Archives pour: Janvier 2019

Henry peut insulter Lala mais Laurey ne peut pas chambrer Neymar

30.01.19 | par morlino | Catégories: ANTI-FOOTBALL

Faute avouée est à moitié pardonnée

Je n’avais pas signalé l’insulte de Thierry Henry en direction de Kenny Lala à la 43e minute de Monaco 1-5 Strasbourg le 19 janvier 2019 lors de la 21e journée de L1. Comme ce fut en fait son ultime match en L1 à la tête de Monaco, je suis passé à autre chose mais voilà que le Comité National de l’éthique [voir DERNIERES MINUTES EN BAS DU POST]s’apprête à rappeler à l’ordre Thierry Laurey, l’entraîneur de Strasbourg qui a déclaré a propos de Neymar après la défaite de son club devant le PSG (2-0), le 23 janvier:
“Il y a des moments où quand tu dépasses les bornes, il faut assumer. Je comprends que mes joueurs en aient marre quand on les nargue. Il a le droit aussi de se faire attraper.”
Si le manager strasbourgeois a reconnu les gestes du “génie” brésilien, il a précisé que le football ce n’était pas de la danse classique. Quand ces déclarations sont émises, personne ne sait si Neymar est gravement blessé ou pas.
Neymar aime faire des feintes. C’est très bien. Cependant, il prend beaucoup de risques et donc des coups en retour. Il est évident qu’il ne sait pas les éviter. Un joueur comme CR7 a simplifié son jeu pour moins risquer la blessure. Neymar lui joue comme à la plage. Cela revient à se mettre en danger face aux défenseurs adverses.
Neymar n’est pas un athlète, il a les chevilles très fragiles. Il est né comme ça.
Toujours est-il que le CNE épingle Laurey pour un chambrage en conférence de presse, lors de la Coupe de France. Et d’un autre côté le CNE ne dit rien sur Henry qui a dit en direction de Lala: “Putain de sa grand-mère” car il estimait que le défenseur strasbourgeois cherchait à gagner du temps à la 43e mn quand le score en était encore à 1-2, ce qui laissait de l’espoir à l’ASM.
On peut donc insulter avec une langue verte mais on ne peut pas “tacler” virtuellement. Deux poids deux mesures.
Résultats des courses: Neymar est de nouveau blessé. Le PSG use le Brésilien en L1 alors qu’il a été recruté pour la C1. L’an dernier, sa saison se termina en février. Cette année, en janvier. Le joueur est payé 30 M€ par an, suite à son transfert de Barcelone contre 222 M€. Fiasco total surtout si MU sort le PSG en 8e de C1.
A noter aussi, la défense mal placée de Gérard Houllier qui juge “très violente” l’éviction de Henry pour le remplacer par Jardim, l’ex ancien coach de Monaco qui a récupéré sa place.
Depuis son mise à l’écart, Henry fait silence radio. C’est la tradition dans ces moments où l’on dit que c’est mieux pour le club de se faire discret. En coulisses, on traite les questions d’argent avec les astronomiques indemnités.
Les insultes envers Lala ont mis en lumière le défenseur. Il a eu une page entière dans le quotidien sportif qu’il n’aurait jamais eue sans l’esclandre. Ainsi va la vie du PAF. Finalement, le “tacle” verbal de Laurey est considéré comme une faute parce que Neymar n’a pas fini le match.
Et qu’il n’est pas prêt d’en rejouer un.
Neymar a une très mauvaise assise au sol, il est tout le temps en train de sautiller. C’est très mauvais pour les chevilles. Ce manque de stabilité au sol est néfaste. Le Brésilien n’aime pas l’impact physique. Il voudrait un football exhibition sans duels. Un football de chambre. Tous les grands joueurs sont surveillés et donc chargés. Il faut savoir esquiver les agressions, exactement comme un boxeur. Neymar est très technique mais question force physique, elle est inexistante.

Dernière minute: officiellement, le CNE a distribué un rappel à l’ordre à Thierry Laurey. De son côté la FFF a décidé de convoquer l’entraîneur strasbourgeois devant sa commission de discipline. Les instances n’ont pas bougé le petit doigt pour convoquer Henry. Thierry Laurey, l’anti star par excellence, est 5e du championnat. Dans toute sa carrière, il n’a pas autant d’articles que Henry lors de sa nomination sur le banc de l’ASM.

Le Ha-Ha, David Kirby (Actes Sud),

28.01.19 | par morlino | Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR

Le Ha-Ha. Vous connaissez ? Il s’agit d’une tranchée qui divise les parcelles de terrain sans obstruer le paysage par une clôture. De loin, on peut donc profiter d’un paysage sans être heurté par une barrière disgracieuse. Ces tranchées sont des postes d’observation qui se transforment en piège si l’on ne fait pas attention. Cette allégorie illustre bien la poésie de David Kirby qui voit l’invisible. Le minimum syndical pour un artiste, sinon à quoi bon prendre la parole. La jactance il n’y a plus que ça. Tout le monde donne son avis sur tout le monde. Internet a aussi libéré la connerie. Les réseaux sociaux dans leur pire expression est une boîte à ordures, au propre et au figuré, au sale plus surement. C’est l’ère de Mme Michu. La fameuse ménagère de 50 ans ne veut pas se contenter de son rôle d’indicatrice pour régents de la communication.
Loin du magma du PAF, David Kirby se balade et note ce qui retient son attention au gré de ses humeurs. Grâce à lui, on apprend l’existence de Marie-Jean Hérault de Séchelles, né à Paris le 15 novembre 1759 et guillotiné sur place le 5 avril 1794. L’homme politique français, député de Seine-et-Oise à la Convention nationale, a notamment dit : «Dire à beaucoup de gens que l’on a de la réputation ; ils le répéteront, et ces répétitions feront réputation». Les écrivains sont des transmetteurs de bonnes paroles contre les grands maux. Cette sentence de Séchelles me renvoie à Emmanuel Berl qui disait qu’il suffit de répéter sans cesse que l’on est un grand écrivain pour que les autres le croient. Ses amis Jean Cocteau et André Malraux avaient passé leur vie à agir de la sorte. Il fermait les yeux sur la stratégie de la marionnette car tous les deux savaient que c’était en fait Berl le véritable écrivain.
Dans ce recueil de poèmes en prose, j’ai vu aussi en surimpression Philippe Soupault quand je suis tombé sur ce vers : «Les amis, la poésie est une puissante saloperie (…) : elle peut vous guérir ou vous tuer ». Tuer ? Si l’on est repéré par des fachos. J’opte plutôt pour la guérison. Soupault considéré la poésie comme «l’acide le plus violent qu’il connaisse». Quand les Vichystes l’ont mis en prison, il a déclaré : «Enfermé, je suis resté libre grâce à la poésie ».
David Kirby lui non plus n’est pas enfermé dans le conformisme. Il avance, regarde et ne montre jamais. Le compagnon idéal pour ne pas faire du tourisme. Mieux vaut voyager. Pour lui, le trajet compte autant que la destination, et même plus. Il ne faut pas perdre une miette. Dans un pain, les petits éclats de la croute ont plus de goût que la mie.
Dans la mie, on entend l’ami, et cela tombe bien.

-Le Ha-Ha, David Kirby. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Christian Garcin. Actes Sud, 100 p., 15 €.
Site officiel du poète: http://www.davidkirby.com/

Auteur du but décisif à Rome, C. Ronaldo au sommet de l'Italie

28.01.19 | par morlino | Catégories: FORZA ITALIA !, GRAND MONSIEUR

Dimanche 27 janvier 2019
21e journée de Serie A
Lazio Rome 1-2 Juventus Turin
But pour la Lazio: Emre Can (59e csc.)
Buts pour la Juve: João Cancelo (74e), Cristiano Ronaldo (88 p.)

Classement de la Serie A
1er Juventus Turin 59 points 21 m/ 19 2 0/ 43 12 + 31
2 Naples 48 21/ 15 3 3/ 19 18 + 21

Auteur de son 15e but en Serie A, C. Ronaldo poursuit sa conquête de l’Italie, avec vue sur la C1 2019.
Pendant ce temps, les médias - sauf en Italie- ne cessent pas de le massacrer: quand ce n’est pas pour les impôts escamotés par son agent, c’est pour son accusation de viol alors qu’en France, on ne pipe pas un mot sur un acteur et un cinéaste mondialement connus accusés de la même façon. Et que dire du trompettiste condamné que l’on présente toujours comme un as de la musique.
Deux poids deux mesures.
Ils l’ont même accusé d’avoir fait un selfie dans son avion privée dans le but de se moquer de la disparition tragique de Sala. Quelle honte ! Calomnie ! Une de plus. Et Gary Lineker était en première ligne des accusateurs publics. Lineker ? Son football n’a pas laissé plus de trace dans le football que le jet d’urine d’un chien sur une balustrade de l’ancien Wembley.
C. Ronaldo, mental d’acier, répond présent sur le terrain. L’As des As.
Travailleur acharné, athlète complet, il n’est jamais blessé. Pendant ce temps, Neymar est encore à l’infirmerie.
C. Ronaldo avait dit au Brésilien: “Si tu vas à Paris, tu ne gagneras plus jamais un grand trophée européen". Bien vu.
CR7 a réussi au Portugal, en Angleterre et en Italie.
Rien à voir avec Messi qui biberonne toujours au Barça.
Neymar, lui, est plus doué qu’intelligent. Son hygiène de vie l’empêche d’être constant.
C. Ronaldo né en 1985 se consacre 100 % au football.
Le Portugais est motivé comme un débutant.

PS: le 30 janvier 2019, la Juve avec CR7 a été éliminé de la Coupe d’Italie en quart de finale à Bergame, 3-0. Le gardien polonais de Juve, ex goal d’Arsenal, a prouvé une fois de plus sa médiocrité. Szczęsny dans la cage, c’est assurément un match portes ouvertes pour la Juve. Le maillon faible saute aux yeux. Difficile de remporter la C1 avec une passoire au poste de gardien. Vendre Buffon pour prendre Szczęsny cela reste une énigme.

Le "débutant" Patrick Vieira a installé Nice dans le Top 10 de la L1

27.01.19 | par morlino | Catégories: LE GYM E BASTA, GRAND MONSIEUR

Samedi 26 janvier 2019
22e journée de L1
OGCNice 2-0 Nîmes
Buts pour les Aiglons: Atal (41e), Saint-Maximin (54e)

OGC Nice : Benitez - Atal, Hérelle, Dante ©, Sarr - Danilo, Tameze, Cyprien (Walter 62e) - Sylvestre (Myziane 71e), Ganago (Lees-Melou 81e), Saint-Maximin.

Nîmes Olympique : Bernardoni - Alakouch, Briançon ©, Landre, Paquiez - Bobichon, Savanier, Valls (Ferri 61e) - Bouanga (Thioub 75e), Bozok (Ripart 61e), Alioui.

Classement à la 22e journée
1 Paris 56 20/ 18 2 0/ 66 11 + 55
2 Lille 43 22/ 13 4 5/ 36 22 + 14
3 Lyon 40 22/ 11 7 4/ 36 25 + 11
4 Saint-Etienne 36 21/ 10 6 5/ 32 25 + 7
5 RC Strasbourg 35 22/ 9 8 5/ 38 25 + 13
6 Montpellier 35 21/ 9 8 4/ 28 16 + 12
7 OGC Nice 34 pts 22 m/ 9 7 6/ 18 19 -1

Pire attaque de L1 (18 buts) avec Reims (9e) et Amiens (18e), Nice a la 3e défense de France (19 buts) derrière Paris (10 buts) et Montpellier (16 buts).
Patrick Vieira fait du très bon travail avec un groupe de jeunes, plus l’expérimenté Dante qui a déjà laissé son nom dans l’Histoire du club comme l’un de ses plus grands défenseurs d’après-guerre.
Le Gym possède aussi un gardien de très grande envergure: Benitez.
Et les Aiglons ont recruté un jeune défenseur que beaucoup de clubs veulent déjà recruter: Atal. Quelle vitesse ! Quel aplomb !
Le duo Fournier-Rivère a beaucoup fait pour Nice: nouveau stade, centre de formation et recrutement réussi à 90 %.
Ils sont annoncés partant au profit d’un trentenaire.
L’avenir peut faire peur: Nice va-t-il pouvoir faire mieux qu’avec Puel, Favre et Vieira ou au moins aussi bien ?
Regardez la galère où s’est mis Monaco.
Nice fait une très belle saison.
Les prochaines journées s’annoncent grandioses: Lille-Nice, puis Nice-Lyon. Rien que ça !
Ensuite, Nice sortira deux fois de suite: à Angers et à Amiens.
Les Aiglons ont juste le temps de savourer avant de repartir de l’avant.
Patrick Vieira est un manager à 100 %. A l’inverse de Th. Henry qui a réagi à Monaco comme s’il était encore joueur.
Vieira est reparti de zéro, en ayant fait ses classes à City et aux Etats-Unis.
Chapeau !

Ole Gunnar Solskjaer fait renaître Man United

26.01.19 | par morlino | Catégories: THE RED DEVILS, GRAND MONSIEUR, PARIS SERA TOUJOURS PARIS

Le beau sourire de Solskjaer. Même à 90 ans, il aura l’enfance sur le visage. Un Doinel du football.

Mardi 12 février 2019
Manchester United-PSG

Les prochains match de Man United
29 janvier 2019: Man U-Burnley, Premier League
3 février: Leicester-Man U
9 février: Fulham-Man U

Les prochains matchs de Paris
26 janvier: PSG-Rennes, Ligue 1
3 février: Lyon-PSG, Ligue 1
9 février: PSG-Bordeaux

“L’assassin à la figure d’ange” a renvoyé Arsenal et Emery à leurs études:1-3, circulez, il n’y a plus rien à voir. Il fallait être à l’Emirates Stadium.
Mentalement, les Red Devils ont mangé les Gunners, toujours autant timorés. On les connait les Gunners, avec ou sans Wenger, ils n’ont pas grand chose dans le carafon. C’est à croire que leur vestiaire est plein de mauvaises ondes. Ils sont incapables de se transcender.
Depuis le départ de Mourinho, Man United a retrouvé des couleurs, les siennes: courage, volonté et fierté. Le maillot a repris son vrai poids: celui du prestige des anciens.
Avec Mourinho, il pesait des tonnes.
Sans lui, il a la grâce d’une plume au vent.
Les joueurs ont enfin compris derechef qu’il faut être heureux de jouer pour MU, plus heureux que les joueurs d’en face.
Contre Paris, voilà ce qui va faire la différence.
D’un côté, une immense institution.
De l’autre, une fabrication à coup de millions d’euros.

A cause de l’accident industriel Mourinho, Man United a rétrogradé au classement des clubs les plus riches dont il occupait la première place en 2017. Désormais, le Real Madrid grâce à Cristiano Ronaldo. (Il suffit de voir la débandade du Real depuis qu’il est parti pour être persuadé que sa présence était déterminante, comme elle est depuis à la Juventus Turin).

Classement de 2018:
1er Real Madrid: 750,9 M€
2 FC Barcelone: 690,4 M€
3 Man United: 666 M€
4 Bayern Munich, 629,2 M€
5 Man City, 568,4 M€
6 PSG, 541,7 M€
7 Liverpool, 512,7 M€

Arsenal 1-3 MU. Les Red Devils chassent Arsenal de la FA Cup par la petite porte

25.01.19 | par morlino | Catégories: THE RED DEVILS, ARSENAL N'EST PAS EN FRANCE, GRAND MONSIEUR

Vendredi 25 février 2019
16e de finale FA CUP
Arsenal 1-3 Manchester United
But pour Arsenal: Pierre-Emerick Aubameyang (43e)
Buts pour les Red Devils: Alexis Sánchez (31e,) Jesse Lingard (33e), Anthony Martial (82e)

Arsenal: Cech; Maitland-Niles, Sokratis (Mustafi 21e), Koscielny © (Ozil 64e), Kolasinac; Torreira, Xhaka, Ramsey; Iwobi (Guendouzi 74e), Lacazette, Aubameyang.
Freineur: Emery

Man United: Romero; Young ©, Lindelof, Bailly, Shaw; Herrera, Matic, Pogba; Lingard (Jones 87e), Lukaku (Martial 71ee), Alexis Sanchez (Rashford 71e).
Sur le banc: Grant, Dalot, Fred, Mata.
Entraîneur: Solskjaer

Après le match:
Emery ou Wenger c’est la même chose. Les Gunners sont toujours dépourvus de mental, de collectif. On s’ennuie à les voir jouer parce qu’ils s’ennuient quand ils jouent.
A MU, c’est l’inverse. Mourinho parti, tout MU revit.
A preuve, les Red Devils sont invaincus depuis 8 matchs.
L’équipe de la Maison Rouge a retrouvé de la confiance, grinta, don de soi.
Les talents répondent présent !
MU joue en contre. Elle laisse venir les adversaires, pour mieux les contrer.
Paris peut trembler car MU est devenu performant.

Avant le match:
Comme au bon vieux temps, on se retrouve.
Il y a de l’orage dans l’air.
Arsenal/ Emery a besoin de prouver qu’ils font une belle saison car le club n’est pas en C1.
Man United/ Solskjaer a besoin de prouver au monde que MU est de retour avant le 8e de C1 contre Paris.
Le combat promet.
Tiendra-t-il ses promesses ?
Sans Mourinho, MU est libéré d’un poids néfaste.
L’enthousiasme est revenu. MU n’a plus peur.
Arsenal n’est pas un grand club. Un grand club a dans sa vitrine au moins une C1.
Depuis 1956, Arsenal n’a pas su en conquérir une seule.
Un bon club ce n’est pas un grand club.
MU est un grand club. Ne lui manque plus que de redevenir un bon club !

[Post dédié à Keane et à Vieira, le coach de Nice]

Lucas Pouille nous offre la finale rêvée Djokovic-Nadal à l'Open d'Australie 2019

25.01.19 | par morlino | Catégories: BALLES NEUVES, GRAND MONSIEUR

Djokovic a déjà 6 fois en finale de l’Open d’Australie. Nadal, une fois.

Vendredi 25 janvier 2019
1/2 finale de l’Open d’Australie
Novak Djokovic: 6| 6| 6
Lucas Pouille : 0| 2| 2

Laminé ! Inexistant !
Dès qu’il est entré sur le cours, le Français avait la mine du perdant.
Quand il est sorti du tunnel, il s’est retourné pour voir si le Serbe le suivait bien.
Ce fut la seule fois où Lucas Pouille fut le premier.
Battu à tous les niveaux, le Français n’a même pas fait illusion.
En 1/2 finale c’était la fin du voyage. On l’avait senti très vite, à part les deux ou trois premières minutes du match.
La différence entre Djokovic et Pouille est énorme. Cela revient à voir Barcelone-Lille.
Les deux tennismen ne boxent pas dans la même catégorie. Le Serbe est un virtuose.
Les tennismen français réussissent un grand match avant la finale puis ils s’écroulent.
Cela fait des décennies que ça dure.
C’est incroyable de voir qu’un classé 30e mondial ne semble plus savoir jouer devant le n° 1.
On aurait un enfant face à un adulte.
Tout simplement un champion mondial face à une vedette française.
La veille du match, le seul quotidien sportif français a mis en une Pouille: “L’Etoffe d’un champion".
Le lendemain, on pourrait titrer: Un champion qui manque d’étoffe.
Ce qui est fantastique, c’est que Djokovic va rencontrer en finale Nadal, dimanche 27 janvier 2019, à 9 h 30.
On voulait la voir, on va la voir.
Nadal-Pouille c’était couru d’avance.
Pour voir un Français vainqueur en Australie, il faut remonter à Jean Borotra. En 1928 !
Depuis plus aucun français n’est parvenu à l’imiter.
Aucun Français ne me donne envie de les encourager.
La vieille rengaine: l’important c’est de participer. Très peu pour moi. Je suis Anquetilien pas Poulidoriste.
Djokovic, Federer et Nadal, sont trois champions d’exception.
Ils sont humbles dans la victoire quand les français restent arrogants dans la défaite.

A Monaco, Henry, c'est fini (déjà) !

24.01.19 | par morlino | Catégories: ANTI-FOOTBALL

Henry, fiasco total à Monaco !
L’ex Gunner a été débarqué de l’équipe première, remplacé par F. Passi.
Il est évident que la mayonnaise n’a jamais prise.
Il enchaînait les mauvais résultats.
Bombardé entraîneur à l’ASM alors qu’il n’avait été qu’adjoint avec la sélection belge.
Si on est gentil, on dira que Henry a hérité d’une équipe dont il n’avait pas choisi un seul joueur.
Si on est plus dur, on dira qu’il est encore trop joueur et pas assez coach.
Quand ça a viré au vinaigre, il a dit qu’il lui faudrait peut-être songer à reprendre une licence. Ce qui voulait dire que son effectif n’était pas brillantissime.
Son discours n’est-il jamais passé ?
Toujours est-il que sa première expérience de coach est un échec sur toute la ligne.
Son intronisation ne fut qu’une kermesse médiatique.
Sur la pelouse, on n’a rien vu.
Les joueurs erraient dans le vide. Pas de grinta.
La prochaine fois, Henry devra participer à un projet loin de la précipitation.
Sur le banc, son attitude n’était pas assez humble.
L’ASM ce n’est pas Barcelone ou Liverpool.
Il n’entraînait que Monaco. Pas la bonne attitude.
On sentait qu’il abîmait son image.
Il y a 48 h, l’ancien coach, Leonado Jardim, a confié qu’il reviendrait un jour à Monaco.
Climat peu propice à la bonne ambiance.

A lire:
http://www.actufoot.com/national/thierry-henry-a-t-echoue-a-las-monaco/

1949-2019: les 70 ans de la mort de Marcel Cerdan

23.01.19 | par morlino | Catégories: SPECIAL MARADONA, CERDANEMENT

Emiliano Sala a perdu la vie dans un accident d’avion. La liste est longue, hélas ! Le chanteur Otis Redding et le pilote Graham Hill sont eux aussi morts dans un crash d’avion privé, en 1967 et 1975. Et comment ne pas penser aux joueurs du Torino et de Manchester United.

Marcel Cerdan, né le 22 juillet 1916 à Sidi Bel Abbès, est mort le 28 octobre 1949.
Lui a servi la boxe. D’autres s’en servent. La boxe ce n’est pas la bagarre contre les forces de l’ordre.
Tout comme le tennis ce n’est pas les sous-fifres du tennis qui se laissent corrompre pour une poignée de figues. Le tennis… Quand ses fausses stars se planquent en Suisse, les vrais losers parviennent à vendre leurs défaites.
Par un atroce destin commun avec Cerdan- et ses compagnons de voyage- Emiliano Sala est introuvable depuis qu’il a pris un avion privé pour rejoindre Cardiff, le 21 janvier 2019. Le coucou était un Piper Malibu, PA-46. L’ex Nantais n’était pas rassuré au moment du décollage, vu ce qu’il a confié à ses amis, par téléphone. Il a même confié sa “peur".
Le jeune attaquant argentin rêvait de jouer en Premier League, même dans un club mal classé pour y débuter. Il avait quitté Nantes pour ça.
Ce joueur de 28 ans sous médiatisé- qui franchit en France toutes les étapes du haut niveau- devient célèbre le jour de sa disparition.
Il dégageait la fameuse grinta argentine.
Un franc sourire.
Beau regard.

[Post dédié à Dennis Bergkamp]

Tout Brautigan chez Christian Bourgois éditeur

23.01.19 | par morlino | Catégories: LITS ET RATURES

Né en 1935, le poète est un membre de la Beat Generation seconde vague.
Un beatnik hors du temps.
Le tempo de la vie des autres ne lui convenait pas.
Richard Brautigan a décidé volontairement de quitter la planète dont la température ne lui plaisait pas. Sa sensibilité ne s’accordait pas à la bêtise du genre humain au point de ne plus pouvoir vivre. Il n’avait plus la faculté d’adaptation.
A force de peser le pour et le contre, on se retrouve avec deux lourdes valises qui nous clouent sur place. Ne plus voir que le négatif est le pire des systèmes.
Il se réfugiait dans la littérature qui soulignait encore davantage sa solitude. Ecrire seul pour finir devant des lecteurs qu’il ne comprenait pas toujours. Ne parlons pas des critiques spécialistes du renvoi d’ascenseur qu’il ne pratiquait pas.
On doit écrire pour vivre et non le contraire. Ecrire c’est comme une loupe.
Celle de Richard Brautigan avait la lentille de l’humour noir.

- Un privé à Babylone, traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Marc Chénitier. Christian Bourgois éditeur, 233 p., 8 €. Un détective vit tout par rêves interposés. La poésie à haute dose. Le romancier-nouvelliste-poète dépassait la dose prescrite. D’une chaussure perdue sur la chaussée, il en tire tout un roman.

-La vengeance de la pelouse, traduit de l’anglais par Marie-Christine Agosto. Richard Brautigan. Christian Bourgois éditeur, 210 p., 8 €
Une bonne soixantaine de textes genre polaroïds littéraires qui remontent aux années 1962-1970. Un retour sur l’enfance avec des anti-héros losers programmés. Humour grinçant.

-Un monstre des Hawkline, traduit de l’anglais par Michel Doury et Lorraine de la Valdène. Christian Bourgois éditeur, 208 p., 7 €. Un western tendance gothique avec deux jumelles qui veulent savoir qui a dézingué leur paternel. Le monstre est en fait un ectoplasme de derrière les fagots.

-Tokyo-Montana Express, traduit de l’anglais par Robert Pépin. Christian Bourgois éditeur, 320 p., 9 €. Un aller-retour incessant entre le Japon et les States sur fond d’ironie constante. La poèsie du no-futur. Paul Léautaud qui joue à David Crockett.

-Willard et ses trophées de bowling, traduit de l’anglais par Robert Pépin. Christian Bourgois éditeur, 176 p., 8 €. Trois histoires made in Brautigan, la noirceur des ratées. Bien plus drôles que les bourgeois dont on dit qu’ils occupent le haut du panier. Une langue véridique.

-Mémoires sauvés du vent, traduit de l’anglais par Marc Chénitier. Christian Bourgois éditeur, 168 p., 8 €. Il collait son oreille au passé comme si c’était le mur d’une maison qui n’existait plus.

-Un général sudiste de Big Sur, traduit de l’anglais par Marc Chénitier. Christian Bourgois éditeur, 188 p., 8 €. Deux amis dans un univers de frappadingues. Du rigolo tragique.

-Retombées de sombrero, traduit de l’anglais par Robert Pépin. Christian Bourgois éditeur, 188 p.,8 €. La vie de la corbeille à papier d’un écrivain. Y a rien à jeter !

-La pêche à la truite en Amérique/ Sucre de pastèque, traduit de l’anglais par Marc Chénitier. Christian Bourgois éditeur, 370 p., 10 €. Deux récits désenchantés par un crooner de la mélancolie viscérale qui condamne au surplace même dans un road-movie.

-Cahier d’un retour de Troie, traduit par Marc Chénitier. Christian Bourgois éditeur, 153 p., 8 €. Le dernier livre du poète avec plein de réflexions sur le temps qui reste à vivre. Ambiante glaciale comme le tombeau à venir. Il a devancé l’appel.

Le tabou des armes est levé au Brésil, le pays du football, de la samba et de la plage.

22.01.19 | par morlino | Catégories: LA REVUE DE STRESS

La politique brésilienne dominante n’a plus rien à voir avec la douce carte postale du Brésil et sa volonté démocratique prônée jadis par l’illustre Socrates.

Le président brésilien Jair Bolsonaro a signé, mardi 15 janvier 2019, un décret pour permettre la détention d’armes à feu.
Jair Bolsonaro a déclaré :
- «Le droit légitime à se défendre avec des armes et munitions». Si l’on a plus de 25 ans sans casier judiciaire.
Désormais, au Brésil, on peut posséder un fusil ou un revolver - et pourquoi pas un tank !- chez soi ou sur son lieu de travail, mais pas dans la rue et tous les autres lieux publics.
Les Brésiliens peuvent acheter quatre armes par personne, s’ils prouvent qu’ils ont un coffre pour les stocker.
Qui va laisser l’arme dans son coffre ? Vous imaginez dire à un cambrioleur: “Euh! Permettez-moi d’aller chercher mon flingue…”
60 % des Brésiliens étaient opposés à cette nouvelle loi.
Avec plus de 63 000 meurtres par an, le Brésil est l’un des plus violents pays au monde.
Le nombre des tués va sans doute progresser.

Adieu Marcel Azzola (1927-2019)

22.01.19 | par morlino | Catégories: GRAND MONSIEUR, LE CINEAC, AVENUE DE LA VICTOIRE, HENDRIXEMENT

Jacques Brel avec Marcel Azzola dans Vesoul.

On a tous dans l’oreille le son de l’accordéoniste Marcel Azzola (1927-2019).
Dans Mon Oncle et Playtime de Jacques Tati, l’accordéon, c’est le sien.
Ami de Jacques Brel, il accompagnait le chanteur: “Chauffe Marcel !", c’est pour lui.
Comme l’on dit, Azzola est sur la bande VO de nos vies.
Son père, maçon italien, avait fui le fascisme pour venir en France.
On reconnait le son d’Azzola comme la trompette de Miles Davis.
Une seule note nous suffit.
Le piano à bretelles n’avait jamais aussi bien porté son nom.
Azzola est lié au nectar de la chanson française: de Piaf à Brel en passant par Lemarque.
Aurevoir Monsieur.

Leader avec le Juve, King Ronaldo est déjà Roi d'Italie

21.01.19 | par morlino | Catégories: FORZA ITALIA !, GRAND MONSIEUR

Lundi 21 janvier 2019
Juventus Turin 3-0 Chievo Verone
Buts pour la Juve: Douglas Costa (13e), Emre Can (45e), Daniele Rugani (84e)

Classement
1 Juventus Turin 56 pts 20 m/ 18 2 0/ 41 11 + 30
2 Naples 47 pts 20 m/ 15 2 3/ 39 18 + 21

Avant le match:
Maltraité par les médias- sauf en Italie- Cristiano Ronaldo n’en finit plus de s’imposer dans le calcio qu’il a découvert pourtant qu’en été 2018.
Pendant ce temps des plumtifs se réjouissent de dire que CR7 va éviter la prison en Espagne parce que ses avocats vont payer une forte amende pour avoir placé de l’argent dans des paradis fiscaux.
Meilleur buteur de la Serie A (14 buts), il est leader et invaincu.
Ses détracteurs- un immense réservoir de jaloux- prétendent que ce qui lui arrive n’a rien de surprenant car la Juventus Turin dominait le Calcio sans lui.
Alors pourquoi le Real Madrid (36 pts) sans Ronaldo a-t-il 10 points de retard sur Barcelone ?
Toute cette polémique est grotesque.
Ronaldo est un très grand joueur quand Mbappé n’est pour l’instant qu’un bon joueur.
Le 21 janvier 2019, il va essayer de maintenir le cap: rester invaincu.
La Juve est le dernier grand club invaincu en Europe. Seul le PSG est sans défaite en championnat.
CR7 a une faculté d’adaptation hors normes.
Il a l’intelligence de vouloir jouer avec Dybala quand Messi l’a mis sur la touche en Argentine.
Messi est un enfant qui n’a jamais coupé le cordon ombilical avec le Barça.
Ronaldo est un homme qui fait sa route.
Tout le reste c’est de la mauvaise littérature.

Après le match
Invaincu après 20 journées, la Juve caracole en tête avec 9 points d’avance sur Naples.
Le match contre le dernier de Serie A s’est déroulé sans difficulté, avec une Juve très sérieuse qui n’a pas joué avec la suffisance afin de ne pas tomber dans le match piège.
A 2-0, Ronaldo a vu son penalty stoppé par le gardien adverse.
Qu’importe, la Juve ne risquait pas le 2-1.
La victoire 3-0 conforte le leader.
CR7 est superbement intégré dans la squadra turinoise.
Il est venu en Italie pour refaire gagner la C1 à la Juve.
Qu’on se le dise !

"L’homme qui croyait en sa chance", Marc Menant (Ramsay). Requiem pour Mermoz.

20.01.19 | par morlino | Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR

Mort à trente-cinq ans, l’aviateur Jean Mermoz,(1901-1936), héros de l’Aéropostale, surnommé l’«Archange», est souvent maltraité dans les livres d’Histoire car, fondateur en 1936 du Parti social français avec le colonel de La Rocque, on l’associe à tort à un activiste d’extrême-droite. Les ignorants qui la ramènent ne savent pas que les anciens Croix-de-Feu ont refusé le 6 février 1934 d’envahir la chambre des députés pour faire chuter la République.
«Personne - qu’il soit de gauche ou de droite- n’a pas approcher Mermoz sans l’aimer» a dit Emmanuel Berl sur le disparu au large de Dakar, le lundi 7 décembre 1936.(1) A la demande de Berl, directeur de Marianne- le vrai, pas celui de nos jours- Saint-Exupéry a écrit l’oraison funèbre de Mermoz en une de l’hebdomadaire, adversaire des journaux antisémites : «Tu es un camarade, avec tous ses défauts merveilleux que l’on aime. Et je t’attends pour te les jeter à la tête. Je ne veux pas te respecter encore (…) Pardonne-moi, je ne puis encore te croire parfait, de la perfection des morts ».
Le livre de Marc Menant est plein de l’enthousiasme communicatif qui est toujours omniprésent dans ses émissions radio ou télé. Le vibrant hommage qu’il rend à Mermoz et à tous les aviateurs de haut parage prouve qu’il est aussi bon à l’écrit qu’à l’oral. Pourquoi la presse s’enlise-elle dans la complaisance quand elle lance la quinzaine Houellebecq comme la quinzaine du blanc aux Galeries Lafayette au lieu de mettre dans la lumière des livres qui en diffusent tant ? Marc Menant rend justice à un parcours de vrai héros. Jean Mermoz n’était pas un gugusse de pacotille qui recherchait la lumière des projecteurs.
Amateur d’émotions fortes, Mermoz a laissé sa peau dans sa soif d’absolu.
Le livre honore la mémoire de ceux qui ont fait voyager le courrier par la voie des airs. Cela ne me fait pas sourire à l’époque où il suffit d’un clic sur notre ordinateur pour faire passer un courriel de Rennes à Rio-de-Janeiro. Hier c’était l’époque des vieux coucous sans pressurisation. Quand Mermoz montait sans sa carlingue, il ne savait pas s’il allait en redescendre.
La première femme de la vie de Mermoz fut sa mère, comme pour nous tous. Marc Menant met le focus sur leur relation qui illumine son livre. On peut aimer sa maman sans besoin de convoquer un psychanalyste. Et encore moins quand il confie à sa mère qu’il est amoureux de Gilberte surnommée Betina, la fille d’un diplomate, qui l’aime aussi. Rien n’était simple car elle avait dix-huit ans. Presque une décennie de moins que l’amoureux plein de fougue comme son biographe dont le début de chaque phrase ressemble souvent au décollage d’un Latécoère : «Digne de l’apocalypse le démarrage des moteurs, pistons en cafouillage dans un tapage infernal, flammes impressionnantes en jaillissement des grilles de refroidissements, carlingue comme aux secousses d’un furieux tremblement de terre». Stylo ou micro, Marc Menant sait maintenir en haleine l’auditeur, le téléspectateur et le lecteur. Ce n’est pas parce qu’il n’a pas élaboré une marionnette médiatique ou qu’il n’a pas la casaque galligrasseuil que ses livres sont moins bien écrits que ceux de Philippe Labro.
Dans le Landerneau des Lettres, on ne parle que des livres dont on parle. Les chroniqueurs littéraires pissent souvent leurs copies là où d’autres sont déjà passés. Il est urgent d’aller en librairie fureter loin des « meilleures ventes » qui sont presque toujours les pires livres. Plus c’est vulgaire, plus cela trouve acquéreur. Combien sommes-nous en France à aimer la Littérature en marge des sentiers battus : 300 ou 3 000 ? Ceux qui achètent les primés déprimés agissent comme les buveurs de l’infect Beaujolais nouveau. Quand Marc Menant nous convoque à la mairie pour assister au mariage de Betina (20 ans) et de Mermoz (29 ans), le 23 août 1930, on croit être leur témoin tant on est proche d’eux. Miracle de la littérature, mieux qu’un film.
L’amitié est aussi au cœur du livre avec la présence de Joseph Kessel. La vodka y coule en cascade. Quand Kessel hurle «Dobri Tchass s’Bogom !» (Bonne Chance avec Dieu !), Mme Mermoz ne comprend pas un traitre mot du russe mais surtout elle voit un «poivrot» et non pas un des plus authentiques écrivains du XXe siècle.
Marc Menant serait bien inspiré d’écrire un tome 2. Quand on sait que la veuve de Jean Mermoz épousa en seconde noces l’ingénieur René Couzinet, l’un des meilleurs amis du disparu, on a envie d’en savoir plus d’autant que Couzinet se suicida après avoir tué sa … femme avant Noël 1956. La mort traverse tout le récit romanesque de L’homme qui croyait en sa chance. Allez-y voir, comme disait Philippe Soupault.

(1) Berl disait aussi la même chose à propos de Joseph Kessel.

-L’homme qui croyait en sa chance, Marc Menant. Ramsay, 237 p., 19 €.

José Who ? ose se comparer à Sir Ferguson

20.01.19 | par morlino | Catégories: THE RED DEVILS, ANTI-FOOTBALL, GRAND MONSIEUR

Samedi 19 janvier 2019
Manchester United 2-1 Brighton
Buts pour MU: Pogba (27e p.), Rashford (42e)
But pour les visiteurs: Gross (72e)

Dans une déclaration délirante, le Portugais chassé de Man United à coup de millions d’euros, ose s’attaquer à Sir Ferguson.
Il a énuméré des statistiques fastidieuses toutes à son avantage pour dire qu’il a gagné très vite des titres à l’inverse du mythique écossais.
La grande différence entre en eux ? Un seul est aimé quand l’autre n’est apprécié que par sa famille.
Mourinho n’a jamais formé un seul joueur. Le mercenaire n’entraîne que des grands clubs qui lui permettent d’obtenir des trophées. S’il était aux commandes de Dijon, il ferait quoi ? A Aberdeen, Sir Ferguson, lui, a remporté la C2.
Le talent du Portugais c’est d’utiliser celui des autres.
Son passage à MU n’a laissé qu’une seule trace: celle des pneus du taxi qui l’a conduit à l’aéroport.
Il n’a même pas dit aurevoir à Old Trafford.
Les trophées qu’il a gagnés à MU ne brillent pas.
La grande nouvelle pour MU ? Le retour de l’esprit du club avec Ole Gunnar Solskjaer chapeauté par Sir Ferguson qui n’aurait jamais dû quitter le club.
La mariée était trop belle pour Mourinho.
Depuis que Solskjaer l’a remplacé, MU ne perd plus aucun match: 6 victoires de suite en championnat, série en cours. Le club est sur les talons des trois clubs londoniens (Tottenham, Chelsea et Arsenal). Encore 15 journées pour avoir le temps de les dépasser afin de terminer sur le podium.
Mourinho a laissé MU distancer par ses deux plus grands adversaires: les Reds et les Citizens. La honte absolue ! On n’oubliera jamais José Who ? pour ça !

Auteur du but décisif contre l'AC Milan, King C. Ronaldo vient de remporter son 27e trophée

17.01.19 | par morlino | Catégories: FORZA ITALIA !, GRAND MONSIEUR

Mercredi 16 janvier 2019
Finale de la Supercoupe italienne
Juventus Turin 1-0 AC Milan
But pour la Juve: Ronaldo (61e)

Ronaldo poursuit sa route triomphale.
Depuis 2002, il collectionne les trophées.
Les journaleux aboient, CR7 passe.
Ronaldo est dans le top ten des dix meilleurs joueurs de l’Histoire.
Aucun français ne lui arrive à la cheville. Peut-être seulement pour lui cirer les crampons.
Sans CR7, le Real Madrid n’est plus qu’un vaisseau fantôme.
Avec CR7, la Juventus Turin croit enfin pouvoir remporter derechef la C1.

Palmarès de C. Ronaldo, 33 ans

1997–2003/ Sporting
Supertaça Cândido de Oliveira 2002

2003–2009/ Manchester United
Premier League 2007, 2008, 2009
FA Cup 2004
Football League Cup 2006, 2009
FA Community Shield 2007
UEFA Champions League: 2008
FIFA Club World Cup: 2008

2009–2018/ Real Madrid
La Liga 2012, 2017
Copa del Rey 2011, 2014
Supercopa de España 2012, 2017
UEFA Champions League: 2014, 2016, 2017, 2018
UEFA Super Cup 2014, 2017
FIFA Club World Cup: 2014, 2016, 2017

2018– /Juventus
Supercoppa Italiana: 2018

Avec le Portugal depuis 2003
UEFA European Championship 2016

Ballon d’Or
2008, 2013, 2014, 2016, 2017

EVENEMENT: Philosophie morale, Vladimir Jankélévitch.(Mille & Une Pages/ Flammarion)

16.01.19 | par morlino | Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR

Jankélévitch n’a jamais fait le trottoir pour alpaguer le lecteur comme tant d’imposteurs parmi ce que l’on ose appeler ses confrères. Lire Jankélévitch c’est passer de bons moments avec un ami qui nous veut du bien.

Quatre livres permettent de retrouver Vladimir Jankélévitch (1903-1985) qui est de la famille d’esprit de Voltaire, d’Emmanuel Berl et bien sûr de Montaigne, sans remonter à Socrate. On a rendez-vous avec l’intelligence quand on lit Jankélévitch, l’intelligence du cœur aussi et surtout, celle qui empêche de se perdre dans de nébuleuses pensées que plus personne ne comprend, à commencer par celui qui les diffuse. On doit donc lire le somptueux volume Philosophie morale qui comprend La Mauvaise Conscience (1933)et Le Pardon (1963) que l’on retrouve aussi en format de poche. 1175 pages aériennes et non pas indigestes. Voilà de quoi voyager dans tout ce qui fait ce que nous sommes sans savoir mettre des mots. Jankélévitch nous donne les siens pour y voir clair. Fulgurant ! Autre événement: Debussy et le mystère de l’instant nous permet de (re)découvrir le versant musical de la vie et de l’œuvre du virtuose. Philosophe et musicologue, Jankélévitch - pianiste à ses heures- a toujours conservé la fraîcheur de l’enfance. Nous sommes en face d’un poète sans poèmes.
Si audible, si perceptible, Vladimir Jankélévitch (1903-1985), brillant orateur, était un champion de la modestie, un maître en humilité. «Modeste ? Disons plutôt que je suis prudent et lucide ». Décidément, les plus grands résistants n’aiment pas parler de ce qu’ils ont fait pendant la guerre. Mobilisé le 1er septembre 1939, le lieutenant d’infanterie, blessé à Nantes, le 20 juin 1940, se prépare à entrer dans la clandestinité car il ne reconnaît plus la France qui l’a vu naître le 31 août 1903 à Bourges. Après la fin de la IIIe République, le brillantissime professeur de philosophie, reçu premier à l’agrégation, à 23 ans, ami avec Henri Bergson depuis 1923, apprend qu’il est révoqué, le 18 juillet 1940.
L’administration française nazifiée lui reproche d’abord de n’être pas un vrai français puisque ses parents médecins sont juifs russes – son père est le premier traducteur de Freud en France- et sa révocation de l’enseignement devient officielle après la promulgation du «statut des juifs». Totalement déchu de son identité, il s’engage fin 1940 dans un réseau de résistants. Pendant l’Occupation, de cachette en cachette, il s’active le mieux possible pour combattre l’ennemi, passe son temps à éviter les Allemands et les collaborateurs au service de la Milice.
La paix revenue, Vladimir Jankélévitch est nommé professeur à Lille. Dans «Les Temps Modernes», il publie, en 1948, un texte très violent sur la France sous le joug de Pétain à la mode hitlérienne : «La haute bourgeoisie parisienne est la plus intelligente, la plus méchante, la plus agressive et la plus corrompue de l’Europe». Quand il intègre la Sorbonne, en 1952, il ne se doute pas qu’il enseignera à Paris jusqu’en 1979 avec une parenthèse en Belgique. En mai 1968, au cœur de la révolte estudiantine, il déclare : «Les étudiants sont mes amis. Je vois des jeunes remarquables. Je reçois plus que je ne donne».
La simplicité est ancré dans le caractère du professeur : «Je n’ai pas la vocation. C’est une idée romantique. On a pudeur en à parler. J’aurais aimé être pianiste. Ce que l’on fait, il faut le faire le mieux possible. L’illusion selon laquelle on aurait pu faire mieux est un mirage. Je me méfie de ceux qui prétendent avoir la vocation vu qu’elle n’est que le fruit de circonstances». Toute sa vie, il a enseigné le mieux possible, jamais distrait par la mode.
Pourquoi a-t-il choisi d’être professeur de philosophie ? «Mon père m’a poussé dans la voie qu’il aurait voulu prendre. J’enseigne pour vivre ». Au niveau des droits d’auteur, il n’a pas «de quoi pouvoir acheter une paire de chaussures à sa fille». Ce qu’il aimait le plus c’était de parler seul à ses étudiants car dès qu’il fallait discuter à plusieurs son esprit se dispersait tant il se mettait à l’écoute d’autrui. Il ne soliloquait absolument pas : il était certain d’avoir «quelque chose à dire» pour le bien de tous sans forfanterie. «Je n’ai aucun message à délivrer. Je sais décoder ceux des autres : les imitateurs sont à fuir. Ce qui compte c’est la spontanéité, la sincérité. La fausse profondeur se reconnaît tout de suite». Pour Vladimir Jankélévitch, la seule façon d’être philosophe c’est de l’enseigner. «La philosophie, il faut en faire et non pas en parler. Ne jamais pérorer». Pour lui, la philosophie ne servait à rien du tout, par rapport à une fourchette qui sert à manger. La philosophie doit se vivre et surtout ne pas être défendue : «Les sourds, on les laisse !» Sur l’amour, il décline trois chapitres dont on se délecte: l’aventure, l’ennui et le sérieux.
A la mort de Martin Heidegger, en 1976, le résistant Jankélévitch ne participe pas au concert de louanges qui accompagne les obsèques de l’ancien membre du parti nazi : «Tout penseur doit savoir ce qu’il fait (…) Monsieur fait de la philosophie tranquillement dans son village et meurt dans son lit à quatre-vingt-six ans alors que les victimes de l’Holocauste sont en cendres depuis longtemps ». Si la philosophie doit nous conduire à devenir hitlérien sous prétexte qu’il faut faire manger sa famille, non merci. Jankélévitch a la dent dure avec les imposteurs. Outre ses qualités d’enseignant et d’écrivain, le remarquable pamphlétaire a cloué au pilori Heidegger que René Char avait accueilli chez lui, comme si de rien n’était.
Auteur d’une cinquantaine d’ouvrages sur la philosophie et la musique- il était aussi pianiste- le titre de son œuvre référence «Le Je-ne-sais-quoi et le Presque-rien » (1957) reste sa définition de la philosophie. Jankélévitch est l’homme des «frontières, des limites, des acrobaties». Il part de l’abstrait pour parvenir au concret. Et surtout pas le contraire, loin des intellectuels vaseux qu’il exécrait. Le philosophe était un humaniste de la dimension de Gaston Bachelard. Il n’aimait pas se voir à la télévision : «J’ai une voix prétentieuse d’écrivain de la NRF ! Une voix d’intellectuel de gauche !» Bel uppercut verbal.

-Philosophie morale, Vladimir Jankélévitch. Edition établie par Françoise Schwab. Mille & Une Pages/ Flammarion, 1175 p., 32 €.
-La Mauvaise Conscience, Vladimir Jankélévitch. Préface de Pierre-Alban Guinfolleau. Champs Essais, 290 p., 11 €.
- Le Pardon, Vladimir Jankélévitch. Préface de Laure Barillas. Champs Essais, 283 p., 11 €.
- Debussy et le mystère de l’instant. Vladimir Jankélévitch. Plon, 314 p.,21 €

Dictionnaire amoureux de l’Esprit français, Metin Arditi. (Plon/Grasset)

16.01.19 | par morlino | Catégories: LITS ET RATURES

Sacha Guitry ou l’esprit français dans sa plus belle expression. On le croit kitsch, mais il est toujours plus moderne qu’un rappeur du dernier cri.

Un Suisse pour parler de l’Esprit français ? Pourquoi pas. L’auteur, Metin Arditi, a l’humilité de reconnaitre que vingt mille autres que lui auraient pu écrire ce livre. Oui, vingt mille. Il n’y va pas avec le dos de la cuiller. Dès l’ouverture, il nous dit que pour fêter le dixième anniversaire de ses petits-enfants, il leur fait découvrir Paris.
Metin Arditi aime le français parce qu’il permet le mot juste, le bon mot qui fait “mouche". L’esprit français se pratique comme l’escrime. Cependant pourquoi diable (!) fait-il cet éloge sous la bannière de l’Académie française. Pour un Angelo Rinaldi combien de plumitifs casse-bonbons.
Ce dictionnaire n’est pas qu’une suite d’impressions sur X ou Y, il a nous apprend aussi des faits ignorés. Qui sait qu’en Allemagne, les lycées techniques n’existent pas ? Metin Arditi en profite pour égratigner l’élite française qui méprise le travail manuel, à en dégoûter les jeunes. Au point que le taux de chômage des 16-25 ans est très élevé dans l’Hexagone. Un politicien s’est même permis de dire à un journaliste qu’il était du «niveau d’un CAP d’ajusteur-monteur».
Quand on avance dans la lecture, on tombe sur les stars du Panthéon de Metin Arditi: Apollinaire, Charles Boyer (l’acteur oublié), Brassens, Jacques Canetti (le grand découvreur de la chanson française), son compatriote Blaise Cendrars (le plus Français des Suisses)… Concernant Céline, Metin Arditi penche pour le constat sans appel d’une «incapacité d’aimer». Rien n’est moins sûr car il aimait sa femme, Michel Simon et Arletty. Disons qu’il avait ses «têtes de turc». Il était antisémite comme on fait de l’albumine. Au rayon collabo, l’essayiste ne ferme pas la porte à Drieu dont il apprécié la veine romanesque.
Quand il évoque Jean Cocteau, on tombe sur cette appréciation : «sorte de Jean d’Ormesson avant l’heure par son affabilité (mais sans le charme ravageur de Jean d’O…)» Là, désaccord total : Cocteau avait beaucoup plus de charme. Quelle voix inoubliable ! Et les films de l’écrivain le plus médiatisé du pays ils sont où ? Obsédé par Jean d’O – on apprend pourquoi- Metin Arditi lui réserve une entrée et lui trouve toutes les qualités, à commencer par l’art de la conversation. C’est méconnaitre Anna de Noailles et Emmanuel Berl. D’Ormesson «roi de l’autodérision» ? Il ne fallait surtout pas lui dire qu’il vendait des livres comme d’autres des salades. Rien à voir avec la littérature. Par snobisme, il citait Guy Debord, son exact contraire.
Si Colette, Desnos, Diderot, Gainsbourg, De Gaulle, Guitry (Sacha), Péguy, Proust et Jules Renard sont présents, pas de place pour Paul Léautaud. Rousseau, oui. Voltaire, non. Jean Giono, oui. Pagnol, non. Queneau, oui. Vian- as pataphysicien- non. Marseille, oui. Raimu, non. Maurras, oui… Rabelais, non ! Piaf et Montand, oui. Chaval et Sempé, non. Les goûts et les couleurs ne se discutent pas.
Croiser Maurras ne nous rend pas fier d’être Français. Ouf ! il y a Mendès France. On se réjouit de saluer Prévert mais l’on est peiné de pas pouvoir saluer Tristan Bernard, Alphonse Allais, Georges Feydeau et Georges Perec.
Simone de Beauvoir est très bien servie, à l’inverse d’Evelyne Sullerot, immense dame du XXe siècle totalement zappée. Bien servie, sans rappeler la collaboration à Radio Vichy, et les jeunes filles redirigées vers son mentor JPS. De grands esprits sont rattrapés par le col de la chemise. Des insignifiants ont droit à la citation. Dans trente ans, il faudra rappeler leur CV car ils seront totalement oubliés, contrairement à Frédéric Dard, qui brille par son absence du livre.

-Dictionnaire amoureux de l’Esprit français, Metin Arditi. Plon/Grasset, 670 p., 25 €

Man United vainqueur à Londres! 15 points sur 15...

13.01.19 | par morlino | Catégories: THE RED DEVILS, GRAND MONSIEUR

OGS a inculqué l’esprit de solidarité à tout le groupe de Red Devils, juste en quelques séances d’entraînement. L’important c’était de chasser les nuisances. On savait d’où elles venaient.

Dimanche 13 janvier 2019
Tottenham 0-1 Manchester United
But pour MU: Rashford (44e)

Tottenham: Lloris ©, Trippier, Alderweireld, Vertonghen, Davies, Winks (Llorente 80e), Sissoko (Lamela 42e), Eriksen, Alli, Son, Kane.

Man United: De Gea, Young ©, Lindelof, Jones, Shaw, Matic, Herrera, Pogba (McTominay 90e), Lingard (Dalot 83e), Rashford, Martial (Lukaku 73e).
Sur le banc: Romero, Andreas, Fred, Mata.

Le nouveau MU est arrivé ! Qui peut le nier ?
Ole Gunnar Solskjaer fait du neuf avec du vieux.
Paris est loin d’être en 1/4 de C1.
L’envie, la rage et la fierté sont revenus à MU désintoxiqué des ondes néfastes de Mourinho qui avait fini de massacrer tout le travail de Ferguson-Cantona. Il faut le répéter et le répéter encore et toujours.
On avait mis un loup dans la bergerie !
A présent, l’esprit de MU est bel et bien revenu.
Le gardien David De Gea a été héroïque.
Les Spurs auraient pu jouer 6 jours sans marquer.
La cage rouge était fermée à double-tour.
De Gea va-t-il contenir les assauts de Neymar, Cavani et Mbappé ?
Le 8e aller MU-PSG va valoir le déplacement. On attend un Old Trafford volcanique.

Meilleurs voeux aux jeunes mamans de 2019

13.01.19 | par morlino | Catégories: De GAULLE ET MITTERRAND SONT MORTS

Entre les attentats, les menaces d’attentats, et tout ce qui se passe chaque week-end en France, je pense aux jeunes mamans actuelles qui viennent de mettre au monde leur enfant.
J’imagine leurs derniers jours de grossesse.
Il faut vraiment avoir un mental d’acier, même si une jeune maman qui donne la vie à une force extraordinaire car rien ne peut l’atteindre.
Bien sûr, la France a connu pire.
N’empêche, j’adresse mes vœux aux jeunes nouvelles mamans tout particulièrement.
Le soleil se lève chaque jour.
La mer est toujours à sa place.
Après la pluie, le beau temps.

Solal et les Solal, Albert Cohen.(Quarto/ Gallimard)

12.01.19 | par morlino | Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR

Albert Cohen, fume, reçoit en peignoir. La grande classe. Impossible aujourd’hui.

Ce livre c’est tout un continent. Celui de l’univers d’Albert Cohen (1895-1981), amoureux de la vie, comme le furent Colette et Giono. La littérature compte beaucoup d’experts en pessimisme mais très peu de propagateurs du bonheur ou du moins d’artistes capables d’éprouver la joie de brefs instants de gaité passagère. La salutaire fantaisie de l’auteur de Belle du Seigneur remonte à l’enfance. Fin diplomate, Cohen se sortait de toutes les situations. Insulté par un antisémite, il trouva du réconfort auprès de son ami d’enfance, Marcel Pagnol, cet autre as de l’existence, qu’il aima comme un frère dès le lycée Thiers de Marseille, au début du XXe siècle.
Au cœur du Quarto, cette antichambre de la Pléiade, on trouve des merveilles au fil des pages qui contiennent de l’émotion conservé sans naphtaline. Dans une interview des années 1970, il déclara qu’il était heureux grâce à sa femme Bella rencontrée en 1943. Au seuil de la mort, en 1981, il répéta que le plus important à 85 ans était d’être aimé. Lors de sa Radioscopie avec Jacques Chancel, il dézingua Marguerite Yourcenar, pas assez belle à son goût, et aimant trop les femmes ce qui faisait d’elles l’une de ses concurrentes ! Pour éteindre la polémique, il fit un rectificatif les jours suivants pour s’excuser : il n’avait jamais lu une seule ligne de sa consœur. Depuis cette saillie, tous les féministes lui tombent sur le dos pour faire de lui le portrait d’un incurable misogyne. Sa femme pensait exactement le contraire. Pour vous en persuader lisez Le livre de ma mère qui n’est pas dans le Quarto. Le fils orphelin s’embrasse la main pour retrouver le parfum de sa maman. Des misogynes de son espèce j’aimerais en rencontrer d’autres. Cohen, l’écrivain en majesté. Sa vie durant, il mit un portait de Marcel Pagnol dans tous ses domiciles, pour toujours (a)voir son ami auprès de lui.

-Solal et les Solal, Albert Cohen. Sous la direction de Philippe Zard. Quarto/ Gallimard, 1664 p., 32 €.

L'OGCNice va perdre son président et son DG

11.01.19 | par morlino | Catégories: LE GYM E BASTA

Vendredi 11 janvier 2019 restera pour l’OGCNice une très triste date: celle du jour où le président de l’OGC Nice, Jean-Pierre Rivère, et son directeur général, Julien Fournier, ont annoncé leur départ en raison de désaccords avec les actionnaires majoritaires sino-américains : Chien Lee, Alex Zheng, oeuvrant dans le business du tourisme; et les investisseurs américains Paul Conway et Elliot Hayes, qui en juin 2016 ont racheté 80 % des parts du Pt Rivère contre 20 M€. On devrait assister à «une passation de pouvoirs en douceur» .
Que se passe-t-il ? Le duo est en désaccord avec les actionnaires majoritaires qui sont plus préoccupés par leur marge sur les transferts que par l’apport de nouveaux joueurs. Les brillants duettistes n’ont jamais caché qu’ils réinjectaient, eux, l’argent gagné dans le club.
L’heure n’est pas encore au bilan mais il faut féliciter le duo partant qui a va laisser beaucoup après son passage:

Un stade flambant neuf
Un centre de formation flambant neuf
L’exploit d’avoir fait signer deux très grands entraîneurs: Puel et Favre
Ils ont relancé Ben Arfa
Fait signer Balotelli qui a fait deux grandes saisons avant de s’éteindre
D’avoir fait débuter Vieira en manager de L1
La découverte de plusieurs joueurs: Benitez, Plea, Ricardo… La liste est longue.

Les têtes pensantes du Gym ont dit qu’elles restaient en place jusqu’à la nouvelle organisation.
Ils ne claquent pas la porte.
Peut-on rêver à leur maintien après leur clash ?
C’est le vœu de beaucoup de supporters. Cela voudrait dire que des renforts vont arriver.
Quoiqu’il arrive grand merci aux deux grands dirigeants.
Rivère débutait dans le football. Il a vite appris et très bien représenté Nice.
Lui et son DG ont écrit plusieurs belles pages du Gym.

Livres : bons d’entrée (De Fallois, Borges, Arendt, Bedu, Hureaux, Genevoix, Zylberstein, Tyrmand, J-L Servan-Schreiber, Rabie …) et les bons de sortie (Houellebecq, Onfray, Jean d'O. ...)

11.01.19 | par morlino | Catégories: LITS ET RATURES

A la manière de René Magritte.

Les bons d’entrée :

-Introduction à La recherche du temps perdu, Bernard de Fallois. Editions Bernard de Fallois, 320 p., 18 €. Radioscopie toute en subtilité. Les Proustiens peuvent aller se rhabiller.

-Le livre de sable, Jorge Luis Borges. Traduit de l’espagnol (Argentine) par Françoise Rosset. Folio/ Gallimard, 144 p., 6, 90 €. Esprit du labyrinthe: le maestro se parle à un autre lui-même assis sur un même banc.

-Nous autres réfugiés, Hanna Arendt. Allia, 43 p., 3, 10 €. Merveilleux petit très grand livre. L’intelligence de l’intelligence.

-Les initiés, de l’an mille à nos jours, Jean-Jacques Bedu. Robert Laffont, 1189 p., 22 €. Dans cette anthologue d’illuminés essentiels, on voit Hugo faire tourner des tables. Et cela ne fait pas rire.

-Yauque, nem. 25 ans de Beuquette, Yanny Hureaux. Avec Gilles Grandpierre. Préface Didier Louis. L’Ardennais, 190 p., 14, 90 €. La sentinelle de nos âneries et le voyeur d’ombres a encore frappé. Des croquis littéraires dignes de Vialatte avec un zeste de Giono.

-Ceux de 14, Maurice Genevoix. Préface de Bernard. Flammarion/ GF. 954 p., 9,90 €. Chef d’œuvre d’un écrivain outrageusement oublié.

-Souvenirs d’un chasseur de trésors littéraires, Jean-Claude Zylberstein, Allary Editions, 450 p., 22,90 €. Les coups de cœurs d’un avocat qui diffuse le miel de la littérature depuis des lustres.

-Journal 1954, Léopold Tyrmand. Traduit du polonais par Laurence Dyèvre. Noir sur Blanc, 560 p., 26 €. On y lit : «Le socialisme s’édifie sur la tuberculose» et «la terreur, l’oxygène du communisme».

-80 ans, un certain âge, Jean-Louis Servan-Schreiber. Albin-Michel, 246 p.,18 €. Sur 11 (frères, sœurs et cousins) ne survivent plus que JLSS et deux de ses sœurs. Hymne à la vie par un journaliste au-dessus de la ceinture.

-La bibliothèque enchantée, Mohammad Rabie. Traduit de l’arabe(Egypte) par Stéphanie Dujols. Actes-Sud, 175 p., 19 €. Célébration de la culture par le biais du sauvetage d’une bibliothèque.

Les bons de sortie :

-Les clés de la liberté, Simone de Beauvoir. L’Aube, 96 p., 9,90 €. A la gloire de l’ex collaboratrice à Radio Vichy.

-Un hosanna sans fin, Jean d’Ormesson. Ed. Héloïse d’Ormesson, 140 p., 14 €. Fond de tiroir d’un “immortel".

-Rompre, Yann Moix. Grasset, 128 p., 13 €. Bouquin pour passer à la télé. Pendant les travaux, la vente continue.

-Sérotonime, Michel Houellebecq. Flammarion, 352 p., 22 €. Tient le rôle de «grantécrivain» mis sur orbite médiatique par Raphaël Sorin. L’hameçonnage a bien pris.

-Mes recettes healthy: BIM ! Prends-toi en main avec mes recettes fitfight forever. Thibault Geoffray. Marabout, 176 p., 15, 90 €. Deuxième meilleure vente derrière Houellebecq. C’est vous dire le niveau du lectorat.

-Sagesse, Michel Onfray. Albin Michel, 528 p., 22, 90 €. Une centaine de livres (série en cours). Le flot du tout à l’ego.

Eloge du dégoût, Bernard Morlino (Editions du Rocher)

10.01.19 | par morlino | Catégories: LITS ET RATURES, De GAULLE ET MITTERRAND SONT MORTS

Malraux, De Gaulle, Moulin… Quand il n’y aura plus aucun survivant de 1939-1945, tout sera terrifiant. Les gens s’ennuient en temps de paix.

Vu l’actualité de la politique intérieure en France, je republie un extrait de mon livre Eloge du dégoût (2012, Editions du Rocher) Le passage ci-dessous provient du chapitre: “Les politichiens dégradent l’action politique” (p.83-p.96)

-"Les peuplades éloignées étaient beaucoup plus artistes que nous. Nos lointains prédécesseurs avaient le sens des volumes. Face aux masques et autres statuettes anonymes, leur âme nous toise. Nous sommes incapables de tirer autant d’un bout de bois ramassé dans les forêts. On marche sur les asperges sauvages et nous ne ramassons plus les figues gorgées de sucre et de soleil, aplaties par les pneus des voitures indifférentes. On prétend tout savoir mais nous ne sommes pas en mesure de donner le nom des habitants de Los Angeles, de Washington et de Chicago.
Cela rassure de signer des autographes. Douce impression d’exister. Le plus connu d’entre nous n’est plus rien dès qu’il voyage. Certains people vont jusqu’à dire : « L’été je pars à l’étranger dans des endroits où personne ne me reconnaît ». C’est le comble du chic : une cure d’anonymat ! A Paris, ils sont pourtant prêts à tuer père et mère pour se faire une place à la devanture des kiosques à journaux. Les plus cyniques usent de leur gloriole pour passer avant tout le monde devant des distributeurs de billets, au seuil des banques sur les Champs Elysées. Les badauds sont contents de voir de près celui qu’ils voient chez eux quand ils sont en train de se curer le nez.
La pensée régnante du texto nous impose une société qui ne pense pas plus loin que les menus des fast-foods. On s’écrit en charabia. On pense en onomatopées. On ouvre un blog dans le désert. On téléphone aux radios par raconter qu’on a trompé sa femme avec le livreur de sushis… On interroge Madame Michu pour savoir si le budget du ministère de la défense lui convient. On fait croire à chaque auditeur qu’il est journaliste. Les radios sont devenues des vide-ordures.
D’ici peu, les présidents de la république feront leurs allocutions télévisées entourés de clodettes. Un ancien président des Etats-Unis se fait payer une fortune à chaque conférence pour ne rien dire de nouveau sur le conflit israélo-palestinien. En Italie, un président du conseil a atteint un degré de cynisme rarement atteint en démocratie.
Les politichiens ne cessent pas de dire que l’ennemi est à l’intérieur du pays. En 1939, il est venu d’Allemagne. Dans les années 2000, des chasseurs de bulletins de vote désignent les Noirs et les Arabes. Les Français ne s’aiment plus. Sous la présidence Mitterrand, le diable s’appelait FN. Depuis la mort de celui qui en l’a fait proliférer, par tactique électorale, le FN a été convié au second tour dans la bataille pour l’Elysée. On nous prédit que ce parti peut accéder à la fonction suprême. De Gaulle nous faisait prendre le dictionnaire pour voir les définitions de «Chienlit» et de «Volapuk» alors que son homologue de 2007-2012 a traité de « pauv’con» un électeur qui ne l’a pas élu.
Au petit matin, on voit des passants avec de gros casques sur les oreilles. Il ressemble à des techniciens d’une régie de radio et à des astronautes. Avec en plus les lacets défaits et le froc qui laisse apparaître leurs fesses. A quand la télévision walkman ? Moderniser ne veut pas dire liquider le passé. A part les progrès de la médecine, tout ou presque se dégrade. Mes grands-parents étaient piétons. Mes parents, automobilistes. Je voyage en TGV. Nos enfants ou petits-enfants sont-ils condamnés à l’avion supersonique ou doit-on revenir au véhicule hippomobile ?
Pierre Bérégovoy s’est suicidé. Depuis la mort de l’ancien Premier ministre, la politique a perdu de son prestige. Il a mis fin à ses jours pour marquer son désaccord avec les pratiques actuelles. Il était de l’ancienne école. Tout devait se mériter. François Mitterrand avait été séduit par le parcours de cet homme différent des bardés de diplômes. Monsieur Bérégovoy n’a jamais porté de col Mao. Sa séance photo, très John Kennedy, avec ses petits enfants sous son bureau lui posa un problème de conscience. Il n’accepta que pour faire plus dans le coup. Cette façon putassière de séduire le révulsa.”

-Eloge du dégoût
de Bernard Morlino
2012, Editions du Rocher

[Post dédié à Jean Moulin]

PS: entendu le 19 mai 2014 (RTL, interview M.-O. Fogiel), le Président Valéry Giscard d’Estaing a dit: “La fonction présidentielle s’est beaucoup altérée, mais cela ne s’est pas fait d’un coup. François Mitterrand était un Président de la République. C’est après lui que le décrochement a eu lieu. La direction prise a été curieuse, puisque l’on a assisté à un retour de la IVème République et son régime très près du sol, dominé par les politiciens qui se battent pour avoir chacun un bout de terrain. Dès lors, le Président de la République est devenu un président de Conseil, pris dans le jeu des partis.”

Sur la mère d'Aragon..."Une femme invisible", Nathalie Piégay (Le Rocher)

08.01.19 | par morlino | Catégories: LITS ET RATURES

On se demande pourquoi on a attendu si longtemps un livre consacré à la mystérieuse mère de Louis Aragon. De son vivant, c’était impossible tant il représentait une intouchable statue du commandeur. En ce temps-là, le PCF faisait la pluie et le beau dans le monde culturel. Il fallait être coco pour être tendance. Le PCF pouvait compter sur le soutien d’Aragon et de… Picasso ! Deux poids lourds, très lourds.
Le secret était bien gardé. Aragon n’en savait pas plus que ses lecteurs. Pendant toute son enfance – il était né à la fin du XIXe siècle- sa maman s’est faite passer pour la sœur de son fils. Et ce n’est pas tout : Aragon croyait que sa grand-mère maternelle était en fait sa mère. Pas facile à suivre. Et son père ? Louis Andrieux, ancien préfet de police, ne reconnut pas l’enfant car il était d’un milieu aisé.
Un soir de juin 1917, en pleine guerre, sa «sœur» Marguerite lui apprend la vérité parce qu’elle pense qu’il va mourir au front. Il lui dit qu’il n’est pas né de père inconnu et qu’elle est sa maman. A 20 ans, il semble renaître. Comble de tout, Louis Andrieux s’était fait passer pour son parrain. Un masque pour ne pas altérer sa vie professionnelle. Louis Andrieux avait trois fils dans son mariage officiel, et sa femme légitime savait que son mari avait un «bâtard».
La maman de Louis Aragon avait 33 ans de moins que le père de son fils.
Tout le livre nous plonge dans cet univers du mensonge. Pas étonnant que Louis ait inventé la formule «le mentir-vrai». Un jour, Jean d’Ormesson a parlé avec Aragon jusqu’à 3 h du matin. Jean d’O dit à Aragon : «Votre chauffeur vous attend… »
Aragon rétorqua : «Il est payé pour ça !» L’Académicien du quai Conti déclara : «Dans mon milieu favorisé on ne parle pas comme ça des domestiques». Le monde à l’envers.

-Une femme invisible, Nathalie Piégay. Le Rocher, 347 p., 19 , 90 €

Vous êtes ici, John Freeman (Actes-Sud)

07.01.19 | par morlino | Catégories: LITS ET RATURES

Dans une librairie, les poètes sont en rangs serrés dans une bibliothéque perdue au milieu d’une marée de romans. Ils font office de miel dans un supermarché.

Freeman, John. Il porte bien son nom : John Lhomme/Libre. Quand on lit ses poèmes, on se balade avec lui au gré des voyages et de ses humeurs. La poésie est trop absente des écrans et de la presse écrite. Les médias la tiennent à l’écart. Les politiciens aussi car un poète est incontrôlable. Les poètes ne sont pas invités ici et là alors qu’ils sont fondamentaux dans l’Histoire de la Littérature. De Ronsard à Apollinaire, de Villon à Baudelaire, de Rimbaud à Michaux, de Lautréamont à Prévert. John Freeman arrive en bout de lignée, comme les bourgeons sur un arbre.
Le titre français de son livre souligne un état présent, même si c’est un lieu désigné on ne sait où alors que l’auteur a titré : Maps, c’est-à-dire Cartes, donc presque le contraire puisqu’elles invitent aux voyages : Paris, Oslo, Richmond, Rio de Janeiro… A vrai dire, les deux sont bons car avant d’être ici il faut bouger vers là-bas.
En format court ou long, Freeman exprime à la fois ce qu’il voit et ce qu’il ressent. Au début, on a un peu de mal à le suivre parce que chaque poète à son propre langage. On doit s’habituer un peu avant de voyager dans sa planète sur le tapis volant de ses rêveries basées sur le quotidien, l’instant présent. Hugo a dit que les poètes ont un monde enfermé en eux-mêmes. C’est valable pour tout le monde d’ailleurs mais peu arrivent à le déchiffrer, sinon la planète se porterait mieux, il n’y aurait pas tant de pauvres ères qui errent sans gouvernail. Hommes avec des emplois mais sans métier. Freeman a ce que l’on peut nommer : fraîcheur d’âme, élans vers les autres, curiosité, appétit de vivre…
Quand on découvre un poète, pas question de le comparer aux phares du passé, tels Cendrars ou Reverdy, Soupault ou Aragon. On se laisse aller dans ses observations comme on regarde le paysage assis dans un train. Son recueil sent le macadam, le réverbère des photos de Brassaï, les fenêtres bouchées avec des parpaings. On est dans l’urbain. Un morceau de Miles Davis avec la sourdine. Des polaroïds qui s’effacent à force d’avoir été oubliés au soleil. Freeman est dans le rôle du fixateur pour aider ceux qui ne regardent plus que le bout de leurs pieds.

-Vous êtes ici, John Freeman. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Pierre Ducrozet. Actes-Sud, 100 p., 15 €

Au Real Madrid, un Ronaldo manque et tout est dépeuplé

07.01.19 | par morlino | Catégories: LA MAISON BLANCHE

Dimanche 6 janvier 2019
18e journée de Liga
Real Madrid 0-2 Real Sociedad
Buts pour les visiteurs: Willian José (3e p., Rubén Pardo (83e)

Passe encore que Marseille se fait jeter de la Coupe de France par Andrézieux (0-2) club de N2, oui Marseille le détenteur de la C1 1993, Marseille avec le “très grand joueur” Payet et cie; passe encore que Nimes se fasse étriller par Lyon-Duchère (0-3), club de N; passe encore que Montpellier se fasse évincer par l’Entente Saint-Gratien (0-1), club de N, mais que le Real Madrid perde à la maison contre le 12e de Liga voilà qui est vraiment ridicule et désastreux de la part d’un club qui vient de gagner 4 des 5 dernières C1.
Ils sont où ceux qui hurlaient sur les toits que la page Ronaldo était tournée au Real Madrid?
Ils se cachent ou alors ils disent qu’ils ne faisaient que répéter ce que les socios disaient, qu’ils ne faisaient que leur travail de journaleux.
Après sa défaite 0-2, le Real n’est que 5e !
Le Real a joué le 6 janvier avec Courtois (goal), Varane, Modric, Kroos et Benzema.
Un Real complet. Tous lamentables sans Ronaldo qui la saison dernière portait l’équipe sur les épaules.
Pendant que Ronaldo fait le bonheur de la Juventus Turin, Modric ne met plus un pied devant l’autre.
En 2019, Ronaldo et Messi seront encore les deux premiers du Ballon d’or. Modrid, lui, est déjà au rayon des joueurs surcotés.
En 2018, il fallait que tous gagnent le Ballon d’or, tous sauf surtout Ronaldo !
Au mieux, on entend: le Real sans Zidane, ce n’est plus rien. Amusant.

4 janvier 1960. Mort d'Albert Camus, deux jours après la mort de Fausto Coppi

04.01.19 | par morlino | Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR


Il y a 59 ans, Albert Camus est mort sur le coup dans une voiture qu’il ne conduisait pas.
Fin absurde pour un écrivain qui ne cessait pas de dénoncer les incongruités de l’existence.
Il avait le pressentiment qu’il mourait d’une mort violente.
Sur lui, il avait le billet de train qu’il n’a pas pris pour faire plaisir à son ami Michel Gallimard qui conduisait la Facel Vega à tombeau ouvert, vu la violence du choc.
C’est la gentillesse qui a tué Camus. Il aurait dû dire non, et remonter à Paris par le chemin de fer.
Au lieu de ça, il est mort dans un tas de ferraille.
Albert Camus me console de tous les imposteurs.
Heureusement qu’il a existé !
Pour moi, il n’est pas mort. C’est un ami supplémentaire.
Quand je le lis, je sens sa présence. Ses phrases palpitent comme un cœur qui bat.

Maudit début d’année.
Fausto Coppi, né le 15 septembre 1919 à Castellania dans le Piémont et mort le 2 janvier 1960 à Tortone.
En deux jours, deux de mes icônes sont mortes.
Coppi,Cerdan sont inégalables.
Ils étaient lumineux. Cela se s’apprend pas.

Man City-Liverpool, 1er sommet 2019

03.01.19 | par morlino | Catégories: LA REVUE DE STRESS

Le leader de la PL se rend chez le 3e. On devrait dire chez le deuxième, tant les Spurs sont des coucous ! J’en suis réduis à vibrer pour des matchs où MU est absent.

Jeudi 3 janvier 2019
21e journée de Premier League
Manchester United 2-1 Liverpool
Buts pour Man City: Sergio Agüero (40e), Leroy Sané (72e)
But pour les Reds: Roberto Firmino (64e)

Classement :
1er Liverpool 54 pts 21 m + 39
2e Man City 50 pts 21 m + 39
3e Tottenham 48 pts 21 m + 25
………
6e Man United 38 pts 21 m + 11

Avant le match:
Voici la première grande affiche de 2019.
Hélas ! sans Manchester United qui joue les seconds rôles à cause de la famille Glazer qui connait aussi bien le football que je suis spécialiste du PNB de la Finlande.
Pour un fan de MU il est inconcevable de voir les Red Devils si loin au classement alors qu’ils ont connu un règne de 20 ans, de 1993 à 2013. Un vrai paradis terrestre, grâce à Sir Ferguson et Eric Cantona.
Ce n’est pas la puissance qui compte mais la joie de vivre.
Désormais, il faut subir la honte de voir Liverpool et les Citizens jouer les premiers rôles.
On remarque que Wenger (ex Arsenal) et Mourinho (ex MU) ont été incapables de prendre la succession laissée vacante par Sir Alex.
L’Ecossais est indestructible. Pacemaker et AVC ne l’ont pas abattu !
Notre cador is back.

Après le match:
Comme prévu et souhaité, les Citizens ont raflé la mise d’un match à très haute intensité des deux côtés.
On s’est régalé, sauf si l’on est pour Liverpool.
Les fans des Red Devils sont contents d’avoir vu perdre Liverpool.
Mieux vaut voir champion Man City que Liverpool.
Le suspens est total: City n’est qu’à 4 points de Liverpool, ce n’est rien.
Dans le cas d’une défaite, les Reds auraient pris 10 points d’avance.
Liverpool n’est pas champion, la route est encore longue.

Massacre à la tronçonneuse inside Anfied: Liverpool 5-1 Arsenal.

03.01.19 | par morlino | Catégories: GRAND MONSIEUR

Retour sur la raclée reçue par les Gunners dans Anfield Road, fin décembre 2018.
L’ex entraîneur du PSG, la risée de la remontada à Barcelone, Emery s’est déjà fait siffler par son propre public à l’Emirates Stadium parce qu’il a sorti Lacazette d’un match, à contre courant du jeu.

Happy birthday sir Alex Ferguson (77ans) !

03.01.19 | par morlino | Catégories: THE RED DEVILS, GRAND MONSIEUR

Sir Ferguson est l’un des plus importants manager de l’Histoire. Un Jean Vilar du football.

Sir Alex Ferguson est né le 31 décembre 1941 à Glasgow.
Le mythique manager écossais vient de fêter ses 77 ans, rétabli de son hémorragie cérébrale aussi bien que possible.
Et c’est lui qui nous a offert le plus beau des cadeaux: son come back à Man United !
Sir Alex est à l’origine de la résurrection de MU au premier plan, grâce à Eric Cantona qui a offert le titre national 1993, attendu depuis 1967.
Auparavant, il avait déjà remis Leeds au sommet. Bielsa est encore loin du compte: il rame encore en L2 !
Sir Alex est fait pour MU. Il doit s’en occuper, tout le temps. Molière n’a pas abandonné sa troupe ! Il est allé jusqu’au bout du bout.
Sir Alex avait déjà nommé David Moyes à sa place. Ce manager a été sacrifié.
Puis Ryan Giggs en venu en intérimaire. On l’a remercié ensuite.
Cette fois, il faut conserver Solskjaer et Carrick, beau duo.
MU est un club à part. C’est une histoire familiale, il faut puiser dans son sein ou alors faire bingo dans le choix. Ce n’est pas le cas actuellement.
MU ce n’est pas Arsenal. Le club londonien n’est qu’une entreprise sans aucune magie, avec un mental dans les chaussettes depuis des lustres. Un club médiatique, sans aucun esprit de hautes compétitions.
A Arsenal, personne ne sait faire gagner: pas plus Emery que Wenger.
Arsenal est inférieur à l’Ajax et à Porto.
MU lui est l’équivalent du Real et du Barça.
Quand Arsenal perd, le monde continue sa marche.
Quand MU perd, une partie du monde s’arrête. Celle des amoureux de la vie.

Le nouveau Man U: 12 pts sur 12. Happy new year !

03.01.19 | par morlino | Catégories: THE RED DEVILS, GRAND MONSIEUR

Mercredi 2 janvier 2019
21e journée de Premier League
Newcastle 0 - 2 Manchester United
Buts pour MU: Lukaku (64e), Rashford (80e)

Newcastle: Dubravka; Yedlin, Schar (Muto 80e), Lascelles ©, Hayden, Dummett; Diame (Shelvey 52e), Atsu, Ritchie; Rondon, Perez (Kenedy 69e).

Man United: De Gea; Valencia ©, Lindelof, Jones, Shaw; Herrera, Matic, Pogba; Mata (Alexis 63e), Rashford (Lingard 87e), Martial (Lukaku 63e).
Sur le banc: Romero, Darmian, Young, Fred.

Classement
1 Liverpool 54 points 20 matchs
2 Tottenham 48 pts 21 m
3 Manchester City 47 pts 20 m
4 Chelsea 44 pts 21 m
5 Arsenal 41 pts 21 m
6 Manchester United 38 pts 21 m

On n’arrête plus le MU dégraissé du prétentieux Mourinho.
Sans lui ça swingue de nouveau.
Esprit de MU es-tu là ?
Yes. Merci à Sir Alex. Il a mis le temps mais il a bien repris le club en main.
Ses louveteaux sont en place. La remontada est amorcée.
Arsenal va être rattrapé puis dépassé d’ici peu.
Le prochain Spurs-MU nous en dira plus.
Objectif battre Tottenham. Désormais plus personne ne fait peur à MU.
Dans le onze d’OGS quia joué à Newcastle quatre joueurs ont été sous les ordres de Sir Ferguson : De Gea; Valencia ©, Jones; Pogba. Significatif.
Man United vient d’aligner 4 victoires de suite: 14 buts inscrits, 3 encaissés.
Qui dit mieux ?

2019 ? Déjà ! Bonne année, bonne santé !

01.01.19 | par morlino | Catégories: FORZA ITALIA !, LA MAISON BLANCHE, GRAND MONSIEUR

“Les buts c’est comme le ketchup…” dit Ronaldo. Au début cela ne vient pas, et après tout arrive d’un coup.

Mardi 1er janvier 2019
13 h 30, RMC Sport 1, Everton - Leicester, Premier League
16 h, RMC Sport 1, Arsenal - Fulham , Premier League
18 h 30, RMC Sport 1, Cardiff - Tottenham, Premier League

La saison anglaise se poursuit comme la marche du temps.
Après la raclée reçue à Liverpool (5-1), l’entraineur d’Arsenal, Unai Emery a déclaré: “Cela nous servira d’expérience…” A ce compte-là, n’importe qui peut entraîner. Emery ou Wenger, même combat. Fort comme les faibles, faible contre les forts. C’est un état récurrent et plus particulièrement depuis 2006, date de la défaite en finale de la C1 devant le Barça de Ronaldinho.

Mercredi 2 janvier
21 h, RMC Sport 1, Newcastle - Manchester United, Premier League

Jeudi 3 janvier
21 h, RMC Sport 1, Manchester City - Liverpool Premier League
21 h 30, beIN Sports 2, Villarreal - Real Madrid, Liga

Samedi 5 janvier
13 h 30, beIN Sports 1, Manchester United - Reading, Premier League
16 h, beIN Sports 1, Chelsea - Nottingham, Premier League
18 h 30, beIN Spors 1, Blackpool - Arsenal, FA Cup
20 h 55, Eurosport 2, Bourges - Lyon, Coupe de France

Dimanche 6 janvier
14 h 15, France 3, Andrézieux - Marseille, Coupe de France
14 h 15, France 3, Canet-en-R. - Monaco, Coupe de France
14 h 15, France 3, Reims - Lens, Coupe de France
14 h 15, France 3, Rennes - Brest, Coupe de France
15 h, beIN Sports 2, Manchester City - Rotherham, FA Cup
18 h 30, beIN SPORTS 1, Real Madrid - R. Sociedad , Liga
20 h 45, beIN SPORTS 1, Getafe - Barcelone, Liga
20 h 45, Eurosport 2, Pontivy GSI - Paris PSG, Coupe de France

Lundi 7 janvier
20 h 45, beIN Sports 2, Wolverhampton - Liverpool, FA Cup
21 h, Eurosport 2, Lille - Sochaux, Coupe de France

Mardi 8 janvier
19 h, beIN SPORTS 1, Nantes - Montpellier, Ligue 1
19 h, beIN SPORTS 2, Amiens - Angers, Ligue 1
21 h, Canal+, Lyon - Strasbourg, Ligue 1

Introduction à La Recherche du temps perdu, Bernard de Fallois. (Editions Bernard de Fallois)

01.01.19 | par morlino | Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR

Philippe Soupault, Paul Morand, François Mauriac, Roger Stéphane…

Mieux qu’une thèse rébarbative, voici une invitation à comprendre Proust par l’aspect jouissif de la lecture. Bernard de Fallois (1926-2018) comprend Marcel Proust comme s’il l’avait connu enfant. Rien n’est compliqué dans le livre de Bernard de Fallois, pas de vision alambiquée, tout coule comme de l’eau de roche. Beaucoup seront étonnés de lire que l’essayiste de très haute voltige insiste sur le rire, le comique dans l’œuvre de Proust. Et avec raison ! Oui, on rit chez Proust parce que Proust riait de la comédie humaine, dupe de rien ni personne. Le livre de Bernard de Fallois est un enchantement, un festin d’intelligence. Celui qui fut un grand éditeur met en évidence les lignes de force de l’œuvre de Marcel Proust qu’il connait à merveille. Quand il était jeune, il a édité Jean Santeuil, manuscrit qu’il a remis en ordre, présentable pour le lecteur, et plus tard il a aussi édité Contre Sainte-Beuve, un recueil de chroniques littéraires de Proust qu’il a réunies. De Fallois avait horreur de la bêtise. Il n’a jamais perdu une seule minute dans des âneries. Il avait un jardin secret : le cirque, une passion qui remontait à l’enfance. Je l’ai connu par l’intermédiaire d’Emmanuel Berl. Quand j’ai dit à Bernard de Fallois que j’avais récolté à la BN plus de 90 % des articles de Berl, des années 1920 aux années 1970, il m’a tout de suite dit : «J’édite le livre ! » Il a revu sa jeunesse à travers moi. Quand Essais est arrivé à son bureau, il m’a demandé de venir et a mis le gros livre sur la tranche. On l’a regardé tous les deux comme un couple regarde son bébé. Moment inoubliable. Rue Garancière, dans son bureau chez Julliard. Il fumait énormément des Marlboro. Paquet rouge. A l’époque les légères n’existaient pas.
Son livre sur La Recherche du temps perdu est bien sûr indispensable pour les lecteurs de Proust. De Fallois nous explique que Swann et Charles sont les deux facettes du romancier. A la fin du volume, il a sélectionné des phrases clefs. Ce lire est aussi A la recherche de Bernard de Fallois

-Introduction à La Recherche du temps perdu, Bernard de Fallois. Editions Bernard de Fallois, 319 p., 18 €

Titre du Blog All

Ceci est la description longue pour le blog nommé 'Blog All'.

Ce blog (blog n°1) est en fait un blog très spécial! Il aggrège automatiquement tous les articles de tous les autres blogs. Ceci vous permet de suivre facilement tout ce qui est posté sur ce système. Vous pouvez cacher ce blog au public en décochant 'Inclure dans la liste des blogs publics' dans l'administration des blogs.

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