Archives pour: Octobre 2015

31.10.15

Man City et Arsenal sont les deux favoris du titre de PL loin devant Chelsea et MU, deux clubs en perdition

MU est toujours orphelin de Sir Ferguson. Son remplaçant est surtout doué pour communiquer du stress à l’ensemble des Red Devils.

Samedi 31 octobre 2015
11e journée de Premier League
Swansea 0-3 Arsenal
Chelsea 1-3 Liverpool
Manchester City 2-1 Norwich
Crystal Palace 0-0 Manchester United
West Brom A 2-3 Leicester

1 Manchester City 25 points 11 matchs + 17
2 Arsenal 22 pts 10 m + 10
3 Leicester 22 pts 11 m + 4
4 Manchester United 21 pts 11 m +7
…………………………….
15 Chelsea 11 pts 11 m - 6

Voici l’équipe de MU qui comme d’habitude a joué sans coaching. Van Gaal ne sert à rien du tout. Plus ça va, plus il coule MU.
Man United: De Gea; Darmian (Young 66), Blind, Smalling, Rojo; Schneiderlin, Schweinsteiger (Fellaini 68); Mata (Lingard 79), Herrera, Martial; Rooney.

Depuis la retraite de Sir Ferguson, le football anglais n’a plus de patron. Je pensais que Mourinho allait prendre le pouvoir, mais non, erreur !
La place est à prendre.
A noter que Wenger (Arsenal) et Pellegrini (Man City) sont proches de comportement. Pas d’esbroufe, extrême tension pendant les matchs.
Arsène Wenger a une autoroute devant lui. Cette saison Chelsea et MU sont des figurants. Le manager français n’a que Man City comme rival.
Désormais c’est Mourinho “le spécialiste des échecs” ! La prochaine fois il se taira. Dès qu’on parle trop, le football se venge, voilà pourquoi ce sport est grand, le plus grand.
Man United ? C’est devenu un club anonyme sans aucun caractère. Van Gaal ce n’est pas très sérieux. Il a le masque de la peur qu’il ne quitte pas. Quand Sir Alex était le coach, on pouvait lire tout le match sur son visage.
A part parler fort quand il a coup dans l’aile, il n’a aucun projet.
Il devrait se faire livrer des vidéos de Rinus Michels et de Sir Ferguson pour voir ce que c’est un grand entraîneur.
Le Batave vit sur sa vieille réputation.
Je ne regarde même plus les matchs de MU qui sont d’un ennui mortel.
Ce que je ressens, les joueurs le ressentent aussi.
MU n’a pas besoin de nouveaux joueurs. Il lui faut un nouvel entraîneur.

30.10.15

Johan Cruyff, génie pop et despote, par Chérif Ghemmour (Hugo Sport)

Vainqueur de trois C1, comme joueur, et une comme manager, Cruyff jouait un football aérien, en apesanteur. Une qualité foudroyante d’accélération de jeu. Une technique d’orfèvre, un dribble magique, un sens du tempo hors normes. Cruyff est l’un des cinq plus grands joueurs de l’Histoire avec Pelé, Maradona, Di Stefano et Puskas. Il y a un style Cruyff comme il y a style Miles Davis. Un jeu vif porté sur l’offensif. Une intelligence de jeu en mouvements. Il a aussi la langue bien pendue: “Avant de commettre une erreur, je ne l’a commets pas” a-t-il dit, il y a fort longtemps. Un goût pour l’aphorisme comme Best et Cantona.

L’actualité s’entrechoque avec la sortie de la biographie de Johan Cruyff. De fait, on a appris que le virtuose néerlandais luttait contre le cancer des poumons. Si tous les amateurs de football savaient que Cruyff était un ancien fumeur, on n’imaginait pas qu’il allait une fois de plus payer cash pour son tabagisme à outrance. La preuve, son biographe termine l’ouvrage par un optimisme déclaré concernant l’avenir du retraité des terrains qui s’active auprès de la jeunesse pour diffuser sa passion et surtout sa compétence. Le livre est préfacé par Michel Platini qui a toujours dit qu’il avait toujours eu Cruyff pour unique idole. Les garçons nés dans les années 1950 ont tous eu Johan 1er pour référence absolue : ses chevauchées sur nos écrans alors en noir et blanc sont inoubliables. C’était comme si Bob Dylan jouait au football. A l’époque on ne savait pas que Bob Marley était un dingue de ballon rond. Le tarpé à la bouche, en plus. Il bogardait grave.
Cruyff avait tout : l’intelligence- il suffit de voir son regard pénétrant d’une intensité fantastique- de la sensibilité, du charisme à ne plus savoir quoi en faire. Sur la pelouse, on eût dit Bonaparte au pont d’Arcole. Cheveux au vent, il nous fascinait. On était lui comme en avait été Zorro. Avant lui, les joueurs ressemblaient à nos pères ; avec lui, ils devenaient nos frères. La bande à Cruyff – les Neeskens, Krol, Haan…- était du même calibre que les Doors ou Deep Purple. Pour nous, trop jeunes, George Best ne fut qu’un Panini, une image arrêtée, faute d’avoir pu le voir courir dans notre salon. Cruyff lui crevait l’écran ! La couleur c’était lui, pas besoin de voir son maillot rouge et blanc (Ajax Amsterdam) ou orange (Pays-Bas). Cherif Ghemmour nous restitue le parcours du footballeur exactement comme s’il écrivait la biographie de Gustave Flaubert ou celle de Marie Curie. En France, on a la fâcheuse tendance à déconsidérer les sportifs, à l’inverse de ce qui se passe en Angleterre. Son livre est passionnant non seulement par la richesse de sa documentation mais par sa qualité d’écriture qui nous rend proche de l’auteur, et de son sujet, alors qu’il ne tombe pas dans la facilité du langage de la branchitude. Il écrit comme on parle à ses amis. Il y a l’odeur des tribunes. Pas des loges présidentielles, celles des populaires de jadis, du Kop disparu. Cherif Ghemmour est né tout près du Stade de Colombes, comme Cruyff est né non loin du stade de l’Ajax Amsterdam. Cela rapproche. Son livre est l’indispensable complément au numéro de So Foot de l’été 2015, entièrement consacré à Cruyff.
Le biographe nous met tout en perspective notamment la mort du père de la future star mondiale, abattu par une crise cardiaque. Un oncle paternel périra de la même façon. Le palpitant fit aussi des misères au fiston en 1991 où il a failli mourir. Quand il est devenu orphelin de père, Johan n’avait que 12 ans. Sa mère se sépara de l’épicerie familiale pour devenir salariée de l’Ajax, au rang de femme de ménage. Elle prendra soins des vestiaires, entre autres lieux du club. Elle se remaria et Johan s’entendra bien avec son beau-père. Question football, le gamin éblouit toutes les sections différentes et devient professionnel sans aucun problème particulier. Il découvre le Football Total auprès de Vic Buckingham avant que Rinus Michels ne l’impose à l’Europe entière : attaquer et défendre tous en même temps. Facile dire, hyper compliqué à faire.
Les trophées s’accumulent dans les vitrines de l’Ajax sous la houlette de la doublette Michels sur le banc, Cruyff sur le terrain. Le coach parvient à devenir le premier entraîneur des Pays-Bas a remporté une C1, en 1971. Dès 1966, Cruyff est international. Petit à petit, il s’est construit un personnage redouté de tous. Son biographe montre bien que le joueur recherchait toujours des pères de substitutions qu’il rejetait ensuite avant de finalement faire la paix. Concernant l’appétit du gain de Cruyff, on en a toujours parlé. Rien de plus logique : le numéro 14 mythique savait qu’il était le plus grand joueur de son temps, et il se faisait payer avec du lourd, pour son époque. Je l’applaudis des deux mains : il est dommage que Puskas n’ait pas fait la même chose quand on voit ce que gagnent en 2015 des joueurs quelconques dont on n’oubliera le nom dans vingt ans. Cruyff n’a jamais fait carrière dans le monde des dirigeants, à l’inverse de Platini. En 2015, on a vu que l’ancienne gloire française – et mondiale- est pris dans la tourmente de la FIFA de l’ère Blatter. Platoche en ressortira soit en héros soit en paria. Beaucoup de sommités hexagonales ont volé au secours auprès de l’ancien joueur de la Juve, triple Ballon d’or, et accessoirement ancien Vert de l’ASSE, version caisse noire avérée.
Ceux qui ont vu jouer Cruyff seront contents de le retrouver dans sa splendeur et aussi dans des phases plus délicates comme au cours de la finale de la Coupe du Monde 1974 où il n’a pas touché un ballon, marqué à la culotte par l’Allemand Berti Vogts. On ne manque rien de sa période du Barça maillot sur le corps, et clope au bec sur le banc des entraîneurs avant d’être contraint de suçoter une Chupa Chups. Chérif Ghemmour n’a pas manqué de voir que Johan Cruyff a les mêmes initiales que Jésus-Christ. Cela tombe bien : le football mondial a eu deux périodes. Celle avant J-C et celle après J-C. Au XXIe siècle, Cruyff, nous confie son biographe, n’a pas plus de téléphone portable que d’adresse mail et d’ordinateur. C’est dommage, on lui aurait bien souhaité bon rétablissement. Cruyff est et demeurera toujours l’un des Dieux du sport comme Coppi, Cerdan, Pelé, Senna, Muhammed Ali et Maradona. Les grands sportifs forcent les portes de notre imaginaire pour ne jamais en ressortir.

-Johan Cruyff, génie pop et desposte. Cherif Ghemmour. Hugo Sport, 380 p., 17, 50 €

29.10.15

Permalien 18:58:40, Catégories: LE GYM E BASTA, THE RED DEVILS, GRAND MONSIEUR  

Claude Puel a réveillé l'OGCNice, la Belle au Bois dormant

Le jeune Cardinale apprend vite la L1. Il a des envolées grandioses. Il ressemble aux anciens goals, les têtes brûlées. Il a la dent cassée des goals courageux. Il bouscule la hiérarchie. On peut partir à la guerre avec lui.

Quand il a signé à Nice, Claude Puel avait dit vouloir réveiller la Belle au Bois dormant.
Avant lui, Gernot Rohr était parvenu à obtenir de grands résultats avec un groupe de forçats du championnat.
Fred Antonetti a rajouté des pierres à la nouvelle construction mais il a perdu patience.
René Marsiglia a sauvé Nice du naufrage de la L2. Merci, mille fois merci.
Et désormais Claude Puel commence à peupler les rêves niçois avec un beau groupe et un fond de jeu.
Il serait triste de voir Puel quitter Nice en juin 2016.
A Nice, il œuvre comme jadis Lucien Leduc, José Arribas ou Jean Snella. Ou Mr Luciano, l’une des gloires niçoises.
Aujourd’hui c’est rare de pouvoir travailler de cette façon.
Regardez van Gaal, pensez-vous qu’il soit heureux à Manchester United ? Les millions dépensés ne font pas le bonheur.
Puel est plus compétent que le Batave.
Un fait me rassure. A Caen, il est resté debout. Comme il les aime ses jeunes Aiglons !
Il m’a rappelé mon ami Oreste qui m’encouragé sur le bord du terrain à Villefranche-sur-Mer.
Puel pendant les matchs ressemble a un loup affamé.
Rien à voir avec van Gaal qui tremble de peur pendant 90 minutes et plus.
Van Gaal a la frousse toute la semaine. C’est un claqueur de dents.
Le regard de Puel est profond, noir, concentré.
Après les victoires. Il ne fanfaronne jamais.
Il se projette toujours.
S’il quitte Nice, il fera un malheureux.
Je ne veux même pas y penser.
C’est plus beau de faire ce que fait Puel à Nice que le football industriel de Mourinho à Chelsea.
A Nice, nous voyons éclore de nouveaux professionnels entouré de superbes ainés (Bodmer, Ben Arfa…)
Le football est bien présent à Nice. A Chelsea, à Man United c’est de l’économie. Rien de plus.
L’entraîneur est l’élément clé. Le président Rivère à fait le bon choix en recrutant Puel.
Man United sans Sir Ferguson est rentré dans le rang.
Nice aurait du mal à se remettre du départ de Puel. Cela casserait la belle histoire actuelle.

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Les romans de l'indispensable Bernanos en Pléiade (Gallimard)

Je vous conseille de lire en premier l’essai «La Grande Peur des bien-pensants». Vous deviendriez si heureux de découvrir un tel écrivain que vous lirez ensuite le plus possible de ses romans si bien présentes dans la double édition de la Pléiade que les passionnés de littérature doivent se procurer sans plus attendre. C’est important d’avoir Bernanos prêt de soi.

Georges Bernanos (1888-1948) est mort à soixante ans. Une courte vie consacrée entièrement à la littérature. Dès qu’il écrivait c’était pour faire entendre ce qu’il avait vu et non ce qu’il défendait pour l’imposer aux autres. Sa quête de vérité, de justice, de fraternité fut sa seule démarche intellectuelle. Il a passé son temps à fustiger tous ceux qui ne juraient que par leur caste au détriment de la réalité des faits historiques. Il se remettait en question dès qu’un événement venait heurter ses certitudes. Au début de sa vie, il avait cru devoir être fidèle à l’éducation parentale, persuadé que rompre avec ses origines équivaut à la pire des trahisons. Cependant il récusa l’antisémitisme inoculé par son père, suite au scandale de la Compagnie du canal de Panana.
Bernanos publia son premier roman, Sous le soleil de Satan, en 1926. Jusqu’à trente-huit ans, il fut journaliste puis inspecteur d’une compagnie d’assurances. Fin lettré, il est le contraire du carriériste qui pose des jalons successifs pour se faire une place dans le paysage littéraire. Le succès fut si considérable qu’il enchaîna les romans, surtout dans la période 1934-1937, d’une «extraordinaire fécondité», pour reprendre l’expression d’Albert Béguin, son ami, biographe et adaptateur, qui a établi la première édition de l’œuvre romanesque de Bernanos dans la Pléiade, en 1961. Le romancier inspire le respect vu son parcours d’homme libre à une époque où plusieurs de ses confrères vendaient leur âme au plus offrant. Tous ses romans ont une solide nappe phréatique : il n’a jamais écrit pour ne rien dire. Français par excellence il a porté haut l’enfance déterminante, le peuple dans sa plus belle expression et l’honneur au-dessus de tout. Ce que nous avons de meilleur en nous est au cœur de tous ses romans. Comment peut-on prétendre aimer la littérature et laisser Bernanos croupir au purgatoire ? Le mot nationaliste fait peur à ceux qui confondent l’amour viscéral de la France avec le drapeau tricolore. Bernanos n’est pas un homme de bimbeloterie cocardière et religieuse. Quand il parle d’église, c’est pour faire comprendre que tous les hommes de la terre ne peuvent pas vivre s’ils n’ont pas une vie spirituelle. Les allégories chez Bernanos sont des appels à une unité sociale en dehors des solidarités de castes. Bernanos demandait à ses semblables d’avoir une pensée détachée des besoins terrestres, sous peine de devenir des robots interchangeables. Il était prêt à faire la révolution pour sauver la tradition du vivre ensemble. Si la démocratie n’était plus qu’un repaire de politiciens véreux qui ne pensaient qu’à s’enrichir sur le dos des contribuables, il ne voulait plus d’elle.
Sa véhémence est autant présente dans ses romans que dans ses «Essais et écrits de combat», dans la Pléiade depuis 1972 (t. I) et 1995 (t.2). Les prises de positions de l’iconoclaste l’ont conduit à la plus grande des solitudes. Ni de droite ni de gauche, le monarchiste de la Chevalerie chrétienne, capable de pourfendre les rétrogrades conservateurs, combattait les idées mais jamais animé par la haine de l’autre. En avril 1934, il accepte l’invitation d’Emmanuel Berl qui lui ouvre les colonnes de «Marianne», le grand hebdomadaire de gauche. Berl et Bernanos désorientent les lecteurs et le milieu littéraire, car l’un est Juif et l’autre un auteur qui a écrit «La Grande Peur des bien-pensants» (1931) en hommage à Edouard Drumont. Berl tout comme Bernanos avait pour cible commune le déclin de la bourgeoisie gangrénée par la corruption.
Dans «Les grands cimetières sous la lune» (1938), Bernanos crucifie l’Eglise catholique qui ne s’est pas opposé aux crimes des civiles pendant la Guerre d’Espagne. De la trempe de Léon Bloy, l’insoumis, victime de la «conspiration du silence», jouait sa vie dès qu’il prenait la plume. Il n’écoutait que son cœur, ses pensées directrices, sans pour autant perdre de vue sa lucidité. En peu de temps, il s’aperçoit que le franquisme est en réalité une dictature, la réplique espagnole de Staline (URSS), Hitler (Allemagne) et Mussolini (Italie). A Majorque, Bernanos se remettait de deux accidents de moto, souffrant d’une jambe devenue squelettique: «Mon pied paralysé est un espèce de sabot, d’aspect assez faunesque». Son propriétaire hyérois ne recevant pas la somme de «deux termes» vendit le mobilier de l’écrivain avec ses livres. Bernanos ne perdit pas son humour : «Il m’a tout même laissé mes gosses ! » En Espagne, il travaille sur un livre qui l’accapara pendant dix ans –« le plus grand effort de ma vie d’écrivain » : «La Paroisse morte» qu’il intitulera pour finir «Monsieur Ouine» lors de sa parution au Brésil en 1943. Dans ce testament littéraire, Bernanos va au-delà du monde manichéen qui parait à la surface de l’éducation sentimentale de Stenny, orphelin de père mort à la guerre. L’adolescent sans spiritualité s’identifie aux personnages de roman parce qu’ils «ne servent à rien», comme lui. Dans son initiation, le jeune homme croise un professeur («Monsieur Ouine»), dans une ambiance pasolinienne avant l’heure. «Monsieur Ouine» est un polar écrit par Dante rewrité par Simenon. « Je veux bien être condamnés aux travaux forcés mais qu’on me laisse libre de rêver ce bouquin en paix » écrit Bernanos à Vallery-Radot, le 20 novembre 1934. «Bernanos est un « monsieur » et il n’est pas nécessaire d’être d’accord avec lui pour l’aimer et l’admirer », confia Robert Desnos en 1941 pour l’opposer à Céline.

-Œuvres romanesques complètes, de G. Bernanos. Préface de Gilles Philippe. Chronologie de Gilles Bernanos. Chacun des deux tomes 55 € jusqu’au 31 décembre 2015.
-La France contre les robots, de G. Bernanos. Préface Pierre-Louis Basse. Notes et postface d’Albert Béguin. Le Castor Astral 250 p., 18 €
A lire aussi le portrait de Bernanos dans Profils perdus, de Philippe Soupault. Mercure de France, 137 p., 13 €

[Post dédié à Anne Caudry]

Permalien 00:46:37, Catégories: LE GYM E BASTA, GRAND MONSIEUR  

Qualifiée en 8e de finale de la Coupe de la Ligue, Nice se met dans de bonnes dispositions avant de reprendre la L1

Pour le Nice de Puel, l’appétit vient en mangeant.

Mercredi 28 octobre 2015
16 e de finale Coupe de la Ligue
SM Caen 1-2 OGC Nice
But pour Caen: Delort (14e)
Buts pour Nice: A. Mendy (57e, 90e + 3)

OGC Nice : Cardinale - Genevois (Pied, 86e), Baysse, Bodmer (cap.), Ricardo - N.Mendy, Traoré (Seri, 65e), Wallyson - Benrahma, A.Mendy, P.Puel (Ben Arfa, 72e)

Nice a gagné un match très disputé. Un vrai match de Coupe.
Des faits de jeu ont tourné à l’avantage de Nice, ce qui nous change du passé où l’on a été si souvent les dindons de la farce.
Les locaux peuvent l’avoir mauvaise mais il est sûr aussi qu’ils n’ont pas su “tuer” le match quand ils menaient 1-0.
Le jeune gardien niçois a fait des arrêts décisifs à des moments importants.
Puel a fait un très bon coaching.
A. Mendy a démontré un très grand opportunisme, celui des vrais buteurs.
La passe de Ben Arfa à Seri sur le second but ce fut quelque chose: la nonchalance du virtuose. Du genre: tiens prends-ça, à toi de finir le boulot. De manière très énergique, le ballon devint une passe décisive et A. Mendy catapulta le ballon au fond des filets. Splendide !
Quand il a donné le ballon, Ben Arfa a eu le geste de l’offrande de celui qui sait ce qui va se passer.
Tout les grands joueurs donnent souvent une impression de facilité parce qu’il voit avant les autres.
Je reste persuadé que D. Deschamps va rappeler Ben Arfa en équipe de France. Nouvelle mascotte du Gym, le stratège est un porte-bonheur depuis qu’il a signé à Nice.
Claude Puel c’est le contraire de Louis van Gaal.
Le manager niçois est sur le bord de la pelouse où il encourage sans cesse ses joueurs. On sent sa passion et surtout sa compétence.
Il dit toujours ce qu’il faut dire: “Wally monte plus, tiens-toi plus haut. Voilà! Encore !” Et à la fin, Nice l’emporte 1-2.
Puel porte, transporte vraiment ses joueurs vers l’exploit.
Beau à voir, beau à entendre.
Nice ne peut pas rêver meilleur entraîneur.
Je n’ai qu’un vœu: qu’il resigne à Nice pour 10 ans.

Permalien 00:10:22, Catégories: THE RED DEVILS, ANTI-FOOTBALL  

Le Manchester United version van Gaal est un accident industriel

Mercredi 28 October 2015
Coupe de la Ligue anglaise
Manchester United 0-0 Middlesbrough
MU battu aux tirs au but 1-3

Middlesbrough : Mejias, Kalas, Ayala, Gibson, Friend, Leadbitter, Stephens (Clayton 114e), Nsue, Downing, De Pena (Zuculini 79e), Kike (Nugent 84e).

Cette équipe d’anonymes de L2 est venue faire son marché à Old Trafford, écrasant 100 ans d’Histoire.

Le groupe de MU qui joue sans manager:
United : Romero; Darmian, Smalling, Blind, Rojo (Young 61e); Carrick, Fellaini, Pereira; Lingard, Wilson (Rooney 46e), Memphis (Martial 70e).

Faire débuter Wilson en attaque c’est aller aux combats avec un brancardier en première ligne. On eu la preuve que Louis van Gaal ne sait pas voir la forme de ses joueurs. Avant ce match Wilson n’a pas plus flambé aux entraînements qu’une vieille banane arrosée par de l’eau à la place du Grand Marnier.
Rooney, Carrick et Young ont raté leur tir au but. C’est dire qu’ils ont le mental aux abonnés absents. MU joue sans coach.
Cela des mois que je l’écris, le MU de van Gaal est à l’image de son coach: ce n’est que du stress.
Le Batave est-il venu chercher des points retraite à MU ?
S’il avait un peu d’honneur il remettrait sa démission.
Perdre contre une D2 en Coupe de la Ligue à domicile aux tirs au but cela veut bien dire que la confiance a quitté Old Trafford.
Merci à Eric Cantona et à Sir Alex Ferguson.
Si le Batave aime un peu MU qu’il s’en aille.
On sent que le coach ne travaille pas en semaine. Il attend les matchs, rien de plus.
Il ne prépare pas les joueurs. Il espère que tout ira bien le jour du match pour sauver sa tête. C’est le non professionnalisme total.
MU est éliminé alors que Chelsea et Arsenal venaient de quitter la compétition, c’est dire l’incompétence du coach de MU.
Perdre est tout à fait acceptable mais pour cela il faut au moins disputer les matchs.
Le MU de van Gaal est toujours forfait dans sa tête.
Van Gaal ne connaît absolument rien de MU. Il devrait aller visiter le Museum pour essayer de comprendre l’esprit du club.
Connaît-il Duncan Edward ?
S’est-il ce qui se déroula en février 1958 ?
A-t-il entendu le discours de Sir Matt Busby le soir de la première victoire de MU en finale de C1, en 1968 ?
Le costume de MU est trop grand pour Louis van Gaal.
Trop lourd à porter, surtout.

Les paroles de perdant d’après match du coach temporaire de MU:
“Nous sommes très déçus. Nous aurions pu facilement mettre au fond plusieurs de nos occasions, mais ce n’est pas le cas. Nous devons résoudre ce problème. Contre Manchester City, nous avons eu plus d’occasions que City, mais il faut pouvoir les transformer. Beaucoup de joueurs se sont retrouvés en position de marquer des buts, mais ne l’ont pas fait. Plusieurs joueurs, pas qu’un seul. C’est légèrement frustrant. Mais c’est comme ça, il faut continuer. L’année dernière, nous avons été éliminés de cette Coupe dès le premier match, sur le score de 4-0 [contre Milton Keynes Dons]. Nous étions en 8es de finale aujourd’hui et nous devions gagner. D’accord, nous n’avons pas eu de chance, mais il faut savoir forcer la chance. Certains joueurs ont disputé un bon match, c’est sûr. Je dois dire que j’en suis très fier car ce n’était pas facile contre Middlesbrough. Je suis donc satisfait de la prestation de certains joueurs, mais aussi déçus par d’autres. C’est ça la vie d’un manager. Dans le sport, la défaite fait partie du jeu, mais il faut continuer. Nous allons continuer et gagner.”

Jamais je n’ai entendu Sir Ferguson tenir des propos aussi convenus.

27.10.15

Permalien 18:30:35, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR  

A y regarder de près, d’Olivier Rolin. Illustrations d’Erik Desmazières. Seuil, Fiction & Cie,

Il y avait Francis Ponge, il y a désormais Olivier Rolin. Ponge est un poète considérable dont on ne parle pas assez. Il savait regarder et parler et donc écrire de manière géniale sur les objets, choses qui nous entourent et qu’on ne regarde plus ou pas. Il a dit être très heureux de ne pas se compter parmi les puissants de ce bas monde car ces derniers n’ont plus le plaisir de tourner la poignée des portes. Ponge était un écrivain qui aime la vie : ils sont rares. Colette, Giono et puis qui ? Ponge disait qu’il adorait se relire. Il confiait cela de manière naturelle, sans forfanterie.
Olivier Rolin sait lui aussi admirablement bien voir et donc écrire sur un oursin ou une pomme de pin. Rien n’est factice. Son livre est un hymne à la langue, au vocabulaire dont n’utilise plus. Rien n’est pédant, tout est juste, si juste. On dirait des notes sur une partition tant c’est jouissif. Nous sommes dans la prose plus poétique que les vers d’un poème.
Les eaux-fortes de Desmazières se marient très bien avec le texte. Tout est élégant, aérien. Nous sommes en compagnie de vrais vivants qui ont le troisième œil.
La Girolle ? «Sa couleur va de l’ivoire au safran, passant par les nuances de la coquille d’œuf».
La Mouche ? «On la hait. Vivante, elle exaspère (…) morte, elle dégoûte».
La Noix ? «Couleur de cuir, patinée, ridée».
Quatre pages à chaque fois. C’est ramassé et non par court.
Il s’agit d’un exercice de style que peu d’écrivains peuvent tenter. Il faut vraiment être un superbe artiste du langage pour relever le défi. Ceux qui ne s’y risquent pas ne seraient pas à la hauteur.
Olivier Rolin ne fait pas des mots d’auteur, ne fait pas de l’Olivier Rolin. Non, il essaye de dire ce qu’il voit le mieux possible. Il nous représente, lui c’est nous. Cependant, il faut une vie d’observation pour voir aussi bien et pour dire si bien ce que l’on voit. Jugez sur pièce.
La pomme de pin ? «Elle tire langue (…) ou plutôt les langues».
Alors, d’accord ? Pas d’accord. Le dessin de Desmazières en donne la preuve à l’appui.
Régalez-vous avec ce livre. Un grand livre digne d’Apollinaire. Ce livre peut vous faire prendre conscience que vous êtes un voyant aveugle, un Français qui ne sait pas parler ni écrire sa langue maternelle.
Il va surtout vous ouvrir les yeux. Et le cœur. Il embrasse la vie, comme le peintre Bonnard embrassait la lumière. Les textes de Rolin sont des Arcimboldo qui utilisent les mots à la place des légumes et des fruits.

-A y regarder de près, d’Olivier Rolin. Illustrations d’Erik Desmazières. Seuil, Fiction & Cie, 127 p., 25 €

Permalien 18:19:49, Catégories: THE RED DEVILS  

Le Man United de van Gaal ne dégage que du stress

Pour être un grand manager de MU, il faut gagner et bien jouer. Tel n’est pas le cas avec le Batave aux commandes. On s’ennuie ferme. On ne voit rien que du quelconque. Les joueurs jouent la peur au ventre.

Man United n’est plus que l’ombre de son passé.
Quand on voit jouer MU, on ne ressent que du stress.
Le même que celui de son manager néerlandais qui voit les matchs avec les yeux de la peur.
Le coach voudrait que MU gagne non pas pour le club mais pour lui.
Il n’y a aucune main mise sur le jeu.
Je ne regarde plus l’équipe que d’un œil, pour vérifier que nous sommes toujours dans le non jeu, le décadence artistique.
Avec Sir Ferguson, on sentait la pression monter toute la semaine jusqu’à l’heure du match.
Ensuite, place au jeu.
Où est le projet de MU ?
Le meilleur Red Devil c’est Martial. Les clés ont été remises à un joueur de 19 ans. C’est trop tôt. On devrait plus le protéger.
Le nouvel arrivé joue mieux que les anciens.
300 M€ ont été dépensés pour obtenir un groupe sans GPS.
Avec Ferguson, on était relié à l’équipe.
Sans lui nous marchons seul.

26.10.15

Le cahier noir d'Olivier Py (Actes Sud) après le Livre blanc de Jean Cocteau

Ce livre tranche avec tout ce qui se fait. D’où son intérêt.

Il y avait le Livre blanc de Jean Cocteau, paru de manière anonyme. Désormais il y a le Cahier noir d’Olivier Py, sorti sous son véritable nom, heureusement. Il s’agit du premier livre du dramaturge écrit quand il été adolescent. Olivier Py était très sérieux quand il avait dix-sept ans. Il vivait en province, il vivait en homosexualité peut-on dire.
Il avait/a un sacré coup de crayon !
Il dresse un catalogue d’autoportraits nus qui sont souvent mangés par le texte, et ici on a envie d’écrire sexe à la place, genre lapsus.
On pense à Guyotat, à Genet, à Fassbinder, à Pasolini, à William Blake aussi, rien que du beau monde, des pointures.
L’encre de Py, écrit l’auteur en herbe, est l’ombre de ses/nos échecs. Il avait déjà le sens des formules qui claquent comme un fouet
C’est cru, ça sonne juste et vrai.
Jamais vulgaire.
La rage de la fin de l’adolescence.
La mort est partout comme si on naissait d’elle.
Il s’agit d’une suite d’impressions fortes d’un jeune homme qui aime le langage qu’il sculpte comme si c’était du bois.
Une histoire de garçons. Gare son ! On peut lire à haute voix comme si nous étions dans le gueuloir de Flaubert.
Ce désormais fameux Cahier noir est comme celui des jeunes filles qui y confient leurs secrets. Celui d’Olivier Py est noir comme les ténèbres, noir comme les anciens tableaux d’école, noir comme le charbon ardent, noir comme les cheveux du Che, noir comme Louis Armstrong et Angela Davis, noir comme les huiles de Soulages, cela tombe bien car il permettait au jeune homme d’autrefois de se soulager de ses maux/ mots et de ses dessins/desseins.
Si on y voit surgir la mort, la vie, elle aussi, est présente à chaque page. Vie ça veut dire sexe. Cela barde fort dans les pages, cela bande aussi.
Olivier Py, c’est plus π = 3,14 que Pie jacasse. Son livre n’est pas un bouquin de la branchouille à la mode.
C’est le témoignage d’un jeune homme qui dévore l’existence pour ne pas être dévoré par elle. Son cahier a un côté rétro en raison des pages aux petits carreaux, un côté désuet même si on en trouve encore.
Les mots comme les dessins sont très forts, sans être hard par pure provocation.
Rien n’était destiné à la publication même si le jeune Olivier Py avait déjà un mental pour s’imposer dans le domaine artistique. Pas au niveau de la notoriété, juste au plan du moyen d’expression.
Il aurait pu aussi être peintre car ses dessins sont magnifiques, rageurs.
Un livre de ce calibre ne se raconte pas.
Il se prend entre les mains comme si c’était un corps.
Un cor et cris.

-Le cahier noir, d’Olivier Py. Actes Sud, 235 p. 25 €

25.10.15

Le derby United-City accouche d'une souris. Arsenal a un boulevevard pour gagner le championnat 2016 vu que Chelsea est out et que MU n'a pas d'envergure

Plus que jamais le sport reste un oasis de bonheur dans l’actualité démente. Je parle du terrain et non pas des coulisses du sport. Hélas! quand on s’ennuie lors d’un match, rien ne sauve rien.

Dimanche 25 octobre
Manchester United 0-0 Manchester City
Pas la peine de connaître la composition des équipes fantomatiques.

ECRIT APRES LE MATCH:
Sur l’échelle de Richter des derbys mancuniens, celui-ci n’atteint même pas le niveau 1.
Ce fut un très petit match nul. A part Martial et Valencia, on n’a rien vu.
MU joue sans âme depuis le départ de Sir Ferguson car le nouvel entraîneur n’a aucun projet de jeu. Quand le match commence, il est aux abonnés absents. Les joueurs ne sont pas bien préparés mentalement. Ils jouent comme s’ils portaient le maillot d’Ipswich.
Il n’y aucune volonté hors norme. Aucune fierté. Aucune ambition démesurée.
Cela joue petitement.
J’ai fait une bonne sieste.
MU ne sera pas champion.
Arsenal a une grande opportunité de le devenir.
Wenger, débarrassé de Chelsea, n’a que Man City pour concurrent. C’est jouable.
La voie est libre pour Arsenal, quand on a vu la piètre qualité du MU de van Gaal.

ECRIT AVANT LE MATCH:
On va voir si les Red Devils en ont vraiment sous le capot
Vainqueurs de l’Afsud, les All Black se sont qualifiés de belle façon pour la finale de la Coupe du Monde de rugby qu’ils devraient gagner.
Après avoir battu Everton, Arsenal est premier en Angleterre alors que Chelsea est dans les bas-fonds. José Mourihno devient le spécialiste des échecs ! Il a suffi que Chelsea cède son gardien à Arsenal pour que tout s’inverse. C’est vraiment incroyable comme histoire. Ceci n’explique pas tout mais c’est plus qu’intéressant.
Nice est tombée à Ajaccio face à un adversaire mal classé qui a joué un match de Coupe pendant plus de 90 mn.
Place maintenant au derby mancunien. J’attends beaucoup de ce match.

Permalien 10:28:16, Catégories: LE GYM E BASTA, GRAND MONSIEUR  

L'OGCNICE doit apprendre à vivre avce la pression

Nice a perdu 3-1 à Ajaccio qui est dans les bas-fonds le L1.
Le jour même Nice faisait la une de L’Equipe, ce qui est rarissime dans ce cas-là puisque Nice n’est pas leader.
On le voit, les Niçois étaient très attendus. On voulait voir si les Aiglons allaient encore enflammer le match.
La réponse fut négative.
Nice n’a jamais pu se remettre du but Corse marqué à la 30e seconde dans une épaisse fumée de fumigène. Ceci explique un peu cela.
Les Aiglons sont parvenus à égaliser par un csc avant de prendre ensuite un nouveau but.
Les Niçois n’ont jamais eu de temps forts, sauf 2 minutes en seconde mi-temps.
Les Corses ont livré un grand match de Coupe, ils ont fait un pressing de chaque instant.
Nice a le droit de perdre, surtout à l’extérieur.
Les Niçois sont maintenant connus de la France entière du football. Ils sont attendus tant qu’ils pourront aligner de gros matchs comme ces derniers temps.
La défaite n’efface rien mais il va falloir vite rebondir sinon Nice va rejoindre les obscurs du championnat.
Il faut avoir les reins solides quand vous parlez dans les médias avant un match car ça vous met la pression.
Mourinho a dit que Wenger était le “spécialiste des échecs". Aujourd’hui Arsenal est leader tandis que Chelsea est dans les derniers au point que l’on se demande si le Portugais ne va être limogé. Quand on parle trop, le football se retourne contre vous. Je l’ai déjà vérifié mille fois.
Il faut toujours donné la réponse sur le terrain.
Quand on a demandé à Nelson Piquet sur la grille de départ d’un Grand Prix de F1 s’il avait la pression, il a répondu:
-La pression, je la réserve à mes pneus !
Nice va vite avoir l’occasion de reprendre le contrôle au milieu de terrain, si c’est possible, car quatre gros match arrivent dont deux en L1 à domicile contre Nantes et Lille.

23.10.15

La biographie de Louis Aragon par Philippe Forest (Gallimard)

Hommage d’Aragon à Robert Desnos

Sans m’opposer à sa réputation, je constate que dans la plupart des articles sur la dernière biographie de Louis Aragon tout le monde s’accorde pour noter que le biographe était tout indiqué, comme s’il était garant d’une haute probité que n’aurait pas eu un auteur anti communiste ou un auteur communiste (comme par le passé, sans citer de nom) . Jadis, un auteur a renoncé à écrire une biographie sur Aragon par crainte d’être traité d’hagiographe en cas d’une série d’impasses sur des faits tordus camouflés.
Pour preuve, dans Le Monde du 9 octobre 2015, on lit : « Pour dresser un portrait en pied d’Aragon, il fallait bien un écrivain de la stature de Philippe Forest ». Etonnante remarque. Vu sous cet angle, on peut alors regretter que le pavé de 891 pages ne soit pas signé par Patrick Modiano. Dans nombre de critiques, j’insiste, on sent que beaucoup d’aficionados d’Aragon, qui représente aussi le PCF, ont été rassuré par la présence de Forest qui finalement passe comme un filtre pour ne pas tout dire. Cette présentation n’est ni bonne pour le livre ni flatteuse pour le biographe.
J’ai lu ce livre à la loupe pour plusieurs raisons : le surréalisme m’a beaucoup apporté et m’apporte encore beaucoup, car si je suis un ami de Philippe Soupault, je tiens Aragon pour le plus grand poète du XXe siècle, plus abordable que Michaux et Char. Il nous a donné des textes fabuleux. Impossible de dire mieux que lui sur le thème de l’amour. En ce qui me concerne, la nouvelle biographie ne m’a rien appris et j’en sais sans doute plus que l’auteur dans certains épisodes de la vie d’Aragon: Antoine Vitez, qui a travaillé avec Aragon, m’a confié des faits qui sont bien sûr absents du livre mais comme je sais être une tombe je les emporterai avec moi et ne les divulguerai jamais. Il ne s’agit bien sûr de détails mais une biographie n’est qu’une suite de détails. Je n’ai pas l’intention de trahir Antoine Vitez. J’avais confié ce que je savais à Philippe Soupault qui me répondit : « Cela confirme ce que j’ai toujours su : Aragon est l’écrivain le plus insolent de son temps ». Vous voyez cela tourne à son avantage!
Trêve de ratiocinations, le livre est à recommander à ceux qui veulent revivre le parcours d’un authentique écrivain. L’imaginaire plaisait plus à Aragon que la vie quotidienne. Philipe Forest insiste bien sur la jeunesse d’Aragon qui fut élevé dans le mensonge de sa conception. On lui cacha jusqu’à sa majorité l’identité de ses géniteurs. Je reste persuadé que la presque totalité de chroniqueurs ne lisent pas les livres : ils se contentent de livrer leur propre vision d’Aragon. Page 535, Forest écrit : « Chacun à son Aragon ». Je ne le lui fais pas dire. Auparavant, page 494, Forest note : «Le nazisme fut vaincu par des armes et non par des mots ». Il explique alors qui si Char et Prévost ont combattu avec des armes dans le maquis, Aragon, lui, ne fut qu’un résistant intellectuel. C’est beaucoup par rapport à Sachs ou Chardonne. Un fait certain : Aragon n’a jamais fricoté de près ou de loin avec Vichy. Et c’est déjà beaucoup vu le nombre d’écrivains et pas des moindres qui ont rampé devant les nazis et les vichystes.
A la fin de la guerre, Aragon a siégé au Comité National des Ecrivains, fondé par Jacques Decour et Jean Paulhan, pour faire le ménage. Ils seront rejoints par Mauriac, Guéhenno, Eluard et Sartre. Mettre à l’index les crapules qui ont œuvré pour les Allemands cela va de soi, par contre désigner Marcel Aymé et Jean Giono comme des ordures c’est une double erreur.
Le livre fait la part belle à l’Aragon veuf joyeux qui s’en donne à cœur joie avec les garçons. Jusqu’à la mort d’Elsa Triolet, le 16 juin 1970, il a filé le parfait amour avec sa muse. On peut se dire qu’il a opté pour les garçons car après Elsa plus aucune femme ne pouvait faire le poids. A-t-il eu des relations homosexuelles avant ou pendant sa liaison avec Elsa Triolet ? Sans doute avant mais en catimini. Dans Le fou d’Elsa on peut interpréter qu’ils vivaient « ensemble séparés ». Belle formule. Elsa Triolet n’était pas femme à rester à la maison pour attendre son bonhomme. Forest fait la même erreur que tous les biographes à propos du vers : « il n’y a pas d’amour heureux ». Cela ne veut absolument pas dire que toutes les histoires d’amour sont vécues sous la marque du malheur. Non ! Ce vers a été écrit pendant la guerre (1943), et il veut simplement dire que même quand on s’aime les bombes tombent, donc il n’y a pas d’amour heureux. Toutes les autres interprétations sont fausses.
Page 665, on apprend que le couple quitte un logement exigu pour un luxueux appartement 56 rue de Varenne, « un duplex de sept pièces avec trois salles de bains ! » que le poète habitera jusqu’à sa mort. A la fin du livre, on découvre que ce logement d’Aragon à Paris est finalement devenu un bien de l’Etat, ce qui a permis au poète de ne pas être expulsé et de vivre dans un confort haut de gamme pour un loyer dérisoire. Pour le bien-être d’Aragon, Guy Béart est intervenu auprès de Georges Pompidou. Le biographe ne précise pas si l’ex banquier était premier ministre (1962-1968) ou président de la République (1969-1974), cela entretient le flou sur la date à partir de laquelle le poète a vécu au frais de la princesse : « Le pire a été évité quelques années plus tôt.» Quand ? Pour faire passer la pilule, on nous dit que Louis Aragon a fait bénéficier les autres locataires de ses avantages.
On apprend aussi qu’à la mort du poète, on a constaté que ses comptes étaient dans le rouge : il devait 800 000 F à Gallimard, 500 000 F aux impôts et avait un million de F de dette vis-à-vis des éditions Messidor du PCF. Tout ça en dit long sur le poète, on comprend pourquoi des biographes ont pris la poudre d’escampette. Forest de mettre au grand jour certaines contradictoires. Qui peut dire ne pas en souffrir ? Pour la face sombre d’Aragon, on regrette l’absence de ce qu’en a dit l’honorable Pierre Herbart, un proche de Gide.
L’intimité est abordée. Aragon « cherchait auprès de jeunes hommes le plaisir physique qu’il ne trouvait plus auprès de son épouse » qui « avait renoncé à ce qu’elle appelait sa « vie de femme ». C’est dit. Du Voici version NRF. N’oublions pas que jadis Gallimard créa Détective avec les frères Kessel.
Livre à lire et non pas à éviter. A ce jour, c’est la plus honnête biographie sur Aragon, popularisé par les chanteurs de haut parage. Quand j’ai demandé à Philippe Soupault qu’il était difficile de comprendre les entêtements politiques d’Aragon, il m’a dit: « Un homme de parti suit la ligne du parti! » Et on éclata de rire.

Aragon, de Philippe Forest. Gallimard, 891 p. , 29 €

21.10.15

Permalien 13:21:55, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR, GRANDE DAME  

Evénement: Poésie lyrique (1912-1941) Marina Tsvetaeva (Editions des Syrtes)

La poétesse Marina Tsvetaeva (1892-1941) a eu la vie dure : elle a vu sa fillette sous-alimentée mourir de faim, son mari fut un espion avant d’être fusillé, elle connut la misère noire, s’exila, compris que Staline et Hitler s’uniraient un temps, et pour finir elle se suicida. Les éditions des Syrtes publient deux volumes dans une parution bilingue. Travail considérable, travail admirable. Poèmes de Russie (1912-1920) et Poèmes de maturité (1921-1941).

Plus de 1500 pages de poésie. A ce jour, la plus grande édition consacrée à Tsvetaeva :
« Dans ma ville immense c’est la nuit,
La maison dort : moi je la fuis,
Les passants pensent : femme, fille…
Moi, je ne retiens que la nuit. »

Après la révolution russe en 1917, elle est partie en Europe mais revint dans son pays avant-guerre. Retour suivi par son suicide.
« Un jour ô ma gracieuse créature
Je deviendrai pour toi un souvenir »

écrit-elle dans un poème destiné à sa fille.
Boris Pastenark (1890-1960) évite le Goulag mais il n’a pas le temps de profiter de son Prix Nobel 1958 puisqu’il meurt deux ans plus tard. Les deux écrivains correspondent, s’apprécient sans jamais dépasser l’amour platonique. Il lui écrit :
«Vous êtes l’air de mon cœur ».
Elle de son côté lui avoue :
« Donne-moi ta main pour l’au-delà ».
Des couples mariés ne roucoulent pas aussi bien. La biographie de Pasternark par Michel Aucouturier est plus centrée sur l’œuvre que sur le parcours très cinématographique, à la différence des travaux similaires dits américains. Nous découvrons une série de photos inédites de l’auteur du célébrissime Docteur Jivago dont on reste toujours accroché à la force de son regard. Michel Aucouturier connaît mieux que personne Pasternark: il est l’auteur de la première biographie de l’auteur russe (1964) dont il est le traducteur. Il a aussi établi l’édition de la Pléiade consacrée au poète.

« Patiemment comme on casse les pierres,
Patiemment comme on attend la mort,
Patiemment comme viennent les nouvelles,
Patiemment comme la vengeance qu’on berce,
Je t’attendrai… »

Il s’agit des vers de Tsvetaeva dédiés à Pasternak.
Quand elle quitte Paris, la poétesse écrit que la France lui a offert deux perles qui restent accrochées à ses cils. Deux perles qui sont des larmes.
Marina est un phare littéraire du XXe siècle. A vous de voir. Quand on regarde ses livres, on sait qu’elle est toujours près de nous, avec nous.

-Poésie lyrique (1912-1941), Marina Tsvetaeva. Traduit du russe par Véronique Lossky. Préfaces de Georges Nivat et Tatiana Victoroff. Les éditions des Syrtes, 2 volumes, 900 p. et 800 p.. 20 € chacun.
-Boris Pasternak, un poète dans son temps, Michel Aucouturier. Les éditions des Syrtes, 406 p., 23 €.

20.10.15

Permalien 23:54:37, Catégories: LE GYM E BASTA, GRAND MONSIEUR  

L'effet Ben Arfa: le Bleu pour embellir l'Euro 2016

On avait bien compris que Deschamps comptait sur Fékir pour animer le jeu des Bleus.
Comme le Lyonnais est blessé, la sélection de Ben Arfa semble écrite.
Regardez comme il a rendu meilleur Nice.
Vous me direz: il joue bien à Nice parce qu’il n’a pas de pression.
Ah ! bon vous croyez qu’un joueur qui revenait après une grotesque suspension n’avait rien à prouver ? Souvenez-vous, 95% de la presse disait qu’il était un has been.
A Nice, la pression est plus faible qu’à MU c’est certain mais la pression est là.
Si Ben Arfa ratait son combe back, on ne parlerait plus de lui.
A prèsent, on parle plus de Nice que de Caen et Angers parce que Ben Arfa y joue.
Cet été, la France aura besoin d’un grand joueur qui pourrait être lui.
Je n’ai pas rêvé: toute la France a soutenu Zidane pour qu’il s’exprime le mieux possible.
Il faut faire la même chose avec Ben Arfa.
Nice l’a compris. Rennes aussi qui l’a applaudi, ce que n’avait pas su faire Saint-Etienne qui l’a hué jusqu’à ce que sa classe fasse taire le chaudron.
Les joueurs de l’équipe de France deviendraient meilleurs avec Ben Arfa.
Si Deschamps ne le convoque pas pour les deux prochains matchs amicaux cela serait incompréhensible.
France-Allemagne, au SDF, le 13 novembre 2015.
Angleterre-France, à Wembley, le 17 novembre.
Deux rendez-vous enfin sérieux.
Avec tout ce qu’il nous a montré depuis son retour en L1, Ben Arfa mérite mille fois d’être en Bleu. Et je précise que la France a plus besoin de Ben Arfa que Ben Arfa n’a besoin des Bleus.
Les beaux gestes dans un club très huppé se voient plus, sauf qu’aujourd’hui, la télé permet de tout voir.
Le jeu des Bleus est pauvre, manque d’étincelle. Ben Arfa est capable d’enflammer le jeu à chaque instant, d’une passe ou d’une percée.
L’équipe de France pratique un jeu pitoyable par rapport à Nice.
Etre sélectionneur c’est très difficile car vous n’avez jamais les joueurs pour travailler.
Voilà, pourquoi il convient de ne pas se passer de Ben Arfa.
Sinon c’est comme si un peintre ne prenait pas de bleu pour peindre la Méditerranée.

Rappel de deux anciens posts avant la Ben Arfamania:

Le 3 août 2015
Didier Deschamps peut-il se passer de Ben Arfa ?
http://www.blogmorlino.com/index.php/2015/08/03/didier_deschamps_peut_il_se_passer_de_be_1

Le 23 août 2015
Ben Arfa fait gagner Nice et frappe déjà à la porte de l’équipe de France
http://www.blogmorlino.com/index.php/2015/08/23/ben_arfa_fait_gagner_nice_et_frappe_a_la

Permalien 00:46:42, Catégories: LE GYM E BASTA, GRAND MONSIEUR  

La fraîcheur des Aiglons de Claude Puel

A l’époque des gros budgets de Man City, Chelsea, PSG ou Man United… Nice, Caen et Angers font parler les vrais valeurs du sport collectif.

“Je suis là pour essayer de réveiller la Belle au Bois dormant” avait-dit Claude Puel quand il a signé à Nice.
Maintenant qu’il l’a réveillée, il serait dommage qu’il s’en aille.
Pour l’instant, vivons le présent.
Si Nice est en C1 l’an prochain, il est fort probable que l’aventure de Puel à Nice se poursuive.
Le rêve est réenclenché.
Ce n’est pas tous les jours que Nice atteint ce niveau de jeu.
La saison est encore longue.
Ce qui est pris n’est plus à prendre.
Ce Nice n’est pas un feu de paille.
Il y a de l’expérience: Bodmer, Pied
De la jeunesse: Kosciello
De la confirmation: Germain, N.Mendy
Des révélations: Séri, Wallyson, Pléa
Avec un grand ingénieur de la lumière: Ben Arfa
Quand tout est à l’unisson cela donne un jeu féérique.
C’est ce qui se passe en ce moment à Nice

19.10.15

Permalien 00:25:40, Catégories: LE GYM E BASTA, GRAND MONSIEUR  

Après les All Blacks, les All Whites de Nice (2e attaque d'Europe) donnent un nouveau récital à Rennes avec Ben Arfa à la baguette, un but et deux passes décisives

Very Nice ! O Nice qui bien y joue. Marseille à la Bonne Mère, Nice à Bodmer. Koscielny est à Arsenal mais Kosciello reste à Nice. Seri n’est pas un joueur en série. Mendy ne mendie pas son talent. Cardinale a la foi rouge & noire. Nice bon Pied, bon œil. Le Marchand de galets de la prom’. Les Aiglons se chauffe au Puel ! Hatem on t’M.

Dimanche 18 octobre 2015
STADE RENNAIS 1-4 OGC NICE
Buts pour les Bretons : Grosicki (87e)
Pour pour les Aiglons: Bodmer (14e), Ben Arfa (53e), Traoré (75e), Benrahma (80e)

OGC Nice : Cardinale- Pied, Bodmer, Le Marchand, Ricardo- Koziello (Traoré 65e), Mendy, Seri- Wallyson (Benrahma 75e)- Germain, Ben Arfa (Puel 84e)
Manager: Claude Puel

Nice a joué en blanc. Les nouveaux All Whites !
A la 75e minute, Ben Arfa a quitté la pelouse.
Le public rennais l’a acclamé. Les Bretons sont plus sportifs que le public stéphanois qu’il l’a sifflé.
L’Aiglon venait de terminer un nouveau récital collectif: un but et deux passes décisives. Pendant tout le match, je savais qu’il allait faire parler la poudre. Dès qu’il touche le ballon c’est électrique.
Le milieu de Nice a pris le pouvoir après une entame difficile. C’est bien logique: Nice jouait à l’extérieur.
Les Niçois, notamment Bodmer, ont joué sublimement le hors jeu quand le match n’était pas encore plié en faveur de Nice. A un moment, sur un contre rennais très dangereux, Bodmer est remonté d’un mètre pour mettre l’attaquant adverse hors jeu. Du grand art. Magnifique attention. Grande lucidité. Nice joue actuellement aussi bien que Barcelone. Un jeu de passes au sol. Une volonté de pressing. Beaucoup de technique. Une force collectif. Et tous jouent bien, tels Cardinale et Benraham qui ont participé à la fête.
Nice a un jeu aussi efficace que celui de Barcelone. Et les Aiglons ont des contres assassins italiens.
Les joueurs de Puel ont la deuxième attaque d’Europe.
Samedi, je n’ai pas regardé MU, tellement je m’ennuyais.
Le jeu du Nice de cet automne respire l’intelligence.
C’est le football parfait parce que c’est un jeu d’une aisance à couper le souffle.
Nice joue simple c’est le plus compliqué.
Actuellement, on n’entend plus le président. On ne voit plus que le manager. Seuls les grands clubs procèdent de la sorte.
“On joue comme en bas de chez nous entre copains” a confié Ben Arfa.
Que doit faire Ben Arfa pour participer à l’Euro 2016… marquer trois penaltys de la tête pendant un même match ?
Je ne regarde pas le classement des Niçois, c’est trop tôt. Le plus beau c’est l’avalanche de buts des Aiglons.

18.10.15

Permalien 12:29:07, Catégories: BLONDINEMENT A XV, GRAND MONSIEUR  

Scoop ! Inside All Blacks 62-13 France

Avec les All Blacks dans le rôle des irréductibles, et les Français réduits en Romains.

17.10.15

Permalien 12:26:05, Catégories: BLONDINEMENT A XV, GRAND MONSIEUR  

On est tous pour les All Blacks, le Brésil et Ferrari. La débacle des rugbymen français en Coupe du monde 2015 fait entrevoir ce que pourrait être celle des footballeurs français lors de l'Euro 2016

Le ridicule comportement du Quinze de France en Angleterre donne un aperçu du possible du futur destin des Bleus de la FFF en France, dans quelques mois. Le sport ce n’est pas de la “com.". A un moment donné, il faut passer à l’action. On parle beaucoup trop de sport. Jadis il n’était réservé qu’aux connaisseurs. Aujourd’hui, il y a beaucoup d’argent en jeu. D’aucuns sont incapables de résister à la pression.

Samedi 17 octobre 2015, 21 h TF1
Cardiff, Millennium Stadium
Coupe du Monde de Rugby, 1/4 de finale

AVANT LE MATCH: Nouvelle Zélande - France

APRRES LE MATCH: Nouvelle Zélande 62 - 13 Ancienne France

Ecrit après le match:
Les All Blacks rejetèrent les Français qui se risquaient à vouloir les contrer.
Les All Blacks ? Quinze Obélix.
Il n’y a pas eu de match. La France mal entraînée, mal managée, a été ridicule du début à la fin. Elle s’est faite bouger de tous les côtés. Inutile de faire des commentaires: il y a vingt classes d’écart entre les deux pays.
Le sélectionneur surnommé “PSA” a déclaré: “Ce n’est que du sport” tout en évoquant les dégâts que font les critiques sur son entourage. Le costume était trop lourd à porter. On pense à Jacquet en 1998: “Si on ne gagne pas le Coupe du Monde je quitte le pays…” On pense à Deschamps lors de l’Euro 2016. Il va falloir attendre juin prochain pour savoir ce que vaut le groupe de la “Dèche". La presse voit la France gagner uniquement pour que les médias puissent avoir des prix forts élevés au niveau des gains de la publicité. Le sport est absent dans l’attente médiatique.

Ecrit avant le match:
Un match d’hommes.
C’est fini cette fois, le blabla, “on va gagner la Coupe du Monde"…
On eu déjà droit à ça avec les basketteurs français. En attendant l’Euro 2016: un France-Italie en 1/4 n’aura rien d’un insipide France-Armenie en amical
Ce match contre les All Blacks, il faudrait le gagner.
Je n’en peux plus d’entendre: “Vive la France !", les “valeurs du rugby"…
Quand on aime le sport, on ne peut pas ne pas aimer les All Blacks, le Brésil et Ferrari.
Si l’on disait à 100 Français: “Si je vous offre une Ferrari ou une Renault, vous prenez laquelle ?” combien répondrait une Renault ?
La beauté n’a pas de frontière.
Ceux qui crient “Vive la France! ” dès qu’il y des Français en jeu me reprochent d’aimer l’OGCNice et Man United, soit ma mère que je n’ai pas choisie, et ma femme que j’ai choisie et si c’est elle qui m’a choisi cela revient au même.
Je n’ai rien contre la France mais cet esprit cocardier est totalement aveugle. On sent chez les commentateurs les impératifs de l’audimat: tant que la France est en course, il y a de plus en plus de lecteurs, d’auditeurs et de téléspectateurs. Ils sont pour la France de manière économique, cela n’a rien à voir avec le patriotisme.
Le sport c’est du sport avant d’âtre du nationalisme.
Si la France bat les All Blacks, je serai le premier à les saluer.
Pour l’instant, laissez-moi savourer l’avant-match: se préparer à voir le mouvement perpétuel des All Blacks c’est attendre un Opéra de l’œil.

16.10.15

Permalien 18:14:06, Catégories: LE GYM E BASTA, THE RED DEVILS, GRAND MONSIEUR  

Martial (MU) et Ben Arfa (Nice) sont prêts pour un nouveau récital

Vendredi 16 octobre 2015
Monaco 1-1 Lyon

Samedi 17 octobre
Everton 0-3 Man United/
Buts pour MU: Schneiderlin (18e), Herrera (22e) , Rooney (62e)

Je n’ai pas regardé. Piètre affiche.
Le peu que j’ai vu (30 mn), j’ai aimé David Gea qui a empêché le 1-2 à maintes reprises par plusieurs arrêts décisifs successifs. Et c’est ainsi que d’un contre assassin Rooney mis le 3e but. Je suis tombé sur la bonne demi-heure.
MU a marqué le 3e dans un temps forts d’Everton.
Bravo à De Gea. Je me demande si van Gaal n’a pas fait exprès d’envoyer les papiers de l’Espagnol hors délais pour que le gardien reste à MU et n’aille pas au Real Madrid. Le coach en est bien capable. Ah! Ah!

Dimanche 18 octobre
Rennes-Nice/ 21 h Canal +

Le football est de retour après la trop longue trêve internationale.
France-Arménie, non merci. France-Danemark, pas davantage. Ce n’est pas le football de L. Diarra qui va me faire soulever du fauteuil. Il s’agit d’un ouvrier du football, il en faut. Je préfère voir les artistes, svp. Dans le football, il faut les deux, mais L. Diarra est là pour récupérer le ballon afin de le transmettre à Ben Arfa qui le fera mieux vivre. Est-ce que chez les Bleus je vais être privé de Ben Arfa comme je le fus de Cantona ?
Pour l’heure, Ben Arfa doit enchaîner les performances individuels greffées sur le collectif.
Nice intéresse de plus en plus les médias. La preuve, Rennes-Nice est le match phare du dimanche soir.
Nice se déplace avec Cardinale dans la cage suite à la blessure des deux autres gardiens.
Puel n’aura jamais eu la tache facile mais on a très envie de revoir Ben Arfa, Germain, Kosciello, Séry, N.Mendy… L’animation collective niçois va-t-elle encore s’exprimer de manière virevoltante ?

Côté MU, on va voir si Martial va encore répondre présent.
Son début dans la Maison rouge est impressionnant.
Il fait preuve d’un grand mental, n’a pas peur dans la surface, et il a cette faculté de démarrage hyper rapide.
Quand on songe à Nani qui tremblait comme une feuille dès qu’il approchait de la cage adverse.
Un grand joueur c’est un mélange de mental, technique et condition physique.

Permalien 11:42:41, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR  

Chez Brassens. Légende d'un poète disparu. Jean-Claude Lamy et Philippe Lorin.(Editions du Rocher)

Chef d’œuvre absolu, phrases d’orfèvre de la littérature: Supplique pour être enterré à la plage de Sète. Brassens était un immense écrivain. Pour écrire un tel texte, il faut une sensibilité hors du commun et surtout beaucoup de talent. Il a mis très longtemps a écrire ce poème, y revenant sans cesse. Sur la mort, on ne peut pas mieux dire. Et ce sourire, cette simplicité foudroyante. Quelle intelligence ! Tous les jours, Brassens manque à la France. On se sentirait mieux avec lui encore sur terre.

Noël c’est pour bientôt. L’époque de cadeaux. En voici un beau à faire plus qu’à acheter pour soi-même. Soyons généreux et offrir Brassens à ses amis cela s’impose.
Jean-Claude Lamy a écrit les textes illustrés par Philippe Lorin.
Les aquarelles vont très bien au grand Georges car il faut mettre plus d’eau que de peinture comme dans les chansons plus d’âme que de mots.
Les chansons de Brassens n’ont pas pris une ride. Elles courent encore dans les rues, pour reprendre une expression de Charles Trenet qu’aimait tant Brassens.
Il y a d’innombrables livres sur le poète universel né à Sète mais aucun comme celui-ci.
Le duo d’auteurs célèbre les personnages clés de la vie de Brassens. On y trouve ses parents comme Paul Fort, Devos ou Louis Nucéra.
Lamy et Lorin nous font voir aussi les lieux sacrés du saltimbanque céleste.
On lit la prose amicale de Lamy qui porte si bien son mon que l’on a envie de faire une faute d’orthographe pour l’appeler Jean-Claude L’ami.
Les aquarelles sont les bienvenues. Il s’agit de photos réinventées, transcendées.
Le livre paraît aux éditions du Rocher. Cela tombe bien: Brassens en était un. Et il le reste.

Chez Brassens. Légende d’un poète disparu. Jean-Claude Lamy et Philippe Lorin. Editions du Rocher. 112 p., 20,90 €

[Post dédié Guy Béart, l’un des véritables amis de Georges Brassens]

14.10.15

Permalien 09:56:07, Catégories: De GAULLE ET MITTERRAND SONT MORTS  

De Michel Audiard à François Hollande

Depuis que des salariés d’Air France ont arraché les vêtements de deux supérieurs hiérarchiques, on ne parle plus que d’image. Il s’agit d’actes et non pas d’images. Ils transforment les actes en image. Il est évident que les dirigeants d’Air France représentent aussi les politiciens actuels, encerclés de gorilles.
A propos d’image regardez bien celles ci-dessus. Etonnant, non?

L’actuel locataire de l’Elysée face aux salariés

Bernard Blier face aux salariés

PS: à l’hommage à AUDIARD sur ARTE, jusqu’au 19 octobre 2015 Je ne comprends pas François Truffaut qui n’aimait pas Audiard, d’autant que tous les deux étaient des enfants abandonnés. Le talent d’Audiard est indiscutable.

http://cinema.arte.tv/fr/dossier/soiree-michel-audiard-dimanche-11-octobre

Inutile de vous dire que j’appartiens à la France de Michel Audiard et que je subis celle de François Hollande comme j’ai subi celle de Chirac et de celle de Sarkozy.
Finalement, il n’y a eu que quatre présidents -pour ne parler que des derniers: De Gaulle, Pompidou, VGE et Mitterrand. Des pères. Les autres ne sont que des ambitieux de petits calibres.
Le hasard n’existe pas : De Gaulle, Pompidou, VGE et Mitterrand aiment la littérature. Oui, même VGE.
Les autres (Chirac, Sarkozy et Hollande), non.
Jadis: Jaurès, Clemenceau, Blum étaient tous des littéraires.
Qui n’aime pas la littérature n’a aucun recul sur les événements et aucun don pour l’avenir et donc pour le présent.
Les mots à la mode actuels sont image, sondage.
Cela sent la VIe République mais qui pourra la faire ?
Il est possible que l’on tombe encore beaucoup plus bas, avant.
La France de 1958 n’a plus rien à voir avec celle de 2015 ou plutôt celle de 2015 n’a plus rien à voir avec celle de 1958.
Qu’ai-je en commun avec celui que j’étais en 1958 ?

11.10.15

L'Italie, l'Espagne, l'Angleterre, l'Allemagne et la Belgique (1ere au classement Fifa) seront à l'Euro 2016 mais pas les Pays-Bas.

Iniesta sera à l’Euro 2016. C’est une grande nouvelle pour le football.

24 pays participeront à l’Euro 2015.
Comme vous le savez je ne parle que de l’actualité heureuse. Pour les attentats meurtriers habituels voire les gazettes institutionnelles.

Il reste quatre places pour huit équipes (Irlande, Suède, Bosnie, Ukraine, Danemark, Hongrie, Slovénie, Norvège) qui devront se départager lors des barrages (aller les 12-13-14 novembre, retour les 15-16-17 novembre 2015). Tous ces pays se sont classés 3e de leurs groupes. Le tirage au sort de ces confrontations sera effectué le 18 octobre. Les 4 meilleures de ces nations au classement Fifa ne pourront se rencontrer entre elles

20 pays sur 24 sont déjà qualifiés:

France, pays organisateur qualifié d’office
Angleterre
Islande
Pays de Galles
Irlande du Nord
République Tchèque
Autriche
Portugal
Espagne
Suisse
Italie
Belgique

Albanie
Roumanie
Pologne
Allemagne
Croatie
Russie
Slovaquie
Turquie

(Les favoris sont en gras)

On note une forte présence anglo-saxonne. On remarque aussi que l’Espagne est là.
Cristiano Ronaldo aussi !
Et Eden Hazard.
Les Italiens seront parmi les favoris. Avec l’Allemagne et l’Espagne.
L’Autriche va peut-être surprendre mais personne ne sera étonné par le Belgique a rangé aussi dans les favoris.
L’Angleterre ? On l’a voit toujours plus grande qu’elle n’est comme les Pays-Bas… absents cette fois. Une génération va partir.
La France ? Outsider, pas plus. On verra les vrais caractères. Pour l’instant, on nous vend L. Diarra comme si c’était Kopa, Platini ou Zidane. C’est du grand n’importe quoi. Diarra revit à Marseille ? Ils sont combien aux classements de L1 les Marseillais ?
Les matchs amicaux disputés par la France ne veulent rien dire. Tout ça n’est que poudre aux yeux. Seule la compétition officielle donnera le verdict sur cette génération. Pour l’instant, Deschamps compose un puzzle sans artiste au milieu de terrain: Nasri et Ben Arfa ne sont pas là. Nasri est définitivement écarté. Reste Ben Arfa. Lors des prochains rassemblement nous serons fixés sur la participation ou non de l’Aiglon.
La créativité des Bleus est dans les pieds de Cabaye et Valbuena. Deschamps ne les retirera pas. Cabaye a quitté le banc du PSG pour devenir titulaire à Crystal Palace afin de jouer l’Euro. Et Valbuena est l’un des titulaires.
Pour voir le retour de Ben Arfa, il va falloir retirer un milieu défensif en surnombre.
France 4-0 Arménie fut une parodie de football. L’Arménie ce n’est pas l’Italie et pas le Pays de Galles qui a des joueurs morts de faim.
Au Danemark, la France a gagné 1-2 le second match amical. On ne peut en tirer aucune conclusion.

10.10.15

Permalien 19:38:13, Catégories: ANTI-FOOTBALL  

La fausse caisse noire de Saint-Etienne, tout le cirque autour du fair-play financier, la corruption à la FIFA et la fraude au fisc espagnol des Messi, cela n'a rien à voir avec le football

Si l’on pense au “fair-play financier” on éclate de rire, non ? Et si l’on se remémore l’ancienne caisse noire de Saint-Etienne on rit encore plus. Quant à France-Arménie (4-0) ce n’est pas du football non plus. On va voir ce que les François ont dans le ventre s’il tombe à l’Euro 2016 contre les Irlandais ou les Gallois.

Le football ce n’est pas la FIFA, le football c’est un champ avec des montants imaginaires symbolisés par des chemises roulées en boule.
Le football c’est Antoine Bonifaci et sa résurgence Kosciello, à Nice.
Le football c’est Pasolini, Perros et François Bott.
Le football c’est Louis Nucéra qui va voir un match de D2 au Ray.
Le football c’est Yanny Hureaux qui aime le Sedan de Louis Dugauguez.
Le football que j’appelle l’actualité heureuse, depuis mon enfance, n’a absolument rien à voir avec ce qui se passe à la FIFA. Dans l’affaire Messi-fisc (1), il n’y est pas plus présent.
Tout ça c’est la périphérie. Le football c’est le terrain. La littérature est-ce le prix Nobel ?
Cela fait des décennies que l’on entend parler de corruption.
La FIFA n’était pas contrôlée, tout comme le Vatican.
Tout à coup, on donne un grand coup de pied dans la fourmilière.
Je reste sur la pelouse.
Les tribunes, les coulisses ne n’intéressent pas et ne m’intéresseront jamais.
J’ai été Vignal, Di Stefano, Puskas, Kopa, Mekhloufi, Best, Cruyff, Platini, Maradona et Cantona comme j’ai été Coppi, Cerdan, Fangio, Clay, Senna, Anquetil, Poulidor aussi ou encore Zorro, Cochise, Géronimo. Et même Baudelaire, Proust, Pessoa, Camus, Gide, Bove, Calet. Et Rembrandt, van Gogh.

(1) Ils sont où les antis Cristiano Ronaldo, toujours attaqué au nom du délit de belle gueule ?

Permalien 14:25:07, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR, GRANDE DAME  

Au bonheur des lettres, de Shaun Uusher (Livre de Poche)

Vous imaginez Hollande faire ça avec Bedos ? B. Obama a autant de présence que Clint Eastwood.

Ce recueil de plus de 100 lettres est une mine pour les amateurs de correspondances. L’auteur reproduit le fac-similé de chaque courrier qu’il a retrouvé au prix de cavalcades près de chez lui ou au bout du monde. Il ne compte plus les heures pour assouvir sa passion. Le résultat de sa collecte est splendide.
Nous sommes en présence du mail-art haut de gamme. Pensez que l’on a vue plongeante sur l’intimité de Virginia Woolf, entre autres pépites. Jack Kerouac, Einstein, Presley, Jagger des Stones, Groucho des Marx Brothers, la Reine Elizabeth. Armstrong (Louis) Kennedy (John), ils sont tous là.
Visuellement, l’ouvrage, dans un format inhabituel pour un livre poche, est une merveille dont on ne se lasse pas avec différentes reproductions, photos. On passe de la lettre manuscrite à la photocopie d’un dactylogramme.
C’est varié à souhait. Il y a du noir et blanc, de la couleur, du Bic, du feutre, du crayon à la mine de plomb. Ce voyage immobile nous emporte loin dans l’imaginaire des protagonistes qui sollicitent sans cesse notre intérêt.
Il y a notamment la lettre d’un corbeau qui menace Martin Luther King de manière abjecte. Là nous sommes dans le sordide mais c’est important de savoir que le leader de la cause noire fut traqué comme une bête sauvage par les racistes. Racistes qui ont encore pignon sur rue comme on l’a encore vu récemment en France et aussi hélas! aux Etats-Unis. B. Obama est l’actuel président américain mais quand on voit le pantin pathétique qui peut le remplacer on n’en croit pas nos yeux. Je veux parler de celui qui se prénomme Donald.
Cet album est un cadeau tout indiqué à offrir à ceux qui aiment les albums qui sortent de l’ordinaire.

-Au bonheur des lettres, de Shaun Uusher, traduit par Claire Debru. Le Livre de Poche, 426 p. 14,90 €

09.10.15

Permalien 17:40:36, Catégories: SPECIAL MARADONA  

Face à la corruption de la FIFA, il faut réhabiliter Diego Maradona

Vu ce qui se passe à la FIFA, il faut réhabiliter Maradona.
Cela fait des décennies qu’il dénonce les dirigeants de la FIFA. Ouvertement, comme le Brésilien Romario depuis moins quelques années.
En 1986, il fallait voir la tête de J. Havelange (pt brésilien de la FIFA) remettre la World Cup à l’Argentin !
Depuis, Maradona est dans le collimateur de la FIFA.
“Je suis du côté des joueurs. Pelé et Platini sont du côté des dirigeants” a toujours dit Maradona.
L’heure n’est pas de brûler l’image Panini de Platini.
La FIFA actuelle est un jeu de dominos tout le monde le sait.
Un fait certain: en 1994, Maradona a été exclu de manière suspecte de la World Cup aux Etats-Unis. Le virtuose n’avait pas besoin de se doper pour jouer au football.
Et en 1990, en finale, lors du tournoi italien, l’Allemagne a battu en finale l’Argentine de manière non moins suspecte. Il n’y avait pas penalty contre l’Argentine.
Maradona a fait main en 1986 contre l’Angleterre ? Puisque ces messieurs ne veulent pas de la vidéo, ils n’ont qu’à s’en prendre à eux-mêmes.
Un fait certain, Maradona n’a jamais trempé de loin ou de près dans une affaire foireuse de la FIFA.
Les médias institutionnels se moquent sans cesse de Maradona.
Lors de la Coupe du Monde 2015 de rugby, les télévisions l’ont montré en train de gesticuler avec le maillot de l’Argentine dans les tribunes.
Ne voient-ils pas l’éternel enfant ?
Rien que des aveugles. Des malveillants malvoyants.

07.10.15

Permalien 11:38:24, Catégories: GRAND MONSIEUR  

Mort du gardien international Dominique Dropsy(1951-2015), trois fois champion de France. Hommage avec l'intégralité de la finale de la Coupe de France 1986, Bordeaux 2-1 Marseille

Tout un monde englouti: Ph. Seguin, F. Mitterrand, J. Chaban-Delmas, MM. Sadoul et Sastre, C. Bez, Th. Roland et D. Dropsy, gardien ultra efficace ayant aboli le superflu. François Mitterrand était un authentique amateur de football. Il respectait le protocole de la présentation. Depuis la présidence Sarkozy, les présidents-Hollande y compris- zappent cette cérémonie parce qu’ils ont peur des cris hostiles du public. C’est dire leur courage.

Souffrant d’une leucémie, Dominique Dropsy est mort mercredi matin 7 octobre 2015.
«Aujourd’hui, je suis guéri, avec toujours ce “mais” pendant cinq ans au-dessus de ma tête», avait déclaré l’international en septembre 2011.
L’épée de Damoclès est tombée. On imagine ce qu’il a vécu, son courage.
Né à Leuze, dans l’Aisne, le 9 décembre 1951, il débuta professionnel à l’US Valenciennes-Anzin avant de rejoindre Strasbourg où il devient champion de France de D 2 en 1977, puis de D 1 en 1979.
En 1984, il part à Bordeaux où il remporte quatre titres: deux championnats et deux coupes de France.
Il dispute son 596e et dernier match de Division 1 le 21 avril 1989. Record battu en 1994 par Jean-Luc Ettori (602) puis par Mickaël Landreau en 2014 (618).
Il fut ensuite entraîneur des gardiens à Bordeaux.
Les supporters l’ont élu meilleur gardien de tous les temps des Girondins.

Dominique Dropsy (1951-2015)

Parcours
Avant 1970 Hirson
1971-1973 US Valenciennes Anzin
1973-1984 RC Strasbourg 456
1984-1990 Girondins de Bordeaux 216
1971-1990 Total 691 matchs dont 596 matches en Division 1
17 sélections en équipe de France(1978-1981), dont 1 match de phase finale de Coupe du Monde 1978
Premier match en D 1 le 9 août 1972

Palmarès
Champion de France 1979 avec le RC Strasbourg
Champion de France 1985 et 1987 avec Bordeaux.
Coupe de France 1986 et 1987 avec les Girondins de Bordeaux.
Champion de France de D 2 1972 avec l’US Valenciennes Anzin
Champion de France D 2 1977 avec le RC Strasbourg.

06.10.15

Des dirigeants évitent le lynchage à Air France

Bernard Blier avec les cultissimes dialogues de maître Michel Audiard

A Air France ou ailleurs c’est toujours les mêmes qui trinquent.
Les salariés les plus exploités n’ont pas de parachute doré, eux.
Le lynchage physique n’est pas recommandé et il est condamnable.
Cependant le lynchage psychologique devrait l’être tout autant.
Le premier ministre s’est indigné des “images” de violence vues à la télé.
Le locataire de l’Elysée a dit que c’était mauvais pour “l’image” de la France.
Et les clichés du président en scooter qui ont fait le tour du monde sont-ils bons pour la France ?
Et le voyage gratos des enfants du premier ministre dans un avion de la RF pour aller voir la finale de la C1 est-ce bon pour la France ?
Pas la peine de s’indigner du “casse-toi pauv’con” ou “chienlit” (bis)si c’est pour faire la même chose.
Le plus atroce c’est qu’un jour on aura peut-être encore plus pire qu’eux.
Edouard Herriot a dit à Emmanuel Berl: “Il faut choisir: où la politique ou l’argent". Il avait choisi la politique. Etre au service de, c’est une passion. Pas une profession.

05.10.15

Permalien 08:14:10, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR  

L’esprit de résistance, de l'indispensable Vladimir Jankélévitch (Albin Michel), l'honneur des lettres françaises

A écouter: la condamnation du régime de Vichy par le résistant Jankélévitch que la racaille vichyste a exclu du pays alors que le brillantissime professeur de philosophie fut reçu premier à l’agrégation, à 23 ans.

Une série d’inédits remet au premier plan le philosophe qui résista ailleurs que sur les plateaux de télévision. Si audible, si perceptible, Vladimir Jankélévitch (1903-1985), brillant orateur, était un champion de la modestie, un maître en humilité. «Modeste ? Disons plutôt que je suis prudent et lucide ». Décidément, les plus grands résistants n’aiment pas parler de ce qu’ils ont fait pendant la guerre. Mobilisé le 1er septembre 1939, le lieutenant d’infanterie, blessé à Nantes, le 20 juin 1940, se prépare à entrer dans la clandestinité car il ne reconnaît plus la France qui l’a vu naître le 31 août 1903 à Bourges. Après la fin de la IIIe République, le brillantissime professeur de philosophie, reçu premier à l’agrégation, à 23 ans, ami avec Henri Bergson depuis 1923, apprend qu’il est révoqué, le 18 juillet 1940. L’administration française nazifiée lui reproche d’abord de n’être pas un vrai français puisque ses parents médecins sont juifs russes – son père est le premier traducteur de Freud en France- et sa révocation de l’enseignement devient officielle après la promulgation du «statut des juifs ». Totalement déchu de son identité, il s’engage fin 1940 dans un réseau de résistants. Pendant l’Occupation, de cachette en cachette, il s’active le mieux possible pour combattre l’ennemi, passe son temps à éviter les Allemands et les collaborateurs au service de la Milice.
La paix revenue, Vladimir Jankélévitch est nommé professeur à Lille. Dans «Les Temps Modernes», il publie, en 1948, un texte très violent sur la France sous le joug de Pétain à la mode hitlérienne : «La haute bourgeoisie parisienne est la plus intelligente, la plus méchante, la plus agressive et la plus corrompue de l’Europe».(«Dans l’honneur et la dignité»)(1) Quand il intègre la Sorbonne, en 1952, il ne se doute pas qu’il enseignera à Paris jusqu’en 1979 avec une parenthèse en Belgique. En mai 1968, au cœur de la révolte estudiantine, il déclare : « Les étudiants sont mes amis. Je vois des jeunes remarquables. Je reçois plus que je ne donne ». La simplicité est ancré dans le caractère du professeur : «Je n’ai pas la vocation. C’est une idée romantique. On a pudeur en à parler. J’aurais aimé être pianiste. Ce que l’on fait, il faut le faire le mieux possible. L’illusion selon laquelle on aurait pu faire mieux est un mirage. Je me méfie de ceux qui prétendent avoir la vocation vu qu’elle n’est que le fruit de circonstances. ». Toute sa vie, il a enseigné le mieux possible, jamais distrait par la mode.
Pourquoi a-t-il choisi d’être professeur de philosophie ? «Mon père m’a poussé dans la voie qu’il aurait voulu prendre. J’enseigne pour vivre ». Au niveau des droits d’auteur, il n’a pas «de quoi pouvoir acheter une paire de chaussures à sa fille». Ce qu’il aimait le plus c’était de parler seul à ses étudiants car dès qu’il fallait discuter à plusieurs son esprit se dispersait tant il se mettait à l’écoute d’autrui. Il ne soliloquait absolument pas : il était certain d’avoir «quelque chose à dire» pour le bien de tous sans forfanterie. « Je n’ai aucun message à délivrer. Je sais décoder ceux des autres : les imitateurs sont à fuir. Ce qui compte c’est la spontanéité, la sincérité. La fausse profondeur se reconnaît tout de suite ». Pour Vladimir Jankélévitch, la seule façon d’être philosophe c’est de l’enseigner. «La philosophie, il faut en faire et non pas en parler. Ne jamais pérorer». Pour lui, la philosophie ne servait à rien du tout, par rapport à une fourchette qui sert à manger. La philosophie doit se vivre et surtout ne pas être défendue : «Les sourds, on les laisse !»
A la mort de Martin Heidegger, en 1976, le résistant Jankélévitch ne participe pas au concert de louanges qui accompagne les obsèques de l’ancien membre du parti nazi : «Tout penseur doit savoir ce qu’il fait (…) Monsieur fait de la philosophie tranquillement dans son village et meurt dans son lit à quatre-vingt-six ans alors que les victimes de l’Holocauste sont en cendres depuis longtemps ». Si la philosophie doit nous conduire à devenir hitlérien sous prétexte qu’il faut faire manger sa famille, non merci. Jankélévitch a la dent dure avec les imposteurs. Outre ses qualités d’enseignant et d’écrivain, le remarquable pamphlétaire a cloué au pilori Heidegger que René Char avait accueilli chez lui, comme si de rien n’était.
Auteur d’une cinquantaine d’ouvrages sur la philosophie et la musique- il était aussi pianiste- le titre de son œuvre référence «Le Je-ne-sais-quoi et le Presque-rien » (1957) reste sa définition de la philosophie. Jankélévitch est l’homme des « frontières, des limites, des acrobaties ». Il part de l’abstrait pour parvenir au concret. Et surtout pas le contraire, loin des intellectuels vaseux qu’il exécrait. Le philosophe était un poète sans poème. Un humaniste de la dimension de Gaston Bachelard. Il n’aimait pas se voir à la télévision : «J’ai une voix prétentieuse d’écrivain de la NRF ! Une voix d’intellectuel de gauche ! »

-L’esprit de résistance (Textes inédits 1943-1983), Vladimir Jankélévitch. Textes réunis par Françoise Schwab, avec Jean-Marie Brohm et Jean-François Rey. Albin Michel, 365 p., 22 €
(1) A se procurer: L’imprescriptible (Pardonner ? Dans l’honneur et la dignité), de Jankélévitch. Points Seuil, 110 p., 5,60 €

04.10.15

Les non-joueurs de van Gaal battus 3-0 par Arsenal sont venus à Londres sans aucune préparation mentale. Les Red Devils ne sont plus qu'une équipe d'enfants !

Les Red Devils de 1958 ne sont pas morts pour que leurs successeurs se moquent du maillot de MU

Dimanche 4 octobre 2015
Arsenal 3 - 0 Manchester United
Buteurs: Sanchez (6 e, 20e), Ozil (7e)

Il est permis de perdre mais au moins il faut se battre. MU s’est laissé manger sans se révolter.
Le Manchester United du Batave van Gaal n’a aucun fond de jeu, aucune animation.
La faillite collective à l’Emirates Stadium en est la preuve visuelle.
Le fait que les Gunners étaient dos au mur médiatiquement ne suffit pas à expliquer le démission mentale du puzzle de van Gaal mis en place à coup de millions d’euros.
Van Gaal connaît ses limites puisqu’après avoir chassé la quasi totalité des joueurs de Ferguson il en a aligné six à Londres. Cependant la dynamique s’est envolée. MU n’a pas de projet de jeu.
Quand MU joue bien, l’équipe est dans le schéma de Ferguson.
Sinon c’est la débandade comme à Londres.
Arsène Wenger s’amuse bien depuis que l’Ecossais est à la retraite: quand le loup (Ferguson), les souris dansent: ses joueurs n’ont fait qu’une bouchée de Red Devils hagards sur la pelouse. Ne sachant pas où aller. Les Red Devils font trente passes pour avancer de dix mètres.

STATISTIQUES Globales:
Possession: Arsenal 38% United 6%
Tirs: Arsenal 11 United 9
Tirs cadrés: Arsenal 5 United 5
Corners: Arsenal 3 United 6

Quand on voit les statistiques, on note que MU a souvent le ballon mais les joueurs de van Gaal ne savent pas quoi en faire. C’est une patate chaude qu’il se refile comme on se débarrasse qu’un objet qu’on ne veut pas.

Arsenal: Cech, Bellerin, Mertesacker, Gabriel, Monreal; Coquelin, Cazorla; Ramsey, Ozil (Oxlade-Chamberlain 74e), Sanchez (Gibbs 81e); Walcott (Giroud 74e).
Sur le banc: Ospina, Debuchy, Chambers, Campbell.
Manager: Wenger

Man United: (Je note toujours les joueurs en fonction du match du jour, jamais par rapport à leur talent intrinsèque)
De Gea/ (1) Il a la tête à Madrid. Joue à MU sans aucune motivation hormis son salaire
Young (0) Aurait dû être expulsé. Est fait pour jouer à ce poste comme moi pour servir la messe
Smalling (1) Du Rio Ferdinand light
Blind (0) Son nom veut dire aveugle en anglais
Darmian (-2) Une ombre dans un tableau de Titien (Valencia 46e, (0) van Gaal lui a cassé le moral)/
Carrick (1) Un orphelin du jeu fergusonien
Schweinsteiger (0) N’a plus d’essence
Mata (2) Service minimum (Wilson 82e, Non noté, envoyé en enfer)
Rooney (-2) Il a joué ?
Memphis (-2) Il a joué, bis ?(Fellaini 46e, (0) Cours dans le vide, et en plus, il a rigolé à la fin du match) Martial (5) Le seul survivant du naufrage
Sur le banc: Romero, Jones, McNair, Schneiderlin.
Manager: van Gaal. Rendra le plus grand service à MU le jour de son départ

Le match n’a jamais existé. Les Red Devils étaient de vrais touristes à Londres.
On a vu qu’ils n’avaient pas été mis en condition par van Gaal, et encore moins par Giggs.
Jamais je n’ai vu des Red Devils aussi peu concernés par un Arsenal-MU.
Cette affiche a toujours été la guerre entre Wenger et Ferguson.
Les joueurs de MU ont fait honte au maillot porté par Best, Cantona et Scholes.
Connaissent-ils la rivalité bénéfique Vieira-Keane.
Le championnat doit revenir à Man City.
Arsenal a joué le couteau sous la gorge. MU aurait dû le savoir.
Van Gaal n’est qu’un simple spectateur.
Il ne connaît rien à l’ADN de MU.
N’est bon qu’à dépenser 300 M€.
Maintenant l’équipe d’enfants c’est MU !

Permalien 09:25:54, Catégories: LE GYM E BASTA  

Nice-Nantes sera à rejouer à cause de la pluie qui a fait des victimes dans les Alpes Maritimes endeuillées

Le match a été arrêté à 2-2.
Nice a montré des faiblesses défensives sur les contres nantais mais Nice a aussi démontré une nouvelle fois son réalisme offensif. Même sous le déluge, Nice a déployé son jeu très plaisant à voir car c’est toujours entreprenant, solide et intelligent. Quand ce n’est pas Ben Arfa qui marque c’est Germain. De mémoire, je n’ai jamais vu Nice avoir deux attaquants aussi performants et plaisants à voir. Pourtant j’ai vu à l’œuvre Loubet-Piantoni, Revelli-van Dijck, Molitor-Loubet, Bjekovic-Toko. Il faut sans doute remonter à Fontaine-Nurenberg.
Dès le début de Nice-Nantes, il y a eu des éclairs.
Il n’était pas raisonnable de jouer.
Je me rappelle d’un match en Afrique disputé dans des conditions similaires. Plusieurs joueurs sont morts foudroyés par des éclairs.
Nice est une région paradisiaque pour son soleil mais n’oublions que nous sommes aussi dans une zone hautement sismique. Depuis ma naissance, j’entends parler d’un tremblement de terre à venir.
J’en ai connu un, de faible intensité sur l’échelle de Richter mais des gens sont tombés de leur lit.
Notre département ce n’est pas 06 mais Alpes Maritimes.
Alpes comme montagnes.
Maritimes comme mer, eau
.
Nos anciens savaient ce qu’ils faisaient en choisissant le nom.
L’orage a fait des dégâts et surtout des victimes.
Ma mère me disait toujours: “Fais toujours attention. Après le 15 août, il y a des orages terribles".
Autre chose: en Angleterre les matchs ont lieu sous la pluie diluvienne. Le ballon rebondit bien.
Et pourquoi ne pas avoir construit l’Allianz Riviera avec un toit coulissant ? Cela aurait coûté un peu plus cher mais le match aurait eu lieu dans de bonnes conditions.
A Nice, comme dans le Gard, l’Hérault et le Vaucluse, le ciel se déchaîne souvent.
Comme s’il fallait une part d’enfer au paradis.

Le retour du duel Red Devils contre Gunners

Dimanche 4 octobre 2015, 17 h (heure française)
Arsenal - Manchester United

Ce match va sans doute être électrique.
Arsenal doit se refaire une santé, because les fans grondent une nouvelle fois après la déconvenue en C1 à domicile où le choix de David Ospina dans la cage des Gunners fait débat. Il faut bien un bouc-émissaire.
Van Gaal lui espère asseoir son statut de coach à MU.
Les deux clubs veulent profiter de la débâcle de Chelsea qui est hors course. Seul Man City est un candidat sérieux au titre de 2016.

Classement de la Premier League

1er Manchester City 18 points/ 8 matchs
2 Manchester United 16 pts/ 7 matchs
3 Crystal Palace 15 pts/ 8 matchs

03.10.15

PSG-OM, non. Nice-Nantes et Arsenal-Man United, YES !

Samedi 3 octobre 2015
Nice 2-2 Nantes MATCH REPORTE
Menés 0-1, les Niçois sont parvenus à mener à leur tour 2-1 grâce à un doublé de Germain, mais après l’égalisation nantaise, le match n’a pas pu reprendre en deuxième mi-temps à cause de la pluie diluvienne. Le match devrait donc être rejoué entièrement. Dommage pour Germain qui avait mis deux superbes buts dignes de Dimitar Berbatov. Dommage pour Nice. A propos de Germain, il mérite aussi les Bleus. La pluie a fait des victimes.

Les médias institutionnels nous vendent PSG-OM du 4 octobre 2015 à 21 h comme si c’était une grosse affiche alors que ce n’est qu’un match qui s’annonce d’une grande banalité entre un club hors concours et un OM moribond sans aucun joueur de classe mondiale. [Il est arrivé le contraire de ce que je pensais: à Londres, les Gunners ont plié le match vite fait tandis qu’à Paris, le suspens dura 93 minutes.]
Mieux vaut regarder Nice-Nantes si la météo le permet, et le lendemain Arsenal-Man United, à 17 h. Nice va-t-il poursuivre sa superbe série avec Ben Arfa et les Puel Babes ? Voilà qui est intéressant.
Le lendemain nous regarderons le match entre Gunners et les Red Devils qui est toujours un grand moment de l’année. Oui, on peut suivre des matchs sur fond de 3e guerre mondiale, l’actuel climat sur la planète.
La qualité des marionnettes politiques de la République Française a dépassé le niveau zéro depuis longtemps. Commenter leurs dérives répétitives n’a plus aucun intérêt. Je ne tire pas sur des corbillards.
Avez-vous vu le documentaire A l’Elysée, un temps de président, diffusé sur France 3 ?
On a vu que ceux qui sont censés nous diriger passent leur temps à téléphoner, à voir des journalistes, à lire la presse, à regarder la télévision. On a vu un de ces arrivistes de l’ombre que j’exècre dicter aux journalistes ce qu’ils doivent dire !
A un moment on voit celui qui occupe la fonction de président de la République, parce que DSK s’est fait piéger, donner quelques conseils à Fleur Pellerin, qui occupe le fauteuil d’André Malraux, devant un Manuel Valls qu’on a vu se mirer dans un miroir comme un top model qui va défiler.
François Hollande dit à Fleur Pellerin de voir Jack Lang tandis que Valls lui glisse le nom de Jean-Jacques Aillagon (tiens, tiens un homme de droite…):
-«Il faut des idées, vois Jack ! Et Monique, bien sûr!», lance Hollande.
-«Va au spectacle!», dit Valls qui fait de l’humour sur le prénom de Monique.
-«Tous les soirs, il faut que tu te tapes ça. Et dis que c’est bien, que c’est beau», insiste Hollande avec sa finesse légendaire.
Je vous laisse juge. Pas besoin de commenter des images qui parlent d’elles mêmes. Et dire que notre vie dépend de ces gens-là. Cela fait très peur.
Au début du documentaire, on voit roder le supposé “phobique” à l’imposition. Tout est dit.
A voir sur:
http://www.closermag.fr/people/politique/Zapping-peopolitique/les-conseils-de-francois-hollande-a-fleur-pellerin-video-561895

02.10.15

Permalien 19:02:57, Catégories: LE GYM E BASTA, FOOT FRANCHOUILLARD, ANTI-FOOTBALL  

France-Arménie à Nice. Ils n'ont rien trouvé d'autre pour les Niçois ?

Soprano, grand talent qu’on ne voit quasi jamais à la télévision.

Je respecte tous les adversaires mais le prochain match des Bleus à Nice est-ce que cela sera France-Andorre ?
Charles Aznavour donnera-t-il le coup d’envoi ? Qu’on ne se déplace pas pour rien.
Aux touristes de passage à Nice, je conseille plus tôt d’aller manger des farcis et de la pissaladière dans le vieux Nice.
Voir France-Arménie après Nice 6-1 Bordeaux c’est une forme de suicide !
Cette affiche internationale est une vraie purge.
Cela permet aux Français d’avoir une sélection de plus. Cette cape c’est un peu le cadeau dans Pif magazine.

Liste des confrontations entre la France et l’Arménie

Payer pour voir quoi ? Un 5-0.

5 juin 1996, Villeneuve-d’Ascq/ France - Arménie 2-0, Match amical
31 mars 1999, Saint-Denis/ France - Arménie 2-0, Qualifications pour l’Euro 2000
8 septembre 1999, Erevan/ Arménie - France 2-3, Qualifications pour l’Euro 2000
14 octobre 2014, Erevan/ Arménie - France 0-3, Match amical
8 octobre 2015, Nice/ France - Arménie? Match amical

Bilan des confrontations de la France contre l’Arménie

4 matchs/ 4 victoires françaises/ 10 buts pour, 2 contre/ +8

01.10.15

Permalien 18:58:26, Catégories: LE GYM E BASTA, GRAND MONSIEUR  

Deschamps: il y avait plus d'urgence à essayer un 3e gardien que de récompenser le virtuose Ben Arfa

Garrincha, Best, Ronaldinho, Messi ? Ben Arfa me fait oublier l’armoire aux souvenirs. Avec lui, on est en prise directe avec la fluidité technique. Une aisance à couper le souffle. Ben Arfa devait se relancer à Nice mais il est en train de relancer le football français. On voit plus de jeu dans ses pieds que dans tous les derniers matchs des Bleus dont le fond de jeu fait bailler des bancs d’huitres. Avant 1998, Deschamps avait dit : “Si les gens veulent voir du beau jeu, ils n’ont qu’à aller voir les vétérans". Certes, il a gagné la World Cup 1998 mais on ne parle jamais du style des Bleus de 1998 comme l’on parle de celui de l’Ajax d’Amsterdam des années Rinus Michels-Cruyff.

Pour les deux prochains rendez-vous des Bleus face à l’Arménie (à Nice le jeudi 7 octobre 2015) puis contre le Danemark (à Copenhague le dimanche 11), Didier Deschamps a retenu dans sa liste des 23 Lassana Diarra et Alphonse Aérola.
Faut pas rêver, sélectionner Hatem Ben Arfa pour qu’il joue en Bleu dans le stade de l’OGCNice, son club actuel, relevait de la science fiction. On ne voit ce geste d’affection qu’au Brésil. France-Arménie ? Quelle affiche ! Je n’en dors pas la nuit. Ils dorment où les joueurs visiteurs que j’aille leur faire signer l’album Panini ? Pour Nice, ils n’ont pas trouvé autre chose. La prochaine fois France-Polymusclés avec le chanteur Hector ? (Les plus anciens me comprendront) Et pourquoi pas France B-Personnel du cirque Zavatta ?
Hatem Ben Arfa n’a donc pas été retenu pour que les deux prochains matchs.
Personne n’est dupe, l’Aiglon a la classe internationale que n’auront jamais beaucoup de Bleus actuels.
On peut rire aussi.
Lassana Diarra A été retenu ? Deschamps a dit que ce n’était pas étonnant puisqu’il s’agit d’un international. Ce qui est aussi le cas de Ben Arfa. Diarra joue si bien que l’OM est 15e. Tous les commentateurs disent: “A part Diarra, à l’OM, il n’y a rien". Quel compliment !
Alphonse Aérola a été retenu parce qu’il participe à la bonne production actuelle de son club en Liga (Villarreal). Ce qui est aussi le cas de Ben Arfa, à Nice. Là c’est la surprise du chef, comme à chaque fois.
Deux poids deux mesures. On nous enfume, comme toujours. Ce qui est valable pour Diarra et Aérola n’est pas valable pour Ben Arfa. Au nom de quoi ? Si Ben Arfa jouait à Arsenal, il serait titulaire chez les Bleus depuis longtemps.
Il ne reste que six matchs pour voir revenir Ben Arfa en équipe de France. ATTENTION, 6 moins 2 = 4. Il n’en restera bientôt plus que quatre avant l’Euro 2016.
Le groupe de Deschamps “sera figé en mai” a dit le sélectionneur.
Pour l’instant c’est un bienfait que Ben Arfa ne soit pas convoqué par le sélectionneur.
Vous imaginez une blessure contre l’Arménie ?
Souvenez-vous, D. Cissé, sous Domenech, et Fekir, sous Deschamps, se sont gravement blessés dans des matchs bidons pour prouver qu’ils avaient leur place chez les Bleus. Résultats: out !
Ben Arfa n’a pas besoin de l’équipe de France pour démontrer sa classe.
Deschamps a dit qu’il avait déjà vu Ben Arfa marquer des buts comme celui contre St-Etienne. On risque pas de se souvenir de ceux de la “Dèche".
Si l’on en croit “Dédé", dribbler toute une défense est devenu banal !
Deschamps a entr’ouvert la porte:
-"Je connais bien Hatem pour avoir été son entraîneur pendant trois ans. Si on se réfère au dernier match, il a toujours mis des buts comme ça. Je ne peux que l’inciter à poursuivre ainsi et à maintenir ce niveau de performance. Mais, bien évidemment, on suit aussi ses performances.”
Ben Arfa est un créateur de football alors que Deschamps fut un destructeur de football. Il en faut.
Ben Arfa a le style des grands 10 de l’Histoire du football français.
On va attendra les prochaines convocations pour voir ce qui va se passer.
J’espère que le sélectionneur a noté que contre Saint-Etienne Ben Arfa n’a pas simplement participé à l’animation et à la conclusion puisqu’il a aussi défendu.
Contre l’ASSE, Ben Arfa a joué avec un volume de jeu qu’aucun bleu de Deschamps ne possède, genre au four et au moulin sans aucun relâchement. Contre Saint-Etienne, svp, et à l’extérieur qui plus est.
Il est bon de rappeler que tous les vainqueurs de tournois ont une joueur au-dessus des autres.
Les tacherons sont indispensables mais ce n’est pas eux qui font qu’une semaine après un ASSE-NICE (1-4) on pense encore à ce qu’a fait Ben Arfa dans ce match: 2 buts avec 2 actions décisives sur les deux autres buts. Deschamps a omis de signaler l’ensemble du récital de Ben Arfa.
D’aucuns aiment mieux la musique du bal musette que celle de Glenn Gould.

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