La réponse de Johnny Hallyday à la polémique sur ses obsèques

12.12.17

Permalien 23:53:43, Catégories: HENDRIXEMENT, LA REVUE DE STRESS  

La réponse de Johnny Hallyday à la polémique sur ses obsèques

Voici la réponse. Jadis les talentueux Cocteau, Pagnol et Kessel étaient académiciens. Leurs successeurs ne sont que des bateleurs médiatiques parmi d’autres. Ils font toujours valoir des idées mais n’ont aucune œuvre.

La presse a toujours ghettoïsé Johnny Hallyday dont un animateur télé a cru bon de dire que “Hallyday c’était quelqu’un d’Europe 1 et de RTL", sous-entendu pas un gauchiste invité sur le service public. “Hallyday n’avait pas la parole facile” a-t-il rajouté. Oui, Hallyday était de droite comme Raymond Devos, comme les Hussards. Toute la mauvaise presse sur le chanteur vient du fait qu’il n’était pas un bien-pensant. Un fait certain: Jean-Philippe Smet pouvait se regarder dans une glace.
A sa mort, un million de personnes ont salué le passage de sa dépouille, et 15 millions ont regardé la cérémonie de ses adieux. L’enfant sans père était aimé, très aimé.
Un membre de l’intelligentsia - on a les Camus que l’on mérite - n’est pas d’accord que l’on compare Johnny à un héros mais il n’y a que lui pour croire que l’on assimile le défunt chanteur à Jean Moulin.
Par héros, il faut entendre Tintin, Lucky Luke, Zorro ou Robin des Bois.
Johnny faisait rêver et surtout combler les rêves tel un héros de fiction.
Un blablateur avec bicorne ultra médiatisé a été offusqué d’entendre des guitares dans une église mais c’est moins grave que des pédophiles dans les presbytères.
Guy Debord a déjà tout dit sur la politique spectacle. R.A.S.
Le déclencheur de tempêtes dans un verre d’eau dit encore que les fans de Johnny ne sont que des “petits blancs". C’est le même qui déclara qu’il y avait beaucoup de Noirs chez les Bleus.
Pourtant il est évident que la majeure partie des gens touchés par la mort du chanteur l’ont suivi depuis le début des années 1960. Ils ont été jeunes ensemble et à l’époque la population de la France n’était pas la même qu’aujourd’hui. Tout ce bruit ne correspond à rien de condamnable. Il a un public pour chaque artiste. La France est un millefeuille et non pas une infâme bouillie.
En dehors des techniciens de plateau, sont les ouvriers dans la salle de l’Opéra de Paris ?
Et aux obsèques de Jean D’Ormesson, il était où le peuple de banlieue ? On n’y a vu que les notables qui oeuvrent sous les ors de la République, aussi blanc comme le col de leur chemise. Quai Conti, on compte les Noirs et les Arabes sur les doigts d’une seule main.
La France est une mosaïque. Aucun artiste n’est là pour rassembler tout le pays. Il n’y a que les supermarchés qui rassemblent toute la population.
Au rayon des citations, j’ai entendu une série de n’importe quoi.
On a attribué à André Malraux ou Jean Cocteau: “Le vrai tombeau des morts c’est le cœur des vivants“. Cette fulgurance est de Tacite.
Pour commenter, le crayon sur le cercueil, on a attribué à Jean D’Ormesson une citation de Paul Morand :"Ecrire c’est enlever des mots et non pas en aligner". Pour ce qui est de la gomme, il faut citer le mot d’Igor Stravinsky: “J’ai fait toute mon œuvre avec une gomme".
“Si j’avais su que je l’aimais autant, je l’aurais aimé encore davantage” a déclaré Renaud. C’est très beau mais c’est du Frédéric Dard !
Emmanuel Berl a passé sa vie a expliqué que le pouvoir confisquait la culture alors qu’il faudrait que les loisirs permettent aux non cultivés de se cultiver. Le pouvoir a inventé le tiercé pour abrutir le peuple. Les chevaux n’ont pas pour propriétaires des habitants de HLM.
Le jour de ses obsèques- qui ressemblaient plus à ceux de J.F. Kennedy qu’à l’enterrement d’un parrain- Johnny Hallyday a mis en vedette ses fans.
On n’a vu qu’eux, et ce fut grandiose.
Ce fut l’enterrement des années 1960.
Ceux qui rient face aux fans tatoués “Johnny” sont les mêmes qui vont se prosterner dans les églises ou je ne sais quel lieu ? Il y a des coups de pied au culte qui se perdent !
Finalement les aboyeurs ultra médiatiques sur twitter font penser à Brassaï qui disait que les murs plein de graffitis étaient les “cahiers des fous".
D’aucuns se sont souvent moqués du chanteur quand il se mélangeait les pinceaux avec le langage mais sa gêne attendrissait, si loin des bavards encensés par les champions de la reptation.
Lors des obsèques du père de Jean-Philippe Smet, il n’y avait pas un chat.
Le jour des obsèques de Jean-Philippe Smet, il y a avait 1 million de gens.
Johnny Hallyday a chanté au SDF, à l’Olympia mais il a voulu pour ultime demeure un cimetière très simple qui équivaut à une sorte de Point Virgule des nécropoles. Ultime manifestation de sa simplicité qui tranche avec l’arrogance de ses détracteurs.

Commentaires, Pingbacks:

Cet article n'a pas de Commentaires/Pingbacks pour le moment...

Laisser un commentaire:

Votre adresse email ne sera pas affichée sur ce site.
Votre URL sera affichée.

Balises XHTML autorisées: <p, ul, ol, li, dl, dt, dd, address, blockquote, ins, del, span, bdo, br, em, strong, dfn, code, samp, kdb, var, cite, abbr, acronym, q, sub, sup, tt, i, b, big, small>
(Les retours à la ligne deviennent des <br />)
(Sauver le nom, l'email et l'url dans des cookies.)
(Autoriser les utilisateurs à vous contacter par un formulaire de message (votre adresse email ne sera PAS révellée.))

Juin 2018
Lun Mar Mer Jeu Ven Sam Dim
 << <   > >>
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  

Le blog de Bernard Morlino

Rechercher

powered by b2evolution free blog software