Archives pour: Septembre 2014, 03

Hommage à La Bruyère, à Jean Moulin, à André Malraux et à Albert Camus

03.09.14 | par morlino | Catégories: De GAULLE ET MITTERRAND SONT MORTS, GRAND MONSIEUR

Voici ma double réponse à la médiocrité de nos élites supposées: Moulin, Malraux et Camus.
Le haut de gamme de l’intelligence et du courage.
Toute la presse, écrite, radio et télé, ne parle plus que du même torchon littéraire.
Nous sommes passés de la NRF à Closer !
Je l’ai toujours pensé, la vraie littérature est confidentielle.
La Bruyère nous a fait comprendre qu’il est plus difficile d’écrire un grand livre dans son coin que dans faire valoir un médiocre avec le nom que l’on s’est déjà fait.
Je ne plains ni l’auteur du livre ni celui qui est visé dans l’entreprise de démolition.
Je plains les gens qui vont acheter et lire ce bouquin machine à fric.

Un grand témoignage inédit: Journal (1939-1943), de Gueorgui Efron (Editions des Syrtes)

La poétesse Marina Tsvetaeva a aussi mis au monde Gueorgui Efron qui a repris le flambeau de la littérature, après le suicide de sa mère, avant de mourir à la guerre.

Il n’y a pas quinze littératures. Il y a le divertissement, la réflexion et la mémoire. Sans parler des livres débiles signés par les marionnettes du PAF, ces catins médiatiques (Baudelaire parlait de la « racaille moderne »). Il y a aussi les intellectuels et les poètes. Les auteurs et les écrivains. Avec Gueorgui Efron (1925-1944) nous sommes dans le témoignage d’un gamin sensible, cultivé et intelligent, qui a tenu un journal entre 14 et 18 ans. Le jeune homme mort au combat le 7 juillet 1944 mérite une grande attention. Lire ce qu’il nous a transmis est la moindre des délicatesses.
Efron a de qui tenir : il est venu au monde grâce à la rencontre inattendue entre la poétesse Marina Tsvetaeva et un agent secret de l’URSS qui disparaît de la circulation en 1937. La publication du Journal de Gueorgui Efron tient du miracle tant le manuscrit est passé entre les mailles du NKVD. La police communiste n’a réussi qu’à capter le début des écrits. La vie du jeune diariste fut placé sous le signe de l’onirisme car sa mère le surnomma Murr, clin d’œil au chat du conte d’E.T.A Hoffmann. Le Journal comprend de nombreux passages en français – un tiers- car l’écrivain en herbe le parlait parfaitement malgré son jeune âge.
Né le 1er février 1925, en Tchécoslovaquie, « à midi, au cours d’une tempête ». Soyons précis. Sa mère part vivre en France, avec son bébé qui apprend le russe à la maison et le français à l’école et dans la rue. Quand le père, responsable du foyer, disparaît sans laisser d’adresse, Marina Tsvetaeva et son fils décident de rejoindre l’URSS, la veille de la Seconde Guerre mondiale. C’est à ce moment-là que l’étudiant démarre son journal. Le lecteur acharné avait déjà traduit le début d’un roman de Simenon !
L’éclatant dans la prose de Gueorgui Efron c’est sa liberté de ton qui résulte de sa formation française, loin de la censure soviétique. L’idéologie politique n’a pas abîmé son cerveau. Il a une grande clairvoyance dans le jugement de ce qui se passe dans le monde. La pertinence de ses analyses est très impressionnante surtout quand on sait qu’il n’a pas connu la fin de la guerre. Tout au long de son journal, il décrypte fréquemment la triste actualité qui lui parvient, et de l’autre, il constate que sa vie amoureuse est un désastre. Isolé, il donne tout à son manuscrit.
L’adolescence de Gueorgui Efron se déroule dans des conditions effroyables. Elle nous renvoie aux millions d’enfants victimes de la guerre, autant parler d’enfer sur terre. Le déficit alimentaire provoque de terribles maladies. Mobilisé à 19 ans, Gueorgui Efron est blessé sur le front ouest. Sa fin de vie est mystérieuse. On n’arrive pas à le localiser. On l’annonce mort en URSS ou présent dans le Paris de l’après-guerre. Une fin à la Arthur Cravan avec l’impossibilité de localiser la dépouille avec précision.
La première partie du «Journal» nous immerge dans la tragique vie des soviétiques incarnée par Gueorgui Efron. « Absolument rien à faire », note-t-il le 8 mars 1941. Le garçon, à la saisissante maturité, passe son temps à lire (Baudelaire, Flaubert, Gide, Valéry, Aragon) quand il n’étudie pas. Son éducation à la française lui a ouvert l’esprit : féru de jazz, il a une passion pour Charles Trenet. Dans la seconde partie, nous sommes au cœur de la guerre. Gueorgui Efron, souvent malade, a plusieurs obsessions bien compréhensibles : la nourriture et l’amour. Il souffre de n’avoir pas d’amis et de ne pas pouvoir tomber amoureux d’une jeune fille.
Antifasciste, pro anglais, détestant Pétain, Gueorgui Efron apprécie le général de Gaulle, anticipe l’entrée en guerre des Alliés et la fin d’Hitler. Il souhaite revoir la grandeur de Paris quand sa mère se suicide, le 31 août 1941, par pendaison. Elle ne voyait plus l’avenir possible au sein des ravages du stalinisme. Son fils reprit le flambeau de la littérature qu’il porta haut dans l’anonymat le plus complet. Un an avant que l’on ne perde sa trace, il nota ses mots ultimes, le 25 août 1943. : « Attendons, attendons. J’espère que ça viendra ». L’amour, n’est pas venu. L’amitié, non plus. La mort, elle, oui. Le livre refermé, ci-git un écrivain inconnu.

-Journal (1939-1943), de Gueorgui Efron. Traduit du russe par Simone Goblot. Préface de Véronique Lossky (avec le concours d’Alexandre Svinina. Postface de Caroline Bérenger. Editions des Syrtes, 736 p., 27 €

Inédit exceptionnel: les funérailles de Marcel Cerdan

03.09.14 | par morlino | Catégories: GRAND MONSIEUR, CERDANEMENT

Aujourd’hui, tout le monde est célèbre. Je veux dire qu’il suffit de passer dans une émission débile de la télé pour soudainement plaire au pays entier. La notoriété moderne est accablante de banalité. Je peux démonter en trente secondes la plupart de ce que l’on nomme “réussite” contemporaine. Marcel Cerdan était aimé parce qu’il faisait vibrer les gens par d’authentiques exploits. C’était un grand styliste qui s’exprimait par le biais de la boxe. Pouvez-vous me citer un grand boxeur français depuis sa mort ? Je parle de continuité et non pas des intermittents du sport.

Grâce à un document British Pathé, sorti de l’oubli, nous pouvons voir les obsèques de Marcel Cerdan.
Quand on voit ces images, on mesure la place du boxeur dans la vie des gens.
Les funérailles de Marcel Cerdan se déroulent à Casablanca où ses cendres sont inhumées.
Elles seront transférées au cimetière de Perpignan quarante-cinq ans plus tard le 24 février 1995.

Marcel Cerdan, né le 22 juillet 1916 à Sidi Bel Abbès (Algérie), est mort le 28 octobre 1949 dans un accident d’avion survenu au-dessus de l’archipel des Açores (Portugal).

Palmarès de Marcel Cerdan, poids moyens
123 combats disputés
119 victoires (dont 61 par K.O.)
4 défaites
5 championnats de France victorieux : 21 février, 5 juin et 24 novembre 1938, 22 juin 1941 et 25 mai 1946
4 championnats d’Europe victorieux : 3 juin 1939, 30 septembre 1942, 2 février 1947 et 10 juillet 1948
1 championnat du monde des poids moyens victorieux, le 21 septembre 1948

Titre du Blog All

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