Quelques notes avec Brassens, préface de Maxime Le Forestier. Joël Favreau. (L’Archipel)

19.05.17

Permalien 18:34:19, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR, HENDRIXEMENT  

Quelques notes avec Brassens, préface de Maxime Le Forestier. Joël Favreau. (L’Archipel)

Joël Favreau ici en compagnie de Georges Brassens. Nous avons eu la chance de vivre à l’époque de Brassens, Brel, Trenet, Ferré, Ferrat, Nougaro et Barbara. Voir Brassens en couleurs et en si parfaite qualité visuelle est plus que troublant. Il est bel et bien plus vivant que le chanteur que j’ai vu et hélas ! entendu l’autre jour inaugurer le Festival de Cannes. Le ridicule ne tue plus depuis longtemps. Comment ose-t-on monter sur scène pour ânonner de cette façon ? Et comment osent-ils applaudir ?

La discrétion faite homme, Joël Favreau nous confie quelques souvenirs de toutes ses années passées en compagnie de Georges Brassens qu’il aime comme un père, un transfert que fait tout son public tant Brassens donne envie d’être son ami.
Depuis que le Sétois céleste est mort beaucoup se revendique ami de Brassens, à tort. Joël Favreau précise; “J’en ai tellement vu, des sans-gêne aucune, qui se bousculaient pour être sur la photo, qui fouaillaient même sa corbeille à papiers…” Toutes ses attitudes minables sont étrangères à Joël Favreau comme elles le furent à René Fallet, Louis Nucéra, Georges Moustaki ou Guy Béart. Sacré quatuor d’amis. J’en ai connu trois sur quatre.
Jamais, au grand jamais, Joël Favreau ne se pointait chez Brassens à l’improviste, ce que prétendent d’aucuns. Il appelait d’abord le fidèle Gilbratar qui indiquait le jour et l’heure pour venir rue Santos-Dumont.
Brassens ne répondait jamais au courrier, ni au téléphone. Satie lui non plus n’ouvrait pas son courrier. Brassens accueillait toujours ses amis par : “Comment vas-tu galopin ?”
Ce livre est celui d’un ami qui en raconte un autre.
Pas de voyeurisme, pas de scooop atroce, rien que moments de jadis qui remontent à la surface. On est comme à la terrasse d’un café avec un copain qui nous raconte sa vie tout en regardant les gens dans la rue.
Très bel ouvrage où vibre l’amitié sans forfanterie.
Brassens avait vu en Joël Favreau un fils. Et comme à son habitude, il ne s’est pas trompé.

-Quelques notes avec Brassens, préface de Maxime Le Forestier. Joël Favreau. L’Archipel, 200 p., 18 €

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