Clemenceau (Perrin), Pézard (Table Ronde) et Simenon (Omnibus)

11.08.16

Clemenceau (Perrin), Pézard (Table Ronde) et Simenon (Omnibus)

-Grandeurs et misères d’une victoire, Georges Clemenceau. Préface de Jean-Noël Jeanneney, (Perrin, 440 p., 10 €)

Ce livre est le dernier de Georges Clemenceau qui meurt les 23 novembre 1929. Ce grand homme fut un géant de notre Histoire. Le Tigre a eu mille vies. Qui se souvient qu’il a été maire de Montmartre ? Qui se souvient que sur la butte il ouvrit un centre de prophylaxie ? Qui se souvient que ce grand amateur de peinture fut le confident de Monet ? L’esprit de Clemenceau souffle encore. « Le meilleur en amour c’est quand on monte l’escalier. » Ce trait d’humour lucide est souvent attribué à Guitry ou Allais. Erreur, il est signé Clemenceau.

-Nous autres à Vauquois (1915-1916), André Pézard. Préface de Michel Bernard. Postface de Jean Norton (La Table Ronde/ Hors collection, 368 p., 15 €)

Ce témoignage sur 1914-1918 est moins connu que les livres de Maurice Genevoix mais pas moins important. Publié en juillet 1918, juste avant la fin de la guerre, le récit du lieutenant d’infanterie de 25 ans ne laisse pas indifférent dès lors qu’on a du cœur. Les Poilus ont notre reconnaissance éternelle. Une génération sacrifiée pour que l’on vive en Paix- en péril ces derniers temps… André Pézard (1893-1984), ami de Genevoix, a la même sensibilité que le futur académicien. Horreur de la guerre et tendresse des soldats entre eux.

-Mes apprentissages, reportages (1931-1946), Georges Simenon. Edition de Francis Lacasssin (Omnibus, 1056 p., 28 €)

Ce précieux volume nous confronte à l’autre versant de l’œuvre de Simemon : le journalisme. L’amour du détail on le retrouve dans les romans avec Maigret aussi minutieux que son créateur. Le reporter Simenon a parcouru le monde et la France entre 1931 et 1946. Les lecteurs de Maigret seront heureux de retrouver le style Simenon qui fait du bien aux yeux, aux oreilles, au cœur et à l’âme. Les reportages en France pendant les années 1930 nous plonge dans les faits divers, le terreau de l’œuvre du romancier. Il suit les affaires Stavisky pour Marianne, le journal de Gallimard, dirigé par Emmanuel Berl. Simenon se transforme en Tintin lorsque il va en Afrique, les îles Galápagos, les Etats-Unis, Tahiti et l’Europe de l’Est. A l’inverse de Tintin, Simenon, lui rendait la copie. Tant mieux ! Simenon détestait l’exotisme. Il aime surtout les gens qui habitent les lieux qu’il visite. Le côté cinéma de la vie ne l’intéresse pas. «Trouver l’homme» disait-il. Il y parvenait

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