Adieu à Charly Marchetti, gardien de l'OGCNice

08.02.18

Permalien 07:21:56, Catégories: LE GYM E BASTA, GRAND MONSIEUR  

Adieu à Charly Marchetti, gardien de l'OGCNice

Il appartient à la lignée des grands gardiens de but de l’OGCNice: de Zamora à Baratelli, de Lamia à Aubour, de Colonna à Amitrano, de Létizi à Looris.
Je le revois avec son maillot vert faisant des sorties très courageuses dans les pieds des adversaires.
Goal spectaculaire, il rappelait René Vignal.
Le côté bondissait de Charly Marchetti provenait sans doute de son enfance passée à jouer au basket.
J’étais dans les populaires du Ray, juste derrière lui. Mes années d’apprentissage de mon regard car le football c’est aussi l’école du regard.
Il vient de mourir à 75 ans, mercredi 7 février 2018.
Le gardien de but a gardé 137 fois la cage de l’OGCNice entre 1963 et 1967 puis de 1968 à 1972. Avec une parenthèse à Ajaccio.
L’ancien du Cavigal avait eu la joie de voir que le stade Saint-Roch porté son nom.
Ce quartier ce fut toute sa vie. Notamment dans le bar-tabacs familial qu’il a tenu à sa retraite sportive.
Quand il débuta professionnel au Gym, en 1963, le club fini 18e et tomba en D2. Il avait partagé la cage avec Garofalo.
La saison suivante, le Gym retrouve immédiatement l’élite, finissant champion de France de D2 avec Roger Piantoni et Bruno Rodzik, deux gloires du football français. Il y avait aussi le duo défensif inséparable: Francis Isnard et Maurice Serrus. Cette saison-là, et la suivante, Marchetti fut dans l’ombre de L. Ferry.
Il a fallu attendre 1968 pour le revoir doublure d’Aubour. Cette saison 1968-1969 voit Nice (18e) redescendre en D2 avant de s’en extirper de nouveau dès 1968-1970 ! Nice avait un certain talent pour jouer l’ascenseur. Au cours de ce cuvée d’Aiglons, Marchetti est seul titulaire dans la cage niçoise. Poste qu’il occupe jusqu’en 1972, année de la titularisation de “Doumé” Baratelli.
Au vu de sa carrière, d’aucuns diront qu’elle a été assez brève.
Cela n’enlève rien à son grand talent, surtout si l’on sait qu’il souffrait d’une maladie qui l’empêchait de jouer avec tous ses moyens physiques.
J’étais jeune mais je me souviens que l’on disait: “Il me peut pas bloquer le ballon suite à des problèmes de circulation". Les anciens supporters niçois disaient cela en niçois. Jamais on aurait pu penser qu’il était diminué tant il dégageait de la force, véritable boule de muscles. Le torse bombé, en guise d’armure.
Marchetti aimait beaucoup Nice. Cela se sentait dans ses interventions.
Il se serait fait tuer pour empêcher un but.
Encore un défenseur historique de Nice qui s’en va, après André Chorda, Bruno Rodzik, Guy Cauvin, Carlos Azoberry, Francis Isnard, Georges Lamia, André Boragno…
Maurice Serrus constate cette malédiction.
“Charly est mort à 17 heures", m’a-t-il confié dans la pudeur qui le caractérise.
A 17 heures, Nice a perdu l’un de ses plus grands fils.

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