Archives pour: Mars 2014, 01

Hommage et respect à Alain Delon attaqué aux Césars 2014

La grande famille du cinéma ? D’un côté, on vante Jean Gabin. De l’autre, on dézingue Alain Delon. Dérisoire mascarade. Marlon Brando a dit à Delon: “Vous avez tourné plus de chefs d’œuvre que moi".

Alain Delon est né le 8 novembre 1935 à Sceaux.
Il n’a jamais prétendu être un comédien comme Jean-Paul Belmondo qui a fait le Conservatoire de Paris.
Alain Delon dit qu’il est un acteur issue de la vie, et de la vie seule.
Cela signifie que c’est un instinctif, comme Lino Ventura qui lui provenait du monde sportif.
Alain Delon à ses défauts et ses qualités, il est évident que ses qualités sont plus nombreuses que ses défauts.
Jean Gabin et Bourvil venaient du music-hall.
Delon s’est retrouvé un jour devant les caméras et il a aussitôt boxé dans sa catégorie, celle des acteurs racés.
Lors de la cérémonie des Césars 2014, un comédien s’est moqué de lui. En direct, je n’avais même pas compris que l’acteur visé était Alain Delon. Avec le recul, c’est comme si un moustique piquait un lion. La piqûre n’a pas fait mal.
Alain Delon a le droit de penser ce qu’il veut, d’habiter où il le souhaite.
Quand les bien-pensants l’attaquent, le mieux c’est de le nommer ou de l’attaquer en sa présence.
Qui sont ces gens pour lui dire comment il doit penser ?
Que savent-ils de la vie d’Alain Delon ?
J’ai le plus grand respect pour lui. Il joue d’une manière animale. Au sommet de son art, il a été dirigé par les plus grands cinéastes du XXe siècle.
Il n’y a qu’en France ou un minime se permet de salir un Ballon d’Or.
Je ne vais pas attendre la mort d’Alain Delon pour lui dire que j’aime sa façon de jouer.
Du fond de mon cœur, je le remercie pour tout ce qu’il m’a donné et me donne encore.
Le fait qu’il soit vivant me fait plaisir. Trop de mes acteurs de chevet sont morts. Alain Delon vivant, j’ai toujours 20 ans. Alain Delon vivant, je m’illusionne que mes parents sont toujours sur terre.
Il a assez joué pour n’avoir plus besoin de prouver qu’il est un Géant du cinéma comme James Dean, comme Jules Raimu, comme Gérard Philippe, comme Jean Gabin, comme Marlon Brando, comme Clint Eastwood, comme Jean-Paul Belmondo.
Comment peut-on être comédien, dire que l’on aime les acteurs, et salir Alain Delon ?

LES FILMS HISTORIQUES AVEC ALAIN DELON

1960 : Plein Soleil de René Clément : Tom Ripley / Philippe Greenleaf
1960 : Rocco et ses frères (Rocco e i suoi fratelli) de Luchino Visconti : Rocco Parondi
1962 : L’Éclipse (L’eclisse) de Michelangelo Antonioni : Piero
1963 : Le Guépard (Il gattopardo) de Luchino Visconti : Tancredi
1967 : Le Samouraï de Jean-Pierre Melville : Jef Costello
1970 : Le Cercle rouge de Jean-Pierre Melville : Corey
1972 : Le Professeur (La prima notte di quiete) de Valerio Zurlini : Daniele Dominici
1973 : Deux hommes dans la ville de José Giovanni : Gino Strabliggi
1976 : Monsieur Klein de Joseph Losey : Robert Klein

LES GRANDS FILMS AVEC ALAIN DELON

1963 : Mélodie en sous-sol d’Henri Verneuil : Francis Verlot
1964 : L’Insoumis d’Alain Cavalier : Thomas Vlassenroot
1964 : Les Félins de René Clément : Marc
1966 : Paris brûle-t-il ? de René Clément : Jacques Chaban-Delmas
1966 : Les Aventuriers de Robert Enrico : Manu Borelli
1967 : Diaboliquement vôtre de Julien Duvivier : Georges Campo
1968 : Adieu l’ami de Jean Herman : Dino Barran
1968 : La Motocyclette (Girl on a Motorcycle) de Jack Cardiff : Daniel
1968 : La Piscine de Jacques Deray : Jean-Paul Leroy
1969 : Le Clan des Siciliens d’Henri Verneuil : Roger Sartet
1970 : Borsalino de Jacques Deray : Roch Siffredi
1971 : La Veuve Couderc de Pierre Granier-Deferre : Jean Lavigne
1972 : Un flic de Jean-Pierre Melville : Le commissaire Édouard Coleman
1984 : Notre histoire de Bertrand Blier : Robert Avranches

G. Lautner et E. Molinaro ont écrasé de tout leur talent la soirée des Césars 2014

01.03.14 | par morlino | Catégories: GRAND MONSIEUR, LE CINEAC, AVENUE DE LA VICTOIRE

Je n’échange pas cet extrait des Tontons Flingueurs contre toute la filmographie de ces cinéastes de la branchouille bon qu’à représenter la France au Festival de Cannes. Quand on a vu la cérémonie des Césars 2014 on est obligé de reconnaitre que le cinéma français est vraiment une industrie ! L’audimat a donné son verdict: 2.315.000 téléspectateurs soit 11,2% de part d’audience ont suivi la piètre cérémonie. C’est moins que l’an passé et la diffusion est en clair, au plus grand mépris des abonnés qui paient donc pour rien.

Honteux! Il a fallu que Messieurs Lautner et Molinaro disparaissent pour que l’académie des Césars daignent parler des deux cinéastes qui restent deux sublimes fleurons du 7e Art français.
Juste retour des choses, le 28 février 2014 on a vu deux courts extraits des Tontons flingueurs (Lautner) et de L’Emmerdeur (Molinaro) qui ont fait vieillir tous les films de 2013.
Sur nos écrans tout à coup on a accueilli Lino Ventura, Bernard Blier et encore Lino Ventura, Jacques Brel.
Enfin des acteurs! Enfin des caractères ! Et non pas des poids légers comme on ne cessait pas de voir lors de la cérémonie des Césars. Bien sûr, il n’y a pas que des gens sans talent dans la nouvelle génération mais aujourd’hui il suffit de montrer son minois à la téléloche pour être fissa bombardé star sur un générique.
Les décideurs du cinéma n’ont jamais mis en lumière aux Césars Lautner et Molinaro (1928-2013). C’est comme si on récompensait Ribéry et Sagna au lieu de Kopa et Desailly.
Ils n’ont pas non plus décerné de César à Lino Ventura !
Ridicule! Surtout quand on pense que Lino Ventura et César étaient très amis.
Le Niçois Georges Lautner (1926-2013) savait que les Français aimaient ses films. C’est le plus important. Il a été inhumé au cimetière du château à Nice.
Il n’y a pas plusieurs sortes de cinéma, il n’y a que des bons films.

A lire le très bel hommage de Jean-Paul Belmondo à son ami Georges Lautner sur L’Express.fr, signé par Sophie Benamon:
http://www.lexpress.fr/culture/cinema/georges-lautner-l-hommage-de-belmondo_1323765.html

L'insipide soirée des Césars 2014 n'a pas mis Juliette Binoche à son palmarès alors qu'elle est grandiose dans Camille Claudel, 1915

01.03.14 | par morlino | Catégories: GRAND MONSIEUR, LE CINEAC, AVENUE DE LA VICTOIRE, GRANDE DAME

La non sélection de Juliette Binoche aux Césars est beaucoup plus inadmissible que la non sélection de Samir Nasri par Deschamps. A deux ou trois exceptions, comme l’hommage à Patrice Chéreau par Jean-Hughes Anglade ou l’intervention de Stéphane de Groodt qui n’a pas eu besoin de lire le texte d’un autre, la cérémonie des Césars 2014 a été un long tunnel indigeste. La maîtresse de cérémonie Cécile de France, a ramé toute la soirée avec des répliques qu’on n’ose pas dans la cours de création tant elles sont insipides. Mieux vaut confier la présentation à des présentateurs qu’à de simples comédiens. Chacun son métier mais de nos jours les présentateurs veulent devenir comédiens et les comédiens veulent être présentateurs. Tout le monde n’a pas le talent de Valérie Lemercier pour être capable de savoir tout faire. Quel ennui ! Quelle manque d’imagination ! Ne parlons pas de la danse du début. Ca-tas-tro-phi-que. La grâce était restée aux vestiaires. De l’amateurisme. Un spectacle en circuit fermé. A nous dégoûter du cinéma. Heureusement que la veille j’avais revu Le discours d’un roi avec deux acteurs fantastiques. Le pire dans cette cérémonie des Césars c’est l’outrageux oubli du film de Bruno Dumont avec Juliette Binoche. Un très grand film d’auteur. Un film qui a de la forme et du fond. Pas un produit bassement commercial pour être présenté au “Grand Journal” ou à “Vivement dimanche !” Pas un film léger et encore moins un film intello. Du vrai cinéma. Un cinéma qui sonde l’âme.

Camille Claudel, 1915
Mardi 4 mars 00h50 Canal +

Camille Claudel, 1915
Film de Bruno Dumont (2012)
Avec : Juliette Binoche, Jean-Luc Vincent, Robert Leroy, Emmanuel Kauffman, Marion Keller, Armelle, Régine Gayte, Nicole Faurite, Florence Philippe, Sandra Rivera, Eric Jacoulet
Durée : 1 h 35 mn
Dans la vie comme en art, littérature ou sport, on a besoin de fortes personnalités pour rester debout. Epoustouflante comme la Jeanne d’Arc de Carl Dreyer incarnée par Renée Falconetti, la comédienne Juliette Binoche ressuscite Camille Claudel dans le plus grand film français de 2013. A voir plutôt deux fois qu’une. Un vrai film d’auteur absolument pas hermétique. Le combat d’une femme claquemurée au milieu des fous, par sa famille et la société parce qu’elle avait 100 ans d’avance. Cet admirable film est beaucoup passé sous silence. Comme si Camille Claudel dérangeait encore. Les restes de Camille Claudel au cimetière de Montdevergues devraient être déposés au Panthéon. Elle représente l’honneur de la France qui s’est… déshonorée en l’internant 30 ans. Les féministes patentées du XXe sont de pitoyables starlettes à côté de Camille Claudel.

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