Archives pour: Septembre 2014

30.09.14

Permalien 06:26:32, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR  

Réveille-toi football, la Zlatanisation est déclarée, de Gérard Etcheverry. (Michel de Maule)

Bien sûr, le football qui est le mien c’est celui de Batteux, Snella, Busby, Shankly, Cruyff, Ferguson… Quatre sont morts et deux sont à la retraite. Comment vivre sans la présence de notre père ? C’est l’enjeu du livre de Gérard Etcheverry.

-« Mon père m’a emmené dès l’âge de 8 ans sur le stade de Colombes. Et après à Sedan où j’allais aussi dans les vestiaires. Dès lors, je n’ai eu qu’un rêve : devenir journaliste à L’Équipe ! »

Gérard Etcheverry, qui a atteint son but de devenir grand reporter à l’Équipe à partir de 1976, est nostalgique. C’est bien logique: de l’enfance, on ne s’en remet pas, a si joliment dit Pascal Jardin.
On ne reviendra plus en arrière, à cause de l’arrêt Bosman qui a changé la donne. Avant, il ne fallait pas utiliser plus de trois joueurs hors communauté. Aujourd’hui, les grands clubs alignent des équipes bondées d’internationaux, jusqu’au banc des remplaçants. Avec les droits télés astronomiques, le championnat anglais est le plus riche et donc le plus suivi.
La saine colère de Gérard Etcheverry fait plaisir à entendre, contre l’économie des puissants qui écrase tout.
Cependant, l’argent ne fait pas toujours le bonheur.
Ni le PSG, ni Manchester City, ni Arsenal n’ont gagné la C1.
Malgré les dérives, le football reste magique et imprévisible.
Qui aurait pu dire que le Brésil allait être ridiculisé sur sa terre en 2014 ?
On ne peut pas dire: “C’était mieux avant".
Avant, c’était le temps où le goal Chayriguès touchait des dessous de table.
Avant, c’était la caisse noire de Saint-Etienne.
Avant, les joueurs de Nice partaient en train le vendredi soir pour aller jouer à Lille avant de revenir à Nice, le lundi pour se doucher aux Bains-Douches.
Avant, c’était l’époque de l’esclavage des joueurs obligés de toujours rester dans le même club, à de rares exceptions près.
Avant, c’était les temps des stades délabrés.
Hier, il y avait Puskas, Di Stefano et Pelé. Aujourd’hui, il y a C.Ronaldo, Messi et Ibrahimovic.
On a beau critiquer le Qatar au PSG mais sans l’argent du Qatar, la Ligue 1 n’intéresserait plus personne.
L’argent ne fait pas tout: Manchester United a acheté pour 250 M€ de joueurs en deux saisons. Cela ne suffit pas à refaire gagner MU en panne de grâce. Le départ du jeune Welbeck, natif de Manchester, à Arsenal n’est pas la meilleure décision de Louis van Gaal dont le talent se résume à casser la tirelire de MU. R. Domenech ferait aussi bien que le Néerlandais.
Le football fait vendre la presse: on l’a bien vu quand il a eu des affaires, genre Ribéry ou le bus de la honte 2010.
Une fois qu’on a dit cela, on est obligé de constater que les frasques de certains joueurs ne pèsent absolument rien face à un ponte de la finance internationale pris au piège dans une affaire de mœurs, aux magouilles d’un ministre qui plaçait son argent en Suisse, à un autre politicard véreux qui se dit “phobique” de l’administration, et au déballage médiatique des affaires de petites culottes élyséennes. Les dérives du football représentent une goutte d’eau à côté de la décadence politique.
Même si l’argent règne en maître, le football conserve sa magie. La Coupe du Monde 2014 a été l’une des plus belles éditions et vu le comportement déplorable du Brésil, pays organisateur, on a vérifier que les matchs n’étaient pas truqués sinon la Seleçao aurait au moins atteint la finale du tournoi.
Concernant les grands joueurs, ils font plus rêver que les autres.
On y peut rien: il vaut mieux voir un film avec De Niro qu’un film avec Duchsmoll. Idem pour le football. La preuve, l’absence de Zlatan Ibrahimovic, contre le Barça, en C1 le 30 septembre, traumatise tous ses coéquipiers, sans parler des supporters de la Porte d’Auteuil et de Navarre.(1)
Le livre de Gérard Etcheverry sert à recadrer le football sur l’essentiel.
Il s’agit d’une activité qui est la métaphore de la vie. Et la vie, il faut la respecter.

-Réveille-toi football, la Zlatanisation est déclarée de Gérard Etcheverry. Michel de Maule, 176 p., 19 €

(1)Résultat: Paris 3-2 Barcelone. A lire:
http://www.mycoachfoot.com/blog-coach-pro/coach-laurent-blanc-attendu-au-tournant-de-psg-barcelone-version-30-septembre-2014-321

Permalien 05:08:00, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR  

Le village des fanatiques, de Patrice Higonnet (Vendémiaire)

Gérard Desarthe dans Les Camisards de René Allio

En quatre actes et un épilogue, Patrice Higonnet, spécialiste de la Révolution française et du siècle des Lumières, nous transporte au XVIIe siècle, au cœur des Cévennes, si chères à André Chamson, pour nous faire revenir une guerre de religion, hélas d’actualité !
Là nous en étions au 24 juillet 1702 quand des protestants tuent un prêtre, dans le petit village du Pont-de-Montvert. Le curé reçoit 54 coups de couteaux.
Une véritable boucherie qui répond à « une persécution ». Ce crime est le coup de départ d’une lutte sans merci entre les troupes du Roi Louis XIV et les Camisards.
Par le prisme historique, Patrice Higonnet décortique tout cet imbroglio qui est une introspection dans le monde des fondamentalistes bornés.
Le récit se lit comme un reportage d’Envoyé spécial. C’et vivant, documenté avec de nombreuses citations.
Un véritable mode d’emploi pour ce qui se passe en 2014.
Série en cours. A ne pas suivre.

-Le village des fanatiques, de Patrice Higonnet. Avec cahier-photos. Vendémiaire, 223 p., 20 €.

29.09.14

La biographie incandescente de Romy Schneider, par Sophie Guillou. (Libretto/ Phébus)

La caméra est anthropophage. Elle a dévoré la jeunesse de Romy Schneider. Eblouissante filmée par Andrzej Zulawski. La scène ci-dessus est l’un des plus grands moments de sa carrière cinématographique. Pour atteindre ce moment de vérité, il faut un don de soi absolu.

Filles d’un couple d’acteurs, Romy Schneider (1938-1982) a été élevée par ses grands-parents maternels. Elle est née à Vienne, la veille de la guerre. Toute son enfance est vécue dans l’absence des parents qui bien sûr illuminent les moments passés ensemble. C’est un raccourci psychologique mais des natures sont plus sensibles que d’autres aux séquences fondatrices. Sophie Guillou commence son livre- j’allais écrire son film- sur le tournage de La Passante du Sans-Souci à Berlin. Personne ne sait alors qu’il s’agit du dernier film. Dernier et non pas Nouveau. Brisée par la mort accidentelle de son fils, elle s’abrutit de médicaments noyés dans l’alcool, tournant machinalement. Sophie Guillou insiste sur l’absence. Elle a raison. Après celle de ses parents, voici qu’elle est confrontée à l’absence définitive de son fils David. Il est évident qu’elle culpabilise : si elle avait été présente, son fils n’aurait pas fait d’imprudence. Son fils était seul, comme elle le fut si souvent.
Le récit de Sophie Guillou nous met en présence du parcours d’une très belle héroïne à la recherche perpétuelle du bonheur. Quand elle a un petit frère, elle perd un peu de son prestige, n’étant plus la petite dernière. Lorsqu’elle a dix ans, ses parents divorcent. L’éclatement de la famille après la fin de la guerre n’améliore pas sa construction de jeune fille. Un passage chez les religieuses lui permet de découvrir l’amitié. Fille d’acteurs, elle s’invente des rencontres avec Gary Cooper qui fascinent ses copines. Elle mesure son pouvoir d’évocation, et l’infime lisière entre le réel et la fiction. Petit à petit, elle découvre le pouvoir du cinéma et décide de prendre le chemin de ses parents : elle veut être actrice. En 1953, elle fait ses premiers pas. Elle a 15 ans. Le cinéma n’est pas aussi paradisiaque qu’elle le pensait- en raison des attentes interminables entre les scènes- mais ce qui se passe après « Moteur ! » lui plait beaucoup. Elle semble n’existait que lorsque la caméra la filme. Elle a un atout considérable : la photogénique. Romy Schneider est encore plus belle à l’écran que dans la vie. Pour la plupart des gens, c’est le contraire. Elle comprend le mécanisme du jeu : se concentrer, rassembler son énergie pour la libérer à tel moment, se laisser aller tout en contrôlant la situation, paraître naturelle… maquillée devant une équipe de techniciens ! En coulisses, sa mère sent le potentiel et vit par procuration l’ascension de sa fille.
Le film Sissi la propulse star et dans la foulée elle rencontre Alain Delon, à Paris, sur le tournage de Christine qui lui offre l’amitié durable de Jean-Claude Brialy. A la fin du tournage, elle quitte la France avant de revenir s’installer en France afin de ne plus être éloignée d’Alain Delon. Cela lui permet de mettre de la distance avec sa mère tout en diminuant la dimension mythique qu’elle avait donnée à son père. En France, elle est confrontée à l’émergence de la Nouvelle vague qui la considère comme ringarde car elle incarne le «cinéma de papa». Elle repart à zéro, avec l’impression d’arriver en terre inconnue et d’avoir trahi son pays d’origine. Le couple Delon-Schneider fait vendre beaucoup de journaux. Le duo est starifié mais il n’est pas facile de tourner des films loin l’un de l’autre. Quand elle reste à la maison, elle est dans la peau de la femme qui attend, encore l’absence… Il lui faut s’imposer dans son pays d’accueil. Elle y parvient grâce au théâtre et à Luchino Visconti alors qu’au début de leur rencontre, il y avait beaucoup de tension dans l’air. Peu à peu, son union avec Delon se délite pour s’achever. Les sentiments restent mais le quotidien n’existe plus encore eux. Le duo adoré par les médias et le public sera reconstitué pour La piscine, en 1968. Reconstitué professionnellement. Malgré les sentiments qui les unissent, c’est chacun sa vie.
Les journaux ne cessent pas de décortiquée sa vie privée. Séparée de son mari allemand, elle obtient la garde de leur fils. Page 81 c’est la naissance de sa fille Sarah, né de l’union avec le nouvel homme de sa vie. Nous étions le 21 juillet 1977. Au niveau professionnel, sa notoriété est au zénith. «Aucun metteur en scène ne peut imaginer combien je me trouve seule devant la caméra », avoue-t-elle. Cela devrait faire réfléchir les jeunes actrices. Nous sommes tous seuls. Elle l’était un peu plus que les autres. Il est exténuant de sans arrêt jouer sur les sentiments. Le bureau d’un acteur : c’est le fond de son âme. On n’y descend pas sans souffrance. On n’y remonte pas sans dégâts. Ce n’est pas un hasard si tant de comédiennes finissent par quitter l’écran qui par ailleurs les aimante comme la flamme attire le papillon.
Sophie Guillou est très respectueuse de Romy Schneider et ne nous met jamais en position de voyeur. Après la disparition de David- le 5 juillet 1981- Romy Schneider a tenu jusqu’au 29 mai 1982. L’actrice vivait toujours mais la femme n’en pouvait plus. Trop c’est trop. On peut mourir à force d’être étreint pas l’angoisse. On a tous une image de Romy Schneider. Pour moi, c’est la scène du film de série B qu’elle est censé tourner dans L’important c’est d’aimer. Un photographe la shoote tandis qu’elle pleure en disant : «Vous savez, je suis une vraie comédienne, je sais jouer. Je fais ça pour manger… » Je cite de mémoire. J’ai le parfum général de la scène dans un univers totalement de pacotille, voulu de manière volontaire par A. Zulawski. Un moment grandiose. Aucune autre actrice au monde n’aurait fait mieux qu’elle à ce moment-là. Un moment vrai, déchirant, bouleversant. Un don de soi impressionnant. Une alchimie mystérieuse. La vie n’a pas été gentille avec elle.

-Romy Schneider, de Sophie Guillou. Libretto/ Phébus, 102 p., 6,70€

“La gloire est le deuil éclatant du bonheur” (Madame de Staël) Romy Schneider, écoeurée par la violence des vampires de l’image.

27.09.14

Permalien 23:26:53, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR  

Poèmes français, de Fernando Pessoa (La Différence)

Très fine vidéo qui incarne bien Pessoa et son double qu’il a créé à l’infini. Le mot génie convient à Pessoa.

Le livre est dédié : « In Memoriam Joaquim Vital et Robert Bréchon ». Mort en 2010, Joaquim Vital était le cofondateur des éditions La Différence. Traducteur de Fernando Pessoa, il classait les éditeurs en trois catégories : « ceux qui publient les livres qu’ils aiment ; ceux qui aiment les livres qu’ils publient ; ceux qui n’aiment pas les livres - et qui ne sont pas des éditeurs.» Dans ce trait d’esprit, il se classait dans la première et la seconde catégorie qui n’en forment qu’une ! Mort en 2012, Robert Bréchon a dirigé l’édition des œuvres de Fernando Pessoa chez Christian Bourgois pour lequel il écrivit une biographie de l’immense poète.
Fernando Pessoa (1888-1935) a écrit sous différentes identités, en créant chaque fois un caractère différent et surtout une langue différente. Il écrivait en portugais, anglais et français. Dans les années 1906-1908, il a beaucoup utilisé le français. Cela est très impressionnant de prendre un livre de Pessoa en remarquant d’emblée qu’il n’y a pas de traduction. Nous avons droit à du Pessoa par Pessoa. Ses premiers poèmes en français forment la fondation de sa galaxie d’hétéronymes ; c’est-à-dire des pseudonymes si vous n’avez jamais lu Pessoa. Je précise que son nom signifie « une personne » et non pas « personne », je veux dire « rien » comme on le croit trop souvent. Pessoa est né la même année que ma grand-mère paternelle. J’aurais pu le connaître mais sa vie fut plus brève que celle de ma grand-mère devenue presque centenaire. J’ai cependant connu quelqu’un qui l’a connu : Philippe Soupault. Je suis donc l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’ours ! Je dis ça pour rendre vivant Pessoa. A force de parler de Balzac ou Hugo, on finit par oublier qu’ils ont vraiment existé. Il ne s’agit pas de statue de granit. Dans les écrits de Pessoa on attend son cœur battre tant il écrivait sans tricher.

«Bateau qui passe dans la nuit/ Quand la lune chasse le bruit. »
«Rien n’est ; tout passe. »
«Mon cœur est une pauvre miette/ De quelque chose de grand. »
«Avant vivre j’étais, bien que je n’étais pas. »
«Mama, maman/ Tout petit enfant/ Devenu grand/ N’en est que plus triste/ Maman, Maman/ Tu me manques tant. »
Voici quelques extraits de Pessoa, version française. Des vibrations intactes qui ont cent ans ou presque.
Et encore:
«Vous êtes belle : on vous adore. Vous êtes jeune : on vous sourit. »

Dans tout ce recueil, un mot domine : Rêve.
Ce qu’a écrit Pessoa est universel. Que l’on soit noir ou blanc, Chinois ou Russe, ainsi de suite cela fonctionne.
Il aurait pu vivre en 1244 ou en 723, cela n’y aurait rien changé. En 4450 cela se poursuivra, à moins que le monde ne soit plus qu’un repaire de robots.
Il parle de la vie, de la mort, du présent, du passé, et surtout de ce que l’on a au fond du cœur ou au fond de l’âme, c’est la même chose.
On peut lire une phrase de Pessoa est s’arrêter dessus un moment.
On se dit: “C’est vrai ce qu’il dit” ou “Que veut-il dire ? Ah ! oui, j’ai déjà pensé à ça…”
Mieux qu’un livre, c’est un homme de chevet. Un ami qui ne nous laisse jamais tomber.
On soulève la couverture de ses livres comme le marbre du tombeau. Y a quelqu’un dedans ?
-Oui, oui, c’est moi Fernando !
J’étais ami avec Antonio Tabucchi qui était la survivance de Pessoa, en version italienne. Il aimait tellement Pessoa qu’il a appris le portugais pour écrire dans la langue de son devancier.
Quand je parlais avec Tabucchi, Pessoa flottait entre nous.
Si vous n’aimez pas les grands esprits ne lisez pas Pessoa.

-Poèmes français, de Fernando Pessoa. Edition établie et annotée par Patricio Ferrari avec la collaboration de Patrick Quillier. Préface de Patrick Quillier. La Différence, 413 p., 29 €

[Post dédié à Armand Guibert]

Permalien 17:44:57, Catégories: LE GYM E BASTA, GRAND MONSIEUR  

Aprés Lille, Monaco! Nice enchaîne 6 points

Claude Puel s’est rappelé aux bons souvenirs de ses anciens clubs: Lille et Monaco. Résultats des courses: 6 points pour Nice ! En trois jours !

Ligue 1, 8e journée
Samedi 27 septembre 2014
AS MONACO 0-1 OGC NICE
But pour les Aiglons: Eduardo (6e)

OGC Nice : Hassen/ Palun, Genevois, Bodmer (cap.), Amavi/ Mendy, Hult/ G.Puel (Eysseric 82e), Eduardo (Digard 75e), Bauthéac/ Plea (Bosetti 75e)

Le 4 octobre contre Montpellier, à Nice, les Aiglons auront la possibilité de remporter leur troisième match de suite. C’est un beau challenge.
A Monaco, Nice a marqué sur coup franc. Eduardo a tiré sur ses coéquipiers qui se sont écartés. But ! Comme à l’entraînement…

7e journée
Mercredi 24 septembre
OGC NICE 1-0 LILLE OSC
But pour les Aiglons: Bodmer (41e)

OGC Nice : Hassen/ Palun, Genevois, Bodmer, Amavi/ Albert (Plea 90e+3), Mendy/ Eysseric, Carlos Eduardo (G.Puel 85e), Bauthéac (Hult 73e)/ Bosetti

Permalien 09:41:57, Catégories: THE RED DEVILS  

Le navrant bilan de van Gaal à Man United: 3 défaites, deux nuls et une seule victoire

Man United a formé Danny Welbeck - ici enfant sur la vidéo- mais van Gaal l’a vendu à Arsenal. C’est vraiment grotesque d’envoyer à la concurrence un grand espoir du club. MU est désormais une équipe de mercenaires. Ryan Giggs et Bobby Charlton sont en train d’avaler les couleuvres de van Gaal. Quand pense Sir Ferguson ?

Premier League, 6e journée
Samedi 27 septembre 2014, 16 h
Manchester United - West Ham (1)

Avec un calendrier ultra favorable, par rapport à celui de l’an passé- comme si la FA avait eu pitié de MU- les Red Devils font un début de saison déplorable.
Le football est le grand gagnant depuis la venue de Louis van Gaal.
En effet si le coach a pu bénéficier de 250 M€ de joueurs (en comptant la venue de ceux de la saison passée), on voit que le bilan n’est pas fameux: 3 défaites dont une devant des quasi amateurs, en Coupe de la Ligue, deux nuls qui portent bien portent leur nom et une seule victoire. Pas terrible. Affligeant même.
Le football est implacable.
Si vous ne jouez qu’avec des attaquants vous ne pouvez pas gagner les matchs.
Van Gaal a une défense déplorable et un milieu défensif inexistant.
Donc le football a le dernier mot.
Tant que MU jouera sans se soucier de l’équilibre entre les lignes qu’on n’attende pas de miracle.

Résultats de MU:
16 Août 2014 Man United 1-2 Swansea City
24 Août Sunderland 1 - 1 Man United
26 Août (Capital One Cup) MK Dons 4-0 Man United
30 Août Burnley 0 - 0 Man United

14 Septembre Man United 4-0 Queens Park Rangers
21 Septembre Leicester City 5-3 Man United

(1) Man United 2-1 West Ham United
Buts pour MU: Rooney (5e), Van Persie (21e)

Je n’ai pas vu le match, C+ ne l’a pas donné en direct.
Rooney a été expulsé. Son premier carton rouge depuis 2009 !
Il a été renvoyé aux vestiaires à la 58e minute.
Pourquoi ?
Il a tiré dans le genou d’un adversaire, par derrière.
Charge idiote de la part d’un joueur frustré de jouer pour éviter la relégation avec 250 M€ dépensés.
Van Gaal a passé son temps à écrire. Un livre sur François Pays-Bas ?
Manchester United: De Gea/ Rafael, McNair, Rojo, Shaw/ Herrera (A.Valencia 74e), Blind, Di Maria (Thorpe 93e)/ Rooney/ van Persie, Falcao (Fletcher 64e)
Sur le banc: Lindegaard, Pereira, Mata, Januzaj
MU est à huit points du leader Chelsea. Et nous n’en sommes qu’à la 6e journée.
Vu le résumé du match, la défense de MU est toujours aussi lamentable. Van Gaal fait débuter McCair et Thorpe. Tout ça n’est pas très sérieux. On ne lance pas des jeunes dans la fosse aux lions.
Si MU rencontrait Chelsea, le score serait de 6-0 pour les Blues.
Maintenant, si l’on veut voir du football, il faut regarder Chelsea, Man City et Arsenal.

A venir:
05 Oct Man United - Everton (13 h)
20 Oct West Bromwich Albion - Man United (21 h)
26 Oct Man United - Chelsea(17 h)

25.09.14

Permalien 17:15:45, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR  

Kafka, poète de la honte, de Saul Friedländer.(Seuil)

D’emblée, l’auteur nous dit qu’il n’est pas un spécialiste de Kafka mais on se rend vite compte qu’il a lu autant Kafka que les livres sur Kafka.
C’est en 1947 et à Paris que Saul Friedländer a lu Kafka pour la première fois. Il s’agissait plutôt d’un livre SUR Kafka puisqu’il avait entre les mains la biographie de Kafka écrite par Max Brod. L’essayiste est donc venu à lire l’auteur de La Métamorphose par un détour chez son meilleur ami, Max Brod qui a beaucoup fait pour la vulgarisation de l’œuvre de Kafka, sauvant de l’oubli des pans de manuscrits. A travers les écrits de Kafka, l’auteur remonte tout le fleuve du grand romancier, de l’enfance à sa mort.
Saul Friedländer se démarque de Max Brod qui a présenté Kafka comme il le souhaitant, retirant ses zones d’ombre.
Le livre aborde la relation père-fils que l’on savait basé sur l’écrasement du fils qui se sentait inférieur physiquement vis-à-vis de la silhouette qu’il voyait comme un colosse.
Le biographe enseignant à Los Angeles nous dévoile un Kafka, homosexuel latent qui ne passe pas à l’acte.
Kafka était complexé, il se voyait dans la peau d’un Juif chétif.
Attiré par les filles de joie, il en ressortait triste.
Saul Friedländer nous présente un Kafka plus vivant qu’on n’aurait cru, et moins métaphysique qu’on ne le colporte.
Un fait évident: ce fut un génie de la littérature, et cela le reste.
Non sioniste, Kafka a appris l’hébreu, seul, en 1917.
Max Brod a un peu usé de la gomme dans sa relecture des manuscrits de l’ami Franz.
Saul Friedländer rectifie le pire.
Tout cela ne nuit pas au grand écrivain Pragois.
Le terme “honte” est trop fort car Kafka savait très bien que sa sensibilité était hors norme.
Quand on est clairvoyant, on est toujours seul.
Brod lui a fait du bien, et c’est tant mieux.
Aujourd’hui, ni Kafka ni Brod ne sont là.
Place aux interprétations, aux révélations.
L’œuvre, elle, est là et bien là.

-Kafka, poète de la honte, de Saul Friedländer. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Nicole Weill. Seuil, 247 p., 19,50 €

Brasseur, père et fils, maison fondée en 1820. (Flammarion)

Pierre Brasseur et Odette Joyeux sont les parents de Claude Brasseur qui entretient très bien le flambeau familial.

“N’essaie pas de me ressembler. Et en même temps, tu es mon fils, n’essaie pas de lutter contre nos ressemblances". Voilà ce qu’a dit Pierre Brasseur à son fils Claude qui peut dire la même chose à son propre fils Alexandre qui se fait un prénom depuis quelques années.
Claude Brasseur revisite son parcours en tirant un grand coup de chapeau à ses prédécesseurs.
Chez les Brasseur ont est comédien de père et fils depuis 1820 !
Il n’y a pas tellement de dynastie d’enfants de la balle pour se priver de fêter les Brasseur.
Claude Brasseur a eu la bonne idée de choisir l’interview car il refusé de faire croire qu’il avait écrit le livre.
Il est bien relancé par Jeff Domenech, un vrai entraîneur !
Avec le jeu des questions-réponses, il n’y a pas tromperie sur la marchandise, en plus cela donne un effet zapping très agréable pour la gymnastique de l’esprit.
Au début de sa vie, Claude Brasseur ne voulait pas être comédien et petit à petit il a épousé le métier.
Il faut dire que sa maman n’est autre que la grande Odette Joyeux. Je me rappelle très bien d’elle et de son sourire lumineux.
Claude Brasseur fait une très belle carrière, passant de rôles importants au théâtre à des compositions populaires qui ne le sont pas moins. Il est aussi difficile de jouer Don Juan qu’un campeur. Brasseur sait faire beaucoup de chose mais il n’est absolument pas prétentieux. On ne le voit jamais à la télévision parader dans des émissions débiles de service après-vente. C’est un artiste et non pas une vedette !
Quand il joue, il a une nappe phréatique. Ce n’est pas comme la génération qui présente la météo avant d’avoir un grand rôle produit par la chaîne qui vous a fabriqué produit jetable.
On lit le livre sans se lasser car il est plein d’humeur et de générosité.
Claude Brasseur est très sévère sur notre époque de la présidence …Pas-Bas !
Comme on le comprend: il est passé de Colette, Jouvet, Sartre, Gabin, J. Renoir, Vilar, Ventura… aux putains cathodiques du PAF.
Je ne peux pas clore cette notule sans saluer la mémoire de Pierre Brasseur. Si le fils Claude a beaucoup de talent, le père avait du génie.
Quand Pierre Brasseur arrive sur un écran, c’est une tornade que l’on prend en pleine figure. Autant sa présence physique, que sa voix et que son âme, oui tout son être crève l’écran, comme jadis il crevait la scène théâtrale.
Il suffit de le voir dans Les enfants du paradis pour s’en apercevoir.
Je place Pierre Brasseur sur le même plan d’égalité que Raimu, Gabin, Baur, Jouvet et Simon. Ils sont au-dessus des autres, fussent-ils Bourvil, Fernandel et De Funès.
Pierre Brasseur est le père de Claude Brasseur, mais c’est aussi un peu le mien car tous les grands acteurs appartiennent à notre mémoire collective. J’ai un lien avec Pierre Brasseur car il a beaucoup donné au public, donc à moi. J’aime toutes les histoires qu’on m’a racontées sur lui: il y en a tant.
J’ai même entendu dire qu’il avait cimenté des meubles pour berner les huissiers !
Jean-Paul Belmondo a souvent raconté des soirées hilarantes avec Pierre Brasseur et Hubert Deschamps.
C’est un monument du cinéma, un vrai vivant.
Vive la famille Brasseur !

-Merci ! Brasseur, père et fils, maison fondée en 1820. Entretiens de Claude Brassens avec Jeff Domenech. Flammarion, 256 p., 19,90 €

24.09.14

Permalien 22:48:26, Catégories: GRAND MONSIEUR  

"Et si en plus, il n'y a personne..."

Les dirigeants étant intouchables dans leur bunker, on s’en prend au peuple.
Les planqués disent: “Il faut faire ceci, blablabla…”

[Post dédié à Hervé Gourdel]

Permalien 14:24:09, Catégories: LE CINEAC, AVENUE DE LA VICTOIRE, GRANDE DAME  

A 80 ans, Brigitte Bardot n'a rien perdu de son mordant

Les prétentieuses du PAF ont beau se trémousser, elles ne seront jamais une femme comme B.B.

Des millions de gonzesses ont montré leur cul mais il n’y a qu’une Brigitte Bardot !
Toutes ses pâles imitatrices peuvent aller se rhabiller.
Les femmes la jalousent encore aujourd’hui: plus libre qu’elle impossible. C’est l’incarnation de la liberté.
Liberté de corps, libre d’esprit.
A 80 ans personne n’a réussi à la faire taire.
C’est la seule star interplanétaire vivante: les autres sont mortes tragiquement, parfois allant jusqu’au suicide.
En 2014, les actrices ne font plus rêver. Les nouvelles stars présentent les JT. C’est dire !
Le 23 septembre 2014, sur France 2, Brigitte Bardot a été interviewée par Laurent Delahousse pour l’émission Un jour, un destin. Elle a accepté d’aborder tous les sujets, que ce soit sa vie de comédienne, ou sa vie à l’écart des caméras et de la presse.
A partir de 20h45, le documentaire inédit Un jour, une histoire: “Brigitte Bardot - La vérité BB” fut proposé et présenté par Laurent Delahousse, le meilleur journaliste-présentateur du PAF actuel. Toujours accusé du délit de belle gueule Laurent Delahousse n’est pas une plante verte des informations comme tant de ses confrères et consoeurs. On peut être beau, intelligent et sensible. Il en est la preuve vivante. Il n’a rien à voir avec ceux qui font le JT parce qu’ils ne peuvent pas faire de cinéma. Lui, il pourrait en faire mais il n’en joue pas. Avec B.B, il a usé de son charme et c’est bien la moindre des politesses quand on est face à BB, la plus grande icône française depuis la mort de Charles de Gaulle.
L’émission a rassemblé 4,9 millions de téléspectateurs et 20,4% de part d’audience. Il s’agit de la meilleure performance pour un prime sur France 2 depuis mai 2014.
Brigitte Bardot a parlé avec Laurent Delahousse sans tabou. Il s’agissait de son unique interview accordée à la télévision depuis plus de 10 ans. Cette interview a réuni en moyenne 5,6 millions de téléspectateurs pour 28.9% de PDA.
Comme d’habitude, elle a dit tout ce qu’elle voulait au risque de déplaire.
A ses détracteurs, je rappelle qu’on ne les entend pas dire que Simone de Beauvoir a travaillé à Radio Vichy.
BB est libre de parler à sa convenance. Plus personne ne le fait.
Au niveau société, Bardot est la femme la plus importante de son temps.
Elle a prouvé qu’une femme pouvait vivre comme un homme.
En ce sens, elle a dérangé.
Elle a plus fait pour la cause féminine que de Beauvoir, Giroud et Duras.
Beaucoup de gens la faisaient passer pour une ravissante idiote, à tort.
Elle jouait très bien.
Elle n’a jamais servi la soupe à personne.
Elle passait d’un mec à un autre à une époque où cela ne se faisait pas.
Les deux plus grandes femmes qui ont fait avancer la condition féminine au XXe sont Colette et Bardot.
Ceux qui lui reprochent de ne pas avoir la langue de bois feraient bien de rappeler que Simone de Beauvoir a travaillé à Radio Vichy. Soit l’on dit tout, soit l’on ne dit rien.
Laurent Delahousse vient d’augmenter sa cargaison d’ennemis. Il a réalisé coup sur coup deux scoops: Nicolas Sarkozy puis Brigitte Bardot. C’est la démonstration de son talent. L’interview télévisée est particulière car elle est précisément filmée. Force est de constater qu’il est très à l’aise dans cet exercice.
Le service public tient là un grand nom de la télé actuelle.

23.09.14

Permalien 07:58:44, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR  

Hugo Boss chez Victor Hugo. Un récit hilarant et clairvoyant sur les vigiles: "Debout-payé" de Gauz (Le Nouvel Attila)

Ne lisez pas le livre débile à la mode, mais lisez Gauz, quelqu’un qui a quelque chose à dire et qui le dit très bien, avec ses mots à lui. Un véritable écrivain. Un livre fort, très fort, le tout avec le sourire.

Voici la très bonne surprise de la rentrée littéraire 2014, très loin de l’abêtissement général provoqué par un livre qui aurait dû être imprimé sur du P.Q.
A l’inverse, Gauz, inconnu au bataillon, fait une entrée fracassante dans le monde des lettres. A 43 ans, et tout son talent, il donne à entendre une nouvelle voix, la sienne basée sur l’observation. On a droit à un volume des Choses vues, de Victor Hugo qui est aujourd’hui moins connu qu’Hugo Boss ! Et justement, tout son récit, ou presque, se passe dans une boutique de produits cosmétiques des Champs-Elysées.
Gauz, Ivoirien, est venu en France pour étudier à l’université avant de bifurquer dans la vie active. Au fil du temps, il exerce divers métiers grâce à un appétit de vivre et une intelligence caméléon. De fait, Gauz peut se fondre dans le paysage, d’où le Debout-payé qui signifie vigile rémunéré. A la fois, jardinier, scénariste, baby-sitter, photographe, journaliste, il sait faire beaucoup de choses. Son livre nous plonge dans l’univers des « sans-papiers ». Pour survivre, le narrateur devient vigie, et donc observe tous les comportements des clients, passants, badauds, ainsi de suite. Il est dans le rôle d’un phare humain, de la sentinelle de la société. Il n’est pas tendre avec les consommateurs qui sont obsédés par les parfums et autres maquillages.
Le livre est remarquable dans sa densité. Gauz illustre à la lettre le conseil de Paul Léautaud, à savoir on ne doit écrire que sur ce que l’on connaît. Gauz nous offre un récit haut de gamme avec un humour de chaque instant. Aux heures tardives, il nous décrit la ronde des acheteurs. C’est magnifique. Il nous dévoile les tapineuses, les travestis et les femmes voilées s’échanger leurs impressions sur tel ou tel déodorant. Quand il voit le sosie d’Amy Winehouse, il y a alerte dans le magasin : la jeune femme titubant va-t-elle tester un parfum ou boire le flacon ? Bien sûr, il y a une dimension politique. Pourquoi les Noirs, “sans papiers” ou avec, sont-ils appelés à devenir vigies, agents de sécurité ?
Gauz dresse le portrait de la France des Trente glorieuses aux années chômages. Il nous décrit un Paris avec des populations de tous les horizons. Un livre plein de vie. La France actuelle dans toute sa réalité sur fond de l’ex colonisation. Un très grand récit qui vaut tous les livres illisibles de sociologie. Ici nous sommes dans la géopoétique.

-Debout-payé, de Gauz. Le nouvel Attila, 172 p., 17 €

(Merci à Mediapart pour l’interview)

22.09.14

Permalien 17:00:40, Catégories: GRANDE DAME, HENDRIXEMENT  

La rebelle Maria Callas en 69 CD remasterisés

Tout Maria Callas dans un coffret 69 CD entièrement remasterisés dans les mythiques studios d’Abbey Road, là où les Beatles ont travaillé pour la postérité.
Pendant un an et demi d’excellents ingénieurs du son ont travaillé sur la voix de la divine cantatrice qui a une vie si malheureuse. Pas par sa faute mais parce que ceux qui l’approchaient l’aimer pour son art et jamais pour elle.
Des imbéciles ont prétendu que la plus grande soprano de son temps avaient la voix trop grave ou trop aiguë.
Cela revient à critiquer Maradona ou Pessoa !
La voix de La Callas est claire comme de l’eau de roche. Elle faisait sortir l’âme de sa gorge.
Une femme oiseau, tantôt aigle qui fond sur sa proie tantôt pinson perdu dans la forêt sous la pluie.
Les ingénieurs ont eu accès aux bandes d’origine des 1949 à 69 des enregistrements studio et non pas aux anciens disques.
Autant dire que les nouveaux CD disponibles laissent entendre sa voix comme jamais nous ne l’avons entendue à part en prise directe.
On est suspendu au moindre frémissement. Et on perçoit les qualités de comédienne de la diva.
Maria Callas est l’une des plus grandes dames de l’Histoire du monde depuis sa création.
Le coffret est cher mais quand on aime on…
Dire que des abrutis l’ont sifflée à Paris parce qu’elle s’est cassée la voix sur scène !
Au lieu de la consoler, ils l’ont huée. De vrais sauvages.

Maria Callas remastered
The complete Studio Recording 1949-1969
69 CD et un livre de 132 pages
Warner Classics, 199 €

Permalien 16:26:21, Catégories: THE RED DEVILS, GRAND MONSIEUR, LA REVUE DE STRESS  

Depuis le départ de Sir Ferguson, Man United a déjà usé 3 coachs

Ah! nous étions si heureux avec Sir Ferguson !
Et dire que des ignares ont osé répéter à longueur d’années que Man United sous l’ère Ferguson “gagner sans bien jouer".
Quelle honte de dire de pareilles âneries !
Les mêmes ont dit que Patrice Evra n’était pas un grand latéral gauche.
Depuis la retraite de MU, la liste des coachs recommence à s’allonger.
Je me suis trompé moi aussi: j’ai cru que les joueurs allaient imposer Moyes mais ce ne fut pas le cas.
C’est très difficile d’entraîner MU car c’est un club qui demande la victoire à chaque match.
Arsenal perd ? Le monde entier s’en moque complétement.
Man United perd ? Des millions de fans sont tristes, la bourse s’affole.
Entraîner MU c’est aussi difficile que de diriger un pays. On ne s’improvise pas chef d’Etat. Il suffit de voir l’actuel locataire de l’Elysée pour s’en rendre compte.
Depuis le départ de Fergie, ont a déjà vu passer Moyes, Giggs et van Gaal.
Série en cours.
Depuis 1993, Sir Ferguson m’a fait vivre dans le paradis du football, du jeu, de l’intelligence, de la remise en question.
Ferguson au football c’est l’équivalent de Picasso, de Milles Davis.

Dans ma vie, j’aurais vécu 20 ans au contact d’un coach qui cultivait le merveilleux. Homme d’une rigueur absolue. C’est ça qui était beau. De l’humour mais pas de relâchement.
Aujourd’hui, on voit van Gaal jouer sans défense, sans milieu de terrain défensif, sans relayeur.
Marquer 3 buts ne sert à rien si c’est pour en prendre 5 dans la musette.
Leicester a donné une leçon de football à MU.
C’est faux de dire: “Nous avons donné le match à Leicester…” comme le dit van Gaal. Non, non et non! Leicester est allé gagner parce que van Gaal n’a aucun schéma tactique sous sa ligne d’attaque. Il n’a qu’à regarder les matchs avec Paul Scholes et M. Carrick pour comprendre l’importance de l’entre-jeu.
Van Gaal ne connaît pas MU car il ne sait pas utiliser Antonio Valencia qui lui est capable d’attaquer puis défendre ou défendre puis attaquer.
Herrera ? Il joue la fleur au fusil. C’est un enfant. Scholes, était un homme, même à 15 ans.

La liste des coachs de MU depuis la fin de la guerre:

Du 15 février 1945 au 11 août 1969 Matt Busby

Du 6 février 1958 à juin 1958 Jimmy Murphy
Du 11 août 1969 au 29 décembre 1970 Wilf McGuiness
Du 29 décembre 1970 au 8 juin 1971 Matt Busby
Du 8 juin 1971 au 19 décembre 1972 Frank O’Farrell
Du 22 décembre 1972 au 4 juillet 1977 Tommy Docherty
Du 14 juillet 1977 au 30 avril 1981 Dave Sexton
Du 9 juin 1981 au 4 novembre 1986 Ron Atkinson

Du 6 novembre 1986 au 1er juillet 2013 Sir Alex Ferguson

Du 1er juillet 2013 au 22 avril 2014 David Moyes
Du le 23 avril 2014 au 11 mai 2014 Ryan Giggs
Du 16 juillet 2014 au Louis van Gaal

21.09.14

Permalien 18:01:01, Catégories: THE RED DEVILS  

Van Gaal a inventé de nouveaux boulevards à Manchester !

21 Septembre 2014, 14 h30
Leicester City 5-3 Manchester United

Buts pour Leicester: Ulloa (17e, 83e pen), Nugent (62e pen), Cambiasso (64e), Vardy (79e)
Buts pour MU: Van Persie (13e), Di Maria (16e), Herrera (57e)

Je connais très bien Manchester mais je ne savais pas que Louis van Gaal y était venu pour y créer de nouveaux boulevards !
Les joueurs de Leicester les ont inaugurés en grande pompes.
Louis van Gaal est-il un fan ou un coach ?
Au lieu de replacer ses joueurs, il exulta quand MU marqua ses 2e et 3e buts. Grotesque !
Et ce qui devait arriver arriva: menant 0-2 à la 16e minute, MU s’est fait refroidir 1-2 à la 17e minute; et menant 1-3 à la 57e minute, MU s’est fait refroidir 2-3 sur penalty à la 62e minute, ce qui fait que MU n’a jamais pu contrôler le match.
Sur le penalty de la 62e il y a à dire: un joueur de Leicester jette au sol Rafael d’un grand coup d’épaule, sans se faire avertir, puis plonge dans la surface… sans prendre un carton jaune pour simulation ! De manière incroyable, c’est Rafael se fait sanctionner d’un penalty ! A quoi sert l’oreillette de l’arbitre. Le petit geste de Rafael n’a rien à voir avec la grossière faute du joueur de Leicester.
Bon passons, il y a plus grave. Van Gaal a fait sortir Falcao et Di Maria aux 72e et 76e minutes. Coaching de débutant! Les deux Sud-Américains n’étaient pas blessés. Apres les deux sorties de Red Devils, à 3-3, MU a perdu le match 5-3. Forcément, les deux joueurs les plus dangereux de MU étaient sur le banc. Quels cadeaux pour Leicester !
Van Gaal est-il incompétent ? Ce n’est pas la peine d’acheter des joueurs de ce calibre s’ils ne sont pas capables de jouer 90 minutes. MU n’a mis aucun récupérateur au milieu de terrain. Ce n’est pas avec quatre solistes que l’on gagne des matchs, il faut aussi des soldats. Des gars prêt à mourir pour le maillot.
Au mercato d’été, MU a perdu Evra, Vidic et Ferdinand ! Ils sont où les détracteurs d’Evra ? On ne les entend plus. Moi j’aime autant un geste défensif qu’une passe lumineuse.
Les trois grands défenseurs ont été remplacés par qui ? Personne.
La sortie d’Evans à 1-2, à la 3Oe minute a désarçonné la défense rouge.
Un coach doit penser à tout. Smalling n’est pas du niveau.
Il va falloir réintégrer Jones, Carrick et Fletcher, des gars qui savent tenir la boutique.
Marquer 3 buts à l’extérieur ne sert à rien si c’est pour en prendre 5 !
Arsenal, Chelsea, Man City et Liverpool sont heureux: le come back de MU n’est pas encore d’actualité.
La défense passoire de MU fait rire toute l’Angleterre, sauf Old Trafford.
Van Gaal, à part aligner des attaquants achetés à prix d’or, il sert à quoi ?
Le football est fantastique. Les millions ne suffisent pas.
Le football est plus fort que l’argent. Il demande une complémentarité fabuleuse.
C’est la morale de ce match. Leicester était plus harmonieux entre les lignes.

Manchester United:
De Gea/ (3) N’a servi à rien. Statique là où il aurait fallu être agile
Rafael (2) N’utilise pas assez son cerveau
Blackett (1) Match raté
Evans (6) Bon jusqu’à sa sortie sur blessure. Puis Smalling (30e) (0) C’est le 3e choix
Rojo/ (1) Aucune concentration
Blind (3) Trop de responsabilité vu son jeune âge
Herrera (2) Hyper faible dans la récupération.
Di Maria (7) Sa louche exceptionnelle n’a servi à rien, hélas ! Puis Mata (76e) (2) Trop léger physiquement
Rooney/© (3) A cessé de jouer, écoeuré par la défense rouge
Falcao (5) Bon match, avec une passe décisive, jusqu’à sa sortie incompréhensible. Puis Januzaj (72e) (O) Inexistant
van Persie (4) A part son but, semble extérieur aux événements

Sur le banc: Lindegaard, Shaw, Fletcher, Valencia
Manager: Van Gaal (1) C’est un spectateur, un supporter, rien de plus. Aucune participation active au jeu

En quatre minutes, le Red Devil Chicharito ouvre son compteur au Real Madrid par un doublé sous les yeux de Benzema sur le banc

Les 10 buts du match. Le premier but de la tête de CR7 est magnifique comme le premier de Chicharito, contrôle puis frappe en pleine lucarne. Benzema a joué une heure: le temps de donner une passe décisive et un bon ballon contré favorablement qui se transforma en seconde passe décisive.

Samedi 20 septembre 2014
Championnat d’Espagne
Deportivo de La Coruña 2-8 Real Madrid
Buts pour le Deportivo: H. Medunjanin (51e pen.), Toché (84e)
Buts pour le Real Madrid C. Ronaldo (29e, 41e, 78e), J. Rodríguez (36e), G. Bale (66e, 74e), Chicharito (88e, 90e+2)

Real Madrid : Casillas - Arbeloa, Varane, Ramos, Marcelo - Kroos, Modric puis (72e) Isco, James - Bale puis (77e) Chicharito, Ronaldo, Benzema puis (59e)Illaramendi
Sur le banc: Navas, Coentrao, Carvajal, Nacho
Manager: Carlo Ancelotti

Il n’aura fallu que 4 minutes à Chicharito pour marquer deux buts.
Il n’a joué qu’un quart d’heure. En quatre minutes, il a réalisé un doublé !
Le merveilleux Mexicain fait déjà le bonheur des Socios du Real Madrid, et il va peu à peu obliger Ancelotti à mettre Benzema sur le banc. Le Français est beaucoup trop désinvolte - pas assez impliqué- pour jouer dans un entourage aussi vif de celui de CR7, Bale. Certes Benzema a une très bonne qualité de transmission mais cela ne suffit pas.
Benzema stagne dans son jeu. J’ai vu Ronaldo franchir toutes les étapes de sa construction à Man United.
On ne devient pas l’un des deux meilleurs joueurs du monde par hasard.
Benzema, je le trouvais plus intéressant à Lyon, plus percutant, plus preneur d’initiatives à la Baggio.
A la Maison Blanche, étouffé par Ronaldo, il ramasse les miettes du Portugais.
Benzema a toujours dit qu’il aimait Ronaldo, le Brésilien. Alors pourquoi ne l’imite-t-il pas dans le un contre un où excellait le Brésilien ? Plus facile à dire qu’à faire.
Benzema est un bon joueur mais pas un grand joueur comme CR7. Chicharito, lui, maintenant doit prouver qu’il est capable de devenir un grand joueur, c’est-à-dire quelqu’un de constant.
Je maintiens: l’explosivité de Chicharito est un atout fantastique pour jouer avec Bale et CR7.
Précisons que J. Rodriguez a lui aussi marqué.
Soirée festive au Real Madrid, qui plus est à l’extérieur.

PS: à Aston Villa, le natif de Manchester Danny Welbeck a aussi marqué un but lors de la victoire des Gunners,0-3.

20.09.14

Le corps politique de Gérard Depardieu, de Richard Millet.(Pierre Guillaume De Roux.)

Depardieu est un autodidacte flamboyant. Avec le temps, il a un physique d’ogre comme Orson Welles, Marlon Brando et Henri Langlois. Depuis la mort de son fils, il est l’incarnation de la phrase de Calet: “Ne me secouez pas, je suis plein de larmes".

Alain Delon dit souvent que son univers n’est plus qu’un cimetière : Melville, Visconti et Clément ne sont plus de ce monde. Gérard Depardieu pourrait dire la même chose : Truffaut, Resnais, Ferreri, Berri, Pialat et Sautet, sont aux boulevards des allongés. Y a-t-il d’autres grands talents ? Je vous laisse juge. Certain que non, lucide sur l’état du cinéma français actuel, Depardieu continue de faire fructifier son nom qui est devenu une marque. L’art ce n’est plus l’essentiel. Il a tourné quelques films qui resteront.
Richard Millet a écrit sur Depardieu pour une fois de plus combattre le monde contemporain gangréné par l’apparence, la superficialité qui rime avec médiocrité. Depardieu est la face visible de l’iceberg des acteurs. D’autres sont excellents mais on ne les connait pas, à part les passionnés de théâtre : je pense à Philippe Clévenot, hélas ! mort. Clévenot était le plus grand comédien de son temps. Voix, présence, il avait tout. Personne n’en parle. Ne vaudrait-il pas mieux écrire un livre sur Clévenot pour saluer son œuvre oubliée de tous car les comédiens ont une œuvre ? Qu’elle soit éphémère ne l’efface pas. En publiant un livre sur Depardieu, Richard Millet participe aussi au star-system même si c’est pour le condamner, le star-system s’entend. Millet ne cite que les gens dont on parle. Pour les actrices, il nomme Adjani, Deneuve, Seyrig, Riva, Moreau et Ardant. Il pourrait parler de Nada Strancar, Anne Alvaro, Dominique Valadié, Jany Gastaldi ou des disparues Denise Gence et Madeleine Marion. Belle assemblée de reines du théâtre. Il faut ouvrir ses fenêtres en grand pour voir tout le paysage. Dans cette France qui a un président de la République d’une incroyable banalité, il existe des géants remarquables. J’en connais plein. Ils sont électriciens, maçons, épiciers ou docteurs. Le peuple silencieux est du ciment armé. Il regarde les marionnettes publiques avec grande sévérité, seulement ils n’ont pas la parole.
Faisons une distinction entre comédien et acteur. Quand il travaillait avec Claude Régy, Depardieu était comédien. Depuis qu’il fait du cinéma, il est acteur. Delon se considère acteur parce qu’il vient de la vie, en bon instinctif. Belmondo, lui, issu du Conservatoire, est donc un comédien. Accordons à Depardieu, d’être un comédien formé par Jean-Laurent Cochet – absent du livre- qui est devenu acteur. Le talent de Depardieu est indiscutable, du fait de sa présence. J’estime qu’il reste comédien même quand il fait l’acteur.
Aujourd’hui, on le connait plus pour son aspect people que pour sa carrière artistique même si parfois, il fait des lecteurs haut de gamme, transformant celles de Lucchini en simple show pour « KerDruc ». (M. Drucker en verlan). Les médias parlent de Depardieu non pas pour sa lecture de saint Augustin mais pour ses unes avec Fanny Ardant ou d’autres moins talentueuses, son restaurant Place Gaillon, ses histoires de pipi dans un avion, ses « ménages » avec des gens peu recommandables, ses déclarations favorables à Sarkozy, sa descente en flammes de Juliette Binoche, ses accidents de scooter, l’occupation de l’un des appartements par les intermittents du talent (!), l’intérieur d’un autre appartement qu’il a mis en vente, les matchs d’Auxerre du temps de Guy Roux, ses enfants, la tragique destinée de son fils Guillaume, autant de cartes postales qui en font un Guignol de l’info. C’est la loi du milieu. Depuis Malraux on sait que tout ce qui n’est pas légendaire n’existe pas. On le voit partout quand on ne voit jamais Gérard Desarthe, à part sur scène ou sur la pellicule On le sait tous, nous sommes passés de la NRF de Gide à C+ là où il faut se montrer, tout comme sur France 2, coincé chez un chauffeur de salle en attendant d’être interrogé entre un politique et un chanteur. Depuis qu’on a demandé à Michel Rocard si « sucer c’était trompé » on peut s’attendre à tout. Louis Jouvet a consacré sa vie à l’art dramatique, Il n’avait pas de temps à perdre à faire de la vinasse ! Aujourd’hui c’est la confusion des genres. Si quelqu’un sort de l’actualité, il revient en coulisses. L’ex ministre R. Bachelot est animatrice télé comme on est démonstratrice d’épluche légumes devant les grands-magasins; l’ancienne patronne du MEDEF cachetonne sur la radio, et l’ex icône de 68, Danny le Rouge devenu vert en fait autant. Imagine-t-on Che Guevara présenter un télé achat ? Les pères de famille hésitent pour leur filles : HEC ou Secret Story ? En 2014, Hitler deviendrait consultant télé au moment de sa chute. 200 personnes se partagent le gâteau du PAF. C’est l’ère du cumul : tous pour moi, rien pour les autres.
Depardieu n’est dupe de rien. Il sait très bien ce qui est important ou pas. Il ne confond pas Peter Handke avec les états d’âme d’une mal baisée. Il ne faut pas confondre circus, culture et art. On voit beaucoup de gens faire le gugusse, on entend parler beaucoup de culture mais l’art est absent, sauf sur Arte qui porte très bien son nom, j’allais écrire son NON. Personne n’est obligé de regarder TF1 ou D8. Si vous regarder Arte, cela vous enrichira spirituellement. Dans le magma de tout ce que fait Depardieu, il y a des choses remarquables : par exemple coproduire les derniers films de l’immense Satyajit Ray. Richard Millet le signale mais il oublie de citer Daniel Toscan du Plantier, associé à Depardieu dans cette aventure. Il convient d’être précis et de saluer le producteur de Losey, Fellini, Bresson et Pialat, excusez du peu ! Depardieu a aussi rendu possible la diffusion des films de John Cassavetes en France. Cassavetes, autre génie du cinéma. C’est très bien signaler par Richard Millet.
Le show business règne tellement que l’on dit : « Un film DE Depardieu » au lieu de dire : un film AVEC Depardieu. C’est le résultat du culte de la personnalité. Millet le fait bien comprendre : les scénaristes n’étant plus du niveau de Prévert ou Audiard, on vend plus Depardieu que le film dans lequel il joue, et du coup il en devient l’auteur par défaut. On peut remarquer qu’à la télévision, on dit : « Le journal d’untel » et non plus « les informations du jour ». Bien sûr, Millet est un homme de goût. Bienvenu chez les Chtis ! très peu pour lui. Le livre de Millet ne fait pas l’apologie de Depardieu. Le pamphlétaire n’omet pas de signaler les « médiocres » films tournés par l’acteur. Série en cours. En France, on l’a vu, il peut difficilement œuvrer pour des lumières du 7e Art.
Qui reste-il en 2014 ? Alain Cavalier, Bertrand Blier et puis qui ? Dans le grand public de haut parage reste Rappeneau. Corneau est déjà parti. Millet n’est pas tendre avec Francis Veber, Claude Zidi et Jean-Marie Poiré. Prenons le cas de Francis Veber. C’est loin d’’être un sans talent. L’Emmerdeur ou Le Diner de Cons entretiennent la tradition de l’esprit français. L’intelligentsia tient à distance ce qui est populaire. Ils préféreront toujours Libération au Parisien. J’aime autant Fernando Pessoa qu’un débordement de Cristiano Ronaldo, pour ne pas citer un joueur mort (Garrincha) ou à la retraite (Loubet). Veber ce n’est pas n’importe quoi. On peut aimer Charles Dullin et Toto. Nina Simone et Maria Callas. On a le droit de rire autant avec un bon dialogue de Veber qu’avec l’humour de Tati basé sur l’observation. Depardieu, lui-même, passe de Duras à Obélix !
La colère de Richard Millet fait plaisir à entendre, à lire. Les pamphlétaires n’ont plus le droit d’exister. Les pamphlétaires sont toujours détestés par ceux qui ont pignon sur rue. Millet constate que l’on utilise encore le visage de Delon jeune dans les publicités de 2014. Y-a-t-il plus beau? Non ! Aujourd’hui, on ne fait plus aucune différence entre comédienne et mannequin. Delon lui est un acteur, et il le reste. Les mises au point de Millet donnent à réfléchir. Aucun pouvoir n’a réussi à le faire taire. Depardieu n’a pas eu d’Oscar à Hollywood lors de Green Card car la presse américaine a fait barrage en sortant ses frasques d’adolescence : à les écouter notre « Gégé » n’était qu’un ancien violeur en culote courte ! Refuse-t-il d’être américanisé ? Il fut en fait victime du protectionnisme américain. Manque dans le livre, la présence de Jacky Merveille qui fut à Depardieu ce que Jacques Vaché fut à André Breton. Jacky Merveille, voici un nom et un prénom plus beaux que le meilleur des pseudonymes. Jacky Merveille, Jacques Vaché deux météores qui n’ont pas eu le temps de faire carrière. Merveille encore moins que Vaché. Merveille, un James Dean inconnu. Gérard Depardieu était le meilleur ami de Jacky Merveille, son double. Depardieu doit vivre sans Dewaere, sans Merveille, sans Guillaume. Malgré sa dimension d’hommes d’affaires, Depardieu n’a pas tué sa poésie en lui. « J’ai été obligé d’acheter la maison en face de chez moi pour voir enfin où j’habite », l’ai-je entendu dire. Seul un poète peut dire cela.

-Le corps politique de Gérard Depardieu, de Richard Millet. Pierre Guillaume De Roux, 109 p., 17,90 €

19.09.14

Le tragique parcours des électeurs socialistes: de Jean Jaurès à François Hollande

Issu d’un grand-père paternel abandonné à l’orphelinat je me considère comme un “sans-dent” “illettré".

L’illustration de la détresse des électeurs socialistes: Jaurès, Blum, Mendès France, Mitterrand, Hollande…

“Je ne suis pas un démagogue, ni un comédien (…)Je n’ai jamais triché, jamais cherché à faire croire que j’étais quelqu’un d’autre que ce que je suis” a déclaré François Hollande dans Le Nouvel Observateur daté 11 septembre 2014, page 39.

Jaurès, Blum, Mendès France et Mitterrand, eux, étaient aussi de très bons écrivains. Je suis leur lecteur.
“Le courage c’est de ne pas subir la loi du mensonge qui passe", a écrit Jean Jaurès.

18.09.14

La conférence de presse du Président de la République

Hollande ? On peut dire aussi Pays-Bas.

Cette conférence date du 5 septembre 1961.
Elle est toujours audible pourtant elle remonte à 53 ans. Nous sommes en face d’un virtuose de la langue.
Le 18 septembre 2014 s’est déroulée une conférence à l’Elysée. Croyez-vous qu’on l’écoutera encore en 2067 ?
On est passé de De Gaulle à Hollande comme de Kopa à Ribéry.
Qu’a-t-on vu ce 18 septembre 2014 ?
Quelqu’un nous faire peur pendant 1 heure pour nous dire: la guerre est là, l’ennemi est à notre porte, mais ne vous inquiétez pas, je suis là ! Dormez tranquille !
Ensuite, il a évacué toutes les questions embarrassantes.
On a vu un personnage Closer/ Arlequin qui fait croire qu’il est de la tendance NRF/Pléiade.
Dans la conférence de 1967, le général De Gaulle parle aussi de guerre.
C’est lui qui nous a doté de la force de frappe.
C’était mieux avant ?
Oui! parce que j’avais 9 ans.

Permalien 08:25:09, Catégories: FORZA ITALIA !, GRAND MONSIEUR  

A 38 ans, Francesco Totti est toujours capitaine de la Roma, le club de sa vie

Mercredi 17 septembre 2014
1ere journée de C1
AS Rome 5 - 1 CSKA Moscou
Buts pour la Roma: J. Iturbe (6e), Gervinho (10e, 31e), Maicon (20e), S. Ignashevitch (51e csc.)
But pour le CSKA Moscou: A. Musa (82e)

Les années se suivent et se ressemblent pour Totti.
Tous les joueurs ont la bougeotte et changent de clubs à la vitesse grand V.
Tous sauf un: Francesco Totti, l’éternel capitaine de la Roma.
L’attaquant meneur de jeu vient de débuter une nouvelle saison dans le club de sa vie où il évolue depuis 1989 !
Le Romain rêvait de jouer dans sa ville natale, il y joue et il s’en contente très bien.
Il a tout le temps refuser son transfert: aussi bien au Real Madrid qu’à l’AC Milan.
Joueur de grande classe, footballeur racé, c’est un monument de l’Histoire.
Son palmarès en club est mince. Il s’en moque: il aime Rome. Un point c’est tout.
Cela ne veut pas dire qu’il déteste les autres.
Rome est l’une des plus belles villes du monde.
Pourquoi aller chercher loin ce qu’il a devant la porte ?

Francesco Totti
né le 27 septembre 1976 à Rome

Parcours:
1986-1989 AS Lodigiani
1989 AS Roma 707 matchs (290 buts)
1998-2006 Italie 58 sélections (9 buts)

Palmarès:

Équipe nationale d’Italie
Coupe du monde 2006
Championnat d’Europe Espoirs 1996
Jeux Méditerranéens 1997

AS Roma
Championnat d’Italie 2001
Supercoupe d’Italie 2001 et 2007
Coupe d’Italie 2007 et 2008

Autres résultats de la seconde journée du début de la C1 2015:
Bayern Munich 1 - 0 Manchester City
FC Barcelone 1 - 0 Apoel Nicosie
Ajax 1 - 1 Paris Saint-Germain
Chelsea 1 - 1 Schalke 04
NK Maribor 1 - 1 Sporting Portugal
FC Porto 6 - 0 BATE Borisov
Athletic Club 0 - 0 Shakhtar Donetsk

17.09.14

Des conférences sur Jean Prévost (1910-1944) mort aux combats

Ecoutez le testament de Jean Prévost. Tout y est: courage, humilité, générosité, humour et lucidité. Il était allé jusqu’à titrer Le petit testament ce qui en fait est un gigantesque testament.

«Jean Prévost, écrivain stendhalien»
du 26 au 28 septembre
à Grenoble, Sassenage et Brangues,
organisé par l’Association Stendhal de Grenoble et les Amis de Jean Prévost.

Lorsque je pense aux dirigeants politiques de 2014, j’ai honte d’être français.
Lorsque je pense à Jean Prévost, je suis fier d’être français.
Quand ses confrères se couchaient devant l’occupant,Jean Prévost (1901-1944), lui, a pris les armes au péril de sa vie.
Alors que la politique a dépassé le niveau zéro sous la présidence de l’actuel résident à l’Elysée, traîné dans la boue publiquement dans un torchon littéraire best-seller de la rentrée 2014, il est impératif de se souvenir de Jean Prévost mort pour la France.
Au livre poubelle qui fait un succès de librairie - pauvres lecteurs victimes des médias institutionnels- opposons Jean Prévost qui a tout pour me plaire: il était épris de littérature et de sport. Hermétique au football et au sport d’une manière générale, mon ami Emmanuel Berl a ouvert les colonnes de Marianne au sport, à la demande de Jean Prévost. A la fois écrivain, chroniqueur littéraire et reporter sportif. Vrai vivant, Jean Prévost pratiquait la boxe, loin des rats de bibliothèque. Précision: je parle du vrai Marianne, celui de 1932-1936.

Dans le cadre des 70 ans de la mort de Jean Prévost (1901-1944) mort aux combats, une exposition sur ses liens avec l’œuvre de Stendhal est organisée à Grenoble.
Voici le programme qui rend hommage à l’écrivain résistant, l’honneur des Lettres françaises.

V e n d r e d i 2 6 s e p t e m b r e 2014
● maison du tourisme / grenoble / 14 h 30 (entrée libre)
Conférences : «Jean Prévost, une vie, un parcours»
par E. Bluteau et «Jean Prévost, critique stendhalien» par F. Vanoosthuyse
● salle de la cour d’assises de l’ancien palais de justice /
grenoble / 18 h 30 (entrée libre)
«Prévost, Stendhal et le procès Berthet» par G. Rannaud

sa m e d i 2 7 s e p t e m b r e
● mémorial de la résistance du pont charvet /
côtes de sassenage / 15 h 30
Commémoration du 70e anniversaire de la disparition de Jean Prévost
● parc de la propriété dalloz-gröll /
côtes de sassenage / 16 h (sur réservation)
Jean Prévost et Pierre Dalloz : évocations, lectures, interventions

d i m a n c h e 2 8 s e p t e m b r e
● salle des fêtes / brangues / 16 h 30 (entrée libre)
Conférence : «Jean Prévost, un stendhalien résistant» , auteur de L’Affaire Berthet (1942) par E. Bluteau

Tout le programme est organisé par l’Association Stendhal & Les Amis de Jean Prévost

Informations & réservations : contact@association-stendhal.com et 06 80 68 59 58

site officiel: http://www.jeanprevost.org/

A noter:
24e Salon de la Revue, les 11 et 12 octobre 2014
à l’espace des Blancs-Manteaux, 48, rue Vieille-du-Temple 75004(5Paris)
Les Amis de Jean Prévost vous accueilleront sur leur stand.

Conférence-débat «Ecrivains en Résistance»
jeudi 16 octobre à 18 h 30
à la Bibliothèque municipale de Grenoble avec
Emmanuel Bluteau (Amis de Jean Prévost) et Philippe Barrière, historien spécialiste de la Résistance.
Médiation : Olivier Cogne, directeur du Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère.

Permalien 07:21:14, Catégories: LITS ET RATURES  

L’invention de Saint-Germain-des-Prés, d’Eric Dussault. (Vendémiaire)

Un éditeur qui prend pour slogan un vers d’Apollinaire mérite un grand coup de chapeau. C’est le cas de Vendémiaire qui fait suivre son nom par la devise : « Hommes de l’avenir, souvenez-vous de moi ». Le poète hante encore les lieux de Saint-Germain-des-Prés auxquels Eric Dussault rend hommage dans un livre qui comprend un cahier photo sur quelques temps forts dont l’époque des zazous incarnée par Boris Vian et Juliette Gréco dont Miles Davis fut très épris. Près de 250 pages retracent tout le quartier qui est le cœur de la capitale quand les Halles n’en étaient que le ventre.
En 2014, on a beau chercher des artistes à la terrasse des deux Magots ou sur celle du Flore, mais on n’y voit que des vedettes. Aujourd’hui, ce n’est pas au Flore qu’il faut être. La vitrine qui fait vendre est celle des écrans de la télévision. il suffit de voir les politiques qui y couchent. On est passé du monde de l’écrit à celui de l’image. Au temps de Sartre et Beauvoir nous étions à l’entre-deux, à savoir que Paris Match prenait le pas sur Les Nouvelles Littéraires. Le duo starifié des Lettres médiatiques a très vite compris l’usage des médias. De Gaulle et Malraux aussi. Auparavant, Cocteau les avait devancés.
Ecrire un bon livre ne sert à rien si personne n’en parle. Le dernier grand écrivain à se poser en vitrine dans les cafés parisiens est sans nul doute mon ami Albert Cossery. On se marrait bien tous les deux sur le dos des passants. Deux mateurs pas avares de mitraille.
Hier, SGDP était le lieu des libraires. Aujourd’hui quelques fleurons des cathédrales dédiées au papier ont fermé boutique au profit des magasins de mode, grandes marques si possible. A présent, il vaut mieux soigner son look qu’améliorer son intelligence ou sa culture si l’on préfère car lire Tolstoï ne peut pas transformer un âne en vainqueur du Prix d’Amérique. SGDP reste cependant le fief de l’édition et ceux qui s’en écartent ont tout intérêt à y garder une antenne, sinon ils risquent de disparaître du paysage éditorial. On parle de décentralisation pour la galerie. Question politique, édition et show biz tout se passe à Paris. Et ne parlons pas de la presse, même si Internet participe à son éclatement, bénéfique pour les snippers des médias qui ne veulent rouler pour personne en particulier.
Le livre d’Eric Dussault recense tous les temps forts du quartier dans un catalogue de noms qui donnent le vertige aux nouvelles générations qui voit souvent Vian comme s’il remontait au temps de Villon. Pourtant l’après-guerre c’était hier. Où s’arrête et ou commence le quartier qu’on appelle village ? Faut-il y englober tout le périmètre qui va du quartier Latin aux quais de la Seine, côté Palais de Justice ? Disons : Monnaie, Odéon, Notre-Dame-des-Champs et SGDP. Un village avec des villageois de moins en moins présents. L’auteur nous signale qu’en 2014, « il faut débourser 21 000 euros par mètre carré » pour résider dans certains coins de SGDP ! On ne parle plus de villageois mais de riches propriétaires.
On range le livre d’Eric Dussault tout près du Manuel de Saint-Germain-des-Prés de Bison Ravi alias Boris Vian, super guide des lieux, qui a mis ses pas dans ceux de deux prestigieux devanciers : Léon-Paul Fargue et Léo Larguier. SGDP est plus associé à la gauche de Sartre qu’à la droite de Blondin et Nimier qui pourtant y ont usé leurs guêtres après la vague zazou. Les Hussards auxquels il faut associer Jacques Laurent, Michel Déon et Kléber Haedens étaient vu comme des enfants spirituels de François Mauriac, icône de la droite. Le Figaro contre Les Temps Modernes, titre qui pouvait aussi renvoyer à Charlie Chaplin. Je n’ai jamais compris pourquoi un casse-croute au jambon-fromage était considéré comme supérieur à des amuse-gueules avec des canapés au caviar. Les Hussards écrivaient avec des mots quand les existentialistes n’usaient que des idées. Les Hussards ne voulaient pas s’engager sauf dans la littérature. Il fallait du courage pour fréquenter cette école buissonnière quand la vogue demandait d’être communiste.
Le livre ne fait pas l’impasse sur le jazz qui a trouvé refuge à SGDP quand les racistes l’avaient mis à l’index aux Etats-Unis. Vian, encore lui, a été le meilleur attaché de presse des jazzmen, avec Miles Davis en première ligne. Il ne faut pas croire que tout ce beau monde vivait sa liberté au grand air. La police y traquait les homosexuels : Cocteau, Marcel Carné, Roland Lesaffre, Jean Genet. Dès qu’elle recevait une jeune fille, Simone de Beauvoir voyait sa fiche s’agrandir. Les policiers étaient plus proches des voyeurs que de Rouletabille. Sartre apparait dans le registre des alcooliques. Simone Signoret a même été traqué dans les bistrots !
A l’époque, Vian était davantage un rabatteur qu’un écrivain. Sartre et Simone de Beauvoir, le voyaient tel un boute-en-train. Queneau et les frères Prévert avait plus de considération plus lui. Il savait que Vian avait quelque chose à dire et à écrire, avec un ton novateur. Se sachant condamné par la médecine, il vivait à 400 km/h. 200 ce n’était pas assez. Il écrivait des chansons, des romans, des articles, sans oublier de danser le be-bop. La vie de noctambule n’a pas arrangé la santé de Vian car au Tabou, il y a avait tant de fumée de cigarettes que l’on croyait souvent être égaré dans un square de Londres rempli d’un épais brouillard. Et au petit matin, il n’était pas rare de voir les voisins vider leur pot de chambre par la fenêtre afin de viser la tête des bambocheurs qui titubaient sur le trottoir. On est toujours jaloux des gens qui s’amusent. Les ignares étaient terrifiés depuis qu’ils avaient entendu parler que leur quartier subissait les assauts des « existentialistes ». Sous ce vocable ils voyaient plutôt des troglodytes qui s’appropriaient leur espace, en sous-sol comme à l’extérieur. Ces gens dormaient quand sous leur lit jouaient Sidney Bechett, Claude Luter et Claude Bolling. Ils étaient hermétiques à la musique de Duke Ellington et à celle de Louis Armstrong. Quoi des noirs ? Autant dire des sauvages, pour eux.
« Alors Saint-Germain-des-Prés, lieu de mémoire ? Plutôt un microcosme parisien parmi tant d’autres », conclut Eric Dussault. Sévère conclusion pour un lieu prestigieux qui continue de faire courir le Tout-Paris et les touristes qui y affluent en abondance. Des touristes qui viennent aussi de Chine. Pour y chiner deux ou trois souvenirs.

-L’invention de Saint-Germain-des-Prés, d’Eric Dussault. Vendémiaire, 253 p., 22 €

16.09.14

Les huit premiers matchs du tournoi final de la C1 2015

Mardi 16 septembre 2014
1ere journée de C1

GROUPES A ET B
Real Madrid 5-1 Bâle
Liverpool 2-1 Ludogorest Razgrad (Bulgarie)
Juventus Turin 2-0 Malmö
Olympiacos 3-2 Atletico Madrid

GROUPES C ET D
Dortmund 2-0 Arsenal
Monaco 1-0 Leverkusen
Benfica 0-2 Zénith Saint Pétersbourg
Galatasaray 1-1 Anderlecht

Il y a la guerre à peu près partout, la France ressemble à une morte qui agonise mais le football continue.
On a le chef d’Etat que l’on mérite. Et l’actuel locataire de l’Elysée passe son temps dans des affaires privées étalées sur la place publique de manière dégradante.
Ne comptez pas sur moi pour parler de la situation politique mondiale ou des clowns de l’Assemblée nationale.
A quelques exceptions près, les hommes sont fous et complément stupides.
Partant de là, je m’attends au pire à chaque instant.
Je suis dans la peau du type qui peaufine son manuscrit alors que la bombe atomique va tout emporter.
En attendant espérons voir encore un peu de football.
La C1 est de très loin la plus belle compétition.

[Post dédié à Albert Camus et Jack Kerouac]

Permalien 11:15:38, Catégories: THE RED DEVILS, GRAND MONSIEUR  

539 M€ de chiffres d'affaire à Man United en deuil du fils de Sir Matt Busby

Louis van Gaal n’a pas le choix: il doit qualifier MU pour la C1 2015-2016. MU vient d’acheter pour 200 M€ de joueurs pour le Néerlandais qui dispose d’un effectif de premier choix.

L’aspect financier
Alors que la C1 commence sans Manchester United, le club annonce un chiffre d’affaire annuel de 539,6 millions d’euros, en hausse de 19% par rapport 2013.
Record dans l’histoire du club.
On voit que le travail de Sir Ferguson a vraiment fait gagner beaucoup d’argent à MU.
L’Ecossais était excellent dans tous les domaines. Si MU est resté un grand club c’est grâce à lui.
Pour 2013-14, le bénéfice net des Red Devis s’établit à quasiment 30 millions d’euros.
Les revenus commerciaux de United s’élèvent à 235 millions d’euros.
Avec les droits télé, les contrats avec Adidas ou Chevrolet, les gains en sponsoring augmenté de près de 50 %.
La direction du club annonce une baisse de 47 à 60 millions d’euros à cause de sa non-qualification en Ligue des champions.
La dette de MU continue de baisser: 429 M€. Elle était de 891 millions en 2010.

Le côté sportif
Avec l’afflux de nouveaux joueurs et le départ de 14 anciens, MU est en pleine mutation.
Di Maria s’est adapté de manière impressionnante à MU. Lors du match contre QPR (14-9-2014), Wayne Rooney a inscrit son 175e but depuis ses débuts dans le championnat anglais en 2002. À 28 ans, il rejoint Thierry Henry au 3e rang des meilleurs buteurs de la Premier League. Rooney n’est plus qu’à douze buts du second, l’ex Red Devil Andy Cole (187). Le record appartient à Alan Shearer: 260 buts.

Man United perd un grand supporter
Sandy Busby, le fils de Sir Matt Busby, le père fondateur du MU moderne, première et seconde vagues, vient de mourir.

Permalien 08:53:21, Catégories: GRAND MONSIEUR, HENDRIXEMENT  

Popular problems: à 80 ans, Leonard Cohen publie son 13e album

Popular problèmes… Sacré beau titre. Simple, en plus. Tout est dit. Nous sommes logés à la même enseigne.
Avec Bob Dylan, Paul McCartney et Neil Young, Leonard Cohen reste un géant de la chanson moderne.
Son 13e album, Popular problems, est en vente pour ses 80 ans
Leonard Cohen a coécrit neuf chansons. 36 minutes en tout.
Comme toujours il se tient à la lisère du chant et de la récitation, ce qui fait tout son charme.
On ne sait pas s’il effectuera une tournée pour présenter Popular problems.
À 80 ans, Leonard Cohen se situe toujours dans la palette de blues, gospel, country, folk et jazz.
Son timbre éraillé nous vrille l’âme.
Il nous parle à l’oreille, nous chuchote sa mélancolie sans aucune bassesse.
Grande maîtrise des mots et de la musique, à l’inverse de ses imitateurs inaudibles. Sans parler des chanteurs qui ne sont que des machines à cash.
Leonard Cohen, lui, nous enveloppe de son amitié auditive.

[Post dédié à Saga]

15.09.14

Les bonheurs du week-end: Bosetti, Menez et Blind. Dans la société moderne, tout décline (politique, littérature, cinéma...) sauf le football

Pouvez me dire où sont les nouveaux de Gaulle, Jean Moulin, Albert Camus, Jean Gabin et Raimu ?
Aujourd’hui, on voit un histrion se moquer d’Alain Delon lors des Césars.
Aujourd’hui, on voit la décadence politique: affaire de mœurs, déballage de maîtresse de président, escroquerie de deux membres du gouvernement PS, magouille de président de parti de la droite.
Dans l’édition, pour un Houellebecq combien d’imposteurs du PAF bons qu’à faire le tapin médiatique ?

Au football, il y a l’argent de partout, l’arrêt Bosman qui aide les plus puissants mais on peut voir encore de beaux moments.
Que pèsent la main de Thierry ou le bus de la honte de 2010 ?
Rien, absolument rien face de deux élus socialistes devant l’Assemblée nationale et à la table du conseil des ministres.
Ce week-end, du 14 septembre 2014, on a eu le beau but du Niçois Bosetti avant-centre de l’OGCNICE, le club de sa ville natale. On a eu la révélation de Daily Blind à Manchester United, et on a eu encore le grand pont et la talonnade de Menez pour l’AC Milan.
Voilà une suite de bonheurs que la politichiens sont incapables de nous donner.
Les politiques français ne sont plus que de pitoyables citoyens qui se prennent pour de médiocres vedettes de cinéma.
La parole politique est d’une médiocrité sans fin. D’une bêtise sans cesse renouvelée.
Au football, on a eu hier Puskas, Di Stefano, Cruyff, Maradona, Platini.
Et aujourd’hui, après Ronaldo 1er et Zidane, on a C. Ronaldo, Messi, Ibrahimovic et Di Maria.
Le football maintient sur le terrain sont niveau d’excellence.
Je prends mon miel où je le trouve et sur les terrains de football il y en a beaucoup.

Permalien 09:05:24, Catégories: THE RED DEVILS, GRAND MONSIEUR  

Les débuts fantastiques de Dailey Blind à Man United: 112 passes contre QPR !

Dimanche 14 septembre 2014
Man United 4-0 QPR

Fils de Danny Blind, le défenseur historique de l’Ajax qui a remporté la C1 1995, Dailey Blind a de qui tenir.
Chez les Blind, le talent est héréditaire.
Quand on voit jouer Dailey Blind on se croit revenu au temps de Neekens, Cruyff et de Rudi Krol.
Grand, il a un jeu limpide avec une grande harmonie gestuelle.
J’ai tout de suite vu le Red Devil en lui. La grinta chevillée au corps.
Il est appelé à marquer le club de son passage. Il a rayonné pendant 90 minutes.
Sa transmission de passe est on ne peut plus parfaite. Il a la vista !
Les fans de Manchester United se sont réconciliés avec leur équipe ce 14 septembre.
La victoire fut belle. Di Maria a été bon mais on sait de quoi il est capable: le Real Madrid porte le deuil du football de l’Argentin.
Retenons que le joueur de MU qui a aussi illuminé Old Trafford de toute sa classe ce fut Blind, dans l’entre jeu.
Pendant tout le match, son premier, le Néerlandais Dailey Blind a été parfait: 112 passes effectuées.
Van Gaal a procuré son premier grand plaisir aux millions de fans de MU.
Le transfert de Dailey Blind est d’un apport considérable au fond de jeu de MU. Un touche Scholesienne.

Dailey Blind
né le 9 mars 1990 à Amsterdam (Pays-Bas
)
Formation: Ajax Amsterdam

Parcours professionnel:
2008-2014 Ajax Amsterdam
2009-2010 Groningue
2014 Manchester United
Sélection nationale des Pays-Bas: 2013 19 sélections (1 but)

Palmarés à l’Ajax :
Champion des Pays-Bas 2011, 2012, 2013 et 2014

[Post dédié Ryan Giggs et Paul Scholes]

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Le chef d'oeuvre de Menez lors de Parme 4-5 AC Milan

Dimanche 14 septembre 2014
Serie A
Parme 4-5 AC Milan
Buts pour Parme: A. Cassano (51e), M. De SciglioG. Bonaventura (37e), N. de Jong (68e)
Buts pour Milan: G. Bonaventura (25e), K. Honda (37e), J. Menez (45′pen., 79e), N. de Jong (68e)

Pipo Inzaghi fait des débuts fantastiques au poste de coach sur le banc de l’AC Milan.
Après sa victoire 3-1 contre la Lazio Rome, l’AC Milan vient d’en claquer 5 à Parme !
Certes la défense milanaise a pris l’eau mais le spectacle était au rendez-vous.
On sait que la Serie A n’attire plus les grands joueurs faute d’avoir plein d’argent.
Désormais l’argent est en Angleterre, en Espagne, en Allemagne.
C’est pourquoi les clubs ne peuvent plus s’offrir Ronaldo comme hier Zidane.
Alors, ils font venir le second choix, comme J. Menez mais le but qu’il a marqué contre Parme signifie que c’est un joueur de classe. Deschamps va devoir le rappeler car un joueur qui marque un but comme celui face à Parme, il n’y en a pas deux en France.
Le PSG du Qatar a vendu Sakho, Menez… C’est triste et révoltant de voir trois Français priés d’aller voir ailleurs. Man United a aussi liquidé Welbeck, natif de la ville expulsé à Arsenal ! Il y a des valeurs qui se perdent. Celles qui consistent à prendre soin de ses enfants.

14.09.14

Permalien 16:37:12, Catégories: THE RED DEVILS  

Manchester United passe enfin la première contre QPR !

4e journée de Premier League
Dimanche 14 septembre 2014
Manchester United (14e) 4-0 QPR (12e)
But pour MU: Di Maria (24e), Herrera (36e), Rooney (44e), Mata (58e)

De Gea/ (6) N’a pas eu grand chose à faire. A fait une petite erreur sans conséquence
Rafael (7) Bonne rentrée percutante. Puis Valencia (67e) (5) Bien intégré au match
Blackett (5) N’a pas eu à beaucoup travailler
Evans (7) Bon match
Rojo/ (6) Début correct
Blind/. (10) Match exceptionnel: 112 passes dans le match! Très gros apport dans le jeu. Un grand Red Devil est né
Di María. (10) Match plein, remuant et précis. Puis Januzaj (82e) Non noté
Herrera/ (8) Intéressante participation au jeu. Beau but placé
Mata/.(7) bon match. Puis Falcao (67e) (4) Quelconque
van Persie (4) Inexistant
Rooney (10) Grand match. Des passes de 40 m, avec changement d’axe, d’une précision scholesienne

Sur le banc: Lindegaard, Fletcher, Pereira, Shaw

Manager: Sir Alex Ferguson Louis van Gaal (10). Par provocation j’avais inscrit la présence de Fergie en filigrane mais van Gaal a enfin trouvé la bonne formule pour un match de MU. Certes l’opposition était inexistante avec Rio Ferdinand en face de MU - lui l’ancien capitaine d’United !- mais faut reconnaître que le 4-1-2-1-2 a très bien carburé. La satisfaction a été Blind devant la défense à quatre. J’espère que le coach en a fini avec la catastrophique défense à trois.

Il aura fallu quatre matchs pour que MU en gagne enfin un.
Depuis le départ de Sir Ferguson, on n’avait pas vu MU avoir tant d’emprise intelligente sur un match !
Les nouveaux de MU se sont bien intégrés. Di Maria a démontré l’étendue de son talent avec des passes inouïes, depuis Cantona on n’avait pas vu autant de fantaisie intelligente. En plus, il a la baraka sur son premier but sur coup franc que personne ne touche et que le gardien n’a pas vu venir. Sur le but de Mata, il rate un tir qui devient passe décisive !
Ce MU a été beau à voir, on a revu de grandes séquences de jeu. Un très bon MU. Pourvu que ça dure.
La grande leçon à retenir: MU doit jouer avec 4 défenseurs à l’arrière.
MU devrait enchaîner les victoires pour sauver sa saison. Un grand MU ne perdrait plus. Ce qui est le minimum quand on sait que MU ne joue pas en C1.

PS: Smalling, Jones, Carrick, Fletcher doivent avoir l’impression d’être nouveaux dans le vestiaire. Ne parlons pas du touriste Fellaini, un vestige de l’époque Moyes autant dire une erreur de casting comme Bebe sous Sir Ferguson.

Permalien 07:52:53, Catégories: THE RED DEVILS  

Le triste programme de Manchester United

4e journée de Premier League
Dimanche 14 septembre 2014 (17 h, Canal + Sport)
Manchester United (14e) - QPR (12e)

21 Septembre 2014
Leicester City V United (14 h 30)

27 Septembre 2014
Man United - West Ham (16 h)

Comment va se présenter MU à 17 ?
De Gea/
Rojo, Blind, Rafael/
Shaw, Di Maria, Herrera, Valencia/
Rooney, Falcao, van Persie
Dans ce cas cela fait 6 nouveaux Red Devils… Une révolution ?
Va-t-on assister à une nouvelle débandade ou au commencement d’un ère solide ?
Je n’en sais rien. Je n’ai plus aucun point de repaire, comme les joueurs actuels!
J’en profite pour remercier une fois de plus Cantona, Ferdinand, Vidic, Scholes et Giggs. Avec eux on savait à quoi s’en tenir.
Les nouveaux arrivés vont devoir être très costauds mentalement. Ils peuvent vite être ridicules.
Quand on voit le calendrier actuel de MU, on a du mal à le croire.
Une vraie misère.
Rien que des affiches quelconques.
Sous Sir Ferguson, cela ferait 9 points sur 9. Outre la victoire, nécessaire, il y avait la grâce.
Là, on ne sait plus sur quel pied mourir. La douche écossaise ! Sans Ecossais.
Van Gaal a des statistiques affligeantes, même si ce n’est que le début. Le début de quoi ?
Maintenant, MU est au fond de la classe: 14e. Une vraie honte, comme si La Callas chantait faux !
On nous promet monts et merveilles avec les nouveaux arrivés. Je demande à voir.
Je reste froid face à cette politique de noms jetés en pâture aux fans comme si nous étions des phoques sur lesquels on lance des poisons morts.
Chelsea a déjà 12 pts. Soit 10 de plus que MU. 16e au coup d’envoi du match contre QPR. Quelle honte !
Mardi 16 septembre, il y aura une soirée de C1, sans MU.
A 21 h, les soirs de C1, les Red Devils seront devant leur télé, au cas où le football les intéresse encore.
Dans ce contexte, MU devrait gagner le championnat haut la main.
On en est loin.
La page Sir Ferguson a été très lourde à tourner. C’est fait.
Louis van Gaal a tout à prouver.
Pour l’instant, il a fait sortir le chéquier au trésorier de MU.
Rien de plus. Et ça, n’importe quel entraineur au monde peut le faire.
Van Gaal doit s’impliquer davantage pendant les matchs et non rester simple spectateur, passif comme une statue.
Face aux journalistes, il donne l’illusion de la force. Pendant les matchs, on ne voit que son stress masqué par une forme de détachement.
Pas terrible comme langage corporel.

Permalien 07:42:11, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR  

Les expressions les plus truculentes de la langue française, de Daniel Lacotte. (Larousse)

Le nouveau Lacotte est arrivé !
Attention! Un Lacotte peut en cacher un autre, c’est le lexicographe Lucky Luke. Vous avez à peine le temps de refermer son dernier livre qu’un nouveau arrive. Chacun de ses livres est un cadeau aux lecteurs. Un livre de partage, de transmission. Il est service du français.
Si vous me suivez vous me direz que le Daniel il a la cote avec moi. Dès qu’il rend la copie, je suis là pour la recevoir. J’ai un immense plaisir à servir de facteur quand le courrier de belle facture doit être livré afin de ne pas rester lettre morte. Je ne salue pas tous les livres, loin de là.
Jadis j’usais du bazooka. Je l’ai rangé au rayon des antiquités. Il y a peu on m’a demandé de parler des livres que je n’aime pas. Impossible: je ne les lis pas !
Avoir les portugaises ensablées.
Marcher à côté de ses pompes.
Danser devant le buffet.
Aimer une chèvre coiffée.
Voilà un exemple des expressions que décortique mon lexicographe préféré. Il manie l’humour avec une grande dextérité. Du travail sérieux sans jamais monter sur les grands chevaux du savoir.
Le cerveau de Daniel Lacotte est une banque de données du français. Le CNRS du langage à lui tout seul. L’ENA de la trouvaille. L’HIDEC de la formule visuelle. L’Opéra des mots qui se font écho. Un ouvrage à picorer ici ou là. Un livre de chevet. Celui de l’amitié d’un écrivain qu’on nous délivre la bonne parole pour que l’on soit moins ignorant.

-Les expressions les plus truculentes de la langue française, de Daniel Lacotte. Larousse, 256 p., 12, 90 €

Permalien 00:24:49, Catégories: GRAND MONSIEUR, HENDRIXEMENT  

McCartney dévoile ses trois chansons préférées des Beatles

Paul McCartney et John Lennon sont les André Breton et Philippe Soupault de la chanson. Ils ont révolutionné leur temps. Dans les années 1960, on parlait musique. En 2014, on n’entend plus parler que de religion. Malraux l’avait annoncé. McCartney et Lennon furent sans doute les plus grands amis de la terre, à un moment donné.

On aurait pu croire Paul McCartney incapable de choisir ses chansons préférées parmi les innombrables titres des Beatles. Ce n’est pas le cas. Le musicien a un Top 3 et il l’a dévoilé sur la BBC. Sachez que la chanson favorite de Paul McCartney est Here, There and Everywhere. Le titre, figurant sur l’album Revolver, occupe la première place dans le cœur de l’artiste.

-«J’ai un souvenir très émouvant à propos de cette chanson. Nous étions en train de tourner le film Help ! et je partageais une chambre d’hôtel avec John. On écoutait les titres de l’album et en écoutant celui-ci, il s’est retourné vers moi et m’a dit : “C’est un super titre, vraiment.” Et, vous savez, il ne faisait pas beaucoup de compliments donc, pour moi, ça voulait plutôt dire : “waouh, génial” »,

La chanson que Paul McCartney place sur la seconde marche du podium est Let it Be.
-«Je choisis cette chanson simplement parce que ma mère est venue dans l’un de mes rêves pour m’inspirer cette chanson. »

La troisième chanson préférée de Paul McCartney n’est pas une chanson des Beatles mais l’une de ses chansons à lui. Il s’agit de Here Today. Le titre, paru sur l’album Tug of War (son quatrième album) est un hommage à John Lennon.
-«Ce titre est plein d’émotions pour moi.»

13.09.14

Permalien 14:25:44, Catégories: THE RED DEVILS, LA MAISON BLANCHE, GRAND MONSIEUR  

Le derby madrilène Real-Atletico avec Chicharito dans la Maison Blanche

Autant Benzema est un joueur de relais, autant Chicharito est un finisseur explosif. Ils ne sont pas rivaux mais différents. A Ancelotti de savoir les utiliser aux bons moments.

3e journée de Liga
Samedi 13 septembre 2014 (20 h, Bein Sport 2, redif à 22 h 15 sur BS2)
Real Madrid (10e) - Atletico (5e)
*

La grande différence entre Ancelotti et van Gaal c’est que l’Italien donne sa liste de joueurs la veille du match alors que le Néerlandais ne donne rien à la presse. Man United aurait du prendre un cador pour le poste de coach: le Bayern Munich a Guardiola et le Real, Ancelotti. Chelsea ? Mourinho. MU ? Van Gaal. Les trophées du Néerlandais sont plein de poussière tant ils sont anciens.

Carlo Ancelotti a convoqué 19 joueurs pour la rencontre au Santiago Bernabéu:

Gardiens : Casillas, Keylor Navas et Pacheco.
Défenseurs : Varane, Pepe, Ramos, Coentrão, Marcelo, Arbeloa et Nacho.
Milieux de terrain : Bale, Kroos, James Rodríguez, Modric, Isco et Illarra.
Attaquants : Cristiano Ronaldo, Benzema et Chicharito.

Chicharito entre pour la première fois dans la convocation de la Maison Blanche.

Extraits de la conférence d’Ancelotti:

Cristiano Ronaldo:
- “Il est au top. Il s’est très bien entraîné cette semaine et se trouve dans une condition physique optimale. Il n’a aucun problème. Il joue quand il est bien et n’est pas fatigué. Il ne se risque pas à une blessure. Il a eu de petits problèmes, mais la gestion a été bonne l’an dernier parce qu’il a marqué beaucoup de buts. L’an passé, il a eu des problèmes de rotule dont il a récupéré. Cette année, il a eu des problèmes aux ischios, mais n’a pas de blessure chronique. Il doit faire un travail de prévention, comme tous les joueurs, mais il est là-dedans le numéro 1″.

Iker Casillas :
-"Il n’a jamais perdu la confiance. Nous l’avons félicité pour son anniversaire avec le Real Madrid et nous lui souhaitons le meilleur pour le futur. Il a la confiance de toujours".

Chicharito:
-"Nous sommes très contents parce que ce n’est pas seulement un grand joueur mais également une personne très positive, avec beaucoup d’envie et d’enthousiasme. Je suis très content qu’il soit ici et je crois qu’il va beaucoup nous aider. Il ne sera pas titulaire, mais je crois qu’il va être utile. C’est un joueur différent de Karim. Benzema a une technique fantastique pour l’équipe et aide les milieux. Chicharito est plus dans la profondeur et très bon pour se fixer sur la ligne défensive de l’adversaire".

James Rodriguez:
-"Il ne va pas beaucoup changé par rapport à ce qu’il a fait l’an dernier. Il arrive dans une nouvelle équipe et a besoin de temps pour s’y habituer. Je suis content de ce qu’il a fait jusqu’à aujourd’hui. C’est normal qu’il ait des difficultés au début, comme toute l’équipe, mais je suis certain qu’il va s’améliorer et va contribuer de manière positive à l’équipe".

* RESULTAT
Real Madrid 1-2 Atletico Madrid
But pour le Real: C. Ronaldo (26e pen.)
But pour l’Atletico: Tiago (10e) et A. Turan (76e)


Pas terrible, terrible. Les visiteurs ont été plus réalistes avec un second but magnifique: un coéquipier a fait feinte de corps pour laisser passer le ballon vers Turan qui a marqué.
CR7 a joué une belle première mi-temps avant de disparaître.
Benzema a été maladroit avant de céder la place à Chicharito qui n’a jamais eu un seul beau ballon.

L'erreur historique de van Gaal: avoir transféré Welbeck à Arsenal

Welbeck à Arsenal. Chicharito au Real Madrid. Van Gaal a intérêt de réussir à MU avec ses pièces rapportées car sinon un déluge de critiques va s’abattre sur lui. Van Gaal a cassé le vestiaire de MU et il pousse les fans de MU a s’intéresser de très près à Arsenal et au Real Madrid. On sait ce que nous ont donné Welbeck et Chicharito. On sait qui on a perdu mais on ne sait pas qui on a gagné en échange. Falcao et cie sont des puceaux d’Old Trafford.

4e journée de Premier League
Samedi 13 septembre 2014 (13 h 45, Canal + Sport)
Arsenal (7e) - Manchester City (4e)
*

Les fans de Man United en veulent à van Gaal qui a chassé du club Welbeck et Chicharito, deux Red Devils très aimés.
Van Gaal a comparé Welbeck à van Persie et Rooney, c’est signer son incompétence.
Van Persie était le chouchou de Sir Ferguson qui lui dressait le tapis rouge.
Rooney, lui, a été sacrifié pour faire bien jouer le Néerlandais… d’Arsenal !
Et Welbeck ? Lui, le natif de Manchester, formé à MU, n’était utilisé que pour des fonctions défensives à 70%.
Wenger a très bien de le faire venir à Arsenal.
Positionné dans l’axe, Welbeck est rapide, ultra rapide. Plein de bonne volonté. Un athlète en action. Grand sens de l’espace. Il lui faut être plus lucide devant le but, être moins précipité. C’est un coéquipier exemplaire. Un très bonne pioche pour Arsenal.
S’il s’adapte bien dans le jeu des Gunners, il va faire un massacre vu les milieux de terrain à la disposition de Wenger.
Van Gaal aurait dû mieux regarder les matchs de Welbeck. Wenger connaît mieux Welbeck que van Gaal.
Ce n’est pas parce que Welbeck a raté une occasion en C1 qu’il fallait le condamner.
Welbeck va réussir à Arsenal car il jouera en pointe.
Wenger savait que Welbeck perdait son temps à MU avec van Gaal.
Ce transfert semble signifier la mort du centre de formation de Man United.
Formé à MU, Welbeck va faire les beaux jours d’Arsenal !
Bobby Charlton nous endort quand il dit croire dans la politique de van Gaal.
MU c’est Busby, Ferguson, Welbeck.
Qui est-ce Van Gaal ? Un mercenaire du coaching.
Pour l’instant bon qu’à agiter le carnet de chèque de Man United, rien de plus.
Arsène Wenger, lui, a trouvé le club de sa vie: Arsenal.
Plus le temps passe, plus Wenger devient grand.
Hier, on disait qu’il fait du surplace. Aujourd’hui, sa fidélité est très belle à voir.
Il faut aimer ce que l’on aime.
Et quand il choisit Welbeck, il agit comme Sir Ferguson qui faisait venir Carrick à MU, par exemple.
Bonne chance à Danny Welbeck !

* RESULTAT
Arsenal 2-2 Manchester City
Buts pour les Gunners: J. Wilshere (63e) et A. Sánchez (74e)
Buts pour les Citizens: S. Agüero (28e) M. Demichelis (83e)

Après un début de match terne, un peu à l’avantage d’Arsenal, c’est City a ouvert le score.
Les Gunners sont parvenus à égaliser et à reprendre l’avantage.
Déstabilisés par la blessure de Debuchy, les Gunners se sont mis hors du match, ce qui a permis aux visiteurs de revenir.
Wenger serait bien inspiré de titulariser Ospina dans la cage de son équipe. Le Colombien est beaucoup plus sûr que le gardien polonais qui a un gros problème de concentration.

"Heinrich Himmler d’après sa correspondance avec sa femme 1927-1945" (Plon)

D’aucuns s’étonnent qu’on puisse être à la fois un nazi et un bon père de famille, mais l’écrivain Martin Heidegger n’avait-il pas lui aussi sa carte du parti nazi ? Himmler écrivait délicatement ma “Chère petite femme en or” avec ses mains ensanglantées de bourreau.

Le carriériste dans l’horreur, Heinrich Himmler, (1900-1945), fils d’enseignant, a été élevé dans la bourgeoisie allemande. Il se fait remarquer comme orateur et devient chef des SS.
Dans l’hitlérisme, il commandait la terreur et la chasse aux Juifs.
C’est lui qui dirigeait la planification pour l’extermination. Il se suicida le 23 mai 1945 après son arrestation. Un acte de courage ? Non, dans ce cas-là c’est de la lâcheté absolue.
Sa femme Margarete qui partageait tous les points de vue de son mari, elle, est morte en 1967.
En marge de son mariage, Himmler fit un autre foyer avec une maîtresse attitrée.
Le couple antisémite officiel formé dès 1927 a tenu jusqu’au bout malgré le double foyer. Himmler ne parle jamais d’extermination mais de «travail». (sic)
«Chère petite femme en or», «Je t’aime de tout mon cœur», «J’embrasse tes chères bonnes mains et ta bouche douce», «Très chère petite femme aimée», «Ma douce, ma chère, ma bonne !», «Je t’embrasse et te cajole». Voilà comment s’exprimait le tyran de la solution finale. Dans le cahier-photo, on voit le chef SS en famille, avec une canne à pêche, en train de jouer au tennis. Mister Heinrich et docteur Himmler.
Tout peut recommencer. Vigilance.

-Heinrich Himmler d’après sa correspondance avec sa femme 1927-1945, édition critique établie par Michael Wildt et Katrin Himmler. Traduit de l’Allemand par Olivier Mannoni. Plon, 377 p., 22 €

12.09.14

Le Man United de van Gaal fait la grande lessive de l'ère Sir Ferguson

Après la soporifique séquence des matchs internationaux que j’ai boycotté de A à Z voici revenu le temps des championnats nationaux beaucoup plus intéressants. Jouer un match international est devenu si barbant que Ribéry ne veut plus en jouer. De ce point de vue là on ne peut que le comprendre.

Manchester United vient d’enregistrer 8 arrivées et 15 départs !
Les arrivés ont tout à prouver, y compris van Gaal.
Dans les partants Welbeck et Chicharito ne représentent pas une bonne nouvelle. Van Gaal a dit que Welbeck n’avait pas les statistiques de Rooney et de van Persie, sauf qu’il ne joue pas de la même façon. Welbeck faisait beaucoup de présence défensive en n’étant pas titulaire en début de match. A Arsenal, il jouera plus en pointe. Chicharito, lui, est un as des démarrages explosifs. Son départ à MU est un grave manque et le Real Madrid a touché le gros lot avec le Mexicain. Benzema va le sentir passer.

Les arrivées et départs à Manchester United pendant de mercato d’été 2014

ARRIVÉES
Daley Blind (Ajax)
Angel Di Maria (Real Madrid)
Radamel Falcao (Monaco, prêt d’une saison)
Timothy Fosu-Mensah (Ajax, en attente d’autorisation)
Ander Herrera (Athletic Club)
Vanja Milinkovic (FK Vojvodina)
Marcos Rojo (FC Porto)
Luke Shaw (Southampton)

DÉPARTS
Bebe (Benfica)
Alex Büttner (Dynamo Moscou)
Tom Cleverley (Aston Villa, prêt d’une saison)
Patrice Évra (Juventus)
Angelo Henriquez (Dinamo Zagreb, prêt d’une saison)
Javier Hernandez dit Chicharito(Real Madrid, prêt d’une saison)
Shinji Kagawa (Borussia Dortmund)
Mike Keane (Burnley, prêt jusqu’en janvier)
Tom Lawrence (Leicester City)
Vanja Milinkovic (FK Vojvodina, prêt d’une saison)
Nick Powell (Leicester City, prêt d’une saison)
Nani (Sporting Lisbonne, prêt d’une saison)
Guillermo Varela (Real Madrid, prêt d’une saison)
Danny Welbeck (Arsenal)
Wilfried Zaha (Crystal Palace, prêt d’une saison)

Hommage à François Truffaut, à Charles Denner, à Suzanne Schiffman, à Antoine Duhamel (Librio, Flammarion, Cinémathéque française)

Alors que je me préparais à célébrer une fois de plus François Truffaut, j’apprends la mort d’Antoine Duhamel (1925-2014), le grand compositeur associé à la Nouvelle Vague, expression trouvée par François Giroud.

« Nous avons écrit, Suzanne Schiffman, Michel Fermaud et moi, le scénario de L’homme qui aimait les femmes, à l’intention de Charles Denner et par admiration pour lui », dixit François Truffaut. Le regretté comédien a eu de la chance d’être servi de la sorte par cet excellent trio.
Le film de 1977 est un film culte. Le film d’une génération. Le cinéroman est de nouveau disponible. C’est l’histoire de l’écrivain Bertrand Morane, grand amoureux qui laisse libre cours à ses pulsions vers la gente féminine. C’est le moins que l’on puisse dire.
Au début du livre, je tombe sur : « Bertrand aurait apprécié le spectacle de son propre enterrement… »
J’étais présent à celui de Truffaut.
J’avais l’impression d’être dans l’un de ses films tant ses comédiens et comédiennes étaient présents. Il y avait beaucoup de monde sur le pont de Caulaincourt. A la fin, je suis resté seul à seul face à son tombeau.
Truffaut incarne la France dans toute sa splendeur. L’esprit français, à la fois grave, profond et primesautier. Il y a la mort partout dans son œuvre. La mort des sentiments.
« Ni avec, ni sans » fait-il dire à l’un de ses personnages. La série des Antoine Doinel reste un temps fort du cinéma mondial. Truffaut avait beaucoup souffert dans son enfance. On sent cette angoisse dans ses films, une angoisse du temps qui passe, de l’impossibilité de pouvoir choisir quand il est devant quatre sentiers. Pourquoi celui-là et pas les trois autres ? Il aurait voulu aller dans les quatre directions, poussé par l’appétit de vivre.
A force d’avoir peur de rater quelque chose, on peut rater l’essentiel. Parfois sa vie se joue comme à la roulette russe.
Quand Jean-Pierre Léaud dit « Monsieur » à Delphine Seyrig on atteint le sublime. Truffaut n’était pas un faiseur mais un artiste sincère. Il savait de quoi il parlait.
Truffaut était très intelligent. C’était un grand lecteur. Un autodidacte comme je les aime. Intelligent et sensible, l’un ne va pas sans l’autre. Il savait placer la caméra et diriger. La nuit américaine est du niveau de Lubitsch. Sa filmographie est grandiose. Capable de faire Le Dernier métro ,La chambre verte et La peau douce.
Il a vécu aussi vite qu’il parlait : un débit de mitraillette. J’ai sa voix dans l’oreille. Il a passé sa vie à travailler comme s’il était certain de mourir jeune. Il a tourné au moins 5 très grands films. C’est beaucoup.
Il connaissait le cinéma par cœur. On peut lire des articles, lire et relire. Par exemple, il salue La traversée de Paris de Claude Autant-Lara alors qu’il n’aimait pas ses anciens films tellement empesés. Relire Truffaut nous permet de retomber sur :
-«Les jambes des femmes sont des compas qui arpentent le monde, lui donnant son équilibre et son harmonie.» Je cite de mémoire. Ce Truffaut-là c’est mon préféré, celui qui enfant allait chaparder les photos de film à l’entrée des cinémas. Un peu de poussière d’étoiles pour supporter le réel.
Dans ses films, les adultes fabriquent souvent des jouets. Denner, Truffaut, deux amis qui restent avec nous. Duhamel aussi. Je suis une nécropole ambulante.

-Les films de ma vie, de François Truffaut. Préface d’Emmanuel Burdeau. Champs/ Flammarion
-Le plaisir des yeux, de F. Truffaut. Champs/ Flammarion
-L’homme qui aimait les femmes, de F. Truffaut. Librio, 90 p., 3 €
Exposition François Truffaut, Cinémathèque française, du 8 octobre 2014 au 25 janvier 2015.

11.09.14

Permalien 09:36:09, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR  

Le livre de l’eau, d’Edward Limonov (Bartillat)

Dans sa préface, Edward Limovov nous avertit qu’il aurait pu titrer ce livre de 2002, Le livre du temps. Celui qui passe et qui ne revient plus. L’eau aussi passe et on a le sentiment qu’elle ne s’arrête jamais alors que ce n’est jamais la même. L’eau convient mieux à ce livre. L’eau c’est le symbole de l’amour.
Bien sûr, Limovov s’aime beaucoup. Il faut beaucoup s’aimer pour aligner tant de mots, certain qu’ils vont passionner des gens. Tous les grands désespérés s’aiment beaucoup. Heureusement, Limovov aime aussi les gens, ses contemporains qu’il scrute comme un entomologiste. Tous les jours, où qu’il soit, il se brûle le regard au contact des autres.
« J’ai compris que le genre le plus moderne est la biographie. C’est ainsi que j’ai suivi mon chemin. Mes livres, c’est ma biographie : dans le genre “vies des hommes illustres” ». On ne peut pas être plus clair. Limonov a souvent risqué sa vie : ce n’est pas un auteur de salon littéraire qui parade sans cesse à la télé dans des émissions débiles.
De l’eau, encore de l’eau, toujours de l’eau. On s’y noierait tant il y en a. A bien y réfléchir c’est bien logique puisque la surface de la terre est pleine d’eau. Sans eau, on ne ferait pas de vieux os. Il serait fastidieux de citer tous les endroits visités par l’écrivain, grand voyageur. Où qu’il aille, il voit toujours avec ses mêmes yeux comme Henri Cartier-Bresson faisait du HCB, à Paris comme en Inde.
Du Limonov c’est quoi ? Mieux qu’une caméra, il décode l’invisible, toujours avec un humour froid. A propos du bassin central situé dans les jardins du Luxembourg, il note : « si vous y allez et que vous cherchiez mon reflet dans l’eau, je suis sûr que vous le trouverez ». L’eau encore l’eau toujours l’eau. Tout le livre est une suite d’instantanés pris sur le vif. Ses anciennes visions remontent à la surface de la vie. Limonov parle de biographie. Oui, de biographie transcendée grâce à la littérature. Les chapitres de cet herbier maritime forment une suite d’autoportraits, plus Bacon que Rembrandt.

-Le livre de l’eau, d’Edward Limonov. Traduit du russe par Michel Secinski. Bartillat, 287 p. , 20 €

10.09.14

Décryptage. De "C'est tout pour le moment" (Secret Story) à "Merci pour le moment" de V.T

Tiré initialement à 200 000 exemplaires, Merci pour ce moment (Les Arènes, 320 p., 20 €) s’est vendu à 145 000 exemplaires, dont 131 000 pour l’édition papier. La version numérique a atteint 14 000 ebooks, soit grosso modo 10 % des ventes. Tout ça en moins d’une semaine. Les ventes vont se poursuivre. Les lecteurs les plus malins, eux, se procurent une édition pirate en PDF.

Nous sommes en présence d’un best-seller savamment orchestré comme quoi c’est possible de préméditer un succès commercial.

Dans ce cas, voici sa construction:
-le héros principal est le président de la République en exercice
-l’auteur est son ex compagne
-le sujet: le récit d’une femme trompée publiquement. La parallèle est évident: beaucoup de lecteurs ont eux aussi la sensation d’avoir été trompés par le président qui avait dit qu’on n’entendrait plus parler de sa vie privée et que son mandat se déroulerait avec d’honnêtes gens: on a vu le résultat avec deux ministres fraudeurs.
-le livre sort vendu sans campagne de promotion ni publicité
-l’auteur ne fait aucune émission. Cela crée une frustration chez les lecteurs qui sont pour beaucoup des lectrices
-Paris Match a réussi à battre internet: c’est la victoire du papier sur Internet d’habitude leader dans la course aux informations. Cette fois les extraits sont dans la presse écrite vendue en kiosques, qui est ni plus ni moins, le journal dans lequel signe régulièrement l’auteur journaliste maison
-le titre du livre rappelle une phrase de l’émission phare de TF1: “C’est tout pour le moment". L’ouvrage est bien dans la tendance Secret Story. Le président avait un secret- une liaison avec une autre femme
-dans le livre on suit les aventures de V.T. comme à la télé on peut suivre celles des Kardashian ou de Nabilla. Jadis, on avait Martine à la plage, Martine à la montagne

La maison d’éditions des Arènes a parfaitement réussi son coup éditorial en masquant la sortie de son produit jusqu’à quelques heures de sa parution. Au niveau commercial c’est parfait. Il y avait une grande attente, une forte demande. D’habitude c’est la presse, des gens extérieurs qui bavardent sur les gens du PAF, cette fois c’est l’un d’eux qui s’exprime. Du Closer sur 320 pages. D’un point de vue stratégique et économique, le livre est une opération fort bien menée. Chapeau !

Dernières péripéties du show élyséen: pendant que l’actuel locataire de l’Elysée tente d’étouffer le feu dans les médias, celle dont tout le monde parle a fait un passage remarqué dans le village d’Ambatomahamanina (Madagascar), pour y inaugurer six nouvelles bornes-fontaines financées par le Secours populaire. Un séjour pour faire aussi un reportage (voir le site de Paris Match)*. On en est à faire un reportage sur quelqu’un qui fait un reportage. C’est Lady Di transformée en Hemingway !

* http://www.parismatch.com/Actu/International/Valerie-Trierweiler-son-reportage-a-Madagascar-590754

09.09.14

Je suis supporter du Standard, multi diffusé sur C+

Je suis supporter du Standard
comédie franco-belge
de et avec Riton Liebman (2013)
avec Léa Drucker
Multi diffusé sur C+, Canal Sat, en septembre

Film à voir. Il n’y en a pas 50 sur le sujet.
Vous savez que les hautes sphères de l’intelligentsia considèrent le football comme un sport de débiles, à quelques exceptions près. Et s’ils daignent en parler c’est parce que le football génère de l’argent.
A part ça, ils n’y comprennent rien, sont hermétiques à la mystique du sport.
Riton Liebman, lui, donne à voir un fan détruit par sa passion.
Superbe film avec plein d’humour, celui qu’on aime, au 4e degré.
Il joue merveilleusement l’addiction.
La Belgique est vraiment gorgé de talents. On ne peut plus les nommer tant ils sont nombreux.
Riton Liebman joue avec beaucoup de finesse. Un vrai régal.
Léa Drucker lui donne plus que bien la réplique.
Les ignares vont penser: encore du football !
A la vérité, le film est sur le manque.
Dans la vie, il nous manque quelque chose voilà pourquoi tant de décérébrés vont vers la religion.

08.09.14

Permalien 11:54:01, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR, HENDRIXEMENT  

Jacques Brel, une vie, par Olivier Todd. (Documento/ Robert Laffont)

On n’en finirait plus de citer les titres de la collection Documento de Robert Laffont, c’est une suite de rééditions dont on se délecte. Après Proust/ Albaret, voici Brel/ Todd, Olivier, le père d’Emmanuel. Aujourd’hui, il faut préciser car le fils et le père sont tous les deux de très bons auteurs. Je me rappelle d’Oliver Todd face à une jeune femme dans une remarquable émission qui consistait à refilmer ensemble deux personnes qui s’étaient vues jadis. Todd signale sa biographie à son interlocutrice qui n’en fait pas grand cas. Le journaliste en fut tout décontenancé. C’est dire qu’il considérait sa biographie avec autant d’attention qu’un romancier aime l’un de ses romans. Il avait raison, c’est le livre qui compte. Mieux vaut lire une grande biographie qu’un mauvais roman. Le Brel de Todd est un grand livre, pour son modèle et son portraitiste.
Toute la vie de Brel (1929-1978) remonte à la surface, comme si elle avait été débloquée au fond de l’eau par un Cousteau littéraire, en la personne d’Olivier Todd. Pour les enfants de l’après-guerre dont je suis, nous avons eu la chance d’être les contemporains de maîtres de la chanson : Trenet, Brassens, Berl et Ferré. Nous pouvons y rajouter Aznavour, Lapointe, Barbara et Ferrat. D’immenses poètes sur microsillons. Ils nous ont ouverts à la littérature, à la vie donc. La littérature est l’indispensable grille de lectures sans laquelle on n’y comprend. J’ai toujours considéré ces chanteurs comme d’authentiques écrivains. Ils savaient se servir des mots pour nous faire voir l’invisible, indicible, l’indéchiffrable, l’innommable. Oliver le sait très bien. On ne consacre pas autant de pages, de jours, de mois, d’années, à quelqu’un de superficiel.
Jacques Brel était un géant et sans doute il n’a pas mesuré pleinement ce qu’il représentait. Mort en 1978, à 49 ans, il reste plus présent que les médiocres chanteurs qui lui ont succédé sans bien sûr prétendre jouer dans la même catégorie. Franchement, les chanteurs français de la nouvelle génération disent tous ce que Brel-Trenet-Ferré-Brassens ont dit mais en moins bien. Ce qui compte c’est d’avoir un son, une tonalité, un style. Eux avaient tout ça bien combiné. Les chanteurs actuels à 90% ne sont que des produits commerciaux pour faire tourner le marché.
Chanteur, parolier, musicien, acteur, comédien (je fais la distinction), cinéaste. Sa vie est un torrent d’émotions. Elle ne se résume pas à quelques phrases. Il faut livre l’ouvrage Todd pour se laisser emporter par les vagues successives. Nous sommes dans un millefeuille. Brel ne s’est pas ménagé. Il n’a pas pris soin de son enveloppe corporelle. Il a tant tiré sur les cordes que sa vie a été malheureusement trop brève. On aurait aimé le voir vieillir, par simple égoïsme afin de bénéficier encore et encore de sa générosité créatrice. Il faut en avoir sous le capot pour en dire autant en si peu de temps. Je ne rappelle très bien avoir entendu ce témoignage : enfant, il fit signer son cahier scolaire par son chat ! Le rebelle était précoce.
Talent, violence des mots, grandeur d’âme, beauté des formules, contradicteur, contradictoire, poète, polémiste, caricaturiste, humaniste, flamboyant être humain, ennemi de la connerie humaine, hostile aux imposteurs qui prolifèrent comme la peste, Jacques Brel est l’un des êtres les plus vivants du XXe siècle. Merci à Oliver Todd de le faire revivre sur la matière morte des pages qui font se redresser le spectre merveilleux d’un homme qui ne se sépare jamais de nous.

-Jacques Brel, une vie, par Olivier Todd. Documento/ Robert Laffont, 456 p., 11,90 €

Permalien 08:15:04, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR, VAN GOGH FOR EVER  

Le dernier tango de Kess van Dongen, de François Bott. (Cherche Midi)

François Bott s’y connait pour faire parler les morts : de Fontenelle à Isidore Ducasse alias Lautréamont en passant par Barbosa, l’ex goal maudit du Brésil 1950 battu sur ses terres par l’Uruguay en finale de la Coupe du Monde.
Il leur écrit parfois : Lettres à Baudelaire, Chandler et quelques autres… (Albin Michel, Prix Léautaud 1986). Il fait parler les morts, non pas de manière gratuite mais de façon grandiose.
De fait, Bott aime tellement la littérature, l’art, qu’il est capable d’entrer en connexion avec les artistes du passé.
Bott brise sa solitude contemporaine pour dialoguer avec les artistes- des lettres, du sport ou de la peinture et même de la vie tout simplement- qui l’accompagnent depuis des décennies. Tout ce que je dis à l’air farfelu et pourtant Bott n’a pas besoin de faire tourner les tables pour établir un lien avec les grands du passé. Il connaît tant leurs œuvres qu’il parvient à nous restituer l’âme des disparus.
Ses écrits ont une force spirituelle qu’on ne rencontre pas ailleurs. Il publie des livres souvent minces, par politesse. Il nous prend peu de temps, et on le regrette parce que sa délicatesse est indispensable dans ce monde de brutes épaisses. La plume de Bott a l’élégance des gens qui écoutent au lieu de parler sans cesse.
Cette fois, François Bott s’est mis dans la peau du peintre Kess van Dongen, afin de nous permettre une plongée dans le XXe siècle à jamais évanoui. Grâce à Boot et à van Dongen, on se replonge dans le Paris des années 1910 puis dans le Monaco de la fin des années 1960. Van Dongen c’est le peintre des femmes : « Fasciné par leur mystère, je les aimais. » On a en tête, les visages avec l’épais rimmel. Cette couleur de vase sur les visages comme la mousse verte qui dévore Venise.
Vieux, il se rince l’œil sur les infirmières, les soldats de sa mort. Bott dit que van Dongen voulait moins coucher avec les femmes que les coucher sur la toile.
Dans le livre on croise Cravan et une poignée de collabos que van Dongen a fréquentés. « Tant pis si j’étais un salaud ». Par pure carriérisme, van Dongen s’est laissé happé par les nazis, le temps d’un voyage dans l’Allemagne hitlérienne. « C’était un drôle de tourisme » écrit Bott, plus van Dongen que le peintre lui-même. L’exercice de style est parfaitement réussi.
Bott est un écrivain qui ne déçoit jamais. On sort toujours meilleur au terme de ses livres. Il apprend et nous divertit. Le tout avec une élégance infinie. Dans mon abécédaire, je le place entre Jacques Anquetil et Cioran.

-Le dernier tango de Kess van Dongen, de François Bott. Cherche Midi, 132 p. , 13,50 €

07.09.14

Permalien 17:42:14, Catégories: FOOT FRANCHOUILLARD, ANTI-FOOTBALL  

Si Ribéry refuse une convocation de Deschamps, Michel Platini souhaite qu'il soit suspendu 3 matchs par le Bayern Munich, selon les réglements de la FIFA

Le football de Ribéry me passionne autant que le livre de la chroniqueuse de Paris Match dont tout le monde parle.

Dimanche 7 septembre 2014, dans Bild, Michel Platini a rappelé ce que j’ai toujours dit:
-"Si Didier Deschamps convoque Ribéry […] et qu’il ne vient pas, il prendra 3 matchs de suspension avec le Bayern Munich. C’est écrit dans les statuts de la FIFA", a averti le pt de l’UEFA. “Franck Ribéry ne peut simplement pas décider s’il joue pour la France ou non. Si l’entraîneur Didier Deschamps l’invite, il doit venir en équipe nationale (…). Je ne le comprends pas. Il est français et l’Euro a lieu en France.”
De son côté, le sélectionneur Didier Deschamps a déclaré auparavant:
-"Pourquoi prendre quelqu’un qui estime que c’est mieux de ne pas venir ?".
Pour ma part, Ribéry n’est pas un joueur assez talentueux pour être indispensable. C’est un ailier de débordement, rien de plus. Il n’est pas décisif comme le furent Platini et Zidane.
Je me souviendrai de Ribéry surtout parce qu’il a rendu célèbre Zahia. Pour ce qui est de son football. Je ne peux pas dépasser deux lignes pour en parler.
Il court vite, joueur explosif, capable de bons centres. Et puis après ?
Ribéry est un bon joueur dès lors qu’il est bien inséré dans un collectif.
Ce n’est ni un leader de terrain, ni un leader de vestiaire.
Au lieu de jouer le rôle d’aîné au sein de l’équipe de France, il ne veut plus y venir.
On voit qu’il n’entretient pas les mêmes rapport avec les Bleus que jadis Kopa, Platini et Zidane.
Il faut dire que Ribéry n’a jamais réussi à devenir un leader charismatique comme les trois grands meneurs de jeu.
Deschamps va sans doute éviter un clash en ne sélectionnant plus Ribéry.
Ribéry préfère gagner des titres au Bayern Munich grâce à Robben et cie plutôt que d’essayer de remporter l’Euro 2016 en France, ce qui est beaucoup plus hypothétique.
Platini, lui, a fait gagner l’Euro 1984 à la France d’une manière rayonnante.
Platini avait la grande classe. Zidane aussi. Idem pour Kopa.

A l'inverse de Nasri et Ribéry, Patrice Evra poursuit sa love story avec l'équipe de France alors que le public le siffle

Evra a bien fait de quitter MU. Il savait bien que sans Sir Ferguson, il devenait un homme de l’ancienne Histoire. C’est quoi le projet de van Gaal ? On n’en sait rien: la catastrophique défense à trois ? Evra s’est fait une place au soleil dans le cœur des fans MU et au poste de latéral, ce qui est rarissime. D’habitude, on se souvient des attaquants. Ceux qui critiquent sans cesse Evra vont devoir encore le voir jusqu’à la fin de l’Euro 2016. Evra ce n’est pas Ribéry. Evra jouera en Bleu jusqu’au bout de sa carrière. Malgré les critiques, il n’a jamais dit bye-bye les Bleus c’est dire le mental qu’il a. Le mental c’est sa première qualité.

Dimanche 7 septembre 2014
Match amical (1)
Serbie 1- 1 France

But pour la Serbie: Kolarov (80e)
But pour la France: Pobga (13e)

Nasri ne veut pas jouer en équipe de France.
Ribéry ne veut plus jouer en équipe de France.
Evra, lui, aime toujours autant les Bleus.
Pourtant, le public français la hué au SDF contre l’Espagne lors de la victoire des Bleus 1-0, en amical.
Didier Deschamps a tenu a précisé:
-"Je regrette pour Patrice, je lui en ai déjà parlé, ça sera toujours comme ça par rapport à ce qu’il s’est passé pour lui et d’autres, à la Coupe du monde 2010. Mais il est relativement imperméable à tout ça. Il peut faire de mauvaises choses, mais même quand il fait des bonnes choses, c’est comme ça, il y en a qui ne l’aiment pas, voire le détestent, mais tous les joueurs méritent d’être encouragés.”
Oui, Evra mérite le respect. Evra c’est 61 sélections depuis 2004.
Ils ont fait quoi pour les Bleus ceux qui le sifflent ?

Siffler un international… Ce n’est pas en Angleterre que l’on voit ça !
L’ex Red Devil semble éternel. Il se remet toujours d’aplomb après les coups durs.
Suite à la Coupe du Monde 2010, on le croyait perdu pour l’EDF.
Erreur, il est revenu au premier plan, prouvant qu’il était toujours le meilleur latéral français en activité.
Personne n’a réussi à le déloger, à Nice, à Monaco, à Man United et chez les Bleus.
Evra est un joueur qui se bat pendant 90 minutes et plus.
Il n’est jamais blessé. C’est un gagneur.

Sa carrière est magnifique. Il se réalise pleinement.
Le latéral gauche boucle la boucle en Italie - à la Juventus Turin- là où il démarra avant de signer à Nice.
N’ayant jamais bénéficié d’un centre de formation, Patrice Evra est un autodidacte du football.
Il vient de la rue et non d’une structure affiliée à la FFF.
C’est là son grand mérite: il prouve qu’à force de volonté, de travail acharné, on peut réussir.
Dans le football, il y a une très forte concurrence. Evra y fait face sans jamais se plaindre.
Moyen techniquement, il compense par une force de caractère hors du commun.
Chapeau ! Bravo !

(1) Evra n’a pas joué. Deschamps prépare la relève au poste de latéral gauche avec Lucas Digne. Evra n’y est pas hostile. Il est chez les Bleus pour préparer l’avenir avec Deschamps qui en a fait un cadre, un rare taulier. Deschamps a appris à aimer Evra quand il entraînait Monaco. Ensemble ils sont allés en finale de la C1, ce n’est pas rien.

06.09.14

Permalien 07:27:00, Catégories: LITS ET RATURES, GRANDE DAME  

L'oubli, de Frederika Amalia Finkelstein (L'Arpenteur/Gallimard)

Laissez tomber la littérature de caniveau qui consiste à raconter son histoire de cul élyséen. Lisez les vrais livres, svp. Le premier livre de Frederika Amalia Finkelstein est le grand favori pour le prix Renaudot.(1) Elle a envoyé son manuscrit par la poste comme le fit jadis JMG Le Clézio avec Le Procès qui reste l’un de ses meilleurs livres. Quand les prix sont bien décernés on n’est pas contre.

Ce premier roman a la force des écrivains qui ont un véritable univers, ce monde poétique enfermé en eux. Il n’a rien à voir avec les faiseurs de produits pour tête de gondole.
La littérature c’est avant tout une voix que l’on entend, ou plutôt qu’on lit et qui ricoche dans notre cerveau. Il faut donc l’entendre dès la première ligne si possible.
C’est ce qui se passe avec le livre de Frederika Amalia Finkelstein, L’oubli :
«Extermination des Juifs. Je ne vais pas entrer dans les détails ».
Cette jeune femme de 23 ans, a-t-elle fait exprès d’entrechoquer les deux mots, Juif et détail, que Jean-Marie Le Pen avait réunis lors d’une de ses sorties médiatiques pour déchaîner les médias ?
Il faudra lui poser la question. De prime abord, je pensais que non. Puis, avançant dans la narration, je pense que l’effet est voulu afin de souligner qu’on oublie tout, l’infime comme l’essentiel. On oublie tout si l’on vit sans un minimum d’humanité.
La néo romancière nous rassure : si tous les jeunes de son âge avait autant d’intelligente qu’elle nous n’aurions rien à craindre pour les cinquante ans à venir. Intelligente et sensible cela va de soi.
Donc la jeune romancière à un ton à elle, ce qui fait la différence avec tous les premiers romans insipides. L’important ce n’est pas ce que l’on dit mais comment on le dit. Et Frederika Amalia Finkelstein si connaît déjà pour nous faire réfléchir avec un langage particulier. Son récit est celui d’une narratrice de 2014 qui n’arrive pas à oublier ce qui s’est passé dans les camps de la mort où elle aurait pu mourir si elle était née plutôt.
Elle pourrait culpabiliser d’écouter Daft Punk en sirotant du Coca-Cola mais on n’y peut rien si l’on arrive sur terre en temps de Paix officielle. Le cœur de son roman est la scène entre la petite fille de celui qui a réussi à échapper aux griffes hitlériennes et celle du bourreau Eichmann qui ne sait même pas prononcer le nom d’Auschwitz. La petite-fille du nazi oublie plus vite que l’endeuillée perpétuelle. On peut la comprendre ! Un grand-père comme ça on ne le porte pas dans son cœur.
Le livre de Frederika Amalia Finkelstein est une réflexion sur la mémoire.
Jadis il fallait voir un film, la télé ou consulter les archives d’une vidéothèque pour faire ressurgir le passé. A présent, hier et avant-hier sont consultables 24 h sur 24 h dans notre propre chambre, d’un seul clic. On peut revoir bouger Hitler comme John Lennon. On peut voir tout le temps les corps enchevêtrés des martyrs juifs du nazisme. Tout est à la fois enseveli et si perceptible. Trop marqué par l’Histoire qu’elle vit par procuration, elle est amenée à commettre un geste irréparable qu’aucun lecteur ne peut anticiper. Elle accomplit son méfait en utilisant le mot “éclair” qui traverse sa prose comme pour faire écho à L’Etranger de Camus, au reflet du soleil sur la lame du couteau. On connaît des filiations moins enviables.

-L’oubli, de Frederika Amalia Finkelstein. L’arpenteur/ Gallimard, 173 p., 16,90 €

(1) http://www.franceinter.fr/depeche-le-clezio-soutient-haut-et-fort-un-premier-roman-de-la-rentree

05.09.14

Permalien 11:15:30, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR, GRANDE DAME  

"De toutes les nuits, les amants", de Mieko Kawakami (Actes-Sud)

A 36 ans, Mieko Kawakami a plusieurs cordes à son arc : romancière, philosophe, musicienne et actrice.
Son nouveau roman traite d’un personnage détruite par la société de consommation ou plutôt de production, à savoir le Japon. Il est stupide de toujours vouloir augmenter la croissance car aucun n’arbre n’a jamais atteint le ciel. On devrait travailler pour se nourrir et non pas se nourrir pour travailler. L’héroïne du livre est une trentenaire correctrice dans une maison d’éditions. La professionnelle de la lecture n’attache plus aucune importance à ce qu’elle lit : elle ne débusque plus que les coquilles, fautes de frappes, erreurs grammaticales… Superbe métaphore : comme si elle ne voyait plus que les défauts des gens : l’un trop grand, l’autre trop gros, celui-ci trop bête, celui-là pas assez riche.
Finalement seule la nuit parvient à l’intéresser. La nuit, elle sait que les palais de justice sont fermés. La nuit, elle est sensible à tous ces néons qui transforment la ville en luna-park, en sapin de Noël perpétuel. Nouvelle métaphore : elle préfère la lumière artificielle à celle du soleil.
Il n’y a que dans les romans japonais actuels où il ne se passe rien sans que cela ne reste pas intéressant quand même. C’est un peu comme lorsqu’on attend l’autobus et que l’on regarde la vie autour de soi. Il y a toujours quelque chose à voir.
Mieko Kawakami fait boire de la bière à son héroïne. Rien de plus banal. Sauf que l’on boit la bière avec elle.
Son traducteur Patrick Honnoré a très bien su rendre française une prose qui n’a pas d’exotisme surajouté. Nous sommes en littérature pas dans un magasin de souvenirs japonais.

-De toutes les nuits, les amants, de Mieko Kawakami. Traduit du japonais par Patrick Honnoré. Actes-Sud, 280 p., 21,80 €

Permalien 08:29:00, Catégories: LITS ET RATURES, LA REVUE DE STRESS  

Eloge du dégoût, de Bernard Morlino (Editions du Rocher)

République Française ou République bananière ?

Vu tout ce qui se passe en France, lors de la rentrée 2014, je republie un extrait de mon livre Eloge du dégoût (2012, Editions du Rocher) Le passage ci-dessous provient du chapitre: “Les politichiens dégradent l’action politique” (p.83-p.96).

-"Les peuplades éloignées étaient beaucoup plus artistes que nous. Nos lointains prédécesseurs avaient le sens des volumes. Face aux masques et autres statuettes anonymes, leur âme nous toise. Nous sommes incapables de tirer autant d’un bout de bois ramassé dans les forêts. On marche sur les asperges sauvages et nous ne ramassons plus les figues gorgées de sucre et de soleil, aplaties par les pneus des voitures indifférentes. On prétend tout savoir mais nous ne sommes pas en mesure de donner le nom des habitants de Los Angeles, de Washington et de Chicago.
Cela rassure de signer des autographes. Douce impression d’exister. Le plus connu d’entre nous n’est plus rien dès qu’il voyage. Certains people vont jusqu’à dire : « L’été je pars à l’étranger dans des endroits où personne ne me reconnaît ». C’est le comble du chic : une cure d’anonymat ! A Paris, ils sont pourtant prêts à tuer père et mère pour se faire une place à la devanture des kiosques à journaux. Les plus cyniques usent de leur gloriole pour passer avant tout le monde devant des distributeurs de billets, au seuil des banques sur les Champs Elysées. Les badauds sont contents de voir de près celui qu’ils voient chez eux quand ils sont en train de se curer le nez.
La pensée régnante du texto nous impose une société qui ne pense pas plus loin que les menus des fast-foods. On s’écrit en charabia. On pense en onomatopées. On ouvre un blog dans le désert. On téléphone aux radios par raconter qu’on a trompé sa femme avec le livreur de sushis… On interroge Madame Michu pour savoir si le budget du ministre de la défense lui convient. On fait croire à chaque auditeur qu’il est journaliste. Les radios sont devenues des vide-ordures.
D’ici peu, les présidents de la république feront leurs allocutions télévisées entourés de clodettes. Un ancien président des Etats-Unis se fait payer une fortune à chaque conférence pour ne rien dire de nouveau sur le conflit israélo-palestinien. En Italie, un président du conseil a atteint un degré de cynisme rarement atteint en démocratie.
Les politichiens ne cessent pas de dire que l’ennemi est à l’intérieur du pays. En 1939, il est venu d’Allemagne. Dans les années 2000, des chasseurs de bulletins de vote désignent les Noirs et les Arabes. Les Français ne s’aiment plus. Sous la présidence Mitterrand, le diable s’appelait FN. Depuis la mort de celui qui en l’a fait proliférer, par tactique électorale, le FN a été convié au second tour dans la bataille pour l’Elysée. On nous prédit que ce parti peut accéder à la fonction suprême. De Gaulle nous faisait prendre le dictionnaire pour voir les définitions de «Chienlit» et de «Volapuk» alors que son homologue de 2007-2012 a traité de « pauv’con» un électeur qui ne l’a pas élu.
Au petit matin, on voit des passants avec de gros casques sur les oreilles. Il ressemble à des techniciens d’une régie de radio et à des astronautes. Avec en plus les lacets défaits et le froc qui laisse apparaître leurs fesses. A quand la télévision walkman ? Moderniser ne veut pas dire liquider le passé. A part les progrès de la médecine, tout ou presque se dégrade. Mes grands-parents étaient piétons. Mes parents, automobilistes. Je voyage en TGV. Nos enfants ou petits-enfants sont-ils condamnés à l’avion supersonique ou doit-on revenir au véhicule hippomobile ?
Pierre Bérégovoy s’est suicidé. Depuis la mort de l’ancien Premier ministre, la politique a perdu de son prestige. Il a mis fin à ses jours pour marquer son désaccord avec les pratiques actuelles. Il était de l’ancienne école. Tout devait se mériter. François Mitterrand avait été séduit par le parcours de cet homme différent des bardés de diplômes. Monsieur Bérégovoy n’a jamais porté de col Mao. Sa séance photo, très John Kennedy, avec ses petits enfants sous son bureau lui posa un problème de conscience. Il n’accepta que pour faire plus dans le coup. Cette façon putassière de séduire le révulsa.”

-Eloge du dégoût
de Bernard Morlino
2012, Editions du Rocher

[Post dédié à Jean Moulin]

04.09.14

Madame Anne Pingeot n'a jamais vendu François Mitterrand à un éditeur

Je me souviens de François Mitterrand qui a dit au moment de la présentation officielle de sa fille Mazarine:
-"C’est une belle histoire, non ?”
Oui, beaucoup plus belle que celle dont on ne cesse pas de parler lors de la rentrée 2014.
On peut trouver tous les défauts à François Mitterrand mais nous étions sous le règne d’un homme d’Etat de grande classe, aussi spirituel qu’intelligent. Il se plaçait au-dessus de la mêlée, comme le général de Gaulle.
La mère de Mazarine, n’a jamais cédé aux sirènes des éditeurs et du PAF.
Elle vit dans le silence médiatique le plus total.
Si elle allait voir un éditeur, elle toucherait une somme astronomique. Elle pourrait écrire: “Ma vie avec F.M.” en plusieurs tomes. Elle perd donc une vraie fortune.
Historienne de l’art française, conservateur honoraire au musée d’Orsay, Madame Anne Pingeot mérite notre plus profond respect pour son comportement qui l’honore. Elle, François Mitterrand et leur fille.

Bibliographie d’Anne Pingeot est très loin de Closer:

-La Femme artiste: d’Élisabeth Vigée-Lebrun à Rosa Bonheur. Collectif, catalogue de l’exposition au donjon Lacataye à Mont-de-Marsan, de novembre 1981 à février 1982. Editions du musée Despiau-Wlérick, 1981.

-Degas: sculptures, photographies de Frank Horvat. Imprimerie nationale et RMN, Paris, 1991.

-Le Jardin des Tuileries, photographies d’Alain Muriot. Editions Du May et RMN, Paris, 1993.

-La Sculpture au musée d’Orsay. Editions Scala, 1995.

-Paris - Bruxelles, Bruxelles - Paris, Réalisme, impressionnisme, symbolisme, art nouveau : les relations artistiques entre la France et la Belgique, 1848-1914, avec la collaboration de Robert Hoozee, catalogue de l’exposition au Grand Palais de mars à juillet 1997. Fonds Mercator, 1997.*

-Italies : l’art italien à l’épreuve de la modernité, 1880-1910, avec la collaboration de Gianna Piantoni. RMN, 2001.

-Orsay : sculpture. Editions Scala, 2004

PS: la morale sera-t-elle sauve si les droits d’auteur du bouquin surmédiatisé de la rentrée 2014 iront à des enfants dans le malheur ? C’est peut-être la porte de sortie de tout ce vacarme.
PS’: un jour François Hollande incognito a joué à l’homme de droite au téléphone:
https://www.youtube.com/watch?v=GIX8IejCdQE
On ne peut plus s’étonner de rien après un tel subterfuge.

03.09.14

Hommage à La Bruyère, à Jean Moulin, à André Malraux et à Albert Camus

Voici ma double réponse à la médiocrité de nos élites supposées: Moulin, Malraux et Camus.
Le haut de gamme de l’intelligence et du courage.
Toute la presse, écrite, radio et télé, ne parle plus que du même torchon littéraire.
Nous sommes passés de la NRF à Closer !
Je l’ai toujours pensé, la vraie littérature est confidentielle.
La Bruyère nous a fait comprendre qu’il est plus difficile d’écrire un grand livre dans son coin que dans faire valoir un médiocre avec le nom que l’on s’est déjà fait.
Je ne plains ni l’auteur du livre ni celui qui est visé dans l’entreprise de démolition.
Je plains les gens qui vont acheter et lire ce bouquin machine à fric.

Un grand témoignage inédit: Journal (1939-1943), de Gueorgui Efron (Editions des Syrtes)

La poétesse Marina Tsvetaeva a aussi mis au monde Gueorgui Efron qui a repris le flambeau de la littérature, après le suicide de sa mère, avant de mourir à la guerre.

Il n’y a pas quinze littératures. Il y a le divertissement, la réflexion et la mémoire. Sans parler des livres débiles signés par les marionnettes du PAF, ces catins médiatiques (Baudelaire parlait de la « racaille moderne »). Il y a aussi les intellectuels et les poètes. Les auteurs et les écrivains. Avec Gueorgui Efron (1925-1944) nous sommes dans le témoignage d’un gamin sensible, cultivé et intelligent, qui a tenu un journal entre 14 et 18 ans. Le jeune homme mort au combat le 7 juillet 1944 mérite une grande attention. Lire ce qu’il nous a transmis est la moindre des délicatesses.
Efron a de qui tenir : il est venu au monde grâce à la rencontre inattendue entre la poétesse Marina Tsvetaeva et un agent secret de l’URSS qui disparaît de la circulation en 1937. La publication du Journal de Gueorgui Efron tient du miracle tant le manuscrit est passé entre les mailles du NKVD. La police communiste n’a réussi qu’à capter le début des écrits. La vie du jeune diariste fut placé sous le signe de l’onirisme car sa mère le surnomma Murr, clin d’œil au chat du conte d’E.T.A Hoffmann. Le Journal comprend de nombreux passages en français – un tiers- car l’écrivain en herbe le parlait parfaitement malgré son jeune âge.
Né le 1er février 1925, en Tchécoslovaquie, « à midi, au cours d’une tempête ». Soyons précis. Sa mère part vivre en France, avec son bébé qui apprend le russe à la maison et le français à l’école et dans la rue. Quand le père, responsable du foyer, disparaît sans laisser d’adresse, Marina Tsvetaeva et son fils décident de rejoindre l’URSS, la veille de la Seconde Guerre mondiale. C’est à ce moment-là que l’étudiant démarre son journal. Le lecteur acharné avait déjà traduit le début d’un roman de Simenon !
L’éclatant dans la prose de Gueorgui Efron c’est sa liberté de ton qui résulte de sa formation française, loin de la censure soviétique. L’idéologie politique n’a pas abîmé son cerveau. Il a une grande clairvoyance dans le jugement de ce qui se passe dans le monde. La pertinence de ses analyses est très impressionnante surtout quand on sait qu’il n’a pas connu la fin de la guerre. Tout au long de son journal, il décrypte fréquemment la triste actualité qui lui parvient, et de l’autre, il constate que sa vie amoureuse est un désastre. Isolé, il donne tout à son manuscrit.
L’adolescence de Gueorgui Efron se déroule dans des conditions effroyables. Elle nous renvoie aux millions d’enfants victimes de la guerre, autant parler d’enfer sur terre. Le déficit alimentaire provoque de terribles maladies. Mobilisé à 19 ans, Gueorgui Efron est blessé sur le front ouest. Sa fin de vie est mystérieuse. On n’arrive pas à le localiser. On l’annonce mort en URSS ou présent dans le Paris de l’après-guerre. Une fin à la Arthur Cravan avec l’impossibilité de localiser la dépouille avec précision.
La première partie du «Journal» nous immerge dans la tragique vie des soviétiques incarnée par Gueorgui Efron. « Absolument rien à faire », note-t-il le 8 mars 1941. Le garçon, à la saisissante maturité, passe son temps à lire (Baudelaire, Flaubert, Gide, Valéry, Aragon) quand il n’étudie pas. Son éducation à la française lui a ouvert l’esprit : féru de jazz, il a une passion pour Charles Trenet. Dans la seconde partie, nous sommes au cœur de la guerre. Gueorgui Efron, souvent malade, a plusieurs obsessions bien compréhensibles : la nourriture et l’amour. Il souffre de n’avoir pas d’amis et de ne pas pouvoir tomber amoureux d’une jeune fille.
Antifasciste, pro anglais, détestant Pétain, Gueorgui Efron apprécie le général de Gaulle, anticipe l’entrée en guerre des Alliés et la fin d’Hitler. Il souhaite revoir la grandeur de Paris quand sa mère se suicide, le 31 août 1941, par pendaison. Elle ne voyait plus l’avenir possible au sein des ravages du stalinisme. Son fils reprit le flambeau de la littérature qu’il porta haut dans l’anonymat le plus complet. Un an avant que l’on ne perde sa trace, il nota ses mots ultimes, le 25 août 1943. : « Attendons, attendons. J’espère que ça viendra ». L’amour, n’est pas venu. L’amitié, non plus. La mort, elle, oui. Le livre refermé, ci-git un écrivain inconnu.

-Journal (1939-1943), de Gueorgui Efron. Traduit du russe par Simone Goblot. Préface de Véronique Lossky (avec le concours d’Alexandre Svinina. Postface de Caroline Bérenger. Editions des Syrtes, 736 p., 27 €

Permalien 00:27:36, Catégories: GRAND MONSIEUR, CERDANEMENT  

Inédit exceptionnel: les funérailles de Marcel Cerdan

Aujourd’hui, tout le monde est célèbre. Je veux dire qu’il suffit de passer dans une émission débile de la télé pour soudainement plaire au pays entier. La notoriété moderne est accablante de banalité. Je peux démonter en trente secondes la plupart de ce que l’on nomme “réussite” contemporaine. Marcel Cerdan était aimé parce qu’il faisait vibrer les gens par d’authentiques exploits. C’était un grand styliste qui s’exprimait par le biais de la boxe. Pouvez-vous me citer un grand boxeur français depuis sa mort ? Je parle de continuité et non pas des intermittents du sport.

Grâce à un document British Pathé, sorti de l’oubli, nous pouvons voir les obsèques de Marcel Cerdan.
Quand on voit ces images, on mesure la place du boxeur dans la vie des gens.
Les funérailles de Marcel Cerdan se déroulent à Casablanca où ses cendres sont inhumées.
Elles seront transférées au cimetière de Perpignan quarante-cinq ans plus tard le 24 février 1995.

Marcel Cerdan, né le 22 juillet 1916 à Sidi Bel Abbès (Algérie), est mort le 28 octobre 1949 dans un accident d’avion survenu au-dessus de l’archipel des Açores (Portugal).

Palmarès de Marcel Cerdan, poids moyens
123 combats disputés
119 victoires (dont 61 par K.O.)
4 défaites
5 championnats de France victorieux : 21 février, 5 juin et 24 novembre 1938, 22 juin 1941 et 25 mai 1946
4 championnats d’Europe victorieux : 3 juin 1939, 30 septembre 1942, 2 février 1947 et 10 juillet 1948
1 championnat du monde des poids moyens victorieux, le 21 septembre 1948

02.09.14

Permalien 15:57:23, Catégories: THE RED DEVILS, LA MAISON BLANCHE, GRAND MONSIEUR  

L'ex Red Devil Chicharito est désormais un Madridista comme Cristiano Ronaldo

Chicharito a signé au Real Madrid. Les fans de MU ne l’abandonnent pas pour autant. Chicharito est un joueur fantastique qui méritait plus de temps de jeu qu’à MU. Je lui souhaite tous mes vœux et j’espère qu’il devienne titulaire au Real afin de le voir jouer avec CR7. Je rêvais de voir associer CR7 et Chicharito, le Real l’a fait. Le Real est une de mes équipes fétiches. Je n’ai jamais été un fan attitré du Barça. En Espagne, mon cœur bat pour le Real. Toute mon enfance a été bercé par les exploits de Di Stefano, Puskas, Kopa et Gento.

Erreur historique de van Gaal: il a transféré Chicharito de MU à Madrid !
Heureusement que j’aime le football, sans être un supporter borné.
J’aime la littérature et non pas un ou deux écrivains.
Actuellement, je me pince pour voir si je ne cauchemarde pas: voir Chicharito au Real Madrid c’est comme si je revis le départ de C. Ronaldo, de MU au Real.
J’ai toujours aimé CR7, dès que je l’ai découvert quand il était très jeune.
Idem pour Chicharito.
Je suis persuadé que le Mexicain va devenir titulaire auprès de Ronaldo.
Je me réjouis à l’idée de voir les deux Red Devils associés. Je ne les ai pas vus en Rouge, je vais les voir en blanc.
L’association CR7-Chicharito va être la nouvelle grande attraction du football mondial.
Carlo Ancelotti n’est pas fou: il vient de réaliser un transfert fantastique pour pas cher.
2 M€ pour le prêt. Je ne le crois pas: quand des chèvres valent 35 M€ !
Chicharito est une flèche humaine, grande lecture de jeu, ultra rapide, bon des deux pieds.
Equipier modèle, il se fond dans le vestiaire. Il est sympathique à outrance, cela nous change des visages fermés à double-tour qui ont dressé une herse entre le public et eux alors que le football est une histoire de partage.

Le président Florentino Pérez a souhaité la bienvenue au Mexicain.
Après la signature, Chicharito Javier Hernandez a reçu une réplique du stade, une montre et un maillot à son nom, avec le numéro 14. J’adore ces cadeaux symboliques dans un monde gavé d’euros.
Hernández est allé à l’hôpital Sanitas La Moraleja, où il a passé les tests cardio-respiratoires et ostéo-musculaires avec succès.

-"Je vais donner mon maximum pour aider l’équipe à continuer de gagner des titres. Je suis enchanté et je remercie tout le Real Madrid d’avoir fait cet effort. Je donnerai mon maximum. Il n’y a pas un joueur au monde qui puisse dire qu’il n’aimerait pas porter ce maillot ou être dans ce club. Ce serait un grand mensonge. Pour moi, c’est un rêve devenu réalité. Je suis très heureux d’être ici et je vais essayer d’en profiter, d’aider l’équipe et de gagner des titres. Je suis entrain d’y croire, comme ils disent au Mexique. Le plus important est le présent. Je tente de vivre ce rêve et je travaillerai et donnerai le meilleur de moi. J’essaye de toujours avoir un vie avec beaucoup d’objectifs et je suis ici pour tout donner, tant sur le terrain qu’en dehors. Je suis maintenant un joueur du Real Madrid. Je suis un chanceux. Pouvoir représenter ce club est un rêve devenu réalité. Tout joueur sait ce que représente le Real Madrid et c’est un honneur. Vous allez voir un Javier décidé, engagé, un professionnel sur et en-dehors du terrain. J’ai toujours des mots de remerciement envers les gens qui me soutiennent et me suivent. Je suis très reconnaissant que l’on me donne l’opportunité d’appartenir à cet effectif. Je ne suis pas conformiste et je veux toujours apprendre. La perfection n’existe pas mais il faut toujours la rechercher. Je viens rempli d’enthousiasme. Je suis enchanté".

Permalien 08:56:14, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR  

Le Prix MORLINO 2014 à François Cérésa pour "Mon ami, cet inconnu" (Pierre-Guillaume de Roux)

Bien avant la remise des prix habituels, le Prix Morlino est décerné par un jury d’un seul membre chapeauté par un président. Il va sans dire que votre serviteur occupe les deux postes. Cela évite les magouilles mais pas les vrais débats enflammés. Pour départager, le président dispose de deux voix. Cette année le prix a été décerné à l’unanimité. Pour recevoir le Prix Morlino, il faut écrire avec une clarté absolue qui n’a d’égale que la sincérité de l’auteur. La moindre phrase prétentieuse et la plus anodine manifestation de relâchement stylistique éliminent les candidats les mieux disposés à le recevoir. Les imposteurs sont priés de ne pas envoyer leur dernière publication au jury intolérant avec les carriéristes abscons. Le Prix Morlino ne sera décerné que du vivant du nom qu’il porte, à l’inverse de tous les autres. Particularité du Prix: il n’y a absolument rien à gagner.

La littérature sert à consoler.
La vraie littérature, pas la logorrhée superflue. François Cérésa est K.O. debout depuis quelques années. Sa liste d’amis est devenue une peau de chagrin qui s’est mise à rétrécir atrocement.
Il a perdu coup sur coup, Boudard, Nucéra, Giovanni, Loiseau, Druon… Sans parler de ses parents. La liste est longue, trop longue. Les amis pères sont partis. Cela fait mal. Et à présent, c’est au tour des amis frères de s’en aller. Et de mort violente, en plus. Comme Bernard, Nanard pour les intimes. Le dernier de la série noire n’a pas lancé un appel au secours : il s’est pendu !
Mon ami, cet inconnu, tel est le titre de cette oraison funèbre. Tout est dit.
On croit se connaître mais souvent on fait semblant de se connaître. On se croise, on passe du temps sans rien se dire de vraiment important. On sait depuis Truffaut qu’on ignore même la couleur des yeux de ceux qu’on aime.
Alors tout prend des proportions tragiques chez certains d’entre nous, surtout ceux qui n’acceptent pas la donnée principale : dès lors qu’on sort de la bidoche maternelle, on est seul du début à la fin, et c’est cela qui est bien.
Avoir un siamois ? Non merci ! Un jumeau ? Et pourquoi pas des triplés. Plus on est de fous plus on rit.
François Cérésa salue son ami et leur jeunesse dans le Paris des années 60-70. La fin des années glorieuses, celles où l’on fumait devant un flipper sans peur d’avoir le cancer.
Ils étaient «sept comme les mercenaires» et non pas douze comme les salopards.
Dans la France sans chômage, ils n’avaient pas peur de demain. Ils se la coulaient douce, passaient leur temps au cinoche ou dans des bars à écluser sec. J’insiste, Blondin nous a avertis : on boit ensemble mais on est saoul tout seul. François Cérésa a la passion des mots et du langage, deux béquilles magistrales. Nanard n’avait pas de tuteur de ce genre. Il se perdait dans les lits de hasard, Léo Ferré sans musique ni paroles. Il n’a jamais trouvé le mode d’emploi de sa personnalité, et s’il l’a trouvé, il ne lui plaisait pas.
« Il faut avoir des cases. La tête, le cœur, le cul. Une règle : jamais intervertir. Jamais secouer pour bien mélanger. L’amour n’est pas de l’Orangina. Toi, tu secouais trop. » Voilà un exemple du style de Cérésa. C’est du Drieu rewrité par Morand. Si Cérésa avait été acteur, il aurait été Maurice Ronet. Cinéaste ? Sam Peckinpah, histoire de sulfater la moitié de l’humanité, peut-être plus, c’est-à-dire les imposteurs. Chanteur ? Jacques Brel, auteur du mythique Jef. Nanard n’aurait pas dû se suicider. Quand on a un ami du calibre de François Cérésa, on va le voir au lieu de se foutre en l’air.

Le palmarès du Prix Morlino créé en 2011

2011
-La gardienne du château de sable
de Christian Estèbe
Finitude, 202 p., 16,50 €

2012
-Un sujet français
d’Ali Magoudi
Albin Michel
406 p., 22 €

2013
-Comment vivre ? Une vie de Montaigne en une question et vingt tentatives de réponse
de Sarah Bakewell
Traduit de l’anglais par Pierre-Emmanuel Dauzat
Albin Michel
490 p., 23, 50 €

2014
-Mon ami, cet inconnu
de François Cérésa
Pierre-Guillaume de Roux
174 p., 19, 50 €

01.09.14

Permalien 21:57:00, Catégories: THE RED DEVILS, LA MAISON BLANCHE, GRAND MONSIEUR  

Kagawa au Dortmund, Chicharito au Real Madrid et Welbeck à Arsenal. C'est le grand ménage à Manchester United !

Louis van Gaal renvoie des joueurs qu’aimait Sir Ferguson. Comme si l’Ecossais choisissait mal les Red Devils.
J’attends de voir ce que va donner le puzzle que met en place le Néerlandais. S’il échoue on ne pourra pas dire qu’il n’a pas eu ce qu’il voulait. Quelle démence financière !

Javier Hernandez est prêté par Manchester United au Real Madrid pour le restant de la saison 2014-2015 avec une option d’achat prioritaire au terme de cette période.
Chicharito avait rejoint Old Trafford en 2010, en provenance du Chivas de Guadalajara.
En 154 matches disputés pour les Red Devils, il a inscrit 59 buts et remporté deux fois la Premier League.
Il a peu joué titulaire. Quand il était associé à Rooney, il jouait très bien.
Il a souvent marqué des buts importants quand on faisait appel à lui.
Sir Ferguson l’a souvent utilisé en remplaçant de luxe comme jadis O.G. Solsjkaer.
Chicharito s’est vite acclimaté à MU où sa joie de vivre faisait plaisir à voir.
C’est un joueur très sympathique. Toujours souriant. Un homme de très bonne compagnie.
Il n’a jamais revendiqué une place de titulaire, ne faisant jamais de déclaration, de cirque, de caprice. C’est un professionnel sur toute la ligne. Joueur exemplaire.
Chez les Hernandez, il y a trois générations d’internationaux: le grand-père, le père et le fils.
C’est un joueur explosif. Quasiment jamais blessé car il s’est éviter les coups.
Chicharito a un potentiel énorme et il n’a pas encore donné la pleine mesure de son immense talent.
Je suis triste de le voir quitter MU mais d’un autre côté je me réjouis de le voir évoluer au Real Madrid car MU et le Real sont des clubs frères.
Benzema a beaucoup à perdre avec l’arrivée de Chicharito qui est dix fois plus rapide que le Français. Le Mexicain n’a pas besoin de rouler en Bugatti pour pousser des accélérations..
Chicharito va enchanter les fans du Real.
C’est une promotion qu’il méritait.
L’association C. Ronaldo-Chicharito va être fabuleuse.
Le Mexicain est un grand joueur sans ballon. Bon de la tête, il doit faire attention de ne pas être souvent hors jeu, son péché mignon.
Chicharito peut déplacer des montagnes si on lui fait confiance. Il est de surcroît très spectaculaire.
Van Gaal doit souffrir d’une cécité cachée pour ne pas l’apprécier.
Hasta Luego ombre !

Palmarès de Chicharito, 26 ans:
Manchester United (2010-2014)
Champion d’Angleterre 2011 et 2013
Community Shield 2010

Mexique (66 matchs, 36 buts)
Gold Cup 2011.

Autre départ de MU:
Shinji Kagawa rejoint le Borussia Dortmund, suite à l’accord trouvé entre le club allemand et Manchester United.
Kagawa avait quitté Dortmund pour Old Trafford à l’été 2012. Il a joué 57 matches et d’inscrit six buts pour les Red Devils. Il est le premier joueur japonais à remporter la Premier League, en aidant United à remporter le titre en 2012/13.
A MU, il ne s’est jamais vraiment imposé car il illuminait pas souvent le jeu.

Privé d’Olivier Giroud, blessé, Arsenal a recruté le Red Devil Danny Welbeck (23 ans), l’attaquant polyvalent de Manchester United, qui sait à la fois attaqué et défendre.
Barré par Robin van Persie, Wayne Rooney et Radamel Falcao, l’international courtisé par Tottenham préféré rejoindre les Gunners de Wenger qui va apprécier le joueur formé par Sir Ferguson.
Welbeck est né à Manchester où il fait toute sa formation à United depuis son plus jeune âge.
Il n’a jamais été un titulaire attitré à MU où la concurrence fait rage.

L’été 2014 a vu un mouvement de folie à MU avec 6 arrivées et les départs significatifs de Nani, Kagawa, Chicharito et Welbeck. C’est le grand ménage !

Permalien 12:53:23, Catégories: THE RED DEVILS, LA MAISON BLANCHE, GRAND MONSIEUR  

OFFICIEL: Monaco prête un an Falcao à Man United

Van Gaal agit comme Mourinho, il obtient tous les joueurs qu’il veut, grâce à l’argent. Maintenant, il va falloir faire jouer tout ce beau monde ensemble.

Le mercato d’été fini à fond la caisse du côté de Man United.
De fait, MU vient de se faire prêter un an Falcao qui passe de Louis II à Old Trafford ! Un an contre 10 M€ plus une rallonge de plus de 50 M€ l’an prochain en cas de signature définitive.
Alors qu’on l’annoncé à la Juventus Turin, au Real Madrid ou a Manchester City, c’est Manchester United qui finalement a séduit le buteur colombien.
Van Gaal veut l’associer à Angel Di Maria, fraîchement arrivé du Real Madrid.
Houlala! Je ne vous dis pas ce qui va se passer avec Rooney et van Persie.
Rooney n’avance plus, il se traîne comme une âme en peine, et van Persie a rendement de 30%.
Soit le vestiaire explose et il va y avoir de la castagne, soit MU fini le championnat avec 15 points d’avance.
Maintenant, MU ne construit plus. MU agit comme Man City et Chelsea.
Bobby Charlton ne doit pas être content, lui qui voulait toujours protéger le centre de formation.
Van Gaal obtient ce que Sir Ferguson n’a jamais obtenu: à savoir des joueurs qui coûtent une fortune.
Van Gaal dépense l’argent amassé par Fergie et papa Glazer n’est plus là pour freiner les dépenses.
Et nous sommes à l’ère du fair play financier. Vaste rigolade !
Hier, MU formait C. Ronaldo. Aujourd’hui, MU fait signer Falcao.
Dommage que MU ne fasse pas signer Ibrahimovic !
Pendant ce temps mon très cher Javier Hernandez alias Chicharito est annoncé au Real Madrid.
Six nouveaux joueurs viennent de signer à MU. Aucun ne se plaint que MU ne soit pas engagé en C1. Avec l’argent vous pouvez acheté n’importe qui n’importe quand.

Permalien 12:52:36, Catégories: FOOT FRANCHOUILLARD, GRAND MONSIEUR  

Zlatan Ibrahimovic a écrasé St-Etienne de toute sa classe

Sous l’effet de la mondialisation et l’arrêt Bosman, le PSG a joué avec 11 étrangers au moment du coup d’envoi. Il faut dire qu’on n’a pas en France de Zlatan Ibrahimovic. A côté du Suédois, Benzema ressemble à un cadet.

Dimanche 31 août 2014
Paris 5-0 Saint-Etienne
Buts pour le PSG: Ruffier (24e csc., suite à une grande faiblesse du gardien vert balle au pied), Ibrahimovic (47e, 62e, 72e), Cavani(63e)

Quand Zlatan Ibrahimovic a marqué, il a regardé ses dérisoires adversaires à terre avec le regard qu’avait Marcel Cerdan quand il regardait ceux qu’il avait mis K.O. Je connais ce regard. Un regard terrifiant. Le regard du champion.
Comme je ne vois plus de football à Man United qui pour l’instant joue plus mal que la dernière CFA, je me suis rabattu sur PSG-Saint-Etienne du 31 août 2014.
J’ai été servi: 5-0 !
Pour un Niçois c’est toujours jouissif de voir perdre Sainté depuis qu’ils nous ont volé un tire avec la complicité d’un arbitre.
De retour de blessure, Zlatan Ibrahimovic a réalisé un triplé.
Des buts magnifiques de volonté dont une tête fantastique. Un “vrai coup de casque” pour reprendre l’expression de Stéphane Guy. (Le but de Cavani fut aussi de toute beauté)
Zlatan est une vrai footballeur. Il n’a rien à voir avec les joueurs surcotés qui se cachent pendant les deux tiers des matchs.
Zlatan a tout. D’abord la classe.
Ses parents l’ont taillé dans le roc, et lui a fait fructifier son physique.
Il a de l’allure, du charisme. Il est d’une très grande beauté.
C’est un artiste du ballon rond: technique, intelligent, volontaire.
Il ne se repose jamais sur ses lauriers.
Il impressionne tant ses adversaires qu’il est inchargeable.
Il rayonne. Les grands joueurs ont une lumière intérieure qu’on aperçoit très bien quand il joue bien. Cela bien sûr n’est qu’une illusion poétique: la grâce !
De surcroît, il fait jouer les autres.
Depuis Carlos Bianchi, Salif Keita et Josip Skobklar, aucun étranger n’avait autant illuminé le championnat français.
Et depuis Cantona, je n’avais plus vu un attaquant jouer aussi bien.
Des joueurs comme eux c’est le bonheur permanent pour les amateurs de jeu car ils en produisent beaucoup.
J’aurais aimé voir jouer ensemble Cantona et Ibrahimovic. Spectacle garanti. Deux grands show men.

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