Jean-Marie Drot a dézingué le mépris du service public avant de tirer sa révérence

29.09.16 | par morlino | Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR, LA REVUE DE STRESS

Qui parle comme Jean-Marie Drot ?

-«Au début des années soixante-dix, avec bon nombre de mes copains, je pensais encore que le petit écran avait été inventé pour enfin rendre possible le grand partage culturel et artistique», disait Jean-Marie Drot, l’un des phares de la télévision française.

Né le 2 mars 19291 à Nancy, Jean-Marie Drot est mort le 23 septembre 2015 à Chatou. Il y a un an. Sa mort n’a pas fait les gros titres. Il était trop bien pour ça.
Il reste l’un des maîtres documentaristes français.
Il a filmé Malraux, Giacometti, Man Ray, Tzara, Kessel, tous les plus grands créateurs encore vivants dans les années 1950-1960.
Grâce à lui on voit bouger Giacometti, bouger et parler.
A leur première diffusion, je restais scotché devant les émissions de Drot notamment celle avec Malraux. Des émissions qui ne passaient pas à minuit. Malraux savait qu’en un soir, il avait plus de téléspectateurs que de lecteurs pendant tout son parcours d’écrivains !
C’est là que j’ai commencé à aimer l’art, la culture.
Jean-Marie Drot est donc mort, il y a un an, dans un désert total.
Ecoutez-le parler dans le document ci-dessus.
Charisme intact. Voix, physique, diction.
Il avait les yeux turquoises, comme sa grosse bague.
Un géant de la télévision.
Il a œuvré avant la dictature de l’audimat.
Jean-Marie Drot confie que Malraux s’est trompé car l’écrivain croyait qu’on allait passer du Musée imaginaire privé à la culture générale accessible à tous.
Emmanuel Berl était encore plus virulent: il m’a dit que Malraux et de Gaulle ont eu tort de laisser s’installer les émissions bas de gamme du genre Intervilles.
Sous la ceinture rapporte plus qu’au-dessus du cerveau.
J’ai un autre avis: on ne peut pas forcer quelqu’un à lire Apollinaire. Il faut aller vers lui. La littérature est confidentielle, c’est un plaisir solitaire !
On écrit et on lit seul… sauf sur le net !
Jules Renard et Paul Léautaud tiendraient un blog en 2016.

Ses émissions cultes:
-Les Heures chaudes de Montparnasse, série documentaire de 14 films de 52 minutes réalisés de 1960 à 1962 pour la RTF, puis complétée et présentée dans un nouveau montage en 1987, diffusée en DVD.
-Jeux d’échecs avec Marcel Duchamp, 54 minutes, RTF, 1964.
-La grande journée, ou vive Joseph Delteil, 2 films de 52 minutes pour l’ORTF en 1974, rediffusés en 1978 par Antenne 2.
-Un homme fou de poésie, portrait de Pierre Seghers en 4 films de 52′ pour l’ORTF en 1974.
-Journal de voyage avec André Malraux à la recherche des arts du monde entier, série documentaire (13 épisodes de 52 minutes), tournée en 1974-1975, TF1, [DVD : 2 coffrets, Doriane Films].
-Dialogue imaginaire entre Malraux et Picasso, 70 minutes, TF1, 1979.
-Le Musée imaginaire ou cinquante ans d’une passion (coauteur André Malraux), 90 minutes, TF1, 1979
-Un homme parmi les hommes : Alberto Giacometti, 57 minutes, Antenne 2, 1980.

PS: La chaine du patrimoine:
http://www.lachainedupatrimoine.com/index-fr.php?page=accueil2

Lettres à Miles [Davis] (Editions Alter ego)

28.09.16 | par morlino | Catégories: GRAND MONSIEUR, HENDRIXEMENT

Il y a 25 ans, jour pour jour, disparaissait Miles Davis. Disparaissait de la surface de la terre. Il est toujours là. Miles Davis, Charles Trenet, Hendrix, Anna Magnani, Bette Davis et tous ceux que j’aime, ne meurent jamais.

Un ami supplémentaire
Par Bernard Morlino (1)

«Il joue de dos …» A-t-on vu un chef d’orchestre diriger face public ? En 1981, on annonça son retour sur scène. Je me détachais de ses anciens disques parce que lui-même ne voulait pas écouter des vieilles vibrations en conserve. La tête dans les étoiles mais les pieds ancrés sur la terre, il haïssait la musique d’église : «C’est la peur qui rend les hommes religieux ». Il ne croyait pas en Dieu et moi je croyais en Miles. Je l’aimais parce qu’il m’améliorait, développait tous mes sens, me rendait encore plus attentif au monde et aux gens. Il faisait les mises à jour de mon cœur, de mon cerveau. «Pour jouer, il faut de l’imagination et des connaissances. Des musiciens, s’ils étaient boxeurs, j’en connais qui iraient sans cesse au tapis !» Il avait des fulgurances verbales : « Pourquoi jouer tant de notes, les bonnes suffisent ». Dans ses interviews je trouvais des trésors dignes des aphorismes de Cioran : « Je suis orange et non pas noir… »
Le 2 mai 1982, j’étais présent au Chatelet pour enfin respirer le même air que lui. J’attendais ce moment depuis tant d’années. J’occupais un strapontin du premier balcon. J’ai conservé tous les billets talismans: celui de 1982 porte le numéro 0981334. Il m’a coûté 40 F. Ce n’est rien, c’est donné. Comment pouvait-on être à Paris ce soir-là et ne pas aller auprès de lui ? Quand il est entré, ce fut comme si je voyais Mozart. L’accoucheur mettait en évidence ses musiciens, les révélait à eux-mêmes. Etais-je envouté, devenu stupide comme ses filles qui se traînent aux pieds des minables du show-biz ? Non, j’étais dans le périmètre immédiat d’une sensibilité foudroyante, de quelqu’un qui travaillait sur les sens depuis des décennies. Miles marchait au ralenti, en apesanteur. Un bonnet blanc. Le dos rond. Des sons, des lignes, des taches de lumière. Une féérie auditive. C’était le temps de We want Miles. Miles allait et venait du guitariste Mike Stern au bassiste Marcus Miller. Acteur et spectateur. La rythmique me traversait le corps : j’étais au cœur d’un tourbillon de sons, griffes ou caresses.
Au fil des ans, Miles revint sans cesse en France et je lui prouvais ma fidélité indéfectible. Le 12 avril 1983, 20 h 30, porte de Pantin, sous le chapiteau, billet (160 F), série 0, numéro 00194. Le 13 avril, soit le lendemain. J’y étais aussi. Gradin 6 (90 F), numéro 00101. Le lundi 31 octobre 1983, 21 h, Palais des Congrès, billet (150 F) numéro 000617, place 9 A 13. Miles commençait toujours avec du retard mais ne faisait jamais aucun rappel. Quand c’était fini, il ne revenait pas jouer sur scène. Lundi 31 octobre 1983, il m’a tendu la main sans doute touché par ma constance puisque j’ai assisté tout le concert, l’œil rivé à mon Leica M2. Il s’est baissé vers moi et m’a demandé de tendre le bras pour toper avec lui. Incroyable attention ! J’étais aux anges. Le lundi 12 juin 1984, 21 h, j’étais encore là au Palais des Congrès : billet 00160 (180 F), place 2 W 28. Le mardi 4 novembre 1984, 20 h 30, je suis venu au Zénith, 21 avenue Jean-Jaurès, billet 2247 (150 F). Il a joué de 22 h 05 à 1 h 13. L’une des plus belles soirées de ma vie, ai-je marqué au dos du billet. Le mardi 30 juin 1987, j’étais au Palais des Congrès répondant à sa nouvelle convocation : billet numéro 1771745, Première série. « 215, 00 ». Est-ce le prix ? Si oui, tant mieux. De l’argent pas gaspillé. Le vendredi 19 février 1988, Saint-Denis, sous chapiteau : billet (150 F) numéro 19836, place du 8-Mai 1945. Nous étions peu nombreux. Une ambiance ultra festive et fraternelle. Je découvrais le bassiste Darryl Jones et le guitariste Foley McCreary. Miles avait fait écrire le nom deux musiciens sur des pancartes qu’il nous montrait pour qu’on se souvienne d’eux. Les interlocuteurs de Miles étaient sur un petit nuage à ses côtés. John Scofield conservait son sérieux, léger sourire, quand Miles collait sa trompette sur les cordes de la guitare. Les instruments s’accouplaient. Rien d’intellectuel chez Miles. Lors d’un concert, il quitta la scène, à reculons, agitant la trompette rougeâtre comme on fait signe avec son mouchoir.
A la fin d’un journal télévisé, le présentateur français lui a demandé : « Pouvez-vous me jouer quelque chose puisque vous avez votre instrument ? » Majestueux, Miles riposta, avec sa voix caverneuse : «Vous savez combien on me paye pour jouer quelque chose ? » Bel uppercut ! Le speaker des infos ne savait plus où se mettre et rendit aussitôt l’antenne. Mon dernier rendez-vous avec Miles eut lieu à la Villette où il donna deux concerts de suite dont l’un avec tous ses amis qui vinrent auprès de lui, un à un. J’étais sur place, étrangement je ne trouve plus les billets. Miles était maigre. Il joua peu mais avec une intensité décuplée. Il flottait dans ses vêtements et passa son temps à donner la parole musicale à ses compagnons. Miles ressemblait au Pelé de 1970 qui offrait des passes à Tostao, Gerson, Rivelino et Jaïrzinho. Des passes en or.

(1) Dans le livre, manque ce qui est en gras. Faute de place.

-Lettres à Miles, rassemblées par Franck Médioni. Collectif dont J. Berroyer, René de Ceccaty, Bernard Chambaz, Jérôme Charyn, Hubert Haddad, Bernard Lubat, Bernard Morlino… (Alter ego, 172 p., 18 €)

Site officiel de Miles Davis:
https://www.milesdavis.com/

Le coeur pur René Marsiglia (1959-2016)

27.09.16 | par morlino | Catégories: LE GYM E BASTA, GRAND MONSIEUR

Nice a perdu l’un des ses meilleurs fils né à Aubagne.

Le message de la famille de René Marsiglia:

“Nous voulions vous faire savoir que Papa, René, Néné, Frérot, Coach, sera visible à L’athénée de Cannes, 223 avenue de Grasse, à partir de mardi 27 septembre 2016, 14h et jusque jeudi 29 septembre, 18h30.
Une messe en son honneur aura lieu à l’Eglise Notre Dame de Bon Voyage, 2 rue Notre Dame, 06400 Cannes, à 11h, vendredi 30 septembre 2016.”

Quand j’ai appris sa mort, j’ai voulu lui téléphoner !
Non pas pour vérifier mais pour lui parler.
Je ne l’ai pas fait.
Ensuite, j’ai consulté ses SMS. Tous là. Rien d’effacer.
En le relisant, j’entends sa voix.
Notre société médiatique est imbécile.
C’est lui qu’il fallait entendre et non pas tous ces guignols de 1998. S’il suffit d’avoir porté la valise de Zidane pour clamer qu’on a été champion du monde… Champion de la suffisance, c’est certain.
René Marsiglia, lui était champion de l’humilité, cette école de la perfection.
C’est inconcevable de se dire que René Marsiglia est mort.
Un homme comme lui ne devrait jamais mourir.
La vie est mal faite.
La pudeur m’empêche de m’étendre sur lui. Je pense à la promesse de René Fallet- tiens ! un autre René…- et de Georges Brassens qui s’étaient jurés de ne pas parler de l’autre dans le cas de la mort de l’un d’eux.
Sachez que René avait une voix si douce qu’elle était envoutante avec son accent ensoleillé.
Il avait le culte de la l’amitié et une éthique inoxydable.
Quand il donnait un jugement définitif, il terminait:
“Attention, mon Bernard, je peux me tromper…”
Je le revois au stade Michel Hidalgo lors d’un Saint-Gratien-Cannes capital… Son équipe avait perdu: il était d’une tristesse insondable.
J’allais voir Nice à l’extérieur. Je le saluais au début et à la fin, quand il remontait dans le bus.
On est devenu ami au moment de sa blessure au talon d’Achille.
Il est revenu sur la pelouse ensuite, le chef du tacle glissé.
Un défenseur solide à la fine silhouette, un peu comme Gary Neville.
Une volonté d’acier, une vista exceptionnelle.
Il aimait lire.
Une âme proustienne, à jamais redevable aux années de son enfance.
Il fallait l’entendre parler de son père. Quel admiration !
René était le fils rêvé. Il rendait au centuple l’amour donné.
Il restait inconsolable des années passées avec ses parents. Si je lui disais que je faisais une pissaladière, il me disait: “Cela me ramène aux casseroles de ma mère. S’il n’y a pas l’odeur, il n’y a pas le goût".
Il a très bien fait de continuer à travailler pendant sa maladie, cela l’a maintenu en vie.
Je l’entends encore me dire:
-"Oh ! Bernard…. tu te rends compte, X… fait des séances d’entraînement, sans sifflet: il siffle avec la bouche… C’est pas vrai ça!” Et il riait, riait.
Il analysait les matchs de manière magistrale. Il aurait fait un consultant de haut parage.
René ne se plaignait jamais.
Dernièrement, il souhaitait avoir un bout de jardin pour faire un potager. Le Voltairien voulait encore et toujours cultiver son jardin.
Le football a perdu un très grand serviteur. Et nous un être sur qui on pouvait compter.
L’important ce n’est pas d’être triste.
L’atroce c’est qu’il ne soit plus en vie.

Le témoignage de l’ex Aiglon Anthony Mounier:
-"René nous a sortis d’une drôle de galère. Je me rappelle de l’un de ses discours. Pour l’imager, il avait sorti onze crayons et les avaient cassés un par un. Ensuite, ils les avaient collés en nous disant : « Essayez de les casser, tous rassemblés ! » C’était ça René. Un homme merveilleux. On est toujours resté en contact. C’était un exemple. Il savait relativiser, trouver les mots pour te réconforter, te redonner confiance. Il a beaucoup compté pour moi. Lors de mon mariage, il était là. J’ai plein d’images en tête. Il ne s’est jamais plaint. Je pense à sa compagne Marie, à ses enfants, à ses proches. C’est une terrible nouvelle. Ça fait mal de savoir qu’il n’est plus là. »

PS: dans Nice-Matin du mardi 27 septembre 2017, il y a un très grand article sur l’amitié entre René Marsiglia et Roger Ricort, par Philippe Camps. C’est la grandeur du football, et du journalisme. Cela purifie tout le système. Les deux Aiglons forment un duo éternel dans les annales de l’OGCNice comme auparavant Francis Isnard et Maurice Serrus.

Mort de Marcel Artelesa, auteur du doublé 1963 avec Monaco

26.09.16 | par morlino | Catégories: GRAND MONSIEUR

On vient d’apprendre la mort de Marcel Artelesa (1938-2016), vendredi 23 septembre.
Le défenseur central appartient à la grande génération de Monégasques qui ont fait le doublé 1963.
Il était pratiquement infranchissable. Un vrai roc. Celui qui lui ressemblait le plus fut Vidic à Man United.
Avec une tel demi-centre, les attaquants de l’ASM avaient une assurance tous risques.
Je me souviens de lui à Monaco mais absolument pas à Nice où il a joué une saison.
A Monaco, Artelesa jouait dans un onze mythique avec Hernandez, Casolari, Novak, Biancheri, Hidalgo, Douis, Cossou, Carlier, Théo…
Lui et René Marsiglia, qui vient de nous quitter, ont été des footballeurs en majesté.
Deux sportifs exemplaires. Des Hommes. Pas des lavettes.
Lorsque j’allais le voir dans l’ancien stade Louis II, Marcel Arlelesa était un exemple. Un dimanche sur deux, j’allais voir Monaco quand Nice jouait à l’extérieur. J’ai vécu là une époque bénite où seuls les vrais connaisseurs allaient au stade.
Je plains les enfants qui ont pour référence des joueurs de 2016, je pense à ce joueur qui insulte son entraineur quand il ne frappe pas un policier.
Pauves enfants ! Qu’on ne s’étonne pas s’ils finissent délinquants avec de pareilles références.

Parcours de Marcel Artelesa:

1957-1961 AS Troyes-Savinienne
1961-1966 AS Monaco
1966-1968 Olympique de Marseille
1968-1969 OGC Nice
1969-1970 CA Paris-Neuilly
1970-1973 Troyes AF)
1963-1966 France France 21 sélections, 1 but.

Dès que Zidane a sorti C. Ronaldo, le Real Madrid a perdu deux points

26.09.16 | par morlino | Catégories: LA MAISON BLANCHE, ANTI-FOOTBALL, GRAND MONSIEUR

Ronaldo a eu raison de rouspéter. Il a suffi qu’il sorte pour que le Real perde deux points. Ne croyez pas un seul instant qu’il fait la tête parce que Zidane l’a sorti. S’il est mécontent c’est qu’il sentait que son équipe allait souffrir sans lui. Et ce fut vrai: il est sorti à 1-2 et ensuite le Real a encaissé un but.

Samedi 24 septembre 2016
Las Palmas 2-2 Real Madrid
Buts pour Las Palmas: Tanausu (38e), Araujo (85e)
Buts pour le Real: Asensio (33e), Benzema (67e)

Voici la vérité du match:

Benzema entre dans le match à la 63e mn. Le score est 1-1.
C. Ronaldo pénètre dans la défense, et son tir est repoussé par le gardien. A l’affût Benzema marque. 67e mn, le Real Madrid mène 0-2.
A la 71e mn, Zidane fait sortir C. Ronaldo, le score est toujours de 1-2.
La sortie de Ronaldo affaiblit le Real Madrid qui est moins dangereux devant.
Ronaldo sait tout ça, alors il n’est pas content car son équipe est moins bonne sans lui.
85e mn: égalisation de Las Palmas.
Sans CR7, le Real a été incapable de conserver le résultat positif.
Sans CR7, le Real a perdu deux points.
Dans la presse, celui qui incendie régulièrement Ronaldo le massacre à nouveau.
N’en croyez pas un mot. Le Real Madrid avait match gagné avec CR7.
On lit même que Ronaldo s’est blessé à l’Euro. Non, c’est Payet qui l’a blessé !
Et après on s’étonne que les journaux ne se vendent plus.
Croyant avoir le match gagné, Zidane a fait sortir Ronaldo en vue du match de C1 à venir…

[Post dédié à René Marsiglia]

PS: en C1, CR7 vient de marquer un but et de faire une passe décisive lors de Dortmund-Real (2-2)

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