Archives pour: Août 2014, 25

25.08.14

Trois livres pour comprendre la Libération:Eté 44, l’insurrection des policiers de Paris (Christian Chevandier), Paris libéré 1944-1949 (Antony Beevor et Artemis Cooper) et Le chagrin et le venin (Pierre Laborie)

Pierre Mendès-France est l’un des plus grands Français du XXe siècle. Ne l’oublions jamais, svp. Hélas! il n’a aucun héritier politique. Il est vrai que le courage est une valeur en perdition.

152 policiers sont morts pour la Libération de Paris, en août 1944. Ils ont attaqué les Allemands avec les Gaullistes et les communistes qui eux-mêmes ont devancé les Alliés.
Jamais aucun historien ne s’était penché sur la présence des policiers lors de l’insurrection. Grâce à Christian Chevandier nous n’ignorons plus que les policiers étaient en civil dans les rangs des FFI.
L’ouvrage est ainsi découpé :
1/ Paris occupé : les nazis sont de partout sous les yeux des collabos zélés.
2/ Paris insurgé : les barricades, attaque du Grand Palais, la Division Leclerc …
3/ Paris libéré : de Gaulle en héros, l’épuration…
La seconde partie est consacrée à un gros plan sur les combattants et à la volonté de leur rendre hommage pour ne pas laisser en plan dans l’Histoire au rayon des victimes anonymes.
« Qu’est que le peuple ? C’est ce qui dans une nation ne veut jamais s’agenouiller » dixit Albert Camus.
Les policiers présents dans le livre ont illustré ce qu’a écrit Camus au prix de leur vie.
Tout n’a pas été si simple et le brillantissime Christian Chevandier nous fait bien comprendre que ces policiers, à l’origine formé pour servir la IIIe République, ont été amenés à servir le régime fasciste de Vichy qui s’est servi d’eux à maintes reprises.
Bien sûr, il ne s’agit pas forcément des mêmes hommes mais il faut admettre que c’est la police française qui a raflé les juifs notamment pour les parquer au Vel’ d’Hiv. Tous les policiers n’ont pas été collabos mais la plupart sont restés sous les ordres des vichystes. Voyant la tournure des événements, d’aucuns sont devenus résistants. Tous les hommes ne sont pas des héros. On peut être aussi poussé par le vent de l’Histoire, pour sauver sa peau et tout à coup pencher du bon côté. Seuls les grands citoyens transgressent les mauvaises lois, et celles de Vichy en étaient.

Pour bien comprendre la Libération de Paris, il faut aussi lire Paris libéré 1944-1949 du duo Beevor-Cooper, deux fins connaisseurs de l’époque. Antony Beevor est un historien mondialement reconnu, et Artemis Cooper témoignage de ce que lui a raconté son père, Duff Cooper, qui fut l’ambassadeur de la Grande-Bretagne en France, juste après la Libération. Leur livre est un apport considérable pour ceux qui ne veulent pas être dupes des historiens partisans qui pullulent dans l’édition. Un historien doit être neutre et non pas rouler pour un clan politique. C’est trop facile de lire l’Histoire avec des yeux de droite ou de gauche. Non lire devrais-je écrire mais réécrire l’Histoire…
Beevor et Cooper, eux, exposent bien ce qui est arrivé juste après la Libération, à savoir les règlements de comptes entre gaullistes, communistes, résistants, collabos, Français, Américains et Soviétiques. Il y a avait les vainqueurs et les perdants, mais dans la réalité qui avait fait quoi ?
“Rares sont les pays qui aiment leurs libérateurs lorsque les acclamations se sont tues". Telle est l’ouverture du livre. Cette remarque est illustrée par la déclaration de Charles de Gaulle qui a chaud n’a pas remercié les Alliés quand il a fait son célèbre discours: “Paris outragé, Paris brisé, martyrisé mais Paris Libéré !” Certes cet omission est à mettre sur le compte de l’enthousiasme mais force est de constater que le général n’était dupe de rien. Il savait que les Etats-Unis étaient entrés en guerre en Europe pour que celle-ci devienne un nouveau marché économique. La France devait devenir la banlieue de l’Amérique du Nord! Les Français voulaient s’approprier la victoire. Si on les écoutait, ils avaient libéré seuls le pays. Les collabos se prenaient maintenant pour des résistants ! Le marché noir faisait rage: la nourriture c’est la clé numéro pendant la guerre. “La nourriture, c’est le pouvoir", a dit Ernst Jünger, l’écrivain déguisé en officier de la Wehrmacht. Les communistes sont allés jusqu’à dire que 75 000 membres du PCF furent tués par les nazis. Ils avançaient ce chiffre outrancier pour mieux faire oublier le pacte germano-soviétique en 1939.
Pendant longtemps on a diabolisé le régime de Vichy pour le lui faire porter le chapeau sans oser dire que les hommes de Pétain ont marché main dans la main avec les nazis. Il a fallu attendre Jacques Chirac en 1995 pour qu’un président de la République reconnaisse cela de manière publique et officielle. 50 ans d’attente ! Le président Mitterrand, lui, faisait la différence entre l’Etat Vichy et la République, signifiant que Vichy ce n’était plus la République, donc pas la vraie France. Il jouait sur les mots, quand bien même on pouvait comprendre son attitude, surtout connaissant son passé. Vichy se n’était pas la République, mais Vichy a remplacé la République, donc ce fut la France à ce moment-là de l’Histoire. On ne peut pas se masquer les yeux devant la réalité des faits.

Un troisième livre est à prendre en considération sur l’époque. Sous-titré “Occupation, résistance et idées reçues", Le chagrin et le venin, signé par Pierre Laborie est une pierre à l’édifice de la compréhension des événements et de leurs différentes lectures et commentaires. L’enjeu du livre est de ne pas nous faire croire qu’il y avait d’un côté les salauds et de l’autre les héros. Si après la Libération, le général de Gaulle a prôné une politique de réconciliation après 1968, le film Le chagrin et la pitié (1971) a beaucoup contribué à faire croire que tout le pays n’était qu’une vaste confrérie de collabos pendant les années d’occupation nazie. Laborie tente de rééquilibrer le balancier de la vérité historique. Certes Vichy a fait plus que ce que demandaient les nazis- on le sait depuis le livre de l’historien américain Paxton qui en 1973 a révélé le fiel vichyste. Il ne faut pas confondre résistants inactifs et maquisards. L’armée des ombres (Kessel, 1943) a vraiment existé, et l’armée des anonymes aussi. Pierre Laborie ne veut pas qu’on instrumentalise l’Histoire a des fins politiques. Il faut dire que l’époque était complexe. Emmanuel Berl avait tellement confiance en la France qu’il est allé se faire recenser comme Juif, ne se doutant pas une seconde qu’il se jetait alors dans la gueule du loup. Et par ailleurs, Mireille, la chanteuse et musicienne épouse de Berl, m’a dit que Bousquet lui avait permis de sauver un réseau de résistants. Je ne partage pas la sévérité de Pierre Laborie envers les Hussards qu’il ne faut quand même pas accuser de tous les maux. Michel Déon était un ex de l’Action Française ? A ce jeu-là je rétorque: Paul Eluard a écrit une ode à Staline.

-Eté 44, l’insurrection des policiers de Paris, de Christian Chevandier. Avec un cahier-photos. Vendémiaire, 477 p., 24 €

-Paris libéré 1944-1949, d’Antony Beevor et Artemis Cooper. Traduit de l’anglais par Frank Straschitz. Perrin/ Tempus, 502 p., 11 €

-Le chagrin et le venin, de Pierre Laborie. Folio histoire/ Gallimard, 405 p., 8,90 €

Permalien 09:02:54, Catégories: THE RED DEVILS, GRAND MONSIEUR  

Le défenseur Tyler Blackett est la belle révélation de Man United

Le nouveau défenseur maison a plus démontré en deux matchs que Herrera et que Fellaini pourtant plus chevronnés.

Actuellement, le football de MU ne me plait pas du tout mais j’ai eu la joie de découvrir un nouveau joueur très intéressant pour la suite des événements. Je lui souhaite une très grande carrière. Et cela s’annonce très bien pour lui, et donc pour nous, les lecteurs - j’utile volontairement ce terme- de vrais footballeurs.
Tyler Nathan Blackett est la grande satisfaction de la nouvelle ère van Gaal
Né le 2 avril 1994 à Manchester, le jeune défenseur de 20 ans a parfaitement négocié ses deux premiers matchs en championnat pro où il a connu la désillusion de la défaite à la maison avant de ramener un nul de l’extérieur.
Il a signé à MU en 2002 quand il avait 8 ans.
Du haut de son 1.88 m, il dégage une belle autorité que Smalling n’a jamais eue.
Blackett, lui, a la grinta comme Phil Jones.
Le nouveau Red Devil professionnel peut jouer à gauche mais aussi en défense centrale où j’attends de la voir évoluer. Le nouveau Rio Ferdinand c’est peut-être lui.
A mes yeux, c’est une grande recrue interne.
Blackett a précisément la qualité que MU n’a plus: il est tranchant !
Son jeu est hyper propre. Il s’est bien se placer, joue bien sans ballon.
Il a une très bonne lecture et ne s’en laisse pas compter.
Il ne dégage aucune peur, aucun stress alors que Smalling ne dégage que ça.
Le natif de Manchester a une très grande harmonie de gestes, et de très belles qualités athlétiques.
Il ne craint pas le un contre un et ne refuse jamais l’occasion de dribbler.
Petit à petit, il gagnera en assurance et montera davantage en surnombre.
Pour l’instant, il s’applique a bien défendre.
Blackett fait plaisir à voir. Depuis le début de saison, c’est le Red Devil le plus intéressant à regarder jouer car il a un football positif.
C’est avec des joueurs de cette mentalité que van Gaal doit vite récréer une énergie nouvelle à Man United.
Quant à Rooney, il doit se réveiller. Il semble vivre sur sa réputation. Il doit mieux porter le brassard.
Rooney est un aîné à présent.
Blackett a l’âme d’un titulaire et non pas d’un remplaçant.
J’espère qu’il ne devienne pas le Pogba de van Gaal, à savoir quitter MU parce qu’on ne lui fait pas confiance.

Août 2014
Lun Mar Mer Jeu Ven Sam Dim
 << < Courant> >>
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30 31

Le blog de Bernard Morlino

Rechercher

powered by b2evolution free blog software