Archives pour: Novembre 2012, 05

Le but décisif d'Evra contre Arsenal, vu du KOP de MU

05.11.12 | par morlino | Catégories: THE RED DEVILS, ARSENAL N'EST PAS EN FRANCE, GRAND MONSIEUR

D’habitude Patrice Evra dit ses quatre vérités à Arsenal. Dèsormais, il ne dit plus rien car il n’y a plus rien à dire contre un entraîneur que l’on dépouille sans cesse. Il ne dit plus rien mais il a marqué un but décisif de la tête contre Arsenal. Hier, toute la presse française taillait Evra. Aujourd’hui, Evra est capitaine de Man U et Deschamps en a fait un leader. C’est ce qui s’appelle donner la réponse du terrain.

Un but vaut mieux qu’un long discours.
Patrice Evra a marqué le but décisif lors de la victoire de Man United contre Arsenal (2-1) le 3 novembre 2012.
Il a donné la réponse sur le terrain. Une réponse à ceux qui en sont restés au bus des Bleus en Afsud. Ce jour-là, Henry était lui aussi dans le “bus de la honte". Le plus grave ce fut qu’à cette époque, la France n’avait plus de sélectionneur national. C’était un bateau ivre sans Rimbaud.
Revenu à MU, dirigé par Sir Ferguson, Evra est redevenu l’un des plus grands latéraux du monde.
Blanc l’a resélectionné et Deschamps en a fait l’un de ses tauliers.
A MU, Patrice Evra est désormais capitaine. C’est dire la confiance qu’il inspire à Sir Ferguson. Et aussi à ses partenaires et aux fans.
Evra est un garçon qui joue entre 50 et 60 matchs par an.
Il n’est quasiment jamais blessé.
Son mental est en acier inoxidable.
Il ne faut pas oublier qu’il a disputé 4 finales de Champions League: une avec Monaco et 3 avec Man United. Même s’il n’en a gagné une, cela situe le joueur parmi les plus grands de sa génération, à son poste.

Patrice Evra, né le 15 mai 1981, à Dakar.
Parcours: 1992-1993, CO Les Ulis; 1993-1997, CSF Brétigny, 1997-1998 Paris SG; 1998-1999 S.C. Marsala; 1999-2000 AC Monza; 2000-2002 OGC Nice; 2002-jan. 2006 Monaco; jan. 2006 Manchester United.

Palmarès
AS Monaco
Vice champion d’Europe 2004
Coupe de la Ligue 2003

Manchester United
Coupe du monde des clubs de la FIFA 2008
Ligue des Champions 2008
Vice champion d’Europe 2009, 2011
4 Championnats d’Angleterre 2007, 2008, 2009, 2011
3 Community Shield 2007, 2008, 2011
3 Carling Cup 2006, 2009, 2010

46 sélections en équipe de France A

Le très grand respect entre Arsène Wenger et van Persie

05.11.12 | par morlino | Catégories: THE RED DEVILS, ARSENAL N'EST PAS EN FRANCE, GRAND MONSIEUR

A la fin du match qu’il a remporté, en marquant le premier but si important, Robin van Persie est allé saluer Wenger, comme un fils va voir son père. Grand moment de football. Avant le match, van Persie avait salué tous ses anciens coéquipiers dans le couloir d’Old Trafford, un à un. Ensuite, il avait embrassé tous ses nouveaux équipiers sur la pelouse, à la vue de tout le monde. Ce 3 novembre 20 h 30 fut vraiment un jour spécial pour l’attaquant. Cela faisait 8 saisons qu’il jouait pour Wenger. Désormais c’est un Red Devil. Une chose évidente: van Persie est un gars super bien élevé comme on dit chez moi.

Le 3 novembre 2012, Robin van Persie a marqué dès la 3e minute contre Arsenal, le club dont il fut le capitaine.
Après 8 saisons passées à Arsenal avec Arsène Wenger, le Néerlandais a signé à Man United pour enfin remporter des grands titres.
A la fin du match, Robin van Persie est allé saluer son ancien entraîneur.
Tout le monde sait que les dirigeants d’Arsenal ont une politique qui consiste à revendre très cher les joueurs que Wenger recrute à bon marché.
Si c’était dans son pouvoir, jamais Wenger n’aurait vendu van Persie.
Le moment de fraternité entre les deux hommes est un grand moment de football que l’on aime.
Mon plus grand regret pour Wenger c’est qu’il n’ait pas remporté la finale de la C1 2006 contre le Barça. (VOIR les du spots suivants)
Ce match-là était un match-clef. Hélas, Henry ce jour-là n’est pas arrivé à vaincre le Barça de Ronaldinho.
Aujourd’hui, tous les fans de Man United disent merci à Arsène Wenger. Merci pour Robin van Persie qui apporte beaucoup à MU. De surcroît, van Persie a beaucoup d’élégance sur le terrain. Une élégance proche de celle de Ryan Giggs. Grands joueurs et beaux à voir jouer.

Evra avait raison: Arsenal n'est plus qu'un centre de formation...

05.11.12 | par morlino | Catégories: THE RED DEVILS, ARSENAL N'EST PAS EN FRANCE, GRAND MONSIEUR

La défaite d’Arsenal 2-1 à Old Trafford a démontré que les Gunners n’étaient plus ce qu’ils étaient à l’époque de Vieira et de Henry. C’est d’ailleurs pour cela que van Perie est parti à MU et que Walcott n’a toujours pas résigné avec les Gunners.

Chaque fois qu’Arsène Wenger est en passe de revenir aux premières places de la Première League, ses dirigeants lui mettent des bâtons dans les roues. Dès qu’il gravit l’échelle de la hiérarchie comme autrefois, le pouvoir exécutif d’Arsenal lui scie un barreau et parfois deux en même temps. Il faut vraiment que le coach soit très bien payé pour endurer un pareil comportement anti terrain: 7,5 M€ par an. Jamais Sir Alex Ferguson n’accepterait une telle politique d’amasser de l’argent au détriment de la qualité. Si Sir Alex avait été pillé chaque saison jamais il n’aurait gagné autant de titres. Wenger doit se contenter de son sort sinon il irait voir ailleurs depuis longtemps. Il vaut mieux un petit chez soi- il y a son buste statufié- qu’un grand ailleurs. A Arsenal, il peut rater plusieurs matchs, ses dirigeants ne disent rien car ils savent que Wenger est dans la poisse à cause d’eux. S’il était au Real Madrid, il n’aurait pas droit à l’erreur. Wenger n’a entraîné que des équipes à faible pression (Cannes, Nancy, Monaco, Nagoya Grampus…) Un vrai plan de carrière. Je le vois peut-être parachever son parcours chez les Bleus, cela dépend des circonstances plus ou moins favorables à un choix extérieur à la FFF.

Arsène Wenger conduit une vieille Jaguar qu’il a rendu compétitive au milieu des Formules 1 dernier cri. Son gros problème c’est que juste avant un Grand Prix et parfois même en pleine course ses propres dirigeants lui retirent un ou deux pneus voire carrèment une soupape. Le conducteur souffre alors toutes les peines du monde pour ne pas perdre le contrôle de son vehicule. Il se maintient bien au volant pour franchir la ligne d’arrivée aux places d’honneur. Ce qui n’est pas un mince exploit.
Le poumon d’acier des Gunners, Song, a signé à Barcelone.
Et sa force de frappe Robin van Persie est passé à l’ennemi: Manchester United.
L’hémorragie des talents se poursuit à Arsenal.
Chaque saison ses meilleurs éléments s’en vont.
On dirait que les dirigeants de Wenger souhaitent que le Français recrute de bons joueurs afin qu’ils deviennent très bons à Arsenal dans le seul but de les revendre pour faire des bénéfices dans la revente. Le club à une manne financière de près de 90 M€.
C’est ce que fait Wenger sauf quand il se plante sur Reyes ou Arshavin qui à Londres moins sont moins bons qu’à leur arrivée, mais cela arrive aux meilleurs coachs, y compris à Sir Ferguson.
Patrice Evra avait 100 % raison de dire qu’Arsenal n’était plus qu’un centre de formation. (Je l’ai dit bien avant lui et cela ne m’a pas attiré que des amis…)
Regardons quelques récents transferts:
-Adébayor, Kolo Touré, Clichy et Nasri: Manchester City. On peut y joindre captain Vieira qui est dans le staff des Citizens.
-As.Cole(Chelsea)
-Henry, Fabregas et Song (Barcelone)
-van Persie (Manchester United)
On voit vraiment que ceux qui tenaient la maison partent tous.
En un an, Arsenal a perdu Clichy en défence, Song à la récupération-relance, Nasri et Fabregas à la création, et van Persie à la finition.
Cela fait beaucoup. Beaucoup trop pour espèrer gagner le championnat.
Les dirigeants d’Arsenal casse trop souvent le groupe d’Arsène Wenger. Il faut aussi rajouter William Gallas sur la liste des départs bien que là il s’agissait de résoudre des tensions de vestiaire dont on eu un aperçu lorsque Nasri (Arsenal) a refusé de serrer la main de Gallas parti à Tottenham.
Arsène Wenger a du mérite de toujours se creuser les méninges pour maintenir Arsenal dans les quatre premiers.
Actuellement plutôt au rang 3 ou 4.
La récente réunion avec les actionnaires les plus modestes (environ 3 % du capital) ne s’est pas passée dans un climat serein. Les deux actionnaires principaux sont milliardaires: un Américain et un Russe. Le club amasse de l’argent mais ne gagne plus rien depuis 2005.
A. Wenger a raté le coche… en 2006 lorsqu’il a perdu la finale de la C1 au SDF face à Barcelone.
A partir de là, le domaine sportif s’est dégradé.
Un victoire en C1 aurait fait basculer Wenger et Arsenal dans les clubs à C1.
Cela aurait changé beaucoup de choses.
On dit toujours qu’Arsenal est le parent pauvre de Man U mais la masse salariale d’Arsenal est de 178 M€ et celle de MU de 198 M€… C’est kif kif bourricot !
Depuis le départ de Patrick Vieira- lui aussi passé à l’ennemi (Man City)- Arsenal se cherche une âme.
Savez-vous comment appelle-t-on la qualification d’Arsenal en C1 ? Un “trophée” (sic). C’est tout ce qui reste à Arsenal pour attirer quelques vedettes perdues à la recherche d’un collier.

Parcours d’Arsenal en Premier League depuis le départ de Vieira:
2005-2006:
1er Chelsea 91 points/ 4e Arsenal 67 points
2006-2007:
1er Manchester United 88 points/ 4e Arsenal 68 points
2007-2008:
1er Man U 87 points/ 3e Arsenal 83 points
2008-2009:
1er Man U 90 points/ 4e Arsenal 72 points
2009-2010:
1er Chelsea 86 points/ 3e Arsenal 75 points
2010-2011:
1er Man U 80 points/ 4e Arsenal 68 points
2011-2012:
1er Man City 89 points (+64) et Man U 89 points (+56)/ 3e Arsenal 70 points

Voyou, de Jean-Luc Henning (L'Infini/ Gallimard)

Voyou ? C’est une compilation d’articles signés par Jean-Luc Henning entre 1975 et 2011. Un best of. Et donc un vrai livre pour ceux qui ne les ont jamais lus. 1975 ? Les années d’espoir, celles d’avant l’arrivée au pouvoir exécutif de François Mitterrand qu’on attendait comme le Messie sans voir que VGE méritait beaucoup mieux que ce qu’on en disait. 1975 ? Les années d’avant le sida, c’est-à-dire que tout le monde faisait l’amour avec tout le monde sans risquer la mort. 2011 ? Le mirage de la gauche est passé et nous restons sur notre faim. De Gaulle reste le plus grand homme politique français du XXe siècle, il n’y aucun contestation possible. 1975-2011 ? Un bail de 36 ans. On dirait la date de naissance et celle de la disparition de quelqu’un. Celle de la jeunesse de Jean-Luc Henning ? Comme le temps passe ! L’auteur de Sperme noir (2006), entre autres titres chocs, a une réputation sulfureuse qu’il n’entretient pas à grands coups d’esclandres médiatiques. JLH n’est pas un imposteur, le genre de petit bourgeois- comme on disait autrefois- qui joue au voyou à Saint-Germain-des-Prés avant d’aller dorloter ses lingots d’or en Suisse ou en Irlande.
JLH ce n’est pas Jean Genet qui pige à Mickey magazine. C’est une sorte de petit-fils de Gide et Pasolini. Je ne savais pas si bien dire car dans sa présentation, JLH écrit : «L’œil qui voit, pas l’oeil vu». Il est comme Maurice Maeterlinck : voir sans être vu. Ce pourrait être son image de marque. Et il précise : « Sentimental glacé, plutôt que cérébral charnel ». L’écrivain nous confie qu’il n’aime pas ce qui est neuf. Il préfère les objets usés. En gros, les voitures d’occasion et non pas les derniers modèles. Les vieux plutôt que les jeunes ? Avec le temps, nous sommes tous des hommes d’occasion et non plus des premières mains. Henning est un Tanizaki français qui a élu domicile dans l’ombre, à l’écart de la lumière, surtout celle artificielle.
De métier professeur de lettres et agrégé de grammaire, il fut un pionnier dans l’enseignement qu’il a voulu moderniser et nettoyer du carcan des idées reçues. Devenu l’une des plus importantes signatures de Libération, il est le co fondateur, avec Marie-Odile Delacour, de Sandwich, fin 1979. Le supplément fut un événement considérable. Un véritable phénomène de société qui libéra la parole écrite des petites annonces. Toutes les fins de semaine, on se ruait sur le supplément pour lire avec délectation ce magazine papier journal dont je suis un grand nostalgique. Il est vrai que j’y ai publié un reportage-photo sur la tétralogie Molière-Vitez. Outre les petites annonces, le journal ouvrait sa porte à des intervenants qui pouvaient proposer spontanément des sujets. C’était l’enjeu essentiel proposé par Jean-Paul : que les lecteurs deviennent journalistes. Ce fut mon cas.
Un mot sur le style de Jean-Luc Henning. De par sa formation littéraire, il aime profondément la langue française qu’il utilise sans les clichés de la branchitude qui à la longue nous fatiguent. Si on prend la collection de Libé, les auteurs qui se voulaient modernes sont devenus illisibles. Ne tiennent le coup que ceux qui ont écrit simplement et sincèrement sans s’interdire les effets de la trouvaille. C’est le cas de Jean-Luc Henning. Dans Voyou, on se confronte aux robes de Chanel et de YSL, on se promène dans la Rome antique, on s’immerge dans la drague entre un « mâle hétéro » et un homosexuel. Henning ne dit pas gay. Un hétéro veut vivre avec un garçon tout ce qu’il ne fait pas avec une femme. Henning dénombre toutes les finesses psychologiques de ce genre de liaison. La luxure est aussi abondamment traitée. Ce péché dit capital est abordé aussi sous l’angle des crapauds si chers à Jean Rostand.
Henning nous entraîne à Montréal, une ville où il y a du ciel partout, ce ciel dont André Breton disait qu’il était la réclame de Dieu. Au détour d’un chapitre, on y croise Artaud et le Nissart Ernest Pignon-Ernest puis surtout Grisélidis, un merveilleux écrivain auquel il a consacré un livre Grisélidis courtisane (1981) réédité depuis chez Verticales/ Gallimard. Grisélidis est une femme exceptionnelle qu’on n’oublie plus dès qu’on la lit. «Grisélidis a tout connu » écrit celui qui la sert la mieux possible depuis toujours. Maman et putain dans toute sa splendeur.
Le voyeurisme inspire à JLH de belles pages, dans tous les sens du terme. Le voyeurisme, ce « vol invisible ». Invisible, mais pas à l’œil nu. Le livre se termine ou plutôt se poursuit avec une “conversation au Palais-Royal” entre JLH et Mona Thomas, histoire de dire que l’intervieweur (Mona Thomas) et aussi important que l’interviewé (JLH). Façon de dégonfler l’ego.

-Voyou
De Jean-Luc Henning
L’infini/ Gallimard, 285 p., 23,50 €

Grisélidis, la très grande amie de Jean-Luc Henning.

Nota Bene: alors que je viens de mettre en ligne ce post je reçois un ouvrage de 2003 de Patrick Gouvervennec qui me précise qu’il est né à Nice. Son envoi est très amical. C’est la première fois que l’on m’adresse un livre, hors actualité comme on dit. Que dois-je y voir ? Un élan de fraternité ou un appel de quelqu’un qui ne publie plus ? Le plus incroyable est que Katia la nuit est l’histoire d’une femme qui reçoit des hommes pour l’amour du geste dirons-nous. Le croisement entre la réelle Grisélidis et l’héroïne “Katia” de Gourvennec est troublant. Hasard objectif, dirait André Breton. J’adresse un salut amical à Patrick Gourvennec.

[Post dédié à Stéphane Vallet]

Titre du Blog All

Ceci est la description longue pour le blog nommé 'Blog All'.

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