Archives pour: Juin 2018

29.06.18

Permalien 08:42:43, Catégories: SPECIAL MARADONA, GRAND MONSIEUR, GOOOOL DO BRASIL !  

Le festin des 8es de la Coupe du Monde 2018

60 ans après avoir remporté sa 1ere Coupe du Monde, en Suède, le Brésil est en passe de reconquérir le trophée sur le sol européen. Les Brésiliens sont les seuls sud-américains vainqueurs en Europe.

Le tableau des 8es de la Coupe du Monde 2018

France-Argentine, samedi 30 juin à 16 h

On va savoir qui est qui.
L’importance se situe au niveau de l’impact. La France a-t-elle des impact-players ?
Les fers de lance à ce niveau sont Pogba et Matuidi.
Kante sait encaisser les coups.
Giroud aussi.
Lucas Hernandez, se défend bien. Pavard n’a pas peur. On notera qu’ils sont très jeunes.
Les plus fragiles ? Tous les autres.

Uruguay-Portugall, à 20 h

Espagne-Russie, dimanche 1er juillet à 16 h
Croatie-Danemark, 20 h

Brésil-Mexique, lundi 1er juillet à 16 h
Belgique-Japon, 20 h

Suède-Suisse mardi 2 juillet à 16 h
Colombie-Angleterre, 20 h

En gras, les favoris.

Destination Moscou (3), CNews jeudi 28 juin 2018: Deschamps, Maradona…
http://www.cnews.fr/emission/2018-06-28/destination-moscou-3-du-28062018-786883

28.06.18

Permalien 00:07:18, Catégories: BECKENBAUEREMENT, GOOOOL DO BRASIL !  

Le Brésil, le Mexique, la Suède et la Suisse en 8es tandis que l'Allemagne rentre à la maison

Mercredi 27 juin 2018
Coupe du Monde, 1er tour

Les Coréens du Sud ont formidablement joué le jeu en battant les Allemands 2-0 ! Un résultat historique. Dommage que cette victoire ne leur donne pas accès aux 8es.
Si l’on est gentil, on dit que les Allemands étaient carbonisés après une saison harassante. Si on est lucide, on doit dire que c’est la fin d’une génération: Ozil est l’ombre de lui-même après son lessivage dans la machine Arsenal- voir ce que sont devenus Chamakh, Arshavin, Fabregas et Sanchez. On doit dire merci à Muller et Khedira. L’heure de la relève a sonné.
La Suède est là en 8e. Tout le monde se marraient sur le dos des Suédois, sauf moi. Voilà un vrai groupe.
Le Brésil a répondu présent avec un excellent Neymar. Bon sang ! pourquoi ne joue-t-il pas toujours comme ça ? Ultra collectif, intelligent, vif, précis, audacieux. Du grand Neymar et non plus ce vieux gamin capricieux qui veut que Paris lui cire les pompes 24 h sur 24.
Le Brésil est mon favori N°1. Ils en ont sous le capot.
Sublime Coupe du Monde 2018, sans l’Italie - pas qualifiée- et sans l’Allemagne éliminée- la voie est bien dégagée.

26.06.18

Permalien 23:48:01, Catégories: SPECIAL MARADONA, GRAND MONSIEUR  

France-Argentine, en 8e le 30 juin 2018, 16 h

Samedi 30 juin 2018
8e de finale Coupe du Monde
Argentine-France

Après son succès aux forceps devant le Nigeria 2-1, l’Argentine va croiser le fer contre la France.
Les Argentins sont favoris.
La France n’a aucune intensité et pas l’ombre d’un collectif.
Seules satisfactions, Lloris et Kanté.
Griezmann est toujours titulaire alors qu’il a été sorti lors des trois matchs !
C’est le joueur des sponsors.
Lors de Danemark-France (0-0), la France n’a eu aucune animation de jeu.

Permalien 11:15:46, Catégories: LA REVUE DE STRESS  

Fallait-il changer Lloris pour mettre Mandanda contre le Danemark

Mardi 26 juin 2018
Coupe du Monde, 1er tour
Danemark 0-0 France

Avant le match:
Pour le match des coiffeurs, Deschamps a enlever Lloris le capitaine pour mettre Mandanda.
Tout ça pour faire plaisir.
On ne fait pas un tournoi mondial pour faire plaisir à X ou Y.
Autant pour le match de la 3e place c’est justifié mais pas en pleine compétition.
Lloris est le capitaine et un capitaine ne doit jamais quitter le navire.
Si Mandanda rate son match, il ne sera pas épargné par les critiques.
Mandanda a beaucoup de pression, alors que Lloris aurait fait un match de plus.

Après le match:
RAS. Nul sur toute la ligne.

Permalien 00:02:07, Catégories: LA MAISON BLANCHE, GRAND MONSIEUR  

Premiers 8es en Russie: Espagne-Russie et Portugal-Uruguay

Lundi 25 juin 2018
Coupe du Monde, 1er tour
Uruguay 3-0 Russie
Arabie S 2-1 Egypte
Espagne 2-2 Maroc
Portugal 1-1 Iran

La vidéo a du bon et du mauvais.
Grâce à elle le Portugal a eu droit a un penalty, raté par… Ronaldo.
Croyez-moi si vous voulez, j’étais certain qu’il allait le rater car le gardien iranien l’a nargué loin derrière sa ligne de but. CR7 a été déstabilisé. Bravo au goal iranien !
Ensuite, encore grâce à la vidéo, les Iraniens ont eu droit à un penalty, réussi celui-ci mais hélas! pour le Portugal, il n’y avait pas penalty. Pas de main flagrante, rien du tout !
A cause de ce penalty, le Portugal prend en 8e l’Uruguay et non pas la Russie. Est-ce une chance ou une malchance ? L’avenir nous le dira.

Destination Moscou, CNews 25 juin 2018. Présentation par Isabelle Moreau:
http://www.cnews.fr/emission/2018-06-25/destination-moscou-2-du-25062018-786474

24.06.18

Permalien 19:53:57, Catégories: GRAND MONSIEUR, GOOOOL DO BRASIL !  

Modric, Kroos, Falcao, C. Ronaldo, Kanté sont au top en Russie alors que Messi, Neymar et Griezmann font du surplace

Lucas Modric, un de mes héros que j’aurais voir à Manchester United

Messi est KO. debout. Pas d’influx, encore moins d’influence. Il a écarté Dybala du onze titulaire alors que le jeune joueur de la Juventus Turin est exceptionnel. L’entraîneur de l’Argentin est surcoté comme Emery, Wenger et Bielsa.
Neymar craque en poule comme une poule mouillée. Il a dans les cheveux le brillant qu’il n’a pas dans les pieds. Le comparer à Pelé c’est comparer Marc Lévy à Gustave Flaubert.
L’honneur est sauvé par C. Ronaldo en pleine bourre.
Il y a aussi le Belge Eden Hazard, le Croate Lucas Modric, deux joyaux sous cotés.
L’Allemand Kroos a sauvé l’Allemagne.
Kanté sauve la France.
Falcao et James Rodriguez font flamber la Colombie.
Griezmann ? Il est fatigué par toutes les pubs qu’il a tournées. Il va sans doute être le héros du matchs des coiffeurs, le match bidon du premier tour.
Faut pas oublier les Espagnols (David Silva, Iniesta et Ramos), et le Portugais Bernardo Silva, homme absolument fabuleux, une pure merveille. Quelle intelligence de jeu !
Cette Coupe du Monde est grande, très grande. Une des plus belles.
Des sommets nous attendent.
Beaucoup de joueurs du Real Madrid sont très bien disposés: CR7, Modric, Kroos, Ramos…

Destination Moscou, CNews Samedi 23 juin, 22 h, présentation par Karim Bennani:

http://www.cnews.fr/emission/2018-06-24/destination-moscou-4-du-23062018-786318

23.06.18

Permalien 11:32:24, Catégories: GRAND MONSIEUR, GOOOOL DO BRASIL !  

Neymar pleure en poule 2018. Pelé, en finale 1958

Si Neymar roule sur l’or, sans rien prouver du tout il le doit à Pelé, vrai dieu vivant du football.
Pelé c’est à la fois Martin Luther King, Luis Armstrong, Malcolm X et M. Ali.
Pelé m’a appris à ne pas être raciste.
Pelé avait 50 Neymar dans chaque doigt de pied.

Destination Moscou, présentation par Isabelle Moreau, CNews, vendredi 22 juin 2018!

http://www.cnews.fr/emission/2018-06-22/destination-moscou-2-du-22062018-786188

22.06.18

Permalien 09:59:09, Catégories: LA MAISON BLANCHE, GRAND MONSIEUR  

Ronaldo met la tête là où personne ne met le pied

Contre le Maroc, Ronaldo a “tué” le match dès le début, d’une tête plongeante. Un but que Neymar, Messi et Griezmann sont incapables de marquer.
Ronaldo est courageux.
En plongeant de la sorte, il risque de recevoir de violents coups de pieds.
Cela lui est déjà arrivé plusieurs fois. La dernière ce fut en début d’année 2018 contre le Deportivo. Même si les adversaires ont perdu 7-1, CR7 a plongé comme un mort de faim. Il fut blessé, ensanglanté. Sur le terrain, il a demandé un portable pour voir la blessure. Les médias se sont moqués de lui.
CR7 a déjà marqué 4 buts en deux matchs lors de la Coupe du Monde 2018. Série en cours.

Permalien 09:49:11, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR, GRANDE DAME  

Ceci n’est pas une critique: Brauquier, H. Godard, Ernaux, Juhel, S. Perez, Grall, Vergé-Franceshi, Barde-Cabuçon, Frenkel, Mandelstam, Blanchard...

A la manière de René Magritte.

On ne peut doit pas s’en dispenser:

-Je connais des îles lointaines, Louis Brauquier. Edition Olivier Frébourg, 572 p., 10, 50 €. En poésie, il est l’équivalent des peintres Marquet et Bonnard. La vie en direct.

-Céline, Henri Godard. Folio, 832 p., 10, 50 €. La haine de la guerre, le médecin des pauvres et le polémiste qui adore dézinguer. Le puzzle Destouches de A à Z.

-Le vrai lieu, Annie Ernaux. Entretien avec Michèle Porte. Folio, 109 p., 6 €. Du côté des femmes, elle est loin devant ses consœurs.

-La femme murée, Fabienne Juhel. Rouergue, 187 p., 18, 80 €. Un hommage à Jeanne Devidal (1906-2008) – dite « La folle de Saint-Lunaire »- qui transforma un pavillon en forteresse.

-Le corps du Roi, Stanis Perez. Perrin, 480 p., 25 €. De Philippe Auguste à Louis Philippe, une histoire de France par le biais de la carcasse des puissants qui ne le sont pas toujours.

-L’inconnu me dévore, Xavier Grall. Equateurs, 148 p., 13 €. Un poète avait cinq filles et un cœur pur. Regard périphérique.

-Une Histoire de l’Identité Corse, Michel Vergé-Franceshi. Payot, 422 p., 24 €. L’Ile de Beauté à des racines italiennes qui sautent aux yeux.

-Le carnaval des vampires, Olivier Barde-Cabuçon. Actes Noirs, Actes Sud, 374 p., 22, 50 €. Une intrigue hitchcockienne dans la Venise de 1760, tendance 3615 Tiepolo.

-Rien où poser la tête, Françoise Frenkel. Présenté par Frédéric Maria. Préface Patrick Modiano. Folio, 330 p., 7,80 €. Une libraire française de Berlin fuit l’Allemagne en 1939.

-Nouveaux poèmes 1930-1934, Ossip Mandelstam. Traduit du russe et présenté par Christiane Pighetti. Allia, 141 p., 6 ,50 €. Sa musique intérieure contre les bruits du dehors.

-Un début de la vie, André Blanchard. Le dilletante, 320 p., 20 €. Cet homme a consacré sa vie à la littérature dans un désert total. Une attitude cioranesque soit la rancune des solitaires.

On peut s’en dispenser :

-Un déjeuner à Madrid, Claude Sérillon. Le Cherche Midi, 160 p., 18 €. Le journaliste qui est devenu célèbre pour avoir parlé à la télé des bijoux de Bokassa à VGE digresse sur la rencontre Gaulle-Franco qui n’a rien à voir avec Pétain-Hitler, à Montoire.

-Qui a tué mon père, Edouard Louis. Seuil, 85 p., 12 €. Si l’expression: «Le ridicule ne tue plus» n’existait pas, on l’aurait inventée grâce à ce livre qui n’est même pas un brouillon.

-Puisque tout passe, Claire Chazal. Grasset, 198 p., 18 €. Encore un bouquin avec la photo de l’auteur sur la couverture. Bernard Grasset serait content : c’était un as de la com.

-Une aventure nommée Federer, Thomas Sotto. Le Rocher. 211 p. , 16, 90 €. Cela pourrait s’appeler : Une aventure nommée Sotto par Roger Federer. Dans le Sotto-portrait, on trouve le témoignage des tennismen français. Pour eux un Grand Chelem est de la science-fiction.

21.06.18

Permalien 08:16:23, Catégories: GRAND MONSIEUR, LA REVUE DE STRESS  

La France en Russie est-elle une équipe diesel ?

Jeudi 21 juin 2018
Coupe du Monde, 2e match, 1er tour
France 1-0 Pérou
But: Mbappé

APRES LE MATCH
Les Français ont gagné c’est l’essentiel quand on voit la galère de l’Argentine battue par les remarquables croates 0-3. Quelle gifle ! Modric impeccable. Messi has been total.
Les meilleurs français ont été Lloris, Kanté, Varane et Giroud.
Si l’équipe de France en garde sous la pédale tant mieux.
Griezmann a été transparent. Il faut souhaiter qu’il se libère les matchs suivants.
Son rang de titulaire n’est pas justifié.
A part vendre des rasoirs et des téléphones, il est aux abonnés absents.
Pogba a fait son match. Dès lors qu’il ne se prend pas pour Ronaldo il joue bien.

AVANT LE MATCH
Cela devrait le faire avec Giroud et Matuidi. Le retour des pères après le caprice des gosses qui ont voulu jouer ensemble: Griezman, Mbappé et Dembélé.
La défense n’est pas sereine avec les jeunes Pavard et Hernandez. On ne s’improvise pas international en si peu de temps.
Deschamps lit trop les journaux: il compose son onze en fonction de ce que disent les médias.
Les médias réclament Giroud et Matuidi, il les remet !
France-Pérou ? Le Pérou est favori parce que s’il perd cela ne sera une surprise.
Le Pérou a neuf titulaires à plus de 40 sélections. La France que six.
Si la France rate sa Coupe du Monde, les sponsors vont réclamer le grand ménage car la France a perdu l’Euro 2016 au SDF.
Outre Zidane, il y a aussi Henry sur les rangs pour remplacer “Dédé".
Vieira vient d’arriver à Nice mais il peut se libérer au cas où. Cependant “Titi” est mieux placé puisqu’il co entraîne la Belgique.
L’avenir s’annonce radieux pour les Bleus.

20.06.18

Permalien 16:48:35, Catégories: LA MAISON BLANCHE, GRAND MONSIEUR  

King Ronaldo dépasse Puskas et devient le 2e meilleur buteur en équipe nationale de tous les temps

Mercredi 20 juin 2018
Coupe du Monde, deuxième match, premier tour
Portugal 1 - 0 Maroc
But pour les Portugais: C. Ronaldo (5e)

Cette fois, C. Ronaldo a marqué d’une foudroyante tête plongeante qui vient s’ajouter au triplé contre l’Espagne. 4 buts en deux matchs ! En Coupe du Monde, svp.
Le jour où Messi et Neymar marquent un telle tête plongeante, les poules auront des dents. CR7 a mis la tête au risque de prendre des coups de crampons en plein visage comme cela lui est déjà arrivé.
Cette World Cup a tout l’air d’être celle de C. Ronaldo. Il règne en maître depuis son entrée dans le tournoi.
Messi et Neymar sont à la ramasse.
L’Argentin a raté un penalty. Quant au Kardhasian du football, il boîte déjà. Normal, à force d’aller en boîte !
Ses chevilles enflent depuis longtemps. Il a tellement le melon qu’il pourrait bien jouer en juin !

Meilleurs buteurs mondiaux en équipe nationale:

1er Ali Daei (Iran): 109 buts en 149 matchs

2 Cristiano Ronaldo (Portugal): 85 buts en 152 matchs

3 Ferenc Puskas (Hongrie): 84 buts en 85 matchs

Permalien 10:03:07, Catégories: LA REVUE DE STRESS  

Neymar et les couteaux suisses

Neymar croyait croiser des petits suisses mais il est tombé sur des couteaux suisses.
Le football est un sport de contact, de duel physique, hyper violent.
Il faut savoir donner des coups sans se faire voir, et surtout les éviter grâce à l’art de l’esquive.
Neymar est un joueur de ballon mais pas du tout de football.
Sa place est plutôt sur la scène d’un cirque pour faire un numéro de jonglage.
Il veut surtout gagner la Coupe de cheveu. Celle du Monde est secondaire.

19.06.18

Permalien 07:35:21, Catégories: ANTI-FOOTBALL, LA REVUE DE STRESS  

L'hôtel des Bleus est une auberge espagnole avec les transactions autour de Griezmann, Lemar et Hernandez

Le camp de base de l’équipe de France est une véritable auberge espagnole -où l’on entre comme dans un moulin- qui a servi de théâtre aux transactions autour de Griezmann, Hernandez et Lemar qui ont réglé leurs affaires personnelles au détriment de l’esprit de groupe nécessaire à l’équipe de France.
Il s’agit de la Coupe du Monde et non pas d’un tournoi de plage.
Les dirigeants de l’Atletico de Madrid sont venus à l’hôtel des Bleus officialiser l’arrivée de Thomas Lemar ainsi que les prolongations d’Antoine Griezmann et de Lucas Hernandez.
Un vrai scandale: le business sur le dos des Bleus !
Si Griezmann est devenu star c’est parce qu’il a été décrété vedette à la place de Karim Benzema.
Si Benzema était encore là personne ne parlerait de Griezmann: il n’y a pas photo entre l’Atletico de Madrid et le Real Madrid.
La prolongation de contrat d’Antoine Griezmann jusqu’en 2023, avec un salaire de 23 millions d’euros et une clause libératoire portée à 200 millions d’euros, s’est réglée dans le camp retranché des Bleus.
Griezmann fait vraiment ce qu’il veut. On s’en est aperçu avec la diffusion du grotesque film “Décision” où on le voit jouer la comédie pour annoncer son nom transfert à Barcelone.
Question : pour Lemar y a-t-il eu une visite médicale en plein stage des Bleus ? Tout transfert doit être précédé d’un bilan médical ?
Au lieu de se concentrer sur la France, des joueurs de Deschamps ne pensent qu’à leur avenir.
C’est écoeurant !
Contre le Pérou. Le baratin va prendre fin.
On va savoir qui est qui, qui fait quoi.

Football et littérature :
https://www.nouveau-magazine-litteraire.com/idees/mythes-a-pied-oeuvres-

18.06.18

Permalien 07:41:30, Catégories: GOOOOL DO BRASIL !  

World Cup 2018. Tous les grands dans le mur, sauf la France

Cette Coupe du Monde démarre fort, très fort.
Les gros ne sont pas parvenus à s’imposer:
Argentine 1-1 Islande
Brésil 1-1 Suisse
Allemagne 0-1 Mexique

L’Espagne et le Portugal se sont neutralisés 3-3

Seule la France s’est imposée aux forceps:
France 2-1 Australie

Niveau stars:
Ronaldo, un triplé lors de son premier match
Messi, penalty raté
Neymar, pas décisif
Outsider: Griezmann, penalty réussi.

Le deuxième match des favoris va être fantastique. Grande pression.

Destination Moscou, dimanche 17 juin 2018. CNews, 19 h. J’alerte que le Brésil ne fera pas un festival contre la Suisse
http://www.cnews.fr/emission/2018-06-17/destination-moscou-3-du-17062018-785620

Destination Moscou, dimanche 17 juin 2018. CNews, 22 h. Je compare la nouvelle coiffure de Neymar aux spaghettis sur la tête Michel Serrault à la soirée des César
http://www.cnews.fr/emission/2018-06-17/destination-moscou-4-du-17062018-785634

17.06.18

Permalien 09:00:13, Catégories: FORZA ITALIA !, GRAND MONSIEUR  

France-Pérou avec Matuidi ou sinon retour à la maison

Matuidi est un vrai soldat. C’est dix fois mieux que les danseuses !

Samedi 16 juin 2018
Coupe du Monde, 1er tour

La France a battu 2-1 l’Australie grâce à la vidéo.
Les Français ont bénéficié d’un penalty plus que généreux avec visionnage de l’action.
Et il a fallu encore l’intervention de la technologie pour savoir si le ballon avait franchi ou pas la ligne sur le second but.
Griezmann a réussi le penalty ce qui n’est jamais évident quand on voit le ratage de Messi contre l’Islande: 1-1 au lieu de 2-1.
Griezmann a été sorti par Deschamps. C’est Mbappé qu’il fallait sortir. Griezmann a-t-il payé son opération de com. outrageuse pour le groupe puisqu’il a fait passer avant ses intérêts personnels pour annoncer son non transfert ?
Mbappé, lui, se prend pour Ronaldo alors que ce n’est qu’un débutant.
Le coup de poker: Dembélé, Mbappé et Griezmann a été un échec.
Il est temps de remettre Giroud en pointe. Et de réintégrer au plus vite Matuidi, le taulier.
Matuidi c’est le Tigana de cette génération. Grinta exceptionnelle. Un soldat qui donne tout. Et qu’on cesse de dire qu’il n’est pas technique. C’est une insulte pour celui qui vient de faire le doublé avec la Juventus Turin.
Les meilleurs contre l’Australie ont été Lloris, Kanté et Pavard, lui par intermittence.
Pogba s’est mieux comporté, dès lors qu’il joue dans son registre de l’impact.
Hernandez se plaint trop. Il doit éviter et mieux encaisser les coups.
Bon sang ! c’est la Coupe du Monde, pas un tournoi de plage !
Il faut revenir à un rideau de fer au milieu de terrain: Matuidi, Kanté, Pogba.
Tolisso et Fékir sont trop fragiles.
Les combattants doivent être alignés et Umiti doit jouer au football, pas au volleyball ! Sa main est inadmissible.
Le Pérou va jouer sa vie contre la France. Si le Pérou perd, il rentre déjà à la maison.
Les Français sont prévenus !

16.06.18

Permalien 08:00:02, Catégories: LA MAISON BLANCHE, GRAND MONSIEUR  

L'historique C. Ronaldo rejoint Puskas avec 84 buts en sélection nationale

Grâce à son triplé contre l’Espagne, C. Ronaldo égalise le record de Puskas.

Meilleurs buteurs mondiaux en équipe nationale:

1er Ali Daei (Iran): 109 buts en 149 matchs

2 Ferenc Puskas (Hongrie): 84 buts en 85 matchs
- Cristiano Ronaldo (Portugal): 84 buts en 151 matchs

Le matin de son match contre l’Espagne (3-3, 15-6-2018), la presse espagnole a été essayé de le “tuer” en révélant que suite à l’affaire Football Leaks le joueur du Real Madrid a accepté une amende de 18,8 millions d’euros assortie de deux ans de prison ferme de la part du fisc espagnol, qui l’accusait d’évasion fiscale : “Cristiano Ronaldo aurait accepté son amende pour régulariser sa situation. CR7 profitera de la législation espagnole, qui permet d’éviter la prison en cas de peines inférieures à 24 mois”.
Une fois de plus, CR7 a démontré son mental d’acier.

En 2017, la presse allemande l’accusa de viol pour le déstabiliser en C1. Peine perdue.

En 2013, Platini déclara que Ribéry méritait le Ballon d’or pendant que Blatter se moquait de Ronaldo disant qu’il préférait Messi. Résultat des courses: Ronaldo Ballon d’or 2013. Ribéry, 3e.

Permalien 07:58:56, Catégories: LA MAISON BLANCHE, GRAND MONSIEUR  

L'historique C. Ronaldo rejoint Puskas avec 84 buts en sélection nationale

Grâce à son triplé contre l’Espagne, C. Ronaldo égalise le record de Puskas.

Meilleurs buteurs mondiaux en équipe nationale:

1er Ali Daei (Iran): 109 buts en 149 matchs
2 Ferenc Puskas (Hongrie): 84 buts en 85 matchs
- Cristiano Ronaldo (Portugal): 84 buts en 151 matchs

Permalien 00:12:36, Catégories: THE RED DEVILS, LA MAISON BLANCHE, GRAND MONSIEUR  

C. Ronaldo démarre par un triplé contre l'Espagne (3-3)

Le récital du futur Ballon d’or 2018. A la fin du match, après ses 3 buts, on le voit motiver ses partenaires. Le matin du match, on a appris qu’il venait d’être condamné à une lourde condamnation du fisc car ses hommes d’affaires ont fait du grand n’importe.

Vendredi 15 juin 2018
Espagne 3-3 Portugal
Buts pour le Portugal: Cristiano Ronaldo (4e pen., 44e et 88e)
Buts pour l’Espagne: Diego Costa (24e et 55e), José Ignacio Fernández Iglesias (58e)

Match exceptionnel.
Ronaldo a ouvert le score dès la 4e mn sur un penalty qu’il avait obtenu grâce à une percée stoppée irrégulièrement dans la surface espagnole.
L’Espagne est revenue au score par un beau but de Costa.
Le Portugal a repris l’avantage par Ronaldo qui a transformé en or un ballon pourri de Guedes, contré.
Ensuite l’Espagne a égalisé puis pris l’avantage 3-2.
On croyait que la messe était dite quand Ronaldo a égalisé sur un coup franc magistral.
Somptueux match. Du très haut de gamme. Une finale avant l’heure.
Ronaldo impérial.

15.06.18

Le G2: A. Iniesta contre C. Ronaldo à 20 h

Les débuts de Cristiano Ronaldo (18 ans) à Manchester United, en 2003

Vendredi 15 juin 2018, 20 h / TF1, Bein Sports 1, Bein Sports 2
Coupe du Monde, 1er tour Groupe B
Espagne-Portugal

Après le carton des Russes contre l’Arabie (5-0), voici le premier grand choc entre les voisins si attachés à leur rivalité.
C’est le premier grand duel de cette Coupe du Monde. Une affiche qui sent la finale.
Voir Ronaldo contre son capitaine au Real Madrid (Sergio Ramos) cela fait bizarre.
On va savourer la dernière Coupe du Monde d’Iniesta, le héros de celle de 2010.

Autres matchs:
Egypte 0-1 Uruguay
But pour l’Uruguay: José María Giménez
Match sans intérêt pour l’observateur neutre.

Maroc 0-1 Iran (Groupe B )
But Iranien: Aziz Bouhaddouz (90e + 5, csc)

13.06.18

Permalien 19:33:40, Catégories: BARCA ES MES QUE UN CLUB, GRAND MONSIEUR  

La symphonie faite homme: Maestro Cruyff

En attendant le début de la Coupe du Monde, voici un récital de Cruyff, le maestro.
C’était un génie.
Avoir 10 % de son football, c’est avoir du talent.

Permalien 19:24:40, Catégories: LITS ET RATURES  

Des livres sur le football: Deschamps, Michéa, Cohn-Bendit, Courbis, Chambaz, Lizarazu, Redeker, Correia, Djemaï, Deshors, Jalbert, Ghemmour...

Cruyff, virtuose parmi les virtuoses

-Dans la tête de Didier Deschamps, Jean-Philippe Bouchard. Solar, 184 p., 16, 90 €. Ouvrage à forte tendance hagiographique qui évite tous les sujets épineux qui ont été traité dans Complément d’enquêtes sur France 2, émission boycottée par le principal intéressé. Dès que l’on parle de médicalisation à la Juve ou de l’affaire VA-OM, c’est silence radio. Deschamps est capable d’accorder une interview dans Le Parisien (celui du 10 juin 2018) et dire le même jour à Téléfoot : «Je ne lis pas la presse !». La com., oui. Le reste, non.

-Le plus beau but était une passe, Jean-Claude Michéa. Climats, 167 p ., 15 €. Le football joie du peuple ou opium du peuple ? Il n’y a qu’à penser à Garrincha pour avoir la réponse ! Les intellos méprisent le sport sauf Michéa qui sait qu’on ne devient pas champion de père en fils. Aucun enfant de joueur n’hérite du talent de son géniteur comme le fils de tel industriel reçoit en cadeau les affaires du paternel que dans 95 % ils détruisent à petit feu. La passe dont parle l’auteur c’est celle de Cantona à Denis Irvin, au temps du grand MU des années 1990.

-Complétement foot, Coach Courbis. Michel Lafon, 238 p., 18 €. Le livre est sous la forme d’interviews. On ne s’y ennuie jamais. Rolland Courbis n’use pas de la langue de bois même s’il ne dit que 50 % du fond de sa pensée. En lisant, on l’entend parler, ce qui est très bien. Il met Johan Cruyff haut dessus de tout le monde, avec l’Ajax de notre jeunesse. Il fait des va et vient avec le passé-présent pour vivifier ses éclairages. Un bon livre par l’un des consultants les plus amusants.

-Sous les crampons … la place, Daniel Cohn-Bendit. Robert Laffont, 244 p., 19 €. La photo de couverture prouve que l’agitateur de 1968 aime vraiment le football qu’il pratique. Je ne range pas Cohn-Bendit parmi les intellos. C’est une figure de la vie médiatique. Une grande gueule au discours non policé. Une icône de notre jeunesse. Il a des défauts et des qualités. N’empêche, il sait dresser contre de Gaulle, mieux que Mitterrand. Et pas dupe une seconde sur l’effet 68.

-Petite philosophie du ballon, Bernard Chambaz. Flammarion, 169 p., 8 €. Beau bréviaire sur un authentique écrivain qui connaît aussi bien le sport que la littérature. Grand amateur de cyclisme et de football- qu’il pratique régulièrement- Chambaz sait donner dans l’érudition sans jamais perdre de vue le côté populaire. C’est un homme de kop et non pas de tribunes présidentielles. Il sait voir ce que l’on ne voit pas ou plus.

-Mes prolongations, Bixente Lizarazu. Seuil, 245 p., 19 €. Quand un bouquin a sur la couverture le nom de l’auteur plus grand que le titre, nous sommes dans le plan média. On y lit que dans l’Histoire du football il n’y avait jamais eu ensemble deux grands joueurs du niveau de Messi et de C. Ronaldo. Ah ! bon… Et Di Stefano / Puskas, Maradona/ Platini et Ronaldo/ Zidane ?

-Peut-on encore aimer le football ? , Robert Redeker. Le Rocher, 249 p., 18, 90 €. Il y a quelques très belles phrases sur le football liées à l’enfance hélas ! noyées dans une logorrhée cent fois entendue sur les dérives du sport. Un coup d’épée dans l’eau. Personne n’est obligé d’aimer le football. Et la thèse que le football est un poison comme le fascisme et le communisme cela ne fait même pas rire. Au fait, la religion c’est quoi ?

-Une histoire populaire du football, Mickaël Correia. La Découverte, 416 p. 21 €. Bel ouvrage à offrir aux ignorants. Ils découvriront que le football c’est beaucoup plus que du football.

-Le jour où Pelé, Abdelkader Djemaï. Le Castor Astral, 132 p., 9, 90 €. Le Roi Pelé lors d’un match disputé dans l’Algérie après l’Indépendance. Un livre plein d’émotion sur fond politique.

-Figurines, Collectif. Edition bilingue français-italien. Traduction de Bernard Vanel. La passe du vent, 128 p., 13 €. Des poètes s’y expriment sur Pukas, Sandro Mazzola et Schiaffino. Des regards. Des gens qui ont quelque chose à écrire.

-Mon quiz de la Coupe du Monde, Michel Deshors. Coffret Gründ, 7,95 €. Pour grands et petits, 150 questions en attendant de voir les matchs à la télé.

-Le Dictionnaire du parfait footballeur, Philippe Jalbert. Larousse jeunesse, 96 p., 13 ,50 €. Album pour les 5-8 ans afin qu’ils s’initient aux joies du ballon rond et non pas du «référant bondissant» !

-Ronaldo le Galactique, Cherif Ghemmour. Saltimbanque éditions, 100 p., 10, 90 €. Il s’agit d’un déplilivre qui comme son nom l’indique se déplie en plusieurs volets très attractifs. Une mine d’informations à la gloire de CR7. Il existe dans la collection, le même livre sur «Zlatan Ibracadabra », «Neymar le prodige » et « Messi l’extraterrestre ».

Permalien 07:29:22, Catégories: GRAND MONSIEUR  

Le dernier coup franc magistral de Zidane (12-6-2018)

Mardi 12 juin 2018
Les 20 ans de France 98
France 98 3-2 Reste du Monde

Dans ce match du souvenir, Zidane a encore frappé fort.
Pendant tout le match, il a été impeccable. La vista est toujours là.
Son coup franc, un pur chef d’œuvre.
Sa classe est intacte. Il pourrait encore jouer, sans courir.
Il est rayonnant.
Hâte de connaître sa prochaine destination.
Il pourrait se contenter, de voyager, de se mettre les doigts de pieds en éventail mais non, il veut une nouvelle fois se remettre en question.
Avant 1998, on se demandait s’il parviendrait à exprimer pleinement son talent.
Depuis, on a eu plein de réponses.

Permalien 00:08:49, Catégories: LE GYM E BASTA, GRAND MONSIEUR  

Après Puel et Favre, voici l'ère Vieira à l'OGCNice

Nice a son nouvel entraîneur: Patrick Vieira !
Un très bon choix: les dirigeants niçois sont vraiment très efficaces pour trouver les entraîneurs:
Claude Puel a relancé Nice.
Lucien Favre a fortifié Nice.
Patrick Vieira doit poursuivre dans la pérennité.
Quand Vieira a visité les nouvelles installations il a été charmé: Nice ce n’est plus le Ray que nous aimons toujours bien sûr, dans notre mémoire.
Aujourd’hui, Nice a des installations qui ne craignent pas la comparaison avec celles d’autres grands clubs.
Vieira méritait Nice.
On connait le joueur: dur sur l’homme, solide, intelligent, grand récupérateur, bon relanceur.
Il a débuté comme entraîneur à City puis aux Etats-Unis.
Logiquement, il aurait dû aller à Arsenal mais on sait que Wenger a écarté Henry et Vieira alors qu’ils ont été au cœur de la réussite de l’entraîneur. Le talent du coach c’est de les avoir recrutés.
Mieux valait laisser la place à Emery: au moins on est certain que l’Espagnol ne gagnera pas la C1.
Bienvenue à Vieira en L1 et à Nice.
Pour remplacer Deschamps, il n’y a pas que Zidane. Il y a aussi Henry et Vieira.

11.06.18

Permalien 17:48:40, Catégories: LITS ET RATURES  

De la littérature, enfin ! "Je ne sais pas", André Rollin (Phébus)

André Rollin écrit: “Je ne sais pas". Cela renvoie au : “Je préférerais ne pas” proféré par Herman Melville via son personnage Bartleby qui faisait du quiétisme sans le savoir comme Monsieur Jourdain faisait de la prose.
Quand on a dans les mains Je ne sais pas, on a l’impression de recevoir un nouveau Fernando Pessoa mais sous l’un de ses nombreux hétéronymes, cette fois dans la veine pessimiste, mélancolique mais jamais triste. Kafka- dans sa cave (la même que dans ce livre) et Cioran n’attristent jamais. La lucidité n’est pas désespérante, bien au contraire. Penser c’est dire non.
Le livre d’André Rollin est un morceau de littérature comme un bloc de glace, détaché d’un iceberg, dérive à la recherche des lecteurs.
Y en a-t-il encore dans ce pays ?
Quand on regarde les premières places du parade littéraire, on ne voit que des produits avec tous les ingrédients qui alpaguent les lecteurs qui ne liront jamais Bove, Calet, Guérin, Perros, Berl et le Prince de Ligne. La quantité est souvent ennemi de la qualité. Pour plaire au grand nombre soyez toujours plus vulgaire, préconisait Paul Léautaud. Et s’ils ne les lisent pas c’est parce qu’ils ne savent même pas que ces écrivains existent.
Les auteurs qui “marchent” parlent d’amourette essentiellement: 80 % des lecteurs sont d’anciennes lectrices de Nous Deux ou leurs descendantes. Malraux disait: on ne peut pas demander à quelqu’un d’écrire un sonnet si on ne lui a pas appris à lire. Rien de misogyne là-dedans. Les femmes ont le mérite de lire quand les hommes eux ne lisent que leurs relevés bancaires ou les prescriptions pour soigner leur prostate.
Le livre d’André Rollin se lit à haute voix, comme si nous étions dans le gueuloir de Flaubert. Les mots ne sont pas de simples mots, ils ont été choisis pour dire quelque chose, pas pour compter fleurette. On a le sentiment que le narrateur remonte le film de sa vie à contre courant, vagabond balloté par la foule en sens inverse.
La mémoire est un amas gazeux, on ne sait jamais ce qu’elle va nous resservir.
La mémoire c’est le contraire de YouTube.
Hier, on allait demander à ses grands-parents des explications.
Avant-hier, on s’abimait les yeux sur les notices en anglais.
Aujourd’hui, on tape Google.
Le livre d’André Rollin c’est le Cri de Munch, version littérature.
Allez-y voir vous-mêmes ! comme a dit Soupault à propos de Lautréamont.
Chez Rollin c’est la cave qui se rebiffe. Celle d’où l’on remonte les bouteilles de vin qui ont une date dessus comme les souvenirs. Des clous de girofle dans les joues ? Une dame dans un bus à Alger ?
André Rollin a quitté les pages livres du Canard Enchaîné.
A présent, il vole de ses propres ailes.
De sa plus belle plume.

-Je ne sais pas, André Rollin. Phébus, 112 p., 11 €

[Post dédié à Pierre Drachline]

10.06.18

Permalien 20:42:24, Catégories: BALLES NEUVES, LA MAISON BLANCHE, GRAND MONSIEUR  

King Nadal, 11e Roland-Garros. Les Français au tapis !

Dimanche 10 juin 2018
Finale Roland-Garros
Rafael Nadal-Dominic Thiem
6-4/ 6-3/ 6-2

Pendant la quinzaine, les commentateurs français ont tous été contre Nadal.
Un vraie vague contre l’Espagnol.
Les Français sont pour Poulidor.
Les tennismen français ont juste été ridicules, Porte d’Auteuil.
Ils ont gagné en double. Grand bien leur fasse. Il faut qu’ils s’y mettent à deux !
Pour les Français, il n’y a que la terre qui est battue à R-G. A part, ça le verbe battre ils ne connaissent pas.
En plus, ils ont fait croire que Nadal avait gagné facilement.
Faux ! Au début du match, l’Autrichien a bien joué mais dès qu’il marquait un point il en perdait un paquet derrière tant il lui fallait récupérer de ses efforts.
Nadal, 11 titres à R-G. La France toujours bloqué à Noah (1983).
Merci Mr Nadal.

Les onze sacres de Rafael Nadal, 32 ans:

23-05-2005 Rafael Nadal - Mariano Puerta 6-7, 6-3, 6-1, 7-5
105 29-05-2006 Rafael Nadal - Roger Federer 1-6, 6-1, 6-4, 7-6
106 28-05-2007 Rafael Nadal - Roger Federer 6-3, 4-6, 6-3, 6-4
107 25-05-2008 Rafael Nadal - Roger Federer 6-1, 6-3, 6-0
108 24-05-2009 Roger Federer - Robin Söderling
109 23-05-2010 Rafael Nadal - Robin Söderling 6-4, 6-2, 6-4
110 22-05-2011 Rafael Nadal - Roger Federer 7-5, 7-6, 5-7, 6-1
111 27-05-2012 Rafael Nadal - Novak Djokovic 6-4, 6-3, 2-6, 7-5
112 26-05-2013 Rafael Nadal - David Ferrer 6-3, 6-2, 6-3
113 25-05-2014 Rafael Nadal - Serbie Novak Djokovic 3-6, 7-5, 6-2, 6-4
114 24-05-2015 Stanislas Wawrinka - Serbie Novak Djokovic 4-6, 6-4, 6-3, 6-4
115 22-05-2016 Novak Djokovic - Andy Murray 3-6, 6-1, 6-2, 6-4
116 28-05-2017 Rafael Nadal - Stanislas Wawrinka 6-2, 6-3, 6-1
116 27-05-2018 Rafael Nadal - Dominic Thiem 6-4, 6-3, 6-2

Mai 1968 a chassé de Gaulle, le héros de la Résistance: Lasne, Yves de Gaulle, Hourmant, Blanchot, Rambaud, Tillinac, Rémi de Gaulle, Bardy et Kersaudy.

Quand en 1968, Sartre demande au jeune Cohn-Bendit :
-«Alors, c’est vrai : il s’agit d’une Révolution ?»
L’immortalisé par le photographe Gilles Caron répond :
-« Non, non, juste une révolte d’étudiant… »
Un jeu quoi ! Un bordel ambiant, soit la fameuse «chienlit», mot remis dans l’actualité par le général.
Le besoin de liberté de la jeunesse était bien naturel mais fallait-il «tuer» le père ? Triste de voir De Gaulle quitte le pouvoir par la petite porte. Ce fameux référendum qui s’est transformé en plébiscite : la réponse fut non pour la régionalisation, donc non à de Gaulle.
1968 n’a même pas sa chanson, à l’inverse des vraies révolutions. En revanche, il reste celle de Philippe Clay. Artiste tricard, n’étant pas formaté à l’air du temps. Trop Hussard pour 1968. Acteur, comédien, l’artiste en avait sous le capot.

-Sous les cendres de Vichy, Laurent Lasne. Le Tiers Livre, 250 p., 16 €. Un très bon livre signé par un brillant analyste - qui n’encombre pas les médias- sur de Gaulle qui n’était ni de droite ni de gauche.

-Un autre regard sur mon grand-père, Yves de Gaulle. Perrin/ Tempus, 304 p., 8 €. Le second fils de l’Amiral Philippe de Gaulle ouvre son cœur et donne un beau livre d’amour. Il nous dit sa fascination pour le mécanisme de réflexion d’un des plus grands Français de l’Histoire.

-Les années Mao en France. Avant, pendant et après Mai 1968. François Hourmant. Odile Jacob, 288 p., 22, 90 €. Une belle brochette d’arrivistes maoïstes tous casés dans l’establishment post soixante-huitard.

-Femmes et filles, mai 1968. Collectif. L’Herne, 192 p., 15 €. Un bouquet d’avis sur les événements vus par de Beauvoir, Carrère d’Encausse et Cixous mais aussi Annie Ernaux, François Hardy et Bulle Ogier.

-Les aventures de Mai, Patrick Rambaud. Grasset, 206 p., 18 €. Toujours un plaisir de retrouver l’as du pastiche qui à l’inverse des imitateurs à un style somptueux quand il n’utilise que le sien. Un mot di par de Gaulle :«Négocier avec qui ? Que le gouvernement gouverne. Je veux Paris calme, propre et net ». Il fallait que jeunesse se passe.

-Mai 1968, révolution par l’idée, Maurice Blanchot. Edition de Jean-François Hamel et Eric Hoppenot. Folio, 150 p., 6 €. L’ancien penseur d’extrême droite vire à l’extrême gauche.

-Commémorer Mai 1968. Collectif. Folio, 122 p., 5, 50 €. Des textes de Pierre Nora, Jean-Paul Sartre, Jean-Paul Aron et Philippe Sollers. La confrérie des Mandarins.

-Mai 1968, l’arnaque du siècle, Denis Tillinac. Albin Michel, 153 p., 14 €. Le titre dit tout. La France du général de Gaulle c’était aussi celle des Frères Boniface et de Jacques Anquetil.

-De Gaulle, comme de Gaulle, Rémi de Gaulle. Plon, 270 p., 17, 90 €. Témoignages vécus d’un petit-neveu. La marque du vécu. Bourré de scènes cocasses, inoubliables.

-Les femmes du général, Gérard Bardy. Plon, 250 p., 22 €. De sa femme Yvonne à leur fille Anne. Les indispensables. Le général a été un féministe fondamental et si humble.

-Le monde selon de Gaulle, François Kersaudy. Tallandier, 521 p., 21, 90 €. Un ouvrage basé sur un choix de citations du général qui était à la fois intelligent et sensible, maniant un humour féroce si juste.

09.06.18

Permalien 18:51:58, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR, VAN GOGH FOR EVER  

Vive les comédiens ! Cabu. (Michel Lafon)

Quel coup de crayon ! Immense dessinateur, capable de vous croquer tout en vous parlant. Il dessinait dans sa poche sans voir ce qu’il faisait ! Tel était Cabu que la cruauté nous a volé. Hara Kiri, ce n’est pas le journal qui est «bête et méchant». Dans cet album on retrouve Darry Cowl, Jean Le Poulain, Michel Serrault, mais aussi Antonin Artaud, Antoine Vitez et Louis Jouvet. Tous sublimement présentés, pris sur le vif.
Beaucoup de boulevard et de Comédie française. L’important reste les dessins de Cabu qui sont plein de vie. Il avait vraiment un très grand talent pour croquer des gens qu’il ne connaissait pas au plan privé. Exemple, Antoine Vitez. Mieux qu’une photo. On retrouve avec plaisir l’immense metteur en scène dont la mort a rendu la scène française désertique. Il est en compagnie d’Antonin Artaud et autres monuments du théâtre français.
Je ne me lasse pas de (re)voir François Périer, Bernard Lavalette (toujours parmi nous, heureusement !), Jacques Fabri, François Chaumette, Georges Descrières, Daniel Ceccaldi, Paul Meurisse, Depardieu jeune mais aussi Balladur, Mitterrand, bref les Guignols de l’info. Cabu est le Daumier du XXe siècle mais en plus tendre. Même quand il plaisante sur Delon et Sardou, il les taquine comme un gamin tire la queue du chat.
Cabu a les deux facettes - mélancolique et joyeuse- comme Charles Trenet qu’il aimait tant : dur avec les idiots, tendres avec les poètes. Quand il célèbre les acteurs, on sait qu’il retient l’éphémère, ce que nous sommes tous. Avec le jeu de mot en plus. Le pacifiste est mort tué par balles. Cela ressemble à un cauchemar mais hélas ! c’est la réalité. La France est moins intelligente sans Cabu qui dessine. Les tartiniers nous fatiguent. Un croquis vaut mieux qu’un long discours.
Cabu avait toujours des gâteaux secs au fond de son sac. Le goûter. Enfance éternelle.

-Vive les comédiens ! Cabu. Préface Eric Ruf. Avant-propos Véronique Cabut. Michel Lafon, 145 p., 19, 95 €

Exposition Cabu, Vive les comédiens !, Comédie-Française, Place Colette, Paris. Jusqu’au 25 juillet 2018.
Une sélection de dessins de Cabu. Maison Jean Vilar, Avignon. Jusqu’au 15 décembre 2018.

08.06.18

Platine, Régine Detambel (Actes Sud)

“La gloire est le deuil éclatant du bonheur". (Mme de Staël). Surtout la gloire fabriquée et même préfabriquée.

Le texte est à hauteur de la sublime couverture. On y voit la somptueuse Jean Harlow, la «bombe» platine américaine qui a devancé Marylin Monroe. La jeune femme a été fabriquée par les producteurs pour incarner le sex-appeal, une machine à fabriquer du cash par le biais des fantasmes masculins. Howard Hughes en fit une poupée gonflable avant l’heure. Le milliardaire qui vivait caché voulait que l’on voit l’actrice partout.
Régime Detambel souligne que Howard avait pour une Jean Harlow «la considération qu’on manifeste pour une houppette de poudre de riz». A l’époque béni du cinéma, 40 millions de tickets étaient vendus par semaine aux Etats-Unis ! Jean Harlow était le fer de lance de la MGM dont le patron Louis B. Mayer ne voulait pas qu’elle perde son temps à avoir le béguin pour des amants inconnus du public. Déçue que l’on n’aime que ses seins, la comédienne refuse le rôle de pin-up, noie son stress dans l’alcool mais l’angoisse surnage. Le plus atroce c’est que l’homme anonyme qui est devenu son mari la tabasse. Il la frappe tant qu’elle finit par mourir, détruite à l’intérieur.
Le minable époux se suicide dans un moment de lucidité. Une balle dans la tête, histoire de ne pas se rater. Entre 1928 et 1937, une décennie, Harlow a tourné 34 films. Elle a fini essorée par un système qui l’a détruite. Un livre qui nous écœure de la gloire. Bardot, Garbo et Dietrich ont bien fait de vivre cacher. Régime Detambel conduit son récit comme si elle était sur un pur-sang galopant dans un champ plein de vent.

-Platine, Régine Detambel. Actes Sud, 192 p., 16, 50 €

A lire en complément :
-Hollywar. Hollywood, arme de propagande massive, Pierre Conesa. Robert Laffont, 216 p., 17 €. Les Cie cinématographiques américains font toujours de films pour désigner des ennemis : les Indiens, les Africains, les Chinois, les Communistes, les Arabes… L’auteur a vu plus de 3 000 films.

PS: 20 h foot, CNews (7-6-2018):
http://www.cnews.fr/emission/2018-06-07/20h-foot-du-07062018-784250

07.06.18

Permalien 10:30:49, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR, VAN GOGH FOR EVER  

Deux albums indispensables sur l'amitié: Picasso & Cocteau, et Gide-Malraux (Gallimard)

Voici deux ouvrages que tous les amoureux de l’esprit doivent se procurer de toute urgence. Les deux livres sont édités par Gallimard. On doit s’en féliciter. Le petit-fils honore la mémoire de son grand-père avec la publication de ces sarcophages littéraires qui contiennent deux grandes amitiés : Gide-Malraux et Picasso-Cocteau. Jadis, seuls les vrais artistes s’exprimaient. De nos jours, il suffit d’être au centre d’un fait divers ou d’une émission débile pour avoir droit à son bouquin aussi vide qu’un ballon de football ! Il y a vol sur la marchandise. Que de livres ! Et si peu de littérature.
Gide et Malraux étaient écrivains comme on nait blanc ou noir, blond ou brun, grand ou petit. Avec une splendide maquette, sans rien de clinquant, l’album Gide-Malraux est une malle aux trésors: on y trouve des photographies, des reproductions de documents, de la correspondance… Le mot correspondance dans tous les sens du terme : lettres et ce qui les rapprochait, ce qui leur correspondait. Lutte contre le totalitarisme, de droite ou de gauche. Hymne à l’intelligence et donc haine de la bêtise. De nos jours, on donne la parole à Trucmuche pour se donner l’illusion démocratique. Cependant cela ne vole pas haut. Je préférais entendre les erreurs de Sartre que les âneries proférées par la gente médiatique contemporaine. Ma France c’est celle de Gide et Malraux et non pas celle du Rap de caniveau et de la télé réalité. Je recherche ce qui m’améliore. Le rock, la pop, le rythm’n blues, protest-song, le blues, tout ça a un sens autant finir dans un clip avec de grosses chaînes en or au cou, entourés de bimbos cela fait juste rire. Le mot “chaînes"- au pluriel en plus-est terrible en plus. Hendrix, Dylan, Brown oui. Le vacarme vide, non. Il ne suffit pas de naître à Sarcelles pour être Mandela. Tous les Américains ne s’appellent pas Lincoln.
Le livre consacré à Picasso-Cocteau, d’un format plus petit est lui aussi plein d’émotion et d’amour partagés. Jean Cocteau savait que Picasso était un peintre génial. Il tenait le rôle du fan. Cela ne le dérangeait pas car plein de gens le regardaient lui aussi avec admiration. Ses lettres à Picasso sont envoyées sur un rythme soutenu. On dirait qu’il noircit des SMS avant l’heure. Il signe avec un cœur. Embrasse toujours. Dit qu’il aime Picasso sans cesse. C’est beau. C’est grand. C’est généreux. L’ensemble est garni de cartes postales, cerises sur le gâteau. On feuillette, on regarde ces élans du cœur des années 10, 20, 30, 40, 50 et 60. Cinquante ans d’amourtié, pour utiliser un mot qui n’existe pas.
Dupe de rien ni de personne, Cocteau a écrit des textes majeurs sur Picasso. Ils sont présents à partir de la page 405. Quand il s’adresse à son ami, Cocteau a la spontanéité de l’enfance sacrée mais lorsqu’il écrit sur son ami, il est sans pitié et d’une justesse jamais rencontrée, à part la sienne. De Picasso, il dit qu’il est «l’anti-intellectuel». Picasso créé comme on fait des jeux de cubes à la maternelle. Plus loin : «Picasso est misogyne». Là nous sommes dans une prose époustouflante : «Picasso ne couche pas avec les hommes, voilà tout- mais il est évident qu’il les préfère aux femmes et que les malheureuses avec lesquelles il se met en ménage doivent payer …» Cela fait mal et rien ici n’est une apologie à l’homosexualité. C’est un portrait au rayon laser du troisième œil de Jean Cocteau. Et que dire de : «Picasso, le grand masturbateur». En quelques lignes, le poète nous dit : quand Picasso procrée, il fait des enfants, mais quand il créé, il fait des tableaux. Vous saisissez la différence ? Pour Cocteau, son ami, pinceau à la main, ne fait jamais l’amour avec ses modèles mais pratique l’onanisme. Selon Cocteau, Picasso oblige les autres à partager sa jouissance solitaire, sur la toile, qu’il refuse de vivre avec eux dans la vie. Voilà qui dépasse toutes les thèses et autres gloses illisibles sur Picasso.

-Correspondance 1915-1963. Picasso & Cocteau. Edition de Pierre Caizergues et Ioannis Kontaxaopoulos. Gallimard/ Musée National Picasso-Paris, 366 p., 35 €

-André Gide et André Malraux. L’amitié à l’œuvre 1922-1951, Jean-Pierre Prévost. Avant-propos de Peter Schnyder. Avec la collaboration d’Alban Cerisier. Gallimard/ Fondation Catherine Gide, 247 p., 35 €

PS: Gallimard a désormais une galerie. 30/32 Rue de l’Université, 75015 Paris. Vous pouvez y aller les yeux fermés. Vous ne serez pas déçus.
www.galeriegallimard.com

06.06.18

Permalien 19:07:33, Catégories: GRAND MONSIEUR, LA MOUETTE DE TCHEKHOV  

Zidane donne un cours magistral de coaching

Cette campagne de pub est une grande réussite.
De la pub intelligente.
Le sourire, la sympathie et le naturel de Zidane crèvent l’écran.
Mieux vaut regarder ce document qu’un spot débile.

05.06.18

Permalien 19:00:24, Catégories: BALLES NEUVES  

Le tennis français, la risée de Roland Garros 2018

Le génial Jacques Tati.

Les footballeurs français sont en Russie mais pour l’instant, les tennismen français nous ont fait vivre une Bérézina sur terre battue. Avec eux, il n’y a que la terre qui est battue !
Lors du tournoi de Roland Garros 2018, aucun Français n’a été capable de parvenir aux 8es.
Les fausses gloires se sont toutes effondrées.
Depuis Noah (1983), c’est le désert absolu.
Des Français ont eu une Wild Card, invités. Dommage, il valait mieux les donner à d’autres.
Richard Gasquet perfectionne son livre de records: 16 défaites sur 16 contre Nadal.
Nadal est en route pour remporter un 11e sacre porte d’Auteuil !
Les Français ne sont pas le même sport que lui.
Moralité ? Plus besoin de gagner pour être sponsorisé.
Le tennis français ? Métier d’avenir pour les perdants chroniques.

04.06.18

Permalien 12:15:39, Catégories: LITS ET RATURES  

Ceci n'est pas une critique: Cérésa, Curwood, Haywood, Flaubert, Johnson, du Deffand, Jaeglé, Erman, Blanch, Pandolfo et Risberg ...

A la manière de René Magritte.

On ne doit pas s’en dispenser:

-Le sabre de Charette. Le Lys Blanc, François Cérésa. L’Archipel, 346 p., 21 €. Un roman sur la Révolution par un contemporain qui n’a pas peur de se comparer à Dumas et Hugo. Un exploit stylistique.

-Au cœur des grandes solitudes, James Olivier Curwood, Traduit de l’anglais (Etats-Unis). Préface d’Eric Dussert. Un combat pour survivre dans la nature hostile par un romancier américain né en 1878. Digne de Jack London.

-Le Cactus, Sarah Haywood. Traduit de l’anglais par Jessisa Shapiro. Denoël, 446 p., 21,90 €. Une rencontre par le biais d’une petite annonce met le feu au livret de famille de la narratrice. Cela sent le best-seller estival.

-Madame Bovary. L’Education sentimentale. Bouvard et Pécuchet. Le Dictionnaire des idées reçues. Trois Contes, Gustave Flaubert. Préface Michel Winock. Bouquins/ Robert Laffont, 1184 p., 30 €. Un maitre livre. Rien n’a vieilli et rien ne vieillira jamais.

-Napoléon, Paul Johnson. Traduit de l’anglais par François Tétreau. Préface Thierry Wolton. L’horreur des guerres napoléoniennes par un homme qui n’a pas créé de camp d’extermination comme Staline ou Hitler. Précision qui n’apaise aucun totalitarisme.

-Lettres (1742-1780), Madame du Deffand. Le temps retrouvé/ Mercure de France, 984 p., 14,50 €. L’éblouissante diariste n’a jamais appartenu au «sexe faible». Bel esprit indépendant.

-Vincent qu’on assassine, Marianne Jaeglé. Folio, 345 p., 7,80 €. Suicidé ou tué ? That is the question.

-Marcel Proust, une biographie, Michel Erman. La petite Vermillon, 370 p., 8,90 €. L’obsession du passé au point de ne plus pouvoir vivre le présent. Il y a lui, et les autres.

-Croquis d’une vie de bohème, Lesley Blanch. Traduit de l’anglais par Lucien d’Azay. Préface Georgia de Chamberet. La première Madame Romain Gary avait la plume bien pendue. «Un ours dressé sur ses pattes arrières», dit-elle du Niçois d’adoption.

-Serena, Anne-Caroline Pandoflo et Terkel Risbjerg d’après le roman de Ron Rash. Sarbacane, 207 p., 23,50 €. Lumineuse sombre BD avec pour héroïne mi Lady Macbeth mi Calamity Jane. Graphisme d’un Danois de haut parage.

On peut s’en dispenser :

-Le Petit Robert Illustré 2019, Collectif. Le Robert, 2144 p., 31, 90 €. Le footballeur Neymar y est présent mais en il y a une erreur : le Brésilien a gagné la C1 en 2015 et non en 2013.

-Lettres à mes filles, Si souvent éloignée de vous, Marlène Schiappa. Stock, 340 p., 19, 50 €. On ne fait pas de bonne littérature avec les bons sentiments, a prévenu André Gide.

-Hippie, Paulo Coelho. Flammarion, 320 p., 19 €. Littérature discount sur l’épopée des années de la pop-music Peace and love.

-A la vie, à la mort, Catherine Ceylac. Flammarion, 222 p., 19 €. Avec la collaboration de Sophie Brugeille non signalée sur la couverture. A sauver le témoignage de J-L Trintignant.

-Chers Hypocondriaques… , Michel Cymes. Stock, 224 p., 17, 50 €. Avec la collaboration de Patrice Romedenne non signalée sur la couverture. Jadis Georges de Caunes fut évincé de l’écran en raison d’activités publicitaires.

03.06.18

Neymar, le retour (chez les Beatles)

Le Brésil dans un match exhibition à Liverpool

Dimanche 3 juin 2018
Brésil 2-0 Croatie
Buts pour la Seleção: Neymar (69e),Firmino ( 90e + 3)
Espagne-Suisse, 21h/ C8
Arabie Saoudite-Pérou, 20 h (pas télévisé alors que le Pérou est dans le groupe de la France)

Après le match du Brésil:
Match amical soporifique.
Info: le Brésil est invaincu depuis un an.
Bonne nouvelle: Neymar a marqué.
On est plus dans une version Dunga 1994 que Zico-Socrates 1986.

Avant le match du Brésil:
Neymar est annoncé lors du match amical, Brésil-Croatie qui se déroule à Liverpool.
Cela presque 100 jours que Neymar a disparu des terrains.
Il a une grosse appréhension a reprendre la compétition car il a toujours peur d’être chargé énergiquement.
Le problème de Neymar, outre la fragilité de ses chevilles, c’est qu’il déteste qu’on le tacle. S’il ne passe pas l’adversaire avec un dribble, il perd son duel.
Il est très doué, c’est une évidence, mais cela ne suffit pas.
Avoir du talent, c’est bien. L’exprimer, c’est mieux.
Lui manque la solidité physique. Et un mental plus solide.
C’est plus le Brésil qui le fera gagner que le contraire.

02.06.18

Permalien 18:43:20, Catégories: THE RED DEVILS, GRAND MONSIEUR, LONDON CITY  

Pogba et Giroud, des cadres de la "Dèche" dans le onze de départ.

Ce n’est pas parce que Giroud ne pas fait le zouave sur le net qu’il ne doit pas être l’avant-centre des Bleus. C’est l’un des rares joueurs d’Arsenal qui brillent après son départ d’Arsenal: Chamakh, Fabregas, Arshavin ont disparu des radars.
Point d’ancrage, solide, bel athlète, bon de la tête, il est important sur le front.
Griezmann lui est juste en dessous en 9 1/2.
Sur le côté Mbappé, dans le rôle du feu follet.
Pogba doit être titulaire s’il se concentre sur son rôle défensif: récupérateur-relayeur, rien de plus. Ce n’est pas Platini ou Zidane.
Matuidi et Kanté sont les deux bosseurs de l’entrejeu.
Sidibé-Varane-Umtiti-Mendy. Voici le ligne défensive.
Lloris, le gardien.
Je viens de vous donner l’équipe-type de la “Déche".
Il faut la ligne de sécurité Kanté-Matuidi-Pogba sinon c’est trop risqué. Pogba doit être un joueur d’impact.

Samedi 2 juin 2018: 13 h foot, CNews, présenté par Julien Pasquet: France 3-1 Italie. Pogba, Griezmann, les latéraux, Giroud, MBappé…:

http://www.cnews.fr/emission/2018-06-02/13h-foot-du-02062018-783631

Permalien 08:36:20, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR  

Livre(s) de l'inquiétude,Fernando Pessoa (Christian Bourgois)

Dans sa nouvelle présentation Livre(s) de l’inquiétude est encore plus un phare qui éclaire nos intimes ténèbres.
Doué pour l’ubiquité Fernando Pessoa (1888-1935) a écrit sous différentes identités avec chaque fois une écriture singulière. Il écrivait en portugais, anglais et français. Dans les années 1906-1908, il a beaucoup utilisé le français. Pessoa est universel. Que l’on soit noir ou blanc, Chinois ou Russe, on se reconnaît dans la démarche de l’écrivain devenu alcoolique à force de ne trinquer qu’avec lui-même. Il aurait pu vivre en 1244 ou en 723, cela n’y aurait rien changé. En 4450, Pessoa sera toujours lisible, à moins que le monde ne soit plus qu’un repaire de robots. Il parle de la vie, de la mort, du présent, du passé, et surtout de ce qui se cache au fond de l’âme. Pas de roman, mais des poèmes et surtout des fragments, ses pensées en vrac. Un chaos d’idées claires. Quand on le lit, on mesure souvent le fossé qu’il y a entre sa sensibilité et celle du commun des mortels. Il est tellement penché sur lui-même qu’il atteint les sommets de l’introspection. De la fréquentation permanente de l’indicible, il tire des raisonnements lumineux.
On salue souvent l’exploit de Romain Gary qui nous a mystifiés avec l’invention d’Emile Ajar créé pour faire la nique aux critiques littéraires qui traitaient ses livres estampillés Gary comme des produits manufacturés à parution cyclique. Si Romain Gary- de son vrai nom Roman Kacew- était un écrivain qui compte triple, Pessoa, lui, développa à l’infini le pluralisme de sa personnalité, composant une véritable galaxie d’innombrables pseudonymes satellites autour de son patronyme de naissance : Pessoa qui signifie, en portugais, une personne et non pas personne, autrement dit, rien. A propos du natif de Lisbonne, on parle d’hétéronymes parce qu’il a inventé une quantité astronomique de doubles qui ont tous une biographie particulière. Outre Fernando Pessoa, il a rendu célèbre Alberto Caeiro, Alvaro de Campos, Ricardo Reis et Bernardo Soares. Il faut saluer tous ceux qui ont contribué à agrandir le lectorat français du poète aussi discret que génial : Armand Guibert, Robert Bréchon, Eduardo Prado Coelho, Françoise Laye et bien sûr Christian Bourgois. Le solitaire entouré d’un petit cercle de disciples entassait ses manuscrits dans une «malle pleine de gens» selon l’expression d’Antonio Tabucchi, son pendant italien. Pessoa y déposait ses textes sans aucun ordre à respecter.
Le Livre de L’intranquilité de Fernando Pessoa a déjà eu quatre éditions depuis 1988. En 2009, une nouvelle version, par Richard Zenith, présenta de nombreuses modifications pour le plus grand bonheur des lecteurs sous le charme de l’auteur gigogne qui avançait masqué pour mieux faire place à ce qu’il y avait de sérieux en lui. A présent, c’est à Teresa Rita Lopes que l’on doit la nouvelle présentation des fragments de ce qui s’appelle désormais «Livre(s) de l’inquiétude». On y trouve trois hétéronymes du «ventriloque» Pessoa dont deux aristocrates : le symboliste appliqué Vicente Guedes que son créateur a fait mourir de la tuberculose, et le suicidaire Baron de Teive, un stoïcien pudique qui se fait amputer d’une jambe sans anesthésie. Le troisième écrivain fantôme est celui qui ressemble le plus à Pessoa : de fait, le pessimiste hilare Bernardo Soares rase les murs dans la peau d’un anonyme à l’image de son marionnettiste, ex gratte-papier dans diverses maisons de commerce, qui serait comblé par cette nouvelle édition de son chef d’œuvre, en attendant un autre assemblage du puzzle inachevé et sans cesse renouvelé. D’aucuns jugent austère la prose de Pessoa. Les mêmes trouvent triste celle de Cioran. Dans les deux cas, il s’agit de savoir se confronter à la lucidité totale loin des livres aussi creux qu’une noix vide. Pessoa s’aventurait dans des sensations que l’on ne sait plus éprouver à force d’être superficiel. André Gide a expliqué : «J’ai vécu dix mille vies et la réelle a été la moindre». Pessoa c’est le contraire. Il part de l’abstrait pour tendre vers l’implacable concret.

-Livre(s) de l’inquiétude, Fernando Pessoa. Traduit du portugais par Marie-Hélène Piwnik. Christian Bourgois, 560 p., 27 €.

Article publié dans Service Littéraire, N° 114, février 2018.

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