Archives pour: Janvier 2017, 19

19.01.17

Permalien 11:00:04, Catégories: THE RED DEVILS, GRAND MONSIEUR  

Les médias transfèrent Griezmann à MU qui devrait lui donner des titres qu'il n'arrive pas à gagner ailleurs

Plus vous êtes starifié, plus les joueurs vous matraquent. Voilà pourquoi beaucoup de starlettes stagnent dans leur progression. D’où le grand mérite de C. Ronaldo.

A bientôt 26 ans, Antoine Griezmann a un palmarès aussi mince qu’une feuille Job:
Segunda División 2010 avec la Real Sociedad.
Supercoupe d’Espagne 2014 avec l’Atlético Madrid.
Incapable de faire gagner le club qu’il l’emploie, il cherche à aller dans un grand club où il est certain de gagner un titre grâce à des partenaires de grands talents.
Thierry Henry est allé à Barcelone pour que Messi et Iniesta lui fasse gagner la C1 qu’il n’a pas pu offrir à Arsenal, en 2006, au SDF contre Barcelone… Raymond Kopa avait la même chose, de Reims au Real Madrid. Platini aussi, de St-Etienne à la Juventus Turin. Et Zidane de la Juve au Real. Le football de Griezmann ne boxe pas dans la même catégorie que Kopa, Platini et Zidane.
Les médias français ont fait de Griezmann une icône car ils n’avaient personne pour vendre l’Euro 2016 qui se déroulait en France. Ils sont allés jusqu’à dire que le Français avait réussi son Euro. Peut-on dire que l’on a été grandiose quand on échoue en finale contre le Portugal sans C. Ronaldo, au SDF ? Dans le pays de Raymond Poulidor, oui. Dans le pays où l’on désigne coupable mais pas condamnable la pt française du FMI, oui. En France, rien n’est impossible. On peut même faire d’un innocent, un coupable, comme dans l’Affaire Dreyfus. Heureusement que la France peut aussi nous donner Emile Zola.
Revenons au football. Oui, pour gagner la C1, Griezmann a besoin d’un grand club qui va faire le boulot. Sir Ferguson disait toujours à Evra: “Reste avec nous, tu gagneras toujours un titre à MU, en fin de saison”. Il suffit de voir le palmarès d’Evra pour voir que c’est vrai.
Le football de Griezmann ne m’a jamais soulevé de terre.
Aujourd’hui, on monte au somme Payet, Griezmann, Pobga, Martial… mais on ne voit rien venir. C’est trois petits tours et puis s’en vont.
Bien jouer sans rien gagner au bout, ce n’est pas ce qui s’appelle un champion.
Je pense aux enfants qui ont voulu un maillot de Payet à West Ham. Que vont-ils en faire ? Un paillasson.
Et les enfants qui ont acheté un maillot floqué Depay à MU que vont-ils en faire ? Une lavette pour nettoyer le comptoir d’un pub.
Dernière minute: les médias anglais annoncent aussi que MU a des vues sur le Portugais de Monaco, le virtuose Bernardo Silva. Si cela pouvait être vrai !

PS: 20 h foot, jeudi 19 janvier 2017: Nantes,PSG, transferts mercato d’hiver, Lyon, Depay, Rijvers, OM, CAN, Van Basten…

http://www.itele.fr/magazines/20h-foot/20h-foot-du-19012017-172463

Permalien 10:56:05, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR  

1917 (Buisson/ Perrin), Police (Roché/ Grasset), Japon (Lucken/ Perrin), Amérique (Packer/ Piranha), Farwest (Williams/ Seuil) et Luther King (Munoz Molina/ Seuil)

-1917, l’année qui a changé le monde, Jean-Christophe Buisson (Perrin, 320 p., 24,90 €)
De janvier à décembre, quasiment au jour le jour, Jean-Christophe Buisson fait revivre toute l’année qui a transformé le XXe siècle. On peut citer la guirlande de noms qui donne le vertige : Hitler, Goering, Mao, Drieu, Dos Passos, Picasso, Buffalo Bill, les tirailleurs sénégalais, Picabia, Dada, Romain Rolland, Kandinsky, Les Mamelles de Tirésias de notre si cher Guillaume Apollinaire. Un livre parfait pour les lycéens mais aussi pour leurs parents et grands-parents.

-De la police en démocratie, Sébastien Roché (Grasset, 375 p., 22 €)
Ce livre a été écrit avant les attentats terroristes de 2015 et 2016. Il est bourré de graphismes et de statistiques. 9 chapitres plein de renseignements qui font tous froid dans le dos. On vit sur une poudrière. Au Moyen Age, on se faisait tuer pour une bourse mais aujourd’hui si les rues sont éclairées la nuit, les salauds n’y sont pas moins présents. A un coin de phrase, l’auteur qui en connaît un rayon sur toutes les atrocités dont sont capables les hommes, ivres ou pas, fous déclarés ou en devenir, oui l’auteur écrit : «La France est en guerre et elle organise l’Euro». Il a raison quand il y a la guerre, on n’organise pas des matchs de football. Les gens qui nous gouvernent disent guerre car ils ne veulent pas reconnaître leur incompétence qui laisse une poignée d’individus nuire à l’ensemble des gens. Au jeu du chat et de la souris, il faut savoir se défendre. Comment peut-on laisser se dérouler l’Euro 2016 sans le moindre incident et ensuite laisser un tueur au volant d’un camion qui assassine près d’une centaine de personnes sur la Promenades Anglais à Nice, le 14 juillet 2016 ?

-Japon, l’archipel du sens, Michael Lucken (Perrin, 216 p., 24, 90 €)
Le japon sait allier la tradition et le modernisme. Ce livre nous le prouve à chaque page. Les Japonais respectent les traditions, les artistes en sont le meilleur exemple. La liste de leurs créateurs qui nous apportent beaucoup est longue, très longue. Citons Hokusai, Kurosawa, Ozu… d’innombrables écrivains, musiciens, acteurs… L’Orient n’est pas plus immobile que l’Occident est dynamique, contrairement aux idées reçues. Les 10 chapitres, plus l’introduction et l’épilogue, nous remettent dans le temps de l’après-guerre qui a correspondu à la renaissance du Japon, comme de l’Allemagne. On ne saurait oublier la cuisine japonaise. Excellente comme le reste.

-L’Amérique défaite. Portraits intimes d’une nation en crise, George Packer. Traduit de l’anglais par Etienne Dobenesque (Piranha, 455 p., 23, 90 €)
Cette vision de l’Amérique est une plongée dans l’égoïsme tous azimuts. L’auteur met en perspective le déclin des Etats-Unis et se demande si l’effondrement va être suivi par un renouveau. Cette prose interrogative a été écrite avant l’élection de Donald Trump à la Maison Blanche. Depuis plus de 30 ans, de plus en plus de losers ont brisé le rêve américain. Et si c’était ce cliché de l’American Dream qui avait fabriqué une usine à losers ?

-Butcher’s Crossing, John Williams. Traduit de l’anglais par Jessica Shapiro (Piranha, 304 p., 19 €)
La grande aventure de l’Ouest sauvage des années 1870. Toute la mythologie du farwest est ici présente avec son lot de péripéties et cet espoir de voir assemblé l’homme et la nature. Le paradis peut être terrestre mais il faut savoir le saisir à portée de mains.

-Comme l’ombre qui s’en va, Antonio Munoz Molina. Traduit de l’espagnol par Philippe Bataillon (Seuil, 443 p., 22,50 €)
Plus de 400 pages retracent la cavale de l’assassin de Martin Luther King. «La littérature se compose à partir de ce qui existe et non de ce qui n’existe pas». A bon entendeur, salut ! Chet Baker traverse le roman, tout comme Hendrix, Artaud, Lou Reed et Scott Fitzgerald. On n’imaginait pas si bonne compagnie. Nous sommes à Lisbonne la plupart du temps. Tout le passé de l’auteur rejaillit. On entre dans la tête des personnages. Splendide autobiographie qui se mélange à la trame romanesque.

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