Pierre Guyotat (Actes Sud), Virginia Woolf (Belles Lettres) et Sempé (Folio)

05.08.16

Pierre Guyotat (Actes Sud), Virginia Woolf (Belles Lettres) et Sempé (Folio)

-Pierre Guyotat, la matière de nos œuvres. Collectif sous la direction de Donatien Grau (Actes Sud, 196 p. , 30 €

A l’occasion d’une exposition à la Galerie Azzedine Alaïa (Paris, du 22 avril-12 juin 2016), les éditions Actes Sud livrent un superbe ouvrage pour les plus lettrés de France. Un album mode d’emploi pour mieux aborder Pierre Guyotat, le plus grand écrivain vivant dans le genre novateur de la langue française. L’auteur du chef d’oeuvre Tombeau pour cinq cent mille soldats (Gallimard), adapté jadis au théâtre par Antoine Vitez, raconte mieux que personne les soldats, l’armée. Guyotat renvoie Jean Genet à la Bibliothèque Rose. C’est cru, vrai. La poésie d’une hache sur un rose comme dirait Cioran.


-Ma vie avec Virginia. Leonard Woolf. Traduit par Micha Venaille qui signe la préface. Postface de Cecil Woolf (Les Belles Lettres, 160 p., 13,50 €)

Deux mois avant de se suicider, l’écrivain- et surtout pas écrivaine, vilain mot- était angoissée par la possibilité de la victoire d’Hitler. Dans ce livre sur sa femme, on s’aperçoit que le mari décela la psychose maniaco-dépressive chez la grande artiste, ce qui n’était pas facile à décrypter à leur époque. Le mari est si attentif à sa femme qu’il la fait manger quand elle a ses crises d’anorexie. Ce livre n’est pas triste. C’est un livre d’amour. A lire aussi Essais choisis, de Virginia Woolf. Choix et traduction nouvelle de Catherine Bernard (Folio, 535 p., 9 €) On partage les goûts de la grande Virginia : Montaigne, Defoe, Mme de Sévigné, Conrad… « Montaigne nous conseillera de nous retirer dans une pièce tranquille de notre tour et là de nous consacrer à la lecture, de nous laisser porter par la course folle de nos rêveries… »

-Un peu de Paris, Sempé (Folio, 144 p., 7€)
La lumière, la nuit, les autos, le vieux pépères, les mémères… Une vieille façade conservée avec derrière les immeubles modernes. Deux gays avec Notre Dame au fond. La solitude urbaine. La mélancolie mais pas le désespoir. Doté de la rigueur de Cartier-Bresson et la poésie de Doisneau, Sempé est le Prévert du dessin.

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