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15.02.17

Pulvérisés à Paris, Barcelone et Messi peuvent-ils se remettre d'un 4-0 ?

Je ne suis pas un pisse-froid mais il faut reconnaître que Paris a joué ce match comme si c’était une finale. Que d’énergie déployée pour un simple 8e aller de C1. Le PSG ressemble plus à une cigale qu’à une fourmi. 4-0 sur un 8e aller c’est très bien mais ce n’est pas un trophée. La L1 va paraître bien fade aux Parisiens après cette soirée de liesse.

8e aller de C1
Mardi 14 février 2017
Paris 4-0 Barcelone
Buts pour Paris: Di Maria (18e, 55e), Draxler (40e), Cavani (71e)
Je le dis le plus sérieusement du monde, l’homme du match ce fut l’arbitre polonais Szymon Marciniak. Le fait de ne jamais siffler ou presque a permis la fluidité du jeu. Que les arbitres français en prennent de la graine. Sans grand arbitre pas de grand match.
Pas besoin d’avoir fait Saint-Cyr: pour empêcher le Barça de jouer, il suffit de leur confisquer le ballon. Et c’est ainsi que Paris a gagné. Un jour avec… alors qu’en face ce fut un jour sans.
Un entraineur qui gagne a toujours raison.
Donc bravo! Attention, je parle de ce match. Je traite match après match, exactement comme pour les livres.
On a senti dès le début que Paris voulait gagner ce match, son match de l’année avec un entraineur espagnol complexé par une seule victoire contre le Barça depuis tant d’années.
Pour Paris, c’était le match du siècle. Pour le Barça, rien qu’un 8e aller de C1 à l’extérieur.
Jamais les Catalans n’ont réussi à se faire violence pour revenir au score.
Messi, inexistant. Sur ce match, son football ne vaut pas plus que celui de Payet. Et encore, Payet est plus combattif !
Iniesta ? Nullissime ! Il revenait de blessure, dit-on. Erreur de l’avoir fait jouer. En football, dès que l’on fait passer les sentiments avant le jeu, le football se venge et vous le fait payer. On vient encore de le vérifier.
André Gomez est d’une faiblesse sans nom. Comment ose-t-on aligner un joueur si médiocre dans l’entrejeu catalan.
Le Barça a eu tort de céder Dani Alves à la Juventus Turin. Le Brésilien, même âgé, apportait beaucoup au poste latéral, montant sans cesse de manière intelligente.
Paris a dévoré le Barça dans tous les compartiments du jeu.
Oui, ce fut un grand match de Paris.
A l’inverse, le Barça ressemblait plus à une équipe de Promotion d’Honneur qu’à un club de l’élite mondiale.
La tendance peut-elle s’inverser au match retour ? Difficile à croire.
Ne comptez pas sur moi pour participer à la déferlante de superlatifs qui va s’abattre sur la France.
La France n’a qu’une C1 depuis 1956: Marseille, 1993.
Ni Reims, ni St Etienne dans leur grande période respective ne sont parvenus à remporter la C1.
Il faut garder la tête froide.
Ce match peut devenir ce genre d’exploit que font certaines équipes au tour préliminaire de la Coupe du Monde avant de disparaître au rayon des oubliettes.
Si Paris se qualifie au retour, les Parisiens seront en 1/4 de finale et rien de plus.
Paris qui élimine le Barça cela peut devenir l’équivalent d’un match de tennis qui voit Djokovic évincer de Wimbledon par un obscur, ce qui ôte un favori pour les autres !
La vérité c’est qu’il reste encore 6 matchs avant la possibilité de soulever le trophée le soir de la finale. Tout reste à faire.
Un fait certain: Barcelone a manqué de respect vis-à-vis du PSG. Les Catalans sont venus à Paris la fleur au fusil et ils se sont faits marcher dessus à l’image de Neymar, claudiquant tout le match.
D’un côté, belle euphorie du PSG.
De l’autre, triste spectacle de voir le Barça en perdition. Leurs habits de lumière n’étaient qu’un vieux tas de guenilles.
Lors de ce match, il m’a semblé voir, côté Paris, des joueurs qui voulaient se montrer à leur avantage dans un match ultra médiatique, afin de vanter leurs qualités pour augmenter leur prix de vente. Pourquoi les Parisiens ne forcent-ils pas leur talent lors de chaque match ?
Je ne pense pas une seconde que le PSG veut rejouer encore six matchs de C1 avec une telle intensité.
La C1 est la plus difficile compétition du monde. Elle se déroule sur un long terme. Elle fait brûler beaucoup de carburant. Elle dépend du tirage au sort. De l’état physique de X ou Y. Un tas de paramètres entre en jeu. C’est un long championnat qui ressemble à une Coupe. Il faut garder la tête froide jusqu’à la dernière minute de la finale.

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