Archives pour: Juin 2016, 06

06.06.16

Permalien 11:41:03, Catégories: LE GYM E BASTA, ANTI-FOOTBALL, GRAND MONSIEUR  

Favoritisme flagrant:"Quand Payet touche le ballon, il se passe toujours quelque chose" (Deschamps) Et quand Hatem Ben Arfa le touche, il se passe quoi ?

Hatem Ben Arfa n’a rien à envier aux joueurs retenus en EDF. Le sélectionneur a convié des joueurs qui ne joueront pas une seconde dans la compétition. Des ombres inutiles m’empêcheront pas le soleil de briller ailleurs.

En 1996 et 1998, on m’a privé de Cantona.
En 2016, on me prive de Ben Arfa.
La frustration est grande.
“Quand Payet touche le ballon, il se passe toujours quelque chose” a dit le sélectionneur.
C’est du favoritisme.
Quand Ben Arfa touche le ballon, il ne se passe donc rien ?
Foutaise que tout cela.
L’équipe de France est une caste dans laquelle, on n’a pas voulu de Ben Arfa.
Je reste persuadé que son heure viendra.
Il lui reste quatre années pour s’exprimer de la plus grande des façons.
Vous remarquez la grande classe de Ben Arfa qui n’a pas commenté son exclusion car il s’agit bel et bien d’une exclusion, mais je crois à la justice du terrain.
Il reviendra par la grande porte quand d’autres s’échapperont par la fenêtre.
Ne pas sélectionner Ben Arfa c’est rétrécir les chances de gagner l’Euro.

[A tous les amoureux du beau jeu]

N'est pas Nelson Mandela qui veut.

Des observateurs ont eu le culot de dire que Hatem Ben Arfa était un adepte des raids solidaires alors qu’ils se couchent devant tel ministre payé pour faire son propre parti et casser l’unité gouvernementale ! Le passager casqué du scooter est venu à Clairefontaine. Pour porter malheur à la France ? Je l’aurais fui comme on s’écarte de la peste. Depuis qu’il est en poste, la France est au plus bas. Ce n’est qu’une suite de catastrophes: terrorisme, cataclysmes naturels, pluie continuelle, grève générale, décisions grotesques et le tout sous l’emblème de la légitimité. Le pays est à l’agonie: il faut parfois attendre deux heures un train de banlieue qui n’arrive pas. Selon mes principes, j’aurais démissionné pour éviter de salir le nom de mon père, de ma famille. L’honneur n’existe plus. La devise actuelle de la république: moi, rien que moi, toujours moi. Ce mandat gouvernemental est complétement pourri à l’image de la météo: du brouillard en juin ! La France est inondée d’eau et d’incapables.

Nelson Mandela est le seul politicien qui portait bien le maillot.
Lui s’est servi du sport pour la bonne cause.
Les autres politiques récupèrent le sport pour se faire mousser.
A commencer par Hitler et Mussolini.
En France, De Gaulle assistait au Coupe de France. C’était bon enfant.
Ensuite on a vu VGE jouer au football. Le début de la politique spectacle.
Mitterrand aimait vraiment le football. Il allait serrer les mains des joueurs sur la pelouse avant la finale de la Coupe de France.
Ensuite, on a vu Chirac faire semblant qu’il connaissait le nom des joueurs. Il maitrisait si bien le football qu’il a confondu la Coupe du Monde avec la Coupe de France.
Passons l’épisode de l’envahissement du SDF lors de France-Algérie.
Depuis les règnes de Sarkozy et de Hollande, les politicards ne vont plus serrer les mains des joueurs de la finale de la Coupe de France parce qu’ils sont peur de se faire siffler.
L’actuel locataire de l’Elysée est venu voir les Bleus à Clairefontaine avant l’Euro.
Lloris, le capitaine de façade, a offert au convive un maillot à son nom. Avec le numéro 24. On aurait pu aussi bien lui donner le 2400. Le visiteur a le charisme d’un gardien de musée provincial.
Une mascarade de plus.
On sait tous que le vrai capitaine c’est Evra mais depuis 2010, la FFF ne le met plus en avant sur les photos.
Depuis le premier jour de la préparation de cet Euro on n’a vu que de la “com.", du prospectus de Biarritz, le coin de France de l’actuel sélectionneur, à l’expédition des joueurs sur le champ de courses en passant par les pubs qui envahissent désormais les écrans.
Pauvre football qu’on utilise à des fins commerciales jusqu’à la corde.
Il est fort possible que Giroud marque un hat-trick contre l’Albanie.

Permalien 07:27:09, Catégories: LITS ET RATURES, GRANDE DAME  

Championnes. Elles ont conquis l’or, l’argent, le bronze. Par Lorraine Kaltenbach & Clémence Portier-Kaltenbach. (Arthaud)

Il n’y a pas Suzanne Lenglen, ni Micheline… On se demande pourquoi. Ces deux absentes sont flagrantes. En revanche, on en voit des moins connues, sauf des spécialistes. Ainsi, on découvre Margot La Hennuyère, première tenniswoman professionnel, au XVe siècle ; la boxeuse Polly Fairclough-Burns et Bessie Coleman, première aviatrice afro-américaine. On retrouve avec grand plaisir Babe Didrikson-Zaharias, «la déesse du stade», sublime athlète, et la patineuse Sonja Henie. Toutes ses championnes sont classées parmi des vétérans, femmes du monde, filles du peuple, touche-à-tout, discriminées et militantes.
L’album nous fait comprendre que les femmes ont commencé à trouver leur place dans le paysage sportif à partir de la fin de la Première Guerre mondiale. La première sportive de l’Histoire a pour nom Kyniska (IVe siècle avant Jésus-Christ, Grèce), l’intrépide conduisait des chars avec quatre chevaux. Les photos permettent de scruter la beauté de Lili Alvarez, la première championne olympique espagnole : la belle brune avait une grâce sidérante. Une gestuelle impeccable, une harmonie éclatante d’équilibre.
Parmi les contemporaines : Alfonsina Strada (1891-1959), la cycliste italienne, un bloc d’énergie qui faisait dire à ses détracteurs machistes : «La bicyclette est une machine à stérilité». On est ému de passer un moment avec l’escrimeuse Helene Mayer, la seule juive de la délégation allemande au JO 1936.Sa sélection fut un subterfuge pour qu’elle serve de caution : les nazis ont pu dire aux Américains : «Vous voyez que votre menace de boycott ne sert à rien puisqu’on ne chasse pas les juifs… »
Helene Mayer (1910-1953) est morte très jeune. Médaille d’argent, elle fait le salut nazi sur le podium, docile qu’en apparence car elle ne voulait pas qu’on fasse du mal à sa famille Thomas Mann lui avait demandé de renoncer aux JO, en vain. Toujours pour protégé les siens. Après-guerre, elle est partie vivre aux Etats-Unis qu’elle défendait dans les compétitions d’escrime, passant de la croix gammée à la bannière étoilée. Son compatriote Gretel Bergman (née en 1914), elle, fut radiée la fédération d’athlétisme de son pays natal alors qu’elle était championne de saut en hauteur. En 1937, elle quitte l’Allemagne nazie avec la promesse de «ne plus jamais mettre le pied sur le sol allemand ». On comprend celle qui s’élevait dans les airs. Depuis la fin des barbares modernes allemands, toutes ses performances ont réintégré les palmarès officiels. Elle est l’unique survivante de toutes les championnes du livre. Elle a 102 ans, en 2016.

6Championnes. Elles ont conquis l’or, l’argent, le bronze. Lorraine Kaltenbach, Clémence Portier-Kaltenbach. Arthaud, 192 p., 35 €

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