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Mort du gardien centenaire René Llense, doyen des internationaux français

13.03.14 | par morlino | Catégories: GRAND MONSIEUR, ANQUETILLEMENT

Le gardien René Llense a participé à la Coupe du Monde 1938, doublure de Di Lorto. A voir les exceptionnelles images d’archives sur les joueurs pionniers qui ont fait du football le sport n°1 au monde. Respect aux joueurs, aux dirigeants et aux reporters.

Né le 14 juillet 1913 à Collioure, René Llense (1913) est mort le 12 mars 2014. Il a été l’un des meilleurs gardiens de but au début du professionnalisme, à partir de 1932. L’international centenaire disputa la Coupe du Monde 1938 au rang de second gardien derrière Laurent Di Lorto. Sa génération comptait de très grands goals dont Alex Thépot et Julien Darui. Ainsi René LLense n’a pas pu dépasser 11 titularisations.
De très bonne compagnie, René Llense était le partenaire idéal. Toujours attentif aux autres, il incarnait la joie de vivre, heureux de jouer au football, sa passion qui ne le quitta jamais. Bien sûr, il reste un exemple pour tous les amoureux de notre sport favori. Très bon sur sa ligne avec une bonne détente à l’horizontale.
Lors de la première Coupe du Monde en 1930, René Llense avait 17 ans. Il a donc pu suivre toutes les Coupes du Monde depuis la création de l’épreuve reine par notre compatriote Jules Rimet, ex président de la FFF, de la FIFA et père fondateur du Red Star. Il se réjouissait de bientôt assister la Coupe du Monde 2014.
René Llense, doyen des internationaux français, n’était pas peu fier d’être né un 14 juillet, symbole de la liberté.
En 2013, il a eu le bonheur de fêter son centenaire entouré des siens.
René Llense a tout connu, tout traversé debout, y compris deux Guerres Mondiales.
L’ancien gardien a connu sa plus grande année en 1934 réussissant le premier doublé de l’Histoire en France, avec Sète. Le 6 mai 1934 à Colombes en finale de la Coupe de France face à Marseille, dans les ultimes secondes, Sète, menant 2-1, s’acheminait vers la victoire quand l’international Jean Boyer, le capitaine olympien, frappa puissamment des dix-huit mètres, tir cadré. René Llense fit un arrêt décisif qui offrit le trophée aux Sétois.

-"Après la victoire, qui nous avait rapporté une petite prime de 50 francs, mes coéquipiers étaient en vacances, le championnat étant bouclé pour nous. Mais les Marseillais, classés à deux points seulement, avaient encore trois matches à disputer. Autant dire que le titre leur était promis… Pourtant, les voilà terrassés à Lille puis à Paris face au Club Français. Restait à assurer chez eux contre l’Excelsior de Roubaix. À la mi-temps, l’OM mène 2-0 mais, scénario incroyable, il craque et s’incline 2-4 ! J’étais dans les tribunes avec mon copain Louis Gabrillargues car nous devions partir avec les internationaux olympiens en Italie, afin de disputer la Coupe du Monde 34. On était comme des fous, cherchant à envoyer en urgence un télex à nos camarades en tournée en Tunisie ! Ils ne pouvaient pas se douter qu’on était champions de France!”

René Llense aimait remonter le temps:

-"L’Équipe de France, c’était énorme ! Je me souviens de l’annonce de ma première convocation dans le journal L’Auto pour le Mondial. J’avais hâte d’y être.”

-"En Coupe ou Championnat, quand on montait dans le Nord, c’était des expéditions polaires. On partait le vendredi à 18 h 30 en train pour jouer le dimanche. On changeait le samedi matin à Paris pour arriver dans l’après-midi à Lille, Fives ou Roubaix. Et, en 3ème classe, nous n’avions pas de couchettes, parfois, on dormait debout quand il y avait trop de monde !”

-"L’entraînement se limitait à deux séances hebdomadaires. On grimpait sur la colline pour redescendre par l’autre flanc. On trempait les pieds dans l’eau avant de remonter puis d’effectuer des tours de terrain et une séance de tirs au but. Les attaquants se régalaient mais ce n’était pas évident pour moi, d’autant qu’il n’y avait pas de gants. Et puis, on ne gagnait pas des mille et des cents même si on vivait un peu mieux que les autres. C’était une autre époque. Quand j’entends certains joueurs d’aujourd’hui se plaindre…”

Adieu Monsieur René Llense. Et merci.

Parcours de René Llense:
1932-1938 : FC Sète
1938-1939 : Saint-Étienne
1942-1943 : Saint-Étienne
1943-1944 : EF Lyon-Lyonnais
1944-1945 : Saint-Étienne

Palmarès avec Sète:
Champion de France de D1 1934.
Coupe de France 1934.
International français : 11 sélections entre 1935 et 1939

Miscellanées à l’usage de gens heureux ou désirant le devenir, par Agnès Michaux et Anton Lenoir (Autrement)

13.03.14 | par morlino | Catégories: LITS ET RATURES

Personne au monde n’a mieux chanté la joie de vivre que Charles Trenet.

Très belle maquette rouge, noire et blanche pour ce livre qui devrait avoir un beau succès dans une France morose aux abords des élections municipales. Détail amusant : le 20 mars il y a la “Journée du Bonheur"… Une idée de l’ONU. Tout le reste de l’année, c’est quoi ? L’ouvrage rassemble plein de citations qui tournent autour de la notion du bonheur. Alain Delon : « J’ai été programmé pour le succès, pas pour le bonheur. Cela ne va pas ensemble ». Surtout si l’on s’en persuade. Cela me renvoie à l’ami Jules Renard : « Etre heureux ne suffit pas, il faut encore que les autres ne le soient pas ». On peut difficilement égaler ce niveau d’intelligence et d’humour à multiples tranchants.
«Les filles heureuses sont les plus jolies» dixit Audrey Hepburn qui savait de quoi elle parlait. En ce temps, les actrices n’avaient pas pour rivales des journalistes en mal de popularité et encore moins des shampouineuses qui pensent avoir un QI supérieure à celui de Marie Curie. A tout choisir, je préférais les couples Aragon-Triolet, Sartre-Beauvoir que les associations médiatiques des années 2000. Aujourd’hui, on met en avant les présidents de la république et leur chanteuse, leur journaliste ou leur actrice. Nous sommes dans le mythologie Marylin Monroe qui a eu pour mari un sportif, un écrivain et pour amant un président des Etats-Unis. Cela dit, Monroe-Kennedy c’est autre chose que Mr et Mme Michu. De Gaulle n’est pas devenu médiatique parce qu’il couchait par une présentatrice télé.
Le livre d’Agnès Michaux et d’Anton Lenoir fait du bien car il stimule l’esprit. Il est bourré de citations (Camus, Proust, Schweitzer, Kafka, Bertrand Blier…) « On n’est pas orphelin d’avoir perdu père et mère, mais d’avoir perdu l’espoir ». (proverbe malien) Encore que le désespoir se vende aussi. A l’époque d’Il n’y a plus rien, Léo Ferré recherchait déjà des capitaux pour en faire la publicité.

-Miscellanées à l’usage de gens heureux ou désirant le devenir. Par Agnès Michaux et Anton Lenoir. Autrement, 139 p., 12 €

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