Archives pour: Août 2016, 03

03.08.16

Un biopic sur Pelé, 75 ans, le Dieu du football

Naissance d’une légende (Pelé: Birth of a Legend)
Titre original : Pelé: Birth of a Legend
Réalisation et scénario : Jeff Zimbalist et Michael Zimbalist
Durée : 107 minutes
Sortie : 3 août 2016 (directement en vidéo)
Distribution: Kevin de Paula : Pelé; Leonardo Lima Carvalho : Pelé, jeune; Seth Michaels : Mário Zagallo; André Mattos : l’entraineur de Santos; Felipe Simas : Garrincha; Diego Boneta : José Altafini

A propos de Dieu, celui du football est incontestable et il s’appelle Pelé.
Maradona n’est que son fils, et c’est très bien. Jésus ce n’est pas rien.
Les Dieux du stade ont un grand avantage, on peut les voir, leur parler et même devenir leur ami.
Pelé est à avec Cassius Clay, le plus grand sportif de tous les temps, celui dont on peut mesurer le talent de visu.
Si le football est aussi populaire c’est grâce à Pelé.
Il a l’importance du révérend King.
Enfant, c’est le premier sportif noir que j’ai découvert.
Je ne connaissais pas encore la boxe, Joé Louis et les autres.
Et le jazz ne m’avait pas encore ouvert le cœur et l’âme.
Pelé et son sourire. Un soleil à lui tout seul.
Pelé et Garrincha, aussi indispensables que le soleil et la lune.
Je n’ai pas vu le film pour l’instant mais c’est toujours bien de parler des héros qui nous font du bien.

André Malraux, un talent évident si loin de ses clones du PAF

Le jour de l’entrée de Jean Moulin au Panthéon, Malraux a prononcé la plus grande oraison funèbre de tous les temps. En ce temps-là, De Gaulle n’avait pas de nègre. Il avait un ami et cet ami était écrivain, un vrai de vrai.

-André Malraux, Sophie Doudet (Folio/ Biographies, 304 p., 8,70 €)
Tout ce qui n’est pas légendaire n’existait pas, disait Malraux qui n’a pas cessé de s’agiter pour écrire sa biographie. On peut le critiquer pour son dépeçage d’un temple sacré (Banteay Srei, Phnom Penh, 1923), pour sa résistance de la dernière heure mais une chose est certaine c’était un véritable écrivain, pas une baudruche du PAF comme il y en a tant qui se prennent pour lui. Malraux avait le sens de la publicité comme Cocteau, c’est un fait incontestable mais leur talent réciproque l’est tout autant, rien à voir avec leurs dérisoires clones qui ne sont que des produits de basse consommation, des gens qui ne roulent que pour eux-mêmes capables d’alimenter des conflits qui nuisent à notre pays. Malraux a choisi d’aimer de Gaulle qui lui servit d’estrade pour la notoriété. Cette biographie est destinée à ceux qui croient encore à la littérature. Malraux a passé sa vie à lire et à écrire. De Gaulle le nomma ministre de la Culture pour qu’il ait enfin un peu d’argent dans ses poches et devant lui. Quand on voit la liste des politiciens de carrière, tous formatés dans le même moule (celui de l’ambition à court terme) qui ont pris sa place rue de Valois ça fait peur. On est passé de Brassens à Plastic Bertrand.

-Les plus belles fulgurances d’André Malraux, réunies par Sylvie Howlett. Illustrations de Loïc Sécheresse. (Folio, 160 p., 7,70 €)
Pour les 40 ans de sa mort, le 23 novembre 1976, on peut lire cet ouvrage qui nous donne tout une suite de phrases, de pensées, nées dans le cerveau d’un homme dont on a transféré les cendres au Panthéon. Les citations de Malraux se ramassent à la pelle, du 18 juin ou d’ailleurs : « La vie ne vaut rien mais rien ne vaut la vie », « Qu’est-ce qu’un homme ? Un misérable tas de petits secrets ». On n’en finirait plus de les énumérer. Il faut prendre le miel où on le trouve et chez Malraux il y en a. Ses livres sur la peinture sont exceptionnels. Il adorait la culture, il était la culture. J’aimais le voir à la télévision, car il donnait envie de lire. Malraux n’était pas un imposteur comme ceux qui l’imitent. Il avait un spiritualité indiscutable.

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