Dans la peau de Maria Callas, par Alain Duault (Le Passeur)

24.10.14 | par morlino | Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR, GRANDE DAME, HENDRIXEMENT

Qui parle comme La Callas ? Personne. Les plus grands sont les plus simples.

Non, Alain Duault n’est pas un travesti.
Il joue simplement le jeu de se mettre dans la peau de quelqu’un, selon le principe de la collection du Passeur.
On connait le journaliste mélomane depuis des années, dans la mouvance de Bernard Gavoty, mais qui sait que Duault est aussi un poète à l’œuvre constante depuis 1967 ?
Il suffit de lire Dans la peau de Maria Callas pour saisir la portée de sa poésie présente dans chaque page.
Duault aime La Callas et cela se sent. Bienvenue au club !
Ne pas aimer Maria Callas c’est ne pas aimer le soleil, et la nuit aussi.
Sa vie oscille sans cesse entre la haute création et le drame intime.
Sa mère coupa le cordon dès la naissance de sa fille, ce n’est rien de la dire.
La petite Maria se réfugia vite dans la musique.
Elle avait un oiseau au fond de la gorge.
Sa vie sentimentale fut le point noir de sa vie. « La gloire est le deuil éclatant du bonheur » a signalé Mme de Staël.
Alain Duault nous fait revivre les 15 derniers jours de la vie de la Diva claquemurée dans son appartement parisien et dans sa vie passée.
Elle écoutait ses anciens enregistrements… Un écrivain qui lirait ses propres livres ? Il n’y a pas plus suicidaire.
La Callas n’avait absolument pas conscience qu’elle était la plus grande chanteuse du XXe siècle.
Tant de femmes croient être géniales alors qu’elles n’ont pas 10% du génie de la Callas.
Morte seule et abandonnée de tous, La Callas est l’un des plus grands êtres humains de l’Histoire de l’Humanité.
Je déteste l’Opéra, et surtout son public qui m’insupporte autant que les supporters dans les stades.
Sur les plateaux, on n’entend que des gens qui braillent et qui jouent de manière lamentable.
Ils massacrent même Mozart et Verdi.
Je déteste l’Opéra et son emphase. Je déteste l’Opéra, sauf Marie Callas qui parle la langue du cœur et de l’âme.
Quand j’entends une autre cantatrice que La Callas je me bouche les oreilles.
Des abrutis ont osé siffler La Callas quand elle s’est cassée la voix à Paris. En Italie aussi elle a été huée.
La Callas parlait un français impeccable. Je vous conseille d’aller sur You Tube pour la voir avec son ami Visconti.
Impossible d’être plus humble qu’elle.
A la fois chanteuse et comédienne, elle a réinventée tout ce qu’elle a chanté.
Droite sur le proscenium, sans dire un mot, elle avait une présence fracassante.
Sa beauté est indiscutable. Là encore d’aucuns ont osé dire qu’elle n’était pas belle. C’est sûre, elle avait la beauté de l’âme, pas la beauté de l’âne. Le côté j’ai de gros seins très peu pour elle.
La Callas est devenue célèbre grâce à son immense talent. Elle n’a pas fait la Une parce qu’elle se déshabillait devant les objectifs. Elle mettait à poil son âme pas son corps !
La Callas est un phare de ma vie. J’aperçois toujours sa lumière. Sa mort n’a rien effacé.
Ses ondes sont toujours là. Je suis simplement révolté du traitement qu’on lui a infligé.
Merci à Alain Duault pour son vibrant hommage

-Dans la peau de Maria Callas, d’Alain Duault. Le Passeur, 180 p, 16, 90 €

En attendant le clasico, un grandiose Real Madrid s'impose à Liverpool (0-3) avec Ronaldo (70 buts en C1) et Benzema (40 buts en C1)

23.10.14 | par morlino | Catégories: THE RED DEVILS, LA MAISON BLANCHE, GRAND MONSIEUR

Mercredi 22 octobre 2014
Champions League 2015
Liverpool 0-3 Real Madrid

Buts pour le Real: Ronaldo (23e), Benzema (30e, 41e)

Loin du carton du Bayern Munich qui a dynamité la Roma 1-7, la Maison Blanche s’est néanmoins imposée 0-3 à Anfield proposant un football hyper collectif.
Carlo Ancelotti peut être heureux: son Real développe un jeu offensif gr?ce à un pressing incessant.
J’ai bien choisi mon match moi qui suis en période de désintoxication mancunienne, à cause de la déstructuration de Man United qui a jeté son fond de jeu à la poubelle.
Donc j’ai choisi de regarder le Real. Le jeu permute sans cesse par les ailes.
James Rodriguez, CR7 et Benzema m’ont regalé. Un football altruiste sauf en cas de bonne position pour frapper, et là cela devient aussi du collectif en une seul geste car un but c’est toujours pour l’équipe.
Tous les Madrilènes jouent l’un pour l’autre.
La première mi-temps fut paradisiaque.
En face ? Gerrard toujours aussi nullissime. Un surcoté. Une vedette édulcorée.
Balotelli ? Un accident industriel permanent. Il va d’un club à l’autre. Un joueur très prétentieux. Il joue moins bien qu’à ses débuts. Un footballeur borné, têtu dans le mauvais sens. Ce joueur ne tient pas ses promesses. Chaque saison, il baisse davantage.
Steven Gerrard lui est égal à lui-même: insignifiant. Un bas du plafond. Un football imbécile, sans aucun regard périphérique. A part faire une passe volontaire à Drogba (Chelsea) pour que MU ne gagne pas le championnat, c’est un bon à rien. Son football respire la bêtise. Tête baissée, yeux mornes. Dans la ville des Beatles, il joue faux. C’est un working-héros de l’imposture.
Je me régale d’avance: le week-end prochain, il y a le clasico ! Le vrai, Real-Bar?a, pas PSG-OM.
A Anfield, le Real Madrid a donné un récital, un opéra de l’?il.
Les Madrilènes ont réveillé ma passion. Merci.
En football, comme ailleurs, c’est l’intelligence qui m’intéresse.
Tout le reste n’est que littérature. Très mauvaise littérature.

Hommage à François Truffaut dans Le Point, hors série

22.10.14 | par morlino | Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR, LE CINEAC, AVENUE DE LA VICTOIRE

Patrick Modiano, en littérature, et François Truffaut, au cinéma, sont les deux créateurs français contemporains que j’estime le plus dans leur domaine.
Leurs œuvres me parlent. Ils regardent plus qu’ils ne montrent.
Modiano quand il s’exprime laisse apparaître toutes ses angoisses. On est loin des auteurs qui pérorent, tout leur moi dehors comme on dégrafe sa braguette.
Truffaut parle vite, une vrai mitrailleuse pour cacher ses angoisses, mais sa mort si jeune laisse penser qu’il était étreint pas l’angoisse. On connaît son enfance, encore plus atroce que celle de Modiano.
On n’oublie pas les films de Truffaut. Avec Doinel, il a parle de l’enfance de tous les Français.
La peau douce est mon film préféré avec La chambre verte.
Bien sûr, il y a aussi L’homme qui aimait les femmes et La nuit américaine.
Truffaut était un écrivain qui faisait du cinéma, et Modiano est peut-être un cinéaste qui écrit.
Les yeux de Truffaut, le débit de sa voix, sa vitesse d’exécution, sa pudeur, son intelligence, sa sensibilité, tout reste si présent.
La France était coupée en deux, il fallait aimer Truffaut ou Godard. Moi c’était Truffaut, comme j’aimais Anquetil et non Poulidor (quoique…), les Beatles et pas les Rolling Stones. On opposait même Bardot et Moreau.
A bout de souffle c’est vieillot. Pierrot le fou, reste mon Godard fétiche. J’aime écouter parler Godard mais son cinéma m’ennui, m’endort. Les films de Truffaut n’ont rien universitaires, tous sont très vivants. La sirène du Mississippi m’a copieusement énervée, comme s’il s’agissait d’un faux Truffaut. Il faudrait que je le revois. Les deux Anglaises et le continent aussi. Dans La femme d’à côté, il cite Raymond Guérin sans le signaler.
Il achetait ses livres rue Durantin chez un ancien élève de Charles Dullin: André Bugnard. J’y allais aussi. Ce libraire me fascinait. J’estimais que c’était le plus grand libraire-bouquiniste de France. Il lisait presque toujours. Je le plaçais plus haut que n’importe quelle personne parlant de livres.
On le dérangeait presque. Il toisait le client pour savoir qui il avait en face de lui. Il détestait qu’on touche ses livres. Je le comprenais car un maladroit pouvait déchirer la tranche.
Ses yeux derrière ses puissants verts des lunettes m’effrayaient souvent. Heureusement, il pouvait rire.
Je n’arrivais pas à l’imaginais vivre une vie de couple, tant il était imbibé de littérature.
Un jour sombre, mal luné, il pouvait dire: “Ne touchez pas les livres, ils ne sont pas à vendre!” Il avait mis un écriteau dans ce sens. Il m’aimait bien car je recherchais les Berl, Soupault, Bove, Calet, Guérin… Il a pris sa retraite, je l’aperçois parfois dans le coin, à Montmartre, marchant comme Dullin. Dans la rue Durantin, il y a beaucoup de magasins de fringues. La librairie a disparu, comme Truffaut.
Le Point publie un hors-série très bien fait.
François-Guillaume Lorrain parle parfaitement de l’enfant François Truffaut.
Ecoutez le témoignage de son ami François Lachenay: “Notre merveilleuse entente juvénile fut quelques fois traversée d’orages. Je commis une action que j’ai toujours regrettée. Un jour d’engueulade, j’ai jeté tous ses livres dans l’escalier. Je le revois encore, en larmes, les ramassant".
Ce témoignage qui était enfoui dans un vieux Cahiers du Cinéma de 1984 méritait une nouvelle exposition.
Voilà qui est fait.
Il y a une interview de Madeleine Morgenstern, la mère de ses deux filles aînées.
Leur fille aînée Laura se confie aussi.
Il y a d’autres témoignages de collaborateurs et divers proches. Ses grands modèles, ses influences.
Manque un entretien avec Jean-Pierre Léaud. Cependant procurez-vous ce spécial Truffaut. Il y a lire et relire. On rend hommage. On se rappelle. On apprend. On découvre. Tout est parfait. Un vrai bel hommage.

-TRUFFAUT, l’homme qui aimait le cinéma. Le Point, hors série. 82 p., 7,50 €

Cinq Red Devils dont King Giggs et King Cantona dans le Top Ten de la Premier League depuis 1992

20.10.14 | par morlino | Catégories: THE RED DEVILS, GRAND MONSIEUR

Les 169 buts de l’éblouissant gallois Ryan Giggs sous le maillot de MU en 963 matchs entre 1991 et 2014. France Football et la FIFA ne lui ont jamais donné le Ballon d’or. Honteux et injuste. L’ailier gauche recyclé au milieu de terrain avait un jeu félin, tout en agilité. Fin dribbleur, hyper malin, il plaçait ses tirs ne tirant jamais comme un imbécile apeuré. Même en pleine course, il avait la présence d’esprit de placer sa frappe. Je l’ai découvert en 1992. J’ai eu un immédiat choc visuel tant il était vif et audacieux. “Toi, aussi, tu l’aimes…” m’a dit Eric Cantona dans le petit hall des joueurs- véritable cabine des Marx Brothers. Nous étions en hiver 1992. C’était le début de la nouvelle grande aventure rouge, après celle de Sir Busby. Que de bonheurs à venir ! Que de bonheurs vécus ! Je peux témoigner: j’ai vu de près, de très prés, la magie du ballon rond. Des gens qui peuplent les rêves. Ceux qui font les rêver le peuple ne n’intéressent pas.

Lundi 20 octobre 2014
West Bromwich Albion 2-2 Man United

Buts pour West Bromwich Albion: S. Sessegnon (8e), S. Berahino (66e)
Buts pour les visiteurs: M. Fellaini (48e), D. Blind (87e)

Evénement microscopique: Fellaini a marqué un but sous le maillot de MU. Sinon RAS. Tant de millions sur la pelouse pour ça… Triste de voir M. Carrick sur la pelouse. C’est comme si on interdisait de vestiaires Sir Ferguson ! Dimanche prochain aura lieu MU-Chelsea le premier vrai test de l’ère van Gaal contre le favori pour le titre avec Man City.

The Telegraph a classé les meilleurs joueurs de la Premier League depuis sa refonte en 1992.
Selon quels critères ?
Ryan Giggs, premier. C’est normal: personne au monde n’a plus de titres que lui. Il a en plus deux C1. Le joueur de Man United est un mythe vivant.
Henry deuxième ?
C’est très subjectif. Entre 1999 et 2007, il n’a gagné que deux championnats (2002 et 2004) quand Eric Cantona a remporté 4 championnats à MU entre 1992 et 1997, soit en 1993, 1994, 1996 et 1997. En 5 ans, Cantona a relancé le football anglais à lui tout seul. Henry a joué en Angleterre parce que Cantona y a rayonné avant lui. Cantona a un rôle clef. Même sans C1, il mérite d’être deuxième. Henry a marqué beaucoup de buts mais cela n’a rapporté que deux titres. Je ne parle pas des autres compétitions où Cantona a brillé aussi, tout comme Henry.
La fidélité c’est important aussi. Giggs a joué tout le temps de sa carrière professionnelle à MU. Cantona n’a plus joué après son passage à MU. Henry, lui, a déserté Arsenal pour aller à Barcelone puis aux Etats-Unis. Question fidélité à Arsenal, on repassera. Henry a été un très bon joueur mais il ne m’a jamais fait vibrer. Cantona est un joueur à la vision de jeu beaucoup plus périphérique. Le deuxième du Top Ten aurait dû être lui. En plus, il a été champion d’Angleterre 1992 avec Leeds, en une seule saison. Ils sont où Leeds en 2014 ?
Dans ce classement, il y a deux absents que l’on remarque beaucoup: Drogba et John Terry. Ils auraient dû être à la place de Roy Keane et Patrick Viera.

Le classement du Telegrah:
1. Ryan Giggs, MANCHESTER UNITED
2. Thierry Henry, Arsenal
3. Roy Keane, MANCHESTER UNITED
4. Alan Shearer, Newcastle
5. Paul Scholes, MANCHESTER UNITED
6. Cristiano Ronaldo, MANCHESTER UNITED
7. Patrick Vieira, Arsenal
8. Eric Cantona, MANCHESTER UNITED
9. Dennis Bergkamp, Arsenal
10. Frank Lampard, Chelsea & Man City

Petite bibliothèque du coureur, de Bernard Chambaz. (Champs classiques/ Flammarion)

20.10.14 | par morlino | Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR, PAAVO NURMI & ALAIN MIMOUN

Le mythique finlandais Paavo Nurmi. L’athlète n’a rien à voir avec les joggers qui courent pour prolonger leur vie.

“Je crois que la course à pied est le plus sûr moyen de produire une génération de crétins malfaisants” a écrit Léon Bloy qui serait bien surpris de voir tant de survêtementr dans les rues contemporaines. Cela lui donne-t-il raison ? Boire ou courir, il faut choisir, pourrait-on dire. Courir c’est la vie même. Courir ne signifie que nous sommes bas du plafond. Tant que l’on court nous sommes en bonne santé. Bloy devait opposer la tête et les jambes.
Bernard Chambaz propose un livre qui est à la fois un essai et une anthologie sur la littérature et la course à pied. Avant la fin du XIXe siècle, on courait peu. Depuis les années 1970, on court plus, il suffit de voir les adeptes du jogging gambader dans les rues.
Voici la découpe du livre de Bernard Chambaz:
1/ Aux commencements
Pindare voyait dans le sport une valeur morale, une sorte de Sisyphe. Virgile, Ovide
2/Des coureurs très classiques
Cervantès, Corneille, Stendhal, Alexandre Dumas
3/ Des coureurs olympiques
Pietri, Prévost, Echenoz, Blondin, Montaignac
4/ Des courses plus ou moins éperdues
Woolf, Perec, Mailler, Himes
5/Des coureurs du dimanche mais aussi du lundi
Hemingway, Delerm, Delbourg
6/ Courir pour de rire
Giono, Gamblin, Delavault, Garcia

-Petite bibliothèque du coureur, de Bernard Chambaz. Champs classiques/ Flammarion, 286 p., 8 €

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