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29.01.18

Permalien 17:44:01, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR, GRANDE DAME  

Ceci n’est pas une critique : Assouline, Cérésa, Aragon, Man Ray, Molny, de Cortanze, Rhys, Apollinaire (Gallimard, Rocher, Allia, Martinière, Albin Michel, Denoël, Phébus...)

Ce que l’on doit lire :

-Retour à Séfarad, Pierre Assouline. Gallimard, 426 p., 22 €. De la littérature haut de gamme avec une érudition à couper le souffle. Plus tendance distorsion d’André Kertész que portrait craché de Nadar.

-L’une et l’autre, François Cérésa. Editions du Rocher, 219 p., €. Le narrateur tourne la tête et découvre sa femme avec trente ans de moins. Une grande histoire d’humour avec des coups de cravache au langage.

-1929, Louis Aragon, Benjamin Péret et Man Ray. Allia, 45 p., 6,20 €. Ce texte érotico-sexuel presque centenaire fait vieillir toute la bimbeloterie sur les parties de jambes en l’air post soixante-huitarde.

-Quelque part entre le bien et le mal, Christophe Molny. Editions de la Martinière, 347 p., 19 €. L’ouverture nous propulse dans une attaque au bélier d’un distributeur de banque. Un polar sur les chapeaux de roues, avec des dérapages contrôlés.

-Laisse tomber les filles, Gérard de Cortanze. Albin Michel, 440 p., 22, 50 €. Le romancier dit adieu à sa jeunesse. Celle des années 1950-1960. Les regrettés Johnny Hallyday et France Gall viennent de le confirmer: la fête est finie. The froid doit continuer.

-Une vie meilleure, Rachel Rhys. Traduit de l’anglais par Mélanie Trapateau. Denoël, 415 p., 22 €. Alors que la Seconde Guerre mondiale approche à pas de loups, une jeune femme embarque pour l’Australie, sur un bateau qui devient une ville avec ses hauts et ses bas. Le mal de mère ?

-L’enchanteur pourrissant, Guillaume Apollinaire. Libretto/ Phébus, 112 p., 6, 70 €. Exploration du thème de «l’enfant sans père» sous le prisme du roman médiéval par un amoureux de la vie, mort à 38 ans. Le héros de 14-18 reste un héraut de la Poésie avec un grand P(aix) même si l’apatride aimait la guerre qui le rendit français.

Ce dont on peut se dispenser de lire :

-Play boy, Constance Debré. Stock, 160 p., 18 €. Une fille nous raconte qu’elle était hétéro pour faire comme tout le monde jusqu’au jour où… Encore une histoire de plumards à dormir debout.

-La tribu, Jean-Michel Mension. Allia, 240 p., 18 €. La genèse indigeste de l’Internationale lettriste par un précurseur du situationnisme, proche de Guy Debord, unique écrivain de ce mouvement qui compte après les Dadaïstes et les Hussards.

-La communauté, Raphaëlle Bacqué et Ariane Chemin. Albin Michel, 336p p., 20 €. Enième version de la banlieue déshéritée sur fond de religion. Bouquin attrape-nigaud sur Trappes, genre Martine derrière le périph.

-Le feu et la fureur. Michael Wof. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Michel Faure, Nikki Copper, Valérie Le Plouhinec et Isabelle Chelley. Robert Laffont, 418 p., 20 €. La thématique délirante du ploutocrate Donald Trump.

-Les rêveurs, Isabelle Carré. Grasset, 304 p., 20 €. Jean Paulhan nous avait prévenus : «Avant de publier, mieux vaut être connu». L’important ce n’est plus ce qui est écrit mais qui l’a écrit.

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