Peter Fonda (1940-2019) & Dennis Hopper (1936-2010) nos héros d'Easy Rider (1969)

17.08.19

Peter Fonda (1940-2019) & Dennis Hopper (1936-2010) nos héros d'Easy Rider (1969)

La scène finale d’Easy Rider (1969)

Toute une époque, celle des années 1960-1970.
Dans Easy Rider, on voit des copains prendre la vie du bon côté, se marrer, avoir besoin de se libérer des idées préconçues.
Nous sommes chez les héritiers des Dadaïstes, Surréalistes et de la Beat Generation.
Une époque carrefour, pleine d’espoir avec les hippies, les beatniks, le peace and love.
Le film avec son cortège de joints - et le reste- prône une liberté qui n’est pas du goût des conservateurs qui sont sous le jour le plus atroce, à savoir des tarés.
Quand j’ai vu le film qui finit de manière atroce, j’ai vite compris que pour vivre heureux, vivons cachés. La leçon du film remonte à très loin. Brassens chantait déjà en 1952 que “les brav’s gens n’aiment pas que l’on suive une autre route qu’eux“.
Le film contient toute l’époque qui marque la fin des Beatles. Une date d’une tristesse infinie.
Easy Rider est sorti en France, le 8 mai 1969, au Festival de Cannes.
Ensuite aux Etats-Unis, le 14 juillet 1969.
Les dates sont très importantes:

-Le 9 août 1969, la bande de Manson, un ramassis de ratés - anagramme de tarés- a accompli l’innommable dans la maison de Sharon Tate et Roman Polanski.
-Du 15 au 18 août 1969 a eu lieu le Festival de Woodstock mais après le 9 août, la fête était déjà finie.

Donc la belle époque fut très courte: trois mois ! Bien sûr, je ne parle pas des autres événements de l’actualité politique.
Easy Rider fut notre pamphlet pour dire: “Laissez-nous vivre comme l’on veut". La réponse criminelle a été orchestrée en plus par un abruti qui se prenait pour un Dylan inconnu.
Peter Fonda, Dennis Hopper et Jack Nicholson sont des héros qui renvoient aussi à l’amitié prônée dans les films de John Cassavetes.
Peter Fonda et Dennis Hopper ont coécrit le scénario avec un autre ami (Terry Southern).
Dennis Hopper fut le metteur en scène (Prix de la 1ere meilleur œuvre, au Festival de Cannes 1969). Peter Fonda, le producteur.
Je me revois dans un avion, au milieu des années 1970. Un vol Paris-Nice.
Dès mon arrivée à Orly, j’ai vu Dennis Hopper avec Henri Langlois, le créateur de la Cinémathèque. Je ne les quittais pas des yeux.
Au cours du voyage, j’étais à quelques rangées d’eux.
Moi, à gauche de l’allée. Eux, à droite.
Henri Langlois, en raison de sa forte corpulence, occupé deux fauteuils, avec les accoudoirs centraux baissés.
Dennis Hopper était sur le fauteuil juste derrière l’homme en veste noir.
Pendant tout le voyage, sauf au décollage et à l’atterrissage, Dennis Hopper resta collé au fauteuil de Langlois pour lui parler au-dessus de l’épaule.
Ils riaient souvent.
Dennis Hopper, tout en Lewis, chapeau de cuir avec une plume, était en totale admiration devant celui qui a sauvé tant de chefs d’œuvre de l’oubli.
Inoubliable. Je ne leur ai bien sûr pas dit un mot. Cela n’aurait servi à rien.

[Post dédié au cycliste italien Felice Gimondi (1942-2019]

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