Archives pour: Octobre 2020, 06

06.10.20

Permalink 23:09:01, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR  

Jean Giono sur France 3, par Fabrice Gardel

Jeudi 8 octobre 2020
France 3, 22 h 50
Giono, une âme forte
Documentaire, 52 minutes réalisé par Fabrice Gardel
Avec, entre autres, Mesdames Sylvie Giono et Emmanuelle Lambert.

Pour les 50 ans de la disparition de Jean Giono, le service public diffuse un hommage à l’un des plus grands écrivains français de l’Histoire. Un hommage à 22 h 50. Pourquoi pas 5 h 30 du matin. Voilà comment l’on traite la littérature dans notre pays. Un documentaire c’est mieux que rien, oui, mais qu’on ne s’étonne pas ensuite de la bêtise ambiante. Il est vrai que ceux qui nous gouvernent ne veulent pas d’un peuple épris de poésie sinon les urnes seraient vides.
Jean Giono est un très grand romancier. Il n’a pas regardé son nombril quand il écrivait comme les écrivassiers d’hier, de maintenant et de demain. Et quand il regardait son nombril, c’était génial parce qu’il avait un immense talent. Il faut dire que jadis seuls les écrivains qui avaient quelque chose à dire écrivaient; aujourd’hui, Madame Michu est à deux doigts d’entrer dans la Pléiade. Monsieur Trucmuche aussi. Le style de Jean Giono est clair comme l’eau de roche. Il écrivait aussi avec ses oreilles. Un musicien du langage. Un ébéniste de la littérature, dans le prolongement de ses parents artisans: son père (cordonnier) et sa mère (repasseuse). Le goût du travail bien fait. Il parle de “marqueterie". Grand respect pour les lecteurs.
Pour ceux qui ne connaissent pas Jean Giono, le documentaire va leur faire découvrir un combattant de la liberté.
Ils verront un pionnier de l’écologie- la vraie, pas celle des bobos sur leur grotesque Vélib’- un précurseur du mouvement Peace and Love, un être humain dans toute sa splendeur.
Il avait des contradictions qu’il assumait, notamment dans sa vie hors mariageO Un homme couvert de femmes, comme Albert Camus. Cependant, il aimait ce qu’il aimait, et ceux qu’il aimait et celles qu’ils aimaient dont sa femme et leurs deux filles.
Quand Sylvie Giono raconte que son père a soigné sa soeur 24 h sur 24 h, ne la quittant jamais, abandonnant alors son manuscrit pour entourer au maximum son enfant, on mesure le père qu’il était.
Le documentaire évoque aussi le comportement de Jean Giono pendant la Seconde Guerre mondiale. Les écrivains épurateurs, entre autres crasseries, l’ont interdit de publier pendant deux ans parce qu’il avait touché de l’argent pour un texte dans un journal collaborateur. Il n’y a pas de honte à gagner sa vie. A-t-on arrêté les boulangers ? Jamais Jean Giono n’a fait l’apologie des nazis ou de Vichy. Le documentaire précise aussi que Signal- autre journal peu recommandable- a publié un reportage sur Giono. C’est vrai, mais il faut préciser qu’il s’agissait d’un ancien article republié sans son autorisation. Le documentaire parle de “compromission(s)". Ce terme ne correspond pas à la situation. J’insiste: jamais Giono n’a été proche des occupants et des miliciens. C’est même tout le contraire. Je veux bien qu’on ne cède pas à l’hagiographie mais pourquoi faut-il toujours parler de cette façon de Giono- ou d’Emmanuel Berl ou encore de Marcel Aymé- sans jamais rappeler l’attitude de Simone de Beauvoir pendant la guerre: collaboratrice à Radio-Vichy et condamnée pour une affaire de moeurs avec des étudiantes mineures ? Les casseroles de la terreur communiste sanguinaire traînées par Sartre, Aragon et Eluard font beaucoup moins de bruit. Il n’y avait aucune “ambiguïté” chez Giono dans les années 1939-1945.
A part cette réserve sur cette lecture du parcours de Jean Giono -chacun la sienne- lors de la Seconde Guerre mondiale, tout le documentaire de Fabrice Gardel restitue très bien la personnalité de Jean Giono. Des hommes de cette trempe font la grandeur de la France. Et même du genre humain. Par un simple plan sur deux photographies, le documentaire montre que les piliers porteurs de l’existence de l’écrivain furent son père - dans l’enfance- et sa femme- une fois adulte.
Alors que les Alpes-Maritimes ont subi les assauts de la pluie, et qu’une épidémie frappe le monde, il est salutaire de savoir que Jean Giono a toute sa vie dit et écrit qu’il ne fallait pas maltraiter la nature, au risque de la voir se venger. Chaque lecteur de Jean Giono a un ami supplémentaire. Lui.

Permalink 00:59:58, Catégories: THE RED DEVILS  

Manchester United a dépensé plus d'1 milliard d'euros pour rien

Dimanche 5 octobre 2020
4e journée de Premier League
Manchester United 1-6 Tottenham
But pour MU: Bruno Fernandes (2′ pen.)
Buts pour Tottenham: Ndombele (4 ‘), Son Heung-Min (7′, 37′), Kane (30′, 79′ pen.), Aurier (51′)

Manchester United: De Gea- Wan Bissaka, Bailly, Maguire ©, Shaw-Pogba, Matic (Fred 46′)- Fernandes ( Mc Tominay 46′)- Martial, Rashford, Greenwood (Van Den Beek 67′)
Entraîneur: Solskjaer

Cette équipe est sans doute la pire de l’Histoire de MU. Une suite de joueurs surcotés, surpayés. Qui n’ont plus besoin de bien jouer pour gagner beaucoup d’argent.
A la fin du match, J. Mourinho a tapoté la nuque de l’entraîneur, genre: “Coco, va apprendre ton métier! “ La vengeance est un plat qui se mange froid. Entraîneur limogé de Man United, le Portugais avait quitté Old Trafford comme un paria. Il y revient en conquérant. Ensuite, il a posté une vidéo pour dire qu’il partageait la peine de son jeune confrère norvégien et qu’un jour il perdra aussi, mais bien sûr qu’il aurait aimé encore marquer un but. De la com. quoi !
MU a dépensé plus d’1 milliard d’Euros depuis la retraite de Sir Ferguson en 2013.
Rien que ça !
Du grand n’importe quoi. Le défenseur Maguire… Capitaine en plus ! Comment peut-on acheter un joueur aussi médiocre. Il fronce toujours les sourcils pour faire peur mais c’est son jeu qui fait peur. Depuis le duo R.Ferdinand-Vidic, MU n’a plus jamais eu une grande paire de défenseurs centraux. Ne parlons pas des latéraux, les uns plus nuls que les autres. Sir Ferguson lui-même nous avait légué Jones et Smalling, deux joueurs quelconques.
MU vient d’encaisser 11 buts en 3 matchs.
Au lieu d’acquérir des défenseurs, le club vient de recruter Cavani qui touchera plus de 200 000 € par semaine. En Angleterre, on est payé à la semaine.
Tant mieux pour lui. Il imite Ibrahimovic qui est venu à MU pour aussi une pige royale.
Cavani - joueur talentueux, de très bonne mentalité- croit signer dans un grand club mais MU n’a plus que le nom de grand. Depuis 7 ans, le club est à l’agonie. En chute libre que rien n’arrête.
Regarder jouer MU c’est voir un football idiot, sans âme, sans tonus, c’est au petit bonheur la chance.
L’entraîneur norvégien est décevant. On ne sent pas son emprise.
Lui ou un autre c’est pareil.
Le dernier grand joueur de MU fut Wayne Rooney. Depuis rien.
Voir MU évoluer dans un stade, de 75 000 places, vide, est totalement morbide.
Ce football est mortifère. A éviter.

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