Le Barça se traîne dans le bas ventre de la Liga de manière historique. Sans Suarez mais avec Griezmann, Messi n’aime plus jouer au football. Il traîne sa lassitude.
Dans l’ouvrage, le discours de Martin Luther King est présenté en intégralité.
On revit tout. Mot après mot. Un livre hors du commun. Unique. Tout est décortiqué simplement.
On n’a pas entendu le PSG pour savoir que nous avons tous le sang rouge.
Luther King a parlé en présence de Bob Dylan, Joan Baez, entre autres.
King, Ali et Mandela sont en nous comme Jean Moulin et De Gaulle. Miles Davis, comme Georges Brassens. Maradona comme Pelé.
Le terme négritude a été inventé par Aimé Césaire (1913-2008) qui en était très fier. Qui lit le poète en 2020 ? Immense poète. Avec ses amis, plus doués les uns que les autres, il a inventé le courant littéraire de la Négritude. Au lieu de s’ériger en Mandela de la dernière pluie, beaucoup feraient mieux de regarder ce qu’on fait nos grands devanciers, beaucoup plus intelligents que nous.
Aujourd’hui, la presse titre sur un match de footballeurs millionnaires mais ne parle jamais d’Aimé Césaire, Léopold Sédar Senghor, Jacques Rabemananjara, Léon-Gontran Damas, Guy Tirolien, Birago Diop et René Depestre qui est toujours parmi nous.

-Histoire d’un rêve. Le discours de Martin Luther King qui changea le monde, Gary Younge. Traduit de l’anglais par Colin Reingewirth. Bernard Grasset, 240 p., 19 €

King Cristiano Ronaldo recordman des buts en Ligue des champions: 135 buts (série en cours)

09.12.20 | par morlino | Catégories: FORZA ITALIA !, BARCA ES MES QUE UN CLUB, BECKENBAUEREMENT, GRAND MONSIEUR

Ronaldo a donné une leçon d’efficacité face à Messi et surtout devant Griezmann qui lisant trop les journaux croit qu’il est de la même catégorie que Ronaldo. Les deux joueurs n’exercent pas le même métier. Ne pas confondre un artiste qui tient le haut de l’affiche avec un intermittent du spectacle spécialiste de la figuration. Non seulement, CR7 est le meilleur buteur de la C1 mais il va devenir aussi le meilleur buteur de tous les temps en sélection nationale. Il joue toujours comme s’il était mort de faim, comme s’il n’avait jamais gagné. Cela fait 17 ans qu’il est en haut de l’affiche, sans connaître une seule saison blanche. Toujours au premier plan.

Mercredi 8 décembre 2020
Ligue des Champions
Barcelone 0-3 Juventus Turin
Buts pour la Juve: Cristiano Ronaldo (13e p., 52e p.), W. McKennie (20e)

Grâce à son nouveau doublé en Espagne, Ronaldo a encore accentué son avance au classement des buteurs de C1 qu’il domine de manière grandiose. Désormais, il a 17 buts d’avance sur Messi.
Ronaldo a éclipsé Messi qui a la tête ailleurs. Il ne sert à rien de conserver un joueur contre sa volonté. L’Argentin n’éprouve aucun plaisir à jouer avec Griezmann dont le football est incompatible avec le Barça. Il est à noter que depuis que le Français a quitté l’Atletico Madrid son ancien club caracole à la tête de la Liga. Personne n’est indispensable, sauf CR7.
Le Portugais se fond dans n’importe quelle équipe. Ce n’est pas le cas de Pogba, dont l’agent a massacré l’unité de Man United la veille d’un match décisif en C1, disant que son joueur n’était pas heureux à MU. On aura tout entendu. Conséquence: MU a été éliminé de la C1 sur une défaite: 3-2 à Leipzig.
Pendant ce temps, CR7 se régale. N’en déplaise à Arsène Wenger qui a déclaré à la radio ce 8 décembre que les “nouveaux Ronaldo et Messi jouent à Paris”. Il n’est pas encore né le nouveau Ronaldo. Il faut dire que Wenger avait déclaré lors d’une Coupe du Monde, quand CR7 demanda à l’arbitre d’expulser Rooney: “Ce n’est pas étonnant, Ronaldo est né de la génération de la main de Maradona” (Sic). En 1986, CR7 avait un an…
En 2020, Ronaldo est toujours sur le terrain.
Maradona vient de mourir.
Et Wenger est dans un placard dorée de la FIFA, ce panier de crabes.

Classement des meilleurs buteurs en Ligue des Champions:

1. Cristiano Ronaldo/ Juventus Turin (depuis 2002) 178 matchs: 135 buts
2. Lionel Messi/ FC Barcelone (depuis 2004) 146 matchs: 118
3. Robert Lewandowsky/ Bayern Munich (depuis 2011) 94 matchs: 71

Meilleurs buteurs en équipe nationale:

1. Ali Daei/ Iran 109 buts 149 matchs
2. Cristiano Ronaldo/ Portugal 102 buts 168 m
3. Ferenc Puskás/ Hongrie 84 buts 85 m

Pourquoi Hatem Ben Arfa est-il interdit d'équipe de France ?

07.12.20 | par morlino | Catégories: GRAND MONSIEUR

Alors que tout le PSG axe son jeu sur Neymar, les péroreurs du PAF reprochent à Bordeaux de faire de Ben Arfa son leader technique. Voilà ce qui s’appelle de la discrimination. On accepte de quelqu’un ce qu’on refuse à un autre. Tout ça parce que Neymar est payé 3 M€ par mois, ce qui fait rêver les pigistes de la gloire. Ben Arfa n’a pas le droit de faire briller Bordeaux quand l’agent de Pogba annonce que son joueur est malheureux à MU. Malheureux de jouer dans un club mythique.

Dimanche 7 décembre 2020
13e journée de L1
Bordeaux 1-0 Brest
But pour Bordeaux: Ben Arfa (84e)

Depuis son retour en L1, le stratège régale son club et les amateurs de football, celui de Maradona pas celui des marathoniens sans talent qui pullulent.
Ce qu’ils acceptent de Neymar, ils ne l’acceptent pas de Ben Arfa. Je parle des faiseurs d’opinions qui se sont mis en tête que Ben Arfa est un joueur qui “a raté sa carrière”, qui “est mal entouré”, qui “ne se fond pas dans un collectif”. Tout ça provient de la réputation qu’on lui a faite parce qu’il démontra dans un documentaire au temps de son adolescence qu’il ne se laissait pas faire. Qu’il avait du répondant si on l’embêtait. Son mental n’est plus à démontrer. Il rebondit dès qu’on cherche à l’abattre. Le PSG l’a fracassé médiatiquement ce qui a contribué à l’évacuer de l’équipe de France.
A la vérité, il est bien plus talentueux que Griezmann qui a donné la preuve qu’il était incapable de manger “à la table de Messi et Ronaldo” tant il bredouille son football au Barça perdu dans les profondeurs de la Liga. Depuis que Griezmann y a signé, le club s’écroule. Et Messi avec.
A l’heure qu’il est, le virtuose Ben Arfa est le meilleur milieu de terrain offensif français. Personne ne lui arrive à la cheville.
Il est en pleine forme. Alors pourquoi ne pas le sélectionner en équipe de France. Au rythme actuel de son rendement, son absence dans la prochaine liste va sauter aux yeux.
Dans la presse, on lit: “l’ancien international". Pourquoi ? Ce n’est pas un ancien c’est un actuel.
Il a plus de football que toute l’équipe de France réunie.
Il peut surgir à n’importe quel moment et marquer puisque sa lecture de jeu et sa technique sont hors normes.
Au lieu de le relancer, la FFF le laisse sur le carreau. On lui reproche quoi ?
Dans la presse, on continue de l’allumer dans des articles sur des ex joueurs qui ont si peu de personnalité qu’il faut se servir du nom de Ben Arfa pour faire le titre !
Ben Arfa a-t-il trop de talent pour jouer avec joueurs surcotés par la FFF ?
De surcroît, Ben Arfa est très populaire. Sa présence ferait-elle de l’ombre à ceux qui sont champions du monde sans avoir 5% de son football ?
Les sponsors sont-ils aveugles ?
On sait qu’ils ont choisi Mbappé pour vendre les Bleus. Au dernier rassemblement, il est venu blessé, comme si c’était le “Messi” de l’EDF.
D’un côté, vous avez les Bleus chouchoutés. De l’autre, vous avez Ben Arfa tenu loin comme si la FFF avait peur qu’il donne la peste au groupe !
La vraie star française c’est Ben Arfa ? Il a tout pour lui, à commencer par le football dans la peau.
En pleine forme, il est laissé sur la touche de l’EDF alors que Varane, très maladroit au Real Madrid, à sa place assurée chez les Bleus. Deux poids, deux mesures.
Ben Arfa à un style. Quand il a la balle, on sait qu’il peut lui donner le bon chemin.
Rien à voir avec les internationaux qui avancent tête baissée comme s’ils étaient sur une piste d’athlétisme. Le football ce n’est pas de la course à pied. C’est de l’intelligence en mouvement.
La France n’a pas assez de grands talents pour se priver de Ben Arfa.
Des internationaux quelconques sont appelés “tauliers". Faut-il être un robot téléguidé par le sélectionneur pour jouer en EDF ?
Niveau PAF, la star de l’EDF en 2020 reste le sélectionneur. Mbappé ? Le produit commercial.
Ben Arfa, l’artiste, n’a pas droit à sa part du gâteau

Jacques Chirac avait vraiment rendu hommage à François Mitterrand

05.12.20 | par morlino | Catégories: De GAULLE ET MITTERRAND SONT MORTS

On peut dire ce que l’on veut sur Jacques Chirac mais il avait des qualités.
Ses prédécesseurs ? On ne voit que leurs défauts.
Il suffit de voir et d’écouter l’hommage de Chirac à François Mitterrand.
On sent qu’il ne lance pas des mots qu’il n’a pas écrits.
Tout est pesé, et bien dit.
Il est ému et ne joue pas à l’être.
Le récent hommage de celui dont tout le monde parle à VGE était affligeant de banalité.
Relâchement stylistique. Faiblesse des expressions. Vide spirituel. Aucune sensibilité.
Un rapport de police sur un accident de la route.

La médiatisation en France a été inventée par le général et non pas par VGE

04.12.20 | par morlino | Catégories: De GAULLE ET MITTERRAND SONT MORTS, GRAND MONSIEUR

La virtuosité orale et intellectuelle du général. Il écrase la concurrence de tout sont talent. Il ne faisait pas semblant d’être écrivain, il l’était vraiment, à une époque où il aurait pu avoir André Malraux pour lui écrire ses discours. Malraux c’est d’un autre calibre que tous les plumitifs aux basques des présidents qui ont succédé au général. En plus, ils ont le culot de se faire médiatiser, disant “c’est moi qui écrit les discours". Pas de quoi se vanter. Ils devraient plutôt aller se cacher.

Depuis que Valéry Giscard d’Estaing est mort, les médias ne cessent pas de dire et d’écrire que VGE a inventé la médiatisation made in France.
Faux ! Tout comme quand on dit qu’il était près du peuple. Il était aussi près du peuple qu’un chatelain peut l’être. C’est impressionnant comme ils sont tous châtelains: VGE, Chirac, Fillon…
Ils ne connaissent pas la phrase d’Edouard Herriot: “Il faut choisir, l’argent ou la politique". De Gaulle, lui, avait choisi.
C’est le général de Gaulle qui s’est servi des médias en premier. L’Appel du 18 juin 1940 vous connaissez ? Même si personne ou presque ne l’a entendu le jour J ce fut autre chose que les allocutions de Pétain.
Même les bains de foule c’est lui ! Il avait compris qu’on ne pouvait plus se contenter des préaux d’école pour parler. Même devant une foule, il se faisait bien entendre. Sa voix portée loin. Savez vous que Saint Bernard parlait devant des milliers de gens et que tous l’entendaient. Inutile de vous dire sans micro !
Ensuite, le général faisait des conférences et des interviews avec Michel Droit. Il contrôlait tout ? Et alors, croyez-vous que les autres ne contrôlent rien. Je vous rappelle que les députés au parlement donnent leurs questions en avance.
Bien sûr, il surveillait la télévision notamment par le biais d’Alain Peyrefitte.
Charles de Gaulle a tout de suite compris qu’il fallait passer par la radio et la télévision.
Pour informer et non pour le bourrage de crânes comme le faisaient les nazis et le service de propagande de Goebbels.
Donc et sans aucun doute, le Général a bel et bien inventé en France la médiatisation politique.
A la fin de la guerre, il nomma André Malraux au ministre de l’Information. Malraux c’est un autre calibre que les… tâchés de presse qui suivent à la trace des vieux poulains.
Giscard lui a abîmé la fonction présidentielle par ses multiples déguisements: footballeur, skieur, nageur, accordéoniste, convives avec la France profonde… Tout ça c’est de la bimbeloterie pour alpaguer les suffrages des plus influençables. Tous ses successeurs l’ont imité.
J’ai vécu sous de Gaulle. Voici ma vision de La sous France actuelle, dans Service Littéraire, authentique mensuel qui laisse la parole totalement livre. Il faut féliciter son directeur François Cérésa qui lui est un vrai partisan de la liberté de la presse:

https://www.servicelitteraire.fr/produit/numero-143-decembre-2020-papier/

Début de La sous France:

“Sans remonter plus loin, la France, depuis 2012, est en guerre contre les islamistes séparatistes. L’ennemi, installé chez nous, attaque par attentats difficiles à débusquer car l’hydre des commanditaires a donné pour ordre : «Prenez un couteau et tuez ! » Le crime commis, il faut être abattu afin de garantir sa place au paradis où des vierges attendraient le «martyr de la Charia» . Pour que l’islam soit instauré, il doit posséder les rouages politiques du pays visé. «Suivre les lois de la France c’est trahir le Coran». En face, la riposte étatique laisse des terroristes potentiels en liberté, au nom de la ritournelle : «on ne peut pas intervenir tant qu’il n’y a pas de passage à l’acte». Autre son de cloche : «on a déjoué plusieurs attentats mais cela n’a pas de répercussion dans l’opinion publique». Au lieu d’octroyer le droit d’asile aux étrangers en danger dans leur pays, des fonctionnaires de l’Etat de droit le distribuent à des candidats aux attentats suicides.”

Pour s’abonner à Service Littéraire: (La rédaction a renoncé à faire livrer le journal dans les kiosques qui ne l’exposent pas car ils ne gagnent pas assez d’argent avec. D’où l’importance des abonnements.)

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La majestueuse Joséphine Baker par Marie Canet (François Bourin)

02.12.20 | par morlino | Catégories: LITS ET RATURES, GRANDE DAME, HENDRIXEMENT

Avant de combattre le racisme avec Martin Luther King, Joséphine Baker a révolutionné le music-hall. Le livre de Marie Canet remonte tout le fleuve de sa vie. A lire, à s’attarder dessus pour réfléchir.

Cette nouvelle collection permet de rendre hommage, de célébrer. En ce qui concerne Joséphine Baker (1906-1975), c’est facile. La grande dame est un monument mondial. Parfois dans le livre, l’auteur chipote sur l’engagement de l’artiste dans le combat racial. Il faut préciser que dans sa jeunesse, elle cherchait surtout à travailler sans se faire valoir par des prises de position comme le font actuellement les marionnettes du PAF, entre deux spots de pub cela leur donne bonne conscience. Tous les moyens sont bons pour payer moins d’impôts. Pour un Markus Rashford (Attaquant de Man United) et un Lewis Hamilton (King en F1)combien d’imposteurs qui prêtent leur nom sans même savoir pour quelle cause.
L’important dans le livre sur Joséphine Baker qui débuta dans le spectacle, qu’elle illuminait de sa beauté foudroyante non sans faire intervenir son humour, avec des mimiques clownesques qui ne sont pas habituelles chez les femmes aussi belles qu’elle, ce n’est pas de savoir si sa ceinture de bananes représentait une galerie de pénis mais plutôt de mettre en avant sa générosité sans faille. A Paris, elle fit sensation dans la Revue Nègre sans s’offusquer du mot nègre. A ce propos, il faut signaler que Léopold Sédar Senghor et Aimé Césaire adoraient ce mot puisqu’ils l’ont inventé ! Senghor disait que ceux qui méprisent ce mot sont racistes. Le mot en lui-même ne lui posait aucun problème.
Tous les grands personnages du XXe siècle ont connu Joséphine Baker, de Martin Luther King à Charles de Gaulle. Sa vie inspire le respect : artiste de music-hall- comme le fut Colette- elle devient une star mondiale. Américaine de naissance, elle devient française parce qu’elle se sent très bien en France qui en fait sa coqueluche. Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle se sert de sa notoriété pour aider la Résistance et combattre le nazisme pour devenir une héroïne très appréciée par de Gaulle, le chef de la France Libre. La Paix revenue, elle décide de montrer que le monde idéal existe : elle adopte plusieurs enfants de pays du monde entier pour vivre dans une tour de Babel. Tantôt riche, tantôt endettée, elle met sa gloire au service des enfants. La grande humaniste a besoin de beaucoup d’argent pour faire vivre sa famille nombreuse. Brigitte Bardot lui vient en aide pour des appels aux dons. Rien ne fut épargner à Joséphine Baker qui comme Coluche ou l’Abbé Pierre avait le cœur sur la main.
Je peux témoigner sur Joséphine Baker que j’ai vue à Bobino lors des répétions en 1975. J’accompagnais le parolier Pascal Sevran et le musicien Pascal Auriat qui venaient lui présentaient des chansons, grâce à Jean-Claude Brialy qui obtint le rendez-vous. Je travaillais avec Sevran qui connaissait un grand succès avec la chanson Il venait d’avoir dix-huit ans chantée par Dalida qui me louait un studio chez elle. Je revois Joséphine Baker, lunettes épaisses et portant un turban, avec majesté. Elle était dans un superbe tailleur, toujours aussi belle. Elle portait des chaussures à talon haut. Une présence intense. Sa voix inoubliable, son corps d’une légèreté aérienne. Elle semblait survoler sur le plancher. Ils devaient se revoir autour d’un piano. Hélas ! la star s’est éteinte le 12 avril 1975 alors que son nom était écrit sur la façade de Bobino. Je suis le seul rescapé de cette réunion, au sommet du music-hall. Joséphine Baker reste l’une des plus merveilles ambassadrices de la France. Une très grande dame dans toute sa splendeur. La beauté de l’âme.

-Baker, Marie Canet. François Bourin/ Icônes, 102 p., 14 €.

Titre du Blog All

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