Archives pour: 2020

28.03.20

Permalink 00:19:23, Catégories: De GAULLE ET MITTERRAND SONT MORTS  

Hommage à Georges Clemenceau (1841-1929)

Georges Clemenceau perd patience avec ceux qui le filment. Clemenceau l’anti star, l’anti plan de com. - qui ne gangrénait pas encore la politique - , l’anti esbroufe. Ce n’est pas pour rien qu’on l’appelait le “Tigre". Toujours prêt à rugir.

“On ne ment jamais autant
qu’avant les élections,
pendant la guerre
et
après la chasse.”

Georges Clemenceau

Le Père la Victoire avait une plume acérée, craint de tous.
C’est lui qui trouva le titre “J’accuse !” pour l’article de Zola qui prenait la défense de Dreyfus.
A l’Armistice de 1918, il a déclaré:
“La France, hier soldat de Dieu, aujourd’hui soldat de l’Humanité, sera toujours le soldat de l’idéal".
Outre toutes ses qualités et fonctions, il fut maire de Montmartre. Lors de sa mandature, il y a ouvert un centre de prophylaxie. Il avait tous les dons, notamment celui de l’amitié qu’il cultivait avec Claude Monet.

26.03.20

Permalink 16:01:01, Catégories: GRAND MONSIEUR  

Mort de Michel Hidalgo (1933-2020)

La carrière de Michel Hidalgo

Palmarès:
Reims
Division 1 1955
Trophée des champions1955

Monaco
Division 1: 1961, 1963
Coupe de France: 1960, 1963
Trophée des champions1961

Sélectionneur de l’équipe de France
Euro 1984
World Cup: 4e place 1982

Parcours professionnel:
1952-1954 Le Havre
1954-1957 Stade de Reims
1957-1966 AS Monaco
1 seule sélection en équipe de France (1962)

Le trio Michel Hidalgo, Fernand Sastre (Pt de la FFF) et Michel Platini a relancé le football français international qui sommeillait depuis Batteux et Snella. On peut associer au trio Jacques Georges qui a précédé Mr Sastre à la 3 F.
Michel Hidalgo fut un bon milieu de terrain, un demi comme l’on disait.
Joueur sobre, il se fondait dans l’équipe. 100 % collectif.
Il a joué à Reims où il était très difficile d’être titulaire.
Il fut finaliste de la Ligue de Champions 1956.
A Monaco, il a mieux pu s’exprimer.
Le joueur avait une âme d’entraîneur.
En équipe de France, le sélectionneur a gagné le premier titre international de l’Histoire(Euro 1984), ouvrant la voie au futur glorieux des années 1998-2000.
Il aimait le football spectaculaire, avec Tigana, Giresse et Platini.
Platini était à la fois Piantoni et Kopa: leader technique et leader de vestiaire.
Platini avait la vision du jeu de Piantoni et de Kopa avec en plus l’aspect chef qu’avait Kopa et non pas Piantoni.
Hidalgo aurait aimé rester en poste pour la Coupe du Monde 1986 mais il céda sa place de sélectionneur à Henri Michel, “parce que je l’avais promis". Un homme de parole. C’est rare, très rare.
La mort de Raymond Kopa, en 2017, restait insurmontable tant il aimait le virtuose disparu.
Piantoni, Kopa, comme joueurs. Hidalgo, sélectionneur.
Trois hommes dans l’esprit d’Albert Batteux et Jean Snella.
Toute une époque inoubliable, ancrée au fond de notre cœur.
On leur doit tout, y compris Jacquet, Zidane et ne parlons pas de Mbappé.
Sans racines, pas d’arbre.
J’ai passé quatre heures avec Hidalgo où je l’ai passé à la torture de mes questions sans lui dire que j’étais journaliste sinon vous n’obtenez rien, d’où l’avantage de ne pas être membre attitré PAF. Cartier-Bresson ne voulait pas diffuser son portrait sinon “je ne peux travailler” disait-il.
Pourquoi avoir retiré Baratelli de la cage en 1982 ?
-Les joueurs les plus importants voulaient que je change de gardien car ils estimaient que Baratelli relâchait trop les ballons..
-Donc un sélectionneur peut abdiquer…
-Quand ils pensent tous la même chose impossible d’aller contre la majorité…
Michel Hidalgo a eu la franchise de me dire la vérité.
Un homme droit, comme aurait dit Jean Gabin.
A tel point qu’il refusa le poste de ministre des Sports, ne s’estimant pas à la hauteur.
Qui fait ça ? Personne à part lui.

23.03.20

Permalink 23:32:45, Catégories: De GAULLE ET MITTERRAND SONT MORTS  

"Les gens qui ne sont rien" (E. Macron) sauvent la France

Emmanuel Macron, parmi les bobos grosso modo, a parlé des “gens qui ne sont rien” (sic) pour évoquer le flux d’anonymes dans les gares. Il est vrai que dans notre monde, le moindre débile d’une émission débile est une star du PAF avec plein de followers ! Dans la seconde partie de sa démonstration, il se rachète: expliquant qu’il ne faut pas oublier d’où l’on vient.

Le 23 mars 2020, il y a beaucoup de personne du corps médical atteintes par le Coronavirus.
Si les “gens qui ne sont rien” faisaient valoir leur droit de retrait, l’hécatombe redoublerait d’intensité.
Qui a vendu les masques ?
En coulisses on dit: ce n’est pas moi, c’est l’autre !
L’hydre de l’administration.
Le corps médical est sur les champs de bataille- pour reprendre le mode d’expression de Macron- mais sans arme. Comme les soldats français de 1940 qui avait le barda de 14-18.
Aujourd’hui, les “gens qui ne sont rien” sauvent la France.
Il convient de les nommer:
Les infirmiers et infirmiers. Brancardiers.
Les techniciens de surface, comme l’on dit pour une fois joliment.
Les livreurs.
Les coursiers.
Les policiers.
Les pompiers.
Les éboueurs.
Les agriculteurs.
Tous les travailleurs en grande surface.
La liste est longue.
Hier, d’aucuns frappaient les policiers, les pompiers.
Demain insulteront ils le corps médical comme ils ont frappé les policiers après les avoir applaudis lors de “Je suis Charlie” ?

22.03.20

Permalink 23:12:15, Catégories: GRAND MONSIEUR, GRANDE DAME  

16 février 2020: L'Hôpital public est un trésor public

Archives de la mi février 2020: A Limoges, peu de monde dans la rue. Faut-il que les médecins “cassent du flic” pour qu’ils fassent la une, en boucle ?

Un post du 16 février 2020 suite à ma chronique sur CNews:

Mon témoignage:

Intégrale Week-end, CNews avec Julien Pasquet et Sophia Rousseau, samedi 15 février 2020:
Merci Bernard ! de la 17e minute à la 26e minute:

https://www.cnews.fr/emission/2020-02-15/integrale-week-end-2e-partie-du-15022020-927575

21.03.20

Permalink 09:09:43, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR  

Antonin Artaud (1896-1948), le visionnaire

Lire Artaud c’est bien plus prenant que tous ces livres insipides d’amants et maitresses.

Le lundi 13 janvier 1947, le poète a tenu une conférence au Vieux-Colombier, à Paris, qu’il a appelé Histoire vécue d’Artaud-Momo. Le Marseillais Artaud est l’un des plus passionnant parcours d’écrivain, de créateur. II écrivait comme on se jette dans le vide. Hors normes, comme de Nerval, van Gogh ou Camille Claudel, il faisait peur aux moutons de Panurge. Philippe Soupault m’a dit que pour effrayer encore plus ceux qui disaient du mal de lui, Antonin Artaud s’amusait à sauter sur les tables des bistrots à Montparnasse. Les médecins l’ont rendu toxicomane.

On le disait marteau mais c’était un écorché vif:

-"Le problèmes sociaux ne sont rien auprès d’une certaine irritation physiologique de l’épiderme, de la peau, des os, que peu ont vue, mais qui bientôt va parler plus haut que tout, car ce n’est pas une colère de cœur, mais cette fois une colère de corps, la colère de ce grand négligé de l’histoire tant de l’homme que des animaux: le corps".

Il pronostique:
-"Peste, choléra, scorbut, variole, syphilis, famine…”

Et il ajoute:
-"Monde non mené par gouvernements, églises, rites, doctrines, systèmes, institutions, livres, journaux, facultés mais par (…) chronicités de miasmes endoctrinant depuis toujours les corps".

-"Vous n’êtes pas libres, la conscience apparente est une façade sur vous jetée par des singes, de vieux et très astucieux ouistitis. Ce n’est pas sérieux, alors tournons la page et regardons ce qui se passe (…) La façade bonne à endormir les gogos (…) Je ne suis pas un politicien".

-"Ne vous laissez jamais mettre au cercueil".

-"Je ne suis pas malade, je suis conscient", disait-il. Tarif ? Neuf ans d’internement ! “J’ai été victime d’un crime social". Et encore: “Je suis mort à Rodez sous un électrochoc".

Il récapitule:
-"9 ans d’internement, 3 ans d’emprisonnement, 2 ans d’électrochocs, 2 coups de couteau en 1916 et 1928. Cela donne à réfléchir (…) L’histoire d’un écrivain sain d’esprit et séquestré et incarcéré pendant neuf ans est sans importance, je le sais, et elle ne peut intéresser que les rares amis de mes œuvres qui ne sont pas légion".

Lors de la conférence, Artaud, très ému, ne fut pas à la hauteur alors qu’il savait très bien lire devant ses amis, d’autant plus qu’il était par ailleurs comédien. Cette fois, il lui a semblé vain de se mettre à nu en public. Il n’en avait plus la force ni l’envie. Heureusement, il avait tout mis par écrit ce qu’il voulait dire mais cela lui semblait déjà d’être du réchauffé. A quoi bon ?

PS: toutes les citations proviennent de: Œuvres complètes, tome XXVI, Antonin Artaud. Gallimard, 1994.

20.03.20

Permalink 10:47:45, Catégories: LA REVUE DE STRESS  

Covid 19. Foule dans les magasins ? Et la circulation alternée !

Mon ami Guy Béart n’était pas tendance dans les années où il fallait être de gauche parce qu’il était apprécié par Georges Pompidou, fin lettré. Au même moment, Guy Béart était un intime de Georges Brassens qui l’aimait beaucoup.

On entend ici et là que les affamés bien nourris se ruent dans les grandes surfaces.
Cela serait facile d’instaurer la circulation alternée: un jour, voitures qui se finissent par un numéro pair, le suivant par un numéro impair. Ainsi de suite.
On apprend que les masques ont été vendus par l’Etat en 2010/2011.
Pas brillant pour ceux qui gouvernaient alors, suivez mon regard…
Et pas brillant pour les autres qui ont suivi.
Hier, on faisait la sourde oreille devant les demandes du corps médical du service public.
Aujourd’hui, les malades potentiels claquent des dents.
La veille on nous dit d’aller voter.
Le lendemain: quoi! vous allez prendre l’air ! Bande d’inconscients !
L’Etat nous dit: prenez le métro, allez travailler, et puis: restez chez vous !
Tout l’ensemble est du Ionesco, Molière, Kafka et Giono.
Il suffit d’un virus pour mettre le monde à terre.
“L’homme est une statue de sable fragile au bord de la mer", a dit Michel Foucault qui savait de quoi il parlait.
Une phrase parmi d’autres: “Les mariages, baptêmes sont interdits. Seuls les enterrements sont autorisés".
Pire encore: “Faute de places, on va devoir choisir qui doit mourir…”
Au suivant! Au suivant ! chantait Jacques Brel.

18.03.20

Covid 19 ou le mensonge des politiques face à la réalité d'une épidémie

Jean Giono, né le 30 mars 1895 à Manosque et mort le 9 octobre 1970, à Manosque aussi. Il a été jeté deux fois en prison parce qu’il était pacifiste. La seconde fois, la milice littéraire l’a même accusé de collaboration, ce qui est une infâmie. Jean Giono, italien d’origine piémontaise par son père cordonnier, est l’honneur des lettres françaises. Un homme qui savait dire non quand tout le monde disait oui.

Les politiciens sont tous des communicants.
Ils mentent comme ils respirent car ils n’ont qu’un but: garder son poste avec tous les avantages.
Tous n’ont pas la même carrure.
Il y a Abraham Lincoln, Mandela et puis les autres.
De Gaulle avait le génie de la communication.
Hitler lui a inventé la communication de masse. Ce fut le premier politicien a être filmé en permanence, à choisir ses images de propagande.
Les discours du chancelier Hitler sont des numéros d’orateur, version dictateur qui tire le peuple vers le bas, au niveau de ses pires instincts.
De Gaulle c’est le contraire. Il a relevé son pays.
Aujourd’hui, nous sommes dans le bas de gamme.
Certes pas dans la négation de l’homme comme Hitler mais ce n’est pas brillant.
Qui peut se réjouir de voir tous ces voleurs d’argent public ?
Qui peut se louer de voir un président sur un scooter ?
En mars 2020, on a vu l’actuel pt français prononcer six fois le mois guerre dans un épisode de virus.
Là on mesure vraiment qu’il n’a pas connu une vraie guerre, sauf au cinéma.
On ne sait pas ce que l’on vit: est-on dans du Ionesco ?
“Le choléra c’est la nature qui règle ses comptes au crayon rouge” a écrit Giono, ce grand vivant. Avec Colette, il est l’un des rares écrivains à fêter la vie quand 99 % des écrivains passent à côté d’elle.
La population ne tombe pas comme des mouches.
Combien y a-t-il de morts chaque jour en France ?
Combien de morts en Janvier-Février 2019 et 2020 ?
Toutes les deux secondes quelqu’un meurt dans le monde.
172 800 morts par jour sur la planète.
La riposte: 380 000 naissances !
606 000 morts par an, sur le sol français. Coronavirus ou pas.
C’est chacun son tour. On vient, on part. Ils voudraient en plus connaître l’heure !
Jadis, on nous laissait mourir.
Aujourd’hui, on veut tuer la mort.
Une illusion de plus.
Les politiciens qui mentent comme ils respirent ne savent pas comment faire face à la réalité d’une épidémie. Ils s’en remettent aux médecins mais à la fin ils ont le “final cut". C’est là où les atermoiements arrivent car chassez le naturel, il revient au galop.
Face à une pandémie on ne peut pas sortir un plan com. !
Entendre une ex ministre de la santé, recyclée candidate à la marie de Paris parce qu’un membre - c’est le cas de le dire- de sa “famille” politique est un adepte des sextapes, dire qu’elle savait tout ce qui allait se passer au niveau du Coronavirus, n’arrange pas la renommée des politiques. Si elle ne doutait que les élections municipales allaient être reportées pour alors se présenter ? Ses larmes au moment de la passation de pouvoir racontaient-elles son désarroi ? A mes yeux, il s’agissait d’une émotion liée à une page qui se tourne. A la tristesse de quitter une fonction qui lui plaisait.
Le premier ministre a parlé ensuite pour dire que les Français le jour du vote étaient eux-mêmes sans crainte puisqu’ils sont allés dans les parcs prendre le soleil. Dans l’administration, il n’y a jamais de responsable. C’est fait exprès. C’est toujours la faute à l’autre, à l’invisible, à l’hydre administrative.
Souvenez-vous du sang contaminé.
Hier, il y avait trop de vaccin. Aujourd’hui, pas assez de masques.
On peut d’ores et déjà convenir que le changement de ministre de la santé en pleine crise est une grave faute politique.
Gouverner c’est prévoir. On ne peut s’inventer chef d’Etat comme on gagne Secret Story !
Le pt a parlé de guerre mais où sont les armes pour sa guerre: masques, gants, gels ?
La France sous Coronavirus nous fait entrevoir celle de 1940 et plus.
On mesure les délations d’autrefois. Les ravages du marché noir.
Les excès de zèle de certains dépositaires de l’autorité.
Une évidence: quand le Coronavirus s’éloignera, s’exprimera en France, à Paris, la liesse populaire, sur les Champs-Elysées. Comme à la Libération.

16.03.20

Permalink 01:03:23, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR, HENDRIXEMENT  

Hommage aux Cafés, au Procope des encyclopédistes et aux autres.

Les cafés ne seraient pas nécessaires ?
C’est oublier le Procope, des Lumières.
Le Flore d’Apollinaire.
Le Cyrano de Breton.
Le président a dit: “Lisez".
Quel mépris pour la littérature !
On ne devrait lire et donc écrire que lors des confinements ?
Tous les écrivains vivent dans le confinement parce qu’ils prient sans cesse.
Des prières sur l’indicible.

Permalink 00:38:55, Catégories: LA REVUE DE STRESS  

Les cafés pas indispensables ?

Superbe chanson chantée par Patachou. Paroles: André Hardellet. Musique: de mon ami Guy Béart

Le gouvernement prétend que les cafés ne sont pas des lieux indispensables, pas nécessaires.
C’est bien mal connaître son peuple.
Les cafés sont des lieux où suinte le “fantastique social” a dit Pierre Mac Orlan. Cette remarque fulgurante est souvent attribuée à tort à Léon-Paul Fargue, autre merveilleux clients de bistrots.
Les cafés, estaminets, bouges, et rades permettent de se rencontrer.
Jadis il y avait les salons littéraires, puis les cafés ont pris le relais.
Sans bar, la vie est morte comme les villages sans café.
Le café c’est comme un phare sur la digue de notre solitude.
Le matin, le maçon prend son café-calva.
J’ai connu des piliers de bars. Des gens forts sympathiques.
Les pouvoirs publics sont représentés par des ignorants qui n’ont jamais entendu Léo Ferré chanter: “Richard, le dernier, pour la route…” Et Blondin, l’ont-ils lu ? Blondin qui m’a dit à l’inauguration de la Place Marcel Aymé, devant le domicile du créateur de Passe-Muraille : “Venez on va lever le coude avec Michel Déon”. Ce qui fut fait. Et connaissent-ils la sentence de George Best: “En Californie, il y avait tant de bars entre moi et la mer que je n’ai jamais vu la plage".
On peut aimer les cafés pour n’y boire que des sodas ou autres “Pam-Pam” qui n’existent plus que dans mon imagination agrippée aux années 1950-1970 comme le futur noyé à un vieux bout de bois qui ne flottera plus très longtemps.
Demain, la France sans café sera un pays mort.
Et les politiques vont encore éructer quelques décrets ubuesques.
Vivre tue. Le savent-ils ?
Mourir c’est déjà triste mais mourir en quarantaine c’est pire !
Dans les cafés, il y a des gens qui travaillent. Dire qu’ils ne sont pas indispensables, pas nécessaires cela fait écho à la phrase de l’actuel locataire de l’Elysée qui a dit: “Dans les gares on croise des gens qui ne sont rien…”

[Post dédié à Molière, Jules Romains, Camus, Giono, Ionesco qui ont tous écrit de manière sublime sur la médecine, la contagion de masse]

11.03.20

Permalink 11:35:26, Catégories: SPECIAL MARADONA, BECKENBAUEREMENT, ANTI-FOOTBALL  

A Liverpool, un grand Atletico Madrid bat et élimine les Reds tandis que Paris sauve sa peau grâce à son pressing

Diego Simeone a dans le sang des globules rouges, blancs et des ballons. Un Argentin de la plus belle espèce. La grinta innée. Beau à voir. Depuis tant d’années. Le joueur était déjà accrocheur. L’entraîneur n’a rien perdu de son mordant qu’il sait communiquer. C’est l’anti Wenger par excellence.

Mercredi 11 mars 2020
8e C1 2020 Retour
Liverpool 2-3 Atletico Madrid
Buts pour les Reds:G. Wijnaldum (43e), Roberto Firmino (94e)
Buts pour Madrid: Marcos Llorente (97e, 105e +1), Morata (120e +1)

PSG 2-0 Borussia Dortmund
Buts pour le PSG: Neymar (28e), Juan Bernat (45e + 1)

A Paris, Dortmund a perdu.
A Liverpool, le football a gagné.

Pourquoi Paris a gagné ? Ses joueurs ont étouffé les adversaires par un pressing constant. Quand vous entourez à trois chaque “ennemi” porteur du ballon celui-ci panique et n’a plus aucune lucidité pour le transmettre. Pour jouer de la sorte, il faut que toute l’équipe se donne à fond. Les Parisiens ont répondu présent. Bravo à eux mais la route est encore longue. La C1 c’est l’enfer sur terre. Le paradis ne s’ouvre qu’à la fin de la finale.
Paris a fait le travail devant un Dortmund très peu concerné par le match et encore moins par la qualification. Lucien Favre m’a déçu. Ce n’est pas demain qu’il entrainera le Bayern Munich. Dès qu’il y a un gros match il disparait.
Neymar a fait craindre le pire au début. Ensuite, il a mis un très beau but de la tête. Une royale anticipation. A la fin, il a pleuré comme un gamin. C’est dire qu’il jouait gros. On le sent seul. Perdu sentimentalement.
Paris a joué soudé. Une manière qu’on ne lui connaissait pas à ce niveau.
A vrai dire, ils ont sorti l’équipe la plus faible. Dortmund a bien joué à la maison mais à Paris des joueurs ont été absents des débats: Witsel et Hazard bis ont été lamentables. On a vu des zombies habillés de jaune.
Paris a réussi à passer en 1/4 dans un stade vide, cela veut-il dire qu’ils avaient peur de leur public ? C’est possible, vu la communion finale avec les fans restés dehors. Une fête comme si Paris avait gagné la C1. Ils se contentent de peu. Etre dans les 8 meilleurs clubs européens. Le plus dure reste à venir. D’autres matchs à couperet. Liverpool a été viré à Liverpool, cela donne une idée de la dureté de cette compétition.
Bonne nouvelle: Marquinhos a été un très bon capitaine, hurlant tout le match pour tenir en éveil ses partenaires. Le contraire de T. Silva heureusement resté en tribune.

Le vrai exploit s’est produit à Liverpool.
Les Madrilènes ont été fantastiques.
Les Reds n’ont plus rien dans les chaussettes.
Vaincre, se qualifier chez le vainqueur sortant cela signifie beaucoup.
Les Madrilènes de Simeone sont désormais parmi les favoris.
Menés 2-0, ils sont parvenus à l’emporter 2-3. Qui est capable de faire ça, à part eux ?

Les 4 premiers qualifiés pour les 1/4 de finale:

Leipzig
Bergame
A. Madrid
Paris

Devraient se qualifier la semaine prochaine:

Bayern Munich
Juventus Turin
Manchester City ou Real Madrid
Barcelone

10.03.20

Permalink 17:02:43, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR  

Le centenaire de la naissance de Boris Vian (1920-1959)

Boris Vian. Son nom est déjà magnifique. Il a cependant voulu le transformer en Bison Ravi (anagramme) et surtout hélas! en Vernon Sullivan, car il ne vendait aucun livre sous son nom. La critique imbécile n’a pas détecté son talent. Pour se venger, il a inventé ce pseudonyme tout en mettant Vian sur la couverture, comme traducteur ! Quel camouflet aux Mandarins du Landerneau littéraire. La postérité a tranché: Boris est toujours là et ceux qui l’ont ignoré ne sont même plus de la poussière.
Vian = génie.
Bon en tout : ingénieur, musicien (trompinette et non pas trompette !), parolier, interprète, pataphysicien, bricoleur, romancier, poète, chroniqueur tremplin de jazzmen (dont Miles Davis)…
Un touche à tout du niveau de Jean Cocteau et Sacha Guitry.
Il avait même le talent du voisinage: vivant sur la même terrasse que celle de Jacques Prévert, cité Véron, dans la sphère du Moulin-Rouge. Peut-on rêver mieux ?
Avec Dada et les surréalistes, c’est lui qui nous a le plus apporté.
Se sachant condamné par une maladie cardiaque- aujourd’hui il vivrait avec- il vivait à 200 km/h.
Parfois, il menait quatre activité en même temps: ambidextre, il écrivait une histoire différente avec chaque main tout en tenant deux discussions distinctes avec deux amis de passages. Un véritable acrobate du langage, de la communication. Un équilibriste qui avait un compte à rebours interne. H. Salvador a dit qu’à 3 h. du matin, Boris Vian voulait qu’ils poursuivent l’écriture de leur chanson en cours alors que Salvador n’arrivait plus à tenir debout. Boris Vian en voulait toujours plus.
Près de lui, on entendait son cœur battre, m’a confié son très bon biographe Philippe Boggio qui a obtenu cette confidence d’un proche.
Les chansons de Vian annoncent Gainsbourg et B. Lapointe.
Les faux modernes actuels ne sont que des produits de l’édition. Vian était un artiste, lui. Un vrai. Pas un imposteur. Il disait: “Je n’arriverai pas à 40 ans…” Là aussi, il a vu juste.
Mieux vaut vivre 39 ans comme lui que beaucoup plus sans aucune grâce comme tout ce déballage lors des Césars 2020. Cette soirée-là, on a vu que les thons n’étaient pas tous dans la mer.
L’attitude de Vian est aussi importante que ses écrits. Il ne trichait jamais.
Il était là où il était. C’est pour cela que tout ce qu’il a fait et laissé tient encore la route.
Il s’inscrit dans l’Histoire des Lettres. Et il le savait.
Ce n’est pas un auteur à la mode.

09.03.20

La France offre à Dortmund un huis-clos au 8e contre le PSG

Mercredi 11 mars 2020
8e C1 2020 Retour
PSG- Borussia Dortmund

Incroyable ! Quel cauchemar !
La France impose un huis-clos pour le 8e de finale retour.
A l’aller, les Allemands ont gagné 2-1.
La France facilite la tâche à Lucien Favre.
Le PSG communique en plus sur le peu de temps de jeu de Neymar tout empâté, sur la blessure de T. Silva et sur l’angine de MBappé.
Le plus fort mentalement se qualifiera. Rien à voir avec le talent footballistique.
Quelle coup de massue !
Nous vivons un monde de fous !
Ils traitent un virus comme si c’était le nazisme.
C’est en 1940 que la France aurait dû arrêter les Allemands.
Ils nous demandent de nous laver les mains, comme si nous étions des débiles.
Après les attentats, les grèves, la France sans dessus sans dessous, les Gilets Jaunes, voici le Coronavirus !
Les élections municipales sont faussées. Aucun débat démocratique. Meeting sous la moquette.
Tout va bien pour le gouvernement qui reprend les cartes en mains.
On voit les ministres de partout.
Dormez bien, l’Etat veille sur vous.
Pauvre France ! Pauvre humanité !
Nous assistons à la répétition générale des années 2050.
Je serai mort. Et je ne regretterai pas ce monde qui traite les citoyens comme si nous avions des QI d’huitres. J’ai vécu l’après-guerre, dans un monde qui savait ce que cela voulait dire souffrir. Rien à voir avec les bobos actuels qui s’inventent des responsabilités. Une grippe devient cholera. Ces bobos robots n’ont jamais lu Le Hussard sur le toit de Jean Giono.
Le Barnum continue. Quand ce n’est pas le cinéma français qui s’auto-détruit comme le football en 2010, on voit le sport attaqué par les politiciens.
Hier 3000 Italiens à Lyon. Aujourd’hui, aucun Allemand au Parc des Princes.
De Gaulle reviens, ils sont devenus fous !

Permalink 01:39:26, Catégories: FORZA ITALIA !, SPECIAL MARADONA, GRAND MONSIEUR  

Le chef d'oeuvre de Dybala contre l'Inter Milan

Dimanche 8 mars 2020
Juventus Turin 2-0 Inter Milan
Buts pour la Juve : Ramsay (54e) et Dybala (67e)

Le but de l’Argentin est d’une exécution exceptionnelle, du début à la fin.
Un extérieur gauche, un bijou. De haute joaillerie.
Du grand art. Ce joueur est de la trempe des 10 mythiques.
J’espère qu’il donnera une Coupe du Monde à son pays. Ce que ne sait pas faire Messi.
Messi ne fait rien pour aider Dybala. Quelle erreur ! Ronaldo fait le contraire: il l’aide à s’épanouir. Pas jaloux du tout. CR7 se comporte en père, lui.
L’Argentin est sous médiatisé en France qui est obsédée par Neymar, le champion des réseaux sociaux.
Actuellement méconnaissable, Neymar a perdu sa grâce innée, intacte chez Dybala.
Le week-end fut un grand moment avec la victoire de Nice contre Monaco, et celle de Man United contre Man City, 2-0.
La Juve s’est bien amusée dans un stade vide, désolant comme le plan Vigipirate contre une grippe.
Ils parlent d’une grippe comme si les nazis étaient de retour !
Au rayon défaite, celle du Real Madrid. Et après on dit que la Liga n’a que le Barça et le Real.

Permalink 01:22:37, Categories: LE GYM E BASTA, GRAND MONSIEUR  

Le buteur Dolberg, le nouveau Langers de l'OGCNice

Samedi 7 mars 2020
28e journée de L1
Nice 2-1 Monaco
Buts du Gym: Dolberg (59e, 93e)
But pour l’ASM: Ben Yedder (33e)
Expulsion : Jovetic/ ASM (85e)

OGC Nice : Benitez - Danilo, Dante ©, Sarr - Wagué, Lusamba (Ganago 85e), Lees-Melou, Claude-Maurice, Durmisi (Herelle 56e) - Ounas (Myziane, 77e), Dolberg.

AS Monaco : Lecomte - Aguilar, Glik ©, Ballo-Touré - Fofana, Bakayoko, Golovin, Fabregas (Slimani 71e) - Jovetic, Ben Yedder.

Classement
1 Paris 68 27 22 2 3 75 24 51
2 Marseille 56 28 16 8 4 41 29 12
3 Stade Rennais 50 28 15 5 8 38 24 14
4 Lille 49 28 15 4 9 35 27 8
5 Reims 41 28 10 11 7 26 21 5
6 OGC Nice 41 points 28 matchs 11 8 9 41/38 +3
7 Lyon 40 28 11 7 10 42 27 15
8 Montpellier 40 28 11 7 10 35 34 1
9 Monaco 40 28 11 7 10 44 44 0
10 Angers 39 28 11 6 11 28 33 -5
11 Strasbourg 38 27 11 5 11 32 32

Entre le 11e et le 5e, il n’y a que 3 points de différence.
Avant d’aller à Paris, Nice s’est fait plaisir et a fait plaisir, remportant le derby des voisins de la Côte d’Azur.
On a encore apprécié le talent de Kasper Dolberg, toujours à l’affût.
Le Danois a l’instinct du buteur comme l’avait jadis le Luxembourgeois Langers.
Patrick Vieira poursuit sa belle aventure avec le Gym.
Il réussit mieux que “Titi” Henry, porté disparu dans un championnat au rabais.

04.03.20

Permalink 17:32:37, Catégories: LITS ET RATURES  

Belle découverte: "Petit Mec", de Pierre Blanc-Sahnoun

Charles Denner dans L’homme qui aimait les femmes, de François Truffaut. Ce film de 1977, le cinéaste ne pourrait sans doute plus le tourner dans s’attirer les foudres.

Pourquoi se livre est-il placardisé dès sa publication ?
Les greffiers du Landerneau littéraire n’ouvrent jamais un livre estampillé L’Harmattan. Ils ont trop à faire avec la bassesse humaine présente dans ceux de Matzneff. La couverture Gallimard ne garantit plus rien. Nous ne sommes plus au temps des grands éditeurs de (Paulhan, Arland,Lambrichs…)
Ce livre a-t-il été refusé par les dits “grands éditeurs” ?
Qu’importe le flacon pourvu qu’on est l’ivresse !
Vu le ton de l’auteur, on le voit mal attendre le verdict d’un comité de lecteurs. Il a beaucoup de talent pour se laisser juger par les “professionnels de la professions” (selon le mot de Jean-Luc Godard) qui en ont moins que lui. J’imagine plutôt que Pierre Blanc-Sahnoun a surtout voulu voir son livre édité, un plaisir personnel, histoire de faire le point sur son parcours amoureux, affectif et plus si affinités. Il s’est fait plaisir, et du coup nous fait plaisir car il est authentique. On demande à un livre de ce genre de percevoir l’âme de celui qui l’a écrit. Ici, on n’est pas déçu. L’auteur se met à nu. En première ligne, ses sentiments aux différents moments au temps de l’enfance, adolescence. L’époque phare de notre existence.
Vous pouvez vous procurer ce livre sans la moindre hésitation.
Vous y trouverez le parcours initiatique d’une jeune homme des années 1970.
Ce pourrait être banal. Ce ne l’est pas parce que l’auteur a du style, une grande force de caractère, oui un caractère bien trempé.
Bien sûr, il y a une bonne dose d’humour et même de la méchanceté, cette méchanceté qui sert de bouclier. Oui, une méchanceté que l’on garde pour soi. On l’a pense mais on ne l’exprime pas en face de la personne concernée sinon elle ne s’en remettrait jamais. Genre : “Vingt ans plus tard, ils ont eux-mêmes des gosses qui redoublent et c’est bien fait pour leurs gueules".
L’ouvrage est une grande fresque de boums, de premières fois ratées, de mobylettes, de Solex, de slows, d’acné, d’appareils dentaires, de cigarettes mentholées, toute une jeune flamboyante d’avant le Sida. Un parfum d’A nous les petites anglaises mais sans les niaiseries, avec un zeste de Quatorze ans, les gauloises d’Eric Charden, en fond sonore.
L’auteur est aussi intelligent que sensible. Il a une lucidité qui est une sorte d’inspecteur Maigret de ses faits et gestes.
Il ne rate pas les autres mais ne se manque pas lui non plus !
Ses yeux sont des rayons X. A peine vous passer la porte, il sait a déjà votre pedigree dans la tête, le cœur ou le slip !
Partez à la chasse de se livre et ramenez-le comme un trophée.
Un des plus beaux livres de 2020.
Pas une once de misogynie. Que de l’amour. De l’umour comme disait Jacques Rigaut.

-Petit Mec, de Pierre Blanc-Sahnoun. L’Harmattan, 157 p., 17 €

03.03.20

Le lumineux Real Madrid a éteint Messi et le Barça

Dimanche 1er mars
26e journée de Liga
Real Madrid 2-0 Barcelone
Buts pour la Maison Blanche: Vinicius (71e), Marino Diaz (90e + 2)

Classement
1er Real Madrid 56 pts, 26 m, 16/8/2 48/17 + 31
2e Barcelone 55 pts, 26 m, 17/4/5 62/ 31 + 31

Le match était de toute beauté. Au même moment se déroulait l’affligeant Lyon-St Etienne (2-0). La comparaison prouva que la L1 n’est plus qu’un centre de formation. En France, le match était insipide. En Espagne, le jeu était partout.
Le Real a offert un grand spectacle.
Dès le début: l’hymne du club, les chants. ADMIRABLE.
Ensuite le match avec le Barça très faible. Messi grotesque: il ignora de Jong deux fois très bien placé, à 0-0. Il fit exprès de ne pas lui donner la balle. Il avait très bien vu que le jeune néerlandais était en bonne position. Messi voulait briller, seul. Ensuite, il manifesta de la mauvaise humeur vis-à-vis de Griezmann qui se comporte en petit garçon. On sent que le Français a peur de Messi, orphelin de Suarez(blessé) et de Neymar (qui se lamente au PSG).
En seconde mi-temps, le collectif du Real s’est mis en route. Fantastique ! Cette équipe ressemble à Zidane: du jeu, du jeu, et encore du jeu. L’esprit de conquête était partout.
Il faudra encore compter avec le Real cette saison.
Ce maillot blanc est vraiment très superbe. Les Madrilènes jouent tout en blanc: maillot, short, chaussettes. Une tenue historique, culte.
Là j’ai réalisé que c’était le plus beau maillot du monde.
Le plus grand club du monde.
C. Ronaldo était dans les tribunes. Il s’est régalé.

Permalink 10:08:40, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR  

Le discours de Peter Handke, prix Nobel de Littérature 2020

Peter Handke n’a pas créé de poupée médiatique qu’on invite sans cesse à la télé. Donc voici son discours qui sera bientôt disponible dans un volume Quarto consacré à ses récits, à paraître chez Gallimard, en avril 2020. Et aussi dans la collection “Hors série Littérature” sous le titre “Conférence du Nobel", le mois suivant.

“Jouer le jeu. Menace le travail encore plus. Ne sois pas le personnage principal. Cherche la confrontation, mais n’aie pas d’intention. Évite les arrière-pensées. Ne fais rien. Sois doux et fort. Sois malin, interviens et méprise la victoire. N’observe pas, n’examine pas, mais reste prêt pour les signes, vigilant. Sois ébranlable. Montre tes yeux, entraîne les autres dans ce qui est profond, prends soin de l’espace et considère chacun dans son image. Ne décide qu’enthousiasmé. Échoue avec tranquillité. Surtout aie du temps et fais des détours. Laisse-toi distraire. Mets-toi pour ainsi dire en congé. Ne néglige la voix d’aucun arbre, d’aucune eau. Entre où tu as envie et accorde-toi le soleil. Oublie ta famille, donne des forces aux inconnus, fous-toi du drame du destin, dédaigne le malheur, apaise les conflits de ton rire. Mets-toi dans tes couleurs, sois dans ton droit, et que le bruit des feuilles devienne doux. Passe par les villages, je te suis.”

C’est ce qu’une femme a dit à un homme il y a près de quarante ans au début d’un long poème dramatique intitulé Par les villages1.

Quand j’étais enfant, quand le moment était venu et quand le temps le permettait, ma mère me parlait à maintes reprises des « gens du village » – Stara Vas en slovène, Altes Dorf en allemand – pas d’histoires, mais de courts récits mais cela sonnait, au moins à mes oreilles, comme «des événements uniques», pour reprendre l’expression de Goethe. Il se peut que ma mère les ait également racontés à mes frères et sœurs. Mais dans mes souvenirs, j’ai l’impression d’avoir toujours été son unique public.

Un de ces événements s’est déroulé ainsi: dans l’une des fermes, à mi-chemin dans la montagne, une « idiote » (ou comme on le disait alors, « une femme faible d’esprit ») travaillait comme laitière. Cette fille fut violée par l’agriculteur et donna naissance à un petit garçon, que la femme de l’agriculteur éleva comme le sien. La fille, la vraie mère, avait des ordres stricts de rester éloigné du petit garçon pour qui, à ses yeux, la femme du fermier était sa mère. Or un jour, le garçon, encore très jeune mais qui parlait déjà, jouait seul près d’une clôture grillagée au bord de la ferme et se fit prendre dans le fil de fer barbelé. Plus il se débattait, plus il s’emmêlait. Il hurlait et il criait, jusqu’à ce que la bonne retardée mentale, la fille « faible d’esprit », ou, comme ma mère l’appelait dans le dialecte parlé dans la région entre Saualpe et Karawank, le Treapn, « l’idiote » accourut. En un rien de temps, elle décrocha le petit garçon. Lorsque la mère présumée du petit garçon se précipita finalement sur place, alors que la servante était déjà retournée à son travail, dans la grange ou dans les champs, l’enfant questionna: «Mère, comment se fait-il que l’idiote ait des mains si douces?

Dans La courte lettre pour un long adieu2, cet incident est devenu une chanson, une ballade chantée une nuit dans un bar de Philadelphie, en Pennsylvanie, avec l’exclamation du chanteur répétée à la fin de chaque strophe: «Et cet enfant, c’était moi! Cet enfant, c’était moi! »

La plupart des autres événements que ma mère m’a décrits impliquaient des membres de sa famille immédiate ou élargie, et presque toujours la personne principale était l’un de ses deux frères qui étaient par la suite «tombés sur le champ d’honneur» pendant la Seconde Guerre mondiale. Permettez-moi d’essayer de retranscrire deux de ces courts épisodes, brefs mais décisifs pour ma vie d’écrivain.

Le premier épisode à raconter concerne le frère cadet de ma mère, le plus jeune des enfants du clan, et il a lieu entre les deux guerres, disons en 1936 pour être plus précis. C’était une nuit à la mi-automne, un peu avant l’aube, et Hans, ou en slovène du village, Janez ou Hanzej, était absent depuis un mois, élève du soi-disant « Marianum », un internat pour garçons qui se destinaient à la prêtrise, situé à une quarantaine de kilomètres à l’ouest, à Klagenfurt / Celovec, la capitale de la Carinthie. La ferme gisait dans un silence profond, le premier chant du coq était encore loin. Et maintenant, soudain, on entendit le bruit d’un balai balayant dans la cour. Et celui qui venait et venait et n’arrêtait pas de balayer dans le noir était le benjamin de la famille, presque un enfant. Ce qui l’avait ramené de la ville au village, c’était le mal du pays, domotožje (en slovène). Curieusement, c’était d’ailleurs un bon élève qui aimait apprendre, mais pourtant, aux premières heures de la nuit, il était sorti d’une fenêtre du rez-de-chaussée de l’internat et était rentré chez lui tôt dans la nuit sur la route de campagne non pavée. Or au lieu de rentrer – les portes n’étant jamais fermées – il prit le balai et commença à balayer la cour. Dans le récit de ma mère, ce jour était «un samedi», l’avant-dimanche et « le samedi c’était la règle: la cour devait être balayée». Et il balaya et balaya, jusqu’à ce que le jour se lève progressivement, et que quelqu’un dans la famille – dans mon imagination ce n’est pas l’un de ses parents mais sa sœur – le fit entrer. Il n’est jamais retourné au séminaire des garçons. Au lieu de cela, il apprit la menuiserie et l’ébénisterie dans le village voisin en apprentissage.

Dès le départ, cet événement a hanté, transformé par lui-même sans la moindre action, mes premiers livres c’est-à-dire mes excursions épiques ou mes expéditions individuelles. Dans l’événement suivant, une telle métamorphose n’a pas encore eu lieu ou, si Dieu, le destin ou quelque chose d’autre le fera, il pourrait y en avoir une encore. Après le livre intitulé La Répétition, ce serait alors « La deuxième répétition »3.

À la fin du mois d’août ou au début du mois de septembre 1943, l’autre frère de ma mère, le plus âgé, revint quelques semaines en permission à la maison après avoir quitté le front russe de Crimée. En descendant du bus, il tomba nez à nez sur la personne chargée dans la région d’annoncer les mauvaises nouvelles de la guerre. Cet homme était en route vers le village pour annoncer à la famille que le plus jeune frère était mort dans la toundra, « de la mort d’un héros pour la Patrie». Et puisque le messager de la mort avait croisé de manière inattendue un membre de la famille, il pensa qu’il pourrait s’épargner la visite et remit simplement l’avis de décès au soldat en permission. Ensuite, on devinera facilement ce qui s’est passé: Gregor est rentré chez lui, où il a été accueilli par des chants et des applaudissements – ma mère était très attachée aux expressions de joie quand elle était jeune – mais pendant tout son séjour, il garda le secret, et ne dit pas un mot à sa famille au sujet de la mort de son frère, le « garçon de la toundra », comme il se surnommait lui-même dans ses lettres envoyées à la maison. Tout le temps restant, comme ma mère le raconta, Gregor, qui en temps de paix avait été un «vrai homme au foyer», évita la maison, ses parents, sa sœur, et même son village, Stara Vas et à la place, il circulait du matin au soir, en restant même parfois dehors toute la nuit, dans les villages voisins d’Encelna Vas, Lipa, Ruda, Globasnica, Diekše, Rinkolah et Krcanje, où, en compagnie de connaissances ou de parfaits inconnus, il pleurait. « Tu as pleurer ?, lui demanda ma mère. – Non! ». Les pleurs n’ont pourtant jamais cessé. Et cela ne devait jamais s’arrêter. Et ce jusqu’au dernier jour où tandis qu’il se rendait au bus pour retourner au combat, il remit l’avis de décès à sa sœur, le seul membre de la famille qu’il avait autorisé à l’accompagner. Quelques semaines plus tard, lui aussi fut « enterré dans un sol étranger, qui repose tranquillement sur lui », selon l’avis de décès publié, mots qui seront d’ailleurs répétés plus tard sur la plaque commémorative du cimetière du village.

Dans la scène finale du poème dramatique Par les villages, qui se déroule dans un cimetière, la femme qui a parlé au début se tourne vers l’homme, le personnage secondaire, mais aussi vers les autres personnages de la pièce, les personnages principaux, la sœur et le frère qui se sont déclarés la guerre entre eux et contre tous les autres, et cette femme appelée Nova, qui a toujours du mal à parler, dit:

« Ce n’est que moi, originaire d’un autre village. Mais vous pouvez tous en être sûrs: à travers moi parle l’esprit d’un nouvel âge, et cet esprit a ce qui suit à dire. Oui, il y a danger, et cela seul me permet de parler comme je vais parler: en résistance. Alors écoutez mon poème dramatique. Vous avez raison d’arrêter de vivre dans un état second, mais ne vous réveillez pas comme une meute de chiens qui aboient. Personne parmi vous n’est à blâmer, et précisément dans vos accès de désespoir, vous avez peut-être réalisé que vous n’êtes pas vraiment dans le désespoir. Si tu étais désespéré, tu serais déjà mort. Alors n’agissez pas comme si vous étiez tout seul. Certes, votre histoire n’offre aucun confort sur lequel vous pouvez compter. Mais arrêtez d’envisager d’être ou de ne pas être: l’être est et continuera d’être concevable et le non-être n’est pas concevable. Reconnaissez votre ressemblance; reconnaissez que vous êtes pareil. C’est juste moi qui le dis. Mais je ne suis pas simplement moi. Le «je» dans ces deux formes peut être la chose la plus fragile et la plus éphémère sur terre, et en même temps la plus globale – la plus désarmante. «Je!» Suis le seul héros – et vous devriez être les désarmants. Oui, ce «je» est l’essence de la nature humaine qui nous maintient humains! La guerre est loin d’ici. Nos armées ne se tiennent pas gris sur gris sur le tarmac gris mais jaune sur jaune dans les gorges jaunes des fleurs. S’incliner pour montrer du respect à une fleur est possible. On peut parler à un oiseau sur une branche. Alors dans un monde ravagé par les couleurs artificielles, faites place aux couleurs de la nature qui peuvent la raviver. Le bleu des montagnes est réel. Le brun d’un étui à fusil ne l’est pas; et la personne ou la chose que vous pensez connaître de la télévision vous ne la connaissez pas vraiment. Nos épaules existent pour le ciel, et le chemin de la terre au ciel doit passer par nous. Déplacez-vous lentement et devenez ainsi la forme sans laquelle aucune distance ne peut prendre forme. La nature est la seule promesse sur laquelle vous pouvez compter. Pourtant, la nature ne peut être ni refuge ni évasion. La nature fournit cependant un indicateur: il suffit de le vérifier quotidiennement. Les nuages ​​qui passent au-dessus de vous, même quand ils courent, vous ralentissent. Qui a dit que vous devez vous écraser et brûler? N’as-tu pas mis ta guerre derrière toi? Eh bien, renforcez le présent paisible et affichez la sérénité des survivants. Ce qui ressemblait de loin à une tête de mort menaçante se révèle être un jeu d’enfant lorsque vous vous rapprochez. Aérez votre lit millénaire. Ignorez les sceptiques éloignés de l’enfance. N’attendez pas une autre guerre: les vrais amoureux de la paix se trouvent en présence de la nature. Ne montrez pas à vos descendants le profil du diable. La maison de la force est dans le visage de l’autre. Ici et maintenant est le festival de gratitude. Ne laissez donc pas dire de vous que vous n’avez pas profité de la paix: laissez votre travail faire des merveilles, faites-le passer. Mais seuls ceux qui aiment le transmettent: n’en aimer qu’un, cela suffit à tous. En t’aimant, je m’éveille à moi-même. Même lorsque la plupart ne peuvent pas être édifiés, soyez édifiants. Détournez vos yeux des créatures bestiales à deux pattes. Être réel. Suivez la musique de la caravane. Marchez jusqu’à ce que les lignes de fuite émergent de l’enchevêtrement confus, si lentement que le monde redevienne le vôtre, si lentement qu’il devienne clair comme il t’appartient. Oui, gardez toujours vos distances par rapport au pouvoir qui se présente comme un pouvoir. Ne vous plaignez pas que vous êtes seul – soyez encore plus seul. Passez le bruissement. Décrivez l’horizon, de peur que la beauté ne se dissolve à nouveau. Décrivez-vous les images de la vie. Ce qui était bon mérite d’exister. Prenez votre temps et soyez créatif: transformez vos soupirs inexplicables en chansons puissantes. Notre art doit viser à crier vers le ciel! Que personne ne vous parle de la beauté – la beauté que nous, les humains, créons est ce qui nous ébranle. Consacrez-vous à la démystification, qui révèle en même temps le Mystère Unique. Prenez note: chaque fois qu’un enfant qui vient vers vous vous regarde avec consternation, vous en êtes la cause. Prendre de nombreux déguisements sera votre destin, et préférer une escroquerie joyeuse à une vérité rendue publique. Jouez les farces de la vie quotidienne. Se perdre fait partie du jeu. (Et pourtant: seul celui qui ne porte pas de masque marche fièrement.) Allez dans les régions inconnues de la terre et laissez ceux sans illusions sourire malicieusement: l’illusion donne la force aux visions. Oui, laissez-vous transpercer par l’aspiration à la forme et à transmettre le monde guéri – le rire méprisant que vous recevez provient de l’ignorance; c’est le râle de mort des cadavres de l’âme. Les morts vous donnent plus de lumière. Ne vous inquiétez pas si vous ne pouvez pas leur parler: une seule syllabe suffit. Mais gardez nos enfants à naître dans vos pensées. Engendrez l’enfant de la paix! Sauvez vos héros! Ce sont eux qui devraient proclamer: Guerre, laisse-nous en paix! Vous les gens d’ici: vous êtes aux commandes. Ne laissez personne vous convaincre que vous êtes les stériles à la fin des jours. Nous sommes toujours aussi proches de la source d’origine. Il n’y a peut-être plus de désert. Mais ce qui est sauvage, ce qui est toujours nouveau continue d’être: le temps. Le tic-tac des horloges ne signifie rien. Le temps est la vibration qui nous aide à traverser ce siècle maudit. Heure: je vous ai! Le jour béni est maintenant. En travaillant efficacement, vous pouvez le ressentir. Peut-être que la croyance rationnelle n’existe pas, mais il y a une croyance rationnelle dans le frisson divin. Contemplez le miracle et oubliez-le. Faites le grand saut. La joie est la seule bonne forme de pouvoir. Pas jusqu’à ce que vous sentiez que la joie ira bien avec le monde. – Il est toujours vrai que dans l’histoire que nous partageons tous, nous ne pouvons compter sur aucun réconfort. Qui mesure? Les tueurs d’enfants au pouvoir disparaissent, impunis. La paix et la tranquillité ne durent pas: les fontaines ruisselantes s’effondrent en barricades. L’espoir est le faux battement d’aile. Les tueries sont partout. En marchant sous le soleil de joie, nous buvons profondément d’amertume. Chers amis d’ici: les cris d’effroi continueront pour toujours. Votre plaidoyer pour la miséricorde fera simplement apparaître le signe du pouce vers le bas. Alors rassemblez-vous et regardez l’homme dans un costume sombre et une chemise blanche. Regardez la femme de l’autre côté de la rivière qui se tient sur le balcon au soleil. Prouvez, avec les moyens à votre disposition, notre défi humain! Une bénédiction à chaque baiser, même fugace. Et maintenant chacun de vous: reculez. Remplissez l’espace d’énergie démoniaque, grâce à la répétition. La forme est la loi et elle vous élève. La paix éternelle est possible. Écoutez la musique de la caravane. Calculer et savoir, aller au paradis. Accrochez-vous à ce poème dramatique. Avancez toujours. Promenez-vous dans les villages.

Si presque toute ma vie, les petits événements décrits par ma mère ont donné l’impulsion à ma carrière d’écrivain, il y a eu aussi des œuvres d’art, et pas seulement des livres, mais aussi des images, des films (en particulier les westerns de John Ford, les films « orientaux » du Japonais Yasujirō Ozu) et des chansons (dernièrement, par exemple, celles chantées par Johnny Cash et Leonard Cohen) ; par leurs tons et leurs sons, elles m’ont donné les formes et le rythme ou, plus modestement, les vibrations et l’élan nécessaire pour donner de la force et de l’énergie à mon inspiration. Mais mes premiers coups de pouce, cependant, ne venaient pas des arts : ce qui m’a remué et ravi pendant toute ma jeunesse, ce sont les litanies religieuses slovènes, slaves que j’ai entendues sous les arcades romanes de l’église près de mon lieu de naissance, Stara Vas. Et ces invocations à la fois monotones et oh, si mélodieuses dirigées vers le ciel m’agitent et m’animent encore à soixante-dix-sept ans.

Mère du Créateur – priez pour nous

Mère des Sauveurs – priez pour nous

Fruit de sagesse – priez pour nous

Foyer de notre joie – priez pour nous

Élan spirituel – priez pour nous

Honneur digne – priez pour nous

Récipient de toute sainteté – priez pour nous

Fleur mystérieuse – priez pour nous

Tour de David – priez pour nous

Tour d’Ivoire – priez pour nous

Maison de Dieu – priez pour nous

Coffre de l’alliance – priez pour nous

Porte du paradis – priez pour nous

Aube du Jour – priez pour nous

Il y a quelques années, j’étais en Norvège, grâce à Henrik Ibsen. Mais maintenant, pour clore, je ne vais pas parler du dramaturge et de notre Peer Gynt mais plutôt de deux petits événements norvégiens inouïs. Le premier concerne l’un des cinq ou six gardes du corps avec qui j’ai eu le plaisir de passer un après-midi et une soirée entière. Il était tard dans la nuit, et nous étions assis dans un bar calme sur le front de mer d’Oslo, lorsque cet homme a récité ses propres poèmes, d’abord en norvégien, puis en anglais, qu’il avait enregistrés sur son téléphone portable, et c’étaient tous, des poèmes d’amour, très tendres.

Et au cours d’une des soirées suivantes que seul enfin, j’ai passé à errer dans les rues vides d’Oslo à minuit (ou Kristiania, autre nom de la capitale citée dans le livre du jeune Knut Hamsun, La Faim), j’ai croisé la silhouette furtive d’un homme posté devant la vitrine éclairée d’une librairie. Quand je me tins à côté de lui, il se tourna vers moi, pointant en même temps l’un des livres exposés dans la vitrine : « Regardez: mon premier livre! », a-t-il dit. « Et sorti aujourd’hui! Le premier jour ! ». Cette personne était très jeune, presque un enfant, ou quelque chose comme ça. « Un jeune homme » comme il l’écrit dans le livre. Et il était heureux – comme seul un enfant peut être heureux. Et la joie qu’il dégageait alors, cet auteur, ce créateur, me réchauffe encore. Qu’il ne fasse jamais froid!

Permettez-moi donc de profiter de ce moment solennel pour envoyer mes salutations à ces deux-là, l’homme sur le front de mer d’Oslo, le garde du corps aux poèmes si tendres et le jeune, devant la devanture de la librairie, à l’ouest d’ici et où qu’ils se trouvent. Peut-être devrais-je regretter de ne pouvoir réciter aucun des poèmes d’amour de mon garde du corps. J’en ai pourtant noté quelques-uns ce soir-là, mais j’ai ensuite perdu le bout de papier. Mais à sa place, voici un poème différent, celui d’un soulguard, un gardien de l’âme (pardonnez le jeu de mots):

[suit la récitation en suédois par le récipiendaire du poème «Arches romanes» de Tomas Tranströmer.] *

1Peter Handke,Par les villages,[Über die Dörfer], trad. de l allemand (Autriche) parGeorges-Arthur Goldschmidt, coll. «Le Manteau d Arlequin Théâtrefrançais et du monde entier», Gallimard, 1983, p.28.

2Peter Handke, Courte lettre pour un longadieu, Paris,Gallimard, 1972.

3 Traduit malencontreusement en français par « le recommencement », Peter Handke, Le recommencement, Paris, Gallimard, 1986.

*Traduction de Michel Lhomme.

En complément : https://larepubliquedeslivres.com/le-probleme-avec-ceux-qui-ont-un-probleme-avec-peter-handke/

28.02.20

Permalink 00:15:03, Catégories: THE RED DEVILS, GRAND MONSIEUR, CANTONALAND  

Le procès Deschamps-Cantona reporté

Vendredi 28 février 2020
Le procès Deschamps-Cantona
Reporté suite à la grève des avocats

Le procès de Deschamps contre Cantona, suite à la non sélection de Benzema et de celle de Ben Arfa pour l’Euro 2016 a été reporté.
L’Euro 2016, la France l’a perdu au SDF en finale bien que Payet ait mis “out” Cristiano Ronaldo qui sur le bord de la touche a harangué ses coéquipiers pour qu’ils mettent leurs tripes sur la pelouse. Après les pleurs, Ronaldo a repris le dessus et a pris la place de l’entraîneur. Survolté.
A la fin du match, Ronaldo a fait un discours dans les vestiaires pour dire:
-J’ai tout gagné mais aujourd’hui vous m’avez permis tous, tous autant que vous êtes, de me permettre de soulever un trophée pour le Portugal que je voulais tant gagner. Merci, merci à tous.
CR7 comme Cantona est un Red Devil historique. Tous les fans de MU savent que Cantona en peu de temps s’est hissé au niveau de Duncan Edwards, Charlton et Best. Cantona a gravé son nom dans l’ADN du club pour l’éternité. Il y a avant lui et après lui. Il a refait gagner le club qui végétait depuis les années 1960.
Après cette défaite cuisante, Deschamps a été reconduit dans ses fonctions.
Dans n’importe quel autre pay- surtout en Italie ou Angleterre- il aurait été limogé fissa.
La Var ensuite a tranché en faveur des Bleus à la Coupe du Monde 2018.

PS: lire l’article de Christine Thomas sur Cantona-Deschamps dans L’Equipe de vendredi 28 février 2020.

[Post dédié à Lee Sharpe, Steve Bruce, Paul Scholes et Ryan Giggs]

26.02.20

Permalink 12:11:20, Catégories: FORZA ITALIA !, GRAND MONSIEUR  

Lyon a gagné la première manche quand la Juve jouait à 10 avant d'être volée de deux penalties

Que fait Hazard au Real Madrid ? Rien ou pas grand chose, toujours blessé. Que fait Pogba a MU ? Rien, toujours blessé. Que fait Neymar en PSG ? Pas grand chose en C1, trop souvent blessé. Ils n’ont pas la rigueur professionnelle de C. Ronaldo qui a quasiment dix ans de plus qu’eux! C. Ronaldo est l’un des plus grands joueurs de l’Histoire. Toujours d’attaque grâce à une hygiène de vie exceptionnelle. Il met tous ses atouts de son côté: ayant une bonne constitution physique, il entretient bien son corps au lieu de le détériorer. Ayant côtoyé de grands joueurs et entraîneurs, il s’est constamment amélioré. Sa vie privée ? Du célibataire proie des vautours il est devenu un père plein de bonheur. Son ascension n’a jamais cessé de croître. Sa joie de jouer est intacte. Il joue toujours comme si c’était son premier match. Il mérite le respect. Il est la cible constante de jaloux, d’envieux. CR7 est a une intelligence de jeu de chaque instant: il suffit de le suivre en match, toujours en train de se démarquer, de faire des appels. Il sait rester simple: je vous rappelle qu’il a musée, un aéroport porte son nom, il a sa statue. Malgré tout ça, il conserve la tête froide de celui qui a encore tout à prouver.

Mercredi 26 février 2020
8e aller de la C1 2020
Lyon 1-0 Juventus Turin
But: Tousart (31e)

Après le match
Lyon a réussi à marquer quand la Juve jouait à 10 parce que son jeune défenseur néerlandais, De Ligt, se faisait soigner sur le bord de la touche, la tête en sang.
Lyon a bien profité de son surnombre, accélérant tout à coup le rythme de jeu.
La victoire est-elle méritée ? Oui mais il faut dire que l’arbitre a bien aidé Lyon dont deux joueurs ont occasionné deux penalties non sifflés pour faute sur Ronaldo (84e) et Dybala (87e). La VAR est une fumisterie, une escroquerie.
Pourquoi la Juve a perdu ? Le milieu son point fort a fait faillite, notamment à cause de Rabiot affligeant à tous les niveaux: engagement, intelligence, rien de rien.
Lyon a gagné mais la qualification passe par Turin.
La Juve devrait jouer un très grand match, sérieux, pour se qualifier.
Lyon a l’avantage de pouvoir marquer à l’extérieur, ce que n’a pas fait la Juve.

Avant le match
J’attends ce match avec impatience dans une ambiance parano autour d’un virus. Chaque année, il y a des virus et tutti quanti. Le virus à combattre c’est la connerie !
Le bonheur de voir CR7 est toujours un vrai bonheur.
Il a été performant dès son arrivée à MU.
Rendez-vous compte, à 23 ans, il a réussi à faire l’unanimité pour décrocher son premier Ballon d’or!
C’est un monstre de travail et non pas un joueur de réseaux sociaux comme Neymar and Cie.
Dans L’Equipe du 25 février 2020 le défenseur de la Juve Leonardo Bonucci a déclaré:

-"Depuis deux ans qu’il est avec nous, on a tous progressé à son contact rien qu’en l’observant".

Qui peut dire ça à Paris à propos de Neymar ? Il n’y a qu’à voir le football de Mbappé, en régression permanente.
CR7 est au-dessus de Messi car le Portugais se remet sans cesse en question alors que Messi est un sociétaire du Barça qui n’aime pas changer d’air. Dès qu’il est loin du Camp Nou, il joue petits pieds…
La Juve a 95 % de chance de se qualifier, héritant du plus faible club encore dans la C1.
Au match aller ? Lyon est très faible sur le papier et sur le terrain. La Juve devrait l’emporter grâce à son milieu de terrain bien supérieur. Sans parler des virtuoses CR7 et Dybala, avec en plus Cuadrado.
La Juve fait plus mal que le virus qui fait claquer des dents ceux qui pourtant fument comme des pompiers, boivent comme des trous, se défoncent en permanence, s’envoient en l’air sans protection avec des partenaires de lits de hasard, comme disait Léo Ferré.
L’équipe de la Juve est complémentaire.
La L1 n’est qu’un réservoir de joeuurs pour l’Europe. La preuve Pjanic est passé par Lyon ! Rabiot et Matuidi aussi !
CR7 joue toujours pour l’équipe. Neymar joue toujours pour Neymar.

Autre grande affiche du jour:
Real Madrid 1-2 Manchester City
But pour le Real: Isco (60e)
Buts pour les Citizens: K. Bruyne (83e p.)? Gabriel Jesus (78e)

Les résultats des 8e aller:

Dortmund 2-1 Paris
Atlético 1-0 Liverpool
Tottenham 0-1 Leipzig
Bergame 4-1 Valence
Naples 1-1 Barcelone
Chelsea 0-3 Bayern Munich
Lyon 1-0 Juventus Turin
Real Madrid 1-2 Man City

En gras ceux qui devraient se qualifier pour les quarts de finale. On peut donc voir 3 clubs allemands en quarts de finale !

25.02.20

Permalink 17:50:04, Catégories: THE RED DEVILS, GRAND MONSIEUR  

Mort du gardien Harry Gregg, héros de 1958

Le gardien irlandais, goal mythique de Manchester United, est mort le 17 février à 87 ans.
Le Héros de Munich, lors du crash aérien de l’équipe de Manchester, a extirpé de la carlingue disloquée sous la neige de nombreux coéquipiers dont Bobby Charlton, Jackie Blanchflower et Dennis Viollet, ainsi que Vera Lukic, une passagère alors enceinte, sa fille et Matt Busby l’entraîneur des Red Devils.
Devant de don de soi, au péril de sa vie, il disait: “J’ai fait ce que je devais faire".
Sir Bobby Charlton est le dernier survivant du crash.
Je rappelle que MU est un club avec 4 Ballons d’Or obtenus sous le maillot des Red Devils:
Sir Charlton, Law, Best et C. Ronaldo.
Les joueurs actuels feraient de se la rappeler. Ils portent un maillot qui pèse lourd, très lourd. Sans doute trop lourd pour eux.

[Post dédié à feu Graeme Allwright]

Permalink 07:07:15, Catégories: EN MARGE, LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR  

Pierre Guyotat (1920-2020) a fini d'écrire

Document: Patrice Chéreau, quelques temps avant sa mort, lit du Pierre Guyotat qui vient de mourir le 7 février 2020. Il était né le 9 janvier 1940. Né lors de la Seconde Guerre, celui qui se disait “fictionneur” et non pas écrivain a écrit un livre phare: Tombeau pour cinq cent mille soldats (1967) sur la guerre d’Algérie qu’il a faite. Guyotat dépeint le monde comme un vaste bordel où la guerre est partout. Qui pourrait lui contester cette vision ? Sa biographie reste à écrire: il a déserté son milieu d’origine pour vivre comme les pauvres, à même le sol, la rue. La France l’a censuré en 1970(Eden, Eden, Eden). C’est l’anti Matzneff: chaste, il ne fait l’amour que par personnages interposés. Les livres de Matzneff sont plein de pédantisme, éructant de citations comme on rote après un repas mondain. Ceux de Guyotat détruisent la langue conventionnelle pour la réinventer. Il parle des guerres contemporaines mais aussi celles de l’Antiquité. La postérité sera attentive avec Guyotat parce qu’il a vécu une vie d’un combattant du verbe sans jamais céder à la vulgarité mercantile. Il y a les livres de Guyotat comme ceux d’Antonin Artaud. Des inclassables. Ni Flaubert, ni Céline. Assurément, Guyotat.

“Connaissez-vous Pierre Guyotat ? Oui, bravo, vous êtes un grand lecteur. Non, vous avez des excuses car il est absent du PAF. Un auteur de ce calibre n’est pas comestible. L’écrivain a publié le plus grand livre depuis L’Etranger de Camus: Tombeau pour cinq cent mille soldats (1967), inspiré par la guerre d’Algérie, par «sa» guerre d’Algérie. Un livre plein de bruit et de fureur. Un chef d’œuvre avec du sang, des larmes, de la sueur. Et du sperme en plus !
La langue de Guyotat, portée à la scène par Antoine Vitez en 1981- depuis sa mort je ne mets plus un pied au théâtre- entre en nous comme le vent qui déchire des persiennes pour les faire voler en éclats. Ce livre c’était une question de vie ou de mort pour Guyotat.
L’écrivain joue sa peau quand il écrit.
Il n’a jamais écrit pour faire “Apostrophes” ou avoir le Goncourt. Le prix Nobel de littérature redeviendrait un grand prix s’il couronnait Guyotat qui est aussi soucieux de sa gloire que moi des dates de la tournée de M’Pokora.
Il a remis le couvert avec Eden, Eden, Eden (1970), interdit sous Pompidou qui s’est couvert de honte par cette censure. Pompidou était censé aimait la littérature. Pffff…
Le monde vu comme un bordel a sans doute effrayé Pompidou parce que la presse avait mouillé, à tort, sa femme dans des partouzes.
Dans le pavé que lui consacrent les Belles Lettres, on trouve tout ce qui compose l’univers de Guyotat. On est frappé par la simplicité, la limpidité de ses réponses aux interviews, lui qui vit dans un laboratoire du langage qu’il malaxe dans tous les sens pour essorer tout ce qu’il peut contenir. La clarté de ses réponses tranche avec ses écrits qui représentent un Everest à gravir. Il est plus tendance Artaud que Simenon ou Pagnol. Il ne fait pas une œuvre comme Proust sur un sujet déterminé hyper réaliste. Lui est la matière de son œuvre, avec le corps aussi présent que l’esprit. Proust est brode la dentelle, très Vermeer. Guyotat est le Francis Bacon de la Littérature, ou Bacon est le Guyotat de la peinture. L’univers des livres de Guyotat c’est Guyotat lui-même dans l’époque qu’il traverse. Pour Guyotat, la poésie a fait son temps. La poésie écrite, pas vécue.
Lui s’exprime en prose. On ressent toujours sa mise en péril. Il écrit comme un cycliste monte ou descend le mont Ventoux. Dans le livre, il dévoile sa passion pour le Tour de France. Certains de ses livres sont fermés, parce qu’il n’écrit pas pour faire un best-seller comme tous ces auteurs de livres inutiles qui écrivent bêtement sur l’amour parce qu’ils savent que 80 % des lecteurs sont des femmes. Guyotat n’a pas cette attitude dégradante.
Lui vit la littérature comme une traversée solitaire en bateau, au milieu des vagues hautes comme un immeuble avant l’accalmie qui ne présage rien de bon.
Dans 50 ans, Pierre Guyotat sera reconnu comme le plus grand écrivain d’après-guerre. Tous les auteurs -sauf Modiano ou Bobin- qui se vendent en 2019 seront oubliés. Pour l’instant, Pierre Guyotat vit, écrit, ou plutôt, écrit, vit. La littérature de Guyotat n’est pas illisible ou aride ou hermétique. Il écrit en Guyotat. Quand on est un vrai écrivain, on écrit toujours dans une langue étrangère pour les autres. Il faut un temps d’acclimatation. Divers, textes, interventions, entretiens (1984-2019) fait office de décodeur.
Comment s’appelle un président de la république qui nomme un ministre ? Un mac et sa pute.
Simple, non. Et si vrai".

-Divers, textes, interventions, entretiens (1984-2019), Pierre Guyotat. Edition établie avec Briec Philippon. Les Belles Lettres, 500 p., 27 €

[Post dédié à Antoine Vitez qui m’a fait connaître Pierre Guyotat]

24.02.20

Neymar, le footballeur simple-messieurs

Garrincha s’amusait et faisait partager sa joie. Neymar est trop narcissique pour parvenir à communiquer avec un stade. Le seul joueur du PSG à savoir communiquer avec les fans s’appelle Cavani que l’argent n’a pas pourri. Il reste amoureux du jeu et respectueux du public. Un Homme égaré dans un univers de gamins de l’ère du virtuel, de Kardashian du football, le paraître avant l’être. Il est déconsidéré par des joueurs immatures qui lui manquent de respect alors qu’ils devraient lui cirer les chaussures.

Quand Neymar jouait à Barcelone, on ne le voyait pas souvent mais il promettait dans l’ombre de Messi. Au PSG, c’est Mbappé qui est dans son nombre mais il a un mauvais exemple à suivre, celui d’un joueur qui se place au-dessus du club.
Son père l’a fait venir à Paris pour qu’il gagne le Ballon d’or en gagnant la C1. En fait à Paris, il gagne surtout 3 M€ par mois.
Neymar est arrivé terrain conquis. Son nom sur la Tour Eiffel. Il a compris qu’il était alors plus célèbre que le club. Sans avoir rien gagné au PSG, il en était le Roi dès son arrivée.
Depuis deux saisons et demi, il a manqué plus de 50 matchs du PSG : soit blessé, soit suspendu, soit on le met sous cloche.
Neymar est un joueur qui ne supporte pas qu’on le charge. A Dortmund il a frappé dans le dos un adversaire qui l’empêchait de jouer- une faute non sanctionnée- puis il a pris un jaune pour avoir mis son avant-bras dans le visage d’un autre. Le match suivant, contre Bordeaux, il a pris un carton rouge pour une raison similaire, soit une faute de frustration.
A la fin du match contre Bordeaux, il a quitté le Parc des Princes sans venir sur le terrain fêter le 200e but de Cavani au milieu des joueurs. Cavani est un monument du PSG qui a subi un double affront d’être en position 2 derrière Ibrahimovic et Neymar.
Neymar n’aime pas le PSG, n’aime pas le Parc, n’aime pas la France. Il ne parle pas un traitre mot de français alors que d’habitude tous les Brésiliens apprennent vite le français.
Neymar voulait retourner à Barcelone lors du mercato de l’été 2019. Il s’exprime mieux dans le contexte barcelonais en lieutenant de Messi. Paris est un club sans C1. Il a honte d’y jouer alors que Messi joue à Barcelone et C. Ronaldo à la Juventus Turin.
Neymar a un fort potentiel mais il le gâche par manque e professionnalisme. On voit qu’il a pris du poids cet hiver 2020. Il a des kilos en trop. Il a du coup encore plus une encore médiocre coordination de gestes.
Neymar n’est pas un leader car il n’est pas exemplaire comme l’est Cavani mal traité par le club alors que c’est un joueur historique : meilleur buteur de l’Histoire du PSG.
Neymar est un footballeur simple-messieurs, il joue pour lui, pour sa carrière, pour avoir des sponsors, etc…
Neymar n’est pas heureux dans sa vie privée, cela se voit. La mère son enfant a plié bagage. Il n’irradie pas le bonheur de vivre comme le faisait Ronaldinho. Neymar illustre la sentence de Chamfort, poète du XVIIIe siècle : « Paris ville d’amusements, de plaisirs où les quatre cinquièmes des habitants meurent de chagrin ». A son anniversaire, il y a entre 300 et 400 invités. «Amis » dit-on. 400, et pourtant si seul.
Garrincha était surnommé « Le joie du peuple ». Neymar est très loin de cette popularité.
Contre Dortmund en 8e de C1, Neymar joue à quitte ou double. Paris qualifié, il entretiendra encore un peu l’illusion. Paris perd ? Il va s’ennuyer. Et le départ sera vite d’actualité. Encore et toujours.
Le football français n’a qu’une C1 : Marseille. Triste constat. La L1 est un centre de formation. Un réservoir de jeunes pour les autres pays. La France ne comporte aucun club du niveau du Real Barcelone, Real, la Juve, Liverpool ou le Bayern. Paris sans le Quatar redeviendrait anonyme. Ce n’est pas l’argent qui fait un grand club mais les Hommes.
PSG veut remporter la C1 mais le club fait n’importe quoi. Par exemple, à quoi cela sert de faire jouer Verratti le 23 février alors qu’il est suspendu contre Dortmund au match retour ? Il fallait déjà préparer un nouveau milieu de terrain.
Paris a une mauvaise défense - avec ou sans T. Silva- et pas de milieu de terrain du niveau de Matuidi et Rabiot que le club a vendus à la Juventus Turin. Quelle double erreur !
Le milieu de Dortmund est en revanche super bien équilibré, huilé: Hakimi-Can-Witsel-Guerreiro.
Une grande équipe sans grand métronome, grand récupérateur et grand relayeur cela n’existe pas.
Paris est un club plus connu pour ses esclandres en France que pour ses exploits européens. Le dernier plantage médiatique: les images d’une soirée entre joueurs sur les réseaux sociaux. Si les joueurs ne maîtrisent pas leur intimité comment peuvent-il maîtriser un match de C1 à élimination directe ?

23.02.20

Asile politique ou asile de fous ?

Mme Elena BONNER (1923-2011)

Les Dadaïstes voilà de vrais révoltés de 1916, contre les aînés qui les envoyaient mourir à la guerre.
Un artiste ce n’est pas un histrion qui fait le gugusse en démocratie où tout est permis ou presque.
Les dissidents ? La Russie nous en a donné de très grands, d’Essenine à Soljenitsyne.

Intégrale Week-end, CNews, samedi 22 février 2020: Asile politique ou asile de fous ?
https://www.cnews.fr/emission/2020-02-22/integrale-week-end-2e-partie-du-22022020-929549
Nota Bene: A partir de la 20e minute…

(La dernière photo est celle de Maïakovski et pas V.Grossman)

21.02.20

Permalink 09:54:58, Catégories: BECKENBAUEREMENT, PARIS SERA TOUJOURS PARIS  

Le PSG, un club qui n'arrive pas à avoir une équipe

Lucien Favre est l’un des meilleurs entraîneurs en activité.

Encore une fois, les observateurs français se sont montrés trop confiants. surtout les anciens joueurs qui pratiquent l’entre-soi. Ils s’étalonnent sur les performances du PSG en L1 qui n’a pas une seule équipe de niveau de C1, à part le PSG et encore il faut le dire vite car dès qu’arrive le match retour couperet en 8e, le PSG se liquéfie, en tout cas depuis 3 saisons et auparavant en 1/4 de finale depuis l’achat du club par le Qatar en 2011.
En L1, le PSG fait des matchs exhibitions, tant l’opposition est faible. Dès qu’arrive les matchs européens à haute intensité, à la vie à la mort, les matchs où il faut montrer de la cohésion, le PSG dèmontre que ses joueurs n’arrivent pas à se souder les coudes pour faire bloc. En tant qu’amateur de football, je peux vibrer pour Barcelone, le Real Madrid ou Liverpool cette année. Tout comme je ne suis pas condamné à voir les navets du cinéma français surtout ceux qui représentent toujours la France au Festival de Cannes, à 90 %. Depuis des années, Canal Plus nous a permis enfin de voir les grands clubs européens. Cela change tout. Donc Dortmund ce n’est pas n’importe quoi. Le football allemand ce n’est pas n’importe quoi. Dortmund mène la vie dure au Bayern Munich. Thomas Tuchel le savait que Dortmund avait une attaque de feu. Là où je ne suis pas tout du d’accord avec Thomas Tuchel c’est qu’à la fin du match, il a déclaré : «On a trop joué avec la peur» Mais bon sang, c’est lui qui a communiqué sa peur au groupe du PSG ! En L1, il aligne une équipe offensive et tout à coup en C1, il passe dans un onze défensif. Il a cru que Mbappé allait transpercer la muraille jaune, en une ou deux occasions, mais Mbappé ce n’est pas un avant-centre, c’est un ailier de débordement. Un avant-centre type c’est Erling Haaland. Le jeune norvégien de 19 ans a sans cesse demandé le ballon toujours en projection. Il est de la trempe de Bianchi. Skoblar, Van Basten. Tuchel est venu chercher le nul qu’il a failli obtenir jusqu’à la 76e minute.
Le signal qu’a donné Tuchel à son groupe c’est: ce soir, je n’ai pas confiance en Icardi ou Cavani, deux avant-centre de métier. Si Tuchel n’avait pas eu peur, il aurait mis Icardi. Il s’est trompé en plus en alignant Di Maria qui n’a pas la corpulence pour résister aux duels ultra agressifs. Neymar-Icardi-Mbappé c’était mieux que Neymar-Mbappé-Di Maria. Il ne faut jamais faire plaisir aux joueurs sinon vous êtes perdus. Mbappé se voit en 9 mais pour l’instant, il n’est pas capable d’assurer ce rôle. Le sera-t-il un jour ?
Les joueurs de Dortmund ont pris beaucoup de confiance quand ils ont vu l’absence de Cavani et d’Icardi, plus la présence de Di Maria plus celle de Neymar a court de rythme avec aucun match dans les jambes alors que Paris venait d’en jouer 4. On a traité Neymar en footballeur en cristal. Ce qu’il est. Rendez-vous compte qu’à l’entrainement, il ne faut pas le charger. En match, donc il n’est pas habitué à la violence des duels. Quand Neymar n’arrive pas à jouer il devient méchant : coup dans le dos puis coup dans le visage. Neymar voudrait qu’on le regarde jouer mais le football c’est un combat très dur.
Quand vous voyez arriver sur vous Witsel c’est comme un immeuble qui s’abat sur vous. Cela me rappelle ce qu’a dit Paolo Maldini sur Yoann Gourcuff expliquant qu’aux entrainements de l’AC Milan Gattuso chargeait tellement Gourcuff que le Français montrait qu’il ne pouvait pas jouer dans le calcio. Au niveau de la peur, Mbappé, lors de la victoire du PSG a Man United, avait dit faut pas avoir peur ! Résultat, Paris a eu peur en Allemagne.
Paris n’est pas une équipe collective. En Allemagne, le nom du club est sur les épaules, et le nom des joueurs en bas du dos. Dortmund est un collectif. Paris un amas de mercenaires. Mbappé et Neymar se placent au-dessus du club. Tout dans leur comportement dit : on reste mais on vaut mieux. Leur image est plus forte que celle du PSG. C’est pour ça qu’ils touchent 3M€ mensuels pour Neymar, et presque 2 M€ pour Mbappé. Ces deux joueurs font ce qu’ils veulent : Mbappé devant les caméras s’est brouillé avec Tuchel, et Neymar dit en Allemagne qu’on l’a empêché de jouer en L1, lui qui a manqué plus de 50 depuis qu’il a signé en été 2017. Paris c’est un panier de crabes : le frère de Kimpembé insulte l’entraîneur- comme autrefois S. Aurier se moqua de L. Blanc- Neymar s’en prend au staff, avec ou sans Leonardo c’est toujours autant la zizanie dans le vestiaire. Neymar est intouchable. Sir Ferguson a dit : quand un joueur se croit supérieur à un club, il faut le virer.
Au match retour, la pression sera sur Paris car Dortmund va venir avec l’ambition de marquer un ou deux buts. Il faudra un PSG a 100 % concentré capable de récupérer le ballon vite et de sortir un très gros match à la maison. Neymar veut trop que Paris gagne grâce à lui. Paris n’a pas de leader, Thiago Silva n’a pas de charisme à la Ramos. Paris n’a pas de C1. Dortmund en a déjà une donc le grand club c’est Dortmund. Et cela se respecte. Le jeune Haaland n’est pas un joueur d’image comme Neymar qui se permet d’organiser son anniversaire avant le match avec entre 300 et 400 invités ! Grand mépris pour le club dont il se moque complétement. Paris n’a pas de gouvernance. Le président n’a pas le poids de JM Aulas à Lyon. Haaland n’a couté que 20 M€. Il s’exprime avec ses pieds, et non pas avec ses cheveux. Comme Neymar, Pogba et Griezmann transparent. Neymar joue sa saison contre Dortmund. Pogba est aux abonnés absents à MU, et Griezmann ne parvient pas à s’imposer au Barça. Tuchel est en sursis depuis le début car il n’a pas été choisi par Leonardo. Tuchel voulait faire jouer Neymar dans le match de L1 avant Dortmund. Il n’a pas été écouté par le club. D ‘ici peu, le feuilleton Neymar à Barcelone va prendre de plus belle. En cas d’élimination en 8e de C1, Neymar va tout faire pour redorer son image et donc on va reparler de lui à Barcelone. En contrat jusqu’à 2022, Neymar n’a qu’un but: fuir le PSG où il n’aurait jamais dû signer. Il n’est même plus en course pour le Ballon d’or, se blesse tout le temps, j’en passe… Son entourage croyait qu’à Paris, il gagnerait la C1. Douce illusion. L’Histoire ne s’achète pas avec un chéquier.

19.02.20

Permalink 10:01:05, Catégories: BECKENBAUEREMENT, GRAND MONSIEUR, GOOOOL DO BRASIL !  

Le Borussia gagne la 1ere manche dans un match sans VAR

Haaland a volé la vedette à Neymar et Mbappé. Ce 9 puissant est né pour jouer au Bayern Munich

Mardi 17 février 2020
8es de C1 2020
Borussia Dortmund 2-1 PSG
Buts pour le Borussia: Haaland (69e, 77e)
But pour Paris: Neymar (75e)

Paris a frôlé l’exploit du match nul. C’est ce qu’était venu chercher Thomas Tuchel contre son ancien club. L’entraîneur aligna ultra défensive pour essayer d’arracher le nul dans le temple jaune allemand.
Les Allemands ont dominé, ce qui est bien logique, à la maison.
Le gardien Navas a sauvé Paris au moins deux fois, bien nettement.
Avant qu’il ne marque, le jeune Haaland (19 ans)a réclamé 3 fois qu’on lui donne le ballon alors qu’il était bien placé. Ce sublime athlète est un mixte de Skoblar-Bianchi-Van Basten. Un homme-canon. Une merveille de 9 surgit du passé. Bon sang ! son père l’a super bien formé. Il a le mental des cracks. Avec le fluide qu’à Cristiano Ronaldo et que n’a pas Neymar.
Neymar a court de rythme a été très agressif: il a poussé un adversaire dans le dos alors que l’action était finie, puis il a mis volontairement son bras dans le visage d’un autre. Il méritait l’expulsion. Les deux fois, il s’excusa sans aucune sincérité, juste pour la caméra. Le joueur des réseaux sociaux déteste l’opposition. Il voudrait jouer seul, en démonstration comme au cirque ou au music-hall. Il incarne le football simple-messieurs, tout comme Mbappé.
Tuchel a failli faire 1-1. Visiblement ce n’est pas un entraîneur courageux. S’il avait vraiment la trempe d’un cador, il aurait évité la défaite. Là, il a prouvé qu’il ne jouera jamais l’attaque à part à la maison ou à Amiens !
Neymar mauvais perdant a expliqué que le PSG aurait dû le faire jouer au lieu de laisser au placard pendant 4 matchs. Ce n’est pas l’élégance qui l’étouffe.
Au match retour, il faudra lâcher les chevaux.
Au Parc, Di Maria sera plus protégé par l’arbitre. Il est en cristal, l’Argentin.
Neymar fera son numéro. Lui aussi est surtout un joueur pour domicile.
Neymar est formaté pour le Barça avec Messi en n°1. Ce n’est pas un leader. Il n’est pas assez exemplaire.
Neymar est riche mais triste. Il n’a pas la joie de vivre de Ronaldhino.
Son aîné s’amusait dans les boites de nuit et s’amuse encore. Neymar lui ne fait que de la com. avec 300 et 400 “amis".
Mbappé est un très mauvais avant-centre de pointe. Haaland lui a donné une leçon avec son doublé.
Mbappé n’a qu’un poste. Ailier jouant sur la vitesse. Il n’a rien d’autre: ni coup franc, ni jeu de tête. C’est une icône pour vendre de la paperasse en France. Bon joueur mais pas grand joueur.
La deuxième mi-temps fut superbe car on n’a pas vu la VAR.
L’arbitre espagnol Mateu Lahoz a été remarquable.
La VAR casse la dynamique du match.
Avant j’étais pour, je croyais à son utilité.
Elle est tellement mal utilisée qu’il faut la retirer.
Sans la VAR, le jeu revient, avec sa fougue, son intensité par vagues successives.
Au match retour, Paris devra l’emporter 1-0, 2-0 ou 3-1.
Dortmund est favori pour aller en 1/4.
Paris reste trop une équipe de mercenaires. En C1,dans les matchs difficiles, les joueurs ne font jamais bloc. Aucun leader de terrain. Ils n’ont qu’un leader de communication médiatique.

Autre 8e:
Atletico Madrid 1-0 Liverpool
But pour l’Atletico: Niguez (4e)

17.02.20

Permalink 22:22:48, Catégories: BECKENBAUEREMENT, PARIS SERA TOUJOURS PARIS  

Lucien Favre n'a pas peur du PSG

Mardi 17 février 2020, 21 h
8es de C1 2020
Borussia Dortmund - PSG / RMC Sport 1

Pour avoir suivi Lucien Favre à l’OGCNice- quelle chance d’avoir un tel entraîneur- je peux vous assurer qu’il n’a pas peur du PSG. Ce n’est qu’un 8e. La C1 ne commence qu’à présent. L’entraîneur visiteur- Tuchel- n’a pas laissé un grand souvenir au Borussia où la star des coachs du passé se nomme Klopp ! Favre a la pression chaque semaine. La Bundesliga est plus solide que la L1. Y compris au niveau économique.
Selon les médias français, le PSG arrive en conquérant en Allemagne.
Je ne mange pas de ce pain-là.
La peur des régents de la communication c’est que Paris soit éliminé dès les 8es. Pourquoi ? Ils se moquent du sport, leur seul but c’est l’audimat et donc le prix des spots de pub: sans le PSG, l’intérêt pour la C1 baisse en France. Les Français aiment le football uniquement si la France est concernée. La France n’a qu’une C1 depuis 1956 !
Neymar est out depuis plusieurs matchs. Depuis trois saisons, il a déjà manqué plus de 50 matchs avec le PSG. Rien que ça !
Il a été onze fois blessé…
Le Parisien vient de faire une double page sur ses différentes coiffures. Les bras m’en tombent.
300-400 personnes étaient à l’anniversaire de “Ney". Les bras m’en tombent, encore !
Si Paris gagne ou fait nul à Dortmund cela serait un exploit.
Le PSG n’est pas favori lors de ce match aller, avec Marquinhos, Thiago Silva et Neymar à court de rythme, Mbappé qui va vouloir trop en faire et Neymar hyper fragile, tout comme Di Maria.
Dortmund a du répondant.
Les Allemands doivent l’emporter devant plus de 80 000 personnes.
Le mur jaune attend le PSG de pied ferme.
Tout va se jouer au milieu de terrain. Avantage Borussia.

Autre 8e de C1:
Atletico Madrid - Liverpool/ RMC Sport 2

16.02.20

Permalink 11:23:15, Catégories: GRAND MONSIEUR, GRANDE DAME, LA REVUE DE STRESS  

L'Hôpital public est un trésor public

A Limoges, peu de monde dans la rue. Faut-il que les médecins “cassent du flic” pour qu’ils fassent la une, en boucle ?

Mon témoignage:

Intégrale Week-end, CNews avec Julien Pasquet et Sophia Rousseau, samedi 15 février 2020:
Merci Bernard ! de la 17e minute à la 26e minute:

https://www.cnews.fr/emission/2020-02-15/integrale-week-end-2e-partie-du-15022020-927575

15.02.20

Permalink 14:28:34, Catégories: GRAND MONSIEUR, ANQUETILLEMENT  

L'art d'être grand-père, par Raymond Poulidor

Voilà un grand-père qui vibre pour son petit-fils totalement admiratif de son Pépé. Magnifique ! On est loin du plan com. !

Pour se réconcilier avec la vraie vie.
Où sont les Hommes de la trempe de Bartali, De Gaulle, Gabin, Ventura, Poulidor…
Imagine-t-on Jean Moulin faire une sextape ?

12.02.20

Permalink 19:10:09, Catégories: ANTI-FOOTBALL, PARIS SERA TOUJOURS PARIS  

Unai Emery ou tout ce qu’il ne faut pas faire

Dans France Football de mardi 11 février 2020, Unai Emery ne se rend même pas compte qu’il explique ses échecs à Paris (Un seul championnat en deux saisons avec le meilleur effectif de France) et rien du tout à Arsenal (avec une galaxie d’internationaux). Il parle sans vraiment se rendre compte des énormités qu’il profère.

Exemples :
-«On se fait éliminer à Barcelone car le VAR n’existait pas encore. On a clairement été éliminés par des décisions arbitrales». Comme si la vidéo rétablissait la réalité des faits. Avec elle, c’est pire qu’avant !

-Pourquoi a-t-il sorti Thiago Silva avant un match clé en C1 ?«Je voulais qu’il sorte de sa zone de confort». On a vu le résultat. Quel fiasco !

-«Quand on a été sur le point de faire signer Neymar, ç’a été à moi en personne d’expliquer à «Ney» que l’on allait faire l’équipe autour de lui». Quel aveu de faiblesse ! Comme si Neymar avait l’impact de Messi ou de C. Ronaldo…

-«Neymar prend des coups à chaque match, mais c’est lui que l’on critique pour avoir dribblé. J’ai construit l’équipe pour que lui fasse la différence». Tout ce qu’il ne faut pas faire. Neymar peut tout faire mais Hatem Ben Arfa lui n’avait pas le droit de dribbler.

-«Je préférerais toujours un joueur contre moi car c’est un compétiteur». Pffff… Quel cliché !

-«Après le 6-1 à Barcelone, je n’ai pas perdu le contrôle». Ah ! bon, et pourquoi alors a-t-il fait le signe de croix, tel un désespéré dépassé par les événements. Coaching en perdition.

-«J’ai dit à Nasser et à l’émir que Paris peut gagner la C1 cette saison». Quel mépris pour Dortmund, la Juve, le Barça, le Real, City et les Reds.

Emery aime lire, confie-t-il. Je lui conseille, de lire toutes les interviews de Johan Cruyff pour essayer d’apprendre son métier et surtout d’éviter de dire des banalités. L’important dans le football - sur le terrain s’entend- c’est de penser dans son camp et d’agir dans le camp des autres.

09.02.20

A voir et revoir: le sublime film "Green Book".

Green Book a aussi pour titre Sur les routes du Sud ou Le Livre de Green au Québec
Le film américain, réalisé par Peter Farrelly, raconte la tournée dans les États du Sud en 1962 du pianiste noir Don Shirley et de son chauffeur garde du corps blanc Tony Vallelonga.
C’est un pamphlet hautement poétique contre le racisme.
Un film sur l’amitié et l’amour.
Chef d’œuvre d’humanité.
Le parfum des années 1950-1960 est présent de manière stupéfiante.
Une mise en scène qui vrille le cœur. Plusieurs scènes cultes.
On dirait un film de Clint Eastwood. Même cadence. Même cadrage.

Distribution, tous magnifiques:
Viggo Mortensen : Tony «la tchatche» Vallelonga, le chauffeur
Mahershala Ali : Don Shirley, le pianiste
Linda Cardellini : Dolores Vallelonga, la femme de Tony ;

Palmarès aux Oscars 2019 :
Oscar du meilleur scénario original pour Nick Vallelonga, Brian Currie et Peter Farrelly
Oscar du meilleur acteur dans un second rôle pour Mahershala Ali

Permalink 11:50:27, Catégories: LITS ET RATURES, LA REVUE DE STRESS  

Simone de Beauvoir condamnée pour détournement de mineure

Voilà comme on rigole à la télévision française quand on évoque le détournement de mineure commis par l’iconique de Beauvoir. A 4m 3o, ils rigolent tous quand ils en viennent à parler du détournement de mineure par Beauvoir. Exactement comme dans l’émission de Pivot avec et sur Matzneff. Deux rient jaune mais rien de comparable avec Denise Bombardier. Beauvoir reste une intouchable dans le milieu BCBG du Tout Paris.

Ma version des faits dans:

Intégrale Week-end, Cnews, avec Julien Pasquet et Sophia Rousseau. Samedi 8 février 2020.
Merci Bernard ! de la 17e minute à la 22 minute:

https://www.cnews.fr/emission/2020-02-08/integrale-week-end-2e-partie-du-08022020-925496

Ce que je retiens d’elle de Simone de Beauvoir ?
Son combat pour être considérée comme un écrivain qui ne doit rien à personne.
Son parcours d’étudiante, extraordinaire.
Sa vivacité d’esprit.
Son refus des idées reçues.
Le fait d’être né bourgeoise et de vouloir aider le peuple.

Je n’oublie pas cependant:

Pendant la Deuxième Guerre Mondiale, elle a été condamnée pour détournement de mineure.
De surcroît, elle a travaillé pour Radio-Vichy.

Si l’on dit Sartre le Mandarin des lettres, on dit dire Beauvoir, la Mandarine des Lettres si l’on en a croit la féminisation des professions qui pousse à écrire auteure et non pas auteur.

07.02.20

Neymar peut dire merci à Garrincha

Neymar gagne 3 M€ par mois mais il n’apporte rien au football.
Paris n’a jamais gagné la C1. Ce n’est donc pas un grand club.
Vous retirez le Qatar est Paris n’existe plus.
Garrincha gagnait des clopinettes mais il a fait le football.
Si Neymar gagne 3 M€ par mois c’est grâce à Garrincha.
Garrincha a rendu heureux le Brésil.
Neymar ne joue que pour lui. C’est un représentant du football simple messieurs, comme Mbappé. Comme tant d’autres. Il fait son numéro à Paris car il ne s’est pas imposé au Barça. Le pire dans tout ça c’est la fausse entente Neymar-Mbappé. C’est Neymar qui porte le PSG et pas du tout Mbappé, d’où la mauvaise humeur du “champion du monde".
Pour voir Neymar rejouer au football, il faudra le revoir au Barça.
A Paris, il joue sans pression. Il fait mumuse avec la baballe.
Messi attend le retour de Neymar. Son attente avec Griezmann est au point zéro.
Le Barça soit recomposer le trio Neymar-Suarez-Messi.

03.02.20

Permalink 23:27:00, Catégories: FORZA ITALIA !, GRAND MONSIEUR  

King Ronaldo, nouveau record: 50 buts en 70 matchs dans le Calcio

Dimanche 2 février 2020, 22e journée
Juventus Turin 3-0 Fiorentina
Buts pour la Juve: Ronaldo (40e pen., 80e pen.), Fernandez (90e)

Premier de Serie A, avec 3 points d’avance sur l’Inter Milan, Cristiano Ronaldo, règne toujours sur la planète foot.
Seul Messi est dans sa catégorie.
Pendant que des joueurs très prétentieux se prennent pour ce qu’ils ne sont pas, lui s’amuse toujours sur le terrain, manifestant toujours une passion intacte et surtout une condition physique fantastique, le tout servi par une intelligence de jeu et un esprit combattant.
Il a appris avec Giggs et Scholes à MU. Ce n’est pas lui qui aurait manqué de respect aux ainés de MU, au temps du grand MU.
King Ronaldo, mérite cette appellation.
Il est sur les hautes sphères depuis 2003.
A peine arrivé en Italie, il marque 50 buts en 70 matchs !
Il s’impose à la Juventus Turin, comme à Man United et au Real Madrid.
Au Portugal, en Angleterre, en Espagne et en Italie, il parvient à s’exprimer le mieux possible.
C’est un caméléon.
Il est heureux, sur le terrain comme dans sa vie.
C’est un homme, si loin des morveux.

30.01.20

Permalink 17:16:12, Catégories: GRAND MONSIEUR, PARIS SERA TOUJOURS PARIS  

Michou (1931-2020), le Montmartrois

Paroles de Jean Renoir, musique de Georges van Parys.

Pendant trente ans, j’ai croisé Michou à Montmartre.
Il était totalement amoureux du quartier.
Quand on a été Montmartrois, c’est pour la vie.
Il s’agit d’un vrai village. J’espère que son âme n’a pas été vendue.
Entre 1972 et 2002, on se parlait dans la rue, au bistrot ou chez notre ami Lino Barbosa, le cordonnier de la rue d’Orsel.
Michou était un bourreau de travail. Il me rappelait mon père.
Il n’arrêtait jamais.
Dès 7 ou 8 h du matin rasé de près, il était dans la rue, lui l’homme de la nuit.
Une santé de fer.
Elevé par sa grand-mère, il savait d’où il venait.
Humble, le cœur sur la main, il était le contraire du vantard.
Il faisait tourner son affaire avec une bande d’amis. Il préférait l’amitié à l’amour. Il savait qu’i était né d’une escapade de sa mère. Une “fredaine” disait-il. Son père était parti sans laisser d’adresse.
Réglo avec les impôts comme avec tout le monde, il n’a jamais connu de périodes néfastes, quand on sait la faune qui peut nuire la nuit.
“Mes clients sont mes amis", disait-il.
Interdisant toutes les exubérances à l’extérieur de son cabaret, il respectait ses voisins qui le respectaient.
Il refusa des ponts d’or des asiatiques qui demandèrent d’ouvrir des Cabarets Michou au pays des Sushis, il refusa net. Il y avait Montmartre, et c’est tout.
La scène de son cabaret faisait 4 mètres carrés !
Il y avait du Fellini dans l’air. Des visages très Otto Dix, le peintre allemand expressionnistes.
Montmartre a perdu l’un de ses grands personnages.
Quand on racontera la seconde moitié du XXe siècle, il aura sa place.
Il a marqué son temps, avec sa gentillesse. Et sa force de travail.
Cela nous change des imposteurs qui se font passer pour ce qu’ils ne sont pas.

PS/ Intégrale Week-end, CNews, 1er février 2020: Mon hommage à Michou:. A partir de la 38 minutes sur la vidéo.
https://www.cnews.fr/emission/2020-02-01/integrale-week-end-2e-partie-du-01022020-923228

28.01.20

Permalink 09:43:58, Catégories: GRAND MONSIEUR  

Ronaldo fait signer Ben Arfa à Valladolid

Massacré par le football français - les instances et les médias qui radotent- Hatem Ben Arfa rebondit en Espagne dans le club présidé majoritairement par le Brésilien Ronaldo.
Entre artistes du football on se comprend.
Voilà un gros tacle à ceux qui prétendent que Ben Arfa est un intermittent du spectacle.
Empêché de jouer parce que c’est un homme libre- absolument pas dans une écurie de mercenaires du football- Ben Arfa est toujours resté fidèle à son père spirituel qui s’occupe de son parcours.
Ben Arfa n’a pas du tout raté sa carrière.
Il joue au football depuis son enfance et y joue toujours.
Il est victime d’une discrimination parce qu’on raconte des âneries à son sujet.
Pourquoi pardonne-t-on tout à Neymar, Pogba ou Griezmann, alors qu’on étrille Ben Arfa dès qu’il rate une passe ?
Hatem Ben Arfa a encore de belles années devant lui.
L’inspiration est de retour.

27.01.20

A l'occasion de la libération du camp d’Auschwitz-Birkenau, hommage à Kessel et à Bartali

Gino Bartali, un homme hors du commun à tous les niveaux. Il dit à Poulidor: “Vous ne gagnez jamais le Tour parce que vous ne fumez pas et ne buvez pas !” Sous-entendu, alors que lui, oui !

Ma chronique sur CNews du 25 janvier 2015:

Julien Pasquet : Aujourd’hui, vous tenez à évoquer Elie Wiesel, Joseph Kessel et Gino Bartali à l’occasion du discours du Pt Emmanuel Macron à Jérusalem, pour commémorer la Libération du camp d’Auschwitz, il y a 75 ans…

Bernard Morlino : Oui, je crains de plus en plus les temps où il n’y aura plus de survivants de la Seconde guerre mondiale, car trop de gens s’ennuient quand nous sommes en Paix. Auschwitz c’est plus d’un million cent mille personnes exterminées, en Pologne annexée par les nazis. Parmi les rescapés, il y a eu l’écrivain Primo Levi (Si c’est un homme), Simone Veil et Elie Wiesel. Le camp a été libéré début 1945, le 27 janvier par l’armée soviétique qui a révélé l’horreur de la Shoah, le génocide juif. J’ai demandé à deux grands témoins de l’époque, Emmanuel Berl et Philippe Soupault quand ils avaient connu l’existence des camps de la mort. Ils m’ont dit qu’avant 1945, ils n’en savaient rien. Inimaginable pour eux, et pour tout le monde. Je ne vais pas vous parler de la solution finale mais je vais prendre de 4 personnalités de l’époque. Quatre destins connus, plus un inconnu.

Julien : Vous commencez par Elie Wiesel, l’écrivain né en Roumanie et naturalisé américain…
Bernard : Je vous ai dit qu’il y avait Elie Wiesel, à Auschwitz, ne fût-ce que quelques temps. Il est déporté à 15 ans, en 1942. Ensuite, il sera conduit à Buchenwald. Ses parents et l’une de ses sœurs sont tués par les nazis. Longtemps après quand il devient enseignant aux Etats-Unis, un jour un étudiant à la fin d’un cours lui demande de le recevoir. Ce jeune homme lui déclare, tout net : « Je suis l’enfant du malheur…» Vu le jeune âge de l’étudiant, Elie Wiesel sait qu’il n’a pu être déporté comme lui. Alors il opte pour la tentative de le consoler face à un probable chagrin d’amour. L’étudiant lui dit encore : « Non, non, vous faites fausse route. Tel que vous me voyez, je porte tout le malheur du monde sur les épaules. Impossible d’être heureux, face à la tristesse enfouie de mes parents …» Wiesel : « Ont-il perdu leurs parents à Auschwitz ? ». L’étudiant : « Non, pas leurs parents… mais mon père et ma mère avant de se rencontrer avait chacun une famille avec des enfants qui sont tous morts en déportation. Ils ont voulu reconstruire une famille quand ils se sont rencontrés leur histoire. Et moi, je suis le fils de leur malheur commun. Jamais je n’aurais dû naitre. Je ne dois la vie qu’à la Shoah …». Elie Wiesel comme nous fut touché par cet étudiant aux immenses qualités de cœur. Un homme d’exception. Cela existe la preuve.

Julien : Vous tenez aussi à nous parler de Joseph Kessel…
Bernard : Grand reporter, Kessel a assisté au procès d’Adolf Eichmann, à Jérusalem en 1961. Ce nazi fut le planificateur de la solution finale. Lors du procès, dès le premier jour, Kessel sait approcher de a cage de verre où le nazi était enfermé. Un face à face dont il ne reste rien. Aucune image, rien que les écrits du magnifique écrivain. Quel face à face entre un barbare et un romancier de premier plan dont on va éditer ses romans dans la Pléiade au mois de mai 2020 avec en plus l’album photo collector de la Pléiade. Kessel avait reçu le Visa tamponné n°1 de l’Etat d’Israël pour rendre hommage à son talent d’écrivain-journaliste. Le nazi était à l’abri des balles pour éviter l’attentat de celui qui à la fin du procès sera exécuté. Kessel eut un moment de recul, de répugnance devant la présence reptilienne du nazi. Il le compare à une araignée humaine. Eichmann ne s’excusa de rien, aucune repentance, il avait appliqué les ordres, en bon soldat ! Maintenant je vais vous dire la remarque de Kessel. Aussi grand journaliste que grand écrivain. Devant le défilé du rappel de toutes les horreurs, les crimes qu’il a organisés et encouragés, Eichmann n’a pas eu un cillement, pas le moindre mouvement de honte de la barbarie mis en place. Une seule fois, il rougit cependant. Lors d’une séance, il est resté assis quand il fallait se lever lors de l’audience ouverte. Au rappel du président au bon déroulement, Eichmann se leva rouge de honte. Seul Kessel remarqua cela. C’est dire la complexité de l’âme humaine. Tuer des millions de gens comme si de rien n’était, et s’excuser de ne s’être pas plié aux règles de la politesse !

Julien : Vous tenez aussi à évoquer Gino Bartali…
Bernard : Ah ! Bartali, l’un des plus grands champions cyclistes de tous les temps. Ses duels avec Fausto Coppi ont redonné espoir aux Italiens après la fin du fascisme dicté par Mussolini. Au niveau sport, Bartali était un géant capable de gagner le Tour de France en 1938 et en 1948, à 34 ans. « Le bien on le fait mais on ne le raconte pas » disait-il toujours. Ce champion qui fumait et buvait le soir un bon verre de vin rouge, fut un grand résistant sans jamais s’en vanter. Comme il était un héros national dans l’Italie mussolinienne, il profita de sa renommée pour contribuer à sauver 800 Juifs. Je précise qu’il refusa toujours de se laisser récupérer par les fascistes qui voulaient en faire une icône. Le catholique très croyant, il transportait des faux papiers pour sauver des Juifs traqués par les chemises noires. Il mettait les documents dans le cadre de son vélo. Il faisait des trajets de 400 km ! Les autorités laissaient passer le vainqueur du Giro 1936 sans le contrôler. Ce n’est qu’à la mort de Bartali que sa famille a accepté que l’on rende public les actions de leur champion à double titre, comme sportif et comme homme. Mort en 2000, il a été fait juste sur le mémorial de Jérusalem en 2003. On est loin de la charité business. «Le bien on le fait mais on ne le raconte pas», parole de véritable humaniste.

26.01.20

Permalink 12:28:43, Catégories: GRAND MONSIEUR, CRUYFFEMENT  

Mort de l'ailier gauche mythique Robbie Rensenbrink

Raymond Goethals rend hommage à l’ailier gauche, au temps de sa splendeur.

Ailier gauche de la grande génération Cruyff, Rensenbrink avait la particularité de jouer à l’étranger, ce qui n’était pas très fréquent dans les années 1970.
Superbe dribbleur, grand lecteur de jeu, il animait le flanc de l’attaque avec toujours l’ambition d’aller de l’avant.
Discret, attachant, il reste un grand nom du football.
Avec ses amis de la sélection nationale, il a bonifié le football avec le football-total.
Son nom aurait pu être encore plus historique si son tir sur le montant contre l’Argentine en finale de World Cup 1978 avait fini au fond de la cage à un moment capital du match.
Rensenbrink, Neeskens, Cruyff… Ils nous ont donné tant de joie !

Palmarès:

Club Bruges
Coupe de Belgique 1970.

RSC Anderlecht
2 Championnats de Belgique 1972 et 1974.
4 Coupes de Belgique 1972, 1973, 1975 et 1976.
2 Coupes de la Ligue Pro Vainqueur 1973 et 1974.
2 Coupes d’Europe des vainqueurs de coupe Vainqueur 1976 et 1978.
2 Supercoupes de l’UEFA 1976 et 1978.

Toulouse FC
Championnat de France de deuxième division 1982.

En sélection nationale des Pays Bas
Finaliste des Coupes du Monde 1974 et 1978

PS/ Dernière minute: le basketteur Kobe Bryant est mort dans un accident d’hélicoptère avec neuf autres personnes, dont l’une de ses filles, Gianna Maria-Onore.

24.01.20

Radioscopie historique: "Apaiser Hitler", de Tim Bouverie (Flammarion)

“Quand j’entends le mot culture, je sors mon révolver". Slogan nazi. Et d’aucuns se plaignent sous Macron. En 2020, la majorité silencieuse veille à la démocratie française. Les urnes parleront. La fascisme de droite ou gauche ne passera pas !

L’auteur mène son récit comme si nous vivions en direct ce qu’il raconte qui pourtant remonte à presque un siècle et parfois plus puisque le Traité de Versailles a plombé toute l’Europe en mettant l’Allemagne plus bas que terre. Après la guerre de 1914-1918, elle était tenue responsable de tous les maux et donc frappée d’interdiction d’avoir une armée. C’est dire qu’elle faisait toujours peur ! Tim Bouverie à la fois historien et romancier a écrit un remarquable premier livre qui permet de comprendre le fiasco général de ceux qui ont cru amadouer Hitler, en ne se méfiant pas assez de lui. De son côté, il voulait venger son peuple trop humilié par le Traité de Versailles. Toutes les chancelleries européennes lâchèrent du lest à tort. Au lieu de l’empêcher d’annexer les Tchèques, les Européens lui offrirent la Tchécoslovaquie.
De fait, les accords de Munich avec le recul passent pour les prémices de la collaboration avec les nazis. Que serait-il arrivé si l’Europe avait dit non avant que les soviétiques ne pactisent avec Hitler ? On ne le saura jamais. Cependant la face de l’Histoire aurait sans doute présenté un autre visage. Au lieu de barrer la route à Hitler, les gouvernements européens lui ont ouvert grand le passage à sa démoniaque folie de venger l’Allemagne.
L’ensemble du livre se dévore, que l’on connaisse ou pas les événements décrits. On revit tout. On est au cœur de l’actualité passée, qui reste bien souvent actuelle tant on peut faire des comparaisons avec 2020, parfois. Plus on avance dans le récit, plus on se demande comment a-t-on pu laisser agir Hitler avec tant de passivité. Les Alliés ont même pensé que les Allemands étaient mieux armés que la réalité de leur effectif et surtout de leur force de frappe. Les Français et les Anglais ont surévalué les forces ennemies. Tout ça à cause du traumatisme de la Première Guerre. Il fallait éviter un nouveau carnage pour ne plus avoir à compter les morts : les Russes (1, 8 millions de morts), les Anglais (730 000 morts), l’Empire britannique (230 000 morts), les Français (1, 7 millions de morts) et les Allemands plus de 2 millions de morts. Au total, 16, 5 millions de morts ! Cette macabre comptabilité n’a pas empêché la suivante saignée, celle de 1939-1945 : les Historiens arrivent parfois à 80 millions de morts, tous pays confondus, soldats et civils compris.

-Apaiser Hitler, Tim Bouverie. Traduit de l’Anglais par Séverine Weiss. Flammarion, 660 p., 29 €.

PS/ Mon hommage à Joseph Kessel et à Gino Bartali, lors des 75 ans de la Libération d’Auschwitz, sur CNews dans l’émission du duo Julien Pasquet et Sophia Rousseau, Intégrale Week-End :

https://www.cnews.fr/emission/2020-01-25/integrale-week-end-2e-partie-du-25012020-920912

18.01.20

EVENEMENT : Les vies d'Albert Camus (FR3), par G-M Benamou

Mercredi 22 janvier 2020
Les vies d’Albert Camus, France 3, à 21h05
documentaire de Georges-Marc Benamou

A ne pas rater ! Tout Camus, tout ce que l’on sait et tout ce qu’on ne savait pas ou plus.
Avec des images inédites de Catherine Camus, non pas la gardienne du temple mais la fille amie fidèle.
Fidèle, Camus l’était à sa façon. Il aimait plusieurs femmes à la fois.
On peut s’en étonner mais comme il est mort à 46 ans, on est content qu’il ait mené plusieurs vies en même temps.
Certes, on pense à sa femme qui n’ignorait rien. Elle en a souffert, beaucoup souffert.
Sa fille a eu l’intelligence de ne pas juger son père et de mettre au grand jour les différentes liaisons. Elle a eu le tact de le faire après la mort de sa mère.
Catherine Camus est un être un humain. On peut dire qu’elle est son père en version féminine: même visage, même lumière, même sourire, même rigueur, même dégoût des imposteurs, même poésie, même vivante.
Camus mal aimé dans son enfance ? Pas du tout. Sa mère l’adorait.
Camus était sensible au charme de différentes femmes. Ce n’est pas un défaut. Ni une qualité. Un constat.
Le document entremêle intelligemment les témoignages inédits et d’autres issus d’archives, avec des cadrages de toute beauté.
Passionnant. Captivant. Des raretés exhumées. L’intelligence à tous les étages, comme dans l’esprit de Camus.
Et que dire des images de familles. Bouleversantes, notamment les dernières. Instants de bonheur. La joie de vivre avec le trépas alors inenvisageable.
Le texte se marie très bien aux images et à la musique.
Albert Camus ? Chacun le sien.
Le mien est un compagnon de chaque jour. Un ami de chevet. J’aime Camus depuis le premier jour qu’on m’a parlé de lui. Un coup de foudre amical, amoureux. J’ai connu Berl son ami. Camus était avec nous, entre nous deux. Toujours.
Je partage avec lui, le soleil, la mer, le Midi, la littérature, le sport, l’amitié, l’exigence, la haine des prétentieux. Le fait de ne jamais vouloir perdre son temps.
Camus a mené la vie d’un combattant: journalisme, romans, essais, théâtre, sport, famille, amours, amitié, politique, lectures…
Ne ratez pas ce documentaire. On a vraiment l’impression de marcher avec Camus, d’être tout le temps avec lui, en Algérie ou en Provence, de partager une heure trente ensemble.
Camus était un écrivain comme Vian. Un artiste. Un travailleur inlassable.
Rien à voir avec les actuels marchands de salades avariées.
Georges-Marc Benamou a tout compris de son “pays” pied-noir.
Un fils spirituel.

10.01.20

Mort de Lolita alias Sue Lyon (1946-2019)

le film Lolita de Stanley Kubrick d’après le roman Vladimir Nabokov de 1955 est sortie dans les salles en 1962.
Le rôle de Lolita était incarné par Sue Lyon qui vient de mourir le 26 décembre 2019 à Los Angeles, à 73 ans.
Elle avait quinze ans au moment du tournage du film.
Son rôle l’a marqué à vie, un peu comme celui de Maria Schneider dans Le dernier tango à Paris.
Sue Lyon n’a pas fait la carrière qu’on attendait d’elle.
Par un effet de collision comme l’actualité nous en réserve, elle est morte au moment de “l’affaire Matzneff” comme ils disent.
Le monde littéraire est en ébullition.
Après l’antisémitisme boomerang de Moix, voici la sexualité sur mineurs sparadrap de Matzneff.
Tous deux sont prix Renaudot.
Le prochain sera-t-il décerné à un sérial killer ?

PS: 20 h Foot, CNews, 10 janvier 2020. Invité Dominique Rocheteau:
https://www.cnews.fr/emission/2020-01-10/20h-foot-du-10012020-916292

08.01.20

Permalink 10:48:59, Catégories: FORZA ITALIA !, GRAND MONSIEUR  

En marge des mascarades de Pogba et d'Ibrahimovic, King Ronaldo toujours au sommet avec un nouveau triplé

Dimanche 5 janvier 2020
Serie A, 18e journée
Juventus Turin 4-0 Cagliari
Buts pour la Juve: Ronaldo (49e, 67e pen., 82e), Higuain (81e)

En tête du Scudetto et 3e meilleur buteur du calcio avec 13 buts, C. Ronaldo (34 ans) n’en finit plus de rester au sommet du football mondial.
Lui, c’est du terrain qu’il parle.
Rien à voir avec Pogba, champion du monde des réseaux sociaux et ombre à Man United.
Rien à voir avec Ibrahimovic: le natif de Malmoë est tellement détesté par ses compatriotes que les Suédois ont démoli sa statue !
Ronaldo change de club mais ce n’est pas un mercenaire: il gagne partout et donc fait gagner.

07.01.20

Permalink 23:14:15, Catégories: THE RED DEVILS  

United 1-3 City. A Old Trafford, ci-gît Man United

Eric Cantona a mis Man United sur orbite. Les joueurs actuels cassent tout ce qu’a fait Cantona

Mardi 7 janvier 2020
Carabao CUP, 1/2 finale/ Aller
Manchester United 1-3 Manchester City
But pour MU: Rashford (70e)
Buts pour les Citizens: Bernardo (16e), Mahrez (33e), Andreas (38e csc)

Man United: De Gea, Wan-Bissaka, Jones, Lindelof, Williams, Fred, Andreas, James (Gomes 64), Lingard (Matic 45e), Rashford ©, Greenwood (Martial 81e)

Man City: Bravo, Walker, Otamendi, Fernandinho (Ce), Mendy, Rodrigo, Gundogan, Mahrez (Foden 86e), De Bruyne (Jesus 79e), Bernardo, Sterling

Est-ce des professionnels ou un troupeau de chèvres ?
On peut se le demander quand on voit jouer le MU actuel.
A part, Rashford aucun joueur de cette cuvée de MU ne mérite d’y jouer.
Depuis 2013, MU est sur le déclin. Je ne pensais pas que cela puisse arriver.
J’attendais que Moyes assume le rôle laissant vacant pour sir Ferguson. Ce ne fut pas le cas.
Inspiration ? Nulle
Talent ? Mot inconnu à Old Trafford, à part dans l’équipe adverse.
Technique ? Néant.
Courage ? Inexistant.
City est venu faire mumuse chez les voisins, en attendant le match retour à la maison.
Bernardo Silva a donné un récital: but puis passes décisives.
Inutile d’aller plus loin. MU a été ridicule, une fois de plus.
Man United n’est plus un grand club et encore moins une grande équipe.
MU n’est plus qu’un musée.
Pour voir bien jouer MU, il faut regarder YouTube !

05.01.20

Permalink 12:16:44, Catégories: GRAND MONSIEUR, ANQUETILLEMENT  

Requiem pour Fausto Coppi mort le 2 janvier 1960

Il y a 60 ans disparaissait Coppi.
Le campionissimo est oublié, scandaleusement en France alors qu’il fut l’un des plus grands héros sportif de tous les temps.
Il avait de la classe, sur et loin du vélo.
Une présence sensationnelle.
La force et la douceur, dans un même être humain.
Il reste un modèle.
Coppi m’apporte autant que Vermeer et Pessoa. Woolf et Colette.
Quand on voit la racaille qui empeste la presse, on a envie de gerber.
Tant de lignes sur un ambassadeur de l’imposture et rien sur un homme qui diffusait la grâce.
Vive Coppi !
Vive Camus !
Ils sont bien plus perceptibles que tant de minables vivants.
En ce qui concerne le vélo: les champions français actuels n’ont pas 10% de son talent.
C’est comparer les chansons de Grand Corps Malade avec celles de Léo Ferré. L’inventeur du slam moderne en France ? Ferré !
Dire qu’il pleut quand il pleut, cela ne suffit pas.
La littérature ne se donne pas à tout le monde.
Il faut être appelé et non pas élu !

Permalink 01:00:18, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR, ANQUETILLEMENT  

Le 2 janvier et le 4 janvier 1960, le monde a perdu Fausto Coppi et Albert Camus

Mon hommage à Albert Camus sur CNews, le 4 janvier 2020 dans l’émission de Julien Pasquet et Sophia Rousseau, entre 18′50′’ et 25′50′’:

https://www.cnews.fr/emission/2020-01-04/integrale-week-end-2e-partie-du-04012020-914225

Le 2 janvier 1960
Fausto Coppi est mort des suites d’une forme de Malaria. Il aurait pu être sauvé mais il a mal été soigné. .

Le 4 janvier 1960
Mort d’Albert Camus, passager dans la voiture de Michel Gallimard, une Facel Vega. Mort absurde: il ne conduisait pas et avait dans sa poche un billet aller retour Paris-Lourmarin.

En 2020, Camus est présent, mais les médias oublient outrageusement Coppi. Comment ne peut-on pas saluer l’immense coureur… Cela me dépasse !

02.01.20

Depuis 2014, Man United a dépensé plus d'un milliard d'euros pour perdre 2-0 à Arsenal

Pour voir bien jouer MU, il faut regarder YouTube !

Mercredi 1 janvier 2020
Arsenal 2-0 Manchester United

MU était déjà mené 2-0 en première mi-temps.
Un MU lamentable. Des tricoteurs de frousse. Un football imbécile.
Aucun de ces joueurs ne restera dans l’Histoire du club, à part au rayon des plus pires du club.
Qu’est-ce qu’un Red Devil ?
Un joueur de grand caractère, autant fort techniquement que physiquement. Un joueur hyper intelligent, malin, courageux. Un joueur fier, haïssant la défaite.
Tous les joueurs actuels touchent beaucoup d’argent grâce à Cantona, Giggs, C. Ronaldo et Scholes, tous de vrais champions.
Aujourd’hui, la star serait Pogba. Il ne joue jamais !
Solskjaer a fait illusion.
Depuis le départ de Sir Ferguson, le club a dépensé 1 milliard d’euros pour ne pas avancer d’un centimètre dans la construction d’un renouveau.
Le football a disparu dans la club qui ne vit plus que sur son prestige passé.

01.01.20

Permalink 18:44:15, Catégories: LE GYM E BASTA, ANQUETILLEMENT  

BONNE ANNEE 2020 !

Permalink 18:41:25, Catégories: LITS ET RATURES, ANQUETILLEMENT  

Camps (Nice-Matin), Laborde (Nouvelle République des Pyrénées), Romedenne (France 2) et Cérésa (Service Littéraire) aiment Vintage Vélo Club, de Bernard Morlino (Gründ)

Gino Bartali et Fausto Coppi. Je les aime autant que Rembrandt et Baudelaire. Je prends mon miel au bon me semble. Suis-je passéiste ? Non ! Les livres sur les sportifs en activité ne sont que de la basse communication. Je préfère écrire un bel album qu’un exécrable roman. Et surtout, je n’ai pas dit mon dernier mot. (Mon préfacier s’exprime de l’au-delà, grâce à notre correspondance, ses chroniques parues et autres textes. Un puzzle émotionnel).

Philippe CAMPS, Nice-Matin, 27 octobre 2019 :

-"Bernard Morlino ? Faut le suivre. C’est un passionné. L’écouter est un régal. Le lire un plaisir. Après le football et le rugby, il s’attaque au vélo. Les champions, les oubliés, le Tour, les classiques, le Ventoux, le dopage, les exploits, les défaillances : tout y passe. Plus qu’un livre, c’est un album de famille, une bible, un voyage dans le temps. Bernard Morlino est écrivain, biographe, chroniqueur littéraire, blogueur, consultant, fou, génial et Niçois. Bref, il n’a que des qualités. Grâce à lui, le passé n’est jamais vieillot. Le vélo non plus. Huit mois avant le grand départ du Tour à Nice, il serait inconscient de ne pas se procurer Vintage Vélo Club. C’est un conseil d’ami".

Christian LABORDE, La Nouvelle République des Pyrénées, 9 novembre 2019:

-"Le Père Noël a, cette année, deux mois d’avance. Serait-ce le dérèglement climatique ? Non, juste Bernard Morlino qui est en librairie. Les livres de Morlino sont toujours des cadeaux. Morlino connait la langue française, possède une mémoire d’enfant, c’est-à-dire d’éléphant. Il se souvient de tout et de tous, des vélos Helyett que chevauchait Darrigade, de la chute de Roger Rivière, en 1960, dans la descente du col du Perjuret, des mots de Raymond Mastrotto, des artistes qui, d’ Yvette Horner à Dustin Hoffman en passant par Joséphine Baker, ont fait un tour sur le Tour. De très belles histoires, de très beaux portraits, servis par une iconographie savoureuse – la photo de Rik Van Steenbergen, page 182 par exemple ! – et par une mise en page qui relève de la mise en swing. Un livre coloré donc, et animé. Animé, oui, comme un dessin animé. Et animé parce qu’il a de l’âme, ce book !”

Patrice ROMEDENNE, Télématin/ France 2, 14 novembre 2019:

-"Effet madeleine de Marcel Proust. L’album de famille du cyclisme mondial".

François CERESA, Service Littéraire, janvier 2020:

-"Bernard Morlino connaît tout sur le vélo. Morlino qui rime avec vélo, ne déraille jamais. Il freine à temps, sagace et savant, aussi averti que Blondin et Nucéra sur Anquetil et Poulidor. Comme Coppi, il transforme les cols en lignes droites. Comme Bartali, la mesquinerie et la trahison ne font pas partie de son lexique (…) Tout va vite, fonce, grimpe, dévale, dans le style cursif, avec moult clins d’œil à Tristan Bernard, Malaparte, Buzzati, Fallet, Morand, Jarry. On ne perd jamais les pédales (…) Passionné de foot, de cinoche, de cycle, de Berl, de Soupault, il nous fait obtenir notre droit de vélo. Comme le disait saint Augustin, tout cela est une question d’amour. Vélo n’est-il pas l’anagramme de vélo ?”


-Vintage Vélo Club, Bernard Morlino. Préface de Louis Nucéra. Gründ, 188 p., 24, 95 €.

[Post dédié à Raymond Poulidor]

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