Archives pour: Décembre 2019

31.12.19

Permalink 10:20:23, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR  

Les essais de Thoreau dans un coffret (Le mot et le reste)

Coffret,les essais de Thoreau, 29.90 €
par Henry David Thoreau

Marcher
Teintes d’automne
La vie sans principe
Histoire naturelle du Massachusetts
Une promenade en hiver
Randonnée au Mont Wachusett
Plaidoyer en faveur du capitaine John Brown
Les pommes sauvages
La désobéissance civile
L’esclavage au Massachusetts
Le paradis à reconquérir
La succession des arbres en forêt

Douze ans après le début de l’aventure éditoriale avec Henry D. Thoreau (1817-1862), et le passage des œuvres en collection de poche, le coffret des éditions Le mot et le reste regroupe les essais du fondateur du “nature writing". Tous sont accompagnés d’un volume supplémentaire, rédigé par le spécialiste français de l’écrivain américain, Michel Granger : Thoreau essayiste.
Cet ensemble de douze essais du chantre de l’écologie est indispensable pour qui aime l’esprit.
Là nous sommes loin des écrivains qui nous barbent avec des écrits qui enfoncent des portes ouvertes.
Au XIXe siècle Thoreau est un réfractaire de premier choix.
Il montre le chemin à suivre alors qu’il est tout seul à dénoncer les malheurs à venir sur la planète à cause de la désinvolture assassine des égoïstes qui ne voit pas plus loin que le bout de leur vie.
Les essais de Thoreau sont le mode d’emploi de la plus belle façon de vivre.
Interdiction de ramper devant des idées idiotes.

-Coffret, les essais de Thoreau,par Henry David Thoreau.Traduit de l’anglais (États-Unis) par Nicole Mallet, introduction et notes de Michel Granger. Le mot et le reste, 29.90 €.

26.12.19

Claude Régy (1923-2019) rejoint Vitez et Chéreau

Claude Régy… Il y a tant à dire sur lui.
Monument du théâtre contemporain. Il avait intitulé sa compagnie: Ateliers contemporains, au pluriel si je me souviens bien. Atelier, un beau mot qui sent l’artisanat. Un mot aussi en hommage à Charles Dullin, son maître au début de son parcours.
J’ai connu Claude Régy en 1982. Et je l’ai aimé immédiatement.
Exigence, passion, compétence, sensibilité extrême, coléreux quand il le faut, plein d’humour… Sa haine de la bêtise me plaisait tellement ! Il y a tant de spécialistes de la reptation.
Il n’a jamais voulu avoir de théâtre. Sa liberté était totale. Il ne voulait pas perdre son temps dans les questions administratives.
Il m’a fait l’honneur de m’engager pour Grand et Petit, de Botho Strauss, comme photographe.
Il m’avait préféré à Hervé Guibert dont je salue la mémoire.
La veille de la première, il m’appelle tard le soir et me dit:
-"Je dois supprimer toute ce que tu as fait car le spectacle est trop long… Et comme tu n’es pas comédien…”
J’avais réalisé toute la séquence de la séance des diapositives présentes dans le spectacle. Un travail sur plusieurs jours. Une mise en scène dans la mise en scène.
J’ai très bien accepté car travailler avec lui m’avait fait trop plaisir.
Il m’a écrit, le soir de la première:
“Merci d’être comme tu es".
J’ai toujours son bristol talisman.
Ensuite, il m’a demandé de photographier Par les villages, de Peter Handke.
Mon premier spectacle de Claude Régy fut Les gens déraisonnables sont en voie de disparition de de P. Handke, en 1978.
Claude Régy c’est l’équivalent de Hopper, au théâtre.
Science de l’espace. Solitude à couper au couteau.
Il aimait surtout les répétitions.
La représentation était de trop ! Le travail de recherche était alors fini. Place au fignolage. Il était le roi des notes d’après spectacles. Il assistait à tous les spectacles avec une concentration inouïe.
Il pouvait condamner plusieurs fauteuils de l’orchestre qu’il faisait recouvrir d’un drap blanc, s’il estimait l’angle de vision défectueux. L’accueil de ses spectacles ? Le dernier de ses soucis.
Lors des répétitions, il fumait cigare sur cigare. Marque Panther, à l’époque, si ma mémoire est bonne.
Les comédiens l’aimaient vraiment de manière forte: je pense à Muni. Ah! Muni, elle partageait son beefsteak avec moi dans sa chambre d’hôtel.
Je pourrais écrire un livre dans la soirée, sans m’arrêter, sur Claude Régy.
Je lui avais dit: “Pourquoi il n’y a rien au mur chez toi ?”
Lui: “Pour ne rien indiquer sur moi aux visiteurs !”
Sa voix, aiguë, tranchante, comme quelqu’un toujours sur le fil du rasoir.
Ses yeux qui sourient.
Sa vivacité. Ses coups de sang. Son élégance innée.
Le théâtre vient de perdre son dernier géant.
Vitez et Chéreau n’ont pas pu aller au bout de leur rêverie constructrice. Régy, oui.

25.12.19

Permalink 11:38:41, Catégories: ANTI-FOOTBALL  

L'honneur perdu de Z. Ibrahimovic, passé de Malmö à Hammarby

Parcours de Zlatan Ibrahimovic(38 ans) :

1989-1991 Suède FC Rosengård
1991-1995 FBK Balkan
1995 BK Flagg
1995-2001 Suède Malmö FF
2001-2004 Pays-Bas Ajax Amsterdam
2004-2006 Italie Juventus FC
2006-2009 Inter Milan
2009-2011 Espagne FC Barcelone
2010-2011 → Drapeau : Italie AC Milan
2011-2012 AC Milan
2012-2016 Paris Saint-Germain
2016-2018 Angleterre Manchester United
2018-2019 États-Unis Los Angeles Galaxy

Le 8 octobre 2019, une statue à son effigie est dévoilée à Malmö.
Présent, l’attaquant joue le jeu, et sourit, heureux de voir que sa ville natale le fête de manière éclatante, mais le 27 novembre 2019, il devient copropriétaire du club de Hammarby, en rachetant les parts d’AEG, ce qui entraîne la colère des supporters de Malmö qui ne supportent pas ce qu’ils considèrent comme une trahison insupportable, d’autant plus que la devise du quartier de Malmö où vivait “Ibra” a pour devise:
“On peut sortir un enfant de Rosengård, mais on ne peut pas enlever Rosengård de cet enfant".
Les supporters ne cessent plus de vandaliser la statue du héros national car ils ne comprennent pas de le voir passer à la concurrence avec un aplomb terrible qui est pourtant son comportement habituel.
Bien sûr, on savait qu’il était un mercenaire du football comme tant d’autres mais l’on pensait qu’il avait au moins la reconnaissance du ventre.
Le mégalomane a posté sur les réseaux sociaux une photo d’un lion qui fait un “doigt d’honneur".
La vulgarité en guise d’humour.
Le mercenaire est attendu à l’AC Milan. Histoire de ramasser encore des euros avec son sens de la “com".

24.12.19

Permalink 13:07:04, Catégories: LITS ET RATURES, SPECIAL MARADONA, CRUYFFEMENT  

Les n°10 mythiques (Solar), Merckx (Vespini), F1 (Barbé) et les rebelles (Ewajé-Epée)

Outre mon livre (Vintage Vélo Club/ Gründ), of course, vous pouvez aussi livre ce qui suit…

-L’Odyssée du 10, gloire et déboires du meneur de jeu, Raphaël Cosmidis, Philippe Gargov, Christophe Kuchly et Julien Momont. Solar, 487 p., 17, 90 €.

Livre indispensable pour les amateurs du beau jeu, de l’esthétisme performant, celui de Pelé, Di Stefano, Puskas, Cruyff, Platini, Maradona, Zidane… A mes yeux, il y a aussi Xavi, Iniesta et Cantona qui ont réussi à éclairer le jeu sans être des 10 à l’ancienne. Les architectes sont les rois du terrain. Les acteurs décortiquent tout et bien. Schémas à l’appui. Tous ceux qui haïssent le football feraient bien de lire ce livre. Les anti-football s’apercevraient qu’il sont en fait des imbéciles, inaptes à comprendre la grandeur d’un moyen d’expression absolument grandiose car il fait appel, à l’intelligence, au physique, à la technique et à l’improvisation de haut parage. Les Anglais l’ont bien compris depuis longtemps. La France sait inventer les grandes compétitions qu’elle a du mal à gagner surtout la C1 !

-Eddy, été 1969, Jean-Paul Vespini. Presse du Belvédère, 190 p., 18 €.

Un livre pour regarder dans le rétroviseur. L’auteur remonte le fleuve de son enfance pour visiter la galerie des souvenirs précieux. Outre la charpente familiale, l’icône Merckx domine le panorama paradisiaque des pans de vie qui ont disparu à tout jamais. On y croise aussi Anquetil, Poulidor, Van Looy, que des premiers rôles. Et que dire de Stan Ockers, le héros de Merckx. Les Italiens devraient avoir honte d’avoir disqualifié le plus grand champion cycliste de tous les temps, exclu du Giro 1969. Le staff médical du Tour d’Italie a prétendu que Merckx s’était dopé. Une blague de mauvais goût. Jean-Paul Vespini a mis de l’ordre dans sa mémoire dont il nous fait partager la malle au trésor.

-1000 Grands Prix. 70 ans de Formule 1, Stéphane Barbé. Solar, 168 p., 29,90 €

Depuis 1950, la ronde de la F1 ravive la passion des amateurs de sport mécanique, et plus particulièrement de vitesse, condamnés au surplace dans leur voiture de tourisme. La vitesse tue moins que la bêtise. Et si beaucoup de pilotes de F1 sont morts en course c’est la faute aux risques du métier. Jadis, la sécurité était au niveau 0. A chaque tour de piste, on pouvait y laisser sa vie dans les années 1950-1980. Beaucoup de paramètres ont changé entre 1950 (7 GP à disputer) et 2019 (21 GP dans le championnat mondial). L’album pour les aficionados s’enchaîne dans des séquences couleurs ou N&B : des hommes et des lieux ; les 10 plus beaux circuits du monde ; les 10 GP les plus marquants, et puis les as de la pole-position, Schumacher, Hamilton, les 10 pilotes les plus emblématiques, Fangio, Clark… Les 10 écuries les plus fameuses, tous les podiums jusqu’au 1000e, celui du 14 avril 2019. La Ronde n’est pas finie, avec Stéphane Barbé qui tient le drapeau à damiers dans notre mémoire qui s’alimente dans le présent.

-Révolte ! Les rebelles du sport, Maryse Ewajé-Epée (Hugo Image), 206 p., 29,90 €

La piqûre de rappel nous met en présence de Jack Johnson, des résistants au nazisme et d’une galaxie de réfractaires de premier plan : Wilma Rudolph, et aussi les monumentaux Ali et Socrates. Un livre initiatique.

Permalink 09:19:13, Catégories: LITS ET RATURES, LE JARDIN D'ENFANT  

Des BD chez Mémoire de l'éléphant, le Lombard (Ric Hochet), Grasset, HongFei et les Eléphants

-Le livre du trésor, Brunetto Latini, illustrations de Rébecca Dautremer, traduit du français médiéval par Gabriel Bianciotti. Grasset, 32 p., 19, 90 €. Chef d’œuvre par le texte du XIIIe siècle, et par le dessin du XXIe siècle. Un bestiaire d’animaux réels et fantastiques. De toute beauté.

-Guerriers de l’enfer, Patrick Lewis (dessins) et Gary Kelley. Traduit de l’anglais par Fenn Troller. Les éditions Mémoire de l’éléphant, 40 p., 15 €. Remarquable hommage aux soldats noirs qui ont fui le ségrégationnisme des Etats-Unis pour venir se battre pour la liberté lors de la Première Guerre mondiale. Ils portaient le fusil mais ils jouaient aussi du jazz. Grandioses !

-Les Océans, par Daniel Casanave (Dessins), Hubert Reeves et David Vandermeulen. Le Lombard, 64 p., 13, 45 €. Pour encore plus aimer et protéger la nature, sans laquelle nous mourrons sans tarder.

-Ethel et Ernest, par Raymond Briggs. Grasset, 104 p., 19, 90 €. Une love story à travers le XXe siècle et ses temps forts.

-Bulle d’été, Florian Pigé. HongFei, 48 p., 14 ,90 €. La délicatesse des crayons de couleur pour sublimer la vie.

-Au trop, au galop, contes de chevaux. Textes de Rolande Causse, Nane et Jean-Luc Vézinet. Illustrations de Barroux. Les éditions des Elephants, 74 p., 16 €. Très beaux dessins qui tiennent aussi du découpage du plus bel effet.

-Dans mon petit monde, Sandrine Bonini & Elodie Bouédec. Grasset, 32 p., 15 ,20 €. Un voyage onirique réalisé avec des dessins sur du sable teinté à l’encre noire. L’ensemble sur une table lumineuse est ensuite photographié et colorisé avec un ordinateur.

-Ric Hochet. Tombé pour la France, Van Liemt et Zidrou. Le Lombard, 57 p. Du rythme à un train d’enfer, de l’action à n’en plus finir. Des cadrages cinématographiques. Du Verneuil avec un zeste de Melville.

22.12.19

Permalink 23:43:02, Catégories: ANTI-FOOTBALL  

La honte: MU perd 2-0 à Watford, le dernier du championnat qui n'avait gagné qu'un seul match sur 17 joués !

La façon de jouer, des joueurs actuels de MU avec leurs millions plein les poches, est une insulte répétée à ceux qui ont fait MU: Matt Busby et ses joueurs morts pour défendre MU en 1958, en première ligne.

Dimanche 22 décembre 2019
Watford 2-0 Manchester United
Buts: Sarr (50e), Deeney (54e)

Watford: Foster; Mariappa, Kabasele, Cathcart, Femenía; Sarr (Success 88e), Capoue (Pereyra 77e), Doucouré (Chalobah 69e), Hughes; Deulofeu, Deeney ©

Man United: De Gea, Wan-Bissaka, Lindelof, Maguire ©, Shaw, Fred, McTominay (Mata 72e), James (Greenwood 58e), Lingard (Pogba 64e), Rashford, Martial.
Sur le banc: Romero, Young, Andreas, Matic

Classement
1 Liverpool 49 pts
2 Leicester 39
3 Manchester City 38
4 Chelsea 32
5 Sheffield United 28
6 Wolverhampton 27
7 Tottenham 26
8 Manchester United 25
9 Newcastle 25
10 Burnley 24
11 Arsenal 23

Il faudra bien mémoriser que ce groupe de MU est l’un des pires de l’Histoire du club qui était mythique jusqu’en 2013:

Man United: De Gea, Wan-Bissaka, Lindelof, Maguire ©, Shaw, Fred, McTominay (Mata 72e), James (Greenwood 58e), Lingard (Pogba 64e), Rashford, Martial.
Sur le banc: Romero, Young, Andreas, Matic

MU a perdu chez le dernier qui n’avait gagné qu’un seul match en 17 disputés avec la pire attaque du championnat: 9 buts !
Ole Gunnar Solskjær n’y arrive pas. Sous les yeux, il a les cernes du désespoir.
Maguire capitaine de MU ? Est-ce un gag ? Une très mauvaise plaisanterie, c’est certain ! Ce joueur est surcoté. Il est a un football aussi limité que son sourire.
Avec son visage cadenassé, il respire l’angoisse, la peur, la fausse force.
Sa technique est indigne de MU. Même Fellaini était meilleur que lui, niveau grinta.
Maguire en pleine forme joue plus mal que Ferdinand avec les deux jambes cassées.
Je l’observe depuis qu’il a signé à MU. Son langage corporel est très significatif: on a la sensation qu’il s’ennuie en permanence. Il n’est pas du tout sûr, ne dégage aucune sécurité. Autant garder Smalling ! Il a la fausse allure d’un dur à cuire, une sorte de Lino Ventura discount. Van Dijk voilà le joueur qu’il fallait. Le Néerlandais de Liverpool a tout ce que Maguire n’a pas: le talent, la prestance, la volonté, la vision de jeu, la force, le rayonnement permanent, en un mot la très grande classe, à la fois Beckenbauer et Rijkaard.
Ce MU est une équipe cauchemardesque.
Le dernier grand Red Devil fut Wayne Rooney. Depuis, il n’y a plus que des vedettes de série B. Des seconds couteaux qui se prennent pour Cantona.
Depuis 2013, MU a dépensé plus de 1 milliard d’euros pour acheter le néant.
Aucun joueur actuel de MU n’a le niveau pour jouer à MU.
Les morts de 1958 sont plus vivants que tous les joueurs actuels de MU.

19.12.19

Permalink 12:38:52, Catégories: FORZA ITALIA !, GRAND MONSIEUR  

Tête décisive cosmique signée par Ronaldo contre la Sampdoria

Mercredi 18 décembre 2019
Sampdoria 1-2 Juventus Turin
But pour la Sampdoria: Caprari (36e)
Buts pour la Juve: Dybala (19e), C. Ronaldo (45e)

Tête décisive du cosmique Ronaldo.
Auparavant, il lit la trajectoire de la sublime passe, anticipant tout ce qui va suivre, dans le cas où tout se passerait bien. Mieux qu’un ordinateur !
Il s’élève au-dessus de tous pour mettre une tête impensable pour le commun des mortels.
Une tête qui donne 3 points et la première place du Calcio à la Juve .
Timing parfait.
Force corporelle exceptionnelle.
Fixe sans cesse le ballon.
Parfaite position du front.
Parvient à se placer idéalement pour dirigez le ballon de manière performante.
Ronaldo est bel et bien un joueur d’exception.
Il est injuste de l’avoir privé du Ballon d’Or 2018 attribué outragement à Modric qui ne lui arrive pas à la cheville.
Si Iniesta n’a pas eu le Ballon d’or 2010 attribué à Messi, il fallait donner celui de 2018 car Ronaldo cette année-là a remporté la C1.
Quand Ibrahimovic fait un geste hallucinant, on dit: il fait une “Ibra". On a parlé jadis de “Papinade” pour JPP, mais pour Ronaldo on entend: “C’est un monstre!"; “Ce n’est pas humain…” Même là, il est contesté ! Non, il a fait : “Une Ronaldo".

Permalink 11:12:37, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR, HENDRIXEMENT  

Frank Sinatra, une mythologie américaine, Steven Jezo-Vannier (Le Mot et le reste)

Pas de piercing, aucune Clodette, pas de tatouage, mais une conviction hors mornes. Un révolutionnaire en costard. The Voice ! La grande classe: diction haut de gamme, ironie dans l’œil, gestuelle impeccable, charisme incendiaire, décontraction phénoménale, c’était Monsieur Sinatra.

Il avait un charisme indiscutable. Une présence qui crève l’écran, et une voix qui ne crève pas les tympans. Sa voix… Quelle voix ! Ils peuvent tous aller se rhabiller les crooners de seconde zone. Sa voix envoute. Autant que celle de Barry White. De surcroît, Sinatra a une légende sur fond de mafia. Cela a fait fantasmer tout le monde du cinéma et tout le public amateur de sensationnel. Lire la vie de Sinatra c’est faire un voyage au sein de la vie des noctambules, des jolies femmes, de l’alcool et de l’amitié, par exemple avec Dean Martin qui lui aussi avait un sacré brin de voix.
Qui sait que Sinatra a inventé l’album concept 33 tours autour d’un thème ? Plus personne, sauf son biographe. Sinatra c’est l’homme qui peut téléphoner au président Kennedy d’un bouge où il sirote du vieux whiskey avec Don Trucmuche qui a un gros barreau de chaises entre les dents.
A une journaliste qui lui demande un potin, il rétorque : «Barre-toi de là, tu pues ! Casse-toi et va prendre un bain… T’es qu’une pute à deux dollars !» Quand on vient lui demande des comptes sur cette parole olé olé, il en remet une couche : «Tout compte fait, je me suis trompé : elle n’était qu’une pute à un dollar». Qui le cherche, le trouve en grande forme. Un bazooka verbal en guise de riposte. Quand il est Ava Gardner, il lui demande de moins tourner, d’être plus une femme au foyer. C’est demander au soleil de ne plus briller. Deux monstres sacrés du 7e Art ensemble cela fait des étincelles. Les deux félins sont incompatibles avec la vie pépère. Il va jusqu’à mettre en scène un suicide : c’est dire s’il était allumé.
Sinatra est hors modes qu’il voit passer comme des trains dans lesquels il ne monte jamais. Il n’y a qu’un Sinatra : il le sait très bien et en joue jusqu’à la fin. Quand il entre en scène cela revient à voir une rose noire dont le parfum est mortel. Tout le livre s’articule autour de cinq chapitres : les débuts du chanteur (1915-1944), la naissance d’une star de la chanson (1944-1952), la confirmation d’une star mondiale (1952-1965), la naissance d’un mythe (1961-1971) et l’installation d’une légende (1971-1975). Soutien de Franklin D. Roosevelt, ami de John F. Kennedy et d’Humphrey Bogart, protégé de Lucky Luciano et amant de Marilyn Monroe et d’Ava Gardner. Telle fut la vie de Sinatra, un géant du show biz, du 7e art et de la scène. Rien à voir avec un produit pour vendre comme une savonnette. Des Sinatra, il n’y en qu’un par siècle, et c’était lui ! Ce n’était pas un acteur qui chante, ni l’inverse. C’était un acteur et un chanteur.

-Frank Sinatra, une mythologie américaine, Steven Jezo-Vannier. Le Mot et le reste, 525 p., 29 €

18.12.19

Permalink 23:18:59, Catégories: GRAND MONSIEUR, GOOOOL DO BRASIL !, CRUYFFEMENT  

Le onze de rêve (The Dream Team) de King Cruyff

YACHINE
KROL - BECKENBAUER - CARLOS ALBERTO
B. CHARLTON - GUARDIOLA - DI STEFANO
KEIZER - MARADONA - GARRINCHA
PELE

Quelle équipe !

Il a mis trois de ses amis: Krol, Keizer et Guardiola (son ancien joueur du Barça).
Il a retenu son meilleur ennemi: Beckenbauer ! L’Allemand était à la fois dur sur l’homme et d’une élégance inégalable.
Tous les autres sont des monuments historiques du football.

J’aimerais rajouter PUSKAS et… CRUYFF mais je ne vois pas où car Cruyff à penser à défendre au milieu avec Guardiola et Keizer !

17.12.19

Permalink 23:10:36, Catégories: LITS ET RATURES  

Histoire universelle de la connerie, sous la direction de Jean-François Marmion(Editions Sciences Humaines)

Georges Brassens. Ses chansons coulent de source. On est loin des inepties de ceux qui ont des messages à faire passer dans des chansons insipides.

Qu’il est bon d’être traité d’idiot par un imbécile, a dit Georges Courteline qui y voyait un plaisir de gourmet. Il aurait aimé tous les mots d’esprit de Michel Audiard, à commencer par : «Les cons ça osent tout, c’est même à ça qu’on les reconnait». Le livre qui propose une histoire de la connerie est compact, au format de poche. Il donne envie de réécouter la chanson de Georges Brassens : «Le temps ne fait rien à l’affaire» :
“Le temps ne fait rien à l’affaire,
Quand on est con, on est con.
Qu’on ait vingt ans, qu’on soit grand-père,
Quand on est con, on est con.”
Un texte de 1961 qui tient la route et tiendra la route jusqu’à la fin du monde.
Dans cette étude de la connerie en long, en large et même en hauteur on peut lire des textes qui nous éclairent sur le sujet. Ils sont signés par Jacques Auclair (La connerie est-elle le propre de l’homme ?), par Steven Pinker (La sélection naturelle des connards), par Florence Maruéjol (La connerie au temps des Pharaons) et Virginie Larousse (Religion du livre et connerie : et Dieu dans tout ça).
Il y a aussi Marc Ferro qui signale l’aveuglement du monde au XXe siècle. Seul contre tous, surtout les socialistes, De Gaulle veut armer la France dans les années 1930 mais personne ne l’écoute. Des morceaux d’anthologie ? Simone de Beauvoir : «En Chine, l’homme s’arrache à son immanence pour comprendre l’humains». (sic). Et Michel Foucault sur l’Iran : «Les libertés, elles seront respectées». Paroles de visionnaires qui ne voyaient pas plus loin que le bout leur nez.

-Histoire universelle de la connerie, sous la direction de Jean-François Marmion. Editions Sciences Humaines, 490 p., 18 €

16.12.19

Permalink 16:24:26, Catégories: LITS ET RATURES, ANQUETILLEMENT  

Vintage Vélo Club/ Morlino dans les plus beaux livres de L'Equipe

Vintage Vélo Club/ Morlino, préfacé par Louis Nucéra est dans la sélection des beaux livres de L’Equipe, dimanche 15 décembre 2019. Sous la plume de Vincent HUBE on peut y lire:

“Vélo Sépia
Après le football en 2017 et le rugby l’an passé, Bernard Morlino publie son Vintage Vélo Club, un très bel album nostalgie sur sa passion cycliste. Logique pour le fils du coureur amateur Marcel Morlino qui a élevé le jeune Bernard dans la culte de Gino Bartali et Fausto Coppi. Morlino fils est aussi allé dénicher une préface dans les textes de son ami, l’écrivain Louis Nucéra, décédé à vélo en 2000: “Je suis un citadin mais le vélo me permet d’apprécier la nature, la campagne. Je reste attaché à ces deux roues montées sur une équation, soit le braquet. Assurément la plus belle invention de l’homme pour aboutir à cette machine superbe dont Louis-Ferdinand Céline disait qu’elle était un concours de grâce“. (Vincent Hubé)

RAPPEL

Philippe CAMPS, Nice-Matin, 27 octobre 2019 :

-"Bernard Morlino ? Faut le suivre. C’est un passionné. L’écouter est un régal. Le lire un plaisir. Après le football et le rugby, il s’attaque au vélo. Les champions, les oubliés, le Tour, les classiques, le Ventoux, le dopage, les exploits, les défaillances : tout y passe. Plus qu’un livre, c’est un album de famille, une bible, un voyage dans le temps. Bernard Morlino est écrivain, biographe, chroniqueur littéraire, blogueur, consultant, fou, génial et Niçois. Bref, il n’a que des qualités. Grâce à lui, le passé n’est jamais vieillot. Le vélo non plus. Huit mois avant le grand départ du Tour à Nice, il serait inconscient de ne pas se procurer Vintage Vélo Club. C’est un conseil d’ami".

Christian LABORDE, La Nouvelle République des Pyrénées, 9 novembre 2019:

-"Le Père Noël a, cette année, deux mois d’avance. Serait-ce le dérèglement climatique ? Non, juste Bernard Morlino qui est en librairie. Les livres de Morlino sont toujours des cadeaux. Morlino connait la langue française, possède une mémoire d’enfant, c’est-à-dire d’éléphant. Il se souvient de tout et de tous, des vélos Helyett que chevauchait Darrigade, de la chute de Roger Rivière, en 1960, dans la descente du col du Perjuret, des mots de Raymond Mastrotto, des artistes qui, d’ Yvette Horner à Dustin Hoffman en passant par Joséphine Baker, ont fait un tour sur le Tour. De très belles histoires, de très beaux portraits, servis par une iconographie savoureuse – la photo de Rik Van Steenbergen, page 182 par exemple ! – et par une mise en page qui relève de la mise en swing. Un livre coloré donc, et animé. Animé, oui, comme un dessin animé. Et animé parce qu’il a de l’âme, ce book !”

Patrice ROMEDENNE, Télématin/ France 2, 14 novembre 2019:

-"Effet madeleine de Marcel Proust. L’album de famille du cyclisme mondial".


-Vintage Vélo Club, Bernard Morlino. Préface de Louis Nucéra. Gründ, 188 p., 24, 95 €.

Dormund-PSG et Real-City en 8e de C1 2020

Calendrier des huitièmes de finale de la Ligue des Champions 2019-2020:

Matchs Aller les 18-19-25-26 février 2020, à 21 h:

Le 18/02/20, Borussia Dortmund - PSG
Le 18/02/20, Atletico Madrid- Liverpool

Le 19/02/20, Atalanta Bergame- Valence
Le 19/02/20, Tottenham - Leipzig

Le 25/02/20, Chelsea - Bayern Munich
Le 25/02/20, Naples - FC Barcelone

Le 26/02/20, Real Madrid - Manchester City
Le 26/02/20, Lyon - Juventus Turin

Matchs Retour les 10-11-17-18 mars 2020

Paris n’aurait pas la partie facile à l’extérieur même si cette année l’équipe de Lucien Favre n’a pas le rendement régulier. Cela sera à quitte ou double, mais si Paris joue avec le cigare, le PSG souffrira même au Parc des Princes. Ce match c’est du 50-50. Attention d’ici mars, il peut se passer beaucoup d’événements, blessures comprises.

Lyon-Juve ? La bande à C. Ronaldo est favorite à 99 %, d’autant plus que Depay est out !

Il a de superbes affiches:

Atletico Madrid- Liverpool
Chelsea - Bayern Munich
Naples - FC Barcelone
Real Madrid - Manchester City

Les favoris pour le titre 2020 sont la Juve, Liverpool, le Barça et Man City qui mise tout sur la C1 car les Citizens sont déjà éliminés de la course pour remporter la Premier League.

Le Real est vieillissant mais attention au club mythique qui ne renonce jamais.

14.12.19

Permalink 16:06:56, Catégories: GRAND MONSIEUR, PAAVO NURMI & ALAIN MIMOUN  

King Peter Snell (1938-2019), l'as du 800 m et 1500 m

La victoire sur 800 m du Néo-Zélandais Peter Snell aux J.O. Rome 1960. Le 800 m et le 1500 m sont des courses mythique: il faut à la fois aller vite et s’économiser !

L’immense athlète est mort jeudi 12 décembre 2019.
Il devrait venir à Monaco le 22 novembre mais son cœur à lâché puis s’est remis à remarcher, hélas! pas longtemps.
Il voulait venir à Monaco au Gala de la Fédération Internationale d’athlétisme pour y voir tous ses confrères en exploit.
Ce sportif dans l’âme est mort après une partie de ping-pong en attendant le retour de sa femme qui était partie faire les … courses !
Sacré Peter Snell. Comme on dit à Nice, pour faire des hommes de son rang, on ne peut plus: le moule est cassé !
Il a illuminé ma jeunesse. Sur l’écran, il s’imposait dans une image noir et blanc, toute tremblotante. Comme nous aujourd’hui.
Des hommes de cette trempe ne devraient jamais mourir.
Pour moi, il court encore, et courra jusqu’à mon dernier souffle.
Lors des entraînements, il avalait 160 km par semaine !
“Courir me brûle les jambes et l’âme” disait-il.
Il ne prenait jamais le bus, et ne se servait que de ses jambes pour faire des économies !
A sa retraite sportive, il devint chercher en sciences médicales.
La planète vient de perdre l’un des plus beaux habitants.

Palmarès aux Jeux olympiques d’été:

1960 à Rome:
Médaille d’or sur 800 m

1964 à Tokyo:
Médaille d’or sur 800 m
Médaille d’or sur 1 500 m

Records du monde:
800 m : 1 min 44 s 3 le 3 février 1962
880 yards : 1 min 45 s 1 le 3 février 1962
1 000 m : 2 min 16 s 6 le 12 novembre 1964
mile : 3 min 54 s 4 le 27 janvier 1962 puis 3 min 54 s 1 en 17 novembre 1964
relais 4 × 1 mile en 16 min 23 s 8 avec Gary Philpott, Murray Halberg et Barry Magee en 1961

Nota Bene: 800 m : 1 min 44 s 3 le 3 février 1962. Ce record est toujours dans son pays natal où jamais personne n’a fait mieux depuis 57 ans !

12.12.19

Permalink 12:13:11, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR, HENDRIXEMENT  

Dans l’ombre des Beatles, Derek Taylor (Rivages)

Journaliste londonien, Derek Taylor (1932-1997) a été attaché de presse des Beatles en 1964 puis celui d’Apple de 1968 à 1970. Un témoignage indispensable pour tous les passionnés par les Beatles. Au lieu de témoignage disons plutôt la vision de quelqu’un qui les a vus de près à un moment donné, avec la part de subjectivité que cela comporte. Taylor était donc aux premières loges du plus grand groupe de pop-rock du monde. Apple étant la maison de productions des Beatles, à l’époque on était de Steve Jobs. Quand il ne s’occupait pas des Beatles, Taylor travaillait aux Etats-Unis pour les Byrds, les Beachs Boys et les Doors. Quel tableau de chasse ! Le livre a un point culminant sous forme d’apothéose : le chant du cygne des Beatles. Taylor a tout de suite vu qu’il était auprès d’un groupe mythique, comme s’il était en face de quatre Mozart du XXe siècle.
Il avait dix ans de plus qu’eux. Pour joindre les Scarabées, il fallait passer par lui. Taylor leur disait ce qu’il fallait faire ou pas. Il fut à l’origine de la construction médiatique des quatre gars de Liverpool qui sont devenus iconiques dès le début de leur renommée internationale. Quand il croisait des personnes réticentes à la Beatlesmania, il rétorquait : «Je crois que les adultes sont des imbéciles !» Il écrit : «Les quatre Beatles sont des antéchrists complets». Quand ils atterrissent sur le tarmac d’un aéroport, «c’est comme si débarquait De Gaulle, ou mieux, le Messie !» Il précise que les Beatles ont toujours chanté l’amour, la paix et la liberté.
Les Beatles ont chanté, hier à la fin années 1960, mais ils parlent encore de d’amour et de liberté en 2020. Au terme de l’année 1964, Derek quitte les Beatles, lessivé par la tourmente médiatique. Aux Etats-Unis, il se défonce au LSD.
Il retrouve les Beatles en 1968, à Londres. Il était resté attaché aux musiciens qu’il trouvait «bruts de fonderie (…) ne respectant rien». Pourquoi des êtres si vulgaires ont-ils pu conquérir le monde, se demande-t-il ? Vulgaires ? C’est plutôt celui qui le dit qui l’est ! Dans son livre examen de conscience il parle plus que lui que d’eux. Il voit cependant John Lennon comme un artiste plein de grâce, sans être un grand sentimental. Paul McCartney n’est pas non un grand romantique, selon Taylor. George Harrison et Ringo Star, eux, sont plus sensibles aux élans du cœur d’autrui. Derek confie que les Beatles ont donné de grosses sommes à des causes humanitaires sans jamais le dire. Il confie que les Beatles sont durs dans les affaires, pour ne plus être utilisés par des escrocs. « Je les ai rejoints, parce que j’en avais envie », explique Taylor qui précise dans la foulée : et je les ai quittés aussi parce que j’en avais envie». Il insiste : «Après je me suis occupé de Georges Harrison parce que j’en avais aussi ». Pour toujours, Taylor restera l’attachée de presse des Beatles, sublime titre de gloire. Il écrit que John Lennon était inspiré par la Paix et par Yoko, sa femme ; Paul McCartney et Ringo Star, par la douceur d’un foyer, et George par Krishna. En peu de temps, les Beatles ont marqué le temps et les esprits. Et ce n’est pas fini. Ne sera jamais fini.

-Dans l’ombre des Beatles, Derek Taylor. Préface de Jon Savage. Traduit de l’anglais (USA) par François Landon. Rivages, 229 p., 20, 50 €

Nota Bene : on peut lire aussi Rock, de Philippe Manœuvre. Harper Collins France, 288 p., 19 €. On y rencontre Iggy Pop, le mouvement Punk, Métal Hurlant, Sheila-Claude François- Johnny en 1963, Gainsbourg, Fun House des Stooges et un cahier photos pionnier des selfies.

Paul McCartney est annoncé à Paris La Défense Arena, le 26 mai 2020. Points de vente habituels pour les billets. Et aussi:
https://billetterie.parisladefense-arena.com/meeting/6695/paul-mccartney/paris-la-defense-arena?tkn=16-7I0w0b1A5y36016m0Q4M5A2G5/6e0h3kGoGVIk/Mfoo=&token=AV0DCNg5yxmFd3CNhFIglSC7L8_VS7U4-pNlhCmqrZA

09.12.19

Permalink 17:47:52, Catégories: LITS ET RATURES  

Les bons d’entrée (Lorrain, Huysmans, Coulombe, G & W Grossmith, Janet, Held, Austen, Eclimont, Longreich et F. Gros ) et les bons de sortie !

A la manière de René Magritte.

Les bons d’entrée:

-Le crime des riches, Jean Lorrain. Préface par Monsieur Duchemin. Editions Le Chat Rouge, 320 p., 22 €. Celui qui se réjouissait d’être odieux avait une sacrée plume. La preuve !

-Le Drageoir aux épices, suivi de Croquis parisiens. Joris-Karl Huysmans. Poèsie/Gallimard. Edition de Jean-Pierre Bertrand. Le Parisien voyait sa ville natale avec le troisième œil. Mieux qu’une caméra, il voit l’invisible.

-Le plaisir des images, Maxime Coulombe. PUF, 185 p., 19 €. Enfant on gagnait des images si on était sage. Ensuite, on s’est confronté aux tableaux, photos, TV, Pubs… Gigantesque robinet d’images qui nous embue le regard.

-Journal d’un homme sans importance, George et Weedon Grossmith. Traduit de l’anglais et préfacé par Gérard Joulié. Les éditions Noir sur Blanc, 226 p., 20 €. Le train-train d’un employé modèle. Un humour angoissant !

-La haine et l’amour, Pierre Janet. Edition de Miron Epstein. Préface de Céline Surprenant. Rivages/ Poches, 157 p., 8 €. Philippe Soupault m’a dit que Janet était le vrai inventeur de l’écriture automatique, auprès des malades mentaux.

-La mort du fer, Serge Simon Held. Préface de Juan Asencio. L’arbre vengeur, 420 p., 18 €. Superbe écrin pour un très grand roman d’anticipation de 1931, sans ride, sur un monde privé de fer. L’unique livre d’un écrivain sans marionnette.

-Amour et amitié, Jane Austen. Traduit de l’anglais, présenté et annoté par Pierre Goubert. Folio, 86 p, 2 €. Ecrit à 15 ans, à la fin du XVIIIe siècle, ce texte respire la maturité.

-C’était l’âge d’or de la chanson française 1945-1980, Christian-Louis Eclimont. L’Archipel, 150 p., 24,95 €. Une épatante machine à remonter le temps, de Trenet à Sanson et Dalida.

-La conférence de Wannesee, Peter Longerih. Traduit de l’allemand par Raymond Clarinard. Editions Héloïse d’Ormesson, 233 p., 20 €. Le rendez-vous des assassins qui programment les camps de la mort.

-Désobéir, Frédéric Gros. Flammarion, 265 p., 8 €. Les bons citoyens transgressent les mauvaises. Ils ne courent pas les rues.

Les bons de sortie:

-De l’urgent, du presque rien et du rien du tout, Olivier de Kersauson. Cherche Midi, 191 p., 18 ,50 €. Meilleur à l’oral qu’à l’écrit. N’est pas Jean Yanne qui veut.

-La voie de l’Archer, Paulo Coelho. Traduction du portugais par Elodie Dupau. Flammarion, 152 p., 15 €. Le nom de l’auteur est écrit en plus gros que le titre du livre. C’est signé !

-La consolation de l’ange, Frédéric Lenoir. Albin Michel, 208 p., 17,90 €. Banal remake d’Harold et Maud.

-Pour un instant d’éternité, Gilles Legardinier. Avec la collaboration de Chloé Legardinier. Flammarion, 576 p., 21,90 €. Lisez plutôt Bove, Calet et Guérin pour ne pas gaspiller votre argent.

-Parce que c’était lui. Parce que c’était moi, Marie-Laure Delorme. Grasset, 208 p., 19 €. Peine perdu, l’amitié en politique n’existe pas.

-Zidane, Frédéric Hermel. Flammarion, 288 p., 19, 90 €. Par l’auteur qui a dit juste après le départ de CR7 à la Juventus Turin : «La page Ronaldo est déjà tournée».

-Entre nous, Michel Platini. Avec Jérôme Jessel. L’Observatoire, 234 p., 18 €. R.A.S. L’ex immense joueur n’a jamais vraiment réussit sa reconversion. A-t-on vu Mozart directeur de la musique européenne ?

08.12.19

Permalink 17:48:00, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR  

Le discours du prix Nobel Peter Handke

Il commence par une citation fulgurante de Par les villages, sa pièce de théâtre qui remonte à 1981.
Trente-huit ans après, sa géopoétique n’a pas changé: un vrai vivant regarde autour de lui. Regard périphérique.
Des mots qui pourraient appartenir à un contexte presque sportif.
Ensuite, il a rendu hommage à sa mère.
Celle qui a tout permis, par le fait de mettre au monde un écrivain.
Toute la sensibilité de Peter Handke est sur l’écran.
L’humilité face à la littérature qu’il aime tant.
Pas de chiqué. Pas de panoplie.
Fait frappant. A la fin, il embrasse l’homme d’apparat qui lui donne un bouquet de fleurs.
Peter Handke embrasse rarement quelqu’un, d’autant plus quand il ne le connait pas.
Bien sû, il est capable d’embrasser un ou une inconnue qu’il ne verra plus jamais.
En Suède, ses bises sur les deux joues veulent dire: merci de me décerner le prix Nobel qui prouve que je ne me suis pas trompé d’épouser le destin d’un raconteur d’histoires, au sens le plus créatif du monde. Des histoires plus vraies que nature.

04.12.19

Le plus grand joueur du Monde c'est Pelé !

Messi n’est pas le meilleur joueur de tous les temps. Il ne faudrait pas oublier le passé. Messi et Ronaldo règnent sur leur époque et l’on verra au moment de leur retraite respective où ils se situent dans la renommée mondiale d’après Dame postérité.

Le top 5 sera difficile à atteindre, voire impossible. Pelé et Maradona sont indélogeables aux deux premières places. Mon classement comprend trois sud-américains dont deux argentins de naissance. Plus deux européens. Aucun Français ou Italien. Ni Allemand, Anglais ou Espagnol.

1er Pelé
A 17 ans, il réalise un triplé en 1/2 et un doublé en finale de Coupe du Monde 1958. Il est un acteur principal du premier succès mondial du Brésil, lavant l’affront de la défaite du Brésil au Maracana en finale de la Coupe du Monde 1950, au Maracana. Bon des deux pieds et de la tête. Buteur et meneur de jeu, il avait tout. Magnifique à voir jouer, respirant l’intelligence du jeu. C’est Pelé qui a rendu aussi important le football dans le monde entier. L’équivalent de Louis Armstrong dans le Jazz.

2e Maradona
Génial joueur aussi fort que Pelé mais il ne le dépasse pas. Maradona a porté l’Argentine sur ses épaules pour faire gagner son pays en 1986 mais le premier titre mondial fut conquis en 1978, sans lui. En 1990, il a été volé en finale de la Coupe du Monde face à l’Allemagne qui a bénéficié d’un penalty inexistant. En 1994, il revenait en grande forme mais la FIFA l’a éliminé pour une affaire de dopage totalement grotesque.

3e Di Stefano
Le stratège argentin est à l’origine de l’hégémonie du Real Madrid qu’il a mondialement rendu célèbre. Excellent technicien, passeur et buteur, c’était en plus le patron sur le terrain et dans le vestiaire. Tout passait par lui. Ainsi, il a préféré garder avec lui Puskas, tout en se séparant de Raymond Kopa qui gardait trop le ballon selon Di Stephano.

4e Puskas
Immense joueur qui a rendu historique le football en Hongrie. Il a été volé en finale 1954 où l’Allemagne a gagné contre le cours du jeu. Il ne fallait pas qu’un pays communiste gagne la Coupe du Monde. Le Major Galopant était un joueur et un homme d’exception. A Madrid, il accueillait les réfugiés politiques qui fuyait le communisme, comme lui auparavant.

5e Cruyff
A la fois grand joueur et grand entraîneur, il a révolutionné le football avec le Football-Total qu’il a imposé dans son pays natal (Pays-Bas) et dans son pays d’adoption, la Catalogne (Barcelone). Eblouissant technicien, il reste l’un des plus grands penseurs du football: une intelligence animée par la malice et la sensibilité hors normes. Jouer parfois avec trop de facilité et devenait donc suffisant par péché d’orgueil comme en finale de la Coupe du Monde, bêtement perdue contre l’Allemagne en Allemagne. Le réalisme de la RFA a fini par vaincre les artistes bataves.

02.12.19

Permalink 22:59:34, Catégories: BARCA ES MES QUE UN CLUB, GRAND MONSIEUR  

Messi reçoit un 6e Ballon d"or !

Classement du Ballon d’Or France Football 2019 :

1 - Lionel Messi
2 - Virgil Van Dijk
3 - Cristiano Ronaldo
4 - Sadio Mané
5 - Mohamed Salah
6 - Kilyan Mbappé
7 - Alisson Becker
8 - Robert Lewandowski
9 - Bernardo Silva
10 - Riyad Mahrez
11 - Frankie De Jong
12 - Raheem Sterling
13 - Eden Hazard
14 - Kevin de Bruyne
15 - Matthijs De Ligt
16 - Agüero
17 - Firmino
18 - Antoine Griezmann
19 - Alexander Arnold
20 - Aubameyang
20 - Tadic
22 - Son
23 - Lloris
24 - Koulibaly
24 - Ter Stegen
26 - Benzema

Messi est sacré pour la 6e fois…
Pourquoi ? C’est l’un des plus grands joueurs de tous les temps. Il a reçu le trophée avec humilité et simplicité.
L’Argentin a dit que le premier trophée, il était venu le chercher avec son frère. Et le 6e avec sa femme et leur trois enfants.
Magnifique explication pour parler du temps qui passe. On a même senti, une légère nostalgie à propos de l’époque avec son frère. Cependant, il faut avancer dans la vie comme sur le terrain, transmission oblige.
Il a souhaité jouer le plus tard possible.
Il n’y a pas d’autres plus beau souhait. Il n’a pas cessé de remercier le Barça et le collectif.
Sa fidélité est remerciée.
Virgil Van Dijk est deuxième: il a pourtant gagné la C1. Eh! oui, on a récompensé le vainqueur de la Liga et pas celui de la C1. Tout simplement parce qu’un attaquant plait plus qu’un défenseur.
Ronaldo n’a pas fait le déplacement à Paris. Une 3e place ce n’est rien pour lui.
Il n’a gagné que la Seria A 2018 avec la Juve… On doit lui reprocher ses changements de club au lieu de la féliciter d’avoir réussi à Man United, au Real Madrid et à la Juventus Turin quand Messi lui fait du surplace.
L’an passé, CR7 avait gagné la C1 mais on a donné le Ballon d’or à Modric, son partenaire. Le Ballon d’or 2018 aurait dû être attribué à CR7.
CR7 est moins aimé par la presse que Messi.
L’an prochain, on retrouvera encore aux premières places Messi et Ronaldo. Dans quel ordre ?
Dans le classement Mbappé est le meilleur français. Amusant !
C’est Benzema le meilleur joueur français en activité. Et de loin !
Messi n’a pas volé le Ballon d’or 2019 mais Ronaldo aurait pu l’avoir aussi.
Les deux artistes n’ont pas encore dit leur dernier mot.
Modric lui a disparu de la circulation. On ne l’a vu que pour remettre le trophée à Messi.

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