Quelques albums pour les fêtes : Churchill (Tallandier), Mythologies en peinture (Larousse), Voitures de légendes (Larousse), BD Jack London (Le Lombard), Degas et Gauguin (Larousse), BD Vian (Grasset)

21.12.17

Quelques albums pour les fêtes : Churchill (Tallandier), Mythologies en peinture (Larousse), Voitures de légendes (Larousse), BD Jack London (Le Lombard), Degas et Gauguin (Larousse), BD Vian (Grasset)

-Moi, Winston Churchill, Beatrix de L’Aulnoit. Tallandier, 190 p., 34 €
«L’un des problèmes de notre société, c’est que les gens ne veulent pas être utiles, mais importants.» Tout est dit et plus que très bien dit. Ce trait de plume de Winston Churchill fait encore plus aimer ce personnage considérable du XXe siècle. On lui prête le mot «No Sports» pour expliquer sa longévité alors qu’il fut un grand pratiquant : à 18 ans, champion d’escrime inter collèges. Chasseur, il pratiquait le fusil à deux coups. Marcheur, il fit de nombreuses randonnées. Il pêchait le saumon, pratiquait le golfe et la natation. L’équitation était l’une de ses passions. Il jouait aussi au polo ! Quand on lui a demandé de couper le budget des arts pour l’effort de guerre il a répondu : «Alors pourquoi nous battons-nous ?» C’est lui qui a ordonné le bombardement de Mers el-Kébir sur la marine française (1300 morts) : «La plus pénible et la plus odieuse décision que j’ai eue à prendre». L’humour du grand homme fait toujours mouche : «Les chiens vous regardent avec vénération. Les chats vous toisent tous avec dédain. Il n’y a que les cochons qui vous considèrent comme leur égaux». Cet album a une iconographie haut de gamme. Churchill jaillit des pages. On en redemande. Des petits marquis de Paris osent le rabaisser au rang d’alcoolique.

-La Mythologie expliquée par la peinture, Gérard Denizeau. Larousse, 224 p., 25 €
Très belle idée d’album, très bien réalisé. On est content de retrouver Sisyphe (Le Titien), Prométhée (Gustave Moreau), Les Trois Grâces (Raphaël), L’Ile aux morts ( Arnold Böcklin). L’auteur déchiffre chaque chef d’œuvre pour nous éclairer complétement. Tous les grands thèmes sont abordés. C’est simple et grand. Une totale réussite.

-Voitures rétro de légende, Collectif. Larousse, 320 p., 34,90 €
Quatre rédacteurs (Martin Gordon, David Long, Andrew Noakes et Chris Quiller-Rees) et un responsable éditorial (Gilles Chapman), ont confectionné une anthologie des plus agréables. Il y a même un index qui permet de trouver instantanément les marques et les modèles qui nous intéressent plus précisément. Des années 1940 aux années 1980, il ne manque aucun bolide. En tout 250 voitures ! Berlines britanniques, Fiat, Mini Cooper, Chevrolet, Volvo, Jaguar, Cadillac, Lancia, Dodge, Mercedes, BMW, Ferrari, sans oublier Renault, ni Porsche et Corvette.

-Jack London. Arriver à bon port ou sombrer en essayant. Scénario et dessins de Koza. Le Lombar, 160 p., 19,99 €
Avec des couleurs de Maya Mihindou, la BD est d’une très grande classe. Nous voyons l’auteur de Croc-Blanc partir faire un tour du monde sur un sublime voilier, le Snark. Lors de ce voyage, l’écrivain écrit précisément Martin Eden. C’est mieux qu’un livre de photos ou un film. London avait un physique de cinéma. Il était socialiste quand cela voulait quelque chose.

-Edgar Degas, Gérard Denizeau. Larousse, 128 p., 12,90 €
Le peintre, impressionniste atypique, refusa le téléphone : «Si vous répondez quand on sonne c’est que vous êtes une boniche». Ses danseuses sont historiques. On s’y croit. Ses toiles ne nous écrasent mais nous invitent à la contemplation. Du caractère et une infinie douceur.

-Paul Gauguin, Laure-Caroline Semmer. Larousse, 128 p., 12,90 €
Précurseur de l’art moderne, Gauguin nous permet de retrouver van Gogh à Arles (1888), Tahiti (1891), la terrible syphilis (1895), les Marquise(1901) et la mort du peintre (1903). Il disait : «Il n’y a pas de femmes nues, il n’y a que des femmes déshabillées». Né le 7 juin 1848, Gauguin a décidé de se consacrer à la peinture en 1882. Grande décision, pour lui et pour nous.

-Valse de Noël, Boris Vian & Nathalie Choux. Grasset jeunesse, 32 p. ? 18, 90 €
Cette valse remonte à 1955. Elle était dans un tiroir où dormait une farandole avec des travailleurs, des clochards et des soldats. Tout l’album est un appel au pacifisme. L’auteur du Déserteur (1954) n’était pas près de se laisser dominer par des chefs militaires. Ses mots sont comme les notes de sa trompette qu’il appelait «trompinette".

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