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Le bouleversant hommage du héros de France-Ukraine, Mamadou Sakho, à son père, au cours de la plus belle interview de 2013

25.11.13 | par morlino | Catégories: FOOT FRANCHOUILLARD, GRAND MONSIEUR

Le football ce n’est pas ces barbares d’opérette qui saccagent les stades alors qu’à la maison ils ont peur de papa, maman. Il ne faut jamais faire d’amalgame. La France du football ce n’est pas les “cailleras” de l’EDF comme le prétendent certaines personnes du PAF. Mamadou Sakho porte haut les valeurs du football. Il incarne le nouveau visage de l’équipe France. C’est la grande réconciliation ! A l’ère de l’autopromotion pleine de suffisance ou alors des banalités affligeantes, il a fait le contraire pour rendre hommage à ses débuts et notamment à son père avec lequel il a vécu des galères. Sa pudeur l’empêche de tout nous dire mais on a compris. Dans sa jeunesse, Sakho en a bavé. Un toit, un lit n’étaient pas toujours au rendez-vous. A-t-il fini camé ou voyou ? Non, il est international. Chapeau !

Grand moment de télévision. Instants rares qui ne découlent pas d’un plan de communication.
Il y a quelques jours, je me demandais quel joueur français aurait pleuré si la France avait été éliminée par l’Ukraine.
Jadis, Boli, Tigana et Thuram pleuraient les soirs de défaite importante.
Contre l’Ukraine (3-0), il n’y a pas eu de larmes, rien que des sourires, tant mieux !
Le joueur qui pleure, on vient de le trouver.
Je l’avais déjà vu pleurer avec sa fille dans ses bras au Parc de Princes où on a bien compris qu’il adore Paris et la France.
Savez-vous pourquoi il pleure souvent ?
C’est simple: quand il entend le nom de Sakho, il pense à son père trop tôt disparu. Le fils est le survivance du père. Voilà tout ce que j’aime.

-"J’idolâtrais mon père. J’ai connu tellement de galères avec lui, dont je ne parlerai jamais, mais je sais qu’il serait fier de me voir là. Je reviens de très très loin. Quand je dis “nomade", je sais ce que ça veut dire. Il y a des choix à faire et personne n’achète mon plaisir de jouer au football. J’ai appris à donner beaucoup de bonheur. Et c’est le football qui a sorti ma famille de la galère. Devenir footballeur était devenu une obligation pour moi. Quand mon père était malade, je vivais dans des endroits compliqués. Un jour il m’appelle dans sa chambre. Il me dit : “Je vais partir, mon heure a sonné, je te laisse la responsabilité de la famille sur les épaules". J’avais douze ans. Sur le coup ça vous choque, vous ne comprenez pas… On ne devient jamais quelqu’un pour rien. Mon caractère a été forgé à l’âge de treize ans. J’étais plus mature que les autres. J’étais avec mes potes mais je voyais plus loin qu’eux. Je voyais plus loin, je voyais mes objectifs (…) Liverpool est le projet qui me convenait le mieux. Je suis très heureux là-bas, je ne regrette pas mon choix et je ne me retourne pas…”

On gagne à connaître les gens.
Sakho ? J’avais déjà été impressionné par le fait que Paul Le Guen le propulse capitaine du PSG a seulement 17 ans.
Depuis sa soirée à la Thuram contre l’Ukraine la vie en bleue de Sakho a basculé. Il y a un avant et un après le 19 novembre.
Il a su saisir sa chance en marquant deux buts, et avant le match il avait dit qu’il marquerait.
Dans l’émission sur BeiN Sport remarquablement bien interviewé par Alexandre Ruiz, il a laisser parler son cœur.
Grands moments de télévision, mieux que les confessions de ses idiotes qui n’ont que leurs nibars à mettre en avant.
Voilà pourquoi j’aime tant le football. Mamadou Sakho devra confirmer mais une chose est certaine, il est entré dans le cœur des Français, il est autant généreux que d’autres sont antipathiques. Lui donne dans les matchs et dans les interviews. Les autres ne donnent rien, ils font que prendre.
La génération Sakho, Varane et Pogba va nous faire oublier les joueurs qui n’auront pris que de l’argent ne laissant aucun souvenir dans la mémoire de gens.
Vous me dites Anelka, je vous réponds: le néant absolu. (Ses deux buts contre l’Angleterre ne valent rien car c’était un match amical contre la défense d’Arsenal, ses partenaires en club !)
Sakho en un seul match a plus donné qu’Anelka au cours de toute sa carrière.
Vous allez me dire que peut-être Anelka est un garçon introverti et que c’est un gars très bien. Sauf que nous sommes à l’heure de l’hypermédiatisation. Ce que m’a montré Anelka pendant toute sa carrière ne m’a jamais fait vibrer une seule seconde. Anelka et les joueurs dans son trip c’est de la communication. Sakho lui c’est de l’émotion. Enfin quelqu’un de naturel.
Le public s’est réconcilié avec les Bleus grâce à Sakho qui rejoint ses grands aînés Diagne, Trésor, Tigana, Thuram…
Il a souffert dans sa jeunesse. On imagine très bien qu’il n’a pas toujours dormi dans un lit.
Sakho parle de son père, de ses entraîneurs de sa jeunesse.
Dans son témoignage beaucoup de gens se retrouvent car c’est le témoignage de la sincérité, de la vérité, de la grandeur d’âme.
Le père de Sakho c’est notre père à tous.

[Post dédié à mon père, pionnier du football amateur, et à mon entraîneur Oreste qui fut aussi le sien]

Grâce à Folio, (re)découvrons Italo Calvino (1923-1985), l’italien francophile

25.11.13 | par morlino | Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR

Adepte de l’Oulipo à l’invitation de son ami Raymond Queneau, le romancier annonce Antonio Tabucchi dans la condamnation de tous les travers de la société italienne. Les éditions Gallimard republient en Folio quatre titres majeurs de l’Italien :

-La journée d’un scrutateur, traduit de l’Italien par Gérard Genot, revu par Mario Fusco. Folio, 122 p., 5,40 €
C’est le récit d’un communiste chargé de surveiller le déroulement les élections dans un bureau de vote. Calvino a travaillé ce récit pendant dix ans (1953-1963) à une époque où il a démissionné du parti communiste, en 1957, suite à l’entrée des chars soviétiques en Hongrie et à la révolte des Polonais contre le régime communiste. On imagine qu’il a remanié son texte à partir de 1956. Il a lui-même été candidat aux élections. Cet ouvrage est une réflexion sur la vie, la démocratie.

-La spéculation immobilière, traduit de l’italien par Jean-Paul Manganaro. Folio, 186 p., 6,60 €
Cette très bonne cuvée de Calvino date de 1956-1957. Le narrateur nous prend par la main pour nous mettre en présence d’un néophyte des pratiques immobilières qui se débat contre les promoteurs très doués pour découper la ville avec de gros profits à la clef. Les requins sont de partout et s’attaquent aux propriétaires de bien familiaux qui se font dépouiller sans rien comprendre aux magouilles. Calvino était très doué pour rendre vivant d’infimes séquences du quotidien.

-Cosmicomics, traduit de l’italien par Jean Thibaudeau (revu par Mario Fusco) et Jean-Paul Manganaro, Folio, 535 p., 8,70 €
Ce dense volume contient la splendide prose de Calvino des années 1960 et 1980. Ici le romancier met en évidence son intérêt jamais démenti pour les sciences et la cosmogonie. Rousseauiste à sa manière, Calvino n’a jamais séparé l’homme de la nature, et quand il le sectionne s’est justement pour dénoncer la course à sa perte. Calvino a revisité les thèmes de la science-fiction pour en donner sa version en plusieurs moutures qui ne lassent jamais le lecteur. Son humour est présent de partout pour notre plus grand plaisir. Raymond Roussel avait inventé des rails en moue de veau. Calvino, lui, fait tomber du ciel des météorites plus mous que les montres molles de Dali.

-Le château des destins croisés, traduit de l’italien par Jean Thibaudeau et Calvino. Folio, 180 p., 6,60 €
Il s’agit d’un très bel exercice littéraire au cours duquel, Italo Calvino fait la démonstration de son appartenance au mouvement Oulipo qui nécessite décrire sous une forme de contrainte. Calvino a décidé d’utiliser les cartes du Tarot pour raconter la vie de personnages dépourvus de paroles. Un convive extirpe du jeu la carte du Cavalier de Coupe pour démarrer le récit. La parole se libère en se libérant

W. Rooney manque le hold-up à Cardiff et Man United se retrouve à 7 points du leader Arsenal

25.11.13 | par morlino | Catégories: THE RED DEVILS

Les minables fans de Cardiff ont sifflé l’enfant du pays Ryan Giggs quand il est entré en cours de match. Lamentable public. J’espère que Giggs n’entraînera jamais le Pays de Galles. Dommage qu’il ne soit pas né Anglais quand on voit l’ingratitude de ses compatriotes. Le fair-play anglo-saxon n’est plus qu’un vieux souvenir.

Cardiff City 2-2 Manchester United
Buts pour les Gallois: Campbell (33e), Bo-Kyung (90e)
Buts pour MU: Rooney (15e), Evra (45e)

Les détracteurs de MU sont ivres de bonheur: MU a perdu deux points à Cardiff. On eût que les locaux avaient gagné la C1 alors qu’ils n’ont pris qu’un point !
Sir Alex Ferguson est bien gentil de suivre MU en déplacement mais cela ne suffit pas. Dans les tribunes, il assiste à la perte d’identité de son club qu’il avait mis au sommet de l’Angleterre. Désormais, MU laisse des points précieux dans ce qui était jadis le “Fergie Time", soit la période bénéfique pour le club.
A Cardiff, Evra avait fait le plus dur en marquant de la tête sur corner de Rooney, pour permettre à MU de mener 1-2.
Hélas! juste en fin de match, les Gallois ont égalisé, laissant sur le carreau toute la défense de MU dont Evra qui ne chargeait personne.
De manière sublime, Giggs donna un caviar à Rooney pour le 2-3 mais le Red Devil d’habitude si conquérant a voulu donner le ballon à Welbeck au lieu de marquer tout seul, comme il aurait très bien pu le faire. C’est là que j’ai compris qu’il n’était pas Cristiano Ronaldo. Le Portugais, lui, aurait marqué, j’en suis certain. Pourquoi ? Parce que le Portugais aime plus le football que Rooney. Ronaldo a 100 % la tête au football quand Rooney a perdu beaucoup de temps à faire autre chose entre deux séances d’entraînement. Cela se paie sur le terrain à un moment ou un autre.
Ma version des faits: à la mi-temps, Rooney a été déstabilisé par l’arbitre qui lui a dit qu’il aurait dû avoir un rouge au lieu d’un jaune en début de match quand le Red Devil donna un coup de pied par derrière dans la jambe d’un adversaire. Ce fut un geste volontaire. C’est vrai qu’il méritait le rouge. Les commentateurs de C+ n’ont pas cessé de réclamer la tête du Mancunien comme s’il avait tué quatre personnes !
Je précise que Rooney n’a pas blessé son adversaire.
Ensuite, Ronney a ouvert le score, puis donné une passe décisive à Evra.
En seconde, mi-temps, la remarque de l’arbitre lui a cassé son killer instant. C’est mon avis et je le partage.
Au total, au lieu de revenir à 5 points d’Arsenal, MU est à 7 points du leader.
Ce n’est pas une bonne nouvelle car le 1er décembre, MU se déplace une nouvelle fois et à Tottenham qui vient d’en prendre six dans la vue à Mann City !
La vie n’est pas simple à MU quand Sir Ferguson n’est plus que dans les tribunes, au lieu d’être sur banc des coachs.

De Gea/ (4) A pris deux buts de manière passive
Smalling (3) N’apporte rien quand il joue. C’est un remplaçant, sans plus
Ferdinand (2) L’ombre du grand Rio
Evans (2) Largué sur le premier but gallois, battu en vitesse
Evra © (5)/ A marqué un beau but mais était en vacances sur l’égalisation galloise, 2-2
Valencia (4) Le minimum syndical
Cleverley (2) Est toujours dans la peau d’un joueur du centre de formation en rodage. C’est lassant. N’a pas 10 % du talent de Scholes au même âge
Fellaini (1) Une catastrophe ambulante. Le fiasco de l’année. Qu’il nous prouve le contraire !
Januzaj (1) Pas dans le coup, puis (68e) Welbeck (1) Présent sur la feuille de match, absent sur le terrain
Rooney (4) Un joueur de sa classe aurait dû tuer le match
Chicharito (3) A part une passe décisive, rien, puis (73e) Giggs (6) Son caviar a Rooney a été transformé en eau d’égout !

Sur le banc: Lindegaard, Büttner, Anderson, Nani, Young

Manager: Moyes. Sans Rafael, Vidic, Carrick et van Persie la vie n’est pas facile, surtout en déplacement. Même Jones a manqué. Kagawa s’est blessé avec la sélection du Japon. Mieux vaudrait relancer Anderson que de voir Fellaini errer sur le terrain. Avec le joueur d’Everton, MU joue à 10 et j’irai même jusqu’à dire les autres jouent alors à 12 tant il déjoue. Un Fletcher à 30% serait meilleur que Fellaini. Moyes handicape à force de toujours titulariser Fellaini à l’extérieur, exprès loin d’Old Trafford où il n’est pas aimé. On a rien contre Fellaini, chacun fait ce qu’il peut, mais il semble plutôt appartenir à la catégorie Obertan et Bebe qu’à celle de Valencia. Moyes a raté le mercato d’été. Et s’il recrute lors de celui de l’hiver cela confirmera qu’il a vraiment raté celui de juillet-août.

Titre du Blog All

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