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Avec David Moyes, MAN UNITED est devenu la risée du monde

17.03.14 | par morlino | Catégories: THE RED DEVILS, ANTI-FOOTBALL

Quand on salit MU, son coach et ses joueurs, on se moque aussi des fans. A MU, on n’a pas l’habitude d’être traité comme des abrutis. Il faut que cela cesse. Tous les rivaux de MU disent que “Moyes est un génie” car en quelques mois il a détruit tout ce qui faisait la grandeur du club. Des joueurs sont morts en 1958 parce qu’ils portaient le maillot de MU. David Moyes n’a pas la stature pour entraîner MU. MU ce n’est pas Everton, Man City ou Arsenal. MU c’est un club qui a trois C1 dans ses vitrines. Man United a les fans qui connaissent le mieux le ballon car ils ont été éduqués par Matt Busby. Sir Fergsuon c’est fini, d’accord on a compris mais Moyes ne sait pas s’y prendre. La peur est interdite de séjour à Old Trafford. Moyes n’a rien capté de la mystique de MU. Le MU de Moyes est en train de salir la mémoire de nos héros: The Flowers of Man United. Les supporters de MU ont vu Best, Charlton, Cantona, Scholes et Giggs. Maintenant, ils doivent se farcir des pantins d’Everton. Non, non et non!

Sir Ferguson a demandé que l’on soit patient avec le nouveau coach, eh! bien non.
La sensiblerie n’a rien à faire sur un terrain de football.
Ce monsieur a un contrat sur cinq ans, il est grassement payé, donc pas de cadeau à lui faire.
A chaque match, il ne semble pas encore entraîneur de MU. Il est comme Fellaini qui ne parvient pas à prendre ses marques.
David Moyes a le costume, le bureau, tout du coach. Il l’air mais pas la chanson, pas les paroles.
Finalement, j’aime mieux l’exubérance de Mourinho. Le football est affaire de compétence et de passion.
Moyes ne dégage ni l’une ni l’autre pour diriger un monument de la dimension de MU.
Il s’occupe de l’Arc de Triomphe comme si c’était une supérette.
Le MU de Sir Ferguson encaissait parfois de cuisantes défaites mais ensuite ça repartait de plus belle !
Là, les Red Devils accumulent les matchs sans saveur, sans cervelle, sans force mentale, sans force physique.
Liverpool a marché sur MU sans pitié, ils ont fait la loi à Old Trafford comme s’ils étaient chez eux.
Que va-t-il se passer si Olympiakos vient ridiculier MU à O.T. en 8e de C1 retour ?
Que va-t-il se passer si Man City vient lui aussi prendre les trois points à O.T. ?
Va-t-on longtemps voir les Red Devils se liquéfier sur place dans leur stade mythique ?
Une saison ça suffit !
Faut-il que la bourse coule l’action de MU pour que la famille Glazer ouvre les yeux sur le mauvais choix de Sir Ferguson qui a préféré nommer un ami qu’un coach vraiment capable d’assumer la succession ?

Tactique de jeu: aucune, au petit bonheur la chance. Les joueurs tricotent sans cesse

Coaching: désastreux. A écarté des joueurs qui ne sont plus concernés

Langage du corps: le stress qu’il communique à l’ensemble. Face à Liverpool, trois penaltys contre MU !

Intervention auprès des arbitres: nulle

Capacité à changer de tactique en cours de match: inexistante

Impact sur les joueurs: aucune fermeté

Comportement dans les médias: robinet d’eau tiédasse

Résumé: honorable parcours à l’extérieur car la pression est moindre qu’à la maison

Fellaini (milieu): le chouchou de Moyes, Marouane Fellaini, belge d’origine marocaine, a été transféré au mercato d’été pour le somme de 32,5 M€. Le milieu relayeur joue à 90% en retrait dès qu’il a le ballon. On dirai que sa grande taille, plus d’ 1 m 90, est tout à coup devenue un handicap alors qu’à Everton, il affichait une bonne coordination de gestes. Contre Liverpool le 16 mars 2014 (0-3) il a explosé en plein vol. C’est le cas de le dire: dans la conquête d’un ballon aérien face à deux joueurs de Liverpool, Steven Gerrard l’a violemment percuté, le blessant à l’arcade sourcilière. Visage ensanglanté, Fellaini faisait peine à voir. Pourquoi a-t-il perdu tout son football depuis qu’il est à MU ? Il erre sur le terrain alors qu’à Everton c’était une star locale. Le fait de repartir à zéro l’a assurément angoissé au point d’avoir peur dès qu’il joue avec le maillot de MU, surtout à domicile. On dirait toujours qu’il va au bagne alors qu’il joue à Man United. Il est à l’image du groupe. David Moyes est quelqu’un qui crée du stress. Fellaini concentre sur lui toutes les critiques qui visent son boss. Quand Fellaini hérite du ballon, on dirait qu’il va jouer à la roulette russe. Il s’en débarrasse comme si c’était du poison.

Kagawa (milieu: )Moyes l’a exclu du fond de jeu de MU

Chicharito (attaquant): Moyes l’a éjecté du plan d’attaque

Giggs (milieu): Moyes a mis l’icône géniale à la retraite avant l’heure. Grave erreur psychologique qui punit le vestiaire

Vidic (défenseur): Moyes l’a déjà envoyé à l’Inter Milan !

Mata (milieu): transféré au mercato d’hiver, l’ex joueur de Chelsea se demande ce qu’il est venu faire dans cette galère. N’a exprimé que 40% de son talent

Rooney (attaquant): Moyes a réussi à le conserver dans l’effectif. C’est la meilleure action de Moyes

Fletcher (milieu): l’a remis dans le circuit avant de le retirer fissa!

Welbeck (attaquant): se sert de lui comme d’un jouet électronique

Valencia (ailier): il a évincé du groupe l’ailier le plus rapide du monde !

van Persie (attaquant): le buteur hollandais a signé avec Sir Ferguson et se retrouve avec Moses. Il y a tromperie sur le coach…

Cleverley (milieu): joue au yoyo avec lui

Smalling (défenseur): lui a fait perdre son peu de confiance

Jones (défenseur, milieu): lui demande trop

Evans (défenseur): encore plus souvent blessé qu’avant

Anderson (milieu): l’a transféré alors que le Brésilien pouvait parfois rendre de grands services

Nani (ailier): l’a fait resigner comme on fait signer une photo Panini

De Gea (gardien): le seul à son niveau

Evra (défenseur) : semble ne plus avoir envie de jouer

Rafael (défenseur) : a perdu sa grinta pour redevenir brouillon, son pire défaut

Carrick (milieu): est devenu solitaire, lui le généreux !

Januzaj (ailier): a trop de poids sur les épaules pour son jeune âge

Ferdinand (défenseur): l’a mis au garage

"Correspondance 1911-1949, Jacques Copeau-Louis Jouvet" (Gallimard) Et "Jouvet" (Actes-Sud)

Louis Jouvet dans Entrée des artistes (Marc Allégret (1938) Scénario : Henri Jeanson et André Cayatte. A voir la scène de la visite à la blanchisserie appartenant à la famille d’une de ses élèves. Jouvet (Lambertin) exprime ici sa passion du théâtre dans des dialogues étincelants de Jeanson. Instant de grâce absolue, Jouvet voit les gens comme s’ils n’étaient plus que des acteurs d’une pièce qui s’appelle la vie. Grandiose. Jouvet était à la fois comédien, metteur en scène, décorateur, électricien, homme-orchestre du théâtre et aussi écrivain. Excellent dans tous les domaines. Il a beaucoup appris auprès de Jacques Copeau, son père spirituel. Avec Charles Dullin, Michel Simon, Raimu et Jean Gabin, Louis Jouvet est l’un des grands acteurs français du XXe siècle.

Jacques Copeau (1879-1949)
Louis Jouvet (1887-1951)
Deux noms au fronton du théâtre moderne. Deux noms inoubliables.
Ils étaient nés pour se rencontrer. Copeau était l’aîné. Les deux savaient lire et écrire. Ils faisaient de la mise en scène et enseignaient auprès des jeunes. Jouvet jouait, lui, à la différence de Jacques Copeau qui était très impressionnant depuis qu’en 1908 il avait cofondé la Nouvelle Revue Française. Cinq ans plus tard, il devint directeur du Théâtre du Vieux-Colombier, inauguré donc en 1913.
Copeau, très attentif aux nouveaux talents, remarque immédiatement Charles Dullin et Louis Jouvet qui devient régisseur, décorateur, assistant et bien sûr comédien. En 1914, Jouvet fut mobilisé. Le temps fort de leur amitié se déroule lors de la Première Guerre mondiale au cours de laquelle les deux hommes ne cessent pas de s’écrire. Jouvet abandonne vite la banale formule de politesse pour passer de « Cher Monsieur » à « Mon bien cher patron ». Copeau utilise un froid « Cher Jouvet » et s’autorise parfois un « Cher vieux ».
L’intensité de leur amitié, au cours de la Grande, occupe 240 pages.
L’après-guerre connaît un ralentissement (170 pages), les années 1930 sont réduites à 40 pages et celles de 1940 à 6 pages. Comme Jouvet est régisseur général, les deux collaborateurs parlent beaucoup de décor. Copeau prône un certain dépouillement. Ils parlent souvent de cubes, ce qui nous fait penser au cubisme.
Pendant les années de la Seconde Guerre mondiale, les deux amis ne correspondent pas. Entre 1941 et 1945, Louis Jouvet fit une tournée en Amérique Latine et au Mexique. Au moment où l’Europe était victime de la folie d’Hitler et compagnie, Louis Jouvet faisait du théâtre. Belle réponse à la cruauté.
Début janvier 1949 a lieu l’ultime échange de lettres. Le 20 octobre: rideau pour Copeau ! Le grand réformateur du théâtre n’était pas dupe. Il savait qu’on ne laisse que des copeaux sur cette terre, dans le meilleur des cas. Copeau a renoué avec l’esprit d’équipe si chère à Molière. Il haïssait les cabots qu’il excluait aussitôt. Il voulait des comédiens qui mettaient leur vie en jeu. Ceux-ci devenaient alors des « Copiaus ». Rien à voir avec l’esprit Gourou. Il a réussi à casser le mur entre la scène et la salle. Il exécrait tout ce qui était pompeux, prétentieux, inintelligible. Son théâtre sentait la peinture fraîche. L’odeur de la vie.
En 1975, j’ai trouvé chez un bouquiniste un petit fascicule du Vieux-Colombier daté 1921 par la NRF. Jacques Copeau y présente L’Ecole du Vieux-Colombier :« Qu’entre-t-il dans [les] vocations ? Neuf fois sur dix, beaucoup de frivolité, de paresse et de vanité, le goût des mœurs aciles, une remarquable absence de formation, de ce minimum de connaissances élémentaires requis dans tout autre métier». Il faisait rimer vocation avec éducation. Copeau rend hommage à Stanislavski qui jeta les bases de la modernité à Moscou. Le metteur en scène français voulait qu’on suive un projet commun, une doctrine. Tout ça est très bien quand on tombe sur de grands créateurs. Sinon, il faut se réjouir qu’il n’existe pas d’ENA pour les écrivains. Tous les grands stylistes sont de mauvais élèves car ils ne copient pas sur les autres. La littérature est un plaisir solitaire qui se termine en partouze !

Voici quelques lettres importantes. Le 22 août 1915, Jouvet écrit: “La « Liberté-chérie » pour laquelle on combat ne se doute pas que parfois je ne la vois pas avec d’autres yeux ni une autre âme que ceux qui sont au bagne ! (…) Mes nerfs ne sont pas faits pour cette vie-là. Quand je pense à ce que je pourrais vivre !". Trois jours plus tard, Copeau se laisse attendrir comme jamais : « Mon petit, mon petit, ta lettre si douce m’a mis les larmes aux yeux. Oui, j’ai pleuré doucement en pensant à ton amitié, à ta ferveur, à ta gaîté, et à tout ce peu à peu qui nous ®approche l’un de l’autre davantage. Tu ne m’as jamais écrit meilleure lettre ». En 1916, le pharmacien Louis Jouvet fait office de médecin et soigne les Poilus.
Démobilisé, Jouvet va à New York pour préparer la tournée du Vieux-Colombier aux Etats-Unis, en 1917, à la demande de Clemenceau, au nom du rayonnement de la France. Le 4 septembre 1918, Copeau explique à Jouvet qu’il perd de son talent dès lors qu’ils ne sont pas ensemble : « Je suis le chef » martèle Copeau qui porte toute l’aventure du Vieux-Colombier sur ses épaules. On voit ici la querelle entre le père et le fils. Liens du sang ou lien de l’esprit, c’est toujours le même conflit qui finit par naître. A son retour à Paris, Jouvet créé aussitôt la nouvelle disposition scénique du Vieux-Colombier. La brouille est oubliée, mise sous silence.
Petit à petit, le cordon ombilical va se détacher plutôt qu’être coupé d’un seul coup. Bien avant qu’il ne soit nommé à la direction de la Comédie des Champs-Elysées, en 1924, en formant une troupe largement issue du Vieux-Colombier, Louis Jouvet fit des mises en scène à l’écart de Copeau, entre autres pour Jacques Hébertot à la Comédie des Champs-Elysées dès 1922. Sa première mise en scène officielle est Monsieur Le Trouhadec saisi par la débauche, en 1923, à la Comédie des Champs-Elysées où il fait construire une seconde salle : le Studio du même nom.
Le 17 décembre 1925, Copeau demande à Jouvet de ne pas se servir du « titre du Vieux-Colombier (…) pour des fins de publicité ». En un mot, le Vieux-Colombier est une marque de fabrique qui signifie une excellence qui appartient à Copeau ! Le 12 mai 1927, le ton monte encore quand Copeau écrit : « Tu m’as fait trop de mal, et trop de chagrin ». (sic) Jouvet reste correct mais signale en fin lettre, le 15 mai 1927 qu’il est « irrévocablement sorti du Vieux-Colombier », l’antre de l’anti naturaliste par excellence.
La vie sépare les amants et les amis. Pas tous mais beaucoup. L’important c’est ce qui a existé. Copeau et Jouvet se sont aimés et respectés. Louis Jouvet a réussi à sortir de l’ombre du maître pour exister tout seul. Il faut s’en féliciter. Copeau était un intellectuel du théâtre. Jouvet parvint grâce au cinéma à toucher un vaste public. Il faisait du cinéma uniquement pour pouvoir faire du théâtre. “Au théâtre, on joue; au cinéma, on a joué", disait-il. Et encore: “Quand on fait du cinéma, il faut prendre une chaise!” Superbe sens de la formule qui claque. Certaines de ses mises en scène sont des références, notamment L’Ecole des femmes. Jouvet défendait son travail au centre de la scène puisqu’il jouait et interprétait Arnolphe. Un soir, en quittant le plateau, il a dit à son chien qui l’attendait dans les coulisses: “Je ne donne pas cher pour ce petit couple-là"… Jouvet-Arnolphe a prononcé ces mots, laissant sur scène Horace et Agnès. Seul un génie du théâtre peut se comporter de la sorte. Sa remarque était d’une grande justesse, et le fait de la confier à son chien n’en est que plus frappant. Sans subvention, Jouvet faisait très attention au côté économique, à l’inverse de Charles Dullin qui voyait dans les succès le meilleur moyen de stagner. Jean Anouilh, secrétaire de Jouvet, ne conservait pas que des bons souvenirs de son patron. Ce n’est pas pour cela qu’il faut avoir des réserves sur Jouvet. Artaud, Copeau, Jouvet, Dullin, Vilar, Vitez, Chéreau restent les phares de la mise en scène française du XXe siècle.
La remarquable édition de la Correspondance Copeau-Jouvet –avec l’index des noms cités- contient des annexes très importantes dont des textes pour comprendre les tensions entre les deux amis. On a la preuve que Jouvet était très calé sur l’élaboration des décors, les coûts. Jouvet était un homme de théâtre complet, du sol au plafond. Copeau, lui, ne mettait pas autant les mains dans le cambouis. Au crédit de Jouvet, il ne tira pas la couverture à lui : quand il oeuvrait au Vieux-Colombier, il reconnaissait que tout ce qu’il faisait il ne pouvait le faire que grâce à Copeau qui lui laissait carte blanche car au niveau pratique Louis Jouvet avait acquis un savoir-faire exceptionnel, au fil du temps. Il inventa les «jouvets» des lanternes tournantes, révolutionnaires pour l’éclairage (1919). Copeau aimait la rigueur du régisseur Jouvet qui ne faisait aucun cadeau aux comédiens et aux machinistes. Il acquiert beaucoup de « trucs » du métier auprès d’un dénommé Alphonse, un brillantissime chef machiniste. Ainsi va la vie du Théâtre. Ses plus grands serviteurs restent souvent totalement obscurs. Il faut remercier Eve Mascarau de nous rafraîchir la mémoire.
Les lecteurs des écrits de Jouvet ne doivent donc pas faire l’impasse non plus sur Louis Jouvet, très joli petit livre chez Actes-Sud qui rassemble un choix de textes. Dans la préface, Eve Mascarau nous rappelle que Louis Jouvet fut une grande source d’inspiration pour Antoine Vitez. D’emblée le livre, édité par Actes-Sud, mentionne la profession de foi de Jouvet: « A dix-huit ans, j’étais régisseur (…) C’est ainsi que j’ai débuté au théâtre et que j’ai été contraint d’oublier les préoccupations par trop intellectuelles dont s’embarrassait ma vocation première. J’ai été ensuite successivement et à la fois, électricien, accessoiriste, menuisier et peintre, puis décorateur ». Grâce à ses écrits et sa présence au cinéma, on perçoit très bien Jouvet, l’homme, le créateur. Pour Jouvet, les machinistes comptaient autant qu’un comédien. Jouvet était un artisan comme Molière qu’il aimait tant. Copeau était un savant. Encore un mot de Jouvet : les personnages ? « Résidus du devin ». Splendide. Grandiose.

-Correspondance 1911-1949, Jacques Copeau-Louis Jouvet. Edition établie, présentée et annotée par Olivier Rony. Les cahiers de la NRF. Gallimard, 781 p., 45 €
-Louis Jouvet. Introduction et choix de textes par Eve Mascarau. Actes-Sud-Papiers, 103 p., 13 €

Dans sa chute, Uli Hoeness, ex président du Bayern Munich, retrouve toute sa dignité

17.03.14 | par morlino | Catégories: BECKENBAUEREMENT

Comme joueur, Uli Hoeness a remporté la Coupe du monde 1974 face aux Pays-Bas de Cruyff. L’attaquant a aussi gagné 3 Coupes d’Europe aux grandes oreilles avant de devenir un excellent dirigeant du Bayern Munich.

-«Après discussions avec ma famille, j’ai décidé d’accepter la décision du tribunal de Munich. J’ai demandé à mes avocats de ne pas former de pourvoi en cassation. Cela correspond à ma conception de la décence, de la responsabilité personnelle. Cette évasion fiscale, c’est l’erreur de ma vie. Je tire les conséquences de cette erreur. En outre, je démissionne, avec effet immédiat, de mes fonctions de président du FC Bayern Munich et du conseil de surveillance. Je veux préserver mon club de tout préjudice. Le FC Bayern Munich est l’oeuvre de ma vie et le restera toujours. Je resterai lié à ce club fantastique et à ses membres d’une autre manière, aussi longtemps que je serai en vie ».

Samedi 15 mars 2014 lors de la 25e journée de la Bundesliga son siège est resté vide de toute présence dans le carré des dirigeants du Bayern Munich. Personne n’a voulu s’asseoir dans ce fauteuil de l’Allianz-Arena tant on y a vu de fois assis Uli Hoeness qui n’a donc pas assisté à la victoire du Bayern 2-1 contre le Bayer Leverkusen.
Les Bavarois viennent d’aligner 50 matchs sans défaite. Seuls l’AC Milan et Porto ont réussi cet exploit mais les Bavarois n’avaient pas la tête à la fête, ils viennent de perdre leur président, Uli Hoeness. Mort professionnel alors qu’il était une icône mondiale tant il a conduit le Bayern au sommet.
Paradoxe des paradoxes, l’ex directeur plein de rigueur s’est comporté en voleur du fisc dans sa vie privée.
Le Bayern Munich a été obligé de se réorganiser: Karl Hopfner, ancien directeur des finances et vice-président, est le nouveau président du club, et le patron d’Adidas, Herbert Hainer, est le nouveau président du conseil de surveillance.
Très triste de ce qui arrive, l’entraîneur espagnol du Bayern, Pep Guardiola, a déclaré: “Sans M. Hoeness, le Bayern n’en serait pas là aujourd’hui. Merci à lui. Uli est mon ami et le restera".
En Allemagne, la condamnation d’Uli Hoeness a fait l’effet d’une bombe, c’est peu de le dire.
Il formait avec Franz Beckenbauer et Karl-Heinz Rummenigge le trio de joueurs de légende qui sont les dirigeants du Bayern.
A trois mois du coup d’envoi de la Coupe du monde, au Brésil, l’ex président du Bayern Munich, Uli Hoeness, va être incarcéré, sans faire appel de sa lourde condamnation: trois ans et demi de prison pour avoir dissimulé au fisc plus de 27 millions d’euros.
Tout à coup, le jugement passé, il a retrouvé sa dignité.
Comment un tel champion a pu se laisser absorber par son addiction dévorante pour la spéculation boursière ?
A mes yeux c’est une maladie.
Les enquêteurs ont recensé plus de 33 000 opérations effectuées. Il avait le droit se spéculer mais pas celui de ne rien déclarer.
Espérons que sa bonne conduite raccourcira sa peine derrière les barreaux afin qu’il retrouve sa place de président du Bayern qu’il a porté au sommet. A son arrivée au club, ce dernier avait un chiffre d’affaires de 12 M€ avec plein de dettes. A sa démission, en 2014, qui emploie 500 salariés, réalise un chiffre d’affaires de 400 M€ et vaut 1,3 milliard d’euros avec plus aucun dette.
Incroyable de voir une telle double personnalité: brillantissime joueur et dirigeant, et si Picsou dans sa vie cachée de spéculateur. Il a remplacé l’adrénaline du footballeur par le stress du jeu boursier.
C’est plus une victime qu’un coupable.
Le fait qu’il accepte la sanction est la marque d’un retour à la réalité.
Tant de fois, on voit les grands de ce monde- tout ça n’est que façade sociale- se défiler pour nous dire: “Non, non, ce n’est pas moi, je n’ai rien fait!”
Uli Hoeness, lui, assume ses erreurs.
Le champion est de retour.

L’attaquant Ulrich dit Uli Hoeness est né le 5 janvier 1952 à Ulm (ex RFA)

Parcours du joueur:
1959-1965: VfB Ulm
1965-1970: TSG Ulm 1846
1970-1979: Bayern Munich
1978-1979: Nuremberg 11
Manager du Bayern Munich (1979-2009)
Président du Bayern Munich (2009-2014)

Palmarès du joueur au Bayern Munich:
3 Bundesliga(s) : 1972, 1973, 1974
Coupe d’Allemagne 1971
3 Champions League : 1974, 1975, 1976
Coupe intercontinentale 1976

Avec la RFA :
Coupe du monde 1974
Championnat d’Europe des nations 1972
Sélections en d’Allemagne (1972-1976): 35 (5 buts)

Titre du Blog All

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