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22.12.17

Le Barça a corrigé 0-3 le Real. L'adversaire du PSG risque d'être le Barça de Messi et d'Iniesta XXL !

Samedi 23 décembre 2017, 13 h
17e journée de Liga
Real Madrid 0-3 Barcelone
Buts pour les Catalans: Suarez (54e), Messi (64e pen.), Vidal (90e + 3)

APRES MATCH
Ronaldo a marqué de la tête à la 30e seconde du match, but refusé pour hors-jeu réel.
Ensuite, le Real a eu la possibilité d’ouvrir le score, mais le poissard Benzema a mis une belle au ras du montant. Pas dans un grand jour, il a été hué quand Zidane a procédé au changement. C’est un joueur de complément, pas un buteur-né, je l’ai toujours dit.
En 2e mi-temps, le Barça a vite marqué sur une superbe contre attaque.
Puis le Real bousculé a fait n’importe quoi: le défenseur merengue Dani Carvajal a repoussé de la main un ballon ulta chaud. Carton rouge direct et penalty transformé en force par Messi. La messe était dite. Vidal a ensuite donné le coup de grâce sur une passe du même Messi.
Zidane s’est trompé sur toute la ligne. Dans son onze de départ, il a mis Kovacic, joueur limité, techniquement et agressivement. N’a pas sa place dans un tel match.
Zidane a ensuite trop tardé à faire les changements à 0-1, cela a provoqué la punition du 0-2 !
Dans ce genre de match, il fallait Isco et Bale, dès le coup d’envoi.
Le Real a joué frileux.
En face, Iniesta a été impérial. Fabuleux ! Ce joueur méritait au moins deux Ballons d’or.
Messi a été très collectif et bon aux bons moments.
Suarez, bagarreur impeccable.
Le Real a montré de grandes faiblesses qui pourront profiter au PSG. Marcelo, Ramos, Kroos ont été très mauvais. Absents des débats. Peut-être savaient-ils que c’était fichu pour le Liga ? Le Barça avec 14 points d’avance est à l’abri de tout. Le Real n’a plus que la C1. C’est la seule mauvaise nouvelle pour le PSG. Et si le PSG sort le Real en 8e… attention à l’armada du Barça, roi du pressing. Le Barça amorce un nouveau cycle. Déjà !
C. Ronaldo ? Il doit tout faire et ne peut pas toujours tout faire. Face à la cage, il a fait un loupé extraordinaire quand il a raté le ballon dans un geste qu’il a pourtant accompli des milliers de fois. Comme quoi un multiple Ballon d’or peut manquer une reprise qu’un minime aurait réussie.
Benzema est vraiment un associé qui n’est pas à la hauteur de son partenaire. Pas assez décisif dans les “gros” matchs.

Classement
1 FC Barcelone 45 pts 17 matchs/ 14 3 0/ 45 7 + 38
2 Atlético Madrid 36 pts 17/ 10 6 1/ 25 8 + 17
3 Valence 34 pts 17/ 10 4 3/ 36 17 + 19
4 Real Madrid 31 pts 16/ 9 4 3/ 30 14 + 16
5 FC Séville 29 pts 17/ 9 2 6/ 20 22 - 2

AVANT MATCH
Le Real Madrid est à 9 points du Barça.
Si le Real gagne le clasico, les deux clubs ne seront plus séparés que de 6 points.
Et si le Real remporte ensuite son match en retard, plus que trois points d’avance seront dans le camp de Barcelone.
Donc le clasico du 23 décembre est capital.
En France, il n’y a pas d’équivalent à ce clasico.
A noter: si le match a lieu à 13 h, c’est pour permettre sa diffusion télé en Asie.
La première partie du choc Ronaldo-Messi va avoir lieu. Il alimentera la chronique de l’attribution du Ballon d’or 2018.
Pour l’instant:
Ronaldo 5-5 Messi
Neymar: 0
Cette année entre en ligne de compte:
La Liga
Le clasico. Il y en a deux, et peut-être plus.
La Champions League
La Coupe du Monde
Si l’un des trois gagne la Coupe du Monde 2018, il sera sans doute lauréat.
C. Ronaldo est obligé de gagner au minimum la C1.
Neymar est désavantagé par sa venue au PSG. Ce jour, 650 000 millions de personnes vont voir Ronaldo et Messi. Donc les sponsors sont contents. Neymar on ne le voit plus qu’à Angers ou Metz. Pas très “sexy” comme ils disent, les branchés.
Au coup d’envoi du clasico, Neymar est en vacances et s’apprête à un jouer un match de “prestige". A 26 ans, il est très en retard par rapport à ses aînés. A 23 ans, CR7 avait déjà remporté un Ballon d’or à Manchester United.
D’aucuns ricanent parce que CR7 a demandé au Real une rallonge salariale car il estime anormal que Messi et Neymar soient plus payés que lui à Barcelone et au PSG. Le Madrilène a 100 % raison. La star sportivo-économique number one c’est lui. Messi boxe dans sa catégorie mais pas Neymar qui joue dans un club sans C1.

Montaigne (Gallimard), Constant (Folio), Tchekhov (Les Belles Lettres), Aymé (Folio), Bove (Petite Vermillon), Guérin (Finitude), Calet (L'Imaginaire), Pascal (Rivages)...

La traversée de Paris, d’après la nouvelle de Marcel Aymé

-Montaigne, Arlette Jouanna. Gallimard, 464 p., 17, 99 €
Dans la prestigieuse collection NRF vient d’arriver la biographie de l’ancien maire de Bordeaux. On oublie trop souvent que Montaigne fut homme politique. Que les magouilleurs d’aujourd’hui en prennent de la graine. Il n’y en a pas un pour sauver l’autre. Que pensez-vous d’un premier ministre qui dépense 350 000 euros pour prendre un avion privé alors que le sien, celui de l’Etat rentre à vide pour un prix de 130 000 euros ? Au bas mot 480 000 euros ! Alors lisez la vie de Montaigne pour côtoyer un bel esprit. Là, il n’y a pas duperie sur la marchandise

-Journaux intimes, Benjamin Constant. Edition de Jean-Marie Roulin. Folio, 1140 p., 11,90 €
Une suite de réflexions, de souvenirs, de joies et de peines, signée par une superbe plume du XIXe siècle. Le 19 février 1812, il note: “Mon père est mort. Ma tête est troublée et mon sang glacé”. Le 27 du même mot, il précise: “Mon cœur est brisé".. En avril, mai et juin 1812, il confie: “Travail. J’ai travaillé. Mal travaillé. “Malade de la bêtise". Rien fait. Je m’ennuie. Presque rien fait. Un peu travaillé. Pas mal travaillé. Bien travaillé. Moins travaillé". Un beau livre diapason.

-Bagatelles quotidiennes est autres nouvelles, Anton Tchekhov. Traduction du russe et préface par Boris de Schloezer. Les Belles Lettres, 315 p., 13,90 €
L’auteur dramatique est un grandiose nouvelliste, tout comme Maupassant en France. Tchekhov sait camper une séquence anodine avec une sens inné de la formule, l’air de ne pas toucher. Ouvrage à déguster comme un Armagnac millésimé. Une littérature d’observation universelle. Pas une seule fois il ne dit le fond de sa pensée. Un témoin, sans rival.

-Les contes du chat perché, Marcel Aymé. Folio, 404 p., 7, 70 €
A l’école, ils nous bassinaient avec Troyat, Maurois mais pas un mot sur Aymé ou Gary. On s’est rattrapé depuis. Du Troyat je n’en veux même pas pour caler un meuble: il resterait bancal. Lire Marcel Aymé c’est côtoyer de près l’intelligence et l’ultra sensibilité. La littérature haut de gamme comme le 100% cacao. A lire d’urgence, et à relire tout autant.

-L’homme qui savait, Emmanuel Bove. Préface de François Ouellet. La Petite Vermillon, 224 p., 7 ,10 €
Ce grand talent que l’on ressort du placard de temps à autre mérite d’être dans toutes les bibliothèques et à portée de main. Un écrivain par excellence, toujours du côté des déshérités, de ceux qui subissent la loi des plus forts. Rien de misérabiliste. Il regarde et ne juge pas. Bove a un regard de lynx et un style en lame de couteau qui dépèce le quotidien en faisant attention de ne jamais faire du mal à une mouche.

-La peau dure, Raymond Guérin. Finitude, 128 p., 14, 50 €
Raymond Guérin, vous connaissez ? Vous allez découvrir un des écrivains de chevet de François Truffaut qui a tiré un film La peau douce, en guise de clin d’œil. Guérin est l’un de ceux qui écrit le mieux sur le monde ouvrier, ça vrille le cœur tant cela sonne juste. C’est un verre de Pyrex sur la toile cirée d’une cuisine de Sarcelles. Il vivait en Gironde, supporter des Girondins. Tout pour me plaire ! Il a toujours refusé de faire le mondain dans la capitale, fuyant les sans talent qui veulent des postes pour croire qu’ils en ont…

-Fièvre des Polders, Henri Calet. L’Imaginaire, 196 p., 7, 50 €
Encore un superbe lire, à petit prix. Calet est l’un des plus grands prosateurs de la seconde partie du XXe siècle. Une langue admirable sans bravoure superflue. Il écrivait simple, ennemi des phrases alambiquées. Tant que l’on n’a pas lu Calet on est vierge de la pureté stylistique, une sorte d’eau littéraire qui coule de source.

-Vie de Monsieur Pascal, suivi de Vie de Jacqueline Pascal, Gilberte Périer. Préface de Sylvie Robic. Rivages Poche, 128 p.,5, 80 €
“Cet amour qu’il avait de la pauvreté le portait à aimer les pauvres.” Bel hommage à Blaise Pascal dont le portrait est tracé par sa sœur aînée, Gilberte Périer (1620-1687). Voir les humbles n’empêchait pas Pascal de fréquenter les hauts personnages de la société qui se pressaient autour de lui pour percevoir quelques lumières de sa fulgurante intelligence.

Permalien 01:15:40, Catégories: GRAND MONSIEUR  

20 h Foot, Cnews, 21-12-2017: le PSG, Neymar, Mbappé, le bilan des matchs aller, les Tops, Balotelli, les Flops, Bielsa...

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