Archives pour: Juillet 2019

Nicolas Portal (40 ans): 7 Tours de France. Du niveau de Sir Ferguson et Me Onesta

31.07.19 | par morlino | Catégories: GRAND MONSIEUR, ANQUETILLEMENT

Le Gersois au bel accent, polyglotte autodidacte, a un coaching qui a ses racines dans le VTT où l’important est d’unir encore plus la machine et l’homme. La vraie star du cyclisme français actuel c’est lui. Il enchaîne les victoires très haut de gamme. Il est pour la méthode douce - qui n’est pas sans autorité- et ne s’enflamme jamais avant la ligne d’arrivée définitive. Cela nous change de Thibaut Pinot qui estime que Bernal “est né avec le don de gagner le Tour de France à 22 ans” (sic, L’Equipe 30-7-2019). Impossible d’entendre ça. Non, non et non. L’éternel France de Poulidor a encore parlé ! Bernal a gagné car il a eu, lui, l’intelligence tactique d’en garder sous les pédales pour flinguer la course au bon moment. Tout le reste est littérature.

Le Français Nicolas Portal, 40 ans, est un héros de l’ombre.
C’est le contraire de Marc Madiot qui en hurlant sa joie de voir gagner l’un des siens met une pression d’enfer sur ses coureurs. On a vu le résultat avec Thibaut Pinot. Aucune blessure n’est un hasard. Il y a la peur de vaincre, ainsi de suite. Pinot a fait comme un tennisman qui est brillant à l’Open de France avant de s’écrouler en finale. Nicolas Portal est pour la méthode douce, diffusant tout le temps de la joie d’être là, cool, calme, il fait exprès d’être serein quand la pression monte. Il aime le tête à tête pour faire passer le courant entre lui et le coureur. Il dit se moquer de l’échec à venir et que pour l’instant la roue tourne dans le bon sens. Il est du niveau de Sir Ferguson et Claude Onesta. Les résultats sont là. Le grand français actuel du management c’est Nicolas Portal.

Palmarès comme coureur-gregario:
2006, Tour de France avec Oscar Pereiro

L’ancien spécialiste du VTT est obligé de mettre un terme à sa carrière à cause d’une arythmie cardique
Sa carrière de directeur sportif est tout simplement hallucinante.
Début 2011, le patron Dave Brailsford l’engage au sein de l’équipe britannique Sky où il devient directeur sportif en chef en 2013.

Palmarès comme directeur sportif:

2013, Tour de France avec Christopher Froome
2015, Tour de France avec Christopher Froome
2016, Tour de France avec Christopher Froome
2017, Tour de France avec Christopher Froome
2017, Tour d’Espagne avec Christopher Froome
2018, Giro avec Christopher Froome
2018, Tour de France avec Geraint Thomas

A partir de 2019, Nicolas Portal est directeur sportif sous pavillon Ineos:

2019, Tour de France avec Egan Bernal

En plus, Froome, 3e du Tour de France 2018 ; et Thomas, 2e du Tour de France 2019.

Boris Vian, le sourire créateur, Valère-Marie Marchand (Ecriture)

30.07.19 | par morlino | Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR, GRANDE DAME, HENDRIXEMENT

Boris Vian avait un talent protéiforme. Il a la même présence foudroyante que John Cassavetes.

Animatrice passionnée de Bibliomanie sur Radio Libertaire - la seule indispensable radio en France qui diffuse quotidiennement des chansons de Léo Ferré - Valère-Marie Marchand rend hommage à Boris Vian (1920-1959) pour les 60 ans de sa mort. VMM est elle-même écrivain - pas écrivain(e) surtout- mais ses livres sont de trop bonne qualité pour être lu dans une époque qui s’arrachent les bouquins des Sarkozy, Hollande et autres Jardin pas à cultiver. Le virtuose touche-à-tout Vian était persuadé qu’il ne passerait pas les 40 ans : il est mort à 39 ans. Sa mort dit tout de lui, sur son exigence, sa haine de la compromission. Le matin du 23 juin 1959, il assiste à J’irai cracher sur vos tombes - quel sublime titre!- au cinéma Le Marbeuf, près des Champs-Élysées. Boris Vian dit Bison Ravi en avait gros sur le cœur : il était contre l’adaptation et s’opposa aux producteurs, demandant que son nom ne figure pas au générique. Hélas ! il lit dès les premières images de la projection : «D’après le roman de Vernon Sullivan, traduit de l’américain par Boris Vian ». Aussitôt, le créateur se lève et hurle : « Ah, non… », puis il s’effondre, victime de son coup de sang. Pendant le transfert à l’hôpital, il meurt d’un infarctus. L’écrivain souffrait d’une malformation cardiaque. De nos jours, il serait sauvé par la médecine. A son époque, non. Philippe Boggio en 1993- date cette fois de la biographie du journaliste- m’a certifié que des témoins lui ont dit que près de Vian on entendait battre son cœur ! Plus d’un quart de siècle après Valère-Marie Marchand poursuit l’introspection de l’anticonformiste.
J’ai l’impression de connaître Vian et non pas de l’avoir connu. Son esprit m’accompagne. Le corps disparait, c’est une évidence. Il n’en reste rien. Cependant ceux qui n’ont pas triché avec leur solitude nous ont légué des œuvres. Il suffit de s’y plonger pour retrouver la personnalité de son auteur. C’est le cas de Vian, mort jeune mais après avoir été : poète, romancier, musicien (trompinette), critique découvreur de jazzmen (dont Miles Davis), pataphysicien, ami et voisin de Jacques Prévert, briseur d’icônes (Sartre dit Jean-Sol Partre), traducteur, conducteur de vieux tacots, déconneur, amuseur-public, auteur de tubes, chanteur annonceur de Gainsbourg, ingénieur… Vian était un génie. Comme tous les génies, il était en avance, donc incompris par les sans talents qui dirigent tout. Il a pris un pseudo (Vernon Sullivan) pour berner les imbéciles. Vian a eu raison de ne pas s’égarer dans la politique. Il a donné la cadence à Paris et donc au monde après les surréalistes. Cité Véron, il avait un atelier pour bricoler, aimant autant les vis et les écrous que les mots et les notes de musique. Il avait de l’or dans les mains. Boris Vian était si moderne qu’il est indémodable. Quand on voit ses portraits photographiques, on dirait que les prises de vue datent d’hier. En plus de tout, il était beau. Une beauté naturelle. Il vaut mieux vivre 39 ans comme Vian que de finir vieillard en ayant berné le public car beaucoup ne sont que des promoteurs de spectacles sans une once de sincérité, d’originalité. Vian reste un phare, un ami éternel. Valère-Marie Marchand sert à merveille sa mémoire. Il est partout dans les pages de son livre dont il s’échappe comme un beau diable. Ce livre est une lampe d’Aladin. Vian est là. Son âme s’élève mais pas comme lui au cinéma Marboeuf. Je n’ai rien à dire à ceux qui n’aiment pas Vian. Rien que des morts-vivants.

-Boris Vian, le sourire créateur, Valère-Marie Marchand. Ecriture, 416 p., 22 €.

L'Atletico/ Simeone cartone le Real/ Zidane 7-3

29.07.19 | par morlino | Catégories: LA MAISON BLANCHE

East Rutherford, près de New York
Dans la nuit de vendredi 26 au samedi 27 juillet 2019
International Champions Cup
Atletico Madrid 7 - 3 Real Madrid

Match amical ? Tournoi de pacotille ?
Toujours est-il qu’un derby reste un derby.
Sur la pelouse, il y avait du beau monde. Varane peut s’estimer heureux d’avoir été absent dans la défense passoire de la Maison Blanche. Eden Hasard a vu que le Real était partout attendu au tournant. Bale, le pestiféré, doit bien se marrer. Quant à Courtois, il a joué à la toupie dans la cage madrilène avant d’en être sorti.
On a tout vu. La hargne de Ramos contre celle de Diego Costa.
La classe de Costa -4 buts!- et aussi son légendaire pétage de câble.
Joa Felix remplace déjà bien Griezmann.
Il ne faudra pas manquer les nouvelles oppositions en Liga entre les deux clubs de Madrid, ville qui a bien de la chance:
29 septembre 2019: Atletico Madrid - Real Madrid
2 février 2020: Real Madrid - Atlético Madrid
Dans ce match, il y a eu une bagarre générale comme lors du récent OM-ASSE sur le sol américain mais la Liga a donné plus à voir que la triste L1 exportée.
Coté Espagnol, il y avait des joyaux sur la pelouse.
Côté Français, du plaqué-or.

La France de Poulidor a encore de beaux jours devant elle

Il n’y a qu’en France que l’on voit ça: Bernal a gagné le Tour de France 2019 et le soir même de sa victoire, France 2 diffuse en ouverture de sa soirée un document sur Pinot qui a abandonné. Un hymne à un perdant. La France de Poulidor a encore de beaux jours devant elle. Le seul vainqueur du Tour c’est Bernal. Qu’il soit Colombien ou né à Sarcelles cela ne change rien. Le talent est international. Mention spéciale à Alaphilippe, aussi talentueux que sympathique. Sur le podium, Bernal a parlé italien et français pour dire “merci", ce que n’a jamais fait Neymar (Qu’il demande à Leonardo, lui parle un excellent français). Bernal est ému par le “petit lion” en peluche du Crédit Lyonnais. L’enfance sauvegardée face aux millions des parvenus !

C’est saisissant, les médias institutionnels sont gavés de consultants qui préfèrent les vedettes qu’ils fabriquent aux champions spontanés.
Ils n’ont à la bouche que Neymar, le plus grand intermittent du spectacle de la planète.
Et ils recouvrent de compliments Charles Leclerc qui serait «le plus grand pilote du monde». Un débutant sans victoire d’un seul Grand Prix ! Sur RMC, l’un deux a dit: “Leclerc a l’hygiène intime” (sic) de ne pas parler de son leader, Vettel. “Hygiène intime"… Incroyable cette pub caché pour Tempax !
Ils disent aussi que Bernal a volé le Tour de France à Pinot. Pffffff… Quels mauvais perdants.
Ils massacrent Sebastian Vettel qui a été 4 fois champion du monde de F1 : 2010, 2011, 2012 et 2013. Rien que ça !
Sur Leclerc, ils disent qu’il perd à cause de Ferrari comme si l’écurie italienne était une usine à tacots.
Tout ça n’est qu’une vaste plaisanterie.
En F1, le nouveau grand pilote s’appelle Verstappen. Il prendra le relais de Lewis Hamilton quand le géant anglais ira en retraite après son époustouflant règne.
Mention spéciale à Alaphilippe qui n’a pas pleuré quand il a perdu le Maillot jaune. Alaphilippe a su établir le contact avec le public. Il est aimé. Sait se faire aimer. Il sait partager ses émotions. Ce n’est pas un produit médiatique. Sa renommée il l’a gagnée sur le vélo.
Pinot a eu les larmes du perdant. Il n’a établi aucun contact avec le public. Il se planquait après les étapes. Pour l’une d’elles on comprend, il était blessé. Les cris de Marc Madiot devant sa victoire d’étape, c’était trop. Une étape ce n’est pas le Tour. Il faut rester concentré chaque seconde. La blessure de Pinot n’est pas arrivée par hasard. Il s’est retrouvé dans une position inhabituelle et il l’a mal gérée.
Bernal a pleuré les larmes du vainqueur qui réalise qu’il vient d’accomplir un exploit.
Bernal devra confirmer mais il réussit là où Quintana a échoué.
Bernal est un vrai jeune champion. Il a caché son jeu avant de passer à l’offensif au bon moment.
Les deux grands de ce Tour sont Bernal et Alaphilippe. Mention spéciale aussi à Bardet qui s’est bien repris après un jour sans.
Aimer le sport c’est aimer Bernal.
Tout le reste n’est que chauvinisme imbécile.

Ferrari a fait l'erreur historique: il fallait recruter Verstappen et non pas Leclerc !

28.07.19 | par morlino | Catégories: BEHRA, FANGIO, SENNA & NORTON

Dimanche 28 juillet
Grand Prix de F1 d’Allemagne

Grille de départ du GP d’Allemagne 2019
1. Lewis Hamilton - Mercedes
2. Max Verstappen - Red Bull-Honda
3. Valtteri Bottas - Mercedes
10. Charles Leclerc – Ferrari
20. Sebastian Vettel – Ferrari

Podium du GP/
1 Max Verstappen/Hollandais Red Bull Honda
2 Sebastian Vettel/Allemand Ferrari
3 Daniil Kvyat/Russe Toro Rosso Honda

Classement des pilotes:
1 Lewis Hamilton 225 pts 18 25 25 18 26 25 25 25 10 26 2
2 Valtteri Bottas 184 pts 26 18 18 25 18 15 13 18 15 18 -
3 Max Verstappen 162 pts 15 12 12 12 15 12 10 12 26 10 26
4 Sebastian Vettel 141 pts 12 10 15 15 12 18 18 11 12 0 18
5 Charles Leclerc 120 pts 10 16 10 11 10 0 15 15 18 15 -

Hamilton n’a pris que 2 points: il a fini 11e.
Pas grave. C’est un solide leader au championnat mondial.
Vettel que tout le monde pensait à l’agonie, car il était dernier sur la grille de départ, a fini 2e ! Le très grand champion, chez lui, a démontré qu’il restait le Numéro 1 chez Ferrari n’en déplaise aux aboyeurs qui ne jurent que par Leclerc qui a abandonné.
Quel mépris envers un pilote quatre fois champions du monde !
La star du Grand Prix a été Max Verstappen. Il a le même âge que Leclerc, 21 ans, mais le Hollandais est bien plus talentueux, et son mental fait la différence aux moments chauds.
Ferrari a fait le mauvais choix: ils ont misé sur le Monégasque. Erreur historique !
Le prochain Hamilton s’appelle Verstappen.
Quand le King anglais prendra sa retraite, le Hollandais reprendra le flambeau.
Il est flamboyant. Il a du panache à revendre. Il a du courage. Des trajectoires d’une justesse absolue. Il est de la trempe des grands du passé, comme Hamilton.
Verstappen se positionne dans l’histoire, pas sur les réseaux sociaux.

Le sacre d'Egan Bernal, l'anti-Neymar

27.07.19 | par morlino | Catégories: GRAND MONSIEUR, ANQUETILLEMENT

A 22 ans, la nouvelle étoile du sport mondial est le 1er Colombien vainqueur du Tour de France créé en 1903.

Egan Bernal. Enfin un vrai jeune champion ! Grimpeur à vitesse grand V et descendeur à bloc, tutoyant les précipices.
De la race des géants.
Loin du chiqué.
Loin des prétentieux !
Sa fiancé a déclaré qu’elle était heureuse de ramener en Colombie «le petit lion jaune». Oui l’ours en peluche publicitaire de la banque sponsor de l’épreuve. Quel vent de fraicheur !
On est loin des minables arrogants qui se croient supérieurs car ils gagnent beaucoup d’argent sans jamais faire vibrer le public tellement ils n’ont pas une once de générosité et d’humilité.
Longue vie au règne de Bernal qui nous régale.
Bernal est né pour le vélo.
Il pleure et l’on pleure avec lui. Tant il partage ce qu’il vit.
Rien n’est plus beau que les rêves qui se réalisent.
Rien n’est plus beau que l’éclosion d’un talent.
Bernal a le visage des grands du cyclisme.
Affuté comme une lame d’acier. Un acrobate des cimes.
Bouleversant comme un aphorisme qui tape juste.

Palmarès du Colombien Egan Bernal, né le 13 janvier 1997

En VTT :
Champion panaméricain de cross-country juniors 2015

Sur route :
Tour de l’Avenir 2017
Champion de Colombie du Contre la montre 2018
Tour de Californie 2018
Paris-Nice 2019
Tour de Suisse 2019
Tour de France 2019

Egan Bernal casse le rêve d'Alaphilippe

26.07.19 | par morlino | Catégories: GRAND MONSIEUR, ANQUETILLEMENT

Vendredi 26 juillet 2019
19e étape du Tour de France
Saint-Jean-de-Maurienne-Tignes
Pas de vainqueur

Suite à une avalanche de grêlons, la route étant devenue impraticable, l’étape a été arrêtée à plus de 20 kilomètres de l’arrivée. Du jamais vu.
La messe cependant était dite:

Nouveau classement général
1. Egan Bernal
2. Julian Alaphilippe, à 45′’
3. Geraint Thomas, à 1′03′’

Tout se dénoua dans le col de l’Iseran. Bernal décocha une attaque comme Geronimo lançait une flèche. Personne n’a pu le suivre.
Le jeune colombien de 22 ans venait d’entrer dans la mythologie du cyclisme.
Ce coureur est de la dimension des héros de jadis.
Il fait ce qu’il veut quand il veut. La classe dans le corps avec le mental qu’il faut.
Les grimpeurs sont les vrais champions du cyclisme.
Bernal en est un.
Il crève l’écran. En action ou sans rien dire. Ses yeux parlent pour lui.
Un visage qui est une sorte de Coppi peint par Le Greco.
Enfin un vrai champion et pas une baudruche à la Neymar !
Bernal a mis tout le monde hors course y compris son leader Thomas.
Alaphilippe épuisé a été héroïque et sans l’arrêt de la course, il serait descendu à tombeau ouvert.
La sagesse a voulu qu’on arrête la course. Nous ne sommes plus au temps d’Albert Londres.
Et Pinot ? Il a abandonné sur blessure musculaire. On perçoit avec lui, la difficulté d’éviter toutes les embuches jusqu’à la ligne d’arrivée sur les Champs-Elysées.
Egan Bernal devrait remporter le Tour de France 2019.
A 99,9 % c’est officiel. Un superbe vainqueur.
Ce jour inouï, on a vu des faits mémorables.
Les larmes de Pinot: son rêve de gagner le Tour fut brisé net.
La rupture physico-mentale d’Alaphilippe qui a conduit à la perte de sa place de leader. Il était en panne sèche. Grand merci à lui. Pour le don de sa personne au cyclisme.
L’élégance dans l’effort de Bernal: la signature des géants de son sport.
Bernal a éclaté en sanglots quand enfin porteur du Maillot jaune, il a réalisé qu’il réalisait son rêve de gagner la plus grande course du monde. Imaginez la joie de ses parents et du peuple colombien. Nous sommes tous des Colombiens quand on voit la beauté en action de Bernal.
Ce Tour de France devrait rendre humbles tous les sportifs prétentieux qui paradent pour des bricoles. Le Tour de France demande des efforts surhumains. Et de la stratégie: Bernal en a encore sous la pédale.
Egan Bernal est un ténor. On le voit à l’œuvre. Il a de la grâce. Elle nous saute aux yeux.
Le Tour de France 2019 est dans la grande tradition des Tours de jadis.
On ne peut pas se plaindre de l’arrêt de la course.
Les temps retenus sont ceux au sommet du L’Iseran.
Je ne veux plus voir de coureur mourir en course. Ni souffrir comme Rivière et Ocana.

Neymar, le maillot jaune de la suffisance

26.07.19 | par morlino | Catégories: ANTI-FOOTBALL

En Chine, le VRP du PSG, a passé une heure à jongler devant la tente des VIP. Dérisoire instrumentalisation d’un joueur réduit au rang d’ectoplasme des réseaux sociaux. Je n’échange pas un dribble de Cruyff contre tous les dollars de Neymar. Le football c’est Cruyff. Neymar tire tous les avantages d’un sport mondialement dynamisé par Pelé, Garrincha, Kopa, Di Stefano, Puskas, Cruyff, Platini, Maradona, Cantona, Zidane, CR7 et Messi. Si le football c’est Neymar, je n’aime plus le football. Heureusement la chanson ne se résume pas qu’à Plastic Bertrand.

L’arrivée de la starlette brésilienne en Chine pour une opération médiatique qui doit faire passer le PSG pour l’équivalent d’un Real Madrid français. Malgré tous ses efforts le skaï ne sera jamais du cuir.

L’attitude hautaine de Neymar incarne tout ce que je déteste.
Prétention, suffisance, esbrouffe, parvenu, il a le comportement de quelqu’un qui ne vit que pour l’argent.
Au niveau football, je ne le classe pas dans les 100 meilleurs brésiliens de l’Histoire. Le comparer à Pelé c’est insulter Pelé.
Il a un jeu inférieur à Garrincha, Jairzinho, Tostao, Gerson, Rivelino, Zico, Socrates, Ronaldo 1er, Ronaldinho… Là je ne parle que d’attaquants. Je peux dresser une liste de 50 défenseurs plus influents sur le jeu que Neymar.
Neymar c’est un système qui a été mis en place il y a 10 ans. Une méthode de marketing pour séduire les ignorants, les incultes.
Les jeunes chinois pavloviens acclament Neymar comme si c’était Bowie ou John Lennon.
Triste spectacle d’un joueur qui ne joue qu’en playback sur YouTube.
Cependant, le football est plus fort que Neymar.
Le football aura toujours le dernier mot.
CR7, joue à la Juve.
Messi, joue au Barça.
Et les nouveaux noms s’installent:
Hazard joue au Real Madrid.
Griezmann joue au Barça.
Neymar lui est un VRP du PSG. Le football a gagné !
La vraie star du PSG s’appelle CAVANI.

A 3 jours de Paris, Alaphilippe reste leader

25.07.19 | par morlino | Catégories: GRAND MONSIEUR, ANQUETILLEMENT

Alaphilippe, la nouvelle star du sport français, a descendu le Galibier comme Lewis Hamilton conduit une F1

Jeudi 25 juillet 2019
18e étape du Tour de France
Embrun-Valloire
1er Quintana, 2e Bardet…

Classement général
1er Alaphilippe
2e Bernal à 1′ 30′’
3e Thomas à 1′ 35′’
4e Kruijswijkà 1′ 47′’
5e Pinot à 1′ 50′’

La France du cyclisme retient son souffle. Julian Alaphilippe va-t-il succéder à Bernard Hinault, dernier français vainqueur du Tour de France, en 1985 ?
Je viens de voir Alaphilippe entre un ancien coureur qui fut mis sur le banc une année et un encarté de presse. Ils n’ont pas su poser une seule question intéressante à Alaphilippe ! S’ils n’aiment pas leur métier qu’ils laissent la place aux autres.
Les anciens sportifs consultants sont tous médiocres à de rares exceptions prêts. Ils blablatent des banalités. A part Voeckler, et bien sûr Guimard à la radio, ils font honte au cyclisme. On veut voir de la compétence et de la passion.
Alapahilippe lui reste modeste. Son intelligence pétille dans ses yeux.
Il est de toutes les échappées entre favoris.
Pinot, Thomas devront être très forts pour lui prendre sa première place.
Mon favori reste Alaphilippe. Il se révèle sur ce Tour dans une saison où il a été fabuleux.
Il a de l’esprit, de l’à-propos, c’est un très bon client, comme l’on dit. Hélas! on ne lui met en face que des radoteurs.
Mon outsider ? Bernal. Son visage est merveilleux. Il y a du Fausto Coppi en lui. Une douceur d’enfant roi. Il a des expressions bibliques. Un sourire renversant. Il crève l’écran. Un très grand talent né sous nos yeux.
Mon podium final rêvé: Alaphilippe, Bernal, Pinot.
Ce sublime Tour de France n’a pas encore délivré son vainqueur.
Alaphilippe la joue modeste mais je l’imagine le soir dans son lit:
-"Jamais je n’abdiquerai, plutôt mourir !”
Il est à trois jours de basculer de coureur à champion historique.
Dans l’étape du jour, Quintana a fait du grand Quintana. Sans son début de Tour handicapé par une chute, il serait encore mieux placé.

King Ronaldo, 34 ans et toujours étincelant

24.07.19 | par morlino | Catégories: THE RED DEVILS, FORZA ITALIA !, LA MAISON BLANCHE, GRAND MONSIEUR

Ronaldo est devenu professionnel i y a 18 ans. Il fait exploser les compteurs: on ne compte plus ses C1 et ses Ballons d’Or. Il enchante les passionnés de football partout où il passe. Il est le coéquipier rêvé. Il est le joueur dont tous les coachs rêvent. Depuis 2003, il est au sommet grâce à sa signature à MU. Quasiment jamais blessé, toujours conquérant, tout le temps heureux de jouer, il écrit une des plus grandes pages de son sport. Sa méthode, travail acharné et ne jamais faire passer le football en seconde position dans ses priorités. Roi du marketing mais sans fragiliser son premier métier: footballeur, artiste et non pas vedette. Neymar fait le contraire: ce n’est plus qu’un ectoplasme des réseaux sociaux. Le Brésilien est comme un écrivain qui aurait le Nobel sans jamais écrire. Et l’avenir s’annonce radieux (!) à ce propos: les clubs s’arrachent les jeunes joueurs qui ont le plus de followers. Profession: star sur les réseaux sociaux. Le terrain ne compte plus. Les jeunes ne connaissent non seulement pas Chamfort ou Voltaire - parlons pas de Morand ou Rigaut- mais ils ignorent qui est Puskas et Tostao.

Il est souvent question de savoir qui est le meilleur football en activité.
Il y a Ronaldo, et puis les autres.
Messi ? Il est incapable de faire gagner un grand tournoi à l’Argentine. Qui attend son nouveau Maradona. Visiblement ce n’est pas Messi qui semble plus Espagnol qu’Argentin car il a été formé au niveau professionnel par Barcelone.
Messi ne joue bien qu’avec Barcelone qu’il n’a jamais quitté.
Neymar ? Soyons sérieux. Un joueur qui joue au PSG n’est pas un “Top player". Les stars du terrain évoluent dans les grands clubs européens. Neymar est l’équivalent de Kardashian.
Ronaldo, lui, a gagné l’Euro 2016 avec le Portugal. Qui plus est en France. En plus, il fut blessé par Payet - l’exploit de la carrière internationale de l’intermittent du spectacle- et se transforma en coach de manière hallucinante. Ronaldo gagne partout où il passe: après sa formation professionnelle avec sir Alex Ferguson, à Manchester United où il a tout gagné y compris la C1 et un Ballon d’Or, il est allé au Real Madrid pour devenir un “cannibale” au même titre que Merckx en cyclisme.
Désormais, il est en Italie, à la Juventus Turin où il est devenu le N°1 du club, 100 % au service de la Juve. Ce que ne sait pas faire Neymar qui est un individualiste patenté.
Ronaldo a donc réussi au Portugal, en Angleterre, en Espagne et en Italie.
Il ne joue que dans des clubs mythiques: Manchester United, Real Madrid et Juventus Turin.
S’il venait à Paris cela serait un enterrement de deuxième classe.
Quand en 2003, j’ai prédis un avenir radieux à CR7, on me disait:
“Ronaldo ? Le Brésilien…”
Maintenant, ils savent. Surtout ce journal qui avait titré : “Ronaldo, le vrai” pour définir le Brésilien.
Grostesque ! Les deux Ronaldo sont des grands noms du football.
On n’en dira pas autant de ceux et celles- désormais, hélas!- qui se font de la pub sur son dos. Comme disait Chateaubriand: “il y a tant de nécessiteux qu’il faut être économe de son mépris".

La lamenable promotion de la L1 aux Etats-Unis par l'OM et les Verts

23.07.19 | par morlino | Catégories: ANTI-FOOTBALL

EA Ligue 1 Games
Lundi 22 juillet 2019
Kermesse commerciale aux Etats-Unis
Marseille 2-1 St Etienne
Buts pour l’OM: Payet (12e), Radonjic (74e)
But pour les Verts: Nordin (17e)

Venus aux Etats-Unis, à Washington, avec Bordeaux et Montpellier pour y promouvoir la L1, l’OM et les Verts ont fait l’inverse. (Marseille et Bordeaux ont désormais des propriétaires américains). Pour un match bidon, les joueurs de l’OM et de l’ASSE ont déclenché une bagarre de rue des plus lamentables, illustrant le fameux dicton: “Le rugby est un sport de voyous pratiqué par des gentlemen alors que le football est un sport de gentlemen pratiqué par des voyous". Devant des tribunes désertiques, l’OM et les Verts ont donné une image atroce du football français dans le pays du football américain. André Villas-Boas, le nouvel entraîneur de l’OM, ne doit pas avoir un gros moral après ce pitoyable spectacle. Il est vrai qu’il était au chômage. C’est toujours mieux que rien. L’événement promotionnel a viré à tout ce qu’il ne faut pas faire. A l’issue de ce match, l’OM a reçu un trophée. Un nid a poussière de plus. L’OM remporte des coupes en bois. Il est loin le projet de la Ligue des Champions !

Du Laborde pur jus, Hinault en BD, le Giro par Pierre Carrey, le centenaire du Maillot jaune par l'Equipe, et le nouveau Haralambon

23.07.19 | par morlino | Catégories: LITS ET RATURES, ANQUETILLEMENT

Le chantre du cyclisme que l’on aime nous livre une nouvelle rapsodie sur le vélo, cette fois il vibre sous la forme d’un abécédaire. Vivre, ivre, libre, livre. Quatre mots chez Laborde qui sont comme les 4 garçons dans le vent que furent les inoubliables Beatles. Chez lui, les musiciens du vertige horizontal ont pour noms : Coppi, Bartali, Gaul et Armstrong. Il n’a pas la mémoire sélective, selon la morale des talibans du pipi, d’après sa célèbre expression. Laborde n’est pas du genre à vomir ceux qui ont comblé les rêves de son enfance. Laborde déborde d’amour pour les coureurs. Derrière chacun d’eux, il n’y a pas un policier, mais un poète qui s’appelle Laborde junior. Son père n’a rien à voir avec le père de Neymar qui traite son fils en vache à lait. Celui de Laborde a inoculé la passion du cyclisme avec la science d’un Louis Pasteur de la génétique sportive. Il n’a pas dit à son fils : «Devient pro !». Il lui a dit rien qu’avec les yeux : «Si tu aimes le vélo, ta vie sera des grandes vacances éternelles, sous la pluie comme par beau temps». Depuis Christian pousse la roche de Sisyphe - aux éditions du Rocher, pardi! - léguée par son papa. Pour notre plus grand plaisir. Allez-y voir ! comme disait Soupault de Lautréamont.
-Le Tour de France, Christian Laborde. Illustrations de Sonia Lopez. Les éditions du Rocher, 379 p., 21, 90 €.

Pourquoi le champion est-il sur la couverture au rand d’auteur ? Parce qu’il s’agit de sa vie. Les mœurs changent dans l’édition. J’imagine que l’ex cador a des intérêts financiers dans cet album, sinon je ne vois pas d’autres raisons. Je ne vois pas Hinault raconter sa vie devant un magnétophone. L’album tient la route car on sent la rage de vaincre du Breton, l’un des plus grands du cyclisme, juste après Merckx. Si le côté teigneux apparaît sur le visage et dans le comportement du champion, ses traits ne sont pas très reconnaissables. Hinault n’est pas facile à caricaturer car il n’a pas un gros nez, de grandes oreilles. Il est trop beau. Il n’y a que le dernier dessin qui lui ressemble le plus. Comme si l’auteur avait eu besoin de beaucoup de temps pour le croquer. Rien ne dit que l’ultime dessin ne soit le dernier- je parle chronologie- signé par l’auteur. Ce n’est qu’une impression. L’album est à mettre dans toutes les mains, surtout dans celles de jeunes gens, pour qu’ils voient la classe à l’état pur d’un as du cyclisme. Un homme qui a pris sa vie par les cornes pour donner tout ce qu’il avait dans le ventre. Hinault est un authentique champion, lui. Ce n’est pas une invention médiatique. L’originalité de l’album tient dans le parti pris : les débuts du futur grand champion à venir et la belle présence de sa femme, déterminante dans sa vie et sa carrière. Sans doute la volonté du champion. D’où son nom sur la couverture, comme auteur. Auteur de sa carrière c’est évident.
-Hinault, objectif maillot jaune, par Bernard Hinault, Jeff Legrand (scénariste) et Fabien Ronteix (dessinateur). Mareuil, 50 p., 14 €

Créé dans la foulée du Tour de France, en 1909, le Giro se déroule toujours avant la grande kermesse française. Autant, le Giro c’est le froid, autant le Tour c’est le chaud. La neige contre le soleil. Les sommets italiens à l’époque du Giro sont souvent dans la neige, le brouillard. En France, la météo est rarement atroce en été même si l’exception confirme la règle. Pierre Carrey nous donne un fameux livre qui fait déjà autorité : une mine d’histoires - et non pas d’anecdotes – une cascade d’exploits en tous genres et surtout le bannissement de la langue de bois. Ici le dopage apparaît partout sans jamais être dénoncé à la manière de la milice journalistique qui fait le tri entre les bons et les mauvais dopés. En 1909, Giovanni Gerbi brise une roue de son vélo et va dans une forge pour devenir mythique comme Eugène Christophe le deviendra avec sa fourche quatre ans après dans le Tour de France. Des coureurs boivent du sang de bœuf, et d’autres prennent le train pour gagner du temps avant de se faire pincer. Le livre fait la part belle aux règnes de Binda, Bartali et Coppi, trois phares italiens. Page 52, Coppi parle de ses prises de «bomba» (amphétamines). Rassurez-vous, le livre majeur ne parle pas que de ça. Pierre Carrey souligne le rapt du Giro par Mussolini et sa clique dans les années 1930 avec Bartali hostile aux fascistes. Page 92, on apprend que Jacques Goddet, futur patron de L’Equipe et du Tour de France, a vanté les mérités du Duche dans L’Auto en 1930, jusqu’à organiser des courses en France avec une revue fasciste. Le livre nous apprend que Fausto Coppi a été victime de la malaria en 1944 quand soldat il fut capturé par les Britanniques en Tunisie. Le 2 janvier 1960, le campionissimo périra d’une variante de cette maladie en raison d’un mauvais diagnostic des médecins italiens à son chevet. Si vous aimez le vélo, vous devez vous procurez ce livre événement. Mieux qu’un roman. Mieux qu’un essai. Un grand livre d’amour sur le cyclisme professionnel. Sans tabou. Sans leçon de morale.
- Giro, Pierre Carrey. Postface de Thibaut Pinot. Hugo/ Sport, 336 p., 19, 95 €

Question statistiques, palmarès, l’album c’est du béton, de l’acier trempé. Dans ce domaine, L’Equipe, journal inventeur et organisateur de la plus belle et plus importante course cycliste du monde, n’a pas de concurrente. Le Tour de France avec ses étapes c’est comme si c’était une suite de Grand Prix de F1. Vous imaginez un GP de Monaco chaque jour ! Le cyclisme nous donne cette particularité dans toutes les séquences de montagne, au cours de l’Historique épreuve. L’album est aussi un somptueux album de la famille du cyclisme car le quotidien a puisé dans la collection de photos maison qui elle aussi n’a pas de concurrence, hormis Keystone dans les années mythiques. L’ensemble est donc très agréable à parcourir, avec des haltes sur des moments forts qui font office de gros plan. Hélas ! on se confronte encore une fois sur la gare de triage des coureurs : il y aurait les bons et les mauvais. Soit Anquetil contre Armstrong. Le quotidien sportif est schizophrénique. Alors qu’il est l’organisateur, il veut aussi dire le bien et le mal dans le monde de la pharmacopée. Le cyclisme est un sport qui nécessite une médicalisation particulière. On ne peut pas condamner Y pour ce que l’on a permis à X. Deux poids, deux mesures. Tous les grands champions restent de grands champions. La tricherie n’existe pas dans le vélo. Il y a ceux que l’on veut exclure et les autres sur lesquels on ferme les yeux.
-L’encyclopédie du Maillot jaune, Philippe Bouvet & Frédérique Galametz. Préface d’Eddy Merckx. L’Equipe/ Solar, 256 p., 24, 90 €.

Après son épatant Coureur et son ombre (2017), Olivier Haralambon revient sur le cyclisme avec sa maestria habituel. Nous sommes en face d’un véritable écrivain qui sait se servir des mots et des non-dits, très au-dessus de Guillaume Martin encensé par le PAF car il serait écrivain dans un monde de décérébrés. Il faut se calmer, l’écrivain c’est Haralambon. Martin a publié Socrate à vélo (Grasset, 2019), parfait exemple de ce qu’il ne faut pas faire : l’étalage d’une culture rébarbative, sans une once d’humour à la Monty Python. Les livres d’Olivier Haralambon sont vitaux pour celui qui les a écrits quand celui de Guillaume Martin n’est qu’un produit éditorial. Chez Haralambon on perçoit le souffle de celui qui a quelque à dire et qui se donne les moyens de le dire, en se pressant le citron en même temps qu’il essore son style pour m’en retenir que ce qu’il faut pour avoir une voix particulière, à la manière de Philippe Bordas, cet autre as de la plume cyclopédique. Aligner des mots sans risque cela n’a rien d’un exploit. Haralambon écrit comme il faisait du vélo de compétition. Il prend des risques en évitant la chute. Il frôle les ravins mais ne tombe pas. Un bel équilibre. Dans Mes coureurs imaginaires il met en scène des coureurs qui cachent leurs émotions pour mieux tromper les adversaires. Un peu comme les boxeurs masquent leurs coups pour mieux les asséner après avoir esquivé des tempêtes. Ce livre-là est plus fermé que le précédent mais il sonne juste. Fermé dans le sens qu’il faut vraiment aimer le cyclisme pour l’apprécier à sa juste valeur.
-Mes coureurs imaginaires, Olivier Haralambon. Premier parallèle, 160 p., 16 €

Alaphilippe, la nouvelle coqueluche française

21.07.19 | par morlino | Catégories: GRAND MONSIEUR, ANQUETILLEMENT

Dimanche 21 juillet 2019
15e étape du Tour de France
Limoux-Foix Prat d’Albis
1er A. Yates, 2e Th. Pinot

Classement général:
1er Alaphilippe
2e Thomas, à 1′ 35′’
3e Kruijwijk, à 1′ 47′’
4e Pinot, à 1′ 50′’
5e Bernal, à 2′ 02′’

Julian Alaphilippe a encore sauvé son maillot, en se mettant chiffon.
Tout le monde le donne perdant le jour de l’arrivée à Paris. Quoiqu’il arrive dimanche 28 juillet, sa pugnacité est largement responsable de sa cote de popularité.
L’important c’est de gagner mais la proximité du champion avec le public en fait une vedette incontestable. Alaphilippe est seul sur ce Tour. Il n’a aucun coéquipier capable de l’aider, de le soulager dans les ascensions.
Thibaut Pinot est beaucoup moins perceptible. Je suis incapable d’écrire trois lignes sur Pinot alors que je peux déjà écrire un livre en trois volumes sur Alaphilippe.
Pinot a-t-il l’orgueil des champions ?
On verra dans les Alpes.
Eddy Merckx a donné son favori : l’Anglais Thomas.
Alaphilippe peut-il encore se surpasser pour aller décrocher le Graal ?
D’aucuns lui reprochent de s’éterniser sur la ligne d’arrivée au lieu d’aller se faire masser.
Grâce à Alaphlilippe beaucoup de Français découvrent la grandeur du cyclisme.

Le Président Macron, des gilets jaunes au Maillot jaune (Alaphilippe)

20.07.19 | par morlino | Catégories: De GAULLE ET MITTERRAND SONT MORTS, GRAND MONSIEUR, ANQUETILLEMENT

Samedi 20 juillet 2019
14e étape du Tour de France
Tarbes-Tourmalet-Barèges
1er Thibaut Pinot, 2e Julian Alaphilippe

La victoire de Thibaut Pinot au sommet du Tourmalet, avec dans sa roue Julian Alaphilippe, sublime maillot jaune, confirme que ce Tour de France 2019 a une allure mythique.
Cette arrivée avait la tenue des grands duels d’antan. En surimpression on a vu Poulidor-Anquetil. J’attendais de voir pour y croire. Je rêvais de les voir, ils l’ont fait. Le Tour c’est l’Histoire des duels. Espérons que celui entre Pinot et Alaphilippe s’éternise, qu’il ne soit pas un coup d’épée dans les Pyrénées.
Julian Alaphilippe porte magnifiquement ce maillot jaune. Il est plein d’humour, il a de l’esprit à revendre. Il est généreux. Il ne se prend pas au sérieux. Il est si loin des footballeurs hautains au point de se couper avec le public. Alaphilippe est de la race des grands coureurs populaires. Il est tout prêt de devenir historique. La France attend le successeur de Bernard Hinault depuis des lustres. Beaucoup depuis la retraite du “blaireau” ont fait rêver le peuple. En vain et non pas en vainqueur, et encore moins en 20 cœurs. Lui semble capable de peupler les rêves. Aujourd’hui, les médias institutionnels donnent favori Pinot. On verra bien. Toujours est-il qu’il a un train de retard sur la sympathie d’Alapahilippe qui a créé et alimenté chaque jour son nouveau lien d’amour avec la France et les Français. Ce Tour est pour lui. Il va devoir ne pas connaître un seul jour sans. D’aucuns prédisent son coup de mou. Les médisants. Des jaloux, à coup sûr. Pourquoi Jean-François Bernard a-t-il dit: “Même s’il est vraiment exceptionnel, on sait bien qu’il ne vas pas gagner le Tour !” ? C’est en pensant de la sorte que “Jef” n’a jamais réussi à gagner une Grande Boucle, même à sa meilleure époque.
Sur l’étape du Tourmalet, on a vu le chef de l’Etat faire sa com. Il l’a très bien faite. Captant bien le pouls de l’étape, de l’épate. A ses côtés, Alaphilippe a sans cesse déconné - il a côté Aimos réincarné en Pantani- pour souligner tout ce qui se passait sur l’écran. En même temps, il était fier. Alaphilippe est une très belle personnalité. Il est appelé à signer un long bail avec le public. Enfin, un garçon naturel. Si loin des tennismen de pacotille qui crèchent en Suisse sur leur tas d’or, sans parler des rugbymen qui croient avoir du talent parce qu’ils gagnent plus d’argent que Maso et Rives réunis. Chaque jour sur ce tour, Julian Alaphilippe communique avec les ténors de jadis et … parallèlement.
Demain sera un autre jour mais ce Tour 2019 est grand. On voit des coureurs exténués. Des images fortes. Hommage à tous les coureurs qui ont chuté. C’est autre chose que la tendinite des sportifs pitoyables mauviettes.

[Post dédié à Christian Laborde. Présent dans le PAF, le poète relève sacrément le niveau. L’ami des ours nous rappelle que la mode des anciens sportifs consultants est ridicule, voire stupide. Il faut parler et dire !]

Deux barils du Barça contre un baril du PSG ?

Coutinho + Rakitic + 40 M€ contre Neymar.
Voilà ce qu’a proposé Barcelone au PSG.
Le milieu de terrain ou ailier brésilien Philippe Coutinho, 27 ans, est sous contrat avec Barcelone jusqu’en 2023.
Le régulateur croate Yvan Rakitic, 31 ans, est sous contrat avec Barcelone jusqu’en 2021.
L’attaquant brésilien Neymar junior, 27 ans, est sous contrat avec le PSG jusqu’en 2023.
Neymar junior est venu à Paris parce que le PSG-Qatar a proposé 100 000 euros par jour au fils de Neymar senior.
Le père de Neymar- un mentor très axé sur la manne financière- a pensé que son fils, libéré de la présence de Messi, allait gagner facilement la C1 avec le PSG ce qui lui ferait obtenir enfin le Ballon d’Or, le hochet suprême. La mégalomanie aidant, Neymar junior a cru que la L1 serait un jeu d’enfants pour lui, genre bac a sable.
Le football n’est pas un jeu aussi facile à domestiquer.
Si on le prend à la légère, rien ne se déroula comme prévu.
En face, il y a quelqu’un qui vous empêche de jouer. C’est tout l’intérêt du sport.
Neymar junior, jouant sans pression, n’a pas arrêté de se blesser.
Il n’est plus qu’un produit économique car pour beaucoup d’ignorants, la notoriété suffit à rendre star. Voir toutes les baudruches du PAF mises en avant.
Affaire à suivre. Evidemment, comme dirait France Gall, avec Michel Berger.

Connaissez-vous Yanny Hureaux ?

18.07.19 | par morlino | Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR

Une pincée de Vialatte, un trait de Nucéra, un autre de Pagnol, deux gouttes de Blondin, plus un zeste de Giono, et vous obtenez Hureaux.


Né le 4 décembre 1939, Yanny Hureaux est le Louis Nucéra des Ardennes. Le Niçois connaissait les Alpes Maritimes par cœur. Yanny Hureaux connait aussi bien les Ardennes. Au lieu de lire les inepties des livres sans aucun intérêt, mieux vaut puiser dans la malle aux trésors de Yanny. Loin de Paris souffle l’esprit.

Extraits de la bibliographie de Yanny Hureaux:

La haute chevauchée, La Manufacture, 1990
Bille de chêne, Une enfance forestière, Jean-Claude Lattès, 1996
Le Pain de suie, Jean-Claude Lattès, 1999; Le Livre de poche, 2002
La Prof, Julliard, 1972
La Petite, Julliard, 19744
Les Ardennes de Rimbaud, Didier Hatier, 1991
Un Ardennais nommé Rimbaud (Photographies de Gérard Rondeau, préface d’André Velter), La Nuée bleue/L’Ardennais, 2004

Ensemble de ses chroniques:

La Beuquette (2001-2010), Éditions des Falaises/L’Ardennais

Sur les Ardennnes:

Troublantes Ardennes , avec Alain Grillon, La Manufacture, 1989
Le guide des Ardennes , avec Nicolas Sachy, La Manufacture, coll. Guides de la manufacture, 1991, 1993
Ardennes vagabondes, Noires terres, 2007
L’Été de la Saint-Martin, Éditions de la Société des écrivains ardennais, 1969

En collaboration :

Marguerite Fontaine, résistante d’Ardenne : Journal de guerre : 1941-1945, avec Pierre Huardet et Eva Thomé, La Manufacture, 1989
Éloge de l’amante, avec Jean-Luc Pellaers, Cerises aux Loups, 2000.
Eva Thomé : écrivain et résistante d’Ardenne : 1903-1980, avec Jacques Vadon, Éditions de la Société des écrivains ardennais, 1982
Un coin de l’âtre : français et patois, avec Jean-Paul Cordier, Sopaic, 1979

Sur le football:

Sedan : une légende de football, 1948-2000, La Nuée bleue/L’Ardennais, 2000
Nicolas Sachy, prince de Sedan, La Nuée bleue/L’Ardennais, 2002

Ronaldinho, le meilleur brésilien du PSG. Loin devant Neymar.

17.07.19 | par morlino | Catégories: GRAND MONSIEUR, GOOOOL DO BRASIL !, PARIS SERA TOUJOURS PARIS

Ronaldinho incarnait la joie de vivre, la joie de jouer. Neymar, lui, est associé au monde de l’argent. C’est l’artiste contre le boursicoteur. On nous fait un flanc avec la dernière blessure de Neymar mais parle-t-on de la chute d’Alessandro De Marchi resté au sol, pendant le Tour de France le 14 juillet 2019 ? L’Italien souffre d’une fracture de la clavicule et de côtes, d’une contusion à un poumon accompagné d’un pneumothorax, en plus de nombreuses coupures.

On nous gave avec Neymar au PSG depuis deux saisons mais ce joueur n’est qu’un maillon du football business.
Niveau football, il est très loin d’un Ronaldinho, qui avait du talent de la tête au pied.
Ronaldinho représentait le jeu à l’état libre, à l’état pur.
Neymar représente un poids économique- 100 000 euros par jour- acquis au bout de dix ans grâce à une construction médiatique élaborée sur les réseaux sociaux.
La profession de Neymar ? Le célébrité, le vedettariat.
Il est comme Paris Hilton, Kardashian, Nabilla…
Neymar n’a plus besoin de jouer au football.
C’est Beckham après son départ de Man United.
Neymar envoie tous les jours une carte postale. Cela suffit à maintenir sa notoriété. Ainsi va le monde en 2019.
Neymar se blesse. Neymar opéré. Neymar convalescent. Neymar aime son père. Neymar à l’hôtel. Neymar dans une vidéo. Nice se dispute avec une fille. Neymar va-t-il revenir au PSG ? Neymar est malheureux en France. Neymar et sa fondation. Neymar blessé contre le Qatar. Neymar se teint les cheveux en blond. Neymar joue avec sa fondation. Neymar ceci. Neymar cela. A suivre.

Johnny Clegg (1983-2019), indissociable de Nelson Mandela

17.07.19 | par morlino | Catégories: GRAND MONSIEUR, HENDRIXEMENT

Il était né le 7 juin 1953, prés de Manchester.
Son destin l’a rapproché des Zoulous d’Afsud pour en devenir un.
Le Zoulou blanc avait beaucoup de talent.
Un des plus grands combattants de l’apartheid qui a œuvré sans cesse pour la libération de Nelson Mandela.
Morte le 16 juillet 2019, Johnny Clegg est un mélange de Dylan et Sting.
Il a voulu se fondre dans la communauté noire, emblème de la fraternité.
Grand musicien, grand poète, grand humaniste.
La mort a trop bon goût.

GP de Grande-Bretagne 2019 : King Lewis Hamilton bat encore Leclerc

15.07.19 | par morlino | Catégories: GRAND MONSIEUR, BEHRA, FANGIO, SENNA & NORTON

Dimanche 14 juillet 2019
Grand Prix de F1 de Grande Bretagne

Podium de la course
1er Lewis Hamilton, Mercedes
2e V. Bottas, Mercedes
3e C. Leclerc, Ferrari

Classement du meilleur pilote
1er Hamilton, 223 pts
2e Bottas, 184
3e Verstappen, 136

King Hamilton a encore gagné ! Son 7e GP en dix disputés.
Les plumitifs et autres aboyeurs qui n’ont de cesse de lui préférer Charles Leclerc, le natif de Monaco, cette favela pour milliardaires, doivent se faire une raison: Hamilton n’a pas abdiqué, il est là et encore pour longtemps.
Les médias ne cessent pas de dire qu’il est mal aimé en Angleterre.
C’est vrai mais une explication s’impose.
En France, si on n’a pas C+, impossible de voir la F1.
En Angleterre, c’est pareil: la F1 n’est plus sur la BBC généraliste donc il faut s’abonner sur le privé.
Les Anglais ne voient plus courir leur champion.
Ils ne sont plus informés que par les réseaux sociaux. Alors, ils se disent: “Hamilton ? Pouah! Il passe son temps dans les défilés de mode…”
Ils confondent Hamilton avec Neymar !
Tant pis eux ! Hamilton est un vrai champion comme Federer, Djokovic, Nadal, Messi et Ronaldo. Ils gagnent ou perdent mais ils assurent. Rien à voir avec les vedettes préfabriquées, comme Neymar ou le boxeur Yoka qui ne font vibrer que les portes du stade que se referment sur eux.

Wimbledon 2019: Djokovic gagne devant Federer qui ne fut pas un perdant

15.07.19 | par morlino | Catégories: BALLES NEUVES, GRAND MONSIEUR

Dimanche 15 juillet 2019
Finale de Wimbledon
Novak Djokovic - Roger Federer
(7-6, 1-6, 7-6, 4-6, 13-12)

Il y a autant de différence entre le match Federer-Djokovic et le combat de boxe Dimitrenko-Yoka qu’entre une rose éclatante et une fleur en plastoc. Le combat de boxe du 13 juillet 2019 fut la négation du sport. Le vrai combat de boxe ce fut Djokovic contre Federer alors que sur le ring ce fut du catch de très mauvaise qualité, encore un match de pacotille dont on connait la fin avant le début.
A Wimbledon, on a vu du vrai sport: Djokovic fut à l’image de sa mère qui pendant tout le monde a conservé le poing fermé à hauteur du visage pour montrer à son fils qu’il ne fallait rien lâcher. Cette rage maternelle crevait l’écran. Djokovic fut à belle école. Quand on a une mère de cette trempe, on file droit et on est un combattant né. Les Djokovic savent d’où ils viennent.
En face, Federer n’a rien du parvenu, ou du bien-né. C’est un compétiteur de la plus grande espèce. Un géant du sport avec Pelé et M. Ali. Trois phares éternels.
Federer et Djokovic ont été exemplaires, hormis une saute d’humeur du Serbe qui se manifesta contre la chaise de l’arbitre.
Le match a trouvé son issue dans le 1er tie-break décisif de l’Histoire en simple au cours du dernier set de la finale de Wimbledon.
Djokovic a conservé son titre de 2018 devant Federer vainqueur en 2017.
Djokovic a gagné son 5e Wimbledon devant Federer qui en a gagné 8. A eux d’eux, ils pèsent 13 Wimbledon.
Ce match a été héroïque, et donc historique comme le célébrissime Borg-McEnroe du XXe siècle.
Ce fut comme un match de football avec plusieurs prolongations en forme de tie-break. Les trois tie-break du match furent gagnés par Djokovic. C’est dire la rarissime conjonction entre forme, mental, précision et tout le reste à l’unisson.
Federer a eu des sursauts d’orgueil comme lors du 2e set, une vraie promenade de santé.
Federer a cédé à la fin mais il a eu deux balles de matchs ! Il n’a pas pu en concrétiser une seule.
On a assisté à un magnifique bras de fer.
Djokovic a eu parfois le bras qui tremblait tandis que Federer a donné des points car il a voulu abrégé des échanges par peur de les perdre inéluctablement.
Les deux champions ont eu tour à tour des passages en leur faveur et d’autres moins bien, selon l’intensité de l’un ou l’autre.
Ce fut du tennis de très haute volée. Un mach inoubliable, d’anthologie.
Deux êtres humains de haut calibre.
Federer et Djokovic ne jouent pas pour l’argent, à l’inverse de Neymar qui ne pense qu’à ça, guidé par son père victime de l’appât du gain. Neymar père vit à travers son fils.
Les pères (Federer et Djokovic) ont une autre mentalité: ils n’interviennent pas et surtout ne traitent pas leur fils comme une vache à lait.
Djokovic arrive à s’immiscer dans le trou de souris laissé par Nadal et Federer.
Au total, il y a trois monstres sacrés dans le tennis au même moment.
A la fin du match, Djokovic n’a pas sauté en l’air. Aucun triomphalisme. L’élève n’a pas battu le maître car il s’agit de deux maîtres.
Avec une belle dose d’humour, Djokovic s’est agenouillé pour manger de l’herbe, comme il aime le faire (genre le pt Borelli du PSG qui embrassait le gazon du Parc des Princes). Quel showman !
Oui, du grand art.
Merci messieurs, et honte aux tennismen français qui à part compter leur argent dans les coffres en Suisse ne sont bons à rien.

20 h Foot, CNews/ 12 juillet 2019: les fans de l'Algérie, Griezmann, Neymar...

13.07.19 | par morlino | Catégories: LA REVUE DE STRESS

Il s’agit de la dernière émission de la saison.
Julien Pasquet présentera l’émission pour la saison 2019-2020, dès le vendredi 30 août 2019.
Mon blog continue tout l’été, of course.

Les dernières provocations: Neymar considère que la victoire du Barça contre le PSG est son plus grand souvenir. Et avec son père, il met en avant une photo où tous les deux portent l’écusson du Barça. 100 000 euros par jour pour tout ça. Le plus grand paradoxe ? Neymar fait gagner de l’argent au PSG sans jamais jouer. Comme un écrivain ferait fortune sans jamais publier un livre.

Neymar, Ballon d'or des réseaux sociaux (suite)

11.07.19 | par morlino | Catégories: ANTI-FOOTBALL

Le feuilleton se poursuit. Tous les médias annoncent le départ du footballeur-pipole, plus tendance Rami que version Socrates. Ni lui ni son père ne démentent. Neymar abîme le football quand Garrincha le servait.

Alors que la reprise de l’entraînement du PSG a eu lieu, Neymar lui s’amuse avec ses copains.
Dans du sable, il n’y a pas pire pour les chevilles !
On sait que les siennes sont enflées, tellement enflées qu’elles ne peuvent plus passer par les portes du Parc des Princes.
Le Brésil a gagné la Copa América sans lui. C’est dire combien il est important.
Neymar peut dire merci à Pelé et Garrincha, Socrates et Zico, Romario et Ronaldo.
S’il amasse les euros c’est grâce aux anciens qui ont servi le football, eux.
Lui se sert du football depuis 10 ans, étant la vache à lait de son père.
Quitter le PSG pour Barcelone, cela se comprend, mais pas l’inverse.
Neymar est dans la position d’un écrivain qu’on met au sommet alors qu’il ne publie rien.
Il serait en retard pour œuvrer dans sa fondation. Parce qu’en plus d’être un Kardashian du sport, il est aussi l’abbé Pierre !
Le grotesque s’ajoute au grotesque.
Pour lui, la L1 cela revient à faire du beach soccer.
Quel club peut lui donner 100 000 euros par jour ?
Aucun et c’est pour ça qu’il est au PSG.
En 5 ans, son séjour à … Bougival - où il n’est quasiment jaùmais- doit lui rapporter 180 M€.
Neymar n’entre pas dans les 100 plus grands joueurs de tous les temps.
C’est une péripétie dans l’Histoire.

Les 50 ans du Festival de Woodstock (1969-2019)

10.07.19 | par morlino | Catégories: GRAND MONSIEUR, HENDRIXEMENT

Il y a 50 ans. Hier. Nous étions jeunes. Le tout c’est de le rester. Vivre vite et mourir jeune, c’est un slogan idiot. Vivre vieux et rester jeune, voila le bon axiome. On ne revient jamais. On n’a droit qu’à un tour de piste. C’est mieux que rien.

Vendredi 15 août 1969
Richie Havens
Swami Satchidananda (courte invocation au début)
Sweetwater
Bert Sommer
Tim Hardin
Ravi Shankar
Melanie
Arlo Guthrie
Joan Baez

Samedi 16 août 1969
Quill
Country Joe McDonald
John Sebastian
Keef Hartley Band
Santana
The Incredible String Band
Canned Heat
Grateful Dead
Creedence Clearwater Revival
Janis Joplin
Jefferson Airplane
Sly and the Family Stone
The Who

Dimanche 17 août 1969
Joe Cocker & The Grease Band
Country Joe & The Fish
Mountain
Ten Years After
The Band
Johnny Winter
Blood, Sweat and Tears
Crosby, Stills, Nash and Young

Lundi 18 août 1969
Paul Butterfield Blues Band
Sha Na Na
Jimi Hendrix

Le fiasco de Neymar au PSG (Suite et pas fin)

08.07.19 | par morlino | Catégories: ANTI-FOOTBALL

Neymar au PSG, le fiasco Neymar se poursuit. A présent, il ne va pas à l’entraînement au PSG. Dès son arrivée à Paris, j’ai anticipé son fiasco sportif parce que la presse a titré: “Un roi à Paris", et que son nom fut mis sur la Tour Eiffel. Roi ? Quel Roi ? Quant à son nom sur la Tour Eiffel ce n’était que de la com. Zidane a eu son visage sur l’arc-de-triomphe mais il venait de gagner la World Cup 1998.

Neymar est venu à Paris pour gagner la C1 et le Ballon d’Or. Il est très loin de ses deux objectifs. Il est surtout venu pour les 100 000 euros qu’il empoche chaque jour. Le contrat court encore sur 3 saisons. Voici la liste des plus récents (mé)faits qui contribuent au déclin sportif du joueur:

-Coupe du Monde 2018: roulades dès qu’on le touche. Il est la risée du monde.
-6 juillet: élimination en 1/4 de finale. Ejecté par la Belgique.
-Fin juillet: il pleurniche : “Je ne veux plus voir de ballon devant moi, je ne veux plus voir de foot".
-Décembre: 12e du Ballon … Dort.
-23 janvier 2019: nouvelle blessure. En 16e de finale de Coupe de France.
-3 et 5 mars: Guignol au carnaval.
-6 mars: insulte l’UEFA après la sortie du PSG en 8e de finale de Ligue des champions face à Manchester United. Neymar sans jouer écrit sur les réseaux sociaux: “C’est une honte! Ils mettent quatre gars qui n’y comprennent rien au foot pour revoir le ralenti. Qu’ils aillent se faire foutre.”
-26 avril: suspendu 3 matches en C1 2019-2020.
-28 avril: gifle mollement un supporter de Rennes.
-29 avril: l’entraineur du PSG (T. Tuchel) critique le comportement de Neymar: “Ce n’est pas possible de faire ça".
-10 mai: suspendu trois matches en France pour sa riposte au fan adverse.
-24 mai: absent au dernier match du PSG sans l’accord de son entraîneur;
-28 mai: la sélection brésilienne lui retire le brassard.
-Fin mai: frime sans cesse avec ses arrivées en hélicoptère pour les entraînements.
-1er juin: accusé de viol. Son clan riposte illico par “piège, machination".
-6 juin: se blesse avec le Brésil contre… le Qatar qui est son employeur au PSG !
-Juillet: le Brésil gagne la Copa America sans Neymar
-8 juillet: ne se présente pas à l’entraînement de reprise, du PSG. Son père dit que c’était prévu, sauf qu’entretemps, Leonardo a été nommé directeur sportif.
Parler de fiasco est même trop faible.
Depuis qu’il est à Paris, Neymar a régressé: aucune C1 et disparu du radar dans le classement du Ballon d’or.
Quand un joueur se croit plus grand que son club, il se met dans la position de la grenouille qui veut être plus grosse que le bœuf.

Architecture, de Pascal Rambert. Du Tchekhov discount

07.07.19 | par morlino | Catégories: LITS ET RATURES, LA MOUETTE DE TCHEKHOV

Sur le net, j’ai trouvé cette version des Trois Sœurs de Tchekhov. Avec ici des acteurs de haut parage, de vrais acteurs, pas des mannequins du PAF. Tout tient la route. Rien n’a vieilli. Cela sonne juste. Du talent partout et tout le temps.

Samedi 6 juillet 2019
En direct, France 5
Festival d’Avignon
Architecture, de Pascal Rambert

Un artiste doit maintenir éveillé son lecteur, son spectateur, son auditeur. Un œuvre doit transformer en interlocuteur celui qui se retrouve face à face avec elle. C’est une question de partage. Architecture exclut le (télé)spectateur qui est de trop. Ce genre d’entreprise n’est que de la simple production de spectacle comme disait Jean Genet. Rien à voir avec l’art. Ces gens-là “montent” une pièce, comme ils disent. Ensuite, ils montent sur scène mais n’y entrent. N’est pas Charles Dullin ou Louis Jouvet qui veut. La présence ne s’apprend pas dans les cours. On ne trouve pas dix Jacques Copeau ou dix Firmin Gémier par siècle.
Depuis la mort de Strehler, Vitez, Gruber et Chéreau, le théâtre français a disparu de la circulation. Où est la relève ? A part Alain Françon, rien.
Par curiosité, j’ai regardé à la télé - pas jusqu’à la fin: je ne suis pas masochiste- Architecture programmé au Festival d’Avignon, en direct. Jean Vilar s’est sans doute retourné dans sa tombe. Vilar le fondateur du TNP et du Festival d’Avignon attira au théâtre les gens qui d’habitude pensaient en être bannis. Architecture, au contraire, c’est un bouclier contre les ouvriers. Ne sont convoqués que les lecteurs/auditeurs de Radio France, Télérama, Inrocks, Libé (1) et Le Monde. Ceux qui ignorent que Louis Aragon logeait dans un appartement issu du parc immobilier de la galaxie du Premier ministre.
Sur scène, on voit des acteurs sans charisme. Très loin des virtuoses Philippe Clévenot, Jean Bouise, Raymond Jourdan, Gérard Desarthe, Jean-François Balmer, Dominique Valadié, Nada Strancar, Madeleine Marion, Bertrand Bonvoisin et Denise Gence, pour citer quelques-uns des très grands serviteurs du théâtre.
Les pipoles de la distribution d’Architecture disent un texte d’une faiblesse sans nom tant les mots y sont pauvres, mais sans le vouloir.
Pas un trait d’esprit, rien. Aucune grâce. Tout est à la fois lourd et insipide.
Les marionnettes désarticulées - très loin du choix santonesque de Claude Régy- ont toutes un ton donneur de leçons de monsieur et madame-je-sais-tout.
Ecrire demande surtout de retirer des mots au lieu d’en aligner.
Un grand écrivain écrit avec une gomme.
Tout ce tralala pour dire que le totalitarisme est une horreur. Surtout celui de droite, n’est-ce pas, comme si le pacte germano-soviétique entre Hitler et Staline était de la science-fiction.
La discours pompeux de ce théâtre-là veut nous dire que les fachos sont de retour en Europe - et ailleurs- comme si on ne le savait pas.
Tchekhov, Ibsen, Shakespeare, Molière disent beaucoup sans en avoir l’air.
Ecrire est un métier, pas une vocation.
Chez les contemporains, il n’y a que quatre auteurs: Bond, Vinaver, Th. Bernard et Handke.
Je me demande comment peut-on avoir la force pour écrire Architecture ?
Ce texte est la négation du théâtre. Du déjà vu et entendu mille fois et en mieux. Aucune trouvaille. Le vide créatif total.
Le théâtre politique peut être digeste s’il provient de Brecht.
En France, le plus authentique dans ce domaine reste Bernard Sobel. Dans les années 1980, il a proposé Edouard II de Christopher Marlowe, et Philoctète, de Heiner Müller qui sont deux phrases alors que le texte d’Architecture n’est même pas une luciole. N’y clignote que la prétention des gens dits de culture.
Les monologues de Bernard Zimmer, auteur totalement oublié, sont plus vivaces que ceux d’Architecture qui se fanent dit qu’ils sont prononcés.
Ce théâtre-là est totalement hermétique, même pas un laboratoire. Rien à voir avec les textes de Novarina et de Guyotat qui a donné au moins deux œuvres mythiques. Bernard-Marie Koltès, lui aussi, a su très bien dire ce qu’il avait à dire. Le théâtre écrit est de l’oralité à venir. Le théâtre qui n’est qu’une suite de mots ne passe pas la rampe. C’est d’autant plus vrai que le théâtre est le lieu par excellence où l’on entend le langage. Dès que l’entreprise est ratée cela nous casse les oreilles.
Antonin Artaud a lutté toute sa vie pour que plus personne ne monte sur scène pour bafouiller du verbiage vide du mystère de la création.
Sur le scène mythique du festival d’Avignon, je n’ai vu ni amour ni désamour. Je n’ai perçu que des gens qui semblent au premier de leurs répétitions tant ils ne savent pas ce qu’ils jouent. A l’horizon aucun sens de l’espace.
Cette assemblée familiale n’a pas la véracité de son équivalent dans La Mouette. Chez Tchekhov, on ne voit que des êtres humains qui ont tous ratés leur vie mais la force du texte consiste à ne parler que de la pluie et du beau temps. Tchekhov avait compris qu’il ne fallait surtout pas tenir de grands discours sur le sens de la vie. Idem chez Ibsen.
Donc, si vous aimez l’esprit, je ne vous dirige pas vers Pessoa, Aymé, Gary, Blondin, Audiard, Calet, Bove, Perros, Péguy, Woolf, Wilde ou Prévert. N’en demandons pas tant.
Par rapport à Architecture, contentez-vous d’un livre d’Alexandre Jardin, Katherine Pancol, Christine Angot, Christian Signol ou Guillaume Musso, voire Jacqueline Monsigny, cela suffira.
Architecture renvoie aux films d’Olivier Assayas et d’Arnaud Desplechin. Des “artistes” étatiques. Des créateurs qui ont pignon sur rue parce qu’ils sont à la mode aux yeux des régents de la communication. Ils appartiennent au PAF actuel, en attendant l’indispensable verdict de la postérité.
Marguerite Duras, malgré ses divagations sur un fait divers, avait au moins l’élégance d’avoir un univers.
Architecture est-ce du théâtre intellectuel ?
Si oui, je veux rester idiot, inculte et me contenter de Boeing-Boeing !
Je préfère rester ignorant plutôt que de me laisser enfumer l’esprit.
A tout choisir, j’aime plus Les Tontons flingueurs de Georges Lautner que La Chinoise de Jean-Luc Godard.
L’art c’est Mozart, Lautréamont, Rachmaninov, Welles, Miles Davis, Fellini, Pasolini, Hendrix.
Le peu que j’ai vu d’Architecture m’a fait l’effet de recevoir 50 enclumes sur la tête. Quand je vois Philippe Caubère, je quitte la salle en apesanteur.
La création est une affaire de générosité. D’un total don de soi.
Il n’y a pas de théâtre engagé ou de théâtre de boulevard, il n’y a que du bon ou du mauvais théâtre.
Le théâtre est aussi rare que le football, la musique ou de la littérature.
Le vie est déjà trop souvent lourde pour ne pas en rajouter sur scène.
L’art est un miracle créatif. De féérie spirituelle, et non pas du salmigondis préfabriqué à l’air du temps.
On peut voir 100 matchs de football sans voir 1 minute de football.
Dans Architecture, je n’ai pas vu une seconde de théâtre.
Quand la culture est barbante, les gens fuient la culture.
Exemple, jeudi 4 juillet 2019 , TF1 est arrivée en tête de l’audimat avec Mais où est donc passée la 7e compagnie? : 4,7 millions de téléspectateurs, 25,4 % de part d’audience. France 3 avec La Soupe aux choux :1,7 million de téléspectateurs (9,5 %). France 2: Le Grand Échiquier a rassemblé 1,4 million de personnes (9,9 %). (Le premier numéro, en décembre 2018, avait attiré 2 millions de téléspectateurs (10,5 %) tandis que le second avait réuni 1,6 million de personnes (9,9 %) en mars 2019.
On peut dire que le gros du public se laisse aller à la facilité. C’est vrai mais lui imposer Architecture serait lui faire subir une séance de torture prolongée.
Le Grand Echiquier nouvelle version est une fausse bonne idée: il manque le tact ludique de Jacques Chancel. Et surtout les invités ne font que du service après-vente. Ils viennent vendre leur “actualité” alors que Raymond Devos, Lino Ventura, Paul Tortelier ou Georges Brassens se contentaient de passer un grand bon moment avec les spectateurs. Peut on partager sans nécessairement vendre ? Pourquoi être obligé d’entourer la pianiste Khatia Buniatishvili d’un aéropage d’histrions ? Ah ! pour alpaguer un maximum de téléspectateurs comme on installe un tue-mouches.
La culture est un cadeau à son semblable, pas un pensum.
L’art doit nous améliorer et surtout pas rajouter à la médiocrité ambiante.

PS: impossible de trouver l’audience tv de la retransmission. Nulle trace de l’audimat. 500 000 foyers à 22 h 45 mais 500 à 1 h du matin ? On est tenté de penser au fameux: 1 000 000 selon les organisateurs et 1 00 000 d’après la police. Quand on voit ce spectacle, on comprend pourquoi le football a autant de succès. J’ai pensé à ce que m’a dit Fernand Ledoux. Lors d’un spectacle auquel il participait, l’un de ses partenaires s’est approché au bord du proscenium pour dire au public mécontent: “Vous savez, ce que nous jouons n’est pas de nous…”

(1) Evénement ! Libé dézingue la pièce: https://next.liberation.fr/culture/2019/07/05/architecture-avignon-en-etat-d-emphase_1738241

JOÃO GILBERTO (1931-2019) est mort à Rio

07.07.19 | par morlino | Catégories: GRAND MONSIEUR, GOOOOL DO BRASIL !, HENDRIXEMENT

L’immense artiste brésilien Joao Gilberto, l’icône planétaire de la bossa nova de The girl from Ipanema, est mort à 88 ans, samedi 6 juillet 2019 a déclaré son fils Joao Marcelo.
Parmi ses créations historiques: Desafinado, Garota de Ipanema, Chega de saudade, Rosa Morena, Corcovado, Aquarela do Brasil, .
Le monde vient de perdre un homme-oiseau de la plus belle espèce.

Mon Poulidor, Jean-Claude Lamy. (Albin Michel)

06.07.19 | par morlino | Catégories: LITS ET RATURES, ANQUETILLEMENT

Poulidor appartient à la grande imagerie populaire de la France.

Dans un récent Festival de livres fait pour que les lecteurs rencontrent les écrivains, Jean-Claude Lamy a vite remarqué la présence de Raymond Poulidor. Ces kermesses littéraires convoquent autant les présentateurs sangsues de la télé que la dernière bimbo à la mode. La littérature y est secondaire. On vend des produits commerciaux, pas des écrivains. C’est la chasse à l’autographe, au selfie qui prouve la fausse amitié. L’apologie de l’idiot-visuel. Si on voit le bon côté des choses, on peut dire que cela permet de vendre des livres, donc c’est bien car cela permet de pouvoir encore lire, sous le manteau, Bove, Calet et Perros. Comme il n’y a pas de Beckett à l’horizon, Jean-Claude Lamy est ému par la présence de Poulidor, une icône des années 1960-1970, cela lui a permis d’entamer sa recherche du temps perdu.
Poulidor lui sert de Boule de cristal. A l’intérieur, il revoit ses parents, sa famille, et surtout son enfance. Il plaque ses souvenirs d’adolescent sur toutes les étapes de la carrière de «Poupou» qui est tout sauf un perdant. Le livre de Jean-Claude Lamy appartient à la lignée des livres qui mélangent le voyage et l’érudition littéraire, dans la lignée de Valery Larbaud, Louis Nucéra et Michel Bernard. Ici la culture n’est pas un gadget comme les interventions de Jean-Paul Ollivier jadis à la télévision qui faisait office de guide touristique comme on place des écouteurs aux oreilles ignorantes qui visitent le Louvre. Jamais pédant, toujours ludique, Jean-Claude Lamy restitue son savoir, ses connaissances. L’édition est si parfaite qu’elle n’a pas besoin de photos inutiles, à part la couverture. En revanche, on trouve en fin de volume un précieux index des noms cités. Jean-Claude n’est pas peu fier d’avoir un lien avec Antoine Blondin qui a évité le jeu de mots sur Lamy… Au obsèques de Blondin, L’ami… avait précisé : «Même l’église était bourrée». Le livre de JCL est un très bel exercice d’admiration cioranesque.

-Mon Poulidor, Jean-Claude Lamy. Albin Michel, 204 p., 18 €

Le dézingage de Raymond Barre par Thierry Le Luron

05.07.19 | par morlino | Catégories: De GAULLE ET MITTERRAND SONT MORTS, GRAND MONSIEUR

Le Luron, Desproges et Coluche. Les insoumis ont eu une courte vie.

Ami, entends-tu le silence assourdissant de VGE ?
Il fait mal aux oreilles tant il fait du bruit.
Plutôt que d’invectiver un absent, ex locataire de Matignon, je préfère évoquer un grand Monsieur disparu dans l’indifférence général.
J’ai connu André Cane. Un maçon qui a construit lui-même sa maison au Cap-Ferrat, à la sueur de son front.
André Cane, quand il ne faisait pas son métier d’entrepreneur, écrivait sur les Alpes-Maritimes, sur Villefranche-sur-Mer, sur Beaulieu. Des livres historiques. Des ouvrages de références.
Il passait son temps dans les archives départementales, au musée Masséna.
Un homme exceptionnel. Il parlait le provençal, le niçois, le monégasque, le ligure, l’italien.
Il avait des mains de bâtisseur.
Un profil d’empereur romain.
Il dégageait une force incroyable. Une présence à la Gabin, à la Vanel.
Il méritait cent fois de vivre au Cap-Ferrat.
Je suis fier d’avoir été son ami.
Si j’avais vu l’ancien “meilleur économiste de France” je ne lui aurais même pas demander l’heure.
André Cane a servi le genre humain de la plus belle des façons.
Je suis on ne peut plus satisfait de n’avoir jamais apprécié celui qui rejoint le rangs des imposteurs de la République Française. De gauche et de droite. Le liste est longue, et hélas! pas close.
L’argent n’a pas d’odeur, dit-on.
Faux ! L’argent gagné par André Cane avait l’odeur de l’honnêteté.

[Post dédié à Louis Nucéra qui m’a fait connaître André Cane]

La vie secrète des mots et des choses, Alain Roussel (Maurice Nadeau)

04.07.19 | par morlino | Catégories: LITS ET RATURES

C’est l’époque des annonces pour les livres de la rentrée de septembre 2019. Parmi eux se glisse un livre à paraître en juin 2019. Pas facile d’être en librairie juste au moment où sont mis en place des bouquins pour la plage qui devraient être vendus avec de l’huile solaire bien grasse pour souligner l’absence de finesse qu’ils contiennent. Plus c’est vulgaire, plus cela se vend. Plus c’est nul, plus cela a du succès. Les torchons qui se vendent le plus concernent la santé ou le bien-être spirituel - quelle fumisterie !- car les gens ont très peur de crever. Un moine fils de… couche dans les officines du PAF pour vendre sa salade. Ainsi de suite. Le fils Jardin écrit comme la fille de Gainsbarre chante, c’est dire le niveau. Et que dire des broutilles signées par les deux anciens présidents de la si mal menée RF qui s’arrachent en librairie… Pourquoi les gens lisent-ils des âneries au lieu de se régaler avec des livres comme celui d’Alain Roussel ? C’est simple: moins on lit plus on est stupide. Il ne faut pas lire les produits en vogue qui sont signés par les gens de pouvoir (politique ou PAF): il faut lire Chamfort, Cioran, Perros, Calet, Joubert, Voltaire, Montaigne, Woolf, Péguy…
Chez Alain Roussel, tout est aérien, en apesanteur. Son livre est la catharsis du système éditorial estival. L’écrivain nous fait part de sa vision du langage, de la poésie logée au fond des mots que l’on utilise sans percevoir la force qu’ils ont. Cela revient à dire que pour faire du vert, il faut du bleu et du jaune. Sa façon d’ausculter les mots, de les décortiquer, de parler de leurs racines et de leur simple aspect consiste aussi, mine de rien, à nous rappeler que face aux gens nous devons agir de la même façon : regarder leurs yeux, leurs mains, leur manière de parler, de bouger. Bref, le contraire du selfie ! Ceux qui font des selfies renvoient à Hitler qui s’est fait prendre en photo devant le Tour Eiffel, comme si Paris était à lui. On a vu le résultat.
Les mots forment un pays qui s’appelle le langage. Nous sommes Français mais cela ne suffit pas. Pour bien comprendre notre identité, le mieux est de savoir ce que notre langue maternelle contient. Dès que j’ai commencé à lire La vie secrète des mots, j’ai pensé à Francis Ponge. J’ai donc été plus que content de lire en fin de livre toute une séquence consacrée à la “poignée de porte” parce que Francis Ponge a écrit qu’il plaignait les «grands de ce monde» qui n’avaient plus l’immense plaisir de tourner les poignées qu’un larbin tourne pour eux. J’ai rapproché Alain Roussel et Francis Ponge en raison de leur attitude face aux mots. Ponge s’est dispensé de nous raser avec des romans. A quoi bon une goutte d’eau dans l’océan ? Il s’est contenté de vous d’écrire un savon ou une huitre. De la littérature à l’état pur. Du rarissime. Du jamais lu. Une sorte de La Fontaine de ce qu’on ne regarde pas ou plus.
Alain Roussel passe en revue les mots phares du vocabulaire pour voir leur éclat, leurs limites s’ils en ont. Il met en lumière leur beauté, parle d’eux comme s’il s’agissait de personnes, de notes de musique ou de couleurs. Mot ? «De sexe masculin. Célibataire ». De mot à mort, il n’y a qu’un pas. Mort est aussi dans l’album Panini de la langue française vue et lue par le lexicographe excellentissime.
Nous sommes en compagnie d’un passionné qui classe les mots dans une sorte de filiation avec Georges Perec. Bien entendu, nous nous confrontons aussi à un inventaire à la Prévert. L’obsession de capter l’essentiel fait songer également à Jean Eustache qui frappé par l’à quoi-bon a fini par regarder des VHS des plus grands films au lieu de se lancer dans un nouveau tournage. Avec tout ce qu’il sait, Alain Roussel pourrait écrire un roman de haut parage. Il a choisi de faire des gros plans sur les mots. Il est dans l’attitude du cuisinier qui ne fait plus de plats, préférant expliquer aux convives la qualité de chaque légume et fruit.
Alain Roussel est un chef d’orchestre qui s’entretient avec chacun de ses musiciens devant le public pour que les gens retrouvent l’essentiel de leur personnalité et aussi les rouages qui composent leur moyen d’expression. Son livre est l’un des livres majeurs de 2019. Il aurait pu être écrit en 1350 comme en 4025. Hors du temps. Brûlant d’actualité permanente. Le livre de sa vie. La vie secrète des mots et des choses est un honneur pour l’édition. Maurice Nadeau, l’un des plus grands éditeurs du XXe siècle, serait fier de voir son nom associé à cet essai qui est un vrai coup de maître. Il y avait Les Mots, le meilleur livre de Jean-Sol Partre. Maintenant, il y a les mots d’Alain Roussel. Si vous ne devez lire qu’un livre cette année, lisez celui-là. Il contient tous les autres.

-La vie secrète des mots et des choses, Alain Roussel. Maurice Nadeau, 200 p., 19 €

Adrien Rabiot, passe de Neymar/PSG à Ronaldo/ Juventus Turin. Gros tacle au PSG !

02.07.19 | par morlino | Catégories: FORZA ITALIA !, PARIS SERA TOUJOURS PARIS

A la Juve, Rabiot repart de zéro. Il va devoir prouver. A chaque match. Il a le niveau pour s’imposer. Quand il fait un grand match, il est au four et au moulin. Rare de voir ça.

Le PSG a été incapable de faire resigner un contrat à l’un des plus brillants jeunes français actuels.
Résultat: Rabiot a signé à la Juventus sans payer un euro au PSG. Quelle gestion catastrophique autour d’un enfant du club.
Pendant ce temps, Rabiot empoche 10 M€ de prime à la signature.
Son salaire annuel pendant 5 ans: 7 M€, hors sponsoring.
La Juve fait une belle acquisition. Les mauvaises langues disent qu’il va être la doublure de Matuidi. Ce qu’il était à l’origine au PSG, vu son jeune âge.
A 24 ans, Rabiot a tout pour réussir dans le calcio.
Bonne technique, gros volume physique. Bon récupérateur. Bon relanceur.
Tout va se jouer dans la tête. S’il se regarde trop jouer, il échouera.
Il a en plus, une très grande élégance balle au pied.
Il va devoir se consacrer 100 % au football. Condition sine qua non pour réussir.
A Paris, il a gâché un an. Il est temps de rejouer au football.
La Juve ce n’est pas le PSG. Chaque match de la Juve est comme une finale.
Le Juve doit toujours gagner.
Adrien va voir la différence entre la désinvolture (Neymar) et l’hyper professionnalisme(Cristiano Ronaldo).
CR7 n’est pas du genre à marquer 4 buts contre Trifouillis-les-Oies avant de disparaître des radars.
Leonardo commence mal son arrivée au PSG qui perd un joueur qui aurait faire rester à vie au PSG.
Rabiot quitte le bercail français pour s’émanciper.
Sa mère, son agent, est toujours dans l’ombre.
Il y a un livre à faire là-dessus: Nadal et son oncle, Neymar et son père, Rabiot et sa mère. Jadis on avait Platini et son père, Noah et son père, sauf qu’ils n’intervenaient pas autant.

Les bons d’entrée : (von Meysenbug, Arnould de Liedekerk, Pierre Louÿs, Jean Sénac, Georges Le Fèvre, Chéreau, Paul Virilio, Patrick Corillon, Sempé, Pierre Billon). Les bons de sorties : (Hollande, Sarkozy, A. Jardin, Hermant, Kieffer, Ch. André)

01.07.19 | par morlino | Catégories: LITS ET RATURES, De GAULLE ET MITTERRAND SONT MORTS

A la manière de René Magritte.

Les bons d’entrée :

-Vitesse, Paul Virilio. Entretiens Stéphane Paoli. Insep/ Le Pommier/ Carnets Nord, 104 p., 8, 50 €. Réflexions sur la vitesse dans le sport. Cela vole haut.

-Le voyage en Belgique, Patrick Corillon. Bouquins, 1060 p., 31 €. Ici les guides s’appellent Hugo, Nerval, Dumas, Balzac, Verlaine… Le plat pays élève l’esprit.

-Mémoires d’une idéaliste, Malwida von Meysenbug. Edition présentée par Sandrine Fillipetti. Mercure de France, 695 p., 15 € 20. La vie trépidante d’une pionnière de l’émancipation des femmes qui a vécu presque centenaire (1806-1903). # Déesse.

-Talon rouge, Arnould de Liedekerke. La petite vermillon, 352 p., 8, 90 €. La vie haletante de Barbey d’Aurevilly, dandy réfractaire de la plus belle espèce.

-Une volupté nouvelle, et autres contes, Pierre Louÿs. L’Arbre vengeur, 120 p., 7 ,50 €. Curiosité qui annonce Peace and Love.

-Œuvres poétiques, Jean Sénac. Préface de René de Ceccaty. Postface de Hamid Nacer-Khodja. Actes Sud, 840 p., 29 €. Les vers tranchants d’un pied-noir oublié - ami pasolinien d’Albert Camus- qui fut assassiné fin août 1970 dans une cave à Alger.

-La croisière jaune, Georges Le Fèvre. Libretto/Phébus, 443 p., 11 €. La traversée de l’Asie sponsorisée par Citroën. Une expédition laboratoire qui servait aussi de publicité.

-Journal de travail, Patrice Chéreau. Edition de Julien Centrès. Préface de François Regnault. Actes Sud, 335 p., 25 €. Pour retrouver le dernier grand de la scène. Le souvenir de ses spectacles est plus fort que toutes les âneries présentes.

-Raoul Taburin, Sempé. Denoël, 108 p., 28 €. La poésie mélancolique d’un marchand de vélos qui ne sait pas en faire.

-Johnny, quelque part un aigle, Pierre Billon. Harper Collins poche, 160 p., 7,20 €. Le fils de Patachou rend hommage à son ami disparu. Aux fans, il offre un cahier de photos privées inédites.

Les bons de sorties :

-Les leçons du pouvoir, François Hollande. Le livre de poche, 504 p., 8,40 €. Radotage de l’ex passager du scooter.

-Passions, Nicolas Sarkozy. L’Observatoire, 368 p., 19 € 50. La littérature n’est pas une occupation pour oisifs.

-Le roman vrai, Alexandre Jardin. L’Observatoire, 320 p., 20 €. Le talent est-il héréditaire ? Vous avez 4 heures…

Mbappé, le phénomène, Arnaud Hermant. L’Archipel, 192 p., 15 €. Un bouquin pour bénéficier des retombées médiatiques du joueur surmédiatisé

-Une déflagration d’amour, Tina Kieffer. Robert Laffont, 264 p., 20 €. Gino Bartali a dit : «Le bien, tu le fais mais surtout tu ne le racontes pas».

-Le temps de méditer, Christophe André. L’Iconoclaste/ France inter. 19 € 90. Un CD en prime pour ceux qui sont penchés sur leur nombril.

Leclerc, poussé par les médias, perd devant Verstappen qui a beaucoup plus faim

01.07.19 | par morlino | Catégories: GRAND MONSIEUR, BEHRA, FANGIO, SENNA & NORTON, CRUYFFEMENT

La fin de course a été fantastique. La nouvelle génération fait vibrer comme aux grandes heures des années 1970.

Dimanche 30 juin 2019
Grand Prix de F1 d’Autriche
1er Verstappen, Red Bull Honda
2 Leclerc, Ferrari
3 Bottas, Mercedes
4 Vettel, Ferrari
5 HAMILTON, Mercedes

Classement du meilleur pilote de F1
1er HAMILTON 197 PTS
2 Bottas 166
3 Verstappen 126
4 Vettel 123
5 Leclerc 105

Classement des constructeurs
1 Mercedes 363 pts
2 Ferrari 228

La F1 est en pleine résurrection grâce à Hamilton et aux jeunes qui arrivent à se faire une place au soleil.
Hamilton domine tellement avec Mercedes qu’il a fallu le sanctionner sur tapis vert. 2e meilleur temps des essais il a été obligé de reculer sur la ligne de départ pour une histoire de gêne envers autrui. Pfffff….
Hamilton a néanmoins pris des points: 10 c’est mieux que rien.
Hamilton a tant de talent que Nico Rosberg a quitté la compétition après son titre de champion du monde 2017, tant il était rincé.
Lors du GP, Max Verstappen a donné une leçon de conduite à Charles Leclerc, le chouchou des médias. Le Monégasque a mené toute la course avant de craquer à la fin, comme d’habitude.
Ferrari s’est trompé: il fallait engager Verstappen. Le Hollandais est de la trempe des très grands.
Leclerc en plein apprentissage dégage de la peur, au volant.
Verstappen a plus faim.
Le Néerlandais, 21 ans, est le prochain crack de la F1 dès que Lewis Hamilton, 34 ans, se retirera.

Titre du Blog All

Ceci est la description longue pour le blog nommé 'Blog All'.

Ce blog (blog n°1) est en fait un blog très spécial! Il aggrège automatiquement tous les articles de tous les autres blogs. Ceci vous permet de suivre facilement tout ce qui est posté sur ce système. Vous pouvez cacher ce blog au public en décochant 'Inclure dans la liste des blogs publics' dans l'administration des blogs.

Juillet 2019
Lun Mar Mer Jeu Ven Sam Dim
 << < Courant> >>
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31        

powered by b2evolution free blog software