Archives pour: Octobre 2016, 06

06.10.16

Permalien 15:16:55, Catégories: BLONDINEMENT A XV, LA REVUE DE STRESS  

Lyncher publiquement Aaron Smith est-ce l'une des valeurs du rugby ?

Tout le désarroi du champion qu’on a obligé à réaliser un mea culpa. Atroce justice médiatique. Celle morale-là, ils peuvent se la “carrer dans le train” comme disait Marcel Aymé.

Un ministre français passé aux oubliettes avait dit qu’on devait désormais appeler “référent bondissant aléatoire” un ballon de rugby.
Un rugbyman est à l’image du ballon. On ne peut savoir où ses impulsions vont parfois le conduire.
Le 18 septembre 2016, il n’a fallu que «cinq à dix minutes» - “selon un témoin", je dirai plutôt un sinistre délateur - à Aaron Smith, 28 ans, pour apaiser les brûlures de son sang, comme on disait au temps de Balzac. Il s’agit des conclusions du délateur.
Le délateur a reconnu le demi de mêlée des All Blacks quand le rugbyman est entré dans un WC handicapé, dans l’aéroport de Christchurch, avec une femme qui n’était pas sa compagne.
Le délateur - qui est en plus un voyeur ou plutôt un auditeur- affirme avoir entendu des «bruits».
La dame n’a pas porté plainte !
L’affaire est remontée jusqu’aux dirigeants des All Blacks.
Le joueur a été obligé de faire des excuses à la télévision où il apparaît bouleversé en pleurs.
On ne lui pardonnerait pas en plus d’avoir œuvré… avec la tenue des champions du monde.
La fédération néo-zélandaise l’a suspendu un match pour avoir contrevenu au code de bonne conduite.
Notre monde est devenu un vaste tribunal de la morale des hypocrites.
Cette manière de donner en pâture un homme est immonde.

PS: L’Equipe du vendredi 7 octobre 2016 annonce que des traces de corticoïdes ont été trouvées dans les urines de Dan Carter et de deux autres joueurs de la récente finale du Top 14. On va nous dire bien sûr qu’il s’agit de médicalisation. Lance Armstrong lui se dopait mais eux se soignait… Deux poids deux mesures.

Permalien 08:05:45, Catégories: THE RED DEVILS, GRAND MONSIEUR  

Les Red Devils 2016 connaissent-ils Duncan Edwards ?

Les gens qui ont vu jouer Duncan Edwards disent qu’il était du niveau de Best, Cruyff et Maradona. Le premier grand héros de MU est mort des suites de ses blessures lors de crash de 1958 à Munich.

Son ami et ancien partenaire, Sir Bobby Charlton, l’un des rescapés du crash de 1958 vient d’inaugurer la plaque à la mémoire d’Edwards à Dudley, pendant que les Bleus ignorent le décès de Marcel Artelesa qui a suivi celui de René Marsiglia.
Dudley est une ville de West Midlands, en Angleterre, où la légende des Reds est née et a commencé à jouer au football.
Le Busby Babe aurait eu 80 ans, cette année.
La plaque du souvenir se trouve dans le pavillon au Priory Park, près de la maison d’enfance de Duncan Edwards.
Le stratège Edwards a fait ses débuts à MU à peine âgé de 16 ans.
Le milieu de terrain a joué 177 matches pour les Reds et a remporté deux titres de champion.
Sa mort à 21 ans a anéanti un maître du ballon rond.
Sir Bobby a redit que son ami était «le meilleur footballeur que j’ai jamais vu et le meilleur partenaire, un artiste qui pouvait faire tout ce qu’il voulait avec un ballon».
Les joueurs actuels de MU le connaissent-ils ?
Best, lui, savait, et Cantona, Beckham, Giggs, Scholes, Rooney, eux tous, savent qui est Edwards.

Permalien 07:37:29, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR  

En hommage au centenaire de sa naissance: Allons z'enfants, d'Yves Gibeau (Le Dilettante)

Yves Gibeau a voulu être enterré dans la terre ensanglantée de 1914-1918.

Roman initiatique et autobiographique du grand romancier injustement méconnu. Yves Gibeau (1916-1994) était un grand amateur de sport (1956: La Ligne droite, Calmann-Lévy), traumatisé par la guerre de 1914-1918.
Homme sans concession, Gibeau a traversé la vie en rebelle.
Le réfractaire a conservé une haine farouche contre les militaires qui lui ont pourri la vie dans sa jeunesse.
Ce livre est un hymne au pacifisme, cela ne veut pas dire que Gibeau était un défaitisme ou un froussard.
L’écrivain aimait l’intelligence et ne supportait pas les imbéciles.
Il m’arrive souvent de parler de Gibeau avec son ami Yanny Hureaux. Si souvent que j’ai l’impression de l’avoir connu. Quand Yanny Hureaux raconte les repas à trois avec Gibeau et Blondin, c’est comme si je voyais Cendrars, Miller et Delteil ou Gabin, Blier et Ventura.
Gibeau était vraiment hanté par les tranchées de ce que l’on nomme la Grande Guerre, comme s’il y en avait des petites.
Au rayon amour de la vie, un homme bien. Ils ne courent pas les rues.

-Allons z’enfants, Yves Gibeau. Préface de Michel Dalloni (Le Dilettante, 448 p., 23 €)

Extrait du film dans la maison de Gibeau signé par son ami Gérard Rondeau (1953-2016) qui vient de mourir le 13 septembre 2016. Rondeau était un très grand photographe de la ligne des humanistes du quotidien transcendé en éternité. Un œil de lynx. Un cœur énorme. Un artiste dans toute sa splendeur.
https://www.youtube.com/watch?v=DUWGhwBkzHg

A consulter, le site officiel du regretté Gérard Rondeau:
http://www.gerardrondeau.com/

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