Archives pour: Janvier 2019, 23

23.01.19

Permalien 06:06:41, Catégories: SPECIAL MARADONA, CERDANEMENT  

1949-2019: les 70 ans de la mort de Marcel Cerdan

Emiliano Sala a perdu la vie dans un accident d’avion. La liste est longue, hélas ! Le chanteur Otis Redding et le pilote Graham Hill sont eux aussi morts dans un crash d’avion privé, en 1967 et 1975. Et comment ne pas penser aux joueurs du Torino et de Manchester United.

Marcel Cerdan, né le 22 juillet 1916 à Sidi Bel Abbès, est mort le 28 octobre 1949.
Lui a servi la boxe. D’autres s’en servent. La boxe ce n’est pas la bagarre contre les forces de l’ordre.
Tout comme le tennis ce n’est pas les sous-fifres du tennis qui se laissent corrompre pour une poignée de figues. Le tennis… Quand ses fausses stars se planquent en Suisse, les vrais losers parviennent à vendre leurs défaites.
Par un atroce destin commun avec Cerdan- et ses compagnons de voyage- Emiliano Sala est introuvable depuis qu’il a pris un avion privé pour rejoindre Cardiff, le 21 janvier 2019. Le coucou était un Piper Malibu, PA-46. L’ex Nantais n’était pas rassuré au moment du décollage, vu ce qu’il a confié à ses amis, par téléphone. Il a même confié sa “peur".
Le jeune attaquant argentin rêvait de jouer en Premier League, même dans un club mal classé pour y débuter. Il avait quitté Nantes pour ça.
Ce joueur de 28 ans sous médiatisé- qui franchit en France toutes les étapes du haut niveau- devient célèbre le jour de sa disparition.
Il dégageait la fameuse grinta argentine.
Un franc sourire.
Beau regard.

[Post dédié à Dennis Bergkamp]

Permalien 06:05:39, Catégories: LITS ET RATURES  

Tout Brautigan chez Christian Bourgois éditeur

Né en 1935, le poète est un membre de la Beat Generation seconde vague.
Un beatnik hors du temps.
Le tempo de la vie des autres ne lui convenait pas.
Richard Brautigan a décidé volontairement de quitter la planète dont la température ne lui plaisait pas. Sa sensibilité ne s’accordait pas à la bêtise du genre humain au point de ne plus pouvoir vivre. Il n’avait plus la faculté d’adaptation.
A force de peser le pour et le contre, on se retrouve avec deux lourdes valises qui nous clouent sur place. Ne plus voir que le négatif est le pire des systèmes.
Il se réfugiait dans la littérature qui soulignait encore davantage sa solitude. Ecrire seul pour finir devant des lecteurs qu’il ne comprenait pas toujours. Ne parlons pas des critiques spécialistes du renvoi d’ascenseur qu’il ne pratiquait pas.
On doit écrire pour vivre et non le contraire. Ecrire c’est comme une loupe.
Celle de Richard Brautigan avait la lentille de l’humour noir.

- Un privé à Babylone, traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Marc Chénitier. Christian Bourgois éditeur, 233 p., 8 €. Un détective vit tout par rêves interposés. La poésie à haute dose. Le romancier-nouvelliste-poète dépassait la dose prescrite. D’une chaussure perdue sur la chaussée, il en tire tout un roman.

-La vengeance de la pelouse, traduit de l’anglais par Marie-Christine Agosto. Richard Brautigan. Christian Bourgois éditeur, 210 p., 8 €
Une bonne soixantaine de textes genre polaroïds littéraires qui remontent aux années 1962-1970. Un retour sur l’enfance avec des anti-héros losers programmés. Humour grinçant.

-Un monstre des Hawkline, traduit de l’anglais par Michel Doury et Lorraine de la Valdène. Christian Bourgois éditeur, 208 p., 7 €. Un western tendance gothique avec deux jumelles qui veulent savoir qui a dézingué leur paternel. Le monstre est en fait un ectoplasme de derrière les fagots.

-Tokyo-Montana Express, traduit de l’anglais par Robert Pépin. Christian Bourgois éditeur, 320 p., 9 €. Un aller-retour incessant entre le Japon et les States sur fond d’ironie constante. La poèsie du no-futur. Paul Léautaud qui joue à David Crockett.

-Willard et ses trophées de bowling, traduit de l’anglais par Robert Pépin. Christian Bourgois éditeur, 176 p., 8 €. Trois histoires made in Brautigan, la noirceur des ratées. Bien plus drôles que les bourgeois dont on dit qu’ils occupent le haut du panier. Une langue véridique.

-Mémoires sauvés du vent, traduit de l’anglais par Marc Chénitier. Christian Bourgois éditeur, 168 p., 8 €. Il collait son oreille au passé comme si c’était le mur d’une maison qui n’existait plus.

-Un général sudiste de Big Sur, traduit de l’anglais par Marc Chénitier. Christian Bourgois éditeur, 188 p., 8 €. Deux amis dans un univers de frappadingues. Du rigolo tragique.

-Retombées de sombrero, traduit de l’anglais par Robert Pépin. Christian Bourgois éditeur, 188 p.,8 €. La vie de la corbeille à papier d’un écrivain. Y a rien à jeter !

-La pêche à la truite en Amérique/ Sucre de pastèque, traduit de l’anglais par Marc Chénitier. Christian Bourgois éditeur, 370 p., 10 €. Deux récits désenchantés par un crooner de la mélancolie viscérale qui condamne au surplace même dans un road-movie.

-Cahier d’un retour de Troie, traduit par Marc Chénitier. Christian Bourgois éditeur, 153 p., 8 €. Le dernier livre du poète avec plein de réflexions sur le temps qui reste à vivre. Ambiante glaciale comme le tombeau à venir. Il a devancé l’appel.

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