Archives pour: Mars 2014, 11

Le Bayern Munich a écarté Arsenal sans forcer pendant que l'Atletico Madrid punissait l'AC Milan

Le football ce n’est pas les fans débiles, le Heysel, la guerre. Le football c’est Albert Camus, le Brésil 1970, les Pays-Bas de Cruyff.

Ligue des Champions 1/8 retour
Mardi 11 mars 2014
Atletico Madrid 4-1 AC Milan
Buts pour les Espagnols: Diego Costa (3e, 85e) ,Arda Turan (40e), Raúl García (71e)
But pour les Italiens: Kaka (27e)

Bayern Munich 1-1 Arsenal
But pour les Allemands: Schweinsteiger (55e)
But pour les Anglais: Podolski (57e)

Pour les 1/8e de la C1 2014 retour, tout semblait joué entre le Bayern Munich et Arsenal car les Bavarois avaient gagné 0-2 à Londres. Pour que les Gunners aillent en 1/2 finale, il fallait attendre un miracle. Il n’est pas arrivé. Ribéry a livré un très bon match collectif, fidèle à son habitude bavaroise sur son aile gauche. C’est lui qui a donné la superbe passe décisive sur l’unique but du Bayern, marqué par le remarquable Schweinsteiger.
Après l’ouverture du score, le Gunner Podolski marqua complétement contre le cours du jeu car Arsenal était archi dominé. Podolski entra dans la surface poussa violemment dans le dos Philipp Lahm pour lui prendre le ballon et inscrire un fort joli but dans un angle fermé. Le problème c’est que le but aurait être refusé. Le Gunner avait commis une faute indiscutable sur le Bavarois.
A la fin du match, dans les arrêts de jeu (90e+1)Laurent Koscielny bouscula Robben dans la surface, le déséquilibrant pendant la conquête du ballon. Penalty justifié même si en Angleterre les arbitres anglais ne sifflent pas souvent ce genre d’issue au terme d’un duel dans la surface de réparation. Arsène Wenger fulmina au près d’un arbitre de l’UEFA. C’était très amusant de le voir en colère car lorsque Podolski a donné un grand coup dans le dos de Lahm, là il n’a rien dit. Müller tira le penalty, mais Fabiański repoussa le ballon avant de dégager en deux temps sur sa ligne. Magnifique instant avec le ballon qui tournoie sur place sans franchir la ligne. Bref, le Bayern s’est qualifié sans forcer. Les Bavarois ont joué un bon petit match d’entraînement. Que dire d’Arsenal ? Koscielny est vraiment un joueur très dangereux pour son équipe: entre les toiles et sa fabrique à penaltys cela fait beaucoup. L’équipe de France n’est pas à l’abri de bourdes avec lui derrière. Quant à Mesut Özil qui a laissé sa place à Tomáš Rosický, en seconde mi-temps, il est complétement Arshavinisé. Il ne met plus un pied devant l’autre. Je ne me fais aucun souci. Pour la Coupe du monde, il sera au top avec l’Allemagne. Arsenal n’est sans doute pour lui qu’une destination passagère. Je suis certain qu’Arsenal va nous dire: “Ozil est blessé…” (1)
Le problème actuel du Bayern c’est celui de son président du conseil de surveillance. De fait, l’ancien joueur Uli Hoeness est jugé pour fraude fiscale… Elle s’élève à 18, 5 M€. Décidément tout change. La morale bavaroise n’existe plus. Le fair play anglais non plus. Tout ça est non seulement révoltant mais triste. Que les Allemands ne donnent plus des leçons de gestion, svp, merci.
Dans l’autre 1/8 du 11 mars 2014, les Milanais étaient aussi condamnés à l’exploit, mais en fin de compte, ils ont encaissé 4 buts en Espagne. Sur les deux matchs de ce 8e là, les Italiens ont encaissé 5 buts pour un seul de marqué.
Au cours de la seconde journée des 8e, mercredi 12 mars, Barcelone devrait se qualifier contre Man City car ils ont deux buts d’avance. Quant aux Parisiens, ils en comptabilisent 4 de plus que Leverkusen.

(1): Comme prévu, après la rencontre, Arsène Wenger a déclaré que le milieu offensif Ozil serait absent plusieurs semaines, victime d’une déchirure. Le docteur de la sélection allemande et du Bayern l’a ausculté et cela est préoccupant. Était-il blessé au coup d’envoi ? Si oui pourquoi a-t-il joué ?

Mercredi 12 mars
Barcelone 2-1 Manchester City
Buts pour les Catalans: Messi (67e), Dani Alves (90e)
But pour les Citizens : Kompany (89’e)

Paris 2-1 Leverkusen
Buts pour le PSG: Marquinhos (13e), Lavezzi (53e)
But pour les Allemands: Sam (6e)

Dans la deuxième soirée des 8e retour de C1 2014, Paris s’est qualifié facilement marquant en tout 6 buts contre 1 seul. Pendant ce temps, le Barça se qualifiait aussi inscrivant en tout 4 buts et n’en concédant qu’un seul sur les deux matchs.
Sont donc qualifiés pour les 1/4: Bayern Munich, Atletico Madrid, Paris, Barcelone. La semaine prochaine nous connaitrons les 4 autres.

La liberté de blâmer, de Renaud Matignon (Bartillat)

11.03.14 | par morlino | Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR

Fahrenheit 451 (1953) de François Truffaut. Renaud Matignon aurait bien aimé que des flammes intelligentes brûlent tous les livres imbéciles, surtout ceux écrits avec une truelle. Il n’aimait que les stylistes.

«Quarante ans de critique littéraire» (sous-titre) nous contemplent. Je me rappelle comme si c’était demain… les coups de fil de Louis Nucéra qui me lisait une ou deux phrases de la nouvelle critique de Renaud Matignon (1936-1998) dans le Figaro Littéraire. Bien sûr celles gorgées de fiel. C’était bon d’entendre un ami lire la prose de quelqu’un qui disait des vérités dans un Landerneau littéraire qui accepte de dire du bien des auteurs dont le plus grand mérite est souvent d’être assez médiocre pour plaire au plus grand nombre. Bien sûr un livre qui ne se vend pas n’est pas systématiquement un chef d’œuvre.
Le critique littéraire Renaud Matignon n’a pas publié de romans. Il s’est contenté d’écrire sur les livres des autres. A la fin, cela donne une œuvre plus intéressante que nombre de celles qui nous tombent des mains sans nous faire mal aux pieds. Pascal Pia non plus n’a pas écrit en marge de ses chroniques. Chez Matignon et chez Pia, il y avait un tel respect de la littérature qu’ils ne voulaient pas encombrer les rayons avec des inepties. Ils se sont dits: «Châteaubriand ou rien !» Et comme ils ont estimé que leur fibre romanesque respective ne volait pas bien haut, ils se sont abstenus. D’où leur dureté vis-à-vis de ceux qui ont franchi le pas de la création en ayant moins de talent qu’eux. Ils n’étaient pas aigris, non. Pia et Matignon étaient des justiciers inventifs des lettres. En ce qui concerne Matignon parlons d’un d’Artagnan sur son cheval cabré tel Zorro. La photo de couverture nous le montre cravaté avec des boutons de manchette, montre au poignet, alliance au doigt, regard de caméléon à 180e. Donc élégance, exactitude, fidélité et vision périphérique. J’ai pris deux ou trois fois l’ascenseur avec lui, au Figaro. Il semblait toujours en train de penser au papier à venir. Je le sentais comme un inspecteur Colombo des Lettres qui allait déposer son affichette Wanted. Je ne lui ai jamais adressé la parole. J’aimais le silence dans la descente ou la montée de l’ascenseur. Un silence lourd entre deux personnes si proches et si distantes. On n’était à chaque fois deux. Souvent je trouve le mot de passe pour aborder quelqu’un. Là il ne m’est pas venu. Je ne sentais pas l’ouverture. Je pense ne même pas lui avoir dit bonjour, lui non plus. Ce qui accentue le côté fantomatique qu’ont souvent les lecteurs.
A lui, on ne l’a lui faisait pas. Il a même traité Cioran de “professionnel du désespoir". C’est peut-être pour cela que je ne l’ai pas abordé. Il y a d’autres personnes à détruire que Cioran. Matignon a-t-il détruit Jean d’Ormesson ? Non. Le courage à ses limites. Angelo Rinaldi ? Non plus. Dézinguer Christine Ockrent et Jacques Attali c’est dire que Ribéry n’est pas Pelé ou Cruyff. On le savait déjà. Matignon descendait souvent les puissants, puissants au niveau du pouvoir et non pas du talent. «En cet automne 1994, les voilà devenus écrivains » se moquait-il des politiciens qui veulent écrire comme on va skier à Avoriaz. De BHL, il a dit : « Dans la chanson, impossible de faire parler de soi, il y avait déjà les Beatles ». C’est cinglant, presque trop facile pour la plume d’un lecteur de ce calibre.
Matignon ne faisait pas l’unanimité parce qu’il écrivait dans un journal de droite. Ce qui prouve le petit esprit des marquis de la capitale. Son talent est pourtant éclatant. Ses chroniques sont plus intéressantes que les livres dont il parle. « Pour être écrivain, il faut du talent. Pour être critique littéraire, il faut avoir du génie ». Non ce n’est pas un aphorisme de Matignon. C’est Ionesco qui a déclaré cet éloge du métier de critique littéraire. Oscar Wilde pensait, lui, qu’un chroniqueur ne devait pas lire le livre chroniqué ! C’était de l’humour, une façon de dire : je ne veux pas être influencé, quoique Larry King a toujours dit ne jamais lire les livres qu’il présentait tout simplement parce que les téléspectateurs ne les avaient pas lus non plus. Le journaliste américain voulait se mettre dans la peau de candide. Il est vrai que Larry King est un animateur télé et non pas un critique littéraire. Matignon, lui, appartient à la famille des Hussards. Il était grand amateur de Nimier, Blondin. Il aimait les gens qui ne trichent pas. Ainsi il a salué magistralement Philippe Soupault. Je n’avais plus souvenir de cet hommage. Ici on sent bien que Matignon salue l’attitude très digne du poète qui tranche avec celle de nombre de ses contemporains. On sent que Matignon accorde une grande importance au comportement de Soupault. Matignon n’aimait que les gens qui marchent nuque raide. Les gens sans compromission. Les écrivains qui refusent de ramper devant le pouvoir, l’argent, la gloire, le public. Matignon était entré en littérature comme on entre dans une cathédrale de papier. Il était croyant et pratiquant. Croyant dans les mots, pratiquant dans la prière d’un style. Le sien et celui des écrivains qui se battent avec le langage.
Sur le fil de l’épée. Tranchant. D’une seule touche, il pouvait abattre une vedette de l’édition. Non par plaisir. Renaud Matignon était au service de la Littérature, et non pas le contraire.
-La liberté de blâmer, de Renaud Matignon. Préface de Jacques Laurent. Introduction d’Etienne de Montety. Bartillat. 622 p., 18 €

Eto'o fait le show et le Chelsea de Mourinho s'envole en tête du championnat anglais

11.03.14 | par morlino | Catégories: THE RED DEVILS, ARSENAL N'EST PAS EN FRANCE, GRAND MONSIEUR, LONDON CITY

Samuel Eto’o a chambré Mourinho en faisant le vieillard après avoir marqué son but. Son entraîneur avait dit qu’il ne savait pas l’âge exact du buteur qu’il adore: «Eto’o, il a 32 ans… peut-être 35, qui sait ?». Samuel Eto’o a répondu sur le terrain par un but et par l’humour. Eto’o faut-il le rappeler est l’un des meilleurs footballeurs de tous les temps. Mourinho, le sait très bien. Eto’o aussi et nous également.

Samedi 8 mars 2014
28e journée de championnat anglais
Chelsea 4 - 0 Tottenham
Buts pour les Blues: Eto’o (56e), Hazard (60e pen.), Ba (88e, 89e)

CLASSEMENT de la Premier League
1 Chelsea 66 points 29 matchs/ 20 6 3/ 56 22/+ 34
2 Liverpool 59 28/ 18 5 5/ 73 35/+ 38
3 Arsenal 59 28/ 18 5 5/ 52 28/+ 24
4 Manchester City 57 26/ 18 3 5/ 69 27/+ 42
5 Tottenham 53 29/ 16 5 8/ 37 37/ 0
6 Manchester United 48 28/ 14 6 8/ 46 31/+ 15
7 Everton 48 27/ 13 9 5/ 38 27/+ 11

Au classement, Chelsea est leader de la Premier League avec 66 points.
Les Blues ont désormais 7 points d’avance sur Arsenal et Liverpool, en FA Cup ou au repos ce week-end du 8 mars 2014. Manchester City est repoussé à 9 points, en principe de façon provisoire car les Citizens comptent 3 matches en retard.
Mourinho a vu tout juste. Il a une nouvelle fois piqué au vif l’orgueil de Samuel Eto’o, le soupçonnant d’être plus vieux qu’il ne le dit. En plus, il a fait sortir Eto’o pour qu’il se repose, à la 76e, et son remplaçant a marqué deux buts en un quart d’heure! Eto’o a quitte le terrain sous une standing ovation.
Savez-vous pourquoi Eto’o s’écrit à la fin par “o’o” ?
Tout simplement parce que quand on croit que Eto est fini, en fait, il reste encore un “‘o". Et donc ce surplus lui donne du tonus en plus.
Il faut vraiment avoir beaucoup d’humour pour répondre de la sorte car c’est lui qui a donné l’explication de son nom.
Comme je l’ai dit plusieurs fois, coach Mourinho sait qu’il n’a pas le droit de ne pas gagner le titre 2014 alors que Sir Ferguon s’est retiré du jeu.
J’imagine que Chelsea va gagner le titre 2014 devant Liverpool. J’en suis autant persuadé que Mourinho.
Man United est hors course.
Arsenal court trop de lièvres à la foi.
Man City, équipe trop inconstante mentalement.
Tottenham ? Soyons sérieux. Lloris s’est déjà pris un paquet de buts.
Reste Liverpool. Là c’est du sérieux cette saison.

Titre du Blog All

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