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03.10.19

Permalink 15:06:01, Catégories: LITS ET RATURES, HENDRIXEMENT  

Jazz Rock. Esprits libres et fusion des genres, de Marc Alvarado (Le mot et le reste)

Superbe livre ! Toute la musique que j’aime… loin des débilités qu’on entend depuis le RAP bassement commercial. Le RAP à 90 % c’est nullissime. Textes pauvres, bruit au lieu de musique. On n’a jamais vu Hendrix entouré de thons siliconés. Le RAP à 90 % c’est nullissime. Textes pauvres, bruit au lieu de musique. De l’après-guerre à la fin des années soixante-dix, on a eu droit à de vrais artistes. Ce n’était pas toujours mieux avant mais dans ce cas oui.
Marc Alvarado, né en 1961, dresse le panorama des meilleurs musiciens des décennies 1960 et 1970. Il montre bien les influences dans leurs mouvements de flux et reflux. A la fin des années 1960, le jazz et la soul musique s’essoufflaient alors que le rock régnait. Miles Davis a très bien pris le virage de la musique électrique tandis que Hendrix tendait vers le jazz, à sa manière, son unique manière avec un son inimitable et qui vrille le cœur. La mort du guitariste nous a privés de disques d’anthologie. On assista à la naissance artistique de Chick Corea et John McLaughlin. Le funk pointa le but de son talent avec H. Hancock et Earth, wind and fire. Vers 1966, le mouvement hippie déferla sur le monde comme une tornade de liberté. Les jeunes s’illusionnaient avec ou sans H dans l’espoir de fuir le système établi par les parents.
A partir des années 1965, les Beatles ont lancé la mode de la marijuana sans trop sans rendre compte. Eux-mêmes imitaient Bob Dylan. Les patrons de presse sortaient des journaux (Rock and Folk, Rolling Stone…) car les jeunes n’avaient rien à se mettre sous la dent à part Salut les Copains. 1967 devint historique avec la sortie de Sergent Pepper’s lonely hearts club band.
Une fois lancée, la révolte déstabilisait les radios. A la fin des années 1960, le jazz fut détrôné par le rock, chez les Blancs, et par le rhythm’n’blues chez les Noirs. La basse électrique se fit entendre. Malcolm X glorifia le Noir et refusa la domination blanche. La tamla Motown faisait la pluie et le beau temps. On entendait aussi des influences brésiliennes avec Stan Getz et Joa & Astrud Gilberto. Il y avait aussi Chico Buarque, Jorge Ben et Gilberto Gil. Le jazz rock se fit une place au soleil. Woodstock devint le concert du siècle avec 500 000 personnes présentes. Sly and the familly stone donnait le rythme. On était heureux. Surtout jeunes. Certains le sont restés. D’autres sont morts. Le plus grand nombre survit et transmet.

-Jazz Rock. Esprits libres et fusion des genres, Marc Alvarado. Le mot et le reste, 325 p. , 23 €.

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