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Du jamais vu ! Le bus de la sélection Brésilenne attaqué par des Brésiliens

28.05.14 | par morlino | Catégories: ANTI-FOOTBALL, GRAND MONSIEUR, GOOOOL DO BRASIL !, LA REVUE DE STRESS

Du temps de Pelé, on n’a jamais vu.
Sous Zico, Socrates, Ronaldo et Ronaldinho non plus
Les vœux de Michel Platini, le président de l’UEFA, qui a demandé au peuple de mettre sa souffrance entre parenthèses, n’ont pas été exaucés.
Deux semaines avant le début de la Coupe du Monde de football 2014 (12 juin-13 juillet), l’autocar transportant l’équipe de football brésilienne à son lieu d’entraînement a été attaqué lundi 26 mai par des manifestants qui ont voulu se faire remarquer pour demander la hausse des dépenses sociales.
Les manifestants étaient des professeurs en grève qui se sont déplacés à Teresopolis, là où l’équipe auriverde est basée durant le tournoi mondial.
Les manifestants n’ont pas jeté de pierres. Ils se sont contentés de coller sur l’autocar des autocollants sous les yeux des joueurs qui se ne savaient pas quoi penser. La carrosserie de l’autocar a reçu des coups de pieds et des coups de poings, traces presque dérisoires. Coups de griffes de David contre Goliath.
Au terminus, à Teresopolis, le bus était attendu par un autre groupe d’une trentaine de personnes.
-"La priorité de ce pays ne devrait pas être la Coupe du monde, mais l’amélioration de la santé, de l’éducation, du logement et des transports publics", a déclaré un des organisateurs de la manifestation qui raconta qu’aucun des logements promis aux victimes des inondations qui ont fait un millier de morts en 2011 n’ont encore été livrés.
Des manifestants agitaient une pancarte:
“Des milliards pour la Coupe du monde de la Fifa, aucun logement pour les victimes des inondations de 2011. Pensez-vous que c’est juste ?”
Il est fort probable que lors des déplacements au cours de la compétition, les internationaux brésiliens seront mieux protégés.
En 2011, ne supportant plus d’être menacé physiquement par les “fans” des Corinthians qui attaquèrent le bus des joueurs, le Brésilien Ronaldo mit un terme à sa carrière professionnelle et Roberto Carlos, lui, quitta le Brésil. Quand on voit le comportement débile de la nouvelle génération d’"amateurs” de foot au Brésil on n’a pas du tout envie d’aller assister à la Coupe du monde organisé par le pays de Pelé.
Jadis, les footballeurs brésiliens étaient vénérés comme des Dieux.
En 2014, on les bouscule comme les patrons du Cac 40.

Luis Felipe Scolari, a annoncé sa liste des 23 internationaux Brésiliens pour le Mondial 2014:

3 Gardiens:
Jefferson (Botafogo), Julio Cesar (Toronto/MLS), Victor (Atletico Mineiro)

8 Défenseurs:
Dani Alves (FC Barcelone/ESP), Dante (Bayern Munich/GER), David Luiz (Chelsea/ENG), Henrique (Naples/ITA), Maicon (AS Rome/ITA), Maxwell (Paris SG/FRA), Marcelo (Real Madrid/ESP), Thiago Silva (Paris SG/FRA)

7 Milieux:
Fernandinho (Manchester City/ENG), Hernanes (Inter Milan/ITA), Luiz Gustavo (Wolfsburg/GER), Oscar (Chelsea/ENG), Paulinho (Tottenham/ENG), Ramires (Chelsea/ENG), Willian (Chelsea/ENG)

5 Attaquants:
Bernard (Shakhtar Donetsk/UKR), Fred (Fluminense), Hulk (Zenit Saint-Pétersbourg/RUS), Jô (Atletico Mineiro), Neymar (FC Barcelone/ESP)

Le Brésil est condamné à vaincre. Depuis 1958, le Brésil a remporté cinq Coupes du Monde.
Les Brésiliens ont de surcroît perdu deux fois en finale, 1950 et 1998.
Les plus anciens fans du Brésil veulent éviter le cauchemar de la défaite de 1950, sur le sol, dans le Maracaña, contre l’Uruguay.

Italie barbare (Quai Voltaire) et Journal d'un étranger à Paris (La Petite Vermillon) de Curzio Malaparte

28.05.14 | par morlino | Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR

Curzio Malaparte (1898-1957) Ce nom et de prénom m’ont toujours fait rêver depuis que je les ai entendus la première fois. Rêver dans le sens que je les trouve magnifiques au point de les trouver parfaits comme prénom et nom d’écrivain. En fait, il s’agit d’un pseudonyme. L’Italien est né sous le nom de Kurt-Erich Suckert. Ce n’est pas du tout la même phonétique ! De surcroît, Le Mépris de Jean-Luc Godard a été tourné dans la villa de Curzio Malaparte. C’est grâce à ce film, avec Brigitte Bardot, Michel Piccoli et Jack Palance, que j’ai appris l’existence de Malaparte. Le film est tiré d’un livre d’Alberto Moravia. Godard a fait appel à Fritz Lang pour qu’il apparaisse dans l’écran. La musique est sublime. La maison au-dessus d’une falaise surplombée la mer, avec une terrasse qui semble dans le ciel, est l’une des plus belles maisons du monde. Curzio Malaparte était un homme de très grand goût. Un grand tout court. A 16 ans, il rejoint l’armée française à la déclaration de la guerre en été 1914. Blessé sur le champ de bataille, il reçoit la croix de guerre avec palme. De retour dans son pays natal, il écrit Technique d’un coup d’Etat (1933), Le soleil est aveugle (1940) et Kaptt (1943) qui lui attire les pires ennuis : les fascistes associés aux nazis l’arrête, le déportent, censurent son œuvre et l’assignent à résidence. Il réussit à participer à la Libération de l’Italie qu’il raconte dans La Peau (1949).
L’Italie barbare est un texte de 1925, inédit en France. L’époque du début des grands bouleversements politiques dans la péninsule et dans toute l’Europe. Le jeune Malaparte signe alors le Manifeste des intellectuels fascistes mais il s’aperçoit que la révolution sociale promise par le Duce est de l’esbroufe. C’est la confiscation du pouvoir par une frange totalitaire. Il n’accepte cependant pas que l’on jette l’Italie à la poubelle, en la traitant comme le pire des pays. C’était oublier Dante, la Renaissance, Machiavel. Il élargit jusqu’aux fondateurs de la culture européennes où il désigne Spinoza, Schopenhauer, Rabelais, Swift et Dickens. Le jeune Malaparte veut faire la révolution pour sauver les traditions. Ce n’est pas parce qu’un pays est sali, dégradé par un dictateur qui capte l’attention de la foule qu’il faut renier tout ce que ce pays a donné à l’Histoire de l’Humanité. Livre à méditer. Restons vigilants. Après le fascisme, Malaparte glissa vers le communisme. Le communiste idyllique. L’Italie barbare n’a rien perdu de sa provocation, de son érudition.

Quatorze après son dernier séjour en France, Curzio Malaparte, retraverse les Alpes pour revenir dans la pays pour lequel il a fait la guerre de 1914-1918, dès ses 16 ans ! C’est dire le lien que l’Italien, né près de Florence, entretenait avec le pays des Lumières. Nous sommes en 1947. Depuis 1933, Malaparte n’avait plus vu Paris. Malaparte est un francophile acharné. Il nous rappelle qu’en 1914, il portait le pantalon garance, prêt à mourir pour sauver la France. Il avait été accepté dans la Légion étrangère. Le cinéaste Rossellini dit à Malaparte que même s’il aime la France, les Français lui feront toujours sentir qu’il était Italien. La scène se passe dans un avion. Par le hublot, Malaparte dit à son ami : « Tu vois ça c’est la Durance et ça c’est le Rhône… » Rossellini était gêné, il avait honte d’avoir dit ce qu’il avait dit à un homme qui connaissait mieux la France que nombre de Français. Malaparte cita le mot de Marilio Ficino : « [Le Rhône et la Durance… ]Voilà mes veines ! » Admirable parade.
Dans son avant-propos, joliment appelé « esquisse de préface », Curzio Malaparte dit qu’un journal c’est un « portrait », « une chronique », et puis encore « récit, souvenir, histoire ». Il insiste pour expliquer qu’il s’agit « d’une tranche de vie » et surtout des notes au fil des jours. L’essentiel c’est que ce Journal est celui d’un véritable écrivain On y trouve un regard et un style. Rien n’est plus important pour le lecteur. Nous sommes donc dans le Paris de l’après-guerre. Il n’aime pas que les Français se lamentent sur leur sort. « L’occupation dont vous avez si héroïquement contribué à vous délivrer n’a été qu’un accident passager dans l’histoire du peuple français » conclu-t-il. Il croit aux hommes de bonne volonté. A la force de reconstruction. «Vous aviez des chefs incapables mais vos soldats étaient braves». Il aimait vraiment beaucoup la France. Il y a des très belles pages sur les écrivains, de belles séquences sur Jean Cocteau. Curzio Malaparte mérite le titre de plus Français des écrivains Italiens. A lire, plutôt deux fois qu’une.

-Italie barbare, de Curzio Malaparte. Traduit de l’italien par Carole Cavallera. Quai Voltaire, 187 p., 17 €
-Journal d’un étranger à Paris, de Curzio Malaparte. Traduit de l’italien par Gabrielle Cabrini. La Petite Vermillon, 352 p., 8,70 €

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