Archives pour: Août 2019, 23

23.08.19

Permalink 18:05:07, Catégories: LITS ET RATURES, LE JARDIN D'ENFANT  

Un bouquet de BD: Lomig, Boucq, Jolivot,Linhart & Thouron, Hamâté & Quod, de Radiguès, C. Meurisse et Santini & Gatignol.

Jacques Tati, profession génie.

*Deux sœurs sont projetées dans un monde en perdition ravagé par les dégâts de la soi-disant modernité. Au-délà des tabous, une BD pour adultes.
-Dans la forêt, Lomig, d’après le roman de Jean Hegland. Sarbacane, 156 p., 24,50 €

*Un matin dans la salle de bains, Jérôme Moucherot découvre qu’il n’a plus de bouche ni de nez. Le héros de François Boucq traverse le miroir pour voir le fameux autre côté, comme le fit jadis Max Linder. La morale est très Pierre Dac : je viens de chez moi et j’y retourne. Une BD mystérieuse, amusante et introspective. On tourne les pages et on revient aussitôt en arrière pour revoir ce que l’on vient de voi.. Une sorte de William Blake du XXIe siècle. Plus un zeste de Magritte.
-Les aventures de Jérôme Moucherot. Une quête intérieure tout en extérieur. Histoire de ne pas salir chez soi, par François Boucq, scénario et dessin. Le Lombard, 176 p., 20, 50 €

*Grande balade dans l’Europe du Nord pour montrer la diversité des paysages que la pollution ne doit pas menacer. Pour atteindre celle grandeur multiculturelle, il a fallu des siècles.
-Baltique à pied d’île en île, Nicolas Jolivot. HongFei, 80 p., 23 €

*David Merveille qui porte bien son nom poursuit son hommage à Jacques Tati avec une nouvelle livraison de toute beauté comme les précédentes. Son nouvel album est une œuvre à voir plus qu’à lire. Un as du découpage et de l’ombre chinoise.
-Hulot domino, David Merveille. Rouergue, 40 p., 17 €

*L’album saute aux yeux comme si chaque dessin était monté sur piles. Cette réflexion sur le travail qui tue au lieu de libérer est mieux qu’un essai indigeste.
-Le burn out, Danièle Linhart et Zoé Thouron. Le Lombard, 72 p. , 10 €

*La moralité du livre pourrait être du Brassens avec sa fameuse phrase sur les gens qui n’aiment pas ceux qui choisissent un autre chemin que le leur. Amadou Hampâté Bâ ((1900-1991) a passé sa vie à noter la culture orale pour ne pas qu’elle s’évanouisse définitivement.
-Soly ou la leçon d’humilité, texte d’Amadou Hampâté Bâ et illustrations de Sara Quod. Les éditions des éléphants, 40 p., 15 €

*La fameuse ligne claire belge initiée par maître Hergé est bien présente dans le trait de Max de Radiguès. Ses deux héros évoluent dans une nouvelle aventure qui nous maintient dans l’enfance sacrée. Bâtiments précaires mais solides fondations spirituelles.
-Stig & Tilde, le club des losers, Max de Radiguès. Sarbacane, 64 p., 13,50 €

*Une occasion de partager les rêveries d’une solide caricaturiste qui sait taper dans le mille dès qu’elle met en scène un grand nom de la culture qui grâce à elle devient perceptible.
-Le Pont des Arts, Catherine Meurisse. Sarbacane, 112 p., 19, 90 €

*Etre diplômé ? Cela veut qu’on est devenu stupide. Marié ? Que l’on ment. Misérable ? Qu’on a fait fortune. Le mieux pour rater sa vie ? Devenir un grand patron multimilliardaire.
-Comment j’ai raté ma vie, Bertrand Santini, Bertrand Gatignol. Grasset/Jeunesse, 43 p., 12, 50 €.

Permalink 15:58:07, Catégories: ANTI-FOOTBALL, LA REVUE DE STRESS  

Les Cahiers du cinéma, n°3: vieilles images Panini, Guivarc'h, Maradona et un porteur de valise...

Actuellement, il n’y a que deux grands joueurs en activité: Messi et C. Ronaldo. Et dans l’Histoire du football, il y a deux as incontestables: Pelé et Maradona, la rockstar du football.

Bonne livraison de ce qui s’apparente aux Cahiers du Cinéma quoique So Foot soit leader dans le secteur traitement décalé du football loin des marronniers habituels. En fin de volume, on trouve des pages d’album Panini en fac-similé du plus bel effet rétro : le Brésil 1970, la France de Platini, le PSG entraîné par Fontaine, l’O.L. avec Di Nallo et Chiesa, plus l’O.M. de Skoblar et Magnusson. La nostalgie est toujours ce qu’elle est : une machine à remonter le temps. Voilà pour le visuel.
Pour la forme, il y a encore des photos de football féminin du début du XXe siècle, comme quoi RAS dans le monde du ballon rond, hormis la sur médiatisation. On a droit à l’interview d’un grand délaissé : Stéphane Guivarc’h. Sa vie a basculé en finale de la Coupe du Monde 1998. S’il avait marqué contre le Brésil, et surtout ouvert le score, il serait héros à la place de Zidane. Hélas ! pour lui cela ne se passa pas comme ça, et il est devenu une sorte de paria. Il n’est pas starifié consultant, on le traite de vendeur de piscine. Rudesse du Paf. A l’inverse d’un porteur de valises qui vit sans cesse sur le prestige du titre mondial 1998 alors que les maîtres d’œuvre furent Barthez, Desailly, Blanc, Thuram, Petit, Deschamps, Djorkaeff et Zidane. Avec mention spéciale à Henry, Trezeguet et Pires. Tous les autres joueurs n’ont pas été extraordinaires. Eux ou d’autres c’était la même chose. La présence d’un historique porteur de valises dans l’album ne s’imposait pas. Cela ne fait pas du bien à la publication qui devient tout à coup Télé 7 jours. Malgré tous ses efforts pour se construire l’image d’un as du ballon rond, la postérité a donné son verdict : porteur de valises et cireur de banc à l’étranger.

-Les cahiers du football, numéro 3, 170 p., 18 €.

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