Archives pour: Septembre 2015

30.09.15

Permalien 18:28:37, Catégories: LE GYM E BASTA, GRAND MONSIEUR  

La joie des Aiglons en attendant Nice-Nantes du 3 octobre 2015

Samedi 3 octobre 2015, 20 h
OGCNice - Nantes

Nice vit des heures heureuses.
Il faut savoureux ce qui arrive.
Rien ne nous dit que Puel, Ben Arfa et Germain seront Niçois en 2016-2017.
Pour qu’ils le restent, il faudrait sans doute que Nice soit en C1 2017.
Qui sait ?
Depuis la grande période Rohr, quand Nice était leader, les Aiglons n’avaient plus fait parler d’eux de manière aussi positive.
Le Gym va-t-il poursuivre sa série ?
La dynamique est là et bien là.
Pour une fois qu’on n’attend pas Godot !
Faut éteindre non pas les portables mais les cigares.
La rage n’est de l’humilité.
Il faut que le talent continue de s’exprimer. Après la caravane aboie mais ce n’est que la caravane.
La circulation de balle et la reconquête du ballon perdu furent la clé des trois derniers succès niçois.

28.09.15

Permalien 17:52:31, Catégories: LE GYM E BASTA, GRAND MONSIEUR  

Hommage à Claude Puel. Nice 3e attaque d'Europe, derrière le Bayern Munich et Dortmund

Des buts de ce genre-là seuls en ont marqué Garrincha, Best, Maradona, Messi, Giggs et donc Ben Arfa qui les collectionne. On voulait voir Ben Arfa, on l’a vu ! Etre présent le jour J c’est la marque des grands joueurs.

Classement des meilleures attaques des plus grands championnats:

Bayern Munich 23 buts en 7 matchs
Dortmund 21 buts en 7 matchs
OGCNice 20 buts en 8 matchs
Paris 17 buts en 8 matchs

Si on m’avait dit ça le 1er août 2015, je ne l’aurais pas cru.
Cela fait plaisir de voir Nice aussi en pleine bourre.
On se pince.
Claude Puel fait avec des jeunes renforcés par des cracks et un joueur génial ce que Chelsea et Man United n’arrive pas à faire.
Que ferait van Gaal à Nice avec l’effectif actuel ? Rien ou pas grand chose? il se plaindrait de ne pasa avoir de joueurs ni de profondeur de banc. Que ferait Puel avec l’effectif que possède le Batave à MU ? Au moins aussi bien que lui.
J’ai toujours aimé Puel car ce n’est pas un combinard. Songez qu’il n’a jamais été international A ! Un vrai scandale tant c’était un joueur de tempérament, quasi impassable. Un sacré joueur de club.
A Nice, il réussit à faire une équipe alors que son groupe a été dépouillé à l’intersaison.
Il a donné sa chance à des joueurs qui assurent au plan mental.
Claude Puel avait promis de réveiller la Belle au Bois dormant. Il a tenu parole.
On le sent peiné du départ obligé de son fils Grégoire Puel. On le serait à moins.
Depuis le début de saison, je me disais: il ne va pas prolonger.
A présent que le rêve est enclenché, je ne le vois plus partir si son groupe reste homogène au point de devenir européen, je parle de C1. Un amoureux de l’OGCNice ne peut pas voir autrement mais l’entraîneur a raison de tempérer les enthousiasmes. Il faut voir sur la longueur du temps. Les exploits c’est usant nerveusement, vaut mieux la régularité mais Nice est si déconsidérée qu’on ne cache pas notre fierté.
Ce que j’ai vu contre Saint-Etienne ce fut un jeu magnifique, dans la création et dans la conquête du ballon. Des interceptions tranchantes.
En 2015, MU n’a jamais joué aussi bien que Nice. La passe Ben Harfa sur Ricardo m’a rappelé Pelé en 1970. Quelle décontraction ! Quel sens du tempo ! Quel dosage ! Quelle assurance !
Longtemps blessé, Ben Arfa renaît de ses cendres.
Les arbitres vont devoir surveiller qu’on ne nous l’abîme pas dans les prochains matchs.
Les défenseurs adverses vont vouloir marcher sur lui.
A cause de la faiblesse de l’arbitre de Nice-Saint-Etienne, Puel va devoir remanier son onze de départ.
Les Puel Babes désirent enchaîner contre Nantes. Il en sera ainsi toute la saison. Vit-on une saison historique ou une flambée temporaire ?
Nice prouve que le football n’est pas une affaire de gros sous. Le talent est plus important avec tous les autres facteurs: impondérables favorables, forme physique, blessure évitée, niveau de technique.
Merci à Claude Puel, merci au staff, merci aux joueurs.
Je voulais voir un grand Nice à Saint-Etienne et je l’ai vu.
Puel est-il le Luciano des années 2000 ? C’est possible.
La joie de vivre des Aiglons est belle à voir. Elle est communicative.
Le football c’est du soleil quand il est joué de manière complète comme Nice actuellement.
Le rayonnement de Ben Arfa est bénéfique à l’ensemble de ses partenaires.
Il n’étouffe pas le talent des autres. Au contraire, il contribue a épanouir les Aiglons.

Permalien 08:03:50, Catégories: LE GYM E BASTA, GRAND MONSIEUR  

La fabuleux récital de Ben Arfa à Saint-Etienne ou comment est-ce possible que le meilleur joueur français en activité ne joue pas en équipe de France? Si Ben Arfa est tenu à l'écart de l'Euro 2016, je serai contre la France.

27 septembre 2015
Saint Etienne 1-4 Nice

Attention Ben Arfa en équipe de France, ce n’est pas pour le griller dans les matchs amicaux.
Ben Arfa doit s’exprimer dans le tournoi de l’EURO 2016. Il n’est pas là pour amuser la galerie et faire patienter jusqu’à la compétition de l’été 2016.
Si c’est pour lancer Ben Arfa dans des matchs bidons, j’aime mieux qu’il reste à Nice.
Faut pas déplacer Ben Arfa pour la figuration.
Un artiste de sa trempe cela est rare, très rare.
Aux voyants aveugles, qui font partie du reste de la France, je propose les quatre buts niçois à Saint-Etienne.
Si Ben Arfa ne dispute pas l’Euro, je serai contre les Bleus de Deschamps. Que reproche-t-on à Ben Arfa ? D’avoir trop de talent? De n’avoir pas joué à l’OM à l’époque de VA-OM ? De n’avoir pas eu recours à la médicalisation de la Juventus Turin ?

Premier but niçois. D’un extérieur gauche, avec un relâchement grandiose, Ben Arfa provoque le centre décisif qui va amener le but de Kosciello. Pour calmer l’euphorie de ses jeunes partenaires, Hatem leur demande de ne pas se désunir. Là, on perçoit son rôle de leader.

Deuxième but. Ben Arfa récupère le ballon dans la défense verte avant d’être à la conclusion.

Troisième but. Ben Arfa passe en revue toute la défense verte.

Quatrième but. Ben Arfa oriente la contre attaque qui va amener le but de Seri

Permalien 00:27:03, Catégories: LE GYM E BASTA, GRAND MONSIEUR  

Nice réduit à 9 écrase les Verts 1-4 avec un brillantissime Ben ARFA

Le second but de Ben Arfa n’a rien à envier à Messi. Quant à son premier, je ne pense pas que Messi soit capable de le marquer dans un angle aussi fermé.

Dimanche 27 septembre 2015
St Etienne 1-4 Nice
Buts pour les Verts: Perrin (19e)
Buts pour Nice: Koziello (5e), Ben Arfa (39e, 45e+1), Seri (52e)

OGC Nice : Hassen - Pied, Bodmer (cap.), Le Marchand, Ricardo - N.Mendy, Koziello, Seri (Traoré, 63e) - Wallyson - Germain (Benrahma, 84e), Ben Arfa (Baysse, 84e)

Nice a marqué 10 buts en deux matchs contre Bordeaux (6) et les Verts (4) !
Les Aiglons planent haut dans le ciel de la L1.
Les observateurs ne savent plus quoi dire: ils sont bouche bée.
Ben Arfa a illuminé le match de toute sa classe. Le caresseur de cuir nous a régalés. Il a été sur tous les bons coups. Il ramasse un ballon de plomb pour le transformer en or. Il a réussi le match presque parfait, à deux doigts de réaliser un hat-trick.
Il a été au début des actions de but et deux fois à la conclusion.
Que doit-il faire pour retrouver l’équipe de France: marquer trois penaltys de la tête (!) lors de chaque match ?
Tout Nice est à féliciter pour sa volonté de toujours jouer même à 9 contre car l’arbitre a exclu deux Nissarts de manière honteuse. N.Mendy a pris un rouge car son adversaire direct, Lemoine est un comédien qui n’a pas besoin d’aller au studio de la Victorine tant il s’est si bien jouer une faute inexistante. C’est le joueur de l’ASSE qui aurait dû être expulsé pour simulation.
Nice a eu une très bonne circulation de balle. Les Aiglons jouent sans cesse, essayent de se trouver et se trouvent bien.
Tous les Aiglons sont à saluer.
Les jeunes Niçois sont formidables à voir jouer à l’image de Koziello. L’Aiglon est un “assassin à la figure d’ange".
Il faut savourer ces dix buts marqués en deux matchs.
Et Puel doit prolonger à Nice. On abandonne pas un navire en construction.
Nice est l’une des équipes de l’élité les plus jeunes d’Europe

PS: mon post qui a fait sourire certaines personnes http://www.blogmorlino.com/index.php/2015/08/23/ben_arfa_fait_gagner_nice_et_frappe_a_la

26.09.15

Permalien 18:42:56, Catégories: THE RED DEVILS, ARSENAL N'EST PAS EN FRANCE  

Le retour des ennemis, le 4 octobre 2015: Arsenal-Manchester United

Dimanche 4 octobre 2015, 17 h (heure française)
Arsenal - Manchester United

Le dernier week-end de septembre 2015 a été bénéfique à Manchester United et à Arsenal.
MU a gagné à la maison contre Sunderland 3-0 grâce à des buts de Memphis, Rooney and Mata. Martial n’a pas marqué. Evénement !
Equipe de départ de MU:
De Gea, Valencia, Smalling, Blind, Darmian, Schneiderlin, Carrick, Mata, Rooney, Memphis, Martial.
Sur le banc: Romero, Jones, Herrera, Schweinsteiger, Pereira, Young, Fellaini.
Van Gaal a enfin compris qu’il fallait aligner d’emblée Carrick et Valencia qui joue … parce que Shaw est blessé.
Canal plus n’a pas diffusé le match en direct. Il sera retransmis en différé à 21 h sur Canal plus sport.
Ils ont préféré Arsenal, comme d’habitude.
Les Gunners ont gagné 2-5 à Leicester avec un triplé de Sanchez.
Comme Man City a perdu 4-1 à Tottenham, le classement est le suivant:

1er Manchester United 16 points
2 Manchester City 15 pts
3 West Ham United 13 pts
4 Arsenal 13 pts

Après le nouvel épisode de C1 en semaine, nous aurons droit au choc de Londres: Arsenal-Man United.
Là, pas de problème, le match sera en direct sur C +.

PS: A suivre dimanche 27 septembre 2015, ASSE-NICE (21 h, C +)

25.09.15

Pier Paolo Pasolini. Le geste d'un rebelle, par Laurent Lasne. (Le Tiers Livre)

Au début des années 1960, Pasolini a interviewé lui-même les joueurs de Bologne dans son film reportage Comizi d’Amore(1965), enquête sur la sexualité dans l’Italie pas habituée à ce genre de film. Le choix des footballeurs est délibéré. Certains sont gênés, évitent de répondre. A cette époque, Bologne a une très grande équipe avec Pascutti, Harald Nielsen, Helmut Haller et Paride Tumburus que l’on voit dans le film. Anticonformiste, farouchement opposé aux idées reçues, de gauche sans jamais être embrigadé, Pasolini savait qu’il dérangeait beaucoup de monde avec ses questions tabous à l’époque. Pasolini est l’un de plus grands créateurs du XXe siècle. Il aimait en plus La Callas et Anna Magnani, ce qui est pour moi le signe d’un homme de goût extra lucide. Et il a toujours pratiqué le football jusqu’à sa mort.

On sait que Pasolini aimait le sport mais qui a vraiment lu ses textes consacrés à l’une de ses grandes passions ? Au journaliste de La Stampa, Enzo Biagi, qui lui demandait le 4 janvier 1973, ce qu’il aurait aimé devenir s’il n’avait pas été attiré par le cinéma et la littérature, le cinéaste a répondu: «Un bon footballeur. Après la littérature et l’éros, pour moi le football est l’un des plus grands plaisirs». Tout est dit. Et dire que certains imbéciles pensent que le football n’est qu’un repaire d’analphabètes. Albert Camus aussi voulait devenir professionnel. Sans la maladie, il aurait jouer beaucoup plus longtemps. Aux idiots qui n’y connaissent rien, aux intellos qui croient être à la fois Luther King et Mandela, je réponds : Camus et Pasolini. Qui n’aiment pas le sport, et le football, n’aiment pas la vie. Pasolini joua au football qui l’intéressa jusqu’à sa mort prématurée, hélas ! Je ne parle jamais des tribunes qui ne m’intéressent absolument pas. Les tribunes c’est quoi ? Des décérébrés qui hurlent à la mort ou alors des loges avec des champagnisés. Seul le terrain fait partie du football. Et la presse n’ont plus ce n’est pas le football. Heureusement que de temps en temps, il y a des amateurs comme Pasolini pour vraiment bien parler du football. La couverture du livre de Laurent Lasne nous dévoile Pasolini dans les vestiaires. La photo de Romano Gentile est historique. Je regarde souvent ce portrait. On voit le cinéaste assis, torse nu, en short, en train de se retirer les crampons. A mes yeux, c’est à la fin du match tant Pasolini paraît vidé par le match. Il est à la fois fatigué et si heureux ! On voit un vrai footballeur et non pas quelqu’un du spectacle faire un match pour s’amuser. Il est sec comme un cycliste. J’ai toujours aimé son visage qui affiche un caractère carré, déterminé. Des yeux d’aigle.
Il aimait le foot comme pratiquant, d’un point de vue esthétique et aussi d’une manière sociologique. Il a tout de suite compris que le sport spectacle allait devenir une grande kermesse mondiale. Il n’a pas pour autant méprisé le football comme tant de petits esprits le mésestiment parce que c’est trop populaire. Tifoso de Bologne, Pasolini jouait à l’aile avec une grande capacité d’accélération. Le magnifique livre de Laurent Lasne nous restitue le parcours de Pasolini avec ses multiples visages, casquettes, dons.
En marge du cinéma et de la littérature, il jouait au football, passionné au point d’organiser des matchs sur le tournage de ses films.
Pasolini aimait le football parce qu’il s’agissait d’un sport que tout le monde pouvait jouer. Il n’aimait pas du tout le tennis, sport de la haute société.
Ce livre est aussi un livre politique. Poético-politique. Un grand livre sur un très grand Monsieur. Un amoureux du football qui ne lit pas ce livre n’est pas un véritable amateur, du latin aimer.

-Pier Paolo Pasolini. Le geste d’un rebelle. Laurent Lasne. Le Tiers Livre, 233 p., 17 €

24.09.15

Permalien 23:51:35, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR, GRANDE DAME  

Les bons livres sur lesquels je n'ai pas écrit: Philipponat, Reuzeau, Heller, Hofmeyr, Leclercq, Bled, C. Parsi

-Livres secrets, collectif. Avant-propos de Guy Rouquet. Préface Alain Absire (Le Castor Astral) 210 p., 15 €
Olivier Philipponat nous confie qu’il lit déjà quand le réveil sonne: “Je ne suis pas pour autant devenu écrivain” Il est trop humble. Dommage, il est plus écrivain que les trois quarts qui publient. Jean-Yves Reuzeau raconte qu’il n’a jamais vu son père avec un livre: cela a rendu éditeur le fils et le petit-fils auteur dramatique. Pour Reuzeau senior, les livres étaient des “objets inutiles”.

-Histoire de la Russie et de son empire, de Michel Heller. Préface de Marie-Pierre Rey. (Perrin) 1490 p., 17 €
Une somme à coup sûr. Dix ans de recherche, de travail soutenu. Tout sur la russie avant l’URSS et tout sur l’URSS avant le retour de la Russie. Michel Heller (1927-1997) né en Biélorussie fut déporté pendant six ans. Après il passa par la Pologne avant de s’installer en France où il fut professeur à la Sorbonne. Il y enseigna l’Histoire et la littérature soviétiques, ou plutôt russes…

-Stone Rider, de David Hofmeyr. Traduit de l’anglais par Alice Marchand (Gallimard Jeunesse) 310 p., 15 €
Une course de moto à la vie à la mort, très Rollerball ou On achève bien les chevaux. Littérature destroy. Amour ne rime pas avec toujours, malgrè ce que l’on radote.

-André Gill. Les dessins de presse et la censure, de Pierre-Robert Leclercq (Les Belles Lettres) 200 p., 19 €
Avant André Gill, Daumier a bien croqué les hommes de la justice, ces juges au regard haineux, sans parler des avocats qui ressemblent à des corbeaux à la recherche de fromage. Par le biais de Gill, l’auteur rend hommage à tous les dessinateurs de presse: Cabu, Wolinski et leurs amis assassinés dans leur rédaction au début 2015 comme pour nous dire: “La Fête est finie!” Non, elle n’est pas finie. Elle a peut-être pas encore commencé.

-Les hommes d’Hitler, de Jean-Paul Bled (Perrin) 506 p., 24,90 €
Voici le trombinoscope d’une série d’ordures qui occupent les premières place du hit-parade de l’horreur avec quelques autres venus d’ailleurs. Jean-Paul Bled dresse le portrait des laquais d’Hitler avec photo à l’appui. Dans la reptation devant le chef nazi ses sbires voulaient tous prendre la place de son supérieur hiérarchique. Un sale ballet de chaises musicales toujours en mouvements. On apprend que Goebbels, le chef de la propagande, était fasciné par la voix de son maître. Il n’était pas le seul. Hitler était un show man de l’apocalypse. Regardez le parler à la tribune, avec des temps de pose. Il faut se méfier des orateurs, même en temps de paix. Ils cherchent toujours à nous avoir. Words, words, words, disait Shakespeare.

-Vendetta, de Caroline Parsi (Vendémiaire) 186 p., 18 €
Le sous-titre dit tout : “Bandits et crimes d’honneur en Corse au XIXe siècle. L’île de beauté est souvent le théâtre de crimes mais ils se tuent entre eux comme l’on dit. L’omerta, code d’honneur, fait des ravages au XIXe siècle. On tue sur l’île autant qu’en Sicile et Papouasie. 12 morts sur 100 000 habitants ! Cela flingue à tout va. Des coups de feu dans un décor paradisiaque.

Permalien 00:19:54, Catégories: LE GYM E BASTA, GRAND MONSIEUR  

Un score de tennis pour Nice, meilleure attaque de L1: 6-1 contre Bordeaux. Doublé de Ben Arfa: doit-il jouer à Arsenal pour être appelé par Deschamps ?

Mercredi 23 septembre 2015
OGC Nice 6-1 FC Girondins de Bordeaux

Buts pour le Gym: Germain (33e), Le Bihan (42e), Pallois (csc 51e), Ben Arfa (68e, 76e), A.Mendy (84e)
But pour Bordeaux: Plasil (5e)

OGC Nice : Hassen – Pied, Bodmer ©, Boscagli, Ricardo - Koziello (Wallyson, 62e), Mendy, Seri - Ben Arfa (A.Mendy, 76e) - Le Bihan (Traoré, 73e), Germain

L’enceinte de l’Allianz Riviera est baptisée.
Je dois remonter à la saison 1965-1966 pour trouver un 6-O contre Rouen ! Il y a bien sûr le 6-0 contre Strasbourg lors des barrages de 1990 au Ray.
Au début du match, les Aiglons ont frisé la correctionnelle mais l’arbitre n’est pas tombé dans le panneau et n’a pas accordé le penalty aux Girondins.
Après être revenus scores, les Aiglons ont déroulé.
Cela fait plaisir de voir Nice jouer de la sorte. Depuis le début de saison, les matchs se sont joués à peu de chose.
Cette fois les Niçois ont trouvé les clés. Nice à la meilleure attaque du championnat ! Je rêve ? Non c’est vrai.
Attention de ne pas s’enflammer: seuls trois équipes ont encaissé plus de buts que Nice (10 buts).
S’il vaut mieux perdre une fois 6-0 que perdre 6 fois 1 à 0, on peut dire aussi qu’il vaut mieux vaincre 6 fois 1-0 que cartonner une fois 6-0. Ne boudons pas notre plaisir.
D’aucuns ont ricané quand j’ai dit que Ben Arfa frappait à la porte de l’équipe de France.
Le milieu de terrain tricolore actuel n’a pas de joueur de ce niveau. Pogba ce n’est absolument pas un 10. C’est une sorte de Vieira: moins rugueux et plus dribbleur. Aucun bleu de Deschamps n’a la technique et le feeling de Ben Arfa qui a aussi des yeux dans le dos. Deschamps aime les besogneux. Les besogneux sont indispensables. Les artistes aussi ! Si Ben Arfa ne fait pas l’Euro 2016 cela sera une très grande nouvelle pour les adversaires des Français. Doit-il jouer à Arsenal pour avoir la fameuse carte dont parlait Philippe Noiret ? Quand je parle de Ben Arfa je ne mésestime pas ses partenaires. Je parle de lui parce qu’il est déjà un international et doit le redevenir. Imaginez un trio Ben Arfa, Benzema et Martial. L’avenir appartient à ceux qui osent.
Tout le groupe niçois est à féliciter. Du gardien à Germain.
J’espère que Claude Puel va prolonger à Nice. C’est un lanceur de jeunes comme il n’y en a pas deux en L1.
Nice produit du jeu, il y a de l’animation, devant ils concrétisent. Germain et Ben Arfa forme le plus performant duo d’attaquants de L1. Je ne les échange pas contre Ibrahimovic-Cavani.
Ils sont jeunes. Direction Saint-Etienne !

23.09.15

Permalien 14:13:09, Catégories: LITS ET RATURES, ANQUETILLEMENT  

Des livres sur le vélo: Ducoin, Hinault, Vespini, l'Aubisque et Anquetil

-Bernard, François, Paul et les autres par Jean-Emmanuel Ducoin (Anne-Marie Carrière, 206 p., 18 €)
Depuis 1985 et la victoire de Bernard Hinault, aucun Français n’est parvenu à gagner le Tour de France. Chaque année, ils hurlent des noms sur France 2 ou dans L’Equipe mais rien n’y fait: des Jacques Anquetil et des Laurent Fignon cela ne tombent pas du ciel médiatique. Ils veulent des noms pour faire tourner la boutique. Si Armstrong était né à Sarcelles, il n’y aurait jamais la moindre trace de dopage dans ses prélévements. Jean-Emmanuel Ducoin nous raconte sa passion pour le vélo né en 1985 avec son grand-père au volant de sa Simca 1000. Douce France, le pays de mon enfance versioon Ducoin. Il écrit juste.

-Tour de France, les prodigieuses histoires, par Jean-Paul Vespini (Mareuil, 190 p., 16 €)
20 chapitres comme 20 étapes, avec des vallons, des montagnes, des contre-la montre, des sprints au coude à coude, des descentes, des montées, des glissades, des chutes, des colères, de la joie… Le Tour dans toute sa splendeur. On y croise Coppi, Bartali, Anquetil, Poulidor, des noms inoubliables, des champions considérables à une époque où les journalistes ne se considéraient pas comme des procureurs.

-Coup de foudre dans l’Aubisque, par Bertrand Lucq (Atlantica, 128 p.n 12 €)
Hymne à Eddy Merckx, champion incomparable, comme tous les grands stylistes du vélo. L’ouvrage célèbre les as du goudron mais aussi les as de la plume: Blondin, Chany, Haedens…

-Anquetil, le mal-aimé, par Yves Jean (Arthaud, 310 p., 19,90 €)
Le mal-aimé ? Pas dans sa famille où il a fait le carton plein comme le héros de Théroreme de Pasolini. Sur la route c’était une fusée, une “caravelle” comme l’a dit Antonin Magne à Poulidor, déposé sur la route. Quand je dis Anquetil c’est comme si je dis Cerdan, Coppi, La Callas, James Dean ou Miles Davis. Rien que des mythes de leur vivant. Le public n’aimait pas Anquetil ? Une partie du public. Si je préférais les Beatles aux Stones, j’ai toujours aimé Anquetil et Poulidor, comme j’aime la jour et la nuit. Anquetil serait la nuit avec la pleine lune. Une nuit lumineuse

22.09.15

Les bons livres sur lesquels je n'ai pas écrit (Dico du Western, Gilbert-Lecomte, Rezvani, Jünger, Jacob, Austen, Giroud, Bessis, Ivsic, Lottman, Adorno, Nietzsche, S.Perez, Weiderman, G. Lacotte)

-Dictionnaire du Western, de Claude Aziza et Jean-Marie Tixier (Vendemiaire). 352 p., 26 €
Avant la numérique et toutes ces choses-là, les petits garçons rêvaient avec les cow-boys et les indiens, et c’était très bien. Tous nos héros sont là. On est passé de John Ford à Sergio Leone et on était très heureux.

-La Déchirure, de John Lynch. Traduit de l’anglais par Richard Bégault. (Le Castor Astral) 238 p., 17 €
Beau et bon roman sur la mort du père qu’un fils considérait comme un héros les yeux fermés. Apprentissage de la mort, de l’abandon, de l’amour, de la vie. Remarquable traduction au point que l’on se demande si la version française n’est pas mieux que la V.O. L’auteur est-ce Lynch ou Bégault ?

-La Vie l’Amour la Mort le Vide et le Vent, de Roger Gilbert-Lecomte (Poésie/ Gallimard). Préface d’Antonin Artaud. Présentation de Zéno Bianu.
“Mômo” Artaud salue “le labyrinthe violent, noueux, torride”. On ne saurait dire mieux.

-Poèmes de Morven le Gaélique, de Max Jacob. Préface de Julien Lanoë (Poésie/Gallimard), 192 p., 7,10 €
Bretagne, la mort. Tout l’univers de Max Jacob réuni dans un volume. Qui y a-t-il au-dessus des nuages ? L’ex habitant de la rue Ravignan, à Montmartre, était un clairvoyant de la dimension de Guillaume Apollinaire.

-Histoire d’une femme libre, de François Giroud. Edition établie par Alix de Saint-André (Folio) 265 p., 7,50 €.
“Libre” c’est vite dit. Quand elle écrivait des lettres incendiaires à sa rivale dans une histoire d’amour médiatique, elle n’était pas très libre. Elle avait un sourire qui me glaçait le sang tant elle pouvait le maintenir longtemps. Elle n’avait rien à envier aux hommes dans la conquête du pouvoir.

-Le corps d’Hélène, de Serge Rezvani (Les Belles Lettres) 155 p., 19,50 €
“En ma 88e année, je me retourne, étonné de vivre encore” écrit le poète qui repense à un amour de jeunesse. Où est elle ? Vit elle toujours ? Et avant la machine à remonter le temps. La nostalgie embellit tout c’est ça qui est bien.

-Du fond de mon coeur, de Jane Austen. Traduit de l’anglais par Marie Dupin. (Finitude) 176 p., 16, 50 €
Il s’agit de lettres signées Jane Austen (1775-1871) pour ses nièces. En fin de volume, c’est l’inverse: “Tante Jane” est célèbre par Anna, Fanny et Caroline. Cela vibre de partout. La tante s’amuse parfois à écrire à l’envers : Idercrem 8 Reivnaj pour Mercredi 8 Janvier.

-Sur les otages, de Ernst Jünger. Edition établie par Sven Olaf Berggötz. Traduit de l’allemand par Julien Hervier. Avant-propos de Volker Schlöndorff; (Les Belles Lettres) 170 p., 17 € avec des photos.
Jünger arrive à Paris le 24 avril 1941. Le 22 juillet suivant, il est nommé dans le service en charge de l’espionnage et du contre-espionnage à l’état major du commandant en chef. Il s’occupe de la censure du courrier. Chaque qu’il y a des attentats contre les Allemands, ceux-ci ripostent en réprésailles et exécutent des otages A Nantes, 48 sont fusillés le 22 octobre 1941 don’t Guy Môquet. Jünger traduit les lettres d’adieu…

-Ars Grammatica, de David Bessis ( Allia) 80 p., 6,20 €
Un livre tout en graphismes. Un mot entouré d’autres mots qui lui font écho. Des calligrammes modernes. Oreille, puis Souffle, Chuchoter, Mordiller, Téton, Durci. Au suivant !

-Rappelez-vous cela, rappelez-vous bien tout, de Radovan Ivsic (Gallimard) 113 p, 16,90 €
La phrase du titre est d’André Breton qui dans les années 1950 a fortement impressionné l’auteur antistalinien. L’écrivain consacre de poignantes pages aux derniers jours du cofondateur du Surréalisme.

-De Gaulle/ Pétain, réglements de compte, par Herbert Lottman ( Tempus/ Perrin)
Ils ont été acclamés à Paris, l’un apres l’autre. Pétain a dit de Gaulle: “Cet ambitieux dépourvu d’éducation”… Pétain fit condamner à mort son rival parti à Londres au non de la France. Bien lui en prit.

-Le caractère fétiche dans la musique, de Theodor Adorno (Allia), 96 p., 6,20 €
“Le fétichisme de la musique s’accompagne d’une régression de l’écoute” explique Adorno. On ne peut pas lui donner tort.

-Correspondance (Janvier 1881- Décembre 1884), de Frédérich Nietzsche (Gallimard, tome IV) . Textes établis par Giorgio Colli et Mazzino Montinari. Traduit de l’allemand par Jean Lacoste. 39 €
J’ai trouvé dans le magma cette pépite:
“De bonne humeur comme à Nice”, écrit à Sils-Maria, le 25 juillet 1884. Il écrit à sa mère, à sa soeur et à Lou von Salomé. On tombe sur : “Vous êtes sans sentiment et incapable d’amour”, poison verbal envoyé à Lou. Et encore: “Adieu, et je ne reverrai pas”. En décembre 1882, il est remonté. En fin d’année, il fait ses compte. Les règle même.

-Histoires des médecins, de Stanis Perez (Perrin) 469 p., 24, 50 €.
Plongée dans la médecine d’hier et d’avant-hier. Dans notre malheur on a la chance de vivre au XXIe siècle ! Vous vous imaginez dans les tranchées ? Et le choléra, quand pensez-vous ?

-Ostende 1936, de Volker Weiderman. Traduit de l’allemand par Frédéric Joly (Piranha) 153 p., 16 €
Ce livre nous fait revivre un été, celui de 1936, avec Stefan Zweig et son ami Joseph Roth qui fuient les nazis.

-Guide pratique à l’usage des écrivains qui veulent (très) bien faire sans (trop) se fatiguer, de Guillaume Lacotte (Rocher) 205 p., 17 €
Le trentenaire Guillaume Lacotte nous dresse le catalogue pour se faire éditer. Si vous vous attaquez à une biographie choisissez Hitler ou Staline et surtout pas Desnos ou Jean Prévost. Les ordures attirent plus que les hommes remarquables. Si vous voulez écrire sur Venise achetez un Découvertes/ Gallimard et pompez tout ce qui va vous servir. Quand vous parlez de X ou Y mettez toujours Roman pour éviter les procès. Dans la famille Lacotte, le talent est héréditaire. Après le lexicographe Daniel, le père, voici le fils qui a de l’humour à revendre. A consommer sans modération. En vente dans les meilleures librairies. Devrait être remboursé par la sécu. Le père et le fils rêvent de voir jumeler Antibes et Biot pour y habiter et devenir des antibiotiques. Hommage à Francis Blanche. Esprit de famille oblige.

21.09.15

Permalien 15:58:44, Catégories: THE RED DEVILS, GRAND MONSIEUR  

Martial n'a pas les pieds qui tremblent mais attention au syndrome Macheda.

Dimanche 20 septembre 2015
Southampton 2 - 3 Manchester United
Buts pour Southampton: Pelle (13e, 86e)
Buts pour MU: Martial (34e , 50e), Mata (68e)

Possession de balle: Southampton 41% United 59%
Tirs: Southampton 15 United 10
Tirs cadrés: Southampton 8 United 3
Corners: Southampton 5 United 5

Man United: De Gea, Darmian (Valencia 45e), Smalling, Rojo (McNair 69e), Blind, Carrick (Schweinsteiger 60e), Schneiderlin, Mata, Memphis, Rooney, Martial
Sur le banc: Romero, Herrera, Young, Fellaini
Manger: van Gaal

Drôle de match. En première mi-temps, MU s’est fait bouger. Southampton avait le match à sa portée mais ils n’ont pas su mettre le second but qui aurait fait très mal.
Au retour des vestiaires, MU offrit un autre visage beaucoup plus conquérant.
Martial a de nouveau marqué, et deux buts s’il vous plait.
Il n’a pas les pieds qui tremblent le garçon. Il nous change de Nani.
Son comportement est celui d’un joueur carré bien campé sur ses jambes, et très adroit devant le but malgré une forte présence adverse. Martial fait preuve d’un grand mental. Il sait jouer sans ballon car il est toujours bien placé.
Ses débuts à MU sont fracassants, en plus, il a l’air de jouer facile.
Il a une très bonne attitude. Pas du tout un frimeur.
Sa conduite de balle est impressionnante. Ce n’est pas un coureur dans le vide, il sait mettre dans le vent les adversaires par une feinte de tir en pleine surface. Est-il en état de grâce ou sommes-nous en face d’un très grand joueur ? Je me souviens de Macheda (1), grand espoir de MU qui fit des débuts fantastiques. Aujourd’hui, l’Italien a disparu des radars. A MU, il faut prouver à chaque match. Memphis semble faire double emploi avec Martial. Plus Martial brille, moins on voit Memphis.
D’autre part, à De Gea a fait un “gros” match.
A noter: Rooney s’est fait remonter les bretelles par van Gaal car il a laissé à Mata le ballon au moment d’un coup franc très intéressant. Van Gaal lui a dit: “C’est à toi de les tirer, Ok ?” Le Batave lui a secoué les plumes.
Louis van Gaal a sorti le sèche-cheveux de Sir Ferguson
Rooney s’est pris une belle soufflante !

(1)Laissé libre par Manchester United où il passa sept ans, Antonia Macheda a rejoint au mercato estival 2014 Cardiff City alors relégué en Championship. A 24 ans, Macheda est un oublié.

20.09.15

Permalien 08:27:35, Catégories: LE GYM E BASTA  

Les Puels Babes ramènent les trois points de Bastia avec 10 Aiglons nés dans les années 1990

Je préfère le travail de Puel à Nice avec des jeunes encadrés par des valeurs sûres que le sabotage de MU par van Gaal qui dépense sans compter pour faire une fausse équipe de mercenaires.

6ème journée de L1
19 septembre 2015
SC Bastia 1-3 OGC Nice
But pour Bastia : Danic (23e)
Buts pour Nice: Mendy (33e), Germain (40e) et Benrahma (94e)

Depuis les années 1980, les victoires du Gym à Bastia se comptent sur les doigts d’une seule main.
Menés au score, les Aiglons sont revenus à la marque pour l’emporter de manière indiscutable.
Belle victoire d’un groupe qui à d’autres occasions a laissé des points qui semblaient devoir leur revenir.
Cela valait bien un beau délire au retour à Nice.
Puel aligne l’une des équipes pros parmi l’élite avec une moyenne d’âge des plus basses.
Il faut le saluer.
On ne peut pas se plaindre des clubs qui dépensent sans compter en achetant des mercenaires et ne pas reconnaitre le travail d’un entraîneur qui lance des jeunes forcément inconnus dans le grand bain du professionnalisme.
Le mérite en revient à Claude Puel.

OGC Nice :
Hassen/ 1995
Pied 1989
Baysse 1988
Bodmer 1982
Ricardo/ 1993
Koziello 1995
Mendy (cap) 1992
Seri/ 1991
Ben Arfa 1987, puis Wallyson (74e) 1994/
Pléa 1993, puis Le Bihan (55e) 1990
Germain 1990, puis Benrahma (81e) 1995

19.09.15

Victor de Bernstein au Théâtre Hébertot: par Rachida Brakni avec Eric Cantona, Grégory Gadebois, Caroline Silhol...

Elle joue, elle chante, elle met en scène, c’est Rachida Brakni aux multiples talents.

Deux hommes sortent de prison. L’un deux, Victor (Grégory Gadebois) a accepté de purger la peine à la place de son ami Marc (Eric Cantona). Pourquoi ? Tout simplement parce que Victor en pince pour la femme de Marc. Françoise (Caroline Silhol) va confier à Victor qu’elle n’est pas indifférente à son sacrifice.
Quand Marc apprend que Caroline a des velléités de départ avec Victor, il ferme toutes les armoires de sa femme, des armoires pleines à craquer de vison et autres robes de grands couturiers. Elle s’en offusque mais son mari la ramène à sa condition de bourgeoise sans travail entretenue par son mari, homme d’affaires qui dégage de prime abord un cynisme qui rappelle celui de certains politiciens véreux qui défrayent la chronique en 2015 alors que la pièce est située en 1948, comme quoi rien n’a changé. C’est la force de grands textes de nous le rappeler, et Henri Bernstein n’est pas n’importe qui : il est à Sacha Guity ce que fut Keaton à Chaplin. Son texte est du cousu main par un bel esprit. Du prêt-à-jouer haut de gamme. On croit qu’ils parlent pour ne rien dire mais les personnages balancent des vérités mine de rien. Par exemple : «La lucidité c’est pas rigolo». A la fin du spectacle, on en aura l’illustration mortelle et non pas vivante !
La pièce est axée sur trois couples :

Victor et Marc. On sent vibrer l’amitié. Quand Marc dit à Victor qu’il ne manque pas de culot de vouloir lui piquer sa femme, cela vaut le déplacement. Grégory Gadebois est une sorte de fils d’Harry Baur et de frère de Jacques Villeret, c’est-à-dire qu’il a du coffre et une sensibilité extrême. Il transforme le texte en partition musicale avec des inflexions d’une infinie finesse quand Victor c’est tout le Sud condensé dans un homme. Le Sud de Nino Ferrer par celui de Raimu. Victor diffuse une humanité permanente. D’apparence, on voit Falstaff dans un diner de cons. Il pousse une courte gueulante qui fait trembler les cintres du vestiaire. Son alter ego, est un clown blanc tiré à quatre épingles. J’ai nommé Marc, un faux cynique. On le découvre plein d’assurance, avec ce qu’il faut de cette vulgarité que l’on retrouve par exemple chez ces députés corrupteurs/ corrompus jusqu’à la moelle épinière qui siègent au Palais Bourbon avec arrogance et sans la moindre vergogne. Quand on parle à Marc, il se frotte les chaussures tour à tour derrière les mollets pour faire briller le cuir, ce qui souligne sa science de l’esbroufe : tout dans l’apparence ! C’est le cynisme dans toute sa splendeur. Il se sert de Victor et mettra beaucoup de temps à comprendre que l’amitié c’est plus beau qu’un tas de lingot d’or à la banque de France.

Marc et Françoise. «La femme de …» fait partie de ces poules de luxe qui finissent par se ranger des voitures en épousant un plein de fric. L’amour passe au second plan. Ce qui compte c’est d’avoir piégé un homme qui a des ressources pour la faire vivre dans le luxe. Elle y était parvenue mais quand elle ne dit pas non à un départ avec Victor - qui représente l’amour désintéressé- Marc prend ses précautions pour qu’elle décampe sans rien : l’animal s’amuse à faire tourner ses clés dans sa poche. Belle trouvaille. Je me souviens très bien d’avoir vu, sur les terrain de pétanque de mon enfance, des joueurs qui tournaient et retournaient la petite monnaie dans leur poche pour agacer les tireurs qui s’apprêtaient à viser. Eric Cantona a très bien construit son personnage qui cache toutes ses failles par une allure de winner alors qu’en fait il fera le constat tragique : sa vie n’est qu’une suite de mensonges accumulés, et au bout d’un moment ce n’est plus amusant de tricher. Quand le masque tombe, il est trop tard. Le faux dur se dégoûte au point de tirer la conclusion qui s’impose. Une fin à la Ivanov (Tchekhov, à la Hedda Gabler (Ibsen) alors que l’on se croyait chez Labiche !

Victor et Françoise : l’épouse se considère comme une reine irrésistible à force de pouvoir compter sur un mari qui a réussi comme on dit, et un amant désarmant de sincérité. Caroline Silhol à ce parfum d’actrices de jadis, presqu’une échappée du film muet vers le parlant. Une Mireille Balin qui rêve d’être Veronica Lake. Quand Victor se met à vouloir l’embrasser goulûment on croit voir Faty qui se vautre sur Olive ! Rachida Brakmi restitue très bien le tragique et le comique qui est enfouie dans le texte de Bernstein. Lassé par les hésitations de Françoise incapable de quitter Marc- l’étalon sûr de son pouvoir de séduction- Victor se laisse séduire par une jeunette (Marion Malenfant), le temps d’une amourette car la jeune femme volubile se rendra compte qu’elle n’est qu’un produit de remplacement.
A la fin, coup de théâtre, le loser Victor touche le jackpot grâce à une de ses inventions. C’est son ami et ancien codétenu (Serge Biavan) qui lui annonce la bonne nouvelle avec cette chaleureuse présence qu’avait les grands seconds rôles des années 1930-1950. Au même moment, Marc tombe le masque et prend une décision irrévocable. Fini de mentir. Fini de jouer la comédie ! Marc, avec des sourcils en pointe comme ceux d’un diable, n’était pas celui que l’on croyait.

La soirée se déroule dans le meilleur esprit du théâtre. On y entend le langage. La mise en scène est sobre comme le texte de Bernstein qui n’a pas d’effet de manche à la Guitry. Rachida Brakni parvient à montrer l’âme des trois principaux rôles : Victor, le bon qui ne veut pas qu’on le berne à force d’être trop gentil ; Françoise, qui commence habillée de rouge pour finir en noir, signe qu’elle porte le deuil de sa propre vie ; et Marc, le faux méchant qui finit par se dégoûter d’avoir passé sa vie à mentir sur l’essentiel.
Le choix de Rachida Brakni de faire les changements de décors à vue apporte de la vérité absolue à tout ce que l’on voit, entend, devine, entrevoit et suppose. Puisqu’on ne nous cache rien, tout devient vrai. La magie théâtrale est là. Un théâtre d’acteurs avec un texte solide. Le décor à même des ramifications avec l’Art déco. Ce qui rappelle les anciens appartements de la haute société.
Françoise, comme Française. Victor, comme Victoire. Marc, comme des marques, des traces, des griffes. Bernstein a pensé tout. Rachida Brakni aussi.

Victor, avec aussi Marion Malenfant et Serge Biavani
Théâtre Hébertot, 78 bis Bd des Batignolles, 75017 Paris.
Réservations: 01 43 87 23 23
De 52 à 10 €.

18.09.15

Permalien 08:22:33, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR  

Zobain (Finitude), le premier roman de Raymond Guérin

L’ouverture du film de Truffaut est le début de La tête vide de Raymond Guérin, l’un des auteurs fétiches du cinéaste.

Tous les cinq ans, on redécouvre Raymond Guérin. Ne pourrait-on pas, une bonne fois pour toutes, lui donner la place qu’il mérite en tête de l’après-guerre ?
«Zobain[Gallimard, 1936] est un récit autobiographique, que j’ai tiré tout entier, sans falsifier un seul épisode, ni une date, ni un lieu, de ma vie. » Voilà comment Raymond Guérin présente son manuscrit à Jean Paulhan, en octobre 1935, qui publie dans la foulée le premier livre du trentenaire. Ainsi débute le parcours littéraire de Raymond Guérin (1905-1955), un imbibé de littérature, l’un des plus grands écrivains de la face cachée des Lettres françaises qui exhibent toujours Claudel, Mauriac et Sartre au détriment de Calet- meilleur ami de Guérin- Bove et Guérin. Ceux qui n’inventent pas une marionnette ne bénéficient pas d’une grande publicité. Raymond Guérin n’avait pas de temps à consacrer à la promotion de son œuvre. Il devait gagner sa vie comme agent d’assurances, dans le Bordeaux peu présent au sein des dépliants touristiques, entre neuf et dix-huit heures avant d’accomplir son destin d’écrivain. Le puriste est l’un des plus beaux étendards de la région bordelaise, aux côtés de Montaigne et de Jean-Paul Kauffmann qui lui a consacré un superbe livre (31, allées Damour, Berg/La Table Ronde, 2004).
Né à Paris, Raymond Guérin, après des études à Poitiers et quelques stages dans des Palaces parisiens qui lui inspirent L’Apprenti (1946), s’installe à Bordeaux puis passe trois ans dans différents stalags, terrible période immortalisée dans Les poulpes (1953), son chef d’œuvre. De son vivant, il a publié treize des vingt-six livres qu’il s’était promis d’écrire. Depuis les années 1970-1980, ses ouvrages posthumes tentent de le sortir du purgatoire – grâce à Pierre Veilletet, aux éditions Le Tout sur le tout et Le dilettante- mais le rebelle de très grande envergure ne se laisse pas apprivoiser facilement. Il n’a jamais voulu devenir une denrée comestible en librairie. Son art c’était d’écrire. Vendre, il laissait ça aux autres. Rien n’est plus vulgaire que de parler de ses livres. Lui savait se taire en toutes les langues. Dès qu’un écrivain parle pour vanter sa production, son style à mauvaise haleine.
Comme plus tard Georges Perec, Raymond Guérin changeait de façon d’écrire selon le sujet de son livre. Il refusait d’être identifiable comme du Céline, auquel on l’a comparé, ou du Pagnol. Guérin usait d’un ton différent selon l’univers romanesque. S’il use de la veine populaire dans L’Apprenti c’est pour coller à la toile de fond des bistrots, des bals du samedi soir, des matchs de football à Colombes et des files d’attente devant le cinoche. Zobain est un roman épistolaire criant de vérité. Il choisit la forme de lettres parce que cela lui permet de tout déballer sans artifice. Ne pas tricher, aller à l’essentiel, écrire simplement mais avec force, voici les obsessions de Guérin qui martèle son credo comme le forgeron frappe le métal incandescent sur l’enclume. Zobain est la radioscopie du premier mariage de Guérin qui fut un fiasco total, le marié n’osant jamais toucher sa femme. Vous pouvez bien sûr vous lancez dans toutes les différentes interprétations. L’histoire commence en janvier 1928 quand l’étudiante Denise Montauriol écrit à Raymond Guérin qui lui demande de collaborer à “La Revue libre de Bordeaux” qu’il venait de fonder. Quelques mois plus tard, ils étaient fiancés. La jeune femme est la fille d’un officier d’infanterie mort pour la France, en 1917. La veuve est si proche de sa fille qu’elle ne la quitte jamais. Denise imite son compagnon au point de publier à son tour. Guérin ne met pas les points sur les i et laisse Denise devenir Denyse. Pendant qu’elle noircit les pages, elle reste vierge. Tout y passe : dépression, rancœur, divorce prononcé le 18 juillet 1934.
Guérin, jamais complaisant avec lui-même, se rebaptise Zobain. Etrange nom dont les trois premières lettres sont lourdes de sens quand on ne fait jamais l’amour à sa dulcinée qu’on ne baise pas non plus. On est tenté de penser à «Zob» quand on sait que l’onanisme est très présent dans L’Apprenti. L’écrivain Etiemble a expliqué que le jeune Guérin avait hérité du surmon Zobain parce qu’il aimait dire : «Je vais au bain» en accentuant la liaison. Le 5 avril 1934, l’épouse délaissée écrit à Guérin : «Je suis déçue totalement puisque toi à qui j’avais donné toute ma confiance et mon amour n’a été ni un mari, ni un amant, ni un ami…» Quand le roman est terminé, l’écrivain rencontre Sonia Benjacob, qui deviendra la seconde Madame Guérin. Il lui assura que désormais Zobain était « mort ». C’est ce qu’on apprend dans les documents publiés en annexe de cette remarquable réédition par Finitude. Conscient de sa valeur, Guérin nous jette au visage son mal de vivre. Le romancier estampillé Gallimard a notamment inspiré François Truffaut qui au début de La femme d’à côté cite l’ouverture de La tête vide (1952) sans nommer Guérin. Le cinéaste tourna aussi La peau douce, clin d’œil à La peau dure (1948). L’univers de Guérin oscille sans cesse entre la cruauté et la tendresse. L’écrivain pressait le pus de ses plaies.

-Zobain, de Raymond Guérin. Postface de Thierry Boizet. Finitude, 256 p., 19 €

16.09.15

Permalien 18:27:51, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR  

L'ami Guy Béart (1930-2015) est mort debout

Guy Béart était du niveau de Georges Brassens. Voilà pourquoi les deux poètes étaient très liés.

Guy Béart est mort debout.
Un trépas qui lui ressemble.
Cet homme n’a jamais rampé devant personne.
Les hommages vont pleuvoir. Un géant de la chanson vient de nous quitter.
Je le vois comme un Hussard. Il a été tricard car avant l’arrivée au pouvoir de la gauche avec Mitterrand, la presse avait choisi Brel, Brassens et Ferré comme flambeaux de la gauche.
Béart chanteur préféré de Georges Pompidou n’était pas tendance.
Grande injustice. Béart était un vrai poète et non pas un faiseur de chansonnettes.
Il a écrit des textes magnifiques et beaucoup de textes: toujours intelligent, sensible et avec humour.
Jamais rien sous la ceinture et de facile pour le public bas de gamme, celui qui se laisse appâter par les faux artistes, ceux qui chantent le contraire de ce qu’ils pensent.
Béart était et restera du calibre de Brel, Brassens, Ferré, Ferrat, Trenet, Aznavour, Bécaud, Barbara, Nougaro et Souchon. Ensuite, viennent Moustaki, Lapointe et Forestier. Après, rien. Tout le monde descend, oui rien, hormis des confettis pour fête foraine. Bien sûr, j’ai du respect pour Lemarque, Louki et Mouloudji. Et j’apprécie d’innombrables auteurs de chansons. Là je ne parle que des chanteurs-auteurs-compositeurs.
Béart savait qu’il était Béart, c’est ça qui est bien.
Son émission Bienvenue chez Guy Béart était du niveau de Chancel et de Glaser, rien à voir avec les marchands de salades actuels.
Ayant frôlé la mort, il a tenu à faire ses adieux au début 2015.
C’est fantastique d’être maître à ce point de sa vie.
Il a tiré le rideau lui-même, et ce n’est jamais facile.
Je ne suis pas près d’oublier le rapprochement qu’il a effectué auprès de moi, de son plein gré, sans que je ne le sollicite.
Un matin, le téléphone a sonné, c’était lui.
Il m’a dit de le considérer “comme un ami".
Il m’a téléphoné- des longs coups de fil- écrit, envoyé des documents, soutenu, réconforté, encouragé.
Il m’a félicité et assuré que je pouvais compter sur lui “en toutes occasions".
J’ai mesuré l’intensité de son amitié.
Guy Béart était un homme de grande classe.
Il nous laisse un très grand répertoire. Des textes, des mélodies de grand calibre.
Il est mort, jeune d’esprit.
Debout. Une sortie qui signe son passage sur terre.

[Post dédié aux enfants de Guy Béart dont il me parlait avec ferveur]

Cristiano Ronaldo, Iron Man, va devenir le meilleur buteur de l'Histoire du Real Madrid en moins de 7 saisons

Motivé comme un mort de faim, Ronaldo se maintient au sommet depuis 10 ans, avec aucune saison blanche. Jamais blessé, il sait éviter les coups. Il vient de marquer 8 buts en deux matchs: 5 en Liga et 3 en C1. Il transforme l’actualité en Histoire. C’est monumental !

C1 / 1ERE JOURNEE
Mardi 15 septembre 2015
Groupe A
Real Madrid - Shakhtar Donetsk : 4-0
Buts : Benzema (20eme), C.Ronaldo (55eme sp, 63eme sp, 81) pour le Real Madrid

Classement des trois meilleurs buteurs de l’Histoire du Real Madrid:
1er Raúl (1994-2010) 228 buts en Liga/ 18 en Coupes/ 67 en Europe/ 10 autres/ 323 en tout
2e Cristiano Ronaldo (2009) 230/ 21/ 67/ 3/ 321
3e Alfredo Di Stéfano (1953-1964) 227/ 39/ 49/ 3/ 307

Ce 15 septembre 2015, CR7 a rejoint Raúl au nombre de buts marqués en C1 sous maillot du Real Madrid: 67 chacun.
Le Portugais est en passe de devenir le meilleur buteur du club de tous les temps. C’est une question de jours.
Il ne lui aura fallu moins de sept saisons pour parvenir à ce record, plus de 323 buts alors que Raúl a eu besoin de 14 ans pour l’établir !
CR7 est en bonne voie pour obtenir un 4e Ballon d’or en pleine époque de Messi c’est comme si Poulidor avait remporté 4 Tours de France au temps d’Anquetil.
J’ai toujours aimé le Real Madrid qui a mauvaise presse car c’était le club fétiche de Franco. Les bien-pensants préfèrent Barcelone associée aux Républicains mais si le Barça ce fut Rinus Michels et Johan Cruyff, deux génies du football, le Real Madrid ce fut aussi Alfredo Di Stefano, Ferenc Puskas et Raymond Kopa sans oublier Gento et Santamaria. On peut aimer Madrid et la Catalogne, surtout quand on est Français.

15.09.15

Permalien 23:41:59, Catégories: THE RED DEVILS, LA MAISON BLANCHE, GRAND MONSIEUR  

Le centre de formation de van Gaal voyage mal à Eindhoven.

La culture de MU c’est les jeunes du cru et non pas une bande de mercenaires

Ce qu’il faut retenir de la soirée ?
Premièrement la très grave blessure de Luke Shaw, double fracture de la jambe droite suite au tacle assassin de Moreno. L’arrière latéral gauche, le seul a bien remplacer Evra, faisait une belle saison. Il est triste de voir une telle agression. Faut pas confondre agression et agressivité. Le joueur de MU a en pour plusieurs mois. On devrait suspendre le coupable de la blessure, le temps de l’indisponibilité de la victime. Quand on pense à CR7, à Messi et à Evra que de coups évités. Luke Shaw est un joueur très généreux, qui donne tout. Il est fort possible que son jeu devienne moins risqué dans le futur.

Di Maria a tué le match d’emblée contre les Suédois.
Antoine Griezmann a réalisé un doublé à l’extérieur.
La Juventus a gagné à Man City.
Man United a perdu aux Pays-Bas.
CR7 a frappé trois fois ce qui le rapproche du record de meilleur buteur de l’Histoire madrilène.

MU n’est plus qu’un centre de formation, trop de jeunes jouent. Quand on voit le temps qu’il a fallu à Smalling pour s’adapter, il est totalement stupide de démarrer un match en laissant Valencia sur le banc. Avec Memphis et Martial, MU ressemble à une maternité. Van Gaal a écarté du groupe de Gea et puis il le met titulaire: le gardien a le corps en Angleterre et la tête à Madrid. C’est embêtant quand on va jouer en Hollande. Van Gaal est le pire gestionnaire de l’Histoire de MU. Il a dépensé 300 M€ en moins de deux saisons, il a viré des joueurs importants, il envoie des jeunes au casse-pipe puis il les vire (Rafael, Chicharito, Welbeck, Januzaj…) Pourquoi ne pas faire signer Carlo Ancelotti qui est au chômage. Van Gaal a pensé à tout sauf à changer de manager !

C1 / 1ERE JOURNEE
Mardi 15 septembre 2015
Groupe A
PSG - Malmö : 2-0
Buts : Di Maria (4eme), Cavani (61eme) pour le PSG

Real Madrid - Shakhtar Donetsk : 4-0
Buts : Benzema (20eme), C.Ronaldo (55eme sp, 63eme sp, 81) pour le Real Madrid

Groupe B
VfL Wolfsburg - CSKA Moscou : 1-0
Buts : Draxler (40eme) pour le VfL Wolfsburg

PSV Eindhoven - Manchester United : 2-1
Buts : Moreno (47eme), Narsingh (57eme) pour le PSV Eindhoven
Depay (41eme) pour Manchester United

Groupe C
Galatasaray - Atlético Madrid : 0-2
Buts : Griezmann (18eme, 25eme) pour l’Atlético Madrid

Benfica Lisbonne - FC Astana : 2-0
Buts : Gaitan (51eme), Mitroglou (62eme) pour le Benfica Lisbonne

Groupe D
Manchester City - Juventus Turin : 1-2
Buts : Chellini (57eme csc) pour Manchester City
Mandzukic (70eme), Morata (81eme) pour la Juventus Turin

FC Séville - Borussia Mönchengladbach : 3-0
Buts : Gameiro (47eme sp), Banega (66eme sp), Konoplyanka (84eme) pour le FC Séville

[Post dédié à Luke Shaw qui en a pour des mois de souffrance]

13.09.15

Permalien 23:55:42, Catégories: LE CINEAC, AVENUE DE LA VICTOIRE, GRANDE DAME  

Vivian Maier, la plus grande des photographes méconnues

Finding Vivian Maier
Documentaire 2013 (80 minutes)
Réalisation : John Maloof, Charlie Siskel
Scénario : John Maloof, Charlie Siskel

Lundi 14 septembre 2015 à 11h00 Canal +
Mercredi 16 septembre 2015 à 00h40 Canal+ Cinema
Mercredi 16 septembre 2015 à 08h15 Canal+ Cinema
Jeudi 17 septembre 2015 à 18h50 Canal+ Cinema
Mardi 22 septembre 2015 à 08h25 Canal +
Mercredi 23 septembre 2015 à 19h20 Canal+ Cinema

Grand documentaire sur une très grande photographe, sorte de Fernando Pessoa de la pellicule.
Toute sa vie, Vivian Maier a fait des photos qu’elle ne montrait à personne. Elle est du niveau de Cartier-Bresson.
Elle était inséparable de son Rolleiflex qui permet de faire des photos sans porter l’appareil au niveau de son œil, il suffit de le laisser sur le ventre.
Elle ne voulait pas de la gloire. Seule la photo lui plaisait. La photo de rue.
Née à New York, d’une mère française, avant de résider à Chicago, Vivian Maier a pris près de 150 000 photographies sans les développer toutes. Pour vivre elle était nurse. Un jour, John Maloof tombe sur les archives de Vivian Maier en 2007 et se met aussitôt à partir sur les traces de cette femme exceptionnelle qui a fait plein d’autoportraits.
Elle avait un physique entre Ingrid Bergman et Virginia Woolf.
Quelle présence !
Dès qu’on lui demande son nom, elle en inventait un, changeant l’orthographe du sien avec plein de variante.
Elle a vécu de façon clandestine pour mieux photographier.
Personnage considérable.

Permalien 17:41:19, Catégories: THE RED DEVILS, GRAND MONSIEUR  

Les 50 buts de Wayne Rooney en sélection anglaise depuis 2003

A bientôt 30 ans, Wayne Rooney a fait tomber le vieux record de 1970 détenu par Bobby Charlton. Il est désormais le meilleur buteur de la sélection anglaise.

Les 10 meilleurs buteur de la sélection anglaise depuis 1900:

1 Wayne Rooney 2003/ 107 sélections/ 50 buts
2 Bobby Charlton 1958–1970/ 106/ 49
3 Gary Lineker 1984–1992/ 80/ 48
4 Jimmy Greaves 1959-1967/ 57/ 44
5 Michael Owen 1998-2008/ 89/ 40
6 Nat Lofthouse 1950–1958/ 38/ 30
7 Alan Shearer 1992–2000/ 63/ 30
8 Tom Finney 1946–1958/ 76/ 30
9 Vivian John Woodward 1903–1911/ 23/ 29
10 Frank Lampard 1999-2014/ 106/ 29

Permalien 07:59:35, Catégories: THE RED DEVILS, LA MAISON BLANCHE, GRAND MONSIEUR  

Auteur d'un quintuplé, C. Ronaldo (230 buts) bat le record de buts en Liga de Raul (228) au Real Madrid

Un peu de douceur dans un monde de dingues. CR7 enchaîne les performances depuis son arrivée à Man United quand il avait 18 ans. Il a du talent, du mental et une grande condition physique qu’il entretient sans cesse. Peu souvent blessé, il sait éviter les coups. On dit bravo l’artiste, si loin des poupées médiatiques qui restent de vieux espoirs non réalisés. Des photos Panini écornées.

Samedi 12 septembre 2015
Espanyol 0-6 Real Madrid
Buts pour le Real: Cristiano Ronaldo (7e, 17e(pen.), 20e, 61e, 81e), K. Benzema (28e)

Cette saison CR7 va devenir le meilleur buteur de l’Histoire du Real Madrid, plus que 6 buts à marquer.

Classement des trois meilleurs buteurs de l’Histoire du Real Madrid:
1er Raúl (1994-2010) 228 buts en Liga/ 18 en Coupes/ 67 en Europe/ 10 autres/ 323 en tout
2e Cristiano Ronaldo (2009) 230/ 21/ 64/ 3/ 318
3e Alfredo Di Stéfano (1953-1964) 227/ 39/ 49/ 3/ 307

Cristiano Ronaldo continue de marquer son temps, ne se contentant jamais de dormir sur ses acquis.
Le joueur qui a déjà inscrit au Real Madrid 28 triplés et 4 quadruplés a réalisé son deuxième quintuplé.
Ronaldo devance désormais le légendaire Raul au nombre de buts inscrits en Liga pour la Maison Blanche: 230 buts en 203 rencontres pour Ronaldo contre 228 buts en 550 matches pour l’Espagnol, chassé du Real de manière honteuse alors qu’il aurait pu encore marquer beaucoup de buts.
Avant la mi-temps, CR7 avait déjà inscrit un triplé en treize minutes (7e, 17e sur penalty et 20e) et offert une passe décisive à Benzema (28e).

12.09.15

Permalien 08:26:45, Catégories: THE RED DEVILS  

Man United gagne le duel contre Liverpool (3-1) avec un très beau but de Martial pour son baptême du feu

MU et Liverpool ont joué devant 700 millions de téléspectateurs

Samedi 12 septembre 2015
Manchester United 3-1 Liverpool

Buts pour MU: Blind (48e), Herrera (70e sur pen), Martial (86e)
Buts pour les visiteurs: Benteke (84e)

APRES LE MATCH

Rooney blessé lors du dernier entraînement n’était pas sur la feuille de match.
La première mi-temps fut d’un ennui mortel.
MU tricotait trop.
Le premier but de MU est venu sur coup franc de Mata transformé en passe pour Blind qui d’un tir à la Paul Scholes a ouvert le score.
Le deuxième bt de MU a été inscrit sur penalty. Donc deux coups de pieds arrêtés.
Les Reds ont marqué un sublime but d’un retourné de Benteke.
Martial n’a mis que 21 minutes pour marquer. Faut le faire.
Le Français de 19 ans a donc ouvert son compteur lors de son premier match.
Comme un grand il a donné la réponse du terrain.
Il a fait preuve de mental, d’adresse et de force. Belle trilogie.
De grands débuts.
On dit bravo. Il a marqué des points.
Son but a en plus “tué” le match.
A part Cantona et Valencia, je n’avais pas vu d’autres joueurs bien s’exprimer lors d’un premier match.
MU est toujours en rodage. MU a gagné sans la manière.

United: De Gea; Darmian, Smalling, Blind, Shaw; Carrick (Schneiderlin 71e), Schweinsteiger; Mata (Martial 65e), Herrera, Memphis (Young 46e); Fellaini.
Sur le banc: Romero, McNair, Rojo, Valencia.
Manager: van Gaal a dépensé 300 M€ depuis son arrivée. Pas de quoi se vanter.

Possession de balle: Man United 56%/ Liverpool 44%
Tirs: Man United 9/ Liverpool 8
Tirs cadrés: Man United 3/ Liverpool 4
Corners: Man United 4: Liverpool 4

AVANT LE MATCH
Man United pourrait avoir un très grand entraîneur: Carlo Ancelotti, actuellement au chômage.
Il est temps que MU change d’entraîneur au lieu d’acheter des joueurs 50 M€ et de vendre Chicharito, Welbeck, Rafael plus deux dizaines d’autres ! Il a pensé à changer de joueurs mais pas d’entraîneur, ce qui pourtant s’impose. Le Batave est une erreur de casting. Je voudrai le voir avec l’effectif de Lorient.
La fois où le Batave a gagné la C1 avec l’Ajax c’était en 1995 ! Autrement dit au XXe siècle. Un monde qui n’existe plus. Il vit encore sur ça dans la presse.
Qu’a fait le Batave ? Il a fait signer Falcao (blessé), Di Maria pour ne pas le faire jouer.
Il lance des jeunes en défense et en attaque pour ensuite les sortir du groupe: Blackett et Januzaj.
Un jour, il aligne Carrick après il le sort de l’équipe.
Il fait venir Martial contre 50 + 30 M€, un joueur qui était la star de trois pelés et un tondu pour jouer devant 76 000 personnes. Aucun jeune attaquant ne sait imposer à MU depuis 1986, à part Rooney. Aucun !
Jadis j’attendais ce match avec impatience.
Aujourd’hui, je suis étranger à ma propre passion. Je vais regarder ça comme si j’étais un supporter de l’ASPTT Montmartre qui s’ennuie.
Le coach Batave de MU a détruit l’âme du club. Il a cassé la dynamique.
Le vestiaire n’est plus qu’un aquarium bourré de joueurs qui ne se connaissent pas.
Le Batave sur les derniers matchs à oser mettre sur le banc Valencia et Carrick.
La chance de MU c’est que Liverpool ne tourne pas rond non plus mais attention les Reds viennent de perdre 0-3 chez eux, ils ont donc soif de revanche.
Lors des derniers matchs de championnat, même Rooney a l’air de s’embêter sur le terrain.
Cette semaine, Rooney et Carrick sont allés voir le Batave pour lui dire que le vestiaire était triste.
Le Batave a dit que désormais tout allait bien parce qu’il avait parlé.
Il vient de faire resigner quatre ans De Gea qui rêvait de jouer au Real Madrid !
Si Liverpool est bien préparé, ils doivent l’emporter à Old Trafford.

11.09.15

Le "SDF" Ronaldo vaut 1 milliard d'euros

La notoriété est dérisoire: quand il est anonyme personne ne reconnaît CR7, dès qu’il redevient lui, tout le monde le suit.

Si un néo pro sans palmarès, sans aucune carrière internationale, vaut 50 M€ + 30 M€ de bonus divers et variés, comme Anthony Martial, alors il tout à fait logique que Cristiano Ronaldo soit transférable au prix de 1 milliard d’Euros et ce n’est pas cher vu ce qu’il peut rapporter dans les à-côté du terrain.
Les dirigeants du PSG qui achètent tout, enfin presque tout, sauf les matchs, sont désormais fixés pour CR7 encore lié trois ans au Real Madrid. Il est impossible pour CR7 de passer du Real au PSG, cela serait descendre d’une F1 pour un monter dans une Renault au monteur gonflé.
Qui est l’icône du PSG ? Ibrahimovic, sorte d’albatros - rien à voir avec Baudelaire- souvent blessé, qui évoque une “infiltration” dès qu’il fait une contreperformance. Ibrahimovic c’est l’homme du passé, dépassé. CR7, lui au contraire, conjugue encore au présent.
Ibrahimovic a toujours dit que Messi et CR7 lui étaient supérieurs. Il n’a pas dit ça de Ribéry.
On souhaite bon rétablissement à “Ibra” lors de sa dernière saison dans “le pays de merde", saison qui vire au jubilé.
On souhaite bonne saison à CR7 qui a toujours autant faim de ballon même s’il est multi milliardaire. CR7 c’est dix ans au sommet, une progression constante, un professionnalisme de chaque seconde. Un vrai talent. Comme Messi, très grand joueur… sans aucun charisme.
On souhaite bonne saison à Martial qui va connaître des défenseurs adverses de Premier League avec sécateurs, cisailles et tout l’arsenal des pitbulls.

09.09.15

Ray Donovan ou le rendez-vous des nouveaux monstres sacrés

Un univers dans la filiation de Coppola, Scorsese et Cassavetes. Rien que ça !

Ray Donovan
Série télé américaine créée par Ann Biderman
Saison 3
Durée des épisodes: 50 minutes

Prochaines diffusions, sur Canal + Séries
Samedi 12 septembre 2015 à 22h20/ Saison 3, Episode 9 : The Octopus
Mardi 15 septembre 2015 à 20h50/ Saison 3, Episode 10 : One Night in Yerevan
Mercredi 16 septembre 2015 à 00h45/ Saison 3, Episode 10 : One Night in Yerevan
Samedi 19 septembre 2015 à 23h25/ Saison 3, Episode 10 : One Night in Yerevan

Grâce à la télévision, nous retrouvons John Voigt qui est aujourd’hui souvent réduit au rang de père de l’actrice Angelina Jolie et du réalisateur James Haven.
C’est oublier qu’il est un acteur de premier plan qui n’a pas tellement tourné vu son immense talent.
Il y a cependant quatre films cultes dans sa filmographie: Macadam Cowboy, Délivrance, Runaway Train et Le Retour.
L’inoubliable cowboy de Macadam Cowboy c’est lui. Le film avec Dustin Hoffman est un hymne à l’amitié. A voir et à revoir.
A présent, John Voigt fait son grand retour dans la série télévisée américaine créée officiellement par Ann Biderman aux Etats-Unis le 30 juin 2013.
L’ébouriffante série est diffusée à présent sur Canal+ séries.
Ray Donovan travaille pour un cabinet d’avocats qui sert à étouffer dans l’œuf toutes les incartades commises par des gens en vue, cibles des médias. Ray Donovan intervient pour régler les problèmes avant qu’ils soient connus. Magnifique idée. Simple et forte. Ray Donovan est incarné par Liev Schreiber, superbe comédien, un volcan en sommeil toujours prêt à se mettre en activité. Un jeu intériorisé. Une révélation mondiale.
Ray Donovan vit dans l’entourage de ses trois frères qui vivent dans une salle de boxe.
L’un deux dirige la salle, un autre a un traumatisme lié à son enfance et le dernier est métis car il s’agit d’un demi-frère. Nous sommes donc en présence de quatre frères.
Leur père c’est Mickey joué grandiosement par John Voigt. Il vient de sortir de prison et veut renouer avec sa famille. Ray, le chef des fils, refuse de laisser revenir l’homme qui a détruit sa vie, dit-il sans cesse. Il est disposé à éliminer son paternel.
La première saison s’est terminé en nous révélant le lourd secret de famille et les ravages d’un prêtre sur les fils Donovan.
Cette série est superbe: film d’action sur fond de grande violence familiale mais que d’amour ! dirait Tchekhov.
En novembre 2014, la seconde saison démarra sur C +. La troisième saison est en cours de diffusion en France et la 4e sera d’ici peu en tournage aux Etats-Unis. En France, la presse est silencieuse sur cette série.
J’appréciais Dexter mais j’apprécie encore plus Ray Donovan.
Il y règne un climat épatant, un rythme faussement lent.
Tous les acteurs sont prodigieux, tous sans exception. Du plus grand rôle au plus petit.
Ils ont tous un monde intérieur qui explose sur l’écran.
John Voigt est un géant du cinéma: de la race de Clint Eastwood, Dustin Hoffman, Robert De Niro, Al Pacino, Jack Nicholson et Gene Hackman.
Quand il débarque sur l’écran, j’éprouve la joie de revoir un ami.
Il a un jeu d’une très grande richesse, basée sur l’invention: démarche, rictus, mimique, œillade, dégaine hallucinante. D’après l’état civil il a 76 ans… Foutaise! John Voigt est éternellement jeune. Comme tous les grands artistes, il sait faire la divine balance entre l’intelligence et la sensibilité. Et quelle économie de moyen ! Je reviens sur sa démarche: Michel Simon disait : “Tous mes personnages ont une démarche différente. C’est la clef de mon jeu". Ici, celle de Voigt est fabuleuse. Une sorte de marche sur des œufs frais.
Dans la distribution, il y a quatre acteurs exceptionnels qui vous retournent le cœur.
Une humanité de chaque seconde.
Les larmes vous viennent vite dans cette série. A mon avis indépassable. A la fois un polar et une histoire d’amour familial. Les héros sont autant introvertis qu’extravertis. Hyper difficile à jouer et surtout à renouveler sans cesse au cours des épisodes. La tension règne de parcours. Du grand art.
Pas la peine d’aller au cinéma. Tout est là: de l’émotion et de l’émotion, sans cesse.
Un état de grâce de plan en plan.
Un univers dans la filiation de Coppola, Scorsese et Cassavetes. Rien que ça !

Acteurs principaux, casting parfait:
Jon Voight : Mickey Donovan, le père de Ray.
Liev Schreiber : Raymond « Ray » Donovan.
Paula Malcomson : Abby Donovan, la femme de Ray.
Eddie Marsan : Terrence « Terry » Donovan, le frère de Ray.
Dash Mihok : Brendan « Bunchy » Donovan, le 2e frère de Ray.
Steven Bauer : Avi, le bras droit de Ray
Pooch Hall : Daryll Donovan, le demi-frère de Ray.
Kerris Dorsey : Bridget Donovan, la fille de Ray
Devon Bagby : Conner Donovan, le fils de Ray

Site officiel : http://www.sho.com/sho/ray-donovan/home

Permalien 14:26:30, Catégories: THE RED DEVILS, GRAND MONSIEUR  

Les remerciements de Wayne Rooney (50 buts) meilleur buteur anglais de l'Histoire

Loup sur un terrain, agneau dans la société. C’est tout Rooney. Magnifique joueur.

Mardi 8 septembre 2015
Angleterre 2-0 Suisse
Buts pour les Anglais : Kane (67e) et Rooney (84e sur penalty)

Samedi 12 septembre 2015, 18 h 30
Manchester United-Liverpool

L’Angleterre déjà qualifiée pour l’Euro 2016 a battu la Suisse avec le bonheur de voir Rooney devenir le meilleur buteur international devant Bobby Charlton (49 buts).
Maintenant Rooney doit faire gagner son pays qui attend un titre depuis 1966.
Rooney est l’un des meilleurs attaquants en activité avec Suarez, Landowski. Les trois sont loin devant tous les autres. En France nous n’avons aucun grand neuf. Ils se sont bons que dans les journaux, dans la com.
Rooney est un immense joueur. Ils portent MU sur ses épaules.

Les pays déjà qualifiés pour l’Euro 2016:
La France (pays organisateur qualifié d’office)
L’Angleterre
La République Tchèque
L’Autriche qui vient de battre la Suède chez elle 1-4. Quelle claque !
Les favoris pour l’Euro sont l’Espagne, l’Allemagne, la Belgique et l’Italie. Outsider: l’Angleterre, la France et l’Autriche.

Wayne Rooney né le 24 octobre 1985 à Liverpool mais côté Everton.

Parcours:
Everton 1996-2004
Manchester United depuis 2004
107 sélections depuis 2003, 50 buts

Palmarès avec Manchester United
5 Championnats d’Angleterre 2007, 2008, 2009, 2011 et 2013
2 Coupes d’Angleterre Finaliste 2005 et 2007
3 League Cup 2006, 2009, 2010
5 Community Shield 2007, 2008, 2010, 2011, 2013
Ligue des champions 2008
Coupe du monde des clubs de la FIFA 2008

08.09.15

Permalien 15:42:41, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR, GRANDE DAME  

Les bons livres sur lesquels je n'ai pas écrit: Déon, Diderot, Rousseau, Huysmans, des Forêts, Jourde, Lesieur, Mira Jacob, Maupassant...

-Les gens de la nuit, de Michel Déon (La Table Ronde/ Quai Voltaire) 190 p., 17 €
Nouvelle édition revue et corrigée par le survivant des Hussards. Un anti courant littéraire bien plus passionnant que le barbant nouveau roman. C’est une plongée dans le temps de la jeunesse de l’auteur. Il ne faut pas imaginer Déon, Blondin, Nimier et Laurent autour d’une table. Ils ne se voyaient jamais ensemble mais ce fut une sacrée bande d’amis. Autobiographie déguisée.

-Exemples singuliers de la vengeance d’une femme, de Diderot & Les amours de Milord Edouard Bomston de Rousseau (Equateurs) 142 p., 11 €
Deux histoires similaires. Deux couples s’ennuient. Les ravages de la vie commune ratée avec des dérivatifs grotesques tant ils sont convenus.

-En ménage, de Joris-Karl Huysmans (Equateurs) 334 p., 12 €.
Encore une histoire de couple brinquebalante. Le mariage considéré comme une maladie contagieuse !

-Œuvres complètes, de Louis-René des Forêts (Quarto/ Gallimard) 1344 p., 28 €
Là ce n’est plus un livre mais une œuvre. L’élégance du classicisme. Dès l’enfance, il était sérieux. Un auteur qui n’a jamais fait le trottoir à la télévision. Il finit par renoncer à l’écriture pour peindre mais quand il écrivait il peignait aussi. Il fut un pilier du comité de lecture Gallimard. Un écrivain qui a tracé sa voie à l’écart du tohu-bohu.

-L’homme qui parlait à la nuit, de Mira Jacob. Traduit de l’américain par Christine Le Bœuf (Actes Sud) 523 p., 23 €
Il y en a qui parlent aux arbres, d’autres aux chevaux, elle à la nuit. C’est pratique, elle est partout à partir d’une certaine heure. Très belle écrivain, à tous les sens du terme. Une histoire de famille avec le retour de plein de fantômes.

-Alexandre David-Neel, de Jennifer Lesieur (Folio) 290 p, 8,70 €
La voyageuse et aventurière a vécu à une époque où le voyage comptait autant que la destination. Aujourd’hui, le voyage n’existe plus. On se déplace d’un point à un autre. Entre les deux, rien.

-Pays retrouvé, de Jeff Sourdin et Pierre Jourde (La part commune) 131 p., 15 €
Hommage à la ruralité. A la mort de son père, il arrive qu’on achète un “complet". Un prêtre dit souvent “deux ou trois idioties sur le vie éternelle". On ouvre les placards, on garde quoi ? On jette quoi ? Il y a des phrases qui sauvent un livre quoiqu’il arrive par la suite. Ici, il est bonne.

-Au soleil, de Maupassant (Folio) 512 p., 8 €
L’écrivain part de Marseille pour l’Algérie, avec son troisième œil il voit tout et le reste en plus. “Si j’avais le choix entre la plus belle des créatures vivantes et la femme peinte par Titien (vue au Musée des Offices à Florence), je prendrais la femme peinte par Titien". Il parlait de la Vénus d’Urbino. Elle mange moins et peut rapporter gros ! On peut rire, non ? De surcroît, connaissant Maupassant, je ne pense pas du tout qu’il prenne le tableau !

(à suivre…)

06.09.15

Permalien 07:15:37, Catégories: THE RED DEVILS, GRAND MONSIEUR, ANQUETILLEMENT  

Wayne Rooney égale le record de Bobby Charlton sous le maillot anglais: 49 buts

Tant que Rooney sera à Man United, l’âme rouge est encore là. C’est le seul jeune attaquant à s’être imposé à MU. Question fighting spirit, il est dans le Top 5 avec Cantona, Keane, Scholes et Schmeichel. Des joueurs qui savent défendre les couleurs.

Samedi 5 septembre 2015
Match de qualification pour l’Euro 2016
San-Martin 0-6 Angleterre
Buts pour l’équipe aux trois lions: Wayne Rooney (13e s.p.), Cristian Brolli (30e c.s.c.), Ross Barkley (46e), Theo Walcott (68e, 78e) et Harry Kane (77e)

L’Angleterre s’est qualifiée, pour les championnats d’Europe 2016, à Saint-Marin (0-6).
Un vrai carton, ce qui signifie que les Anglais ont respecté leurs adversaires qu’ils n’ont pas pris de haut.
Au début du match sur penalty, Wayne Rooney a inscrit son 49e but en 106 sélections depuis 2003.
Le capitaine anglais, 29 ans, égale le record de Bobby Charlton, 77 ans (49 buts en 106 sélections, comme Rooney, mais entre 1958 et 1970)
-« C’est une grande sensation d’être en compagnie de Sir Bobby Charlton. Un moment de fierté pour moi et ma famille.» Le Red Devil de Manchester United est à 16 buts de record de Bobby Charlton en club:

Bobby Charlton: 249 buts en 758 matchs à Man United, de 1956-1973
Wayne Rooney: 233 buts en 484 matchs à Man United entre 2004 et 2015, série en cours.

Wayne Rooney est avec Luis Suarez l’un des meilleurs attaquants en exercice.
Il très généreux, puissant, technique, doté d’un mental d’acier.
D’autres attaquants sont des vedettes médiatiques mais quand on les voit jouer, on perçoit leur manque d’intelligence, leur peu de courage, et leur façon de se cacher. Rien que du négatif.
Bonne nouvelle pour l’Euro en France: on verra les Anglais toujours sans titre depuis 1966. Ce qui est incroyable !

PS: La Suisse a réussi un sublime renversement de situation pour s’imposer à domicile devant la Slovénie (3-2). Menée 0-2 à dix minutes de la fin, la Nati a marqué trois buts coup sur coup: Drmic (80e, 90e+4) et Valentin Stocker (84e). Les Suisses sont deuxième place du groupe E avec cinq points d’avance sur l’Estonie et six sur les Slovènes.

05.09.15

Hommage au musicien Maurice Jaubert par Maryline Desbiolles (Seuil)

François Truffaut a souvent utilisé la musique de Maurice Jaubert, comme dans La Chambre verte ou L’homme qui aimait les femmes. Deux de mes films de chevet. Plus vrai que Truffaut c’est difficile. La vérité ne vieillit jamais.

On en apprend tous les jours et je dois dire merci à mon « pays » Maryline Desbiolles, plus Niçoise que les Niçoise de naissance. Je la lis depuis longtemps, toujours avec plaisir. Certains de ses livres me plaisent plus que d’autres. Son nouveau m’a plu du début à la fin. Je dois la remercier de m’apprendre l’existence de Maurice Jaubert (1900-1940) que je ne connaissais pas. Je suis toujours à l’affût de ce qui touche Nice. Là, je tombe sur un des plus grands niçois et je ne le connaissais pas. En fait, je le connaissais sans le savoir ou plutôt je connaissais son œuvre sans savoir qu’elle était de lui. La musique de nombreux films de François Truffaut est signée par Maurice Jaubert. Par ses partitions car lui hélas est mort en juin 1940. Mort pour la France.
Le musicien était né au début du siècle, en 1900. Pile au départ du XXe siécle. « Maurice Jaubert a cette générosité, cette naïveté, de vouloir relier les gens qu’il aime entre eux. » Sa liste d’amis est impressionnante : Maurice Ravel, Jean Giono. Maryline Desbiolles égratigne l’auteur du Hussard sur le toit parce qu’il a été pacifiste. J’ai parlé pendant des heures sur ce sujet avec Emmanuel Berl. Tous les écrivains qui ont fait 14-18 étaient tous devenus pacifistes même à la montée du nazisme. Berl a reçu des éclaboussures du cerveau de son meilleur ami de régiment. Il disait tout plutôt que la guerre. Il faut se remettre en situation et ne pas juger à partir de 2015, c’est trop facile.
Page 115, M. Desbiolles signale que Giono a écrit en 1938 : « Je préfère un Allemand vivant qu’un Français mort ». Je ne trouve pas choquant du tout de dire cela. C’est comme si l’on dit : je préfère un coupable dehors qu’un innocent en prison. Sur la même page : « Et pire encore, sous l’Occupation, Giono accordera un entretien à La Gerbe, la revue collaborationniste qui l’encense régulièrement, ou publiera en feuilleton dans la même revue, Deux cavaliers de l’orage… » Pour M. Desbiolles, il y a les bons et les gentils. Je suppose qu’elle n’a rien à reprocher à Simone de Beauvoir qui a travaillé à Radio-Vichy quand elle ne rabattait pas une jeune fille qu’elle consommait avant de l’envoyer dans le lit de Sartre qui lui-même a pris la place d’un professeur renvoyé parce qu’il était juif. Sartre qui accepta qu’on joue ses pièces en prouvant que pas un seul juif n’y participait, des pièces qui se jouaient devant des premiers rangs réservés aux soldats Allemands et aux collabos. Et que pense-t-elle de Marguerite Duras qui accordait ou pas le papier aux imprimeries alors qu’elle était payée par les Occupants ? Giono et Marcel Aymé sont sans cesse salis parce qu’ils ont été mis à l’index par la milice littéraire commandée par Aragon qui avait autant de génie à offrir que de fiel à répandre. Page 213, M. Desbiolles rappelle que Giono a collé des étiquettes NON sur les affiches de la Mobilisation générale de septembre 1939. Alors qu’il s’est rendu à Digne, au bureau de recrutement, où on l’arrêta pour l’emprisonner à Marseille. On l’accusa de « défaitisme ». Il resta incarcéré de septembre à novembre 1939. Giono fut enfin libéré sur intervention de Gide qui avait les bras longs. A la Libération, il sera enfermé de nouveau dans les Hautes-Alpes. Cette fois, il reste sept mois privé de liberté. Aragon cherche à l’éliminer de la République des Lettres. Sept mois qui sont réduits « à quelques mois » par M. Desbiolles. Sept mois c’est long surtout quand on n’a rien fait de condamnable. Je n’écris pas tout ça contre M. Desbiolles mais pour J. Giono.
Revenons au cœur du livre, celui de Maurice Jaubert dont M. Desbiolles entend mieux les battements que celui de Giono qui bat encore. Giono est l’un des rares écrivains dont la littérature est un hymne à la vie. Jaubert a écrit des partitions historiques dont celle du Jour se lève qui procure au film une ambiance divinement glauque dans la chambre d’hôtel où Jean Gabin revoit sa vie avant de se suicider non sans avoir hurlé sa détresse dans une fameuse scène qu’il a joué après avoir bu un coup afin d’être complétement furieux et désespéré. Jaubert a aussi écrit la musique de La fin du jour, film sur les comédiens avec les étoiles Victor Francen, Louis Jouvet et Michel Simon. Jouvet s’écrit à lui-même pour faire croire qu’il a encore des admirateurs. Bouleversant, comme la musique de Jaubert. Marylin Desbiolles sait très bien vivre avec son héros le temps de l’écriture. Ainsi parfois elle a l’impression de marcher avec lui, et nous avec eux. Cela donne de courts instant de grand souffle poétique. Le beau temps ? C’est tout simplement le soleil qui brille pour tous, riches comme pauvres. A Las Planas, à l’Ariane comme à Cimiez et sur le Prom’. M. Desbiolles mérite le prix Baie de Anges 2016. J’espère qu’elle aura. Il n’est pas en mon pouvoir de voter pour elle. Je ne suis qu’un écrivain niçois, pas un des pontes de la capitale. Maurice Jaubert est mort jeune, à 40 ans, pendant la Seconde Guerre mondiale.

-Le beau temps, de Maryline Desbiolles. Seuil/ Fiction & Cie, 232 p., 17,50 €

03.09.15

Permalien 05:51:11, Catégories: THE RED DEVILS, ANTI-FOOTBALL  

Le sabordage de Manchester United par van Gaal

L’incompétent a vendu le remarquable Chicharito et a fait signer Martial.

Liste de MU da la saison dernière 2014-2015. En gras tous les joueurs que le Batave a viré de Man United, prêts compris:

1. De Gea; 2. Rafael; 3. Shaw; 4. Jones; 6. Evans; 8. Mata; 10. Rooney; 11. Januzaj; 12. Smalling; 13. Lindegaard; 14. Chicharito; 16. Carrick; 17. Nani; 18. Young; 19. Welbeck; 20. van Persie; 21. Herrera; 22. Powell; 23. Cleverley; 24. Fletcher; 25. Valencia; 26. Kagawa; 28. Anderson; 29. Zaha; 30. Varela; 31. Fellaini; 34. Lawrence; 35. Lingard; 36. Vermijl; 38. M Keane; 39. Thorpe; 40. Amos; 41. James; 42. Blackett; 45. Petrucci; 46. Rothwell; 48. W Keane; 49. Wilson; 50. Johnstone.

Les arrivées et les départs à MU au mercato été 2015:

Arrivées:
Matteo Darmian (Torino)
Memphis Depay (PSV)
Anthony Martial (Monaco)
Regan Poole (U18) (Newport)
Sergio Romero (SampdoriA)
Morgan Schneiderlin (S’ton)
Bastian Schweinsteiger (Bayern)

Départs:
Tyler Blackett (Celtic)
Angel Di Maria (PSg)
Jonny Evans (WBA)
Liam Grimshaw (Motherwell)
Angelo Henriquez (D. Zagreb)
Javier Hernandez dit Chicharito (Leverkusen)
Adnan Januzaj (Dortmund)

Si Januzaj et Chicharito étaient incapables de jouer à MU, pourquoi Martial le pourrait-il ?

La liste des joueurs de Manchester United pour jouer la C1 2016:

David De Gea, Sergio Romero, Phil Jones, Marcos Rojo
Memphis, Juan Mata, Anthony Martial
Wayne Rooney, Chris Smalling, Michael Carrick
Daley Blind, Ashley Young, James Wilson*
Ander Herrera, Nick Powell
Luke Shaw, Antonio Valencia; Marouane Fellaini
Morgan Schneiderlin, Guillermo Varela
Bastian Schweinsteiger, Paddy McNair*
Jesse Lingard, Matteo Darmian, Andreas Pereira*
Sam Johnstone

* joueurs sur la liste B

02.09.15

Permalien 19:43:59, Catégories: THE RED DEVILS, ANTI-FOOTBALL  

Au contact de van Gaal, Ryan Giggs devient-il idiot ?

Hugo Sánchez a vu ce que j’ai vu.
Contre Bruges, alors que Manchester United avait acquis sa qualification en C1, Chicharito a raté un penalty parce qu’au moment de la frappe, il a glissé. Cela arrive au meilleur.
A l’instant suivant, van Gaal a regardé Giggs avec un regard qui disait:
-Qu’est ce que tu penses de ça. Quand je te disais que c’est un bidon !
Giggs acquiesça. Soit “OK bos…” ou “Cela peut arriver, bof…” A vous de voir.
Le compatriote mexicain de Chicharito, Hugo Sanchez, ex star du Real Madrid n’a pas aimé l’attitude de Louis Van Gaal:
-"Van Gaal a pris une mauvaise décision et ce n’est pas la première fois qu’il fait ça, il l’a déjà fait 50 000 fois. Je suis entraîneur, et un entraîneur ne peut pas faire ça à ses propres joueurs. Je serais sorti et je l’aurais applaudi, en lui disant d’avoir confiance en lui. Mais ce regard qu’il a lancé à Giggs… Quel mesquin. C’était un mauvais match pour Chicharito, mais n’importe quel joueur au monde peut faire ça. Van Gaal est une ordure ; espérons que les gens en Angleterre se rendent compte que c’est une mauvaise personne et qu’il traite mal ses joueurs", a-t-il confié à Futbol Picante.

Dans le même match, Chicharito a aussi manqué l’immanquable sur un autre tir.
Il n’a aucun soutien du staff depuis plus d’un an.

Quelques heures après, Chicharito a été vendu à Leverkusen pour une bouchée de pain par rapport à la fortune donnée par MU à Monaco pour un gamin qui n’a jamais connu une grande compétition.

Le jour où le Batave quittera MU cela sera aussi important que le jour de l’arrivée de Monsieur Ferguson.

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Le blog de Bernard Morlino

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