Archives pour: Janvier 2017, 24

24.01.17

Permalien 18:35:45, Catégories: BALLES NEUVES, GRAND MONSIEUR  

King Roger Federer is back !

Federer est de la famille des champions du rang de Pelé, M. Ali et Cruyff. Des Noureev du sport.

Au tournoi de Wimbledon, Roger Federer s’est qualifié pour les 1/2 finales en trois sets. Pour accéder en finale, il devra battre son compatriote, le sympathique et talentueux Wawrinka qui lui a éliminé Tsonga, sans forcer son talent.
Après une très longue interruption, le champion suisse est de retour.
Le voir jouer est un bonheur constant.
On observe ses mouvements et son visage? celui d’un homme enfermé dans lui-même.
Depuis A. Senna, je n’avais plus jamais revu un champion de sport individuel de ce calibre.
Roger Federer a tout: le mental, le physique et la technique. En plus, il a la grâce, l’élégance.
Ce n’est pas un monstre de muscles comme tous ces tas de barbaque dont on ne cesse pas de dire qu’ils ont des valeurs.
Federer est de la famille des champions du rang de Pelé, M. Ali et Cruyff. Des Noureev du sport.
Federer c’est James Dean qui n’est pas mort.
Il est parfois en apesanteur. Et nous avec lui. Rien n’est plus beau de s’identifier à Federer. Le sport permet ce délice.
Quand l’adversaire essaye d’anticiper un geste de Federer, l’as helvétique fait le contraire !
Ni gros, ni maigre. Ni grand, ni petit. Federer est taillé sur mesure pour le tennis.
Il a une harmonie de gestes qui est régal visuel.
C’est un vrai champion, et non pas une invention médiatique comme les tennismen français qui ne gagnent rien d’important en simple depuis la retraite de Noah. Plus de trente ans sans rien.
Les footballeurs français ressemblent de plus au plus aux tennismen français. Des gravures de modes. Jamais je n’achèterai une montre dont un tennisman français fait la pub: j’aurais trop peur d’être en retard.

Permalien 11:39:59, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR, GRANDE DAME  

Albums illustrés: Prévert/ Badel, Coutard/ Abbasian, Potter/ Blake (Gallimard), Lambé/ Pierpont (Actes Sud) et Sylvia Plath (La Table Ronde)

Document exceptionnel: Prévert évoque Robert Desnos, leur jeunesse commune. Internet dans ce cas-là c’est vraiment grandiose.

-Embrasse-moi, Jacques Prévert, illustrations Ronan Badel (Gallimard, 50 p., 14,90 €)
Merveilleux album. On ne peut pas rester insensible devant les 20 poèmes de Jacques Prévert mis en image par Ronan Badel qui a bien saisi la poésie du grand maître Jacques. Prévert voyait bien et même très bien le visible et l’invisible. En plus, il avait la grâce d’écriture qui laisse livre cours à la divine trouvaille. Enfant éternel prisonnier dans un corps d’adulte, il trouvait les portes de sortie au besoin les issues de secours. Prévert c’est un mélange de Sempé et de Peynet. C’est le meilleur ami que je n’ai pas connu.

-Un arbre pour ami, Victor Coutard. Illustrations de Pooya Abbasian (Gallimard, 64 p., 18 €)
Bel hommage aux arbres trop souvent méprisés en France et adulés en Inde. Voici la vie d’un arbre par le prisme d’un enfant qui croise ses différents habitants, ver de terre, abeille, grenouille. Une histoire de l’humanité.

-The tale of Kitty in Boots, écrit par Beatrix Potter, illustré par Quentin Blake. Traduction de Jean-François Ménard. (Gallimard, 80 p., 16,90 €)
Cette histoire qui remonte à un siècle n’a jamais été vue en librairie par son auteur. Beatrix Potter (1866-1943) se consolait de la présence austère des adultes en dessinant sans cesse les animaux et les fleurs. Un beau jour, elle inventa Peter Rabbit, son cher lapin qui séduit un éditeur dès 1901. Sous-jacent dans toute son œuvre, l’écologie fut son combat par le biais du dessin. Elle fut un actif défenseur du patrimoine culturel de son pays, dont les châteaux.

-Paysage après la bataille, Eric Lambé et Philippe de Pierpont (Actes Sud, 432 p., 29 €)
Une suite de dessins d’une grande sobriété. On est comme au temps du cinéma muet. Les dessins sont d’Eric Lambé et le scénario de Philippe de Pierpont, comme on dirait «décors de Roger Art», les plus anciens voient ce que je veux dire. Au début du livre, on croit voir une femme de dos regarder une bataille, mais en fait elle contemple un tableau, une fresque. Elle sort, va sur un banc. Elle vit dans un mobil home. Un bucheron rôde dans l’album. Une ambiance becktienne, un univers très Edward Hopper. De l’onirisme angoissant. Une science de l’espace et du cadrage.

-Dessins, Sylvia Plath, textes traduits de l’anglais par Valérie Rouzeau (La Table Ronde, 88 p., 22 €)
La fille de l’écrivain - et surtout pas de l’écrivaine- Frida Hughes, présente les dessins de sa mère. A la plume, Sylvia Plath (1932-1963) témoignage de ce qu’elle voit : des natures mortes. Un pneu, comme une couronne mortuaire dans un paysage d’objets du quotidien. Ici, un simple chardon. Elle n’a pas tenu plus de trente ans dans ce monde. Quand elle avait sept ans, c’était le début de la guerre. A treize ans, la fin. On imagine ce qu’elle a dû penser. Etre Américaine ne l’a pas aidé à vivre. Neurasthénique, dépressive, bipolaire (nom de plus à la mode aujourd’hui), trop lucide, pas assez réaliste ? Elle s’est suicidée, non sans avoir connu l’amour et avoir mis au monde deux enfants. Une belle femme, une belle âme, un bel être humain. Trop sensible ? C’est les autres qui ne le sont pas assez.

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