Lautrec, de Matthieu Mégevand (Flammarion) & Lautrec et Valadon par Yonnick Flot (La Bisquine)

12.10.19

Permalink 09:54:39, Catégories: LITS ET RATURES, VAN GOGH FOR EVER  

Lautrec, de Matthieu Mégevand (Flammarion) & Lautrec et Valadon par Yonnick Flot (La Bisquine)

Frappé par une maladie qui l’empêcha de grandir, Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901) semble avoir été précisément touché par cette maladie comme pour manifester un refus de devenir adulte. L’enfance fut si belle qu’il voulait ne jamais la quitter. Enfant, on dessine, et après stop au travail ! Lui, non, il a dessiné encore et encore. C’est l’une des plus grandes figures de Montmartre. Dans la prose du biographe, il est appelé : «nain, gnome, nabot »… Cela fait mal. On imagine la vie qu’il a eue. A Paris, il fréquente le monde du spectacle, de la nuit, les bordels. Il finit avec la syphilis à 36 ans. Quelle fin sinistre ! Lautrec aimait peindre des gens. La nature morte lui était indifférente. Il avait l’art de restituer l’essentiel avec peu de traits quand il faisait ses célèbres affiches du Moulin Rouge. Le maestro buvait comme quinze ! Il a cramé sa vie. Une existence consacrée à la peinture, sa raison de vivre. Lire la vie de Toulouse c’est passer du temps avec un ami. Un ami de talent, de grand talent. Beaucoup de peintres de premier plan ont puisé dans ses tableaux leurs œuvres à venir.
Autre passionnant livre sur Lautrec: celui consacré à sa liaison avec Suzanne Valadon, au cœur de Montmartre, le paradis sur terre pour les artistes, ce petit arpent du Bon Dieu, comme disait Pierre Mac Orlan. les deux peintres sont d’apparence opposée: l’homme de petite taille, dit la “cafetière", avec la belle femme. Leur union faisait jaser. Toute l’époque montmartroise avec ses heures glorieuses est présente dans l’ouvrage qui nous transpose sur la butte sans touriste ! Il n’était pas facile d’être artistes pour les femmes, quand on voit tous les préjugés qui les confinaient dans le rôle de la femme à la maison, bonne qu’à laver le linge et à faire des enfants. On a vu comment a fini Camille Claudel !

-Lautrec, Matthieu Mégevand. Flammarion, 190 p ;, 17 €.

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