Archives pour: Février 2015

27.02.15

Emmanuel Berl voulait qu'on enseigne une HISTOIRE DE L'EUROPE et non plus l'Histoire respective de chaque pays (Les Impostures de l'Histoire, Grasset)

Ici, mon ami Berl parle de Proust et de l’amitié.

Grande personnalité littéraire des années 1920-1930, Emmanuel Berl (1892-1976) est resté toute sa vie un écrivain sans marionnette public. Il appartenait à un autre monde : celui où il était plus important d’écrire un livre intéressant, dans le silence de sa chambre à penser, plutôt que d’en faire valoir un médiocre avec le nom que l’on s’est fabriqué. D’où ses nombreuses discussions avec son ami André Malraux qui de manière cynique et réaliste lui soutenait : « Tout ce qui n’est pas légendaire n’existe pas ». Fort de ce précepte, Malraux s’activa dans tous les sens. Avant d’être ministre du général de Gaulle, on l’a connu voleur de statues de temples sacrés, grand orateur contre le fascisme, cinéaste pendant la guerre d’Espagne, résistant tardif et auteur d’un génial discours sur Jean Moulin.
On peut se moquer parfois de Malraux mais nous étions en face d’un véritable écrivain. Un homme à mille lieues des simples histrions du PAF qui n’ont pas 10% de son talent, à l’écrit et encore moins à l’oral.
Et Berl, que peut-on dire de lui, sur lui ? Pour les champions du raccourci il reste l’auteur du discours de l’Armistice de 1940. Il s’agit d’une casserole qui éloigne de son œuvre passionnante à plus d’un titre. Berl n’a jamais été collaborateur, ni de près ni de loin. Il n’a récrit que deux allocutions de Pétain quand l’abolition de la IIIe République n’était pas encore prononcée. Berl est l’auteur de la célèbre phrase : « La terre, elle, ne ment pas ». De vive voix, il m’a expliqué que cette formule signifiait que même avec la présence allemande sur notre sol celui-ci n’en demeurait pas moins français. Il a ainsi voulu dire aux concitoyens de conserver tout leur courage et toute leur force. Les analystes à la petite semaine en ont déduit que cet hommage était une incitation au retour à la terre dans sa pire acceptation, genre les culs-terreux tous à vos pioches !
«J’ai participé à la mise en forme de deux discours dans la démarche d’un bon français qui voulait aider son pays ». C’est évident quand on sait qu’ensuite, il a dû fuir les Vichystes qui traquaient les Juifs. Berl aimait tant la France qu’il est allé se faire recenser Juif à la mairie de son arrondissement sans se douter un seul instant que dans les bureaux de la Kommandantur, non loin de chez lui, son nom et celui de sa femme, la musicienne Mireille, figuraient sur un avis de recherche.
Depuis son plus jeune âge, Berl n’avait pas cessé d’écrire qu’il était Français avant d’être Juif. La France indigne de son amour lui signifia que précisément il était le contraire, à savoir d’abord Juif et ensuite Français. Ce fut le plus grand chagrin de sa vie. A quarante-neuf ans, il fut renié par son propre pays. C’était mal remercier le soldat de la Grande guerre d’avoir passé son temps à honorer la culture français. Vingt-trois ans après l’Armistice de 1918, il fut obligé de se cacher en Corrèze, laissant toutes ses affaires dans son appartement pillé par les Occupants.
Réduire Berl à son rôle de «nègre» de Pétain est réducteur et donc malhonnête. Il y a bien d’autres choses à dire de ses écrits. S’il s’est trompé dans son choix pro-munichois- il voulait éviter une nouvelle conflagration- Berl a eu souvent raison de manière prophétique. Il avait souvent alerté ses lecteurs que Staline et Hitler pactiseraient tôt ou tard. Lorsqu’il dirigeait Marianne (1932-1937), il fit campagne pour que la France s’arme massivement : «Pour la force, contre la violence » était son leitmotiv. Léon Blum se brouilla avec lui car le dirigeant socialiste souhaitait que les canons français aient une faible portée pour ne blesser personne !
Berl, pacifiste acharnée, voulait une grande armée française afin d’impressionner Hitler qui piaffait d’impatience de venger l’Allemagne mise à l’amende par le Traité de Versailles. En une de Marianne, Berl ne cessait pas de souligner la démence d’Hitler par le biais de photomontages violents comme les caricaturistes ne savaient pas l’être. Dans son refuge corrézien, souvent en compagnie de Malraux, il ne se doutait pas un seul instant de la macabre activité des camps d’extermination.
Quand la guerre fut terminée, il devient sioniste, puisqu’un individu sans Etat n’est défendu par personne, et décida d’écrire des récits autobiographiques (Sylvia, Présence des Morts) en marge de son Histoire de l’Europe. Berl pensait que pour imposer la vision européenne il fallait que tous les pays européens suppriment l’enseignement de leur histoire respective pour enseigner une Histoire de l’Europe dans le but d’apprendre aux enfants, dès l’école primaire, que chaque pays a contribué à élaborer l’Europe. Sans la matière scolaire Histoire de l’Europe, la culture ne pouvait pas rassembler autant de peuples différents.
«La méconnaissance de la culture sarrasine n’a pas sûrement aidé au rapprochement des peuples européens et maghrébins. L’islam verrait peut-être avec plus de bienveillance la civilisation occidentale si elle lui rappelait davantage tout ce qu’elle tient de lui », assène-t-il de nouveau en 1958 dans Les impostures de l’Histoire où il fait le tri entre les mensonges, les omissions, les légendes et les impostures. La Bataille de Poitiers (732) marque l’arrêt de la progression de l’islam qui depuis un siècle gagnait du terrain à l’Est de la Méditerranée et à l’Ouest de l’Europe. Sans Charles Martel, les Maures seraient sans doute arrivés jusqu’à Paris : « On verrait alors une Giralda, un Alcazar à la place de Notre-Dame… » Possibilité pas si absurde puisque le christianisme a disparu de l’Ifrikia où avait prêché Saint Augustin. « Les califes, successeurs de Mahomet, avaient conquis une grande partie du monde. Pourquoi pas la France, comme le Maghreb, l’Egypte et la Perse ? »
Le pamphlétaire Berl était un visionnaire. Si l’on pouvait appliquer son vœu européen le plus cher, il n’aurait pas écrit pour rien. Je n’ai que de « vaines certitudes » me disait-il souvent au Palais Royal. Certains ont fait l’X ou Sciences-po. Moi, j’ai fait la rue de Montpensier. Juste après Patrick Modiano.

-Les impostures de l’Histoire, d’Emmanuel Berl. Grasset, les Cahiers Rouges, 160 p., 8,20 €

25.02.15

Permalien 23:25:15, Catégories: ARSENAL N'EST PAS EN FRANCE, GRAND MONSIEUR  

Jardim dans le jardin anglais de Wenger. Monaco XXL gagne à l'italienne à Arsenal à la dérive car les Gunners ont joué avec le cigare

Jardim est dans son jardin à Londres

8e de C1
Mercredi 25 janvier 2015
Arsenal 1-3 Monaco

Buts pour l’ASM: Kondogbia (38e), Berbatov (52e), Ferreira-Carrasco (90e + 4)
But pour Arsenal: Oxlade-Chamberlain (90e + 1)


Ils voulaient voir Arsenal, ils ont vu un Monaco XXL.
Incroyable football. On croyait qu’on allait voir Wenger on n’a vu que Jardim !
L’Emirates stadium mérite bien son surnom de stade maudit.
A la pause, les visiteurs mènent 0-1. Kondogbia a tiré de loin et sa frappe fut détournée par l’arrière central allemand des Gunners, Mertesacker, prenant à contre pied son gardien Ospina. Fascinant effet de miroir: on a l’impression qu’en première mi-temps Monaco fut en fait Arsenal ! On ne voyait que les joueurs de la Principauté comme s’ils jouaient à la maison.
La seconde mi-temps débuta par un assaut d’Arsenal, en vain.
Un contre de l’ASM porta le score à 0-2. Un contre d’école, exceptionnel. Un ballon capté dans la surface monégasque avec un relais dans le camp adverse pour enfin un caviar a Berbatov qui aspire la défense à lui avant de tirer une frappe parfaite, placée et appuyée. Du grand art. D’évidence Berbatov est un cador quand Giroud n’est qu’un joueur quelconque. La comparaison est inutile: Berbatov c’est la classe et il est en fin de carrière !; Giroud, lui, a un football besogneux sans aucune magie.
Arsenal a un peu réduit le score avant de s’incliner sur un nouveau contre avec 100 % de réussite monégasque. Dès que le contre fut lancé, on savait que le but était au bout. Il y a des soirs où tout marche. Le 3e but a été marqué dans un angle impossible.
Monaco a joué l’un des plus grands matchs de C1 d’un club de L1 qui n’est pas si faible que ça !
A 90%, l’ASM est en quart de finale.
A la fin du match, Wenger est rentré aux vestiaires sans saluer son homologue Jardim. Pas très sport. Jean Snella m’a dit: “Ne pas saluer son vainqueur ne rajoute pas un gramme à notre talent".
Disons que Wenger était marqué par la défaite. Wenger s’est exprimé ensuite pour reconnaître la faiblesse de sa défense et a félicité Monaco pour sa densité physique.
Faiblesse de sa défense ? Une évidence pas nouvelle, à l’image de la faiblesse du football de Koscielny. Ce n’est pas avec genre de défenseurs qu’on gagne la C1.
Une autre évidence: Arsenal a payé sa suffisance, les Anglais n’ont pas respecté Monaco.
Ils se sont crus déjà en 1/4.
Déclaration de Giroud avant le match: “Lors du tirage des 8es, il y a eu des sourires dans notre vestiaire. Tomber sur Monaco c’est mieux que d’affronter le Bayern Munich comme au cours des deux dernières saisons…” Il a eu beau rajouter: “Mais attention à cette équipe…” Trop tard, les mots étaient lancés. Et le match aussi !
L’ex goal de Nice, Ospina, a cru disputer une rencontre de L1.

Permalien 05:05:34, Catégories: ARSENAL N'EST PAS EN FRANCE, GRAND MONSIEUR  

"Sélectionneur ? Une forme de chômage..." dixit Wenger qui a un pincement au coeur quand il est face à la rade de Villefranche-sur-Mer

Mon attachement à Wenger peut davantage s’exprimer maintenant car Sir Ferguson a pris sa retraite. Ce n’est pas un secret, j’ai toujours été Aiglon en France, et Red Devil en Premier League. Arsenal ne m’a jamais laissé indifférent sauf lors des chocs entre les deux clubs, et il y en a un qui pointe le 9 mars 2015, en FA CUP. Arsenal, Wenger, donc… mais aussi David Ospina, le grand goal Colombien qui est venu à l’OGCNice grâce à Roger Ricort. Auteur d’un livre sur le Racing Club de Paris, j’ai appris que jadis chaque année, il y avait un RCP-Arsenal au profit des blessés de guerre. J’ai toujours pensé que D.Ospina finirait par pousser sur le banc le Polonais titulaire. C’est fait. Le transfert d’Ospina est une très grande acquisition de Wenger, à tous les niveaux.

Dans un récent entretien à lire sur:
http://www.mycoachfoot.com/blog-coach-pro#.VO2v66fLTWN
Arsène Wenger évoque Villefranche-sur-Mer et sa période monégasque.
Bien sûr l’ASM à Londres cela lui fait quelque chose mais c’est quand il est sur la Moyenne Corniche qu’il est très ému, à l’idée de revoir tout ce qu’il a vécu dans le secteur. C’était aussi le temps où il venait, au Col de Villefranche, chez mon père qui lui rappelait le sien et son enfance dans l’univers familial. Mon père avait les mêmes valeurs que ses parents. Là il était loin de la déchéance de la L1 sous l’emprise de vautours.
A voir aussi: le bel entretien sur Bein Sport, coutumier du fait. Là, nous sommes dans un vrai moment pas dans la com. imbécile. Interroger est un art. Il ne suffit pas de mettre un ex joueur champion du monde 1998 en face d’un coach pour devenir journaliste.
Dans cet entretien, Arsène Wenger revient sur sa formation.
A un moment, il parle des Bleus. Pour l’instant, la sélection ne l’intéresse pas car il veut être tous le temps avec les joueurs.
Dans mon titre, j’ai synthétisé sa pensée mais il dit la même chose: en gros, à part l’Euro et la Coupe du monde, il n’y a rien à faire de passionnant dans le métier de sélectionneur. Il parle même de chômage tant il y a de grandes périodes de vacances. Il condamne aussi les matchs amicaux… qu’il a longtemps commenté sur TF1, businesse oblige.
D’une manière générale disons que Wenger n’est pas Winner comme Sir Ferguson et José Mourinho.
Une évidence: c’est un authentique ambassadeur du football.
Avec lui, on est dans l’expression de la classe, de l’intelligence, de l’esprit.
Si loin de la beauftitude, de la connerie des tribunes et d’ailleurs.
L’un de ses amis parle d’un “bâtisseur", c’est vrai.
Il a construit le nouvel Arsenal mais permettez-moi de dire que si Arsenal n’est pas Man City ce n’est pas non plus Lorient.
A Arsenal, Wenger a toujours eu un bel effectif. L’argent a toujours été présent à Arsenal comme dans tous les grands clubs anglais.
Gagnerait-il la L1 s’il entraînait le Nantes actuel ?
Quand il parle de Nancy, il explique que le club est tombé en L2 par faute de moyens.
Arsenal ne gagne plus grand chose depuis 2005 mais Arsenal est toujours en C1. Aujourd’hui cela suffit à rendre heureux. Jadis seul le 1er de chaque championnat disputait la C1. Aujourd’hui, on a élargi la ronde. Donc il n’est plus nécessaire de gagner.

PS: je vérifie une fois de plus qu’il ne faut jamais parler avant un match car cela déconcentre.

24.02.15

Permalien 06:05:36, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR, GRANDE DAME  

Kundera, Modiano, Echenoz et Tesson en version audio chez Gallimard

On n’arrête pas le progrès. Les livres audio ne sont pas que pour les mal-voyants et non-voyants. On peut par exemple écouter les CD en voiture. Je ne le recommande pas, car la rêverie ou la concentration sur un passage du livre sont néfastes à la conduite : il serait dommage de mourir en écoutant L’insoutenable légèreté de l’être, lu par Raphaël Enthoven. On connaît sa voix, grâce à la radio et à la télévision. Le professeur a une façon de parler très didactique. Enthoven junior est un passeur qui aime faire partager avec le souci que l’on comprenne bien. Son physique de play-boy pourrait lui permettre d’être acteur. Pas assez superficiel, il a choisi une voix beaucoup plus enrichissante : celle de l’esprit. On sait depuis Sacha Guitry que tous les hommes sont des comédiens à part quelques acteurs. Le titre L’insoutenable légèreté de l’être dit tout. Pourquoi ne se pas contenter d’aimer ce que l’on aime. Cette quête perpétuelle de l’autre tourne souvent à l’esclavage des sens. On consomme des êtres comme d’autres des canettes de bière. Rester avec quelqu’un par peur des autres est aussi une forme de lâcheté. Etre faussement ensemble pour éviter d’être seul est aussi une tragédie de l’existence. L’amour est une grâce. Il faut savoir aimer et savoir être aimé. Histoire de connexion, sinon nous restons aussi léger qu’un papillon qui va de fleur en fleur. Cela a son charme, à condition d’être un poète.
Les éditions Gallimard proposent de nouveaux titres sous forme de CD dans leur catalogue audio qui s’enrichit de La petite bijou de Patrick Modiano que l’on peut appeler désormais « le Prix Nobel de littérature 2014 ». Quand les distinctions vont à des artistes de son calibre tout va bien. Nous retrouvons l’univers identitaire de Modiano à travers le personnage d’une jeune femme qui croise une passagère du métro qui ressemble à sa mère disparue… En route pour la chasse à sa vérité.
Dominique Pinon, acteur dans la lignée des grands seconds rôles de l’entre-deux-guerres lit Caprice de la reine de Jean Echenoz, un tir groupé de sept récits qui se déroulent dans autant de lieux : de la Mayenne à la Californie en passant par le jardin du Luxembourg. De son côté, Sylvain Tesson lit son propre texte S’abandonner à vivre. Le casse-cou qui a la bougeotte lit ses dix-neuf nouvelles avec le souffle d’u Cendrars qui ne fumerait plus. Une façon de faire front à son destin. Une façon de vivre par l’attaque de la face nord de son existence. Sylvain Tesson n’a rien d’un fils à papa. Disons qu’il est un enfant de la plume, comme on l’est de la balle.

-L’Insoutenable légèreté de l’être, de Milan Kundera lu par Raphaël Enthoven. 2 CD MP3, 24, 90 €
-La petite bijou, de Patrick Modiano, lu par Valérie Karsenti, Olivier Chauvel, Elisa Servier et Nicoles Evans . 1 CD MP 3, 21,90 €
-Caprice de la reine, de Jean Echenoz, lu par Dominique Pinon. 2 CD MP3, 15,90 €
-S’abandonner à vivre, de Sylvain Tesson, lu par l’auteur. 2 CD MP 3, 21, 90 €

22.02.15

Le football est très en avance sur la vie en société

Comme je l’ai toujours dit, le football est en avance sur la société.
C’est pour cela qu’il n’a plu très vite quand j’étais enfant.
Dans le vestiaire de Villefranche-sur-Mer, on était tous mélangés et personne ne revendiquait sa religion.
Il n’y a que maintenant qu’on voit Ribéry ou Chicharito prier de manière ostentatoire.
La presse adore critiquer le football mais quand DSk fait ses frasques interroge-t-on pas Ribéry ?
Des racistes de Londres ont démontré leur connerie collective dans le métro parisien. Il n’y a pas plus dangereux qu’un troupeau d’idiots. Vous avez aussi remarqué la passivité des témoins de la scène. En quoi est-ce du football ?
Ces racistes sont sans doute fous de joie quand Drogba marque pour Chelsea. C’est dire l’état de leurs neurones.
Le football ne rend pas intelligent des abrutis.
Je maintiens que le football est très en avance sur la société.

20.02.15

Permalien 09:04:39, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR  

Philippe Sollers à l'école de la vie buissonnière (L'Ecole du mystère, Gallimard)

Philippe Sollers est comme Jean-Edern Hallier, à force de s’agiter il a brouillé son image. Qui est-il ? Celui qui descend en toboggan sur le plateau d’une émission de l’idiot-visuel ou celui qui écrit de superbes chroniques littéraires ? Celui qui écrit sur la spécialiste des pipes- et pas celle en bruyère- dans le bureau ovale de la Maison Blanche ou le brillant passeur de culture comme l’était Malraux ? Les quatre mon général. Le mandarin des lettres françaises ne laisse pas indifférent. Qui peut nier son talent ? En fait c’est un marginal : ni académicien ni nobélisé. C’est rare, on est l’un ou l’autre. Même s’il s’est beaucoup agité pour exister, tâtant de tous les ismes possibles, il reste sympathique dès lors qu’il ne nous parle pas de Guy Debord. On ne peut pas toujours citer le moins visible de l’anti système et se comporter en écrivain ultra médiatisé. Dire que plein de médias ou aucun c’est la même chose, reste une pirouette.
A vrai dire, il parle plus que Modiano mais moins que BHL. Modiano qui l’avait comparé à une réminiscence de Sacha Distel… Lequel ? Période Scoubidou ou version La Belle vie ? Optons pour le crooner sinatranisé. Sollers ne fait pas entendre une musique comme Modiano. Sollers diffuse une pensée en ébullition. Cette fois, il va jusqu’à confier qu’il a joué au football (ailier droit), au rugby (demi-d’ouverture) et fait du vélo. D’habitude, le membre de l’intelligentsia ne va jamais sur ce terrain-là, beaucoup trop populaire. L’élite laisse le sport aux supporters du genre Giraudoux, Camus, Blondin, Kerouac ou Mailer. Le sport est mal vu car il vous place tout de suite à droite de l’échiquier. Qui dit sport dit bestialité des tribunes et apologie du muscle filmé par Leni Riefenstahl ou sculpté par Arno Breker. Comme si à propos d’automobile on parlait tout le temps d’accidents de la route et jamais de Jaguar ou Ferrari.
Je pense donc je suis, lui va comme un gant, et même je suis, donc je pense, qui lui va mieux. Il traverse son temps, curieux de tout, de tout désireux et douteux n’a de rien parfaite connaissance. Ce n’est pas de moi, mais de Jean-Baptiste Chassignet, poète oublié, sauf de Sollers, c’est pour cela qu’on l’apprécie. Sollers est aujourd’hui un dinosaure de la littérature : comme Mauriac et Aragon qui le saluèrent à ses débuts. Il existe des pigistes moins prestigieux. Sollers, a su très tôt, comme Malraux, que pour exister, il faut être légendaire. A sa façon, il a fait ce qu’il fallait. S’exposer ici et là, parfois devant le pape, photo à la clef, bien sûr, sinon cela ne sert à rien. N’existe que ce l’on montre. Le monde des lettres est ainsi fait qu’on est capable aujourd’hui de sponsoriser un auteur qui inaugure un centre Germain Nouveau, l’ancien SDF. L’ami de Rimbaud ne se nourrissait que de lettres. Il n’écrivait pas à sa faim.
Son nouveau livre n’est pas un roman, contrairement à ce que nous signale la couverture. Il s’agit d’un soliloque à ciel ouvert, un patchwork de pensées tous azimuts. Une vraie auberge espagnole qui stimule notre intelligence- si l’on en est pourvu…- ce qui est le but de la littérature. Lire pour ne rien ressentir, ne rien découvrir, ne rien partager, ne rien contester, cela n’a aucun intérêt. Soliloque qui a la particularité de faire participer le lecteur dans l’illusion d’un dialogue. Sollers fait des balles contre un mur, pour user d’une image tennistique mais ce mur on se l’approprie pour le transformer en chacun de nous. Alors, on se dit ! là, il a raison, ici il déconne. Sollers nous parle de deux femmes : Fanny- très pagnolesque- et Manon, re-pagnolesque. Le corps et l’esprit. L’esprit ou le corps. Fanny, est-ce une vraie femme ou une femme vraie? Un travesti de chez Michou ? Proust ou Jacques Chazot ? Toute la gamme des sentiments passent à travers les deux possibilités de compagnonnage. Ceux qui connaissent un peu la biographie de Sollers savent de quoi il s’agit. Chez lui, aucune femme ne cache une autre femme. Aucune femme n’efface une autre femme. Tout le monde a le droit d’exister dans la vie de Sollers.
A tir tendu, loin de la soporifique prose de Jean d’Ormesson, Sollers écrit à la fois avec des mots et des idées. C’est donc un vrai écrivain. Il n’a pas l’illisibilité des habituels universitaires qui écrivent avec une truelle. Même s’il parvient à gommer l’intellectualité de ses analyses par son amour de la vie en prise directe sur les plaisirs de l’existence, il ne parvient pas toujours à effacer sa tendance à être plutôt un Jean-Luc Goddard des lettres qu’un François Truffaut. Heureusement que l’ancien bon élève a choisi le chemin de la vie buissonnière. L’Ecole du mystère est une ludique réflexion en montagnes russes qui nous parle de religion, à toutes les sauces, dont l’Islam et la présence du Pape, de l’amour Eros et Thanatos, de littérature, d’art, de culture, de la connerie humaine et bien sûr de Sollers lui-même. On le lit pour ça. Il n’y a pas erreur sur la marchandise. Il rend même hommage à sa concierge. Et partout l’angoisse de la mort. De passer à côté de la vie sans la voir. Ce n’est pas pour rien qu’il est plus Vénitien que Florentin. Ses livres rongent sa vie comme la vase attaque les murs immergés dans le Grand Canal. A l’Ecole du mystère, on veut bien être pensionnaire. Dans l’Histoire de la création, les mauvais élèves sont toujours les meilleurs car ils ne copient personne.

-L’Ecole du mystère, de Philippe Sollers. Gallimard, 150 p., 17,50 €

A voir, le site de Philippe Sollers:
http://www.philippesollers.net/infini.html

18.02.15

Sur France 3, Charles avant de Gaulle, plus tout le parcours du général en 1940-1944

Jeudi 19 Février, sur France 3 (23h50)
Charles avant de Gaulle
Documentaire de 55 minutes signé par Jacques Dubuisson
Rediffusion le 28 Février 2015 (03h50)

France 3 célèbre le général de Gaulle. Après De Gaulle 1940-1944, l’homme du destin diffusé le 16 février, voici un nouveau documentaire sur sa longue vie avant de devenir un personnage historique.
Le premier document relate les quatre années de guerre, du moment où il arrive à Londres le 17 juin 1940, jusqu’à sa descente des Champs-Elysées le 26 août 1944.
De Gaulle avait beaucoup de gens contre lui, au début: les Anglais et les Américains.
Vichy l’a condamné à mort pour désertion.
D’aucuns disaient qu’il était plus politique que militaire.
C’est le seul en tout cas qui au moment de l’armistice de 1940 a dit que la vraie France c’était lui !
Quand il est arrivé à Londres, il s’attendait à être rejoint par des gens d’extrême-droite qui disent toujours aimer la France. Il n’y en a eu pas un seul.
De Gaulle a confié: “Je n’ai été rejoint que par une poignée de communistes et de Juifs.” Rien d’autre.
Il est très important de le rappeler et surtout de s’en souvenir.

Voici le premier document qu’il est possible de voir en replay:
De Gaulle 1940-1944, l’homme du destin
de Patrick Rotman
http://www.france3.fr/emissions/documentaires/videos/117863266

[Post dédié à mon frère Charles]

Du temps des copains au temps de la haine

“Photographie” de notre pays, comme ils disent, en 2015:
La France n’est plus qu’un grand magasin avec des vigiles.

Manchester United-Arsenal, en 1/4 de la FA CUP 2015

Depuis le départ de Sir Ferguson, Old Trafford n’est plus qu’une morne plaine. Nous allons voir enfin un vrai match, digne du rang de MU. C’est le souhait des fans. Le 17 février 2015, on a vu Sir Ferguson au Parc des Princes pour PSG-Chelsea (1-1). Le coach historique a rencontré lors de ce séjour José Mourinho. Il n’en fallait pas plus pour dire que si MU ne se qualifie pas pour la C1 2016, le poste d’entraîneur des Red Devils pourrait revenir au Portugais.

Match de 8es de FA Cup, 16-2-2015
Preston North End 1- 3 Manchester United
Buts pour Preston: Laird (47e)
Buts pour MU: Herrera (65e), Fellaini (72e), Rooney (88e pen)

United: De Gea; Valencia, Smalling, Rojo, Shaw; Blind, Herrera, Fellaini, Di Maria; Rooney, Falcao (Young 60e).
Sur le banc: Valdes, McNair, Evans, Januzaj, Mata, Wilson.
Manager: Van Gaal

Menés 1-0, MU s’est qualifié 1-3 face au club de D3.
Je n’ai pas vu le match. Je pensais qu’il avait lieu le 17 février.
Match bizarroïde: Valencia a en fait détourné dans son but un tir adversaire, Herrera a égalisé avec Rooney en position de hors-jeu (Ah! ce n’était pas Nice-Nantes avec un arbitre qui vola Nice de eux points…) et Fellaini marqua un but de raccro !
Donc, les quarts de finale de la FA Cup nous donnent l’occasion de voir Manchester United-Arsenal.
Enfin un match que je vais voir !
Le choc entre les deux clubs devrait avoir lieu le 7 ou le 8 mars 2015.
MU a l’occasion de montrer au monde entier qu’il est de retour, et moi avec !
Arsenal tombe encore sur son vieil ennemi historique. Ennemi de province.
Je m’en pourlèche les babines d’avance.
Rien ne pouvait plus me faire plus plaisir dans cette époque où j’ai le cerveau rongé par l’actualité que je n’arrive plus à dominer.
Merci aux Red Devils de me faire cadeau d’un MU-Arsenal. Van Gaal va enfin comprendre où il a signé.

Affiches des quarts de finale de la FA CUP

Liverpool – Blackburn (D2)
Bradford (D3) – Reading (D2)
Manchester United – Arsenal
Aston Villa – West Bromwich Albion

17.02.15

Le passé (Ibrahimovic, icône du PSG de Leonardo -Ancelotti) reçoit le présent (Hazard, stratège du Chelsea de Mouriho)

A Paris, la hiérarchie est inversée. C’est le joueur vedette qui est au-dessus de l’entraîneur. Jamais aucun joueur n’oserait faire à José Mourinho ce que Zlatan Ibrahimovic s’est permis de faire à Blanc. Personne ne dit rien. Ni Blanc, ni les techniciens. Ce n’est pas ma conception du monde.

Mardi 17 février, 2015 (20 h 45)
Champion League
PSG-Chelsea
(1)
Paris a-t-il un grand coach ?
J’en doute. Un grand coach aurait dit à Ibrahimovic:
-Avec tes conneries on fait 2-2 et tu ne joues pas à Monaco. Merci pour le groupe. Pour te remercier, on se dispensera de toi contre Chelsea!”
Voilà ce qu’aurait dit un grand coach. Au lieu de ça, il se passe le contraire. Tout le monde est à plat ventre devant la vedette du PAF et non pas du terrain.
Ibrahimovic aurait-il fait avec Mourinho ce qu’il vient de faire avec Blanc ?
Au lieu d’être hué par le public, parce qu’il a transformé PSG-Caen (2-2) en caravane du Tour de France, Ibrahimovic sera acclamé contre Chelsea. La charité bizness n’a rien à faire sur un terrain de football. Afficher des tatouages pour une bonne cause c’est pour la galerie. Résultat, le PSG a perdu deux points et “Ibra” ne jouera pas contre Monaco. Triste spectacle.
Ce n’est pas pour rien que le football anglais se vend chaque année contre 2,3 Mds d’euros quand le football français culmine péniblement à 726, 5 M€. Le football anglais est aimé par le monde entier. Le foot de L1 est ignoré par les grands pays du sport roi.
Ibrahimovic est un joueur du passé; Hazard et Fabregas, du présent.
J’appréciais le Suédois mais après son exposition de faux tatouages dans un vrai match de football, il a signifié tout le mépris qu’il avait pour la L1 qui n’est pas un podium pour un défilé de mode.
Aurait-il osé faire ça en Premier League, en Serie A, en Liga ou en Bundesliga ?
La presse française rampe tant devant lui, réclamant des interviews comme les mendiants devant Notre-Dame, que le joueur fait ce qu’il veut quand il veut. Ses “exploits” sont tous extra-sportifs: le musée Grévin, les tatouages en plein match avec l’excuse d’œuvrer contre la famine, son salaire astronomique, son grand appartement, ainsi de suite. Il est tombé dans la beckamisation du football. Je vous laisse “Ibra” et je garde Hazard et Fabregas.
De nos jours, plus un joueur gagne de l’argent, plus un “pauvre” des tribunes est en admiration.
Jadis, quand les pros gagnaient correctement leur vie, sans démesure, les spectateurs hurlaient: “Remboursez! Trop payés!” Comme quoi les gens adorent ceux qui les dominent.
Les médias français demandent aux fans français:
-"Ce soir nous sommes tous pour Paris!”
Voilà un appel grotesque. Impossible d’entendre une pareille ineptie en Angleterre.
Cette demande d’adhésion prouve une nouvelle fois que la France a un retard considérable, en sport comme ailleurs. Heureusement que la recherche médecine est performante. On a au moins ça.
S’il est impensable de demander à un fan de Liverpool d’être pour Man United en C1, il est aussi inconcevable de demander à un Marseillais d’être pour le PSG en Coupe d’Europe.
Au plan du jeu, il y a un fossé entre le PSG et Chelsea.
Chelsea est meilleur en 2015 qu’en 2014. Paris c’est le contraire.
Mourinho est un choix volontaire de la part de Chelsea. Blanc a été appelé parce que des grands noms ne voulaient pas s’enterrer au PSG.
Chelsea est l’un des grands clubs de Londres. Paris est l’unique club de la capitale française, c’est dire la faiblesse du sport en France.
Chelsea va se qualifier facilement sur les deux matchs.
Ibrahimovic n’est plus qu’une image Panini qui est venue à Paris en préretraite. A Paris c’est un Dieu. Ailleurs, dans un très grand club européen, il serait sans doute remplaçant. A 33 ans, il a sa carrière derrière lui. Il sait très bien se vendre et peut faire encore un exploit par trimestre.
Cependant, le talent en 2015 c’est Hazard, joueur à l’ancienne avec un zeste de Kopa. Une rampe de lancement. Un fabricant de caviar quand Ibrahimovic n’est qu’un marchand.
Sur les deux matchs, Chelsea est favori à 95%.

(1) PSG 1-1 Chelsea
Buts pour Paris: Cavani (54e)
Buts pour Londres: Ivanovic (36e)

Paris a gagné aux points mais nous sommes au football et non pas à la boxe.
Le gardien Courtois a fait des arrêts de classe mondiale.
Chelsea a géré en première mi-temps. Le PSG a bien joué en seconde mi-temps.
Les Blues ont joué sans forcer, ce n’était qu’un 8e aller, autrement dit pas grand chose pour Mourinho. Faut juste parvenir en 1/4.
J’ai entendu les Parisiens parler. Ils ont tous trouvé qu’ils avaient superbement joué. A quoi cela sert-il de bien jouer sans gagner ? Nous ne sommes pas dans la cour d’un lycée.
Ibrahimovic ? L’ancien très bon joueur a une fin de carrière axée sur le culte de la personnalité. Il a de beaux restes mais il est en préretraite dans un pays qui n’a remporté qu’une C1 depuis 1956.

Permalien 09:05:17, Catégories: ANTI-FOOTBALL, LA REVUE DE STRESS  

Au mépris de la compétition, Ibrahimovic se transforme en homme sandwich contre la famine

On l’a vu parader au musée Grévin face à son double de cire.
Est-ce du football ? Pendant ce temps, le PSG bredouille son football au point de faire 2-2 contre Caen à domicile après avoir mené 2-0. Hazard et Chelsea ne devraient pas beaucoup souffrir pour éliminer le PSG en C1.
Le football comme le reste tombe dans le n’importe quoi.
Icône du PSG, Zlatan Ibrahimovic, a retiré le maillot dans un match pour faire voir des tatouages au nom de son engagement pour WFP (World Food Programme), une association humanitaire qui lutte contre la faim dans la monde.
N’y a-t-il pas d’autres endroits pour faire ça ?
Oter son maillot pour célébrer un but dans un mouvement de joie hystérique est passible d’un carton jaune.
Cette fois, Ibrahimovic a retiré le sien pour que l’on parle des gens qui ne mangent pas à leur faim.
C’est très louable mais faire ça contre Caen n’est pas une grande façon de servir le football. Il n’aurait pas ça fait contre Chelsea alors que là pourtant la lisibilité devient européenne.
Buteur dès la deuxième minute du match face à Caen, Ibrahimovic a écopé d’un avertissement pour avoir ôté son maillot, histoire de montrer ses nouveaux tatouages. En principe, l’attaquant suédois du PSG sera suspendu le 1er mars 2015, lors de la 27e journée de L 1.
Donc, Ibrahimovic laisse ses partenaires se débrouiller seuls lors de Monaco-PSG. Ce n’est pas très professionnel.
“Peu importe si je récolte un rouge, une amende…” a dit l’homme sandwich.
Après la douche de PSG-Caen, les joueurs du PSG ont été surpris de revoir Ibrahimovic lavé de tous ses nouveaux tatouages! De fait, le inscriptions étaient temporaires.

16.02.15

La simple beauté foudroyante de Louis Jourdan (1921-2015)

Il était si discret que je le croyais mort depuis longtemps.
Louis Jourdan appartient au clan très fermé des artistes français aimés par les Américains: Chevalier, Piaf, Charles Boyer, Aznavour et donc Louis Jourdan.
Mes parents m’en parlaient souvent car il appartenait à leur génération.
Il avait la même beauté que Tyrone Power. La grande classe.
Le cinéma a capté sa jeunesse comme celle de Cary Grant.
Beauté de l’âme, pas celle de l’âne.
Que les gringalets du showbiz soient un peu moins prétentieux, juste en mémoire de leur devancier aussi humble qu’ils sont prétentieux.
Louis Jourdan a écrit les grandes heures d’Hollywood avec les ténors du 7e art.
Il a vécu une très belle vie. A 93 ans, il part sur la pointe des pieds, à l’image de son existence, à la fois dans l’ombre et en pleine lumière.

15.02.15

Clint Eastwood le dernier géant d'Hoolywood

Le nouveau film de Clint Eastwood déclenche les polémiques habituelles parce qu’il est républicain. Ce n’est pas très tendance pour les bobos.
Clint Eastwood est dans le collimateur des bien-pensants depuis qu’il a symbolisé B. Obama par une chaine vide lors de l’ultime campagne présidentielle. C’était son droit et si on se fie au grand défilé français pour la démocratie en janvier 2015 on a vu que le Président américain n’a pas fait le voyage en France, estimant sans doute que la distance était trop longue pour venir faire office de symbole pour la démocratie.
En réponse, Clint Eastwood s’est promené tout de suite après les attentats avec l’insigne de commandeur de la Légion d’Honneur de la République française. Tout est dit.
D’aucuns accusent l’immense acteur et réalisateur d’être un vieux réactionnaire et tout ce qui va avec.
Des réactionnaires comme le héros de Gran Torino on en redemande.
Un jour, Orson Welles a dit: “Quand je montre un fasciste à l’écran cela ne veut pas dire que j’en suis un!”
American Sniper raconte le parcours d’un tireur d’élite. Sujet d’actualité brûlante.
Clint Eastwood est l’un des plus grands maîtres de l’Histoire 7e Art.
Avec lui on est dans la dimension de Ford et Hawks.
Un vrai cinéaste, loin de l’intellectualisme confus des derniers films de Jean-Luc Godard qu’on a perdu en route.
Avec Cassavetes, Coppola et Scorsese, Clint Eastwood a marqué et marque encore le cinéma de son temps.
A 84 ans, Clint Eastwood est toujours un créateur en plein travail.
Contesté son talent c’est nier que le soleil éclaire.
Si nuage il y a, ils s’appelle la presse qui peut aussi dire des conneries énormes.

13.02.15

Permalien 11:58:39, Catégories: GRAND MONSIEUR, HENDRIXEMENT  

L'âme d'Otis Redding (1941-1967) est toujours parmi nous

Le talent à l’état pur. Otis Redding prononçait tous les mots, n’escamotait rien. Emotion, souffle, criant de vérité. Nul besoin de comprendre l’anglais. Sa façon de chanter dit tout. Ci-dessous, Otis à l’Olympia. Il y a presque 50 ans.

Vendredi 13 février 2015, à 2 h45 (Arte)
Otis Redding King of Soul
Réalisation: Stefan Morawietz
En replay:
http://www.arte.tv/guide/fr/049844-000/otis-redding

Si vous ne l’avez pas vu, à voir de toute urgence le portrait du King de la soul, mort en 1967, à l’âge de 26 ans.
Le météore est entré dans notre cœur pour ne plus jamais en sortir.
Le jour de sa mort, la nuit nous a recouvert totalement. On a dû lutter pour revoir le jour, et la lumière est venue de lui.
Rage d’expression, dynamisme, gentillesse, il avait tout.
Maudit soit l’accident d’avion qui nous en prive. Lui et ses amis musiciens morts en tombant du ciel.
Les Bar-Kays ont presque tous disparu dans l’accident de l’avion personnel d’Otis Redding qui s’est écrasé dans un lac du Wisconsin, le 10 décembre 1967. Tous les membres périrent, sauf Ben Cauley, qui survécut, et James Alexander, qui n’était pas dans l’avion.
Presque cinquante ans après leur mort, on pense toujours à eux.
Il en va ainsi de J. Hendrix, Marvin Gaye et Miles Davis. D’autres encore: James Brown, Barry White, Arthur Conley, Wilson Pickett et Ray Charles.
Quand on a écouté une fois My Girl, These Arms of Mine, Fa-fa-fa-fa-fa (Sad Song), Satisfaction, Try a little tenderness, I’ve Been Loving You, The dock of the bay (enregistrée trois jours avant sa disparition) et Respect c’est pour la vie.
Il a chanté dans une Amérique ultra raciste. Il a fait beaucoup pour faire tomber le mur de la ségrégation.
Pour ne pas être une vache à lait il a créé son propre label, ce qui était vraiment fantastique à l’époque.
Le document nous montre sa famille et ceux qui l’ont bien connu.
Quand il a chanté Try a Little Tenderness, les ayants droit, ont voulu l’interdire car ils estimaient qu’il allait massacrer la chanson… mais vu le succès, ils ont cessé leur action en justice. Otis Redding avait tant de talent qu’il réinventait les titres à sa manière.
Des Français de très bon goût l’ont écouté à l’Olympia. Je leur tire mon chapeau.
Ses disques se vendent toujours comme des petits pains.
Il était tellement passionné qu’il fallait venir le chercher en scène qu’il ne voulait jamais quitter. On lui mettait un peignoir sur les épaules: “Viens Otis, c’est fini, il faut arrêter maintenant…”
Don de soi. Il nous a donné le meilleur de lui.
Le rhythm and blues à ce niveau c’est de la littérature. Otis Redding était plus spirituel que James Brown, grand performeur aussi, bien entendu.
Dans les yeux d’Otis Redding, il y avait la bonté divine.

12.02.15

Permalien 11:38:32, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR, HENDRIXEMENT  

L'héroïsme de Maurice Ravel transporteur des Poilus blessés, par Michel Bernard (La Table Ronde)

Extrait des Sentiers de la gloire, chef d’œuvre de Stanley Kubrick.

Un roman basé sur des faits historiques. Tel est le nouveau livre de Michel Bernard, merveilleux conteur qui raconte la guerre de 1914-1918 comme s’il l’avait faite. C’est à la fois un historien rigoureux et un poète. Il aime tant son prochain qu’il sait ce que les Poilus ont vécu. La littérature lui permet de rendre hommage à ses propres ancêtres et aussi à Maurice Genevoix et Maurice Ravel. Même prénom, même talent dans des moyens d’expressions différents, la littérature et la musique. Les mots et les notes, mais partout du talent.

Maurice Ravel, outre l’immense musicien que l’on connaît, a été aussi un grand soldat. C’est une révélation pour beaucoup. Engagé volontaire, à plus de 40 ans, il a voulu défendre la Patrie sur les terrains de combats plutôt que de rester au chaud devant ses partitions. Au front, ce n’est plus le virtuose plein de gloire. Au front, il devient un anonyme parmi les anonymes au service des autres, ses prochains, ses semblables, comme l’on dit si joliment. Le Poilu Ravel fut un conducteur d’ambulance chargé de transporter au plus vite les blessés dans les hôpitaux de campagne. Les blessés ? Estropiés disons tant les corps sont en lambeaux. Les âmes ne vont pas mieux. Alors Ravel fait tout pour abréger les souffrances. On l’imagine essayant d’éviter les soubresauts de son véhicule endommagé sur les routes, les chemins, les sentiers caillouteux.

La guerre est atroce à faire, à vivre pour tous les hommes. Peu sont vraiment sanguinaires au point d’attendre les offensives souvent synonymes de mort. La sienne avant celle des autres. La guerre est encore plus atroce pour les plus sensibles. Ravel en était. Pour composer ce qu’il nous a donné, il a fallu qu’il explore ce qu’il avait de meilleur en lui. A la guerre, il a vu des horreurs à n’en plus finir, horreurs entrecoupées par la fraternité des soldats qui ne sont plus que des survivants de l’abject.

Michel Bernard est en totale osmose avec Maurice Ravel, avec les Poilus, célèbres et inconnus, avec la terre ensanglantée de 14-18, avec les millions de morts, de veuves et d’orphelins, avec les paysage de France, avec la langue française, avec l’intelligence accouplée à la sensibilité, avec l’humilité des véritables artistes qui savent user le mieux possible de leur art pour partager avec des gens qu’ils ne verront jamais. Michel Bernard est l’un des plus grands prosateurs de son temps. Il sait faire battre le cœur dans la poitrine des morts.

-Les forêts de Ravel, de Michel Bernard. La Table Ronde, 171 p. , 16€

[Post dédié à Bernard Maris]

11.02.15

Mort de Roger Hanin (1925-2015), le Raimu algérois

Train d’enfer, grand film signé par Roger Hanin

Les médias vont réduire Roger Hanin à son r?le de commissaire sur TF1.
J’ai d’autres souvenirs. J’ai passé deux jours avec lui au congrès du PS 1979, à Metz.
Grands moments. J’ai vu de près le pouvoir. Pas ma tasse de thé. Très instructif mais une fois m’a suffi. Pour revenir à ce congrès capital pour l’investiture PS aux présidentielles, on savait que Fran?ois Mitterrand était programmé pour 1981. Ce qui arriva. Lors de ce congrès, F. Mitterrand a su gagner les voix de Chevènement et de Mauroy ce qui écarta M. Rocard, bouleversant le soir de sa défaite intramuros. Ce congrès mériterait un grand développement. C’est le plus grand congrès du PS de l’après-guerre. J’y ai tout vu: l’espoir de certains, la reptation d’autres et l’immense virtuosité politique de Mitterrand. Un artiste du verbe et des rapports psychologiques. Parmi ceux qui ont occupé l’Elysée, les plus grands sont: de Gaulle, Pompidou, VGE et Mitterrand. Les autres sont des erreurs de casting.
Je ne pouvais que m’entendre avec Roger Hanin. Deux enfants de la Méditerranée nés l’un en face de l’autre.
Des gens du soleil avec le go?t du verbe.
J’ai découvert Hanin dans La Valse du Gorille(1959) de Bernard Borderie.
Je voyais ce genre de films sur TMC avec ma grand-mère dans les années 1960.
Des r?les de gros bras, un peu comme les premiers Lino Ventura.
Hanin aimait le thé?tre. Il a dirigé le Festival de Pau pendant vingt-huit ans.
Il y a fait entendre Ray Charles, Ella Fitzgerald, Charles Trénet, Serge Reggiani, I Muvrini, Galabru, Brialy…) Lui jouait des r?les du grand répertoire. La critique se moquait de lui, le traitant de “Beauf” pistonné. Vous savez qu’il y en a qui ne se regardent pas dans la glace.
A retenir aussi de lui: Train d’enfer, film qu’il réalisa en 1984 d’après un fait divers alors récent: un algérien de 26 ans fut battu à mort et défenestré du train Bordeaux-Vintimille par trois jeunes candidats à la Légion étrangère. Parmi les acteurs principaux, il y avait mes amis Hammou Gra?a et le regretté Beno?t Régent.
Roger Hanin avait une présence raimuesque.
Fran?ois Mitterrand l’aimait beaucoup et ne ratait pas une occasion de lui faire raconter des blagues.
Voici l’histoire préférée de l’ancien président de la République:
-"Un homme entre dans une boutique des Champs Elysées et demande une chemise lilas.
-Désolé, répond le marchand, nous n’en avons pas.
-Et celle que vous avez en vitrine ?
-Mais, monsieur, elle est blanche…
-Permettez-moi de vous dire qu’il y a du lilas blanc !”
Autre histoire, vécue celle-là. Je la tiens de Roger Hanin lui-même.
Hanin se présenta une fois aux élections législatives où il prit une veste mémorable.
Le soir même de son élimination, il se rendit au thé?tre pour y voir son ami Francis Blanche.
A la fin du spectacle, Hanin se rendit dans les loges.
-C’était très bien Francis, mais il tu es handicapé par un beau rhume. Tu n’avais pas beaucoup de voie, ce soir…
Francis Blanche répondit du tac au tac: “Oh! plus que toi lors des élections! “
Il faut vraiment être humble pour raconter un tel souvenir à son désavantage.

NOTA BENE:
Autre réelle histoire qu’adorait F. Mitterrand. Endeuillé par la perte de sa femme, Edgar Faure va au restaurant en galante compagnie. Le restaurateur étonné se penche sur l’ancien président du Conseil et lui dit: “D’habitude vous êtes mieux accompagné, si vous me permettez…” Edgar Faure, répliqua, entre deux bouffardes de pipe: “Vous savez, je suis jeune veuf, un peu de patience…” Cela faisait éclater de rire F. Mitterrand qui comprenait que son éminent confrère voulait dire par là: comme je suis un jeune veuf je sors avec une femme pas trop belle. Fallait attendre un peu, par décence ! L’humour de Faure était grandiose, aussi époustouflant que celui du général de Gaulle. On parle de l’humour de F. Hollande qui n’arrive pas à leurs chevilles, comme le reste. Passer de la spiritualité de Gaulle et Faure au déballage fa?on DSK. Quelle décadence ! Intellectuelle et non pas de la braguette. Peu me chaut, comme on disait jadis.

Permalien 10:25:20, Catégories: GRAND MONSIEUR  

Le destin de Copa Barry héros de la Can 2015

La joie des Ivoiriens qui félicitent leur gardien d’habitude remplaçant. Emotions en prime.

La finale de la CAN 2015 entre la Côte d’Ivoire et le Ghana n’a pas été passionnante jusqu’à l’épilogue de la séance de tirs au but qui restera dans la légende. Après deux échecs et huit tirs réussis dans chaque camp, les gardiens sont passés aux actes pour que la Coupe d’Afrique choisisse son camp.
Le gardien de la Côte d’Ivoire, Copa Barry, a été le héros de la soirée.
Pris de crampes, il a d’abord arrêté le penalty de son homologue Razak avant de placer le sien dans la lucarne.
Et c’est ainsi que la Cote d’Ivoire d’Hervé Renard a remporté sa deuxième CAN, 23 ans après son dernier titre, en 1992. Le sélectionneur est le premier coach a gagné la compétition avec deux nations différentes, après son succès avec la Zambie en 2010.
A la fin du match, Copa Barry a ouvert son cœur.
Le gardien remplaçant a dit qu’il avait beaucoup travaillé pour en arriver là.
Il a insisté pour dire que ce n’était pas le plus grand joueur.
Puis, il a éclaté en sanglots pour dédier le titre à sa mère qui souffrait de ne pas le voir jouer.
A 35 ans, il n’a joué la finale qu’en raison de la blessure du titulaire.
Aujourd’hui, Copa Barry est un héros de la Côte d’Ivoire avec la dimension mystique. L’anti Barbosa, le gardien paria du Brésil 1950.

09.02.15

Hommage à Pierre Dac qui a cloué le bec aux Vichystes

Pierre Dac (1893) est mort il y a quarante ans, le 9 février 1975 à Paris.
C’est l’un des pionniers de l’humour moderne en France.
Il fut l’une des voix de Londres qui redonnaient le moral aux Français qui pouvaient capter la radio.
Pierre Dac était l’un de ces hommes courageux et dotés d’un immense talent qui rendent fiers d’être français.
Rien à voir avec la racaille vichyste qui diffusait sa haine, au service des nazis.
Henriot était un grand orateur mais il a rampé devant les occupants. A quoi ça sert d’avoir du talent si c’est pour le mettre au service du pire.
Charlie Hebdo provient de Pierre Dac.
Intelligent et cultivé, Pierre Dac a choisi l’humour comme moyen d’expression.
Il est dans mon Panthéon portatif. Je suis l’un des ses plus fervents lecteurs.
Aujourd’hui, les comiques institutionnels ont des comptes en Suisse !

-A lire Les pensées de Pierre Dac. Il y a différentes éditions: Omnibus, ou au Cherche Midi (Illustrées par Cabu)

La revue de stress. Après Charlie Hebdo ? The show must go on

Le plus beau geste du week-end du 8 février 2015. Le Brésilien capitaine du PSG donne le haut de son survêtement à un petit garçon frigorifié à Lyon.

Bien sûr la vie continue.
Cependant force est de constater que l’éthique est toujours hors jeu dans la France alors que les politicards récupèrent “l’esprit de janvier 2015″.

Lu dans La Parisienne (Février 2015, le supplément du Parisien:

“Les frondeuses d’Europe 1″.
Le journal nous précise que la date de cette réunion de journalistes était prévue avant la tuerie du 7 janvier 2015. Le rendez-vous a été maintenu pour le 8 janvier, un jour après le massacre de Charlie Hebdo. On nous fait comprendre qu’annuler ce papier c’était abdiquer devant le terrorisme. Ce n’est pas faux. Cependant un peu de décence n’aurait pas nui à l’ensemble. En marge de l’article, qui n’est au fond que de la promotion d’une brochette de journalistes, mais tout le PAF ne fonctionne que sur ce système, on a droit à une campagne de pub pour des fringues. En effet, ces dames font en même temps la publicité de vêtements. Pour les photos, elles ont porté un blouson en cuir de telle ou telle marque, une chemise coton ou soie d’une autre. Le nom des griffes est méticuleusement rapporté dans une colonne d’une double page. Journalistes ou mannequins ? C’est la confusion des genres de partout. De nos jours, même les anciens chefs d’Etat font des conférences, ce qui équivaut aux “ménages” des gens de télé.

Lu dans Le Journal du Dimanche (8 février 2015):

“Il faut savoir tuer “. Page 37, titre d’un article sur l’ex rugbyman Serge Blanco. Ce titre est vraiment mal venu et surtout mal choisi à une pareille époque. Dans le corps du papier on lit: “Il faut savoir tuer, sinon on se fait tuer". En effet !

Lu dans L’OBS (5 février 2015):
La couverture est consacré à “La jeune garde du président". En pages intérieures, une double photo nous dévoile six personnes à la mine patibulaire. Sont-elles représentatives de la France actuelle ? Non, c’est le moins que l’on puisse dire. Le noir est de rigueur dans leurs vêtements: on sent la volonté d’être en deuil, suite à Charlie Hebdo. Ouf! Il n’y a pas la marque de leurs fringues… Les gens de pouvoir, jeunes ou vieux, sont vraiment déconnectés de la vraie vie. Là on est loin de la banlieue !

Je note que les pages livres de L’Obs sont une vraie peau de chagrin. Il n’y en a plus que six. Le Nouvel Observateur est devenu L’Obs. Cela se voit.

Depuis le 9 janvier 2015, les médias sont tous chamboulés avec l’annonce du nouveau scandale dans les révélations de l’évasion fiscale d’un paquet de gens qui auraient depuis régularisé leur situation. Parmi eux rien que des noms dont je ne parle jamais. Cela me rassure.

Très bon tire de Libération (7 février 2015):
L’ERRANCE D’ARABIE. Pour évoquer la conférence de N. Sarkozy à Abou Dhabi. Ce titre restera. C’est vraiment l’esprit Charlie Hebdo. Impossible de faire plus juste. Prochain titre: Le rance d’Arabie.

Permalien 00:10:32, Catégories: LE GYM E BASTA, FOOT FRANCHOUILLARD  

Nice volé de deux points contre Nantes

Dimanche 8 février 2015
OGC NICE 0-0 FC NANTES

OGC Nice : Hassen – Palun, Genevois, Diawara, Amavi – Mendy ©, Hult – Bauthéac (Albert, 86e), Carlos Eduardo (Bosetti, 79e), Eysseric – Plea (Constant, 72e)
Entraîneur: Claude Puel

Décidément, le sort s’acharne sur Nice qui malgré tout est invaincu en 2015 après 5 matchs dont trois gagnés.
Le sort s’acharne ? On dira le sort…
Quand ce n’est pas Hatem Ben Arfa qui est prié d’aller voir ailleurs suite à un pinaillage de règlement, c’est un but valable qui est refusé à Nice.
En effet après un bonne percée de Plea, Carlos Eduardo a marqué un superbe but de la tête. Hélas! pour les Aiglons, le but fut refuser pour un hors jeu imaginaire car l’arbitre assistant n’a même pas vu que le Brésilien était couvert par un Nantais à l’opposé de l’action.
A quoi cela sert-il d’aller au stade pour voir des matchs faussés de la sorte ?
On veut se consoler de la folie du monde en regardant un match et puis on se confronte une nouvelle fois à l’injustice totale.

05.02.15

Permalien 22:59:08, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR  

50 ans de télévision, dont Malraux par Santelli (Le Passeur)

Un extrait d’émission avec Malraux face à des lectrices.

Le livre est sous forme d’entretiens de plusieurs grands noms de la télévision : des présentateurs historiques (Pierre Bellemare, Georges de Caunes, Jacqueline Joubert, Pierre Tchernia, Patrick Poivre d’Arvor), de grands réalisateurs (Marcel Bluwal, Pierre Badel, Jacques Krier, Alexandre Astruc), et puis aussi d’autres noms illustrissimes : Igor Barrère, pilier de 5 colonnes à la Une ; Alain Decaux, l’historien dans l’une des plus populaires expressions médiatiques, et Claude Santelli, immense passeur de culture. Il y a aussi les directeurs Yves Jaigu et Hervé Bourgues qui ont marqué leur temps.
Le livre nous permet une plongée dans la télévision de grand papa. Une télévision qui n’a eu longtemps qu’une seule chaîne. Néanmoins, à leurs débuts, les pionniers savaient amusés et intéressés. On pouvait voir des jeux de L’Homme du XXe siècle à Intervilles, destiné à la masse. Il n’y avait rien vraiment en dessous de la ceinture. C’est si simple de déshabiller les corps. Montrer l’âme à nue c’est plus compliqué.
On se souvient des entretiens de Malraux par Claude Santelli, sous l’impulsion de Françoise Verny. On réalise que la télé est grande quand elle est faite par des gens de haut parage. «Mes livres personne ne les lit !» s’exclama l’auteur de La condition humaine qui savait qu’en un soir il allait toucher plus de gens que tous ses livres réunis ! « Vous n’interrogez, sur tout, sur rien, sur n’importe quoi, on verra bien ce que se passe, c’est ça la liberté ». L’équipe tournait à Verrières-le-Buisson de 14 à 17 heures. Pendant près de huit mois, le mardi et le vendredi. Dans le grand salon bleu de Louise de Vilmorin qui dans l’intervalle était morte. Françoise Verny faisait le déplacement avec Claude Santelli. A la fin de chaque tournage, Malraux proposait du whisky. Des comédiens lisaient en off du Malraux, dont Alain Cuny, talent oblige. Lors des entretiens, Malraux parlait, faisait ses gestes si célèbres, les yeux perçants, et entre deux prises, il disait : « Montons d’un cran ! » Il était toujours en costume gris, croisé, chaussures noires cirées du jour, cravaté. Il était habité. «Malraux, à la radio, ça a toujours été extraordinaire, mais quand vous avec l’image, c’est absolument fabuleux ». Paroles de Santelli.

-50 ans de télévision, d’après les entretiens menés par Jérôme Bourdon. Le Passeur & l’Ina, 312 p.,19,90 €

04.02.15

Bob Dylan rend hommage à Frank Sinatra

D’aucuns vont crier à la trahison. Les bienpensants, les bobos et tous les autres.
Dylan qui chante Sinatra c’est fantastique. Dylan chante les grands standards de la chanson mondiale, rien que des titres repris par Sinatra.
The Voice. Ce n’est pas pour rien qu’on appelle ainsi Sinatra.
« Quand Frank chante je vois tout dans sa voix – la mort, Dieu, l’univers. »
C’est ce que disait le jeune Bob dans son enfance qu’il ne trahit pas.
Oui, Sinatra c’est the Boss vocal. Il chante en panavision.
On peut aimer Sinatra et Brassens.
Sinatra est toujours associé au bling-bling, à la voyoucratie.
C’est oublier son talent multiple: acteur, chanteur, show man.
Sinatra était un géant comme Dylan. Leur rencontre artistique était inévitable.
Un jour, on demande à Dylan: “Pourquoi le toit de votre maison est rouge". Sa réponse: “Quand je rentre, je suis tellement stone qu’il me faut ce repère pour savoir que je suis arrivé chez moi…” Belle provocation !

A consulter, le site officiel du maître :
http://www.bobdylan.com/fr/music/shadows-night

Les titres de l’album “Shadows in the night":

1- I’m a fool to want you

2- The night we called it a day

3- Stay with me

4- Autumn leaves

5- Why try to change me now

6- Some enchanted evening

7- Fool moon and empty arms

8- Where are you ?

9- What I’ll do

10- That lucky old sun

Le silence médiatique autour de Big Brother équivaut à la censure de Laurent Obertone

Voici le livre on ne peut plus en prise directe sur le pays. On dirait qu’il a été écrit après les tueries du début janvier 2015 qui ont endeuillé la France, tant son auteur met sa plume dans les plaies de la société. “On laisse en repos ceux qui mettent le feu, et on persécute ceux qui sonnent le tocsin”, dixit Chamfort.

La France Big Brother (Obertone) dépasse les ventes de La France Orange Mécanique, précédent pamphlet salutaire de Laurent Obertone.
Son éditeur, RING, vient de faire le communiqué suivant:

-"Malgré le silence médiatique volontaire en cours contre Laurent Obertone, eu égard aux centaines d’articles, radios et télévisions autour des livres d’Eric Zemmour et Michel Houellebecq, le démarrage des commandes de La France Big Brother est trois fois plus élevé que celui de La France Orange Mécanique. Nous précisons que La France Big Brother est le second plus gros tirage national de cette rentrée de janvier, avec une mise en place de 60000 exemplaires.”

Nouveau message de l’éditeur (4-2-2015):

-"Première réimpression de 15000 exemplaires de La France Big Brother portant le tirage global à 75000. Achetez ce livre, parlez en autour de vous. A l’exception de petits médias internet, les grands médias nationaux ont tour à tour désinvité Laurent Obertone la veille de son intervention, preuve que malgré le succès historique de son enquête précédente (La France Orange Mécanique), une omerta totale, à ce jour, est jetée sur l’auteur.”

“Omerta", en effet. “Petit médias internet” ? J’en suis: mieux vaut être à ma place qu’à celle des salariés chez les marchands d’armes propriétaires “d’organes de presse” comme ils disent. Presque orgasme. Grâce au net, “les petits médias” n’en sont plus car on peut nous lire sur toute la planète. Plus besoin d’aller aux kiosques.

Depuis bientôt un mois, les médias institutionnels ne parlent que de liberté d’expression. On se croirait dans un monde de Zorro, de Robin des Bois médiatique. Etrangement, au même moment, c’est silence radio autour du nouveau livre de Laurent Obertone. Ce silence équivaut à une censure. Le livre d’Obertone, il est vrai, est à contre courant de la pensée unique.
Il dit des vérités pas bonnes à dire, par exemple, les aides étatiques à la presse écrite que plus personne ne lit, sauf ces derniers temps grâce à l’actualité tragique. Son livre est fort bien structuré. Aussi bien dans la forme que dans le fond.
Pour évacuer Laurent Obertone, on le désigne comme s’il était le descendant direct de Brasillach + Rebatet + Sachs + Drieu.
Obertone est tricard car Marine Le Pen a déclaré le lire. Si elle lit Voltaire- dont on parle beaucoup ces temps derniers- faudra-t-il brûler l’œuvre de celui qui se définissait comme étant “l’aubergiste de l’Europe” ?
Le PAF institutionnel est toujours aussi peu clairvoyant, une vraie secte, un esprit de caste ultra sectaire. Ils ne parlent que des bouquins des guignols de l’info. Ils traitent Obertone de diable à éviter car en France, “on laisse en repos ceux qui mettent le feu, et on persécute ceux qui sonnent le tocsin", selon la fulgurance de Chamfort.
Regardez ce que je viens de lire dans Le Monde.fr (4-4-2015) au sujet de l’auteur de l’agression contre les militaires à Nice:
-"[A 30 ans]il est connu depuis plus de 10 ans des services de police pour des faits de petite délinquance: vol, usage de stupéfiants, outrage à agents… Rien de bien méchant. Il a été condamné à six reprises entre 2003 et 2012 à des peines d’amende ou de prison avec sursis".
“Vol, usage de stupéfiants, outrage à agents… Rien de bien méchant.” On croit rêver !
En France, si l’on n’est pas PS ou UMP, on est forcément FN. Bientôt on ne pourra plus être athée ou agnostique. Bientôt écouter Léo Ferré sera interdit. Dans pas longtemps, l’œuvre de Brassens va être brûlée. Celle de Brel aussi. On n’aura plus que les chansons de M’Pokora et Noah.
Ce qu’ils appellent le “front républicain", les consignes de vote, le “ni-ni", tout ça c’est de la bimbeloterie électorale. Les électeurs, s’il en reste, ne sont pas débiles. Le seul instant où l’on peut choisir, ils cherchent encore à nous commander. Si l’on regarde bien seul le référendum est démocratique. C’est pourquoi il y en a si peu ! Nous vivons en démocratie totalitaire. Pas la peine d’attendre le changement de personnel sous les ors. (Les gros sabots nous traitent de populiste dès que l’on parle de référendum, c’est dire leur mépris).

Je remets en tête du Blog ma chronique sur La France Big Brother, au nom du droit à l’information sans ostracisme. Et je conseille fissa de lire Laurent Obertone plutôt deux fois qu’une.

Il y a eu Diab, il y a eu Merah, il y a Dekhar, il y a eu Nemmouche. A chaque fois, sous la pression morale, relayée par le pouvoir et les médias, l’enquête s’est hasardée sur la piste “néo-nazie", à chaque fois, les “premiers témoignages” parlaient de “blanc", de “type européen", de “yeux bleus", de “crâne rasé", le tout sur fond de “climat nauséabond” et de “discours qui divisent".
Cet extrait d’une actualité brûlante est tiré du nouveau brûlot de Laurent Obertone, l’auteur de l’implacable La France Orange mécanique (2013) qui mettait en plein jour “l’ensauvagement” de la France.
Laurent Obertone a une écriture qui dégage du soufre et de la souffrance parce qu’il a l’intelligence de plaquer son regard sans aucune concession sur ce qu’il voit autour de lui. Il n’invente rien, mais il devient original car plus personne n’ose faire un constat à la froideur d’une radiographie. C’est le médecin légiste de la faillite intellectuelle des politiques et du PAF. Comme ils disent qu’il fait beau quand il pleut, lui devient tout à coup criant de vérité parce qu’il décrit la pluie, l’orage dans un paysage de réelle tempête.
Moi-même quand je dis: vous vous trompez de cible, on me regarde aussi de travers. Ceux qui me trouvent excessif désignent le FN dès qu’on trouve une poubelle renversée.
Ne pas confondre des ours en peluche avec des pitbulls enragés.
Les récents produits marketing de Zemmour et Houellebecq sont déjà has been. Voici le salutaire Obertone, le nouveau temps fort de l’édition française, hors du nobélisé Modiano et de la plus célèbre trompée de France. Obertone se distingue de l’omniprésent intervenant médiatique et de l’icône des Bobos parce qu’il existe sans avoir construit une marionnette. Ses livres parlent pour lui.
Dans La France Big Brother, Laurent Obertone poursuit le recensement de tous les travers de notre époque. Sa collection d’ennemis va augmenter parmi les 200 personnes qui tournent en boucle dans les médias.
Son pavé dans la mare éclabousse les people de l’actualité qui forment l’élite visible qui n’a qu’un but: la vente de leur salade.
Les politiques et les sociétaires du PAF en prennent tous pour leur grade, avec de solides arguments.
Au lieu de s’occuper des vrais problèmes: insécurité, violence avérée, projets d’attentats, les politiciens se perdent dans des considérations sans intérêt. Ils traquent les automobilistes ou les feux de cheminée mais laissent les terroristes s’entraîner à nous tuer.
Les bien-pensants de la galaxie de l’information institutionnelle détestent l’essayiste parce qu’il fait tout ce qu’ils ne font plus: dire la vérité des faits.
Après la double tuerie de janvier 2015, dans les locaux de Charlie Hebdo et dans l’épicerie Casher, on a vu les députés chanter la Marseille à l’Assemblée nationale. Du jamais vu depuis 1918 ! Jusqu’à ce chant, l’hymne national était tabou, trop marqué béret basque et baguette. Obertone dérange tant que les pantins de l’idiot-visuel l’accusent d’être raciste parce qu’il appelle chat un chat.
Vu ce qu’il dit, Laurent Obertone est dans le collimateur des rebelles du show biz qui ne supportent pas être mis devant la réalité actuelle du pays.
Le livre événement ce n’est pas celui de Zemmour ni celui de Houellebecq mais c’est celui d’Obertone qui regarde au lieu de montrer.
Ces détracteurs vont jusqu’à lui reprocher sa discrétion médiatique ! Ils lui reprochent de ne pas avoir sous les yeux son pedigree. Ils sont désarçonnés, victimes de leur habitude de lire les livres pour celui qui le signe et non pas pour son contenu.
On en est là: si vous n’appartenez pas à une caste, on ne veut pas de vous.
Les Guignols de l’Infos haïssent Obertone qui ne roule pour personne.
La France Big Brother est l’antidote aux menteurs professionnels qui n’aiment pas que l’actualité les transforme en démagogues.
Si tous les hors-la-loi ne sont pas issus de la banlieue à l’abandon, les penseurs du Tout-Paris, eux, ne sont tous pas des lumières.
Obertone, est libre. Voilà pourquoi il faut le lire.

PS: un écrivain peut très bien toucher le public rien que par ses écrits. “Monsieur Teste” plutôt que guignol dans une émission débile. Laurent Obertone peut se dispenser de promotion tentaculaire. Le livre d’abord.

-La France Big Brother, de Laurent Obertone. Ring, 361 p., 18 €

[A toutes les victimes du terrorisme sanglant ou intellectuel]

03.02.15

Permalien 10:03:46, Catégories: THE RED DEVILS, GRAND MONSIEUR  

Le grand Red Devil Fletcher quitte Man United où il a gagné 13 titres

Quand on gagnait, il rayonnait de bonheur. Quand on perdait, il était triste comme les pierres. C’était Fletcher à Man United.

FA CUP, 4e tour, match à rejouer
Mardi 3 février 2015 *
Manchester United 3-0 Cambridge
Buts pour MU: Mata (25e), Rojo(32e), Wilson (73e)

United: De Gea/ McNair, Smalling, Evans, Rojo (Young, 81e) / Blind, Fellaini, Di Maria (Herrera, 71e), Mata/ Rooney, van Persie (Wilson, 66 e)
S: Valdes, Jones, Valencia, Falcao.

Il s’agissait du premier match de MU sans la présence de Darren Fletcher, porteur du club de MU depuis 20 ans !
Je n’ai pas regardé le match. MU rejouait devant des amateurs après un 0-0 lors d’un premier match. (Notons que ce tour de FA Cup a dégagé le tableau. Exit Man City ! Exit Chelsea !)
West Bromwich Albion a enregistré l’arrivée de Darren Fletcher qui était également contacté par West Ham. Le milieu de terrain a finalement choisi le club des Midlands pour deux ans et demi assortis d’une option pour douze mois supplémentaires.
L’Ecossais (61 sélections, 5 buts) né le 1er février 1984, a signé à Manchester United en 1995, à l’âge de 11 ans.
Formé par l’Académie rouge, il devient un très bon milieu de terrain, doté d’une bonne lecture de jeu qui lui permet d’anticiper, d’intercepter et de bien relancer.
Dès 2003, Sir Ferguson l’intègre dans le groupe professionnel. Fletcher devient un très bon soldat de l’entrejeu, formant avec Carrick un grand duo forteresse.
Il participe au rayonnement de l’ère fergusonienne.
En 2011, il devient hélas! gravement malade. On songe même au pire le concernant.
Avec une rage de vivre exceptionnelle, il se refait une santé et revient parfois dans le onze.
A 31 ans, bien sûr, il a déjà accompli le plus grand versant de sa carrière.
Le nouvel entraîneur -van Gaal- pratiquant la politique des grands noms médiatiques ne lui faisant pas confiance, il est tout a fait logique que le valeureux Red Devil quitte le navire d’Old Trafford.
On lui souhaite bon vent après 333 matchs sous le maillot de MU (23 buts).
On conserve de lui un grand souvenir.
C’est quelqu’un qui a toujours honoré les couleurs de la Maison Rouge. Il donnait toujours plus que les consignes qu’il respectait parfaitement. C’est un rêve pour un entraîneur d’avoir un tel joueur sans son équipe.
Courageux, intelligent, bon technicien, discipliné, Fletcher est le genre de joueur qui ne plait qu’aux connaisseurs.
Les autres ne le remarquent pas, car il joue vite et bien dans un secteur où la balle est de passage à la vitesse grand V.
Actuellement, MU ne possède pas de nouveau Fletcher. Fellaini est trop irrégulier.
Avec le départ de Fletcher, mes souvenirs du grand MU prennent encore un grand coup de sépia.
Je ne le verrai plus en rouge faire des tacles rugueux, dur sur l’homme quand il le faut.
Fletcher c’est le talent dans le cabotinage. Il a marqué souvent des buts hyper importants pour débloquer les matchs.
L’antistar par excellence.
Un très grand serviteur du football.
Avec le sens des valeurs. Un joueur à l’ancienne, une sorte de Bruno Rodzik de l’entrejeu.
Longiligne, faussement fragile, il dégageait une incroyable force à l’apogée de son talent.
Quand on forme, un groupe, il ne faut pas que du chrome, il faut aussi du ciment.

Palmarès professionnel de Darren Fletcher à Manchester United (2002-2015):

Coupe du monde des clubs de la FIFA 2008
Ligue des Champions 2008
Champion d’Angleterre 2007, 2008, 2009, 2011 et 2013
League Cup 2005 et 2010
Coupe d’Angleterre 2004
Community Shield 2003, 2007 et 2010.

* Le match est rediffusé le 4-2-2015, Bein Sports 2

02.02.15

Lamentable épilogue: Ben Arfa ne jouera pas à Nice en 2014-2015

En gros, la France empêche Hatem Ben Arfa de jouer à Nice alors que l’Angleterre n’a jamais considéré comme officiel l’unique match qu’il a joué avec les jeunes de Newcastle.
Il y a certains personnes qui doivent être satisfaites.
Si ces gens-là étaient mes parents, je demanderais à changer de nom. Des pères comme ça, je n’en veux pas. Je préfère être orphelin que mal accompagné.
Ben Arfa a été traité comme un paquet de lessive, comme un moins que rien. Le football business a le cœur dans les talons. Que dis-je, dans les talons c’est déjà trop !
On l’a mis hors jeu. On lui mis le carton rouge synonyme d’exclusion de son univers, le football professionnel.
Tout ça parce que si Nice avec Ben Arfa venait à battre une équipe, ce club-là pourrait dire: “Houlala! il a joué dans trois clubs…” et faire annuler le résultat ensuite.
Le football actuel m’écoeure.
Hier, j’ai regardé Monaco-Lyon. Au bout de 10 mn, j’ai arrêté. On ne voyait que des joueurs qui ne jouaient pas.
Man United dans Sir Ferguson ne m’attire plus. La magie n’est plus là. On dirait Man City !
Je voulais relancer ma passion avec l’arrivée de Ben Arfa dans le club de ma ville natale, pan! on me casse le rêve.
On dirait que Ben Arfa est l’ennemi public numéro un.
Je le félicite de garder son calme.
Le football français a tout fait pour l’éloigner du terrain.
Que lui reste-t-il ? La Chine ? Les Etats-Unis.
Le joueur a été au centre d’un imbroglio administratif: Newcastle lui a demandé de jouer pour honorer le contrat et ensuite ce match lui brise sa saison.
Ben Arfa au repos forcé jusqu’en 2015-2016 ?
C’est impensable. Je suis triste pour lui, sa famille, ses proches.
Triste pour Nice. Triste pour le public de l’Allianz Riviera.
On comprend mieux pourquoi tant de jeunes veulent quitter la France pour aller travailler dans des pays plus accueillants.

Laborde s'échappe de son livre comme Aladin (Robert Laffont)

Dans le livre de Christian Laborde on voit les représentants du monde des années 1960 affronter ceux des années 1940.
Les pères demandent à la progéniture de la fermer mais les fils l’ouvrent tout le temps car de la ferme ils ne veulent pas entendre parler.
Les héritiers passent tout sur leur temps sur une mob bleue quand ils ne matent pas des gonzesses à gros nibards.
C’est l’époque du glandage qui consiste à lire Best pour s’imaginer être pote avec les membres du groupe Creedence Clearwater Revival.
A l’époque, le Lagarde & Michard ne nous donnait pas envie d’aimer la poésie écrite. On voulait d’abord la vivre.
Tout ça a existé, et Laborde explore ce continent social comme Modiano est un expert des années noires.
Dans ce livre de nouvelles, l’autoradio, d’une caisse dont le conducteur a raté un virage, continue de marcher quand on remonte la carcasse de ferraille à la surface. The show must go on !
Chaque nouvelle met en scène une fille- « Waouh ! elle est terrible »- et une chanson hyper célèbre.
La bande son labordonienne est entre Woodstock et On connaît la chanson d’Alain Resnais.
Le poète n’est pas sectaire : il aime autant le fou chantant Charles Trenet que l’envoutante Anna Calvi qui a un regard foudroyant comme le son de sa guitare, soit un mixte La Callas-Hendrix, irrésistible !
Toute la thématique de Laborde est présente dans sa prose.
Au moindre virage en épingle à cheveux, on voit surgir Federico Bahamontes.
Jane Fonda est en poster : femme de rêve, à la fois le cerveau et le corps. Duras en Barbarella !
Si Yourcenar avait eu l’apparence de Raquel Welch, elle n’aurait sans doute pas écrit une ligne et si RW avait eu le ciboulot de la première dame du quai Conti elle n’aurait jamais joué dessapée.
Au terme de douze nouvelles, Laborde nous donne de ses nouvelles dans un best-off de ses écrits sur la toile ou ailleurs.
Un livre patchwork ? Précision : nous sommes en face d’un écrivain et non d’un auteur.
Laborde c’est un continent et non pas de l’incontinence.
Le livre est un hymne aux femmes, mais méfiez-vous des Mmes Richardson. Après une nuit d’amour, elles peuvent vous transformer en criminel. Il y a des meufs qu’il vaut mieux avoir en photo. Ni avec ni sans. Ni épouse ni maîtresse. Parfois il vaut mieux rien branler !

-Madame Richardson et autres nouvelles, suivi de Quai des bribes. Christian Laborde, Robert Laffont, 208 p., 17 €.

01.02.15

Permalien 22:51:42, Catégories: GRAND MONSIEUR  

Les handballeurs français fierté du sport tricolore. Avec 5 titres mondiaux, ils rejoignent le Bresil (football) et les Etats-Unis (Basket)

Claude Onesta n’a pas la langue dans sa poche. Il massacre ceux qui s’aplatissent devant le salaire astronomique du joueur en préretraite à Paris où la pression est nulle par rapport au Real Madrid, à Barcelone, à l’AC Milan ou à Man United.

Les handballeurs tricolores sont les sportifs français les plus titrés du handball. Ils égalent les 5 titres de champion du monde de football remportés par le Brésil et les 5 championnats du monde de Basket amassés par les Etats-Unis.
Aucune nation n’est parvenue à remporter 5 fois le titre mondial en Handball, même pas l’Allemagne qui a inventé le handball.
Le handball est devenu un grand sport mondial, grâce à l’Allemagne nazie. En France, c’est le gouvernement de Vichy qui l’a imposé sur notre seul.
C’est peut-être pour cela qu’en France, on traite souvent ce sport en ce pinçant le nez.
Pourtant, nos footballeurs ne pèsent pas lourds en face des handballeurs.
A part, la génération Zidane, rien au niveau du titre mondial. Un seul titre mondial depuis 1930.
Donc, bravo aux handballeurs !
Avant la finale, l’historique sélectionneur Claude Onesta avait déclaré: “Il y a des choses qui ne s’achètent pas".
Après le finale, il a dit: “Symboliquement, il vaut mieux voir la France gagnante".
Je vous laisse interpréter. Sacré Onesta !

Jeux Olympiques d’été
Médaille d’or (2008, 2012)
Médaille de bronze (1992)

Championnat du monde
Médaille d’or (1995, 2001, 2009, 2011, 2015)
Médaille d’argent (1993)
Médaille de bronze (1997, 2003, 2005)

Championnat d’Europe
Médaille d’or (2006, 2010, 2014)
Médaille de bronze (2008)

Jeux méditerranéens
Médaille d’argent (1987, 1993, 2009)
Médaille de bronze (2001)

Permalien 12:06:52, Catégories: LE GYM E BASTA, ANTI-FOOTBALL, GRAND MONSIEUR  

Nice résiste à la neige, à l'excommunication de Ben Arfa, aux expulsions outrancières des Aiglons

Samedi 31 janvier 2015
Metz 0-0 Nice

Nice démontre de grandes qualités de résistance.
Depuis les matchs retour Nice est invaincu:
Nice-Lorient 3-1
Bordeaux-Nice 1-2
Nice-Marseille 2-1
Metz-Nice 0-0

Nice est 8e. Un classement qui ne doit pas enchanter ceux qui voudraient voir Nice en L2.
Finalement plus on cherche à affaiblir Nice, plus Nice résiste.
Ben Arfa est empêché de jouer à Nice alors qu’il a le feu vert de l’Angleterre. Et après on nous parle d’Europe !
On a exclu deux Niçois lors des deux derniers matchs pour des fautes plus que risibles. Pendant ce temps on a oublié de siffler deux pénaltys en faveur d’Evian au Vélodrome, à Marseille. (Pour les fautes de Nice, on peut me taxer de fan aveuglé, mais pour le match de l’OM, il y a 100 % deux fois pénalty pour Evian.)
On a fait jouer Nice dans des conditions climatiques infernales. Nice à Metz sous la neige c’est comme si vous mettez un aigle vivant dans une chambre froide. Habitués aux conditions d’apocalypse climatique, les Messins n’ont pas pris les trois points. Si ma mère m’avait donné naissance à Metz, je l’aurai attaqué en justice.
Le prochain challenge battre Nantes à Nice peut-être avec Ben Arfa car contrairement à ce que racontent les médias parigots Ben Arfa a encore la possibilité de jouer avec les Aiglons en 2014-2015.

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