Lucas Zidane, la Panenka de père en fils

22.05.15 | par morlino | Catégories: LA MAISON BLANCHE

Pour tous les amateurs de ballon rond, il est toujours passionnant de voir se perpétuer le nom de certains footballeurs: chez les Hernandez (famille de Chicharito) on est international sur trois générations ! En Angleterre, il y a la famille Neville. En Italie, les Mazzola, deux virtuoses de père en fils. Autres grandes familles: Djorkaeff, Oleksiak, Stopyra, Ayew. On a vu que chez les cracks c’est très rare: pas de succession sur le terrain chez Pelé, Maradona, Platini… Un peu chez Cruyff. Alors, il faut espérer que chez les Zidane, la tradition se perpétue. Au cinéma, c’est plus facile ! Certes, au cinéma, il n’est pas nécessaire d’avoir du talent pour reprendre le flambeau. Disons qu’il n’y a pas que des Brasseur, loin de là !

Vendredi 22 mai 2015, 19 h (D 8)
Finale de l’Euro des moins de 17 ans
France-Allemagne (1)

“C’est bien de l’avoir tenté. Tu as raté de peu. La prochaine pense moins à lober. Là tu as un peu mélangé le lob avec la Panenka, tout est question de dosage du pied sous le ballon. Bien sûr, il faut savoir aussi doser sa force de frappe. La Panenka c’est en fait une frappe tout en retenue mais il ne faut surtout pas mettre son corps en arrière. Quant au geste initial, il faut le masquer et surtout ne pas montrer que tu vas tenter une Panenka… mais tu sais tout ça. Reste à la réaliser dans un match et non pas à l’entraînement. C’est bien Lucas… Allez viens…”

Voilà ce que j’imagine a dit Zinedine Zidane à son fils.
Lucas- joueur au Real Madrid, section jeunes- a tenté le même geste qu’a réussi son père lors de la finale de la Coupe du Monde 2006. Le père avait réussi mais la finale fut perdue. Cette fois, le fils a raté mais la France est en finale.
Pour accéder à la finale, il a fallu que Lucas arrête trois tirs au but. Rien que ça!
Il ne faut pas retenir le négatif mais le positif.
Ce qui est beau c’est que Lucas a tenté une Panenka alors qu’il est gardien de but.
Les fils Zidane jouent tous au foot. Lucas est le seul à avoir choisi le poste de gardien. Choix judicieux qui évite les comparaisons. La Panenka était bien la seule chose en commun pour les comparer!
Cependant Lucas est quasi le sosie du jeune Zinedine Zidane. Copie-conforme. Emouvant à voir.
Il est frappant de constater que Lucas n’a pas bronché après son ratage: signe d’une grande force intérieure.
Il n’est pas sorti de son match, agissant comme le champion de tennis Federer, ne montrant rien.
Il n’a ri qu’avec ses partenaires, une fois la qualification assurée. Contre la Belgique. Ce qui n’est pas rien.
A présent, se présente l’Allemagne. Ce qui n’est pas rien non plus.
La France des moins de 17 ans a déjà été championne d’Europe, en 2004, avec entre autres: Cosil(gardien), Nasri, Ben Arfa, Benzema et Ménez.
Voir le comportement de talents ultra prometteurs dans une compétition majeure est très important dans un parcours car cela permet de tester le mental.

Résultat:
France 4-1 Allemagne
Buts pour la France: Edouard (40e, 47e, 70e), Gül (83e csc)
But pour l’Allemagne: Karakas (50e)

Les jeunes français sont champions d’Europe des moins de 17 ans. Félicitations !
Edouard est le héros du match avec un triplé: il a ouvert le score et a encore marqué après l’égalisation.
Lucas Zidane: il a relâché trop les ballons au lieu de le capter. C’est le métier qui entre. Il peut être fier. Tout le monde ne démarre pas son parcours par un titre européen.

La nouvelle image de Man United: son coach ivre

21.05.15 | par morlino | Catégories: THE RED DEVILS, ANTI-FOOTBALL

Sommes-nous à MU ou dans l’arrière-salle d’un club de P.H. ?
Etre un grand entraîneur c’est maîtriser la pression.
Il ne faut pas confondre faire sauter les bouchons de la défense adversaire et faire sauter ceux des banquets de fin de saison.
Pas étonnant que le niveau du football de MU soit à la dérive.
N’est pas George Best qui veut.

[Post dédié à Paul Verlaine, Malcom Lowry et Antoine Blondin]

Un fête organisée par le Comté de Nice champion du Monde 2014 des non reconnus par la FIFA

21.05.15 | par morlino | Catégories: LE GYM E BASTA, GRAND MONSIEUR

Lundi 25 mai 2015, 16 h
Complexe de la Plaine du Var.
La Selecioun-Challenge Prince Rainier III de Football

La Selecioun nissarte propose une journée festive pour son premier match à domicile.
Au programme : tournoi des enfants du Comté, animations, initiations, stands, artistes et sportifs niçois, musique, jeux, tombola, snack-buvette.
Les champions du monde, toujours sous les ordres du tandem Gioria-Mattio, disputeront leur premier match à domicile face à la sélection du championnat entreprise monégasque (Challenge Rainier III).
A 16 heures, Philippe Bianchi, le père de Jules Bianchi donnera le coup d’envoi de la rencontre.
Nous serons le lendemain du Grand Prix de F1 de Monaco.
Tous nos vœux constants de prompt rétablissement au jeune pilote niçois de F.

Mieux que le village breton d’Astérix, Nice est une ville d’irréductibles !
La Selecioun de la Countea de Nissa a remporté le titre de champion du monde en battant l’Île de Man. Cela doit faire rire beaucoup de gens, les mêmes qui comparent toujours Nice à une salade ou au Carnaval. Cependant, Nice a gagné un tournoi international regroupant tous les « états, minorités, nations non reconnues et régions non affiliées à la FIFA ».
En cinq matchs en une semaine, Nice a plié l’affaire. Vite fait, bien fait.
La sélection s’est organisée en peu de temps. Avec grand succès.
Dans cette Coupe du Monde, pas d’argent à outrance, rien que de la passion autour d’une forte identité.

Au bout d’un match stressant, vierge de but, les hommes du duo Gioria-Mattio se sont imposés aux tirs au but.
Les 11 Niçois champions du MONDE:
Brunner/ Delfino, Assoumani, Sborgni/ Ferreri, Onda, Migliore, Bauer/ Jaziri –Tchokounté, Delerue.
Entrés en jeu : Gignoli, Malatini, Noto
Entraîneurs/ Sélectionneurs : Gioria/ Mattio
Président : Cédric Messina
Issa Nissa !

Site des Champions du monde des petites Nations: http://www.laselecioun.com/

Hommage à Antoine Vitez. Le théâtre des idées (Gallimard) et Homme de théâtre et photographe (Les Solitaires intempestifs)

20.05.15 | par morlino | Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR, LA MOUETTE DE TCHEKHOV

Le théâtre des idées, d’Antoine Vitez (1930-1990), est un livre posthume qui contient l’essentiel des textes laissés par le grand metteur en scène. L’anthologie- proposée par ses amis Danièle Sallenave et Georges Banu- permet de retrouver sa langue et son esprit. Professeur au Conservatoire d’Art Dramatique, metteur en scène, traducteur, poète, photographe et acteur, il savait faire beaucoup de choses et les faisait très bien. Il est plus à rapprocher de Louis Jouvet que de Jean Vilar avec qui il a travaillé au TNP. Longtemps dans l’ombre, Vitez a été aussi le secrétaire de Louis Aragon. Ses débuts n’ont pas été faciles mais au lieu de se morfondre, il s’est cultivé sans cesse, devenant un très grand traducteur.
Je l’ai connu à partir de la fin des années 1970 pour ne plus jamais le quitter par l’esprit. Je lui dois beaucoup. Il m’a fendu le cerveau en deux pour laisser y entrer le théâtre.
Je voulais être son Agnès Varda, concernant la photo, et il m’a laissé faire.
Je suivais les répétitions, faisais des photos en représentations, dans les coulisses. Partout. Fils de photographe, photographe lui-même, il adorait la photo.
Je savais que je faisais auprès de lui ce que faisais Agnès Varda auprès de Vilar.
Vilar n’a pas su déceler son héritier dans Vitez même s’il a fait appel à lui pour confectionner une revue.
Voir Antoine Vitez répéter Faust de Goethe me fascinait. Il avait dans une main le texte de Goethe et dans l’autre la traduction de Gérard de Nerval, et il voyait ce qui allait ou pas, selon les instants, les jours, les heures, les secondes.
C’est le seul metteur en scène qui pouvait dire:
-"Là, je ne sais pas. Je n’ai plus d’idées… Il faut qu’on arrête un moment".
La presse, qui dit souvent n’importe quoi parce que les journalistes ne sont pas des artistes, n’a pas cessé de dire que Vitez désincarnait les comédiens pour les faire devenir des marionnettes. Faux ! Absolument faux ! Vitez laissait faire le comédien, puis intervenait pour dire par exemple: “Il me semble que tu peux jouer comme ça…” Alors il montait ses scènes pour proposer. Le comédien refaisait plus ou moins bien ce que venait de faire Vitez. Si c’était besogneux, Vitez ne se mettait pas en colère, décelant les limites de l’acteur. C’est ainsi que dans ses spectacles, certains comédiens n’étaient pas à la hauteur. Donc Vitez n’était pas un montreur d’ours ! Il choisissait quelqu’un et lui faisait confiance, à ses risques et périls (je parle du comédien). Antoine Vitez avait le courage d’affronter la critique, sachant que tel ou tel acteur ne lui avait pas donné entière satisfaction. C’est dire sa générosité artistique.
Il avait pour projet d’exposer toutes les critiques écrites sur les plus grands spectacles français pour prouver que la critique s’est presque tout le temps trompée.
Vitez, comme tous les grands metteurs en scène, était à la fois metteur en scène, acteur et pédagogue, dans la lignée de Jouvet, Dullin…
Antoine Vitez était un ouvreur d’horizons. Ce qu’il m’a fait à moi, il l’a fait à d’autres.
Marc Delsaert - qui fut un grandiose Alceste- me disait: “Il n’y a qu’avec Vitez que le théâtre me plait. Avec les autres metteurs en scène, je m’ennuie".
Vitez adorait reprendre certains des ses anciennes mises en scènes pour les renouveler avec les mêmes acteurs.
Pour la tétralogie de Molière, il a renoué avec l’esprit de Molière: aucune vedette, et des acteurs identiques pour les 4 spectacles qui jouent à la fois des grands et de petits rôles pour casser la hiérarchie. Il a démontré que l’on pouvait faire du théâtre avec une chaise et un bâton.
Antoine Vitez avait la science de l’espace. Il savait aussi provoqué: “Sans provocation personne ne te remarque". Il disait aussi: “Si tu écris tu dois te comparer secrètement aux plus grands sinon c’est mauvais".
Vitez avait une écriture scénique qui s’est plus visible sans lui: une élégance (texte, diction, gestuelle, costumes, décor), une poésie (dans le rapport silencieux entre les personnages), politique (dans le choix des pièces), une intelligence de chaque instant. Pas un gramme de facilité. Une haute exigence, à l’abri de la besogne. Une grâce graphique. Je reste le magnétoscope de sa sensibilité. Ce n’est qu’à ma mort que son théâtre s’éteindra en moi.
Son absence fait mal. Pas qu’à moi. Je suis persuadé que Pierre Vial et Jérôme Deschamps pensent tous les jours à Antoine Vitez. Sa disparition c’est comme si on rayait un pays de la carte. Ou un nom dans le dictionnaire et pas n’importe quel nom: lumière ou âme. Ou encore comme si une couleur disparaissait: même deux couleurs, le noir et le blanc. Selon l’humeur, il était habillé tout en noir ou tout en blanc.
Il aimait faire appel à des comédiens étrangers:
“Pour bien connaître le français il faut parler d’autres langues ” me disait-il.
Il m’a fait découvrir Italo Svevo et Yánnis Rítsos.
“Le théâtre c’est le lieu où l’on entend le langage".
Il travaillait 24 h sur 24, 365 jours par an.
A Chaillot, il s’est ruiné la santé, répétant plusieurs spectacles en même temps. Il voulait rattraper le temps perdu à attendre de pouvoir créer sur scène. D’où l’importance de sa période Ivry-sur-Seine qui a été son vrai tremplin.
Il était communiste de manière idéaliste, utopiste, poétique.
Je pourrais écrire un livre sur lui, là je vous conseille simplement de lire ses textes. Un livre à picorer comme une abeille sur une fleur. C’est toujours fulgurant d’intelligence.
Il savait tout faire, même imiter. Il imitait ses proches ou des personnages connus, à la perfection. Il savait travailler la voix car il fit aussi des publicités à la radio.
J’apparais dans Antoine Vitez, Homme de théâtre et photographesous la forme d’un texte. (J’y reviendrai.)
Vitez a été un de mes formateurs, comme Berl, Soupault et Nucéra.
On peut se définir par ses pères spirituels. Voilà les miens.
Je n’ai aucun diplôme, sauf leur amitié.
Je peux écrire sur eux mais pas parler d’eux en public. Je me suis risqué à le faire sur Soupault. J’ai fini par pleurer et claquer des dents. Quand j’écris, je suis seul avec eux. Quand il y a du monde, plus je suis concentré, plus je tombe dans le tombeau pour les rejoindre. Je les aime trop pour pouvoir parler d’eux comme s’ils étaient Pessoa ou Perros que je n’ai pas connus. Témoigner par l’écrit et puis se taire, avant de se terrer.

-Le théâtre des idées, d’Antoine Vitez. Anthologie proposée par Danièle Sallenave et Georges Banu. Gallimard, 608 p/, 26, 50 €
- Antoine Vitez, Homme de théâtre et photographe sous la direction de Brigitte Joinnault. Les Solitaires intempestifs.

"Jeunesse de France" écoute B.B. King , l'homme qui parlait avec son vibrato

19.05.15 | par morlino | Catégories: GRAND MONSIEUR, HENDRIXEMENT

Maître B.B. King avait un grand ami formateur qui lui a dit: Ni tabac ni alcool, on n’a qu’une maison, notre corps. C’est la philosophie du Laos qui dit: notre corps ne nous appartient pas, c’est un legs de nos ancêtres. Ci-dessus B.B. King joue son chef d’œuvre absolu. Un divin soyeux. Inoubliable. Le silence qui suit est encore du B.B. King.

Comme tous les vrais artistes, B.B. King avait la grâce.
C’était un appelé. Tous les autres sont des besogneux avec plus ou moins de talent.
A 14 ans, il était seul, sans parent ni grand-parent.
Le monde est plus lourd depuis que B.B. King est mort.
Son vibrato aérien n’a pas cessé de nous montrer la voie.
Avancer toujours.
Apercevoir le soleil sous les nuages, qu’ils soient naturels ou fait de la cendre des bombes.
B.B. King était un poète qui écrivait avec sa guitare, sa légendaire Gibson “Lucille” qui était le prolongement divin de ses bras.
Un soir de 1949, alors qu’il joue dans une boîte de l’Arkansas, deux gars se mettent à se bagarrer et renversent le poil qui met le feu aux lieux en bois.
Dès qu’il est dehors, B.B. King réalise qu’il a laissé sa guitare à l’intérieur, dans la précipitation.
Aussitôt, il décide d’aller la chercher, bravant les flammes.
Ses amis veulent l’empêcher mais le doux homme avait une force de taureau.
Dans l’incendie, au milieu des flammes il retrouve sa chère Gibson L.30 et parvient à ressortir, habité par une foi d’un autre monde.
Il ressort, brandissant sa guitare comme un trophée.
Quand le lendemain, il apprend que les deux gars s’étaient bastonnés pour une femme qui s’appelait Lucille, B.B. King décide de baptiser sa guitare: Lucille. Celle-là et toutes les autres.
Aujourd’hui, elles sont chez lui, toutes orphelines. Silencieuses pour toujours.
Le son B.B. King vient de s’envoler comme celui de Jimi Hendrix et celui de Django Reinhardt.

A VOIR:
B.B. King - The Life of Riley
http://www.arte.tv/guide/fr/050778-000/b-b-king-the-life-of-riley
“ARTE rend hommage à B.B. King en rediffusant ce portrait bouleversant du bluesman de légende, décédé le 14 mai à l’âge de 89 ans. Né dans une plantation du Mississippi, Riley B. King s’était découvert une passion pour le blues en chantant lors du travail aux champs. Son style de guitare unique et sa manière de chanter ont influencé de grands noms du rock, d’Eric Clapton à Jimmy Page.”
La première fois que B.B. King a joué devant des blancs, il s’est mis à pleurer à la fin du concert, dans les coulisses. Il ne savait pas que les Blancs pouvaient aimer le blues.

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