1917 (Buisson/ Perrin), Police (Roché/ Grasset), Japon (Lucken/ Perrin), Amérique (Packer/ Piranha), Farwest (Williams/ Seuil) et Luther King (Munoz Molina/ Seuil)

19.01.17

Permalien 10:56:05, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR  

1917 (Buisson/ Perrin), Police (Roché/ Grasset), Japon (Lucken/ Perrin), Amérique (Packer/ Piranha), Farwest (Williams/ Seuil) et Luther King (Munoz Molina/ Seuil)

-1917, l’année qui a changé le monde, Jean-Christophe Buisson (Perrin, 320 p., 24,90 €)
De janvier à décembre, quasiment au jour le jour, Jean-Christophe Buisson fait revivre toute l’année qui a transformé le XXe siècle. On peut citer la guirlande de noms qui donne le vertige : Hitler, Goering, Mao, Drieu, Dos Passos, Picasso, Buffalo Bill, les tirailleurs sénégalais, Picabia, Dada, Romain Rolland, Kandinsky, Les Mamelles de Tirésias de notre si cher Guillaume Apollinaire. Un livre parfait pour les lycéens mais aussi pour leurs parents et grands-parents.

-De la police en démocratie, Sébastien Roché (Grasset, 375 p., 22 €)
Ce livre a été écrit avant les attentats terroristes de 2015 et 2016. Il est bourré de graphismes et de statistiques. 9 chapitres plein de renseignements qui font tous froid dans le dos. On vit sur une poudrière. Au Moyen Age, on se faisait tuer pour une bourse mais aujourd’hui si les rues sont éclairées la nuit, les salauds n’y sont pas moins présents. A un coin de phrase, l’auteur qui en connaît un rayon sur toutes les atrocités dont sont capables les hommes, ivres ou pas, fous déclarés ou en devenir, oui l’auteur écrit : «La France est en guerre et elle organise l’Euro». Il a raison quand il y a la guerre, on n’organise pas des matchs de football. Les gens qui nous gouvernent disent guerre car ils ne veulent pas reconnaître leur incompétence qui laisse une poignée d’individus nuire à l’ensemble des gens. Au jeu du chat et de la souris, il faut savoir se défendre. Comment peut-on laisser se dérouler l’Euro 2016 sans le moindre incident et ensuite laisser un tueur au volant d’un camion qui assassine près d’une centaine de personnes sur la Promenades Anglais à Nice, le 14 juillet 2016 ?

-Japon, l’archipel du sens, Michael Lucken (Perrin, 216 p., 24, 90 €)
Le japon sait allier la tradition et le modernisme. Ce livre nous le prouve à chaque page. Les Japonais respectent les traditions, les artistes en sont le meilleur exemple. La liste de leurs créateurs qui nous apportent beaucoup est longue, très longue. Citons Hokusai, Kurosawa, Ozu… d’innombrables écrivains, musiciens, acteurs… L’Orient n’est pas plus immobile que l’Occident est dynamique, contrairement aux idées reçues. Les 10 chapitres, plus l’introduction et l’épilogue, nous remettent dans le temps de l’après-guerre qui a correspondu à la renaissance du Japon, comme de l’Allemagne. On ne saurait oublier la cuisine japonaise. Excellente comme le reste.

-L’Amérique défaite. Portraits intimes d’une nation en crise, George Packer. Traduit de l’anglais par Etienne Dobenesque (Piranha, 455 p., 23, 90 €)
Cette vision de l’Amérique est une plongée dans l’égoïsme tous azimuts. L’auteur met en perspective le déclin des Etats-Unis et se demande si l’effondrement va être suivi par un renouveau. Cette prose interrogative a été écrite avant l’élection de Donald Trump à la Maison Blanche. Depuis plus de 30 ans, de plus en plus de losers ont brisé le rêve américain. Et si c’était ce cliché de l’American Dream qui avait fabriqué une usine à losers ?

-Butcher’s Crossing, John Williams. Traduit de l’anglais par Jessica Shapiro (Piranha, 304 p., 19 €)
La grande aventure de l’Ouest sauvage des années 1870. Toute la mythologie du farwest est ici présente avec son lot de péripéties et cet espoir de voir assemblé l’homme et la nature. Le paradis peut être terrestre mais il faut savoir le saisir à portée de mains.

-Comme l’ombre qui s’en va, Antonio Munoz Molina. Traduit de l’espagnol par Philippe Bataillon (Seuil, 443 p., 22,50 €)
Plus de 400 pages retracent la cavale de l’assassin de Martin Luther King. «La littérature se compose à partir de ce qui existe et non de ce qui n’existe pas». A bon entendeur, salut ! Chet Baker traverse le roman, tout comme Hendrix, Artaud, Lou Reed et Scott Fitzgerald. On n’imaginait pas si bonne compagnie. Nous sommes à Lisbonne la plupart du temps. Tout le passé de l’auteur rejaillit. On entre dans la tête des personnages. Splendide autobiographie qui se mélange à la trame romanesque.

Commentaires, Pingbacks:

Cet article n'a pas de Commentaires/Pingbacks pour le moment...

Laisser un commentaire:

Votre adresse email ne sera pas affichée sur ce site.
Votre URL sera affichée.

Balises XHTML autorisées: <p, ul, ol, li, dl, dt, dd, address, blockquote, ins, del, span, bdo, br, em, strong, dfn, code, samp, kdb, var, cite, abbr, acronym, q, sub, sup, tt, i, b, big, small>
(Les retours à la ligne deviennent des <br />)
(Sauver le nom, l'email et l'url dans des cookies.)
(Autoriser les utilisateurs à vous contacter par un formulaire de message (votre adresse email ne sera PAS révellée.))

Août 2017
Lun Mar Mer Jeu Ven Sam Dim
 << <   > >>
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      

Le blog de Bernard Morlino

Rechercher

powered by b2evolution free blog software