Archives pour: Juin 2014

30.06.14

Permalien 00:30:12, Catégories: FOOT FRANCHOUILLARD, LA REVUE DE STRESS  

Les Bleus de Deschamps doivent se concentrer sur le jeu au lieu de trop parler

Les Bleus de 2014 face au Nigeria aimeraient imiter les Bleus de 2006 qui ont battu 2-0 le Togo

8e de finale de la Coupe du Monde
Lundi 30 juin 2014
Nigeria-France

Le syndrome de 2010 rôde-t-il de nouveau dans le clan des Bleus version 2014 ?
Chassez le naturel, il revient au galop !
Il ne faut pas dire ce que l’on va faire mais plutôt parler de ce qu’on a fait.
A quelques heures de son 8e de finale contre le Nigeria, des Bleus se sont laissé aller à des confidences pour le moins prétentieuses quand on sait d’où vient la France.
Sortir d’un groupe comprenant la Suisse, l’Equateur et le Honduras n’autorise pas à faire publiquement des plans sur la comète car ce groupe E était le moins relevé de tous les groupes de la compétition initiale.
Le Gunner, Bakary Sagna, en partance d’Arsenal, y est allé de sa déclaration d’avant-match:
-"L’objectif a évolué. On est à quatre matchs du titre, et pour moi, ce serait un échec de ne pas gagner la Coupe. On veut aller au bout".
Beau discours mais pas besoin de le crier sur les toits. Ceux qui parlent avant perdent de l’influx. Sagna de surcroît n’a pas le statut de titulaire. Et quand on voit le tout petit palmarès qu’il s’est construit à Arsenal, on est en droit de penser qu’il prend son désir pour la réalité car Messi et Neymar pensent la même chose que lui.
Il y a encore plus inconcevable. De fait, Morgan Schneiderlin a dit:
-"La Coupe est déjà réussie au niveau de l’image et de l’impact populaire (…) Ce serait un échec de ne pas gagner la Coupe du Monde".
Quand un joueur dit ça cela devient en titre, suite au passage d’un titriste qui est là pour faire mousser les papiers: “Schneiderlin: L’objectif c’est de gagner la Coupe du Monde".
Il faut savoir parler aux médias, soit comme Cantona (grosse personnalité) soit comme Lloris (langue de bois).
Dire que la France a réussi au niveau de l’image n’a rien à voir avec le football.
Bien sûr, on n’a pas envie d’avoir des sportifs sans ambition mais un footballeur doit s’exprimer balle au pied et non pas micro en main. Ou alors il est condamné à réaliser ce qu’il a promis.
Si la France perd comme le Nigeria ces déclarations préliminaires seront remises sur le tapis.
L’ambition c’est très bien mais il vaut mieux les afficher sur la pelouse.
D’autre part, la presse a des réserves sur Paul Pogba. Des observateurs disent qu’il doit céder sa place à Moussa Sissoko. Hier, Pogba était présenté comme un génie. D’aucuns brûlent vite les nouvelles idoles. Pogba doit jouer s’il n’est pas blessé.
Tout comme Sakho, s’il est rétabli. Le joueur de Liverpool possède la grinta. Koscielny n’est pas sécurisant. Personne ne l’est à 100 % mais Koscielny se fait souvent enrhumer dans les matchs-clés.
On a vu que les 8e étaient âprement disputés. Le Mexique en sait quelque chose puisqu’il a été éliminé sur le fil par les Pays-Bas qui s’en sortent très bien grâce au coaching gagnant de Louis van Gaal.
Pour l’instant, deux 8es de finale sur quatre se sont terminés par une séance de tirs au but.
A mi-parcours de la première série des matchs couperets, seule la Colombie s’est qualifié assez facilement pour les 1/4 de finale, vainqueur 2-0 de l’Uruguay.
Les joueurs de Deschamps devraient méditer cette sentence d’Henri Bergson:
“Regardez ce que je fais et n’écoutez pas ce que je dis".
Bergson, un grand N°10 de la philosophie française.

Permalien 00:12:00, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR  

Ils étaient un seul homme, de Daniel James Brown (Vuibert)

La mythique course des Américains en aviron qui ont battu les nazis sur le 2000 m des J.O. de Berlin.

Au premier coup d’oeil, je n’aurais pas lu ce livre. Ma curiosité, ou plutôt mon intérêt, a eté récompensé. De fait, j’ai partagé l’aventure, que dis-je, les aventures d’un groupe d’amis américains unis pour faire barrage symboliquement à la barbarie des nazis. Oui, j’ai aimé être dans l’aviron avec Gordon Adam, Chuck Day, Don Hume, George “Shorty” Hunt, Jim “Stub” McMillin, Bob Moch, Roger Morris, Joe Rantz, John White, Jr., tous ses héros n’ont formé qu’un “seul homme” lorsqu’ils faisaient de l’aviron ensemble. Ces vainqueurs au J.O. 1936 ont battu les Italiens et les Allemands. On parle peu d’aviron et l’on a tort.
Le livre a des illustrations très émouvantes. Des photos en noir et blanc arrachées à l’indifférence. On reste de longs moments sur ses clichés pris à Washington dans les années 1930. Personne ne peut rester insensible devant le fac similé du passeport olympique d’un as des United States. Les neuf américains qui ont gagné les J.O. 1936, je veux dire l’épreuve de leur discipline sont des hommes merveilleux. Parmi eux, il y a Joe Rantz. Il était mal barré le gars, si j’ose dire, mais grâce à l’aviron, il s’est fait une place au soleil de l’université. L’aviron a une donnée essentielle: le collectif. Sans l’union fait la force, impossible de faire avancer l’aviron dans le bon sens et à vive allûre.
Le livre est la collision entre l’ignominie nazie, qui veut faire croire que tous les Allemands sont des athlètes qui vont dominer le monde et la race blanche, mis à l’honneur par la cinéaste Leni Riefenstahl, grand talent au service de la saloperie humaine incarnée par Hitler, et donc des bons gars de l’Ouest américain, terre sauvage avec des gosses animés par un idéal, celui de l’amitié.
C’est l’histoire entre la liberté sauvage des Etats-Unis face à l’univers policé des nazis. Les Américains des J.O. 1936 veulent éloigner la crise de 1929. Ils prônent le dépassement de soi, la fraternité contre la sauvagerie. Nous lisons sans rechigner les quatre chapitres du livre: la formation du groupe, la montée en puissance, l’éclosion des talents et leur règne sur la course des 2 000 mètres en aviron.
Le jour J, la proue de l’aviron américain franchit la ligne d’arrivée au terme de 6 minutes 25 secondes et 4 dixièmes, soit 4 dixièmes de seconde avant le bateau italien et une seconde avant le bateau allemand.
Le verdict est simple: les Américains ont battu les nazis. Sur place, personne ne veut l’admettre parmi les dignitaires allemands de l’époque. Humiliés par le triomphe américains, Hitler, Goebbels et Goering se sont éclipsés sans saluer les Américains. Hitler pensait que les Allemands étaient imbattables. C’était sans compter sur l’aviron américain. J’allais écrire avion.

-Ils étaient un seul homme
de Daniel James Brown
Traduit de l’américain par Grégory Martin
Vuibert, 464 p., 21, 90 €

29.06.14

Permalien 11:24:13, Catégories: GOOOOL DO BRASIL !, LA REVUE DE STRESS  

Le no man's land du Brésil au milieu de terrain

Si le Brésil a perdu avec un grand milieu de terrain -comme en 1982 et 1986- peut-il gagner sans grand joueur dans cette zone comme en 1994 ?
Avec la Baraka? comme en 8e de finale 2014 contre le Chili, pourquoi pas.
Le Brésil 2014 joue en escamotant le milieu de terrain.
Les bons défenseurs du Brésil portent le danger dans le camp adverse en sautant la ligne médiane.
Les récupérateurs-relayeurs-distributeurs de l’actuelle Seleçao ne répondent par présent, écrasés par la pression.
Fernandihno, Hernanes, Luiz Gustavo, Oscar, Paulinho, Ramires et Willian ne sont pas des éléments décisifs.
Aucun n’eux n’arrivent à s’affirmer. La plupart d’entre eux jouent en Angleterre quand ils ne jouent pas en Allemagne ou en Italie.
J’insiste, oui, aucun d’eux n’aident Neymar qui porte le destin du Brésil sur ses frêles épaules de jeune homme de 22 ans.
Seul Hulk a apporté du soutien à Neymar.
Quant à Fred, inutile d’insister. C’est un attaquant d’une fadeur sans fond. Juste un peu meilleur que son suppléant Jo qui lui est franchement mauvais.
Comment est-ce possible que le Brésil ne trouve pas de joueurs de qualités plus évidentes ?
Ce Brésil ne devrait pas atteindre la finale.
Les Brésiliens possèdent un surdoué mais aucun patron.
La France de 1998 est arrivée en Finale aux forceps mais elle avait du répondant: Barthez, Blanc, Desailly, Thuram, Petit, Deschamps, Djorkaeff, Zidane…
Le Brésil 2014 peut compter sur sa bonne défense et sur le duo offensif Hulk et Neymar qui a qualifié - une nouvelle fois- son pays en 1/4 grâce à son tir au but.
Les miracles n’arrivent pas à chaque match.

Permalien 01:23:54, Catégories: LE GYM E BASTA, GRAND MONSIEUR  

Le gardien de la Colombie, David Ospina, est le premier Aiglon en 1/4 de finale de la Coupe du Monde

8e de finale de la Coupe du Monde
Samedi 28 Juin 2014
Colombie 2-0 Uruguay

Buts pour la Colombie: Rodriguez (28e, 50e)

Il n’y avait pas photo entre la Colombie et l’Uruguay.
Sans Suarez, l’Uruguay perd beaucoup niveau force de frappe. Tant pis pour le remarquable attaquant qui devrait consulter un psychanalyste voire un psychiatre car quand on mord aussi souvent que Suarez c’est qu’il nous manque un boulon. Sa mère l’a livré avec une pièce manquante dans le kit.
David Ospina a néanmois dû s’employer brillamment pour garder sa cage vierge.
Depuis le début de la compétition, la gardien de l’OGCNice n’a encaissé que deux buts en quatre matchs.
La Colombie a réalisé le carton plein:
Colombie 4-1 Japon
Colombie 2-1 Côte d’Ivoire
Colombie 3-0 Grèce
Colombie 2-0 Uruguay
Le Brésil ne part pas favori face aux Colombiens.
De leur côté, les Brésiliens ont gagné deux matchs et fait deux nuls. Ce n’est pas terrible.
Attention, ce n’est pas la meilleure sélection qui remporte le tournoi car sinon la Hongrie (1954), les Pays-Bas (1974), la France (1986 et 2006) auraient remporté le trophée.
Pour gagner, il faut gérer le mieux la pression. Pour l’instant le Brésil y parvient.
Contre la Colombie, le Brésil devra montrer plus de talent. A part Neymar, ses individualités au milieu et en attaque sont très faibles. Contre le Chili, seul Hulk a aidé Neymar.
Fred et Jo, en attaque, sont d’un niveau technique affligeant.
Je vois la Colombie accéder en 1/2 finale.
David Ospina est le premier Aiglon à parvenir en quart de finale de la Coupe du Monde.
L’AS Monaco peut aussi se féliciter d’avoir Rodriguez comme représentant au Brésil.

28.06.14

Le Brésil de Neymar et la baraka renvoient le Chili à la maison

8e de finale de Coupe du Monde
Samedi 28 juin 2014
Brésil 1-1 Chili

But pour le Brésil: David Luiz (18e)
But pour le Chili: Sanchez(32e)
Brésil qualifié aux tirs au but (3 à 2)

Que ce fut poussif, stressant et finalement beau et atroce.
Beau pour le Brésil. Atroce pour le Chili qui ne parvient pas au quart de finale.
En marquant le dernier tir au but du Brésil, Neymar a encore qualifié le Brésil. Cela devient une habitude.
Les Chiliens n’ont pas eu de chance, ils sont touché le montant. En match et lors de la séance des tirs au but.
Ce fut un très grand 8e de finale avec plus d’intensité que de technique.
Le Chili méritait autant de passer que le Brésil.
Les deux gardiens ont très bien joué.
Le Brésilien Julio Cesar a stoppé deux tirs au but.
En résumé, le Brésil ne supporte pas très bien la pression de tout son public.
Avant de tirer l’ultime tir au but pour le Brésil, Neymar à littéralement entamé une danse.

Hommage à Eli Wallach (1915-2014)

Eli Wallach né le 7 décembre 1915 à New York aux États-Unis est mort au même endroit le 24 juin 2014.
Entre-temps, il a tourné dans Baby Doll d’Elia Kazan, Les Désaxés de John Huston, Les Sept Mercenaires, Le Parrain III. et Le Cerveau de Gérard Oury.
Il fut bien sûr le truand dans Le Bon, la Brute et le Truand, de Sergio Leone.
L’acteur américain excellait dans les rôles de méchant, “alors que je n’ai jamais fait de mal à une mouche” disait-il.
Homme comblé par la vie, il est mort presque centenaire.

27.06.14

Permalien 23:23:30, Catégories: THE RED DEVILS  

Le défenseur Luke Shaw, 18 ans, signe à Man United

Manchester United est très actif, après le milieu de terrain Herrera, voici qu’arrive au club Luke Shaw en provenance du Southampton Football Club. Le latéral gauche est engagé pour quatre ans avec une année supplémentaire en option.
Shaw, 18 ans, est censé remplacer Evra dans le futur immédiat.

Luke Shaw a déclaré :
-"Je suis ravi et excité de rejoindre Manchester United. J’étais à Southampton depuis mes huit ans et je voudrais remercier le club et les fans pour tout ce qu’ils ont fait pour moi. Je veux continuer à progresser et rejoindre United est l’endroit idéal pour ça. J’ai hâte d’écrire ce nouveau chapitre de ma vie et d’apprendre des joueurs et entraîneurs de classe mondiale au club.”

En l’absence du nouveau boss, Louis van Gall, c’est le manager adjoint Ryan Giggs qui reçoit les nouvelles recrues:
-"Luke est un jeune latéral gauche très doué au grand potentiel. Il a beaucoup progressé à Southampton et possède tous les attributs pour devenir un grand joueur. Je suis ravi qu’il rejoigne United et je pense que c’est le bon club pour continuer sa progression et tenir toutes ses promesses.”

MU recrute des jeunes alors cela signifie que ceux formés au centre de formation rouge ne donnent pas satisfaction.
C’est la preuve que la génération 1992 reste exceptionnelle.
Cleverley et Welbeck ne sont pas du niveau de Scholes et Giggs.
Le sang nouveau ne semble pas pouvoir être la solution miracle aux problèmes affichés par MU en 2014.
Il faudrait un ou deux joueurs qui ont de la bouteille.

Permalien 17:47:59, Catégories: THE RED DEVILS, LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR  

Le cinquième Beatles, de Vincent Duluc (Stock)

Les Beckham, Cristiano Ronaldo et Giroud peuvent aller se rhabiller avec leur look sophistiqué de métrosexuel à la mort moi le nœud !
Georges Best n’avait pas besoin de 70 000 tatouages, de piercing et autres conneries de ce genre. Best était Best est cela suffisait. Il faut le faire de s’appeler Best. A ce beau gosse, le nom Best allait comme un gant à d’Artagnan.
Il avait des yeux magnifiques- violets. Un sourire craquant et les rouflaquettes d’un bandit de grand chemin. Peut-on être plus resplendissant que Best ? Impossible à moins de s’appeler Alain Delon, dans un autre registre.
De près, Best était somptueux. De loin aussi. Il fallait le voir courir comme un lapin sur les terrains anglais. Quand on était en haut perché dans le Kop d’Old Trafford, on ne voyait que lui. Il gambadait, incarnant la liberté à lui tout seul. Il a rajeuni l’image du footballeur qui ressemblait à nos grands-pères.
Avant l’Ajax de Cruyff, avant Rocheteau, Georges Best a fait basculer la tendance : les jeunes se sont mis à plus aimer le football que la musique. Les Anglais nous ont tant donné dans ces domaines. A ce propos, Best était un Irlandais, donc il savait qu’il ne pourrait briller qu’en club. Matt Busby, qui fut à Best ce que Ferguson sera à Cantona, savait qu’il tenait avec George un génie qui allait lui donner la C1, la première de Man United. Ce fut chose faite en 1968, à Wembley. Avec Bobby Charlton, Best sécha les larmes des fans de MU qui n’arrivaient pas à oublier Duncan Edwards, mort dans l’accident d’avion de 1958, avec les Busby Babes, soit l’équipe presque entière des premiers héros de MU.
A côté de Best, les frères d’Oasis fans des Citizens ne sont que des clones sans âme. Best est le Garrincha du football anglo-saxon. Roi du dribble, il enrhumait les défenses adverses pour marquer ou faire marquer, avec un sens inné du spectacle. Gr
Beau de près et de loin, Best était en plus un homme plein d’esprit capable d’improviser des aphorismes mieux que ceux de George B. Shaw ou de Marc Twain. Vous les lirez dans le livre de Vincent Duluc, ce Tintin de L’Equipe qui remet sa copie. « La Grande-Bretagne avait toujours intégré le football à sa culture, épargnée par le mépris d’une classe intellectuelle qui aurait moqué la monomanie régressiste de ces jeunes gens en short courant derrière un ballon ». Voilà qui est bien dit par le biographe français très bien inspiré alors qu’en France, le football est encore considéré comme un commerce pour débiles.
Best est le seul joueur que cite Maradona quand on lui demande ses joueurs préférés. Les deux ont en commun : l’autodestruction. Best par l’alcool. Maradona par la coke. La liste des génies qui se détruisent est longue comme quatre ans sans Coupe du monde. « On boit ensemble, mais on est saoul tout seul », a dit Blondin qui s’y connaissait. Ferguson a dit : « Aujourd’hui, on ne laisserait plus un garçon du club boire autant… » Mieux vaut entendre ça qu’être saoul.
Best est plus proche d’un destin à la James Dean que d’une carrière à la Charles Vanel. Il a tout vécu, même la maladie et l’insupportable dégradation physique. Il a traversé la vie à la vitesse Grand v. Il a taillé des costards aux faux artistes, genre Beckham. Quand D. Law disait à Best: “Pourquoi tu ne nous donnes jamais le ballon à Bobby [ Charlton] ou à moi ? ” Drapé dans sa mauvaise foi, le 7 de MU rétorquait: “Diable! parce que vous êtes toujours mal placés…”
Un soir, à la grande époque du King des années 1990, il a dit à un petit cercle d’amis dans le couloir d’O.T. : «Si j’avais pu jouer avec Cantona, je n’aurais cessé de boire ». J’étais présent, pas avec le cercle des amis disparus, mais à côté. Best a menti. Il a juste fait un nouvel aphorisme qui tient la route parce qu’il sonne juste. Best mort est plus présent que tant de professionnels du ballon rond qui s’agitent pendant des matchs entiers sans produire la moindre grâce, synonyme de George Best qui est l’un des résidents permanents de mon Panthéon portatif. Même ses obsèques furent une réussite alors que je hais les enterrements. Le sien avait réuni tous les Irlandais, les catholiques et les protestants. Voir au-dessus du cercueil, son père et son fils pleurer reste inoubliable. Il est parti en premier. Là encore, il a gagné ! George, simply the Best.

-Le cinquième Beatles
de Vincent Duluc
Stock, 229 p., 18, 50 €

[Post dédié à Richard Kurt]

L'actuel Mozart du football, l'Argentin Messi bien placé pour devenir champion du Monde 2014

Le rêve de Messi me parvient le mieux. C’est le champion le plus humble de la planète, avec Roger Federer.

C. Ronaldo n’a fait qu’illusion.
Il n’a rien démontré à part sa nouvelle coiffure.
Quand il ne joue pas bien c’est la réplique de Balotelli.
Quand il joue bien c’est C. Ronaldo!
Vu ce qu’il a fait au Brésil, on se demande pourquoi il s’est tant démené pour qualifier le Portugal à cette Coupe du Monde. Ibrahimovic aurait dû finalement y venir avec la Suède. Pire que le Portugal c’est difficile de faire mieux. Nani titulaire avec le Portugal n’est même plus titulaire à MU.
Luis Suarez ? Très bon joueur capable de gestes grandioses mais hélas! il confond agression avec agressivité.
Reste Messi qui prouve qu’il est bel et bien le meilleur joueur du Monde.
Le tableau de l’Argentine semble bien dégagé. Ses prochains adversaires ? Suisse (8e), Belgique ou USA (1/4), Pays-Bas ou Mexique (1/2).
L’Argentine ne joue pas bien ? Oui, mais elle a Messi qui fait la différence quand il le faut.
Messi est concentré sur la Coupe du Monde depuis des mois.
Il a tout gagné sauf le tournoi mondial. Une affaire de 7 matchs.
L’Argentine devra se méfier de Shaqiri, superbe attaquant de la Suisse.
Parmi les autres cracks qui restent piste il y a:
Robben et van Persie (Pays-Bas)
Neymar (Brésil)
Marquez et Chicharito (Mexique)
Sanchez (Chili)
Ospina et Rodriguez (Colombie)
Cavani (Uruguay)
Dempsey (Etats-Unis)
Matuidi (France)
Va-t-on voir en finale Brésil-Argentine soit le duel Neymar-Messi, les deux Catalans du Barça ?
Dans ce cas-là, la Seleçao risque de revivre le cauchemar de 1950 quand elle a perdu contre l’Uruguay.

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La promesse de l'aube, de Romain Gary, lu par Hervé Pierre (Gallimard)

Le livre de Romain Gary est sans doute l’un des meilleurs de sa bibliographie.
On retrouve toute sa jeunesse passée à Nice avec sa mère qui lui promettait un grand avenir.
Tous d’eux vivaient à l’Hôtel Pension Mermonts, à Nice, en 1939. Sa mère le voyait dans la peau d’un héros. Pas moins que Gabriele d’Annunzio. Au pire ambassadeur de France. Au minimum, général.
Elle avait vu juste : le fiston devint l’un des meilleurs écrivains de sa génération et il se distingua pendant la guerre. Tout n’est pas à prendre à la lettre chez Gary… car il avait une imagination débordante, même quand il évoquait ses propres souvenirs qu’il transcendait comme doivent le faire les vrais écrivains.
Quand sa mère tabla sur l’avenir, il fut pris d’un rejet vis-à-vis de sa maman mais avec le temps, il s’aperçoit que les plans sur la comète le stimulent de façon constante.
Hervé Pierre fait passer l’émotion qui circulait entre la mère et le fils.
Gary avait plusieurs cordes à son arc et quand il choisit de s’appeler Emile Ajar, il ne perdit pas une miette de son talent, au contraire il se renouvela complétement et construisit une nouvelle oeuvre masquée sous son nouveau pseudonyme. Les deux CD offrent 11 h 50 d’écoute.

-La promesse de l’aube
de Romain Gary. Lu par Hervé Pierre. Gallimard, 2 CD MP3. 24,90 €

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Ander Herrera arrive à Man United avec van Gaal

Le juvénile Herrera va apporter sa fouge au milieu de terrain rouge qui en a bien besoin.

Ander Herrera a signé à Manchester United dans l’anonymat le plus complet.
Forcément nous sommes en pleine Coupe du Monde.
Manchester United a recruté un milieu espagnol qui lui faisait grand défaut. L’ex joueur de l’Athletic Club Bilbao s’est engagé pour quatre saisons plus une en option.
L’entraîneur adjoint de Manchester United, notre ami Ryan Giggs, a confié:
-"Ander est un jeune joueur fantastique, énergique et créatif. On le considère comme l’un des plus grands espoirs espagnols et je suis certain que les supporters de United vont l’adorer. Je suis ravi qu’il ait opté pour Manchester et choisi de lier son avenir au club. Je suis impatient de le voir à l’œuvre dès notre Tournée en Amérique.”

Ander Herrera a tenu à partager tout le bonheur qu’il a être un Red Devil:
-"Signer pour Manchester United est un rêve qui se réalise. J’ai joué à Old Trafford avec l’Athletic Club en UEFA Europa League pour ce qui était le sommet de ma carrière jusqu’à maintenant. Je vais tout faire pour aider le club à atteindre ses objectifs. Je suis impatient de m’installer à Manchester ; j’ai hâte de porter ce fameux maillot rouge. Je n’oublierai jamais mes belles années à l’Athletic Club, dont j’aimerais remercier les supporters et le staff pour leur merveilleux soutien. Je souhaite surtout plein de belles choses à mes anciens coéquipiers si fantastiques.”

Ander Herrera
né le14 août 1989 à Bilbao, Espagne

Parcours professionnel:
2008–2011 Real Saragosse
2011-2014 Athletic Bilbao
2014 Manchester United

Permalien 00:30:37, Catégories: FOOT FRANCHOUILLARD, GOOOOL DO BRASIL !  

Les grands rêves autour des finales: France-Argentine, Brésil-Argentine, Colombie-Argentine, Pays-Bas-France, Allemagne-Argentine, Brésil-Pays-Bas, Algérie-Belgique, Nigeria-Costa Rica...

On peut revivre de grands moments avec France-Allemagne en 1/4 et France-Brésil en 1/2

8es
Brésil-Chili
Colombie-Uruguay

8es
France-Nigeria
Allemagne-Algérie

Possibles 1/4
Brésil-Colombie
France-Allemagne

Possible 1/2
Brésil-France

Possible FINALE : France-Argentine

Possible 1/2
Pays-Bas-Argentine

Possibles 1/4
Pays-Bas-Costa Rica
Argentine-Belgique

8es
Pays-Bas-Mexique
Costa Rica-Grèce

8es
Argentine-Suisse
Belgique-USA

26.06.14

Permalien 16:44:49, Catégories: LITS ET RATURES, GRANDE DAME  

Les vies secrètes de Paris, de Katia Chapoutier (Le Passeur)

Regard aiguisé, Katia Chapoutier visite le passé mais dans le but de mieux connaître, loin de se scléroser dans la nostalgie du c’était-mieux-avant. C’est le guide rêvé pour se promener dans Paris.
Au Père Lachaise, elle nous conduit auprès de Salvador (Henri), de Bashung et du Mine Marcel Marceau.
Certains distraits n’avaient même pas remarqué qu’ils nous avaient quittés.
De façon plus réjouissante, elle nous conduit au Crazy Horse de feu Bernardin.
Katia Chapoutier sait retranscrire avec l’écrit et l’image car elle est l’un des excellents réalisateurs des Racines et du ciel.
Quand elle nous conduit au Musée Nissim de Camondo elle a le regard périphérique.
Chaque fois qu’elle visite un lieu, elle nous donne l’adresse exacte, y compris avec le téléphone et le mail.
Les 27 chapitres se lisent et se retiennent.
C’est en tout cas notre désir.

-Les Vies secrètes de Paris
de Katia Chapoutier
Le Passeur, 216 p., 18,90€

25.06.14

Permalien 17:05:29, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR  

Les champions d'Hitler, de Benoît Heimermann (Stock)

L’Autrichien était si fin qu’on l’appelait “l’homme de papier", papier cristal s’entend, celui dont on recouvre les éditions originales, tirage de tête. Benoît Heimermann est si généreux et sensible qu’il se souvient même des joueurs qu’il n’a jamais vu jouer. Sindelar est dans son Panthéon. Il faut dire qu’au risque de sa vie, le Cruyff autrichien a refusé de porter le maillot allemand frappé de la croix gammée. Résultat de cette décision héroïque: on l’a retrouvé mort chez lui. S’est-il suicidé comme Stefan Zweig ou l’a-t-on “suicidé” ?

Le sport est depuis le début pris en otage par la politique. Sous l’Antiquité, les premiers athlètes de l’Histoire représentaient des villes et non pas des clubs qui restaient à inventer. Mussolini capta les deux victoires en Coupe du Monde des footballeurs italiens qui ne se firent pas prier pour faire le salut fasciste. Dans le rôle du président hôte, Albert Lebrun, le président de la République française, svp, fit lui aussi le salut fasciste quand il remit la Coupe Jules Rimet, au capitaine de la Nazionale, Giuseppe Meazza, à Colombes, au mythique stade Yves-du-Manoir, dont j’observe les vestiges chaque fois que je passe devant. Comme quoi les politiciens sont des robots mécaniques qui suivent souvent le mouvement de masse sans s’y opposer. Si l’Italie avait gagné 4-2 la Hongrie, le 19 juin 1938, c’est que le régime de Mussolini était le plus fort. Ce raccourci fut exploité jusqu’à l’os par le Duce.
Les nazis firent exactement la même chose utilisant en plus l’image à haute dose.
On ne le dit jamais assez, les nazis ont inventé la médiatisation. Goebbels, le chef de propagande, fit installer des postes de télévisions hors du stade pour que le public ne soit pas uniquement présent dans les enceintes sportives. De surcroît, il fit filmer les allées et venues d’Hitler pour entretenir et développer le culte de la personnalité. Ainsi naquit l’idolâtrie autour du führer. Voilà pourquoi, même en démocratie, l’ultra médiatisation de telle ou telle personne a quelque chose de fasciste puisque cette stratégie de communication vise à écraser la concurrence. Publicité et propagande c’est la même chose. Le public est doublement victime car c’est lui qui paie la publicité. Sans publicité tous les articles seraient moins chers.
On pense à tout ça lorsqu’on lit le très instructif recensement narratif de Benoît Heimermann qui a dressé le catalogue de tous les héros qui furent les publicités sportives du régime nazi sans forcément sans rendre compte. Les nazis se sont servis du sport pour vanter les biscoteaux de type aryen, rêvant d’une Allemagne plus blanche que blanche. Le préposé à l’éducation physique était Eckart Hans von Tschammer und Osten, une sorte de publicitaire de la race blanche. Contre toute attente, et de manière inexorable tous les pantins sportifs télécommandés vont échouer dans leur quête de gloire associée à celle méphistophélique du III Reich. Les promis au destin de Dieux du stade ne sont que des marionnettes à la mode tchekhovienne, à savoir des vies ratées, incapables d’atteindre les rêves les plus simples comme les plus difficiles. Qu’ils soient athlètes, alpinistes, pilotes, boxeurs ou tennisman, tous vont droit dans le mur. Le plus sympathique est Luz Long, le sauteur en longueur qui sous les yeux d’Hitler se mit à encourager son rival Jesse Owens, le champion noir des Etats-Unis. Le plus attachant est Mathias Sindelar, le virtuose footballeur de la plus grande équipe autrichienne de tous les temps. Quand l’Allemagne annexe l’Autriche en 1938, le « Mozart du football », authentique rebelle, refuse de jouer sous le drapeau nazi. On le retrouva mort chez lui, avec sa compagne morte elle aussi. D’aucuns évoquent un double suicide pour ne pas parler de meurtre.
Toute la vie de Benoît Heimermann découle de la découverte d’un album bleu relatant les J.O. de 1936 qu’il découvrit un jour d’ennui dans la bibliothèque d’un ami de son père. C’était un « album Panini avant l’heure ». Sport(s), politique, champions, destins en déconfiture, besoin de comprendre, récolte de documents, méfiance des fausses apparences… Tout l’humus qui allait faire de Benoît Heimermann l’un des plus intéressants parcours de journalistes de presse écrite de sa génération. Un homme qui aime sa femme, sa famille, ses amis, l’alpinisme, la voile et le Tour de France ne peut qu’être qu’un humaniste de premier plan. Un garçon de bonne compagnie. Un érudit féru de sport. N’est-ce pas la plus belle façon de vivre ?

-Les champions d’Hitler
De Benoît Heimermann
Stock, 215 p., 18,50 €

Permalien 16:52:38, Catégories: GRAND MONSIEUR, LA REVUE DE STRESS  

Les "Coiffeurs" de la Dèche entre dans la samba bleue

Mercredi 25 juin 2014
France 0-0 Equateur

AVANT LE MATCH:
La France se prépare à affronter sans doute le Nigeria en 8e, et ensuite, au cas où… peut-être l’Allemagne en 1/4, et si tout se passe bien le Brésil en 1/2. On peut rêver. Le football ça sert à ça.
En attendant, “Dédé” lance ses coiffeurs pour qu’ils fassent une coupe… du Monde !
Ils en ont ras le bol d’essuyer le banc. Le hic c’est qu’il va falloir assumer tout à coup le rôle de titulaire ce qui n’est jamais évident si on n’a pas le mental. Par exemple Koscielny n’est pas une assurance tous risques à 100 %. Il commet souvent une très grosse toile par match. Morgan Schneiderlin ? Jamais vu à l’œuvre. Ca passe ou casse.
Ce match de la troisième journée n’est pas important car la France est assurée de terminer première de son groupe.
Le risque est de briser la dynamique du succès.
En cas de victoire contre l’Equateur, au contraire, tout le monde sera encore plus concerné par la conquête du Graal.
Attention à l’Equateur qui a un gros coup à jouer.

APRES LE MATCH:
Deschamps a fait une revue d’effectif. Pour le public ce match n’avait aucun intérêt.
Lloris a été excellent.
La France se réjouit d’être en 8e alors que l’Espagne, l’Italie et l’Angleterre sont déjà rentrés à la maison. Le Portugal ne va pas tarder à les rejoindre.
Contre le Nigeria, la France devra sortir l’artillerie lourde.
Par ailleurs, Messi a une nouvelle fois été brillant. On sent qu’il veut remporter le trophée mondial.

AVANT LE MATCH:
Le groupe de Deschamps sur la dynamique de victoires:

**Gardiens de but:

Mickaël LANDREAU (1979)/ SC Bastia
Le recordman des matchs en L1 quitte le monde pro par une Coupe du Monde. Il est au Brésil pour jouer le rôle d’aîné. Sinon, c’est le Poulidor des gardiens de l’EDF toujours battu par Barthez, Coupet et Lloris.

Hugo LLORIS (1986)/ Tottenham Hotspur (Angleterre)
Ce grand talent a corrigé sa faiblesse des dégagements. Il a passé un année à prendre des cartons avec les Spurs qui l’ont abandonné à son sort. Son mental de gagneur l’empêche de douter. L’homme pudique est sans cesse critiqué par les histrions du PAF qui lui reprochent de ne pas avoir d’affaire Zahia !

Stéphane RUFFIER (1986)/ A.S. Saint-Etienne
Grosse personnalité. Il dégage beaucoup de charisme quand Lloris a érigé la discrétion en morale.

**Défenseurs:

Mathieu DEBUCHY (1985)/ Newcastle United FC (Angleterre)
Un joueur de devoir, très discipliné. Pas de coup d’éclat mais beaucoup de concentration.

Lucas DIGNE(1993)/ Paris-Saint-Germain F.C.
A tout à prouver dans le rôle du remplaçant.

Patrice EVRA (1981)/ Manchester United (Angleterre)
Le patron du vestiaire. Un mental d’acier. Les consultants télé ne cessent pas de le détruire mais leurs avis ne comptent pas puisque Evra est un joueur cadre de Deschamps comme il le fut de Sir Ferguson. Sait jouer offensivement sans quasiment jamais se blesser.

Laurent KOSCIELNY (1985)/ Arsenal F.C. (Angleterre)
Capable du meilleur comme du pire. Fait souvent une toile dans chaque match. Le titulaire à Arsenal sera sans doute remplaçant avec Deschamps alors que Sakho est remplaçant à Liverpool et titulaire en EDF.

Eliaquim MANGALA (1991)/ FC Porto (Portugal)
Très solide. Mieux qu’un remplaçant.

Bacary SAGNA (1983)/ Arsenal FC (Angleterre)
Souffre d’un manque de grinta. Humainement, irréprochable.

Mamadou SAKHO (1990)/ Liverpool FC (Angleterre)
Homme très attachant et joueur à la grande densité physique. Un mélange de Marius Trésor et de Marcel Desailly.

Raphaël VARANE (1993)/ Real Madrid C.F. (Espagne)
Dégage le rayonnement d’un Beckenbauer français. Grande classe. Aussi fort physiquement que mentalement. La grâce en mouvement. Peut faire une talonnade défensive, si elle est justifiée.

**Milieux de terrain:

Yohan CABAYE (1986)/ Paris Saint-Germain F.C.
Joueur plus intelligent que doué. Très bonne vista. Regard périphérique.

Blaise MATUIDI (1987)/ Paris Saint-Germain F.C.
Le meilleur récupérateur-relayeur du monde.

Rio Antonio MAVUBA (1984)/ LOSC Lille
Très bon élément qu’on aurait dû voir plus souvent en Bleu. Dur sur l’homme et bonne vision du jeu. Coéquipier modèle.

Paul POGBA (1993)/ Juventus FC (Italie)
S’il reste dans son registre, le stratège volant récupère et éclaire le jeu. Peut parfois perdre des ballons parce qu’il joue parfois trop facilement.

Morgan SCHNEIDERLIN (1989)/ Southampton F.C. (Angleterre)
Un joueur qui doit démontrer que le sélectionneur a eu raison de l’appeler.

Moussa SISSOKO (1989)/ Newcastle United FC (Angleterre)
Solide. A la capacité de bien se fondre dans le collectif comme Karembeu, jadis.

Mathieu VALBUENA (1984)/ Olympique de Marseille.
Le créatif du groupe. Il devra vite lever les jambes pour les protéger des sécateurs adverses. Mental inoxydable.

**Attaquants:

Karim BENZEMA (1987)/Real Madrid (Espagne)
Dans un grand jour peut faire marquer et marquer. A pris du volume physique. Un jeu cristallin. Une F1 dessinée par Bugatti.

Rémy CABELLA (1990)/ Montpellier H.S.C.
Sa spontanéité peut être un atout précieux

Olivier GIROUD (1986)/Arsenal F.C (Angleterre)
Sait jouer en pivot, point d’ancrage. Peut donc remiser ou marquer lui-même. A remplacer van Persie à Arsenal. Ce qui situe son nouveau niveau.

Antoine GRIEZMANN (1991)/Real Sociedad (Espagne)
A un football beaucoup plus varié que celui de Ribéry. Très à l’aise dans les 16 mètres. Tire souvent en plaçant ses frappes.

Loïc REMY (1987)/ Newcastle United FC (Angleterre)
Attaquant qui aime partir lancé pour essayer de frapper en pleine course.

Sélectionneur:

Didier DESCHAMPS (1968). Grâce à la qualification pour la Coupe du Monde 2014, il prépare les jeunes joueurs à l’Euro 2016 qui se disputera en France, sous haute pression industrielle. En deux matchs au Brésil, il a transformé la France en favorite de l’épreuve.

Permalien 15:49:09, Catégories: LE GYM E BASTA, GRAND MONSIEUR  

Le gardien et capitaine colombien David Ospina (OGCNICE) en 8e de finale de la Coupe du Monde 2014 contre l'Uruguay

Avec trois victoires au compteur, contre la Grèce (3-0), la Côte d’Ivoire (2-1) et le Japon (4-1), la Colombie a fortement impressionné au cours de ce début de Coupe du Monde.
Les Colombiens ont marqué 9 buts contre 2 encaissés.
David Ospina fait une grande Coupe du Monde. Son chemin va croiser en 8e deux grosses pointures: les Uruguayens Cavani et Suarez. Cavani (PSG) il l’a déjà pratiqué en L1. Suarez, il le connaît aussi, comme tous les joueurs d’Amsud se connaissent.
David Ospina est dans la grande lignée des goals qui ont porté le maillot de l’OGCNice.
A Nice, on suit de près les matchs de la Colombie. De très près même.
Nice a deux grands représentants au Brésil:
Hugo Lloris, le Nissart capitaine de la France, et l’Aiglon David Ospina, capitaine de la Colombie.
Deux gardiens, deux ambassadeurs de classe mondiale.
Grand seigneur, l’Aiglon Ospina, le score acquis, céda sa place à Faryd Mondragon, à la 85e minute, pour permettre à son aîné de battre un record. A 43 ans et trois jours, l’ancien gardien de Metz dépasse le Camerounais Roger Milla (42 ans et 39 jours), en devenant le joueur le plus âgé aligné dans une Coupe du Monde, légende oblige.

[Post dédié à Dominique Colonna, Charly Marchetti, Marcel Aubour, André Amitrano et Lionel Letizi]

Permalien 10:46:47, Catégories: FORZA ITALIA !, GRAND MONSIEUR  

Coup de chapeau à Cesare Prandelli, un homme d'honneur

L’Uruguay a fait de gros dégâts: elle a éliminée l’Angleterre et l’Italie avec de lourdes conséquences.

Après la défaite face à l’Uruguay (0-1), le sélectionneur de l’Italie, Cesare Prandelli, a annoncé sa démission, estimant être responsable de l’élimination de la Nazionale- aux portes des 8e de finale de la Coupe du Monde 2014.

-"Le projet technique est de ma responsabilité et j’ai annoncé à la Fédération que je remettais ma démission, car quand un projet technique faillit, il faut prendre ses responsabilités. On n’a pas eu une seule occasion, probablement parce qu’on est techniquement limité ou pas bien structuré. C’est ma responsabilité, le projet technique n’a pas fonctionné et j’en assume donc toute la responsabilité. Depuis que j’ai prolongé, quelque chose a changé, je ne sais pas pourquoi, mais on a été considéré comme un parti. Il faudrait plus de moyens pour arbitrer, parce qu’une expulsion injuste a conditionné tout un match et a conduit à un échec.”

Le président de la fédération italienne, Giancarlo Abete, a également démissionné, en déclarant:

-"J’espère que M. Prandelli va revoir sa position afin qu’il reste en place".

Il faut saluer le comportement de ces dirigeants.
En France, les gens s’accrochent trop souvent à leurs postes surtout les incompétents.
Souvenez-vous du comportement de certains responsables français. Au lieu de laisser la place par intérêt pour l’équipe de France, on fait tout pour continuer à œuvrer au même poste.
Et de surcroît, on se recase consultant comme si de rien n’était.
Merci à Cesare Prandelli. Il honore sa fonction, lui.
Ses joueurs n’ont pas tous répondu à la confiance qu’il leur avait accordée.

L’historique milieu de terrain, Daniele De Rossi, blessé au corps et au moral, n’y est pas allé de main morte:
-"Il faut repartir avec de vrais hommes. Pas avec des vignettes Panini qui ne servent à rien.”
Bien parlé. Les icônes du PAF peuvent rester à la maison et jouer à la PlayStation.
Où sont les nouveaux Luigi Riva, Giuseppe Meazza, Silvio Piola, Roberto Baggio, Alessandro Del Piero, Filippo Inzaghi, Alessandro Altobelli, Christian Vieri, Alessandro Mazzola, Marco Tardelli, Paolo Maldini, Franco Baresi et Giuseppe Bergomi ?

Permalien 00:42:04, Catégories: FORZA ITALIA !  

L'Uruguay renvoie une triste Italie en Italie

Les dirigeants actuels du football italiens devraient expliquer aux joueurs de 2014 que le maillot de la Nazionale n’est pas qu’un bout de tissu. L’Italie 2014 a fait honte à la nation quatre fois championne du monde (1934, 1938, 1982 et 2006). Buffon avaient trop de bouffons autour de lui.

Mardi 24 juin 2014
Italie 0-1 Uruguay
But pour la Celeste: D. Godín (81e)

Comme il a trop de mordant, Luis Suarez a encore mordu un Italien !
Incroyable ce joueur. Il oscille sans cesse entre sa face lumineuse et sa zone d’ombre sous les yeux des caméras du monde.
L’Italien Chiellini avait beau montrer sa morsure, l’arbitre fit signe de continuer.
L’Italie joua longtemps à dix mais elle n’a qu’à s’en prendre à elle-même.
Quelle pauvreté de style !
Niveau attaque, la Nazionale a été lamentable. L’Italie n’a plus de canonnier digne de ce nom.
Balotelli ? Autant il fut un espoir plein d’avenir autant il n’est plus qu’un prétentieux arrogant qui n’affiche que sa suffisance horripilante. Ce joueur joue sans cesse avec un miroir. Il est toujours en train de se regarder en train de jouer au lieu de jouer.
Ne parlons pas des autres attaquants italiens qui sont vite ridicules si on les compare à Cavani ou Suarez.
L’Italie quitte le Brésil avant les 8es mais personne ne pleurera tant ce groupe n’a rien donné sauf contre l’unique victoire en trois matchs face à l’Angleterre (2-1).
La préparation physique italienne a été ratée. Les Italiens piétinaient sur place. Ils n’avaient aucune explosivité. Ils s’en remettaient tout le temps à Pirlo qui a fait le Giro de trop.
D’habitude quand l’Italie quitte un tournoi, je suis en deuil. Là, je n’éprouve rien. Aucun Italien ne m’a fait vibrer.
L’Italie rejoint le clan européens des losers: Espagne, Angleterre, Bosnie et Portugal.
L’Europe ne peut plus compter que sur la France, l’Allemagne, la Grèce, les Pays-Bas et la Belgique. (Suisse ?)
L’Amsud règne sur la compétition: Colombie, Chili, Uruguay, Brésil, Costa-Rica, Mexique et Argentine.
L’Afrique ne peut plus espérer que deux représentants en 8e: Nigeria et Ghana.

24.06.14

Permalien 17:16:53, Catégories: FORZA ITALIA !, GRAND MONSIEUR  

Suarez et Cavani veulent renvoyer l'Italie à la maison

Mardi 24 juin 2014
Italie-Uruguay, 18 h
Pronostic: 3-1 pour l’Uruguay

Si l’Italie ne se réveille pas, elle va quitter le Brésil plus tôt que prévu.
L’Angleterre et l’Espagne sont déjà à la maison. Il ne manque plus que l’Italie pour faire le paquet cadeau.
Au début de la Coupe du Monde, l’Italie a fait illusion face à l’Angleterre qu’elle a battue 2-1.
Ensuite, les Italiens ont calé devant le Costa-Rica (0-1), pays qualifié avant même la 3e journée de la poule D.
Italie-Uruguay, c’est le match de la mort.
L’avant-match tourne en faveur de l’Uruguay qui a aussi remporté son match devant les faiblards anglais (2-1).
Gerrard ferait bien de prendre sa retraite internationale. Ce n’est plus qu’un loser à la dérive. Jadis Socrates raccrocha les crampons car il estimait n’avoir plus le bon rendement. On est loin d’une pareille éthique en 2014. Gerrard est un joueur qui joue surtout bien dans les journaux. Il ne restera pas dans l’Histoire, sauf peut-être pour ses passes ratées. Et accessoirement une C1 à son palmarès.
Suarez et Cavani ont les cartes en mains pour renvoyer l’Italie sans sa péninsule.
L’Italie déçoit. Pirlo va-t-il nous donner un bouquet final ou fait-il le Giro de trop ?
Quand il débuta, j’étais très fan de Balotelli.
J’ai souvent réclamé qu’on le sélectionne dans la Nazionale.
Depuis, je déchante. Ce joueur n’évolue pas.
De surcroît, il s’embourbe dans la prétention; l’orgueil d’un buteur saute vite aux yeux vite quand on il ne marque pas.
Il n’a pas un jeu avec une grande gamme de possibilités.
Il pèse sur la défense grâce à son physique mais il ne sait pas toujours se placer idéalement,
Suarez est beaucoup plus passionnant à voir jouer. Il glisse sur le front de l’attaque.
Il a de la magie dans les pieds. Tout comme Cavani.
L’Italie s’en remet à Balotelli mais j’attends encore qu’il nous prouve qu’il a la classe des grands buteurs italiens de jadis.

Permalien 17:11:02, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR  

Soldats bleus, le journal de Pierre Loti (La petite Vermillon)

Voici la réédition du Journal intime 1914-1918 de Pierre Loti (1850-1923). L’écrivain ne fut pas un héros : en 1914, il avait 64 ans ! Le capitaine de vaisseau, célébrissime écrivain, s’est battu auprès de l’Etat-Major pour être embrigadé et envoyé au front, ce qui en dit long sur son esprit patriotique. Le 14 janvier 1914, il a été promu Grand officier de la Légion d’honneur car ses démarches ont sauvé l’Arsenal de Rochefort. Début août 1914 ce fut la mobilisation générale. Au lieu de rester planqué dans des conférences, il veut partir aux combats comme son fils Samuel. On le nomme alors agent de liaison.
Il a parcouru les zones de combat, inlassablement.
En 1914, 64 ans c’est un âge plus qu’honorable, déjà le grand âge à l’époque surtout pas temps de guerre.
« Toujours Paris. Toujours l’attente et toujours l’angoisse » note-t-il le 20 décembre 1914. L’édition est très belle, une belle simplicité avec des documents en fac-similé.
Ne se contentant pas de tenir un rôle obscur, Pierre Loti parvient à jouer un rôle de négociateur auprès de la Turquie. Le 4 janvier 1917, il écrit : « Hendaye. J’étais couché et endormi ; je me réveille dans une mare de sang, étouffé par le sang qui me remplit la gorge… ». Il avait 67 ans. On voit que son courage l’a maintenu en vie.
Son journal est un témoignage important sur lequel les historiens ne doivent pas faire l’impasse. Les lecteurs respectueux de nos aînés non plus. Les autres peuvent végéter dans leur médiocrité. Nous restons vigilants. Les ennemis de l’esprit sont idiots au point de ne pas retenir les leçons du passé.
Plus je vieillis, plus je suis frappé par le peu d’intérêt des gens pour l’intelligence. Ils n’usent que de 40-60 % de leur cerveau, passent leur temps à boire et à fumer. Les dirigeants ne tiennent pas à ce que le peuple soit instruit. Plus les habitants sont stupides mieux ils les manipulent.
On est bien loti quand on lit Soldats bleus.

-Soldats bleus, de Pierre Loti.
Nouvelle édition revue et corrigée par Alain Quella-Villéger et Bruno Vercier.
La petite Vermillon, 424 p., 10,20 €

Louis de Funès, petites et grandes vadrouilles, de Jean-Marc Loubier (Robert Laffont)

Qui n’aime pas Louis de Funès ?
Ils ne sont pas nombreux alors que de son vivant, pas mal de gens faisaient la fine bouche devant les mimiques du comique. L’acteur n’a pas connu la gloire dès son premier film. Il a connu une longue période de vache maigre. Cependant sa personnalité crève l’écran, fût-il embarqué dans un navet. L’homme s’est épuisé sur scène ne trichant jamais. On peut dire qu’il a fait don de sa personne au public. Il est l’équivalent de Toto en Italie. Le fait d’avoir entendu longtemps avant d’avoir son nom en haut de l’affiche lui a donné un grand recul. Dans la vie, il affichait un visage souvent triste. On eût dit plus un avocat ou un banquier mais il suffisait qu’il illumine son visage par un sourire pour qu’on aperçoive sa lumière intérieure.
Il souffrait qu’on méprisait les comiques. Aujourd’hui, on parle de De Funès comme s’il s’agissait d’un écrivain ou d’un peintre. Cet homme a écrit avec son corps. Il savait que son métier- qu’il plaçait très haut- dépendait de beaucoup de facteurs. Aussi, il aimait se ressourcer dans la nature, étant un remarquable jardinier. Loin des tournages, elle plantait des légumes et des fleurs. Son biographe restitue avec brio les temps forts de l’acteur que les Français aiment tant. A travers lui, ils revoient leur jeunesse et aussi leurs parents. C’était la France des années 1950-1970. Perdue à jamais.
Michel Galabru, lucide comme personne a déclaré : « On dit que je suis un géant mais moi je vois que pas un seul producteur n’a risqué un sou sur moi après la mort de Louis. Après sa disparition la série des Gendarmes n’a pas eu de suite… ». Galabru parle juste mais qu’il soit certain de son talent. La France est riche de plusieurs virtuoses du rire : Raimu, Fernandel, Bourvil, De Funès, F. Raynaud, R. Devos, Coluche… » Un cahier photos enrichi l’ouvrage qui comprend la filmographie complète de Louis de Funès. Un précieux index nous permet de vite retrouver tels ou tels partenaires du comédien. On peut même lire tous les projets de films inaboutis.

-Louis de Funès, petites et grandes vadrouilles
de Jean-Marc Loubier. Robert Laffont, 560 p., 22,50 €

[Post dédié à Saga]

Permalien 09:56:05, Catégories: THE RED DEVILS, GRAND MONSIEUR  

Antonio Valencia à Man United jusqu'en 2018.

Grande nouvelle pour les fans de Man United.
L’Equatorien Antonio Valencia a signé un nouveau contrat de trois ans, avec possibilité de prolongation jusqu’en juin 2018.
Depuis son arrivé en août 2009, l’ailier a disputé 191 matches, à la fois buteur (21 buts) et passeur c’est un animateur flamboyant de l’attaque, qui plus est capable de jouer arrière latéral en cas de besoin.
Il s’est adapté à la vitesse grand V à la vie mancunienne.
Blessé longuement, il était revenu à la compétition sans aucun passage d’adaptation vu son professionnalisme irréprochable.
Valencia fait le bonheur des fans, à l’inverse de Nani qui de bon et devenu mauvais, voire très mauvais.
Le Portugais est un intermittent du spectacle. David Moyes a commis l’erreur de le refaire signer.
Nani est l’un des grands ratages de Sir Ferguson avec Veron et Anderson. Il est doué mais il manque le mode d’emploi dans le boîte IKEA.
Nani c’est quoi? Un grand match par saison, rien d’autre.
Valencia, c’est quoi ? 365 jours au service du club, corps et âme.
Nani ne va pas beaucoup jouer avec Louis van Gaal qui déteste les joueurs en dents de scie.
Quand on voit jouer Valencia on perçoit sa personnalité: intelligent, courageux, technique, solide.
Nani ? Inconstant, froussard, personnel… On finit par ne plus voir que ses mauvais côté
Si le génie de Nani consiste à ne pas nous le montrer autant qu’il reste à la maison.
Ryan Giggs, entraîneur adjoint, a déclaré :
-"Je suis vraiment heureux qu’Antonio ait signé un nouveau contrat. Son apport à l’équipe depuis son arrivée au club en 2009 a été très important. Antonio est un joueur très puissant, rapide et polyvalent. C’est un vrai professionnel dans sa façon de se préparer à l’entraînement et je suis très content qu’il ait prolongé au club.”
Depuis le Brésil, où il va affronter la France, Valencia, capitaine de la sélection nationale, a confié :
-"Je réalise un rêve en jouant à Manchester United. Être le premier Équatorien à évoluer en Premier League anglaise, c’était une fierté pour moi et pour mon pays. Je suis vraiment content d’avoir signé un nouveau contrat et j’ai hâte de travailler sous les ordres de Louis van Gaal. Il y a une excellente ambiance au sein du club et on veut tous retrouver le goût de la victoire.”
Antonia Valencia est l’ailier le plus rapide du monde. Il va le plus vite balle aux pieds que le Gunner Walcott et que le Bavarois Robben. Une qualité parmi d’autres.

Permalien 07:10:06, Catégories: LITS ET RATURES  

Histoire du football, de Pierre Dietschy (Tempus/ Perrin)

On critique souvent les excès du football mais il y a un fait certain: la magie du jeu est plus forte que tout, il suffit de voir la qualité des matchs proposés par la Coupe du Monde 2014. L’important c’est la perception de ce qui se déroule au moment où cela se déroule. Les inventeurs de ce jeu étaient supérieurement intelligents.

Voici en poche le livre qui fait autorité sur l’histoire du football.
Un ouvrage que tous ceux qui haïssent le football feraient bien de lire.
Je suis persuadé que les détracteurs du football seraient pris d’une grave crise d’angoisse si on les mettait sur la pelouse d’un stade de 80 000 places. Même vide, ils auraient peur.
Le football est un art à part entière.
Est-ce que l’on dit que le cinéma est idiot parce qu’on lui préfère le théâtre ?
Le football est le premier jeu des enfants.
On voit dans la cours de création des enfants timorés, peu sûrs d’eux : ils ne sauront jamais jouer.
Ils ne parviendront pas à réalise un contrôle en pleine course ainsi de suite.
Paul Dietschy met tout sur le tapis : politique (dictature…), économie, sport de masse, les débuts en Angleterre, l’industrialisation, le mondialisation, absolument tout y est traité. Ce n’est pas le livre d’un écrivain mais celui d’un professeur soucieux de bien explorer toutes les facettes de son sujet, les visibles et les invisibles.
Quand on cherche un fait historique, on ouvre Le Dietschy, le Petit Robert du football, en version de l’Oncle Paul.

-Histoire du football
de Pierre Dietschy
Tempus/ Perrin, 791 p., 12 €

Neymar, Robben, van Persie et Chicharito en 8e de finale. C.Ronaldo détrôné par Neymar.

A peine nommé Ballon d’Or, et juste au lendemain de la conquête de la C1 2004 avec le Real Madrid, Cristiano Ronaldo voit sa statue déboulonnée. Nous sommes dans une année de Coupe du Monde et le joueur qui brillera le plus pendant sept matchs sera le nouvel héros du football mondial. Neymar semble bien placé, Messi n’a pas dit son dernier mot. Et Robben, Chicharito, van Persie et peut-être Benzema ont leur mot à dire.

Lundi 24 juin 2014
Brésil 4-1 Cameroun
Pays-Bas 2-0 Chili
Mexique 3-1 Croatie

Nous connaissons déjà deux affiches des 8e de finale
Pays-Bas-Mexique et Brésil-Chili.
Auteur d’un doublé, Neymar a illuminé de sa classe le match contre le Cameroun dont l’un de ses représentants a agressé Neymar dans le dos. Un geste autant lâche que stupide. Une minute plus tard, Neymar ouvrait le score pour le Brésil.
Alors que j’étais nostalgique de Ronaldinho, j’ai été enchanté par Neymar qui est dans le rôle le Pelé en 1958, avec cinq ans de plus.
A 22 ans, il assume le rôle de star de la Seleçao. Il fait des gestes techniques à la brésilienne.
Il marque des buts importants. Il est heureux et se permet de poser à la mi-temps avec des membres des délégations adverses.
Match parfait.
Dans l’après-midi, on a vu Robben hyper motivé pour qualifier les Pays-Bas sans van Persie, suspendu.
Le Red Devil van Persie va croiser sur sa route en 8e le Red Devil du Mexique, Chicharito.
Cette affiche c’est du 50-50.
Chicharito est l’arme fatale du Mexique, il entre en cours de partie pour tuer le match. C’est ce qu’il a fait contre le Mexique, mettant le feu dans la défense à damiers. Auteur d’un but, de la tête, sa grande spécialité, Javier Hernandez dit Chicharito appartient à une dynastie d’internationaux: son grand-père, son père et lui.
Ce jouer est un pur joyaux, et ne voilà bien embêté: je vais devoir me séparer soit de van Persie, soit de Chicharito.
Mon cœur ne balance absolument pas entre le deux.
Les deux Red Devils sont tout simplement merveilleux.

23.06.14

Permalien 16:48:11, Catégories: LA REVUE DE STRESS  

Deschamps a réveillé l'équipe de France qui (re)commence à faire peur à ses rivaux

Le Brésil n’a aucun joueur de la trempe de Ronaldinho dans son effectif. Le dernier génie du football auriverde avait largement sa place dans le tristounet Brésil de 2014.

Les accidents industriels du premier tour:

L’Espagne éliminée.
L’Angleterre has been totale.
Le Portugal complétement hors sujet, à l’image de Ronaldo plus préoccupé par ses cheveux que par son football.
Le Cameroun à côté de la plaque.

Les trompes la mort:

L’Italie va devoir éviter la défaite pour pouvoir continuer l’aventure.
L’Argentine peu attractive doit son salut à Messi qui donné 6 points à son pays.
La Belgique peut dire merci à son Messi car Eden Hazard a donner du caviar à la louche contre la Russie. Le Red Devil Marouane Fellani joue mieux quand il évolue avec les Diables Rouges belges. Donc il faut que Louis van Gaal le fasse jouer à son vrai poste à Man United.

Les bonnes surprises:

Le Costa-Rica s’est invité en 8e de finale devant l’Italie, l’Uruguay et l’Angleterre. Mazette !
La Colombie n’exporte pas que de la came. Elle a aussi de superbes footballeurs.
Le Chili a renvoyé l’Espagne à la casa !
L’Algérie a prouvé qu’elle voulait rejoindre la grande génération des années 1980.
L’armada technique de la Croatie rêve encore.
L’Iran est proche de l’exploit.

Ils claquent des dents:

Le Mexique de Chicharito a besoin d’un match nul contre les Croates pour aller en 8e. Le hic c’est que la Croatie veut les trois points!
Le Brésil a peur du Cameroun déjà en partance pour la maison.

Les nouveaux favoris:

Les Pays-Bas jouent vite et bien. Van Persie (MU), Robben et leur coach van Gaal (MU) veulent la Coupe pour la tendre à Cruyff, notre héros éternel.
Les nouveaux jeunes français de Deschamps veulent écrire leur histoire. A l’heure actuelle, les Bleus ont la meilleure perception du jeu. L’équipe n’a pas de star. La star c’est l’équipe. Un tournoi mondial n’a que sept matchs: il en reste 5 à la France…
Les Allemands n’ont pas encore appuyé sur le champignon.

Les matchs décisifs à venir:

Croatie 1-3 MEXIQUE, lundi 23 juin (22 h)
Cameroun1-4 BRESIL, lundi 23 juin (22 h)

Grèce-Côte d’Ivoire, mardi 24 juin (22 h)
Japon-COLOMBIE, mardi 24 juin (22 h)

Italie-Uruguay, mardi 24 juin (18 h)

ARGENTINE-Nigeria, mercredi 25 juin (18 h)
Bosnie-Iran, mercredi 25 juin (18 h)

Equateur-France, mercredi 25 juin (22 h)
Honduras-Suisse, mercredi 25 juin (22 h)

Etats-Unis-Allemagne, jeudi 26 juin (18 h)
Portugal-Ghana, jeudi 26 juin (18 h)

Corée du Sud-BELGIQUE, jeudi 26 juin (22 h)
Algérie-Russie, jeudi 26 juin (22 h)

Déjà qualifiés en MAJUSCULES, plus le Costa-Rica, le Chili et les Pays-Bas.
Les favoris pour accéder aux 8es de finale sont en gras.
Est-ce que la vélocité des Equatoriens va gêner la France ?
Les Américains et les Etats-Unis vont-ils s’entendre pour sortir le Portugal du tournoi ?

Permalien 15:37:41, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR  

Président Platini, d'Antoine Grynbaum et Arnaud Ramsay (Grasset)

Platini a été avec Maradona, le plus grand joueur de son époque. Il avait une vista extraordinaire. L’Intelligence à l’air libre pendant 90 minutes et plus. Un opéra de l’œil à lui tout seul. Par ses coups de pieds magiques, il a qualifié trois fois l’équipe de France pour des Coupes du Monde. Aujourd’hui, il est pt de l’UEFA. Quand je le vois, je vois toujours le Platini de 1977-1987. Platini m’a fait rêver et a peuplé mes rêves.

Les deux auteurs ont écrit un livre-document non autorisé sur Platini, c’est-à-dire que le principal intéressé n’est pas intervenu sur le manuscrit. Beaucoup sont surpris par la seconde carrière de Platini. Pas moi, il a toujours été un leader : partout où il est passé, il a été le premier sauf à ces débuts quand on l’a recalé à Metz de manière idiote après des tests respiratoires.
En Italie, il a vu le pouvoir de près celui d’Agnelli, le patron de FIAT et de la Juventus Turin qui considérait Platini comme son fils spirituel. Platini a de l’intelligence à revendre, et autant de roublardise dans le bons sens du terme. Ce n’est que justice de voir Platini à la tête de l’UEFA. Tout au long de sa carrière, il a contribué à rendre encore plus immense le succès du football, grâce à sa sublime vision du jeu.
Le seul échec de Platini : ne pas avoir gagné la Coupe du Monde, en 1982 et surtout en 1986 où hélas ! il était blessé.

A ce sujet, on en apprend beaucoup sur l’époque de la Coupe du Monde 1986 dans L’Equipe (21 juin 2016, page 8) où Platini confie:
-"Je ne suis pas bien. Je suis blessé. Je boite. Je prends des cachets de Feldène (un anti-inflammatoire) matin, midi et soir depuis deux mois. Après la Coupe du Monde, je suis parti en vacances en Thaïllande, j’ai arrêté les cachets, et j’étais en manque (…) Je ne suis pas en état de penser avec tous les cachets que j’ai pris.”
Dans cet entretien, il nous dit que les gens se souviennent de son tir au but raté contre le Brésil en 1986 mais pas de son but dans ce match qui a permis d’aller à la séance aux buts. C’est un peu comme quand on rappelait à Fignon le Tour de France perdu et pas les deux gagnés. Par ailleurs, il confie qu’il “n’y a pas un seul joueur qui peut gagner tout seul". Là je ne suis pas d’accord. On peut dire que Maradona n’avait pas autour de lui ce que Pelé avait, genre Tostao, Gerson et Rivelino quand ce n’était pas Vava, Didi et Garrincha. Pour conclure, il évoque son admiration pour Zidane qui “a marqué trois buts en deux finales de Coupe du Monde” (Deux en 1998 et un en 2006). Dans Le Monde du 21 juin 2014 (page 5), Platini confirme qu’en 1986 lors de la World Cup il était “sous produits". Quand Platini se soigne, il joue mais quand Maradona fait la même chose en 1994, on l’évince du tournoi. D’un côté la médicalisation. De l’autre, le dopage. Allez comprendre. Platini et Maradona n’avaient pas besoin de se charger pour avoir de la classe. La classe on là ou pas. Eux l’avaient.

Platini est une éponge quand il veut apprendre auprès de gens compétents : ainsi il a beaucoup appris avec Fernand Sastre- le plus grand dirigeant du football tricolore depuis la fin de la guerre- et avec le préfet Jacques Lambert. Si Platini avait fait l’ENA, il l’aurait été énarque sans problème. L’homme a des contradictions mais qui n’en a pas ! Sélectionneur il réclamait la vidéo ; pt de l’UEFA, il n’en veut plus. Ces dernières années, il a œuvré pour le fair-play financier, lui dont le nom fut mêlé à la caisse noire des Verts. Platini se méfie de la presse et ne parle vraiment qu’aux journalistes qui lui inspirent une confiance totale : c’est respectable car là il s’agit d’amitié. Il y a des thèmes inabordables : par exemple le dopage. (voir plus haut)
En Serie A, la médicalisation existe depuis longtemps. Elle n’a pas commencé au temps de Zidane et Deschamps. On sait qu’en Italie on dit : sans dopage pas de constance ! Le document du duo Grynbaum-Ramay expose les facettes visibles de Platini, personnage public. Le but n’était pas d’évoquer la face privée, nous ne sommes pas dans la presse à scandales.
On nous relate la construction d’un Killy du football. Pour grimper dans la hiérarchie d’un domaine bien précis, il faut user de ses codes ou alors faire table rase et proposer du neuf à 100%. Platini semble faire un mixte des deux. Il a les dents longues et vise la présidence de la FIFA, ce qu’ont jamais essayé d’atteindre Cruyff ou Maradona, ni même Beckenbauer. Platini n’a pas que des amis. Les wagons qui sont attachées à la locomotive Blatter ne l’abandonneront pas à moins que le train Blatter ne déraille. A ce moment-là, ils s’accrocheront à la locomotive Platini.
Désormais Platini est un politicien du football. Il a droit à cette ambition vu son parcours de joueur. Je préfère savoir Platini au cœur de l’action, qu’au fond d’un cercueil comme George Best. J’appartiens aux gens qui ont admiré son football cristallin. J’en garde un précieux souvenir. Platini a su se reconvertir alors qu’au début de sa retraite des terrains il avait dit vouloir habiter Nancy. Comme le ballon qu’il caressait si bien, Michel Platini a su rebondir après quelques hésitations - telle la ligne de vêtement N°10 qui nécessitait une mise en place considérable. On ne peut pas tout réussir dans sa vie. Platini avec une ligne de fringues c’est comme si François Hollande se mettait à jouer du piano.
Le livre s’intitule Président Platini et non pas Platini Président ? Est-ce déjà reconnaître qu’il sera bientôt élu Président de la FIFA ? En 2014, le football est le premier spectacle au monde, avant le cinéma. Des médias nous racontent même que Nicolas Sarkozy, ex président de la République, serait très heureux d’être président du PSG version Qatar, pays décortiqué dans tous les sens par les deux biographes qui sont des limiers de haut parage. Le Qatar emploie le fils de l’ex star du football des années 1970-1980. Si le côté Rastignac maintient en éveil Platini, acceptons que la fin justifie certains moyens.
Le duo de limiers a rendu une copie plus élogieuse que critique. Un travail. Leur conclusion : Platini dirigeant ? « Réformiste et très bon politique ».

-Président Platini
d’Antoine Grynbaum et Arnaud Ramsay
Grasset, 320 p., 18,90 €

22.06.14

Permalien 12:10:38, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR, HENDRIXEMENT  

Je suis mort, il y a vingt-cinq ans, de Jérôme Soligny (La petite vermillon)

Un beau livre tragique d’écrivain qui devrait en publier d’autres- il s’agit d’une réédition de 2011- car il sait très bien construire son récit. Nous sommes au début des années Sida après l’insouciance des années 1960-1970. Finalement dans les années 1980, ceux qui entrent dans le monde des adultes vont comme être punis de la liberté dont a profité la génération précédente. Il y a de la culpabilité dans l’air. C’est l’éducation qui veut ça. Stupide vibration mais c’est ainsi chez les judéo-chrétiens.
La toile de fond est toute la musique des années 70-80 : Bowie, Reed, Ferry…
On va du Havre aux Etats-Unis via Paris.
Le narrateur nous dit d’emblée : « Je suis mort il y a vingt-cinq ans. A vingt-cinq ans. »
Page 102, il précise : « Mourir jeune d’une maladie chopée en faisant l’amour avec une gamine en Afrique restera le coup d’éclat de ma vie ».
L’auteur est Jérôme Soligny -Philippe Manœuvre baby- à la fois musicien, compositeur, producteur, journaliste et écrivain.
Très bien mené, son récit rend hommage à plusieurs de ses amis qui forment le conglomérat de ses personnages.
Jérôme Soligny est un descendant de la Beat Generation.
Son humour, son insolence, tout ça renvoie à Kerouac jusqu’à Carver.
Un grand petit livre (par la taille).

-Je suis mort, il y a vingt-cinq ans
de Jérôme Soligny. Préface de Valérie Tong Cuong. La petite vermillon, 116 p., 7,10 €

21.06.14

Permalien 17:39:08, Catégories: THE RED DEVILS, GRAND MONSIEUR  

Je rêve éveillé que Patrice Evra devienne champion du monde 2014

Patrice Evra est l’un des derniers footballeurs “de rue” à parvenir en équipe de France. Le capitaine de Man United est toujours pris pour cible par des régents du PAF qui vont jusqu’à relever “ses fautes de français". Evra est un autodidacte, il n’a pas fait l’ENA du football. C’est quelqu’un qui s’est construit à la sueur de son travail. Il n’a rien à voir avec les numéros 10 d’autrefois. Son rôle est plus obscure sur un terrain, seuls les connaisseurs peuvent l’apprécier. Son mérite est d’autant plus grand. Il y a des millions de latéraux dans le monde. Combien arrivent-ils à se faire une place au soleil ? Le mental d’Evra n’est plus à prouver. Je le préfère à tous ces politiciens qui s’en mettent plein les fouilles sans avoir aucun talent si ce n’est celui de berner les électeurs. Traitez-moi de populiste si ça vous chante. Certains se font de la pub sur le dos d’Evra comme hier sur celui de Malouda. “Les joueurs passent et les journalistes restent” avait dit Platini. Grâce au Qatar on peut enfin s’éloigner de ceux qui répandent facilement du fiel sur des hommes qu’ils ne connaissent pas.

Le football est cyclique.
La page 2010 avec le bus de la honte est définitivement tournée.
On ne veut plus penser à ce sélectionneur qui a ridiculisé la fonction d’entraîneur en lisant le communiqué des joueurs grévistes.
Le monde entier avait pu mesurer les dégâts de l’incompétence.
Le sélectionneur n’y était pour rien. Il n’avait pas les capacités pour assumer un tel poste.
Deschamps a rétabli l’autorité.
Et il a composé un groupe homogène avec des remplaçants heureux de l’être, à part Giroud qui a enfin compris qu’on ne faisait pas un tournoi mondial avec seulement 11 joueurs.
Cela fait plaisir de voir des footballeurs heureux. Au Brésil, les Français jouent sans pression parce qu’ils n’étaient pas favoris. Attention! à présent, ils font peur à tout le monde et leur nouveau statut les place dans le rôle de sérieux outsiders.
On a vu des Français conquérants, portés par l’ambition d’aller de l’avant, de marquer, de jouer vite, de provoquer des espaces, de faire proposer plusieurs solutions. Du vrai grand football, celui qui fut la signature française sous Kopa, Platini et Zidane.
La France a trouvé deux grands défenseurs centraux: Sakho et Varane.
Deux milieux au grand volume de jeu: Pogba et Matuidi.
Et quatre bons attaquants: Valbuena, Griezmann, Giroud et Benzema. Giroud et Benzema sont de redoutables finisseurs. Giroud a remplacé van Persie à Arsenal et Benzema s’est amélioré au Real Madrid avec Cristiano Ronaldo.
J’espère que ce groupe de Deschamps va se faire une place au soleil car il a des joueurs de 1998 qui ont trop le melon.
16 ans après le France 3-0 Brésil du SDF on voit encore des pubs avec l’ex latéral de l’EDF qui nous vend des produits cosmétiques dans l’attitude d’un surhomme avec cette légende “Champion du monde de football [- sans date of course!-], journaliste sportif, surfeur et défenseur des océans". Mazette !
Je rêve que Patrice Evra devienne champion du monde 2014 pour clouer le bec à tous ses détracteurs, aux fameux “clochards” (sic)du PAF.

Permalien 16:26:08, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR, GOOOOL DO BRASIL !  

Eloge de l'esquive, d'Olivier Guez (Grasset)

Désormais le football et la littérature font bon ménage.
Pendant trop longtemps la critique littéraire a déconsidéré ce que l’on nomme la littérature sportive ghettoïsée par les petits marquis de capitale, les descendants de ceux qui se moquaient d’Albert Camus parce que l’ancien gardien du R.U.A aimait mieux aller voir jouer ses amis algérois, sous le maillot du Racing Club de Paris, à Colombes que parader au Flore devant les photographes.
Olivier Guez prouve s’il en est besoin que le football est un art majeur dès lors qu’on sait l’apprécier à sa juste valeur.
Les détracteurs du ballon rond estiment que le football est une manifestation idiote parce qu’on y joue avec le pied alors qu’on ne méprise pas la danse.
Le pied n’est qu’un instrument, l’artiste c’est le cerveau !
Chez Olivier Guez on se s’attarde pas sur les bas du plafond des tribunes ou des commentaires, non, lui reste tout le temps sur le gazon. Le football n’a rien à voir avec les parrains de l’UEFA ou de la FIFA. N’y-a-t-il pas des escrocs dans les milieux du cinéma et de la littérature ? Le football c’est ce qui se passe sur la pelouse, tout le reste n’est que mauvaise littérature !
L’opus de Guez s’ouvre sur un hommage à Garrincha, mythique Carioca de Botafogo né à Pau Grande qui veut dire « grosse bite ». Les détracteurs- encore eux !- s’en donneront à cœur joie, dans la métaphore.
Après avoir ébloui toutes les passionnés du monde entier, Garrincha est mort le 20 janvier 1983 à 49 ans.
Il a brûlé sa vie, refusant de vendre son âme au diable des sponsors, à l’inverse de Pelé.
« L’ailier cet enfant perdu » a écrit Montherlant, sans jamais voir jouer Garrincha. C’est dire que Montherlant s’y connaissais en football.
Peter Handke jouait aussi ailier. « Parce que ce poste est près de la ligne de touche, l’endroit où il y avait des filles… » On voit que la poésie est de partout. Il suffit d’ouvrir les yeux. Encore faut-il avoir conservé son enfance.
Atteint par la polio dans sa jeunesse, Garrincha, qui avait une jambe déformée par la polio, est mort d’une cirrhose du foi. Tout Rio a défilé devant sa dépouille, exposée au Maracaña, le théâtre de ses exploits. Garrincha est le seul footballeur au monde qui par ses dribbles, ses feintes, faisait rire près de 200 000 personnes présentes dans le stade.
Le meilleur ailier de l’Histoire fut surnommé l’ange aux jambes tordues par Vinicius de Moraes.
Du haut de son 1m 69, Garrincha faisait toujours a même feinte. Il faisait semblant de partir à gauche mais après une suite de faux départs, d’esquives, il démarrait à droite, clouant sur place son chien de garde.
« Si nous étions 75 millions de Garrincha, nous serions plus fort que la Russie, plus puissant que les Etats-Unis » a dit le poète Nelson Rodrigues.
Garrincha porte bien son nom : c’est-à-dire celui d’un oiseau qui meurt si on l’enferme dans une cage.
Le livre magique d’Olivier Guez célèbre la légèreté de l’expression artistique dans un monde de brutes.
Ce livre est comme un aphorisme de Joubert étouffé par les romans d’aéroports.

-Eloge de l’esquive
d’Olivier Guez
Grasset, 108 p., 13 €

Van Gogh ou l’enterrement dans les blés, de Viviane Forrester (Seuil)

Cette réédition de 1983 n’a pas vieilli car elle a été écrite de manière sincère par un écrivain qui payait une sorte de dette culturelle. En effet, touchée par les tableaux de Van Gogh tout au long de sa vie, Viviane Forrester (1925-2013) a voulu remercier le peintre au-delà du tombeau. Je me rappelle les interventions de l’écrivain sur le plateau d’Apostrophes. Elle avait un port de tête qui crevait l’écran. Cette dame parlait peut-être encore mieux qu’elle écrivait. Je dis cela non pour minimiser son talent mais simplement afin de bien faire comprendre qu’elle avait beaucoup de charisme. Une élégance émanait de toute sa personne, elle n’avait rien à voir avec ces arrogantes féministes qui requinquent ma misogynie… latente ! J’aime les femmes, les vraies femmes, pas celles qui sont aussi insupportables que le pire des machos. Une vraie femme c’est d’abord un être humain. Pas qu’un sexe. Idem pour la gente masculine. Voilà tout ce que faisait naître dans nos pensées.
Vincent Van Gogh est né le 30 mars 1853. Un an après, jour pour jour, le décès de son frère mort-né le 30 mars 1852. Un frère qui s’appelait Vincent. C’est ainsi que Vincent n°2 appris assez vite qu’il avait pris la place d’un autre. Cette culpabilité lui pesa toute sa vie : il portait le nom d’un mort que forcément tout le monde regrettait alors que lui se portait comme un charme. Le fait de s’appeler Vincent signifiait bien que l’on pensait plus au mort qu’à lui, de là à penser qu’il n’était qu’un fantôme, il n’y a pas loin. Quand il quitta le domicile familiale, il soupira : « L’assassin quitte la maison… » Faut-il être sensible pour dire une telle phrase.
Outre le livre de Viviane Forrester, il faut lire aussi les lettres de Van Gogh car c’était un superbe écrivain. La biographie incandescente du peintre signée par Viviane Forrester restitue toute la force créatrice du poète pictural. Elle s’attarde avec brio sur la relation entre Vincent, le survivant abusif, et Théo, l’autre frangin. Le peintre d’un côté, et le marchand de tableaux de l’autre. On voit ce que cela peut représenter comme attraction-répulsion. Leur rapport n’était pas simple parce que Théo savait qu’il avait pour frère un génie. Le plus jeune dépannait financièrement son aîné. Viviane Forrester passe au rayon X cette amitié fraternelle qui se termine très mal. Atteint de syphillis, Théo devient fou et meurt de dementia paralytica, le 25 janvier 1981, six mois après le suicide de Vincent. Ils sont enterrés ensemble à Auvers-sur-Oise. Unis dans la mort. Grâce à Vincent, on se souvient de Théo.

-Van Gogh ou l’enterrement dans les blés
de Viviane Forrester. Préface de Chantal Thomas
Seuil, 390 p., 21,50 €

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Lors de son carton 5-2 contre la Suisse, la France de Deschamps est sortie du bois pour enclencher le nouveau rêve des Bleus

La France de 2014 est en train d’écrire un nouveau grand chapitre. Sommes-nous dans la vibration de 1984 (Euro), 1998 (World Cup) et 2000 (Euro) ou dans celle de 1958, 1982, 1986 et 2006 ? Une chose est évidente: 2010, c’est fini, FI-NI, fini ! Le Coq chante de nouveau juste avec une partition qui lui promet de grandes joies présentes et à venir. Les Bleus de Deschamps jouent vite et bien. Ils sont désormais dans les favoris de la Coupe du Monde 2014, comme l’Allemagne, les Pays-Bas et le Brésil mais attention tout va très vite en football. Il faut reconstruire une nouvelle histoire à chaque match.

Jeudi 20 juin 2014
Costa Rica 1-0 Italie
France 5-2 Suisse

Buts pour la France: Giroud (17e), Matuidi (18e), Valbuena (40e), Benzema (67e), Sissoko (73e)
But pour la Suisse: Dzemaili (81e), Xhaka (87e)

France : Lloris (cap) - Debuchy, Varane, Sakho (Koscielny, 66e), Evra - Sissoko, Cabaye, Matuidi - Valbuena (Griezmann, 82e), Giroud (Pogba, 63e), Benzema.

-"Que pensez-vous de l’ouverture de l’extérieur du pied de votre fils ?”
-"C’est normal, de la part d’un joueur si exceptionnel. Pour nous, cela sera extraordinaire mais pas pour lui. Vous savez depuis qu’il est un tout petit garçon, mon fils me dit: “Papa, je veux jouer en équipe de France"…”
Ainsi s’exprime le papa de Paul Drogba, le jouer majeur que Sir Ferguson a recruté à Man United avant de la laisser partir -hélas!-à la Juventus Turin.
Depuis 1958, la France n’avait pas été à telle fête.
Deschamps est dans le rôle d’Albert Batteux et les Bleus de Valbuena et Benzema dans ceux de Kopa et Fontaine.
Eh! oui, l’appétit vient en mangeant. Deschamps a réussi à créer un tourbillon gagnant: il a mis la France dans la spirale de la victoire.
Sans céder à l’euphorie, il ne faut surtout pas bouder notre plaisir. Après la sale période Domenech qui avait laissé vacant le poste de direction technique des Bleus au profit des joueurs sans gouvernail nous assistons à la prise de pouvoir d’une génération guidée par le sélectionneur qui a nommé Patrice Evra dans le rôle d’aboyeur en chef, ce que n’ont jamais accepté les régents de la communication qui encore aujourd’hui salissent la réputation du capitaine de Manchester United par de la désinformation car à l’inverse de ce qu’ils disent Evra est, bel et bien, l’un des meilleurs latéraux du monde. Sa grinta n’a pas d’équivalent à ce poste.
La satisfaction essentielle provient de la force collective: tout le monde est concerné. Deschamps remplace X par Y est ça marche !
Pitoyables Italiens et magnifiques Français, voilà ce qui résume les matchs de la France et de l’Italie du 20 juin 2014, une date dans l’Histoire du football français, soit l’éclosion d’une très belle génération.
Si les Italiens ont perdu devant le Costa Rica ce n’est que justice pour les vainqueurs.
La France a dynamité la Suisse et devient favorite dans une compétition qu’a déjà quitté l’Espagne et que va déserté sans doute l’Angleterre, tout comme peut-être l’Italie qui a un gros match à disputer contre l’Uruguay.
La France, elle, est sur son petit nuage. Elle peut croiser en 8e: l’Iran, la Bosnie, le Nigeria ou… l’Argentine !
Par rapport au match contre le Honduras, Deschamps laissa au repos Pogba et Griezmann au profit de Sissoko et Giroud.
Très bonne idée vu le 5-2 contre la Suisse.
Sakho, blessé en cours de match, céda sa place à Koscielny qui est dans le rôle de Leboeuf en 1998.
Souhaitons prompt rétablissement à Sakho qui souffre d’une contracture, semble-t-il. Il a eu des gestes d’une très grande autorité défensive. Un arbre à la Desailly.
Deschamps a donné une âme à ce nouveau groupe de Bleus.
L’absence de Ribéry a libéré tout le monde. Et la compagne de Nasri, elle, n’envoie plus de SMS incendiaires.
Karim Benzema s’est transformé en… Zinedine Benzema, avec deux passes décisives, plus un but. (Zidane conseille beaucoup Benzema au Real Madrid, et cela se voit de manière éclatante). Sans parler d’un doublé refusé et d’un penalty arrêté par le gardien suisse. Sans ces ratages à l’allumage, il était sur les traces du record de Fontaine: 13 buts en 1958. On se pince pour voir si l’on ne rêve pas d’être amené à faire une telle comparaison.
Ce groupe est ultra complémentaire.
De manière totalement inattendue, Deschamps fait plus jouer comme Hidalgo que comme Jacquet.
Giroud a été excellent sauf quand il a blessé involontairement un adversaire, à l’œil, quoique un pro ne doit jamais lever le pied de la sorte.
Les Tricolores font rêver derechef la France. Merci messieurs.

20.06.14

Permalien 08:43:41, Catégories: THE RED DEVILS, GRAND MONSIEUR  

Le génial Luis Suares pousse vers la sortie les joueurs de la Reine d'Angleterre

Luis Suarez est l’un des plus grands attaquants de l’Histoire du football. A chaque match, il augmente sa présence parmi les plus grands buteurs. Il marque à des moments hyper importants des buts de très grande classe. C’est un compétiteur extraordinaire. Un régal à voir jouer. Le PSG devrait se l’offrir. Il en a les moyens.

19 juin 2014
Uruguay 2-1 Angleterre

Buts pour la Céleste: Luis Suárez (39e, 85e)
But pour l’équipe aux Trois Lions: Wayne Rooney (75e)

Il est tout à fait incroyable que la Liga et la Premier League ne seront sans doute pas en 8e de finale de la Coupe du Monde 2014. Pour la Liga c’est sûr: l’Espagne est déjà sortie du tournoi, incapable de gagner un match. Tristes champions du monde en titre.
L’Angleterre est pas mieux lotie. Il faudra un miracle pour que les Anglais se retrouve en 8e puisqu’eux aussi ont perdu leurs deux premiers matchs, contre l’Italie et l’Uruguay. Le groupe des Anglais est l’un des plus relevés.
Les deux grands championnats vont donc quitter la compétition.
Au niveau européen, il ne restera plus que la L1 (ce n’est pas encore fait…), la serie A et la Bundesliga.
Bien sûr, il y aura encore au Brésil des joueurs de Liga et de Premier League, à commencer par Luis Suarez la star de Liverpool bourreau de l’Angleterre. Cruauté du sport, réalisme des mercenaires.
Une évidence: l’Angleterre fait trop jouer de joueurs étrangers.
Quand on voit la composition de l’Angleterre, il y a des joueurs que je ne connais même pas alors que je suis la Premier League.
On ne part pas à la guerre avec des soldats d’opérette entraînés par un ersatz de Francis Lopez. Faut pas confondre une arène de football avec l’Elysée-Montmartre, et même l’Elysée tout court qui n’est plus qu’un vestiaire pour cinq à sept.
Les Anglais ne font plus rien depuis leur victoire contestée de 1966, à Wembley.
Une vérité: les joueurs de la Roja et ceux de la Reine d’Angleterre sont complétement carbonisés après une saison exténuante en club.
Les équipes d’Amsud sont mieux préparées, plus fraîches.
La Coupe du Monde 2014 confirme qu’elle est l’une des plus grandes de l’Histoire depuis 1930

Angleterre:

Hart/ (Manchester City)
Jonhson (Liverpool)
Cahill (Chelsea)
Jagielka (Everton)
Baines/ (Everton)
Gerrard (Liverpool)
Henderson/ (Liverpool) Puis (87e) Lambert (Souhampton)
Sterling (Liverpool)
Rooney (Manchester United)
Welbeck/ (Manchester United) Puis (71e) Lallana (Southampton)
Sturridge (Liverpool)Puis (64e) Barkley (Everton)

Sélectionneur: Roy Hodgson

La composition de l’Uruguay au coup d’envoi: Muslera - Cáceres - Giménez - Godín (Cap.) - Pereira - González - Ríos - Lodeiro -Rodríguez - Cavani -Suárez.
Sélectionneur: Oscar Tabarez

[Post dédié à Jules Rimet]

19.06.14

Permalien 17:16:32, Catégories: GOOOOL DO BRASIL !  

La Coupe du Monde 2014 est un opéra de l'oeil

On n’entend plus beaucoup les ignares qui considèrent le football comme le plus idiot des spectacles car ils opposent “22 cons qui tapent dans un ballon".
Tout ce qui est populaire est méprisé par les élites.
Le Parisien ? Beurk! Vaut mieux avoir Libération ou Le Monde à la main.
Les Intouchables ? Beurk! Vaut mieux les films de Trucmuche sélectionnés au Festival de Cannes.
Ceux qui considèrent le football comme un sport de masse qui rend stupide ferait bien d’aller sur terrain. Ils prendraient peur tant il est vaste. Et devant la foule et les caméras, ils seraient pris d’une crise d’angoisse.
Cette Coupe du Monde est pour l’instant la plus spectaculaire depuis sa création en 1930.
A partir des 8es, elle va proposer des affiches grandioses avec des nations outsiders plutôt inattendues.
Si des joueurs sont complétement carbonisés d’autres se sont très bien préparés.
Quand la Coupe du Monde atteint ce niveau de qualité, on réalise que ceux qui critiquent le football sont tout simplement jaloux de son impact.
Que pèse la cérémonie des Oscars face à la déferlante d’une Word Cup ? Ne parlons pas des confidentiels César.
Le football est un art majeur qui fait appel à l’intelligence, à la technique, à l’adresse, à l’improvisation, au courage, à la générosité et à la condition physique.
Le football ne fascine pas les gens parce qu’on leur impose de force.
Le football plaît parce qu’il est fait appel à toute la gamme des sentiments humains.
Le ballon est un scénario qui s’écrit en direct sous nos yeux.

Permalien 14:57:22, Catégories: THE RED DEVILS, GRAND MONSIEUR  

L'Angleterre doit battre l'Uraguay dans un duel au sommet

Jeudi 18 juin 2014
Angleterre-Equateur

Les Anglais vont essayer d’éviter le pire, c’est à dire de rentrer à la maison dès le second match de la Coupe du Monde, comme l’Espagne, l’Australie et le Cameroun.
L’Uruguay est dans le même: les partenaires de Luis Suarez ont tout intérêt de gagner contre l’Angleterre s’ils veulent poursuivre leur séjour au Brésil.
Le Groupe D est un groupe de la mort:
Italie, Angleterre, Uruguay et Costa Rica.
Tout comme le Groupe G:
Allemagne, Etats-Unis, Ghana et Portugal.
On peut rajouter le Groupe A:
Brésil, Mexique, Croatie et Cameroun
Les Anglais, à l’image de Rooney, n’ont pas été à la hauteur contre les Italiens qui ont gagné 2-1 sans forcer leur talent commun, soit la force collective.
Les Anglais vont devoir se réveiller pour ne pas être ridicules comme les Espagnols face au Chili.
Ils n’ont gagné qu’une Coupe du Monde, celle de 1966. Il y a 48 ans.
Va-t-on assister au duel Rooney-Suarez ?

Permalien 14:40:26, Catégories: THE RED DEVILS, GRAND MONSIEUR  

Les consultants découvrent Patrice Evra pro depuis 1998

Cela fait des années que je célèbre la grinta de Patrice Evra.
Ceux qui le mettent plus bas que terre ne le voient jamais jouer quand il évolue à Man United où il anime le flanc gauche depuis 2006. Doté d’un mental en acier et d’un physique extraordinaire, le Red Devil a porté le brassard de MU alors que sur le terrain se trouvaient Giggs et Scholes !
A MU, on le surnomme: La vérité, l’homme-vrai.
Face à son palmarès, des voix persistent à le salir sans cesse.
On attend à son sujet: “Plus jamais il ne doit jouer en équipe de France” et d’autres phrases encore plus idiotes.
Le 18 juin 2014, il est allé au point presse de l’équipe de France et là miracle ! la presse est sous le charme alors qu’il est professionnel depuis 1998. En gros, ils le découvrent à son jubilé !

Je remets en ligne un ancien post:

Plusieurs consultants ont Patrice Evra dans le collimateur: ils attendent son moindre faux pas pour le “flinguer".
Ils n’aiment ni l’homme ni le joueur. Et ils ne connaissent ni l’homme ni le joueur.
Il faut être ignorant pour remettre en cause les qualités d’un joueur cadre de Deschamps et de Sir Ferguson.
“On ne remplace pas comme ça Patrice Evra” a dit un jour le défenseur de MU.
Cette phrase n’était pas de la gloriole puisque personne n’a jamais réussi à prendre la place du défenseur en équipe de France. Côté gauche, il aura marqué son temps. A 33 ans, il est encore fidèle au poste, c’est une sorte de Longo du secteur latéral. L’increvable a une telle condition physique qu’il n’est pas impossible qu’il soit encore le latéral gauche des Bleus à l’Euro 2016 pour mon plus grand plaisir car j’aime sa grinta, son don de soi. Sa longévité n’a pas de fin: le partenaire de Ryan Giggs- pro jusqu’à 40 ans passés- a été à bonne école !
On lui a mis sur le dos le fiasco de 2010 mais il était livré à lui-même puisqu’il n’y avait plus de sélectionneur.
Ceux qui jactent dans le poste le taillent sans cesse et lui ne peut pas leur répondre, sauf une fois, et cela a fait beaucoup de bruit.
Les mots de Patrice Evra ont visé juste: il n’y a que la vérité qui blesse.
Patrice Evra ne parle pas la langue de bois et ne courbe pas l’échine.

Qualité d’Evra:
Il a une grinta de chaque instant
Il joue cash et ne flanche quasiment jamais pendant un match
C’est un gagneur-né
Il fait un maximum de matchs par an
Il est un titulaire indiscutable
Il n’est jamais blessé
Il est constant
Il est ultra offensif
C’est un chouchou d’Old Trafford qui ne supporte pas les fausses valeurs

Ses faiblesses:
A pendant trop d’années raté sa dernière passe, centrant trop souvent à l’aveugle
C’est un très bon joueur sans pour autant atteindre le niveau d’excellence du Brésilien Alves- sauf au Brésil 2014!

Patrice Evra joue à Man U et non pas à Arsenal- club favori de 99% de journalistes français- qu’il a souvent critiqué à juste titre mais pas en 2013-2014 et pour cause, puisque ce fut au tour de MU de pédaler dans la choucroute.
Les qualités du joueur Evra sont supérieures à ses défauts.
Aujourd’hui, d’aucuns s’étonnent de voir qu’il a taclé quelques grandes gueules qui se retrouvent pour une fois dans la position de l’arroseur arrosé. Pas de quoi en faire une affaire d’Etat.
Jadis les footballeurs côtoyaient les journalistes au Variétés Club, lieu de l’amitié.
Aujourd’hui, les footballeurs recasés consultants taillent sans cesse des costards à leurs successeurs.
Evra est l’un des derniers joueurs qui provient du football de la rue.
A ce titre, il faut lui tirer un grand coup de chapeau.
Hier, un consultant a orchestré sa publicité sur le dos de Malouda. Aujourd’hui, le même est allé jusqu’à dire que Patrice Evra n’aurait jamais dû remettre les pieds en équipe de France. Rien que ça.
Un autre n’arrive même pas à prononcer son nom.
Evra est un Phénix. Il revit quand on le croit K.O.
C’est un joueur qui a un cœur gros comme ça. A Man United, on l’appelle, “le Vrai” car il joue toujours un match comme si c’était le dernier.
Il comble une absence de dons naturels par une volonté en acier trempé.
C’est un bosseur sans limite.
Louis van Gaal lui a demandé de prolonger un an à Man United car il a besoin d’un costaud sur le côté défensif gauche.

AS Monaco
Vice-champion de France en 2003
Coupe de la Ligue 2003
Finaliste de la Ligue des champions 2004

Manchester United
Coupe du monde des clubs 2008
Ligue des champions 2008
5 Championnats d’Angleterre 2007, 2008, 2009, 2011 et 2013
Vice-champion d’Angleterre 2010 et 2012
3 Community Shield 2007, 2008 et 2011
3 League Cup 2006, 2009 et 2010
Finaliste de la Ligue des champions en 2009 et 2011.

Patrice Évra
né le 15 mai 1981 à Dakar (Sénégal)
Défenseur
Parcours junior
1992-1993 CO Les Ulis
1993-1997 CS Brétigny Football
1997-1998 Paris Saint-Germain
1998 FC Barcelone

Parcours professionnel
1998-1999 SC Marsala 1912
1999-2000 AC Monza
2000-2002 OGC Nice
2002-2006 AS Monaco
2006 Manchester United

Equipe de France
2002-2003 Espoirs 11 sélections
2004 France A 58 sélections

Permalien 13:18:58, Catégories: THE RED DEVILS, LITS ET RATURES  

1000 maillots de Foot, de Bernard Lions (La Martinière)

Je m’attendais à voir la collection de maillots de Louis Nicollin qui en possède des centaines. Je voulais toucher avec les yeux des maillots portés, des maillots sales, presque sentir la transpiration d’après match.
Au lieu de ça, on n’a devant nous qu’une sorte de catalogue de la Redoute du football. Certes c’est très beau. Il est toujours intéressant d’apprendre. Grâce à Bernard Lions, on étudie l’évolution des maillots, le changement progressif du look. Jadis les maillots n’avaient même pas l’écusson du club ou du pays.
Ensuite, on les a personnalisés mais sans ajouter la moindre publicité. Aujourd’hui, on voit plus le logo de l’équipementier que la broderie de l’emblème du pays. Ne parlons pas des maillots des clubs qui ne sont plus que des bouts d’étoffes défigurées par la pub.
Les maillots de pays sont encore à peu près dignes.
Bernard Lions nous présente les maillots avec en ouverture des porteurs célèbres, ainsi nous découvrons, non sans émotion, Facchetti, le fantastique défenseur de l’Inter Milan hélas ! déjà disparu. Cet homme merveilleux a joué 634 matchs de 1961 à 1978.
Le luxueux album a deux parties bien sectorisées : 170 maillots de légendes (Brésil, Italie, France…) et 850 maillots du monde entier, soit ceux de tous les championnats (Europe, Amérique, Afrique, Asie).
Le maillot est l’élément majeur de la tenue des footballeurs, avec les chaussures.
Une sorte d’armure esthétique.

-1000 maillots de Foot
de Bernard Lions
Préface de Louis Nicollin
La Martinière, 304 p., 19, 90

Permalien 13:12:49, Catégories: LITS ET RATURES  

Paris fantastique, de Rodolphe Trouilleux (Le Castor Astral)

Le Paris insolite suscite régulièrement des ouvrages décalés par rapport à la production traditionnelle des guides. Rodolphe Trouilleux fait partie des dénicheurs de lieux qu’on oublie ou qu’on ne sait pas voir alors qu’on passe tout à côté. Il a l’art et la manière pour dénicher des faits engloutis. Ecoutez plutôt : vers 1870 un croquemort qui était aussi ébéniste décida de rouvrir les tombes fraîchement refermées. Il volait les cercueils pour en faire des tables, des bancs et des chaises ! Son macabre commerce fut dénoncé par sa femme, suite à une dispute conjugale. La police découvrit chez eux, le cercueil d’un enfant.
Il faut avoir le cœur bien accroché pour résister à une telle lecture. « Là est peut-être l’explication de la table tournante ». Evidemment la table ne pouvait que parler si elle était confectionnée avec le bois du cercueil d’un avocat. Rien que pour cette histoire, le livre Paris Fantastique mérite d’être édité.
Désormais, je ne pourrais plus jamais passer devant la pharmacie verte de la place Pereire sans y penser. La devanture m’a toujours attiré tant elle a le poids du passé. L’ancien propriétaire, sans doute le fondateur surpris un jour sa femme avec leur jeune apprenti dans un accoutrement qui laissait deviner une partie de jambes en l’air. Le mari demanda ce qu’il venait de faire. Sa femme dit cranement qu’ils venaient de « s’embrasser ». Le pharmacien partit chercher un revolver et tira sur l’amant de sa femme. Contre toute attente, le mari trompé devenu assassin fut acquitté. Cette pharmacie avait un secret que j’ignorais. Si un jour je m’y rends, j’aurais l’impression d’entrer dans un film. Hélas ! un jeune homme y a perdu la vie.
On voit que la balade parisienne proposée par Rodolphe Trouilleux est différente de celle proposée par les cars de touristes. Dans la série macabre, il revient sur le trafic de cadavres dans la capitale dans le but de permettre aux médecins de connaître le corps humain le mieux possible. Notre guide audacieux nous donne même des adresses d’un toubib charlatan du 17e siècle. Ce livre ressemble à un Simenon écrit par Edgar Poe.

-Paris Fantastique
de Rodolphe Trouilleux. Le Castrol Astral, 238 p., 18 €

Les Pays-Bas et le Chili en 8e, et l'Espagne à la casa !

Groupe B
Pays-Bas 3-2 Australie
Chili 2-0 Espagne

Plus dure sera la chute !
Comme toujours, toutes les bonnes choses ont une fin et la spirale de la victoire de l’Espagne s’est arrêtée au Brésil. Le pays de Cervantès en version football a encaissé 7 buts en deux matchs, pour un seul de marquer.
Triste bilan.
Les joueurs de la Roja n’avaient plus faim. Ils ont le ventre trop plein d’Euros, ils ne peuvent plus avancer.
Ils ont gagné coup sur coup l’Euro 2008, la Coupe du Monde 2010 et l’Euro 2012. Qui dit mieux ? Personne.
Après une saison harassante en Liga et en C1, les joueurs de la Roja- du Real Madrid et du Barça- n’avaient plus d’essence.
Ils seront mieux en famille pour vivre des vacances bien méritées, loin du Brésil.
Ils n’étaient plus que les champions du monde en titre. Leurs successeurs sont en train de conquérir le titre mondial petit à petit.
Contre le Chili, l’Espagne battu 0-2 n’a été qu’un groupe fantôme.
Les leaders étaient aux abonnés absents.
On n’a vu que onze ombres erraient comme une âme tentaculaire en peine.
L’Espagne de Del Bosque joue très bien quand elle a le ballon, le problème c’est quand elle ne l’a pas.
L’Espagne a zéro point après deux matchs. Elle va quitter le Brésil par la petite porte.
Le contraire de l’Australie qui a zéro point aussi alors que cette nation a proposé un très bon football.
Le Chili déjà vainqueur de l’Australie (3-1) accède aux 8e de finale pour la 4e fois de son histoire.
Le Chilien Alexis Sanchez, joueur de Barcelone, a contribué à faire mal à ses coéquipiers de club cette fois adversaires d’un jour.

18.06.14

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Le calendrier 2014-2015 de Man United

Après le festin de la Coupe du Monde, nous reviendrons aux affaires courantes avec un appétit d’ogre.

Le début de saison 2013-2014 ressemblait à l’enfer et ce fut un enfer tant le calendrier était défavorable à Man United. Résultat, David Moyes finit par prendre la porte parce que MU perdait trop de points à domicile. Disons bonne chance à l’Ecossais. En football, il faut aussi de la chance et Moyes n’en bénéficia jamais et ne savait pas non plus l’attirer.
Désormais le patron du terrain s’appelle Louis van Gaal, l’actuel sélectionneur des Pays-Bas qui vient d’en mettre cinq dans la tronche à l’Espagne. Vous me pardonnerez cette facilité de langage mais elle dit bien ce qui est arrivé aux champions du monde en titre.
Van Gaal est un patron et on le voit sur la campagne de communication de MU qui a choisi de montrer en photo:
Evra, Rooney, van Gaal, van Persie et Valencia.
Ces 5 noms incarnent la force, la grinta, le talent, la grâce et la volonté.
Le point faible des 5 est actuellement Rooney, méconnaissable tant il est léthargique depuis qu’il a resigné à MU. Il va devoir se réveiller.

Août 2014
16 MU-Swansea City
23 Sunderland-MU
30 Burnley-MU

Septembre
13 MU- Queens Park Rangers
20 Leicester City-MU
27 MU-West Ham United

Octobre
4 MU-Everton
18 West Bromwich Albion-MU
25 MU-Chelsea

Novembre
1 Manchester City-MU
8 MU-Crystal Palace
22 Arsenal-MU
29 MU-Hull City

Décembre
2 MU-Stoke City
6 Southampton-MU
13 MU-Liverpool
20 Aston Villa-MU
26 MU-Newcastle
28 Tottenham Hotspur-MU

Janvier 2015
1 Stoke City-MU
10 MU-Southampton
17 Queens Park Rangers-MU
31 MU-Leicester City

Février
7 West Ham-MU
10 MU-Burnley
21 Swansea City-MU
28 MU-Sunderland

Mars
4 Newcastle-MU
14 MU-Tottenham Hotspur
21 Liverpool-MU

Avril
4 MU-Aston Villa
11 MU-Manchester City
18 Chelsea-MU
25 Everton-MU

Mai
2 MU-West Bromwich Albion
9 Crystal Palace-MU
16 MU-Arsenal
24 Hull City-MU

Quelques dates vont changer dans le but de l’aménagement du calendrier selon les autres compétitions.

Permalien 10:53:03, Catégories: THE RED DEVILS, GRAND MONSIEUR, GOOOOL DO BRASIL !  

La Coupe du Monde 2014 n'est pas truquée sinon le Brésil aurait gagné le Mexique

Parfois on a de graves doutes sur l’issue d’un match.
On se demande si l’arbitre n’a pas sifflé en faveur de telle équipe uniquement parce qu’elle représente un pays qui a plus grand marché pour la FIFA, pour Nike ou pour Adidas.
Mardi 17 juin 2014, l’arbitre M. Cakir (Turquie) a remarquablement bien arbitré Brésil-Mexique (0-0) à Fortaleza ne se laissant pas influencer par le public grandement acquis au pays organisateur. Le stade de 58 000 places n’a pas fait basculer la rencontre en faveur du Brésil alors qu’en fin de match j’aurais moi-même sifflé un penalty en faveur de la Seleçao car un Mexicain a touché un Auriverde en appuyant sur l’épaule d’una adversaire. Il y avait contact, donc on pouvait siffler le coup de pied de réparation. L’arbitre n’a pas jugé bon siffler faute, cela prouve que le match n’était pas truqué parce qu’il n’était pas plus pour le Mexique !
C’est une grande nouvelle pour le football, grand vainqueur de ce 0-0 qui n’a eu de nul que le nom.
Même si ce Brésil est plus proche d’un groupe de tacherons que des virtuoses de 1958 et de 1970, force est de constater que les Brésiliens auraient pu l’emporter 4-0 sans la présence du gardien Guillermo Ochoa qui a tout arrêté, fût-il fusillé à bout portant. Comme Pelé face à Gordon Banks, en 1970, Thiago Silva, pourrait dire:
“J’ai marqué un but mais Ochoa l’a arrêté!”
Actuellement sans club, le gardien mexicain Ochoa fut le héros du match. L’ex gardien d’Ajaccio relégué en L2 ne va pas manquer de propositions.
La rencontre entre les deux pays d’Amsud a été d’une grande intensité à l’image du défenseur central mexicain Rafael Marquez (123 sélections) qui a déjà disputé 14 matchs en phase finale.
Le football est grandiose car il convoque des millions de téléspectateurs pour un 0-0.
C’est le seul sport au monde a être capable de faire ça. Imagine-t-on des gens se déplacer pour un 0-0 en rugby ou en basket ?
La 20e Coupe du Monde est passionnante.
On a vu des grandes équipes prêtes le jour J: Pays-Bas, Allemagne, Italie…
On a vu des groupes en renaissance: la France, la Suisse, les Etats-Unis…
On a vu des groupes en fusion collective: le Mexique, la Colombie, le Chili, le Costa Rica…
On a vu des pays à la dérive: l’Espagne, l’Angleterre, l’Uruguay, l’Algérie, la Grèce, le Portugal…
On a vu des intermittents de l’exploit: Nani, Ronaldo (Portugal), Fred (Brésil), Forlan (Uruguay)…
On a vu de grands gestes techniques: van Persie (Pays-Bas), Ochoa (Mexique), Benzema, Griezmann (France), Dempsey (Etats-Unis), Neymar (Brésil), Messi (Argentine), Pirlo (Italie) …
Il y a beaucoup de buts. Ce qui est très bien pour contenter les non spécialistes.
Que la fête continue !
Qu’on ne compte pas sur moi pour condamner le football qui serait nocif, selon quelques plumes illisibles qui se servent du sport pour se faire mousser.
Donnez-moi une caméra et je vous remets un reportage qui vous montrera des vitrines avec des ceintures à 2 000 euros dans les quartiers chics et des SDF qui jalonnent de partout les rues. Eh! oui, ça c’est Paris en 2014 !
Alors, qu’ils foutent le paix au foot !
Le football est un art majeur.

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Si nous vivions en 1913, d'Antoine Prost (Grasset)

Quand on voit la couverture, on voit un petit écolier des années 1910. Et on lit aussitôt Antoine Proust au lieu d’Antoine Prost. L’auteur s’appelle non pas Proust comme l’écrivain d’A la recherche du temps perdu, mais Prost comme l’ex champion de F1. Ce livre pourrait inaugurer une très belle collection dont chaque édition serait consacrée à une année. Le XXe siècle nous à fait basculer dans le «siècle classique de la guerre » comme l’avait prédit Nietzsche. Il s’agit en fait des chroniques signées l’été 2013 sur France Inter par Antoine Prost. Le livre refermé, on est finalement bien content de vivre en 2014 car la vie était évidemment plus dure avant : pas de médicaments, pas de conforts, sans parler des guerres. Au début du XXe siècle l’espérance de vie n’était que de 50 ans. A présent, on atteint presque le double. Certains regrettent le temps où les rues de Paris ou de Marseille sentaient le crottin de cheval et non pas le gaz d’échappement des autos. C’est oublier qu’ils seraient morts peut-être victimes de la tuberculose en 1922. Jadis il n’y a avait pas de retraite mais cela n’empêchaient une caste de vivre de ses rentes. En 1913, 60% des Français vivaient à la campagne. Emmanuel Berl m’a raconté qu’un jour Léon Blum lui a dit : « Le socialisme existera en France quand il n’y aura plus de paysans ». Berl s’opposa à ce pronostic. Berl ne voulait surtout pas qu’on abandonne la campagne pour la ville. Blum, lui, croyait que la ville c’était le paradis. En 1913, on buvait 142 litres de vin par personne. Surtout chez les plus démunis. Le pain était aussi consommé avec outrance. C’était la base du repas. Quand il n’y avait pas la télé, les gens fréquentaient beaucoup les cafés. Il y avait 482 000 débits de boissons pour 40 millions d’habitants. En 2014, il n’y en a plus que 25 000 pour plus de 60 millions d’habitants. Le café servait de trait d’union. En 2014, on a forcé beaucoup de patrons à fermer boutique : les clients ont moins d’argent, les taxes sont trop importantes… et comble de tout, on ne peut plus fumer dans les bars, c’est comme si on interdisait à un avion d’atterrir sur la piste d’un aéroport. L’année 1913 signifiait qu’on a avait quitté le XIXe siècle pour aller vers d’innombrables inventions pour améliorer les conditions de vies. Hélas! la Première Guerre mondiale arrivait à pas de loup.

-Si nous vivions en 1913
d’Antoine Prost. Grasset, 140 p., 11 €

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La grande guerre, journal d’un Poilu, de Gaston Lavy (Larousse)

Cette nouvelle édition du Journal de guerre de Gaston Lavy est d’une très grande qualité. Le poilu a tout noté ce qu’il a vu et vécu, et il a dessiné et peint des scènes vivantes à l’aquarelle. L’ensemble des documents originaux est conservé au Musée d’histoire contemporaine à Paris. Agé de 39 ans lors de la mobilisation de l’été 1914, il a été versé à l’armée « territoriale », réservée aux hommes de 35 à 41 ans. Sa guerre fut une vraie guerre même s’il était à l’arrière avant qu’il ne monte à Verdun. On perçoit très bien les conditions atroces d’hygiène, ce n’est rien de le dire. Seuls les costauds restaient en vie. Il raconte les soirées où l’alcool est l’unique loisir. L’amitié est de partout. Le chapitre baptisé « Mes Copains » souligne l’importance de la fraternité entre soldats. La chaleur humaine consolait de la situation absurde de risquer sa vie.
C’est la première fois que le journal écrit et peint est publié dans son intégralité au sein d’un unique volume. Gaston Lavy(1875-1949) était métreur en bâtiment donc dessinateur. Son témoignage n’est qu’un témoignage car l’auteur n’était pas un artiste c’est-à-dire un peintre et écrivain avec un style très singulier. N’empêche sa sincérité comble le manque de technique. Sa calligraphie scolaire rappelle un peu celle de Blondin. Il n’a pas écrit et peint de chic- c’est-à-dire sur le vif. Pendant la guerre, il a fait des esquisses et pris des photos. A la fin de la guerre, il a rassemblé de la documentation. Il voulait absolument témoigner par l’image car il avait « le dessin dans le sang ». L’important dans ce qu’il nous relate c’est sa dureté vis-à-vis des chefs qui se distinguent par leur incompétence et leur égoïsme. Ils ne pensaient qu’à leur peau. Par rapport à l’ennemi, il n’alimente pas sa chronique par une haine viscérale. Il sait qu’en face, il y a des hommes aussi. Gaston Lavy avait une grande sensibilité et une mémoire infaillible.
Il a pu rentrer vivant de la guerre mais hélas ! au lieu de vivre enfin avec sa famille, il a eu l’immense tristesse de perdre sa femme Alphonsine et leur fille Suzanne brûlées vives dans l’incendie du tunnel des Batignoles, le 5 octobre 1921. Gaston Lavy portait le plus beau des noms mais il n’a pas été épargné par la mort. Il a écrit et peint sans doute aussi pour faire le deuil des deux femmes de sa vie. Comme Martin Gray il a eu la force de se remarier mais sans connaître à nouveau la paternité. Ceux qui lisent et regardent son album n’oublieront pas Gaston Lavy auquel on doit le respect.

-La grande guerre, journal d’un Poilu
par Gaston Lavy. Annotation et postface de Stéphane Audouin-Rouzeau, plus un texte de Laure Barbizet. Larrouse, 318 p., plus 18 pages de notes, 29, 90 €

Permalien 00:17:50, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR  

Les 100 histoires de la Coupe du Monde, de Mustapha Kessous (PUF)

Journaliste au Monde, Mustapha Kessous a déjà écrit dans la collection Que sais-je ? Les 100 histoires des Jeux olympiques et Les 100 histoires du Tour de France, ce dernier co-écrit avec Clément Lacombe. Cette fois, il nous embarque dans toutes les Coupes du Monde depuis la création de l’épreuve en 1930, en Uruguay, à l’initiative du Français, Jules Rimet, une des plus grandes figures du sport mondial. Bien sûr, tout l’intéresse, le sublime comme le plus minable.
Dans la catégorie sublime, il y a bien sûrs les étoiles du football, notamment Pelé qui n’en finit plus de briller depuis 1958. A n’en pas douter un géant du XXe siècle qui a réussi autant sur la pelouse qu’en dehors (Son fils est un délinquant notoire mais Pelé n’y peut rien). Au rayon minable, nombre de politiciens s’approprient la compétition à des fins partisanes. En première place, Mussolini qui a fait sien le doublé de l’Italie en 1934-1938.
Kessous signale aussi les stades mythiques et les dirigeants les plus importants. Il rend hommage aussi à des joueurs privés de Coupe du Monde pour raisons diverses. Ainsi « Jouer à Man United est-il un frein au Mondial ? » On peut le penser en regard des parcours de Best, Cantona et Giggs. Trois soleils sans plage.
Ce livre est une boite à souvenirs. Chaque page est comme le couvercle d’une vieille boite de biscuit LU qui contient les photos de notre famille.
Que reste-il de tout cela ?
Mustapha Kessous est le gardien de notre mémoire.

-Les 100 histoires de la Coupe du Monde
De Mustapha Kessous. PUF,128 p., 9 €

16.06.14

Permalien 23:59:33, Catégories: EN MARGE  

Je compte ma vie en fonction des Coupes du Monde

La Coupe du Monde 2014 démarre fort !
L’Espagne tenante du titre a été mise au tapis, d’emblée. Elle a encaissée cinq coups de massue de la part des Pays-Bas dans le pur esprit fantastique du Roi Cruyff.
L’Italie et l’Argentine ont su s’imposer, sans forcer leurs talents.
La France a un large sourire, celui de la jeunesse qui y croit.
Le Portugal a été mis K.O. par les Allemands toujours sans pitié. C. Ronaldo aurait voulu se cacher sous la pelouse tant le 4-0 au tableau d’affichage ternissait son Ballon d’Or 2013.
Le Brésil a fait le minimum syndical. Ses joueurs semblaient faire la grève du talent comme s’ils étaient solidaires des grévistes de la vie civile.
Il y a plein de buts. Les sélectionneurs veulent tous gagner et marquer des buts. Personne n’est frileux. Les équipes jouent pour gagner et non pas pour ne pas perdre.

Entre 1930 et 2014, il y a eu 20 Coupes du Monde.
Depuis ma naissance (1952), il s’en est déroulé 16.
La première que j’ai réellement suivie de manière conscience fut celle de 1966.
J’en ai donc apprécié 13.
Combien m’en reste-t-il à vivre ?
Si je deviens centenaire, je peux encore en voir 10 jusqu’en 2054 où j’aurai 102 ans.
Si je vis jusqu’à 90 ans, il m’en reste à suivre 7.
Sans être trop gourmand je peux attendre l’édition de 2030, celle du centenaire de la compétition. 78 ans c’est jeune de nos jours. Les joueurs qui auront 20 ans en 2030 n’ont que 4 ans en 2014.

Voici le découpage du reste de ma vie en fonction des Coupes du Monde:
2018/ 66 ans
2022/ 70 ans
2026/ 74 ans
2030/ 78 ans
2034/ 82 ans
2038/ 86 ans
2042/ 90 ans
2046/ 94 ans
2050/ 98 ans
2054/ 102 ans

Jusqu’où mon potentiel physique offert par mes parents et ce que j’en ai fait va-t-il me permettre d’aller ?

Permalien 23:58:37, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR  

Les Verts recrutent deux attaquants: Laferrière et Finkielkraut

Interview d’Alain Finkielkraut par Philippe Bilger. Je vous conseille de lire le Blog de Philippe Bilger ainsi que les interviews qu’il met en ligne sur You Tube.

Les deux nouveaux académiciens ne passent pas inaperçus et c’est tant mieux pour revivifier la « Vieille dame» du quai Conti.
L’Académie française vient de se distinguer lors des deux dernières élections intra-muros. Elle a élu, a quatre mois d’intervalle, Dany Laferrière et Alain Finkielkraut, désignés au premier tour, alors que des plumitifs avaient essayé de déclencher une polémique pour faire barrage à Finkielkraut. La tempête dans un verre d’eau n’a éclaboussé personne. La « Vieille dame » du quai Conti a distingué des hommes qui contredisent sa réputation de repli sur soi. Depuis l’élection de Léopold Sédar Senghor (1906-2001), on n’avait plus vu un Noir en habit vert. Soit une attente de trente ans. Après le premier Africain, voici le premier Haïtien-Québécois enrôlé chez les Immortels. Dany Laferrière, né le 13 avril 1953 (Port-au-Prince), a réussi à s’imposer au Canada à la force du poignet. «J’ai voulu prouver aux Blancs de Montréal qu’un Nègre pouvait arriver dans cette ville et la conquérir ». Peut-on être plus direct ?
Désargenté, Laferrière traversa une longue période noire… au point de quitter ses domiciles en faisant croire qu’il descendait les poubelles (chargées de ses vêtements). Avec le recul, Laferrière remercie tous ceux qui ont souffert de ses « petits larcins ». Immigrant illégal, il devint balayeur de minuit à 8 heures jusqu’au jour où il estima que son travail ne servait à rien « puisque tout est à nouveau sale à 9 h ». Décidé à devenir visible, il acheta une Remington pour raconter sa vie au gré d’innombrables nuits blanches… Ainsi parvient-il à écrire « Comment faire l’amour à un nègre sans se fatiguer » (1985). Son premier livre impose son style élégant nourri d’un humour percutant. Chez lui, pas de revendications violentes. Il parle le langage d’un humaniste, hors race, hors religion. «Je viens du fond des âges» précise celui qui est devenu une immense personnalité canadienne dont la présence crève l’écran. Laferrière a le charisme des plus grands artistes du stand-up.
Dany Laferrière ? Un écrivain qui écrit avec des mots. Alain Finkielkraut ? Un auteur qui écrit avec des idées. « C’est le Front National qui entre sous la Coupole » ont matraqué les détracteurs du libre-penseur anticonformiste qui confondent Finkielkraut avec Abel Hermant. D’origine juive-polonaise, l’essayiste, né le 30 juin 1949 (Paris), a répliqué : « C’est mon nom qui entre à l’Académie française, et à travers moi, les générations qui l’ont porté ». Les bien-pensants prétendent que Finkielkraut est raciste et sexiste parce qu’il a déclaré que l’équipe de France de football vers 2005 était « Black, Black et Black » et que des femmes avaient été lancées sur la scène politique en raison de leurs origines étrangères. Ces banderilles verbales tiennent plus du constat que de l’insolence. Si l’on doit se fier à la milice littéraire bientôt on accusera Paul McCartney de n’avoir pas engagé de musiciens jamaïcains quand il fonda les Beatles avec ses amis de Liverpool. Alain Finkielkraut a le droit de dire ce qu’il veut et en plus de changer d’avis quand bon lui semble car n’étant pas un élu au suffrage universel personne ne peut l’accuser de trahison.
Sur un terrain de sport on ne regarde pas la couleur de la peau de Pogba ou de Lloris. Seul le talent compte. Quand on écoute Jimi Hendrix, on écoute un virtuose et non pas un Noir. A l’inverse d’un chef de gouvernement, la FFF ne sélectionne pas des gens de droite ou de gauche mais des droitiers et des gauchers. Les parents d’Alain Finkielkraut ont quitté la Pologne pour fuir l’antisémitisme des années 1930. Le stratège Kowalczyk a honoré le maillot de l’équipe de France dès 1935 tandis que Finkielkraut n’est autorisé à porter l’habit vert que depuis le 10 avril 2014. Le football est donc en avance sur la société. Albert Camus nous l’a enseigné de belle façon. Pour siéger au quai Conti, il faut une œuvre autant que possible, ne pas avoir trop de casseroles et être de bonne compagnie. Les deux nouveaux académiciens répondent à ces critères. Laferrière représente ce que défend Finkielkraut: la différence, l’appartenance, la transmission de la culture et la langue française. L’auteur de « L’identité malheureuse » ne veut pas qu’on désigne comme référence les rappeurs au détriment de Montaigne et Péguy. Avant les shampouineuses du reality show il y a Colette et Marie Curie. Finkielkraut parle souvent dans les médias mais cela ne fait pas de lui un guignol de l’info. Dany Laferrière, quant à lui, sait que pour exister il faut créer une marionnette : H. Miller ? Le publiciste de la sexualité. Hemingway ? Le mythe du reporter soldat. Cendrars ? Le voyageur sans frontière. Bukowski ? L’alcoolique pornocrate. Pour se documenter sur l’Académie français, les nouveaux élus peuvent lire Daniel Garcia qui s’est attaqué à lever l’opacité qui enveloppe le quai Conti, véritable forteresse, tels le Vatican et la FIFA. On ne sait rien de ce qui s’y trafique. Il y règne l’omerta. Ceux qui y rentrent deviennent membres d’une secte. Grâce à des legs reçus au cours des siècles, la «Vieille dame» a amassé un véritable trésor. L’Académie français et l’Institut ont un parc immobilier de 40 immeubles. Qui en bénéficie ? Motus et bouche cousue.

-Journal d’un écrivain en pyjama, de Dany Laferrière. Grasset, 320 p., 19 €
-L’identité malheureuse, d’Alain Finkielkraut. Stock, 240 p., 19, 50 €
-Coupoles et dépendances, de Daniel Garcia. Editions du Moment, 287 p., 19, 95 €

Permalien 10:25:59, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR  

Mes seuls buts dans la vie, de Pierre-Louis Basse

L’écrivain qui a tant apporté à la radio, rehaussant le niveau en entremêlant sans cesse la culture-l’économie-le sport et la politique, Pierre-Louis Basse se console avec la littérature. Imprégné de littérature -j’insiste volontairement- autant que de sport, Basse nous a déjà donné de beaux livres, notamment un Guy Môquet, une enfance fusillé qui est une sorte d’autobiographie hallucinée. Ce livre a remis dans l’actualité le jeune communiste que d’aucuns se sont servis à des fins électorales: je pense à la clic de l’ancien locataire de l’Elysée.
Basse est un grand blessé de l’enfance. Dans la rue, on a souvent l’impression qu’il recherche ses parents qu’il aime tant. Alors, il rentre chez lui, pense à sa fille et allume son ordinateur pour actionner sa machine à remonter le temps comme d’autres allument un bougie pour casser la nuit. Il sait très bien faire des allers retours sur l’Histoire, la sienne et celle de ses semblables.
Cette fois, il a sélectionné onze buts d’anthologie. Par exemple, celui de Boli en finale de C1 1993. A la 44e min aute, l’ex enfant spirituel de Guy Roux envoya le ballon au fond des filets milanais pour le compte de Marseille. Jamais avant ce coup de boule, un club français n’était parvenu à remporter une C1. Depuis on attend un nouveau Boli. Au rayon cruauté, le but du Bulgare Kostadinov le 17 novembre 1993 au Parc des Princes a empêché la France de disputer la Coupe du Monde 1994. Basse malaxe ses souvenirs intimes avec sa vie professionnelle qui l’a amené aux quatre coins de l’Europe. Dans le genre atroce, il y a peut-être encore plus terrible que le fiasco de 1993. A savoir, le but de Giresse, à la 99e minute de France-RFA (3-3). A cet instant du match, la France avait en poche son billet de la finale de la Coupe du Monde 1982 puisqu’elle menait 3-1 dans les prolongations. Hélas ! le but de Giresse et celui de Trésor, juste avant, n’ont servi à rien puisque les Allemands s’imposèrent aux tirs au but. Ce match condamna la France à être un éternel Poulidor.
Il a fallu attendre 1998 et Zidane pour que les Bleus du football deviennent onze Anquetil ! On est content de retrouver la plume de Basse mais sa voix manque dans le poste de radio. On peut cependant le voir sur la chaîne telé Sport 365 où il anime “Le temps de le lire", un coup de chapeau à un auteur féru de sport qu’il interview toujours de manière sensible. De la télé haut de gamme dans un PAF qui ne pense d’habitude qu’à appâter le client comme de vieux tapins revenus de tout. Patrick Chêne a confectionné une chaîne qui mériterait d’être plus soutenue par les sponsors. Enfin du sport qui ne tombe pas dans la beauftitude.

-Mes seuls buts dans la vie
De Pierre-Louis Basse
Nil, 123 p., 14,50 €

15.06.14

La légende des 24 heures du Mans, de Gérard de Cortanze (Albin Michel)

Les 24 heures du Mans, les 500 miles d’Indianapolis et le Grand Prix de F1 à Monaco sont les plus grands rendez-vous du sport automobile.
La Coupe du Monde 2014 fait de l’ombre aux 24 heures du Mans mais cela ne doit pas nous empêcher de lire le magnifique album de Gérard de Cortanze sur la mythique course. L’écrivain célèbre l’épreuve qui est étroitement liée à sa famille. En effet, son grand-oncle, Charles de Cortanze, le fils de celui-ci, André, et sa belle-fille Martine, ont participé aux 24 heures du Mans. Tous ces héros du petit Gérard ont été immortalisés sur la pellicule par Christian, le frangin d’André. Le père d’Erik Orsenna, pilote de course (Thierry Arnoult) a aussi actionné la machine à remonter le temps. Chaque personne doit avoir un portefeuille d’images a expliqué Diderot. Soyez en sûr, Gérard de Cortanze en a des milliers dans sa tête et il nous en fait profiter avec son album remarquablement maquetté. On y perçoit la marche du temps.
Le livre a quasi 200 têtes de chapitres qui sont des invitations, à la nostalgie, au courage, à la volonté, à l’amitié, à l’audace, à l’inconscience calculée, à la maîtrise de soi… On perçoit l’évolution automobile et le look différents des pilotes au fur et à mesure des années qui (dé)filent aussi vite que des voitures. Les illustrations sont des arrêts sur images qui nous laissent K.O tant nous émeuvent. Elles sont en couleurs ou en noir et blanc.
L’épreuve automobile a été créée en 1923, soit trois ans avant le premier tournoi mondial de ballon rond et de surcroît, elle se déroule chaque année et non pas tous les quatre ans, comme quoi elle a une plusieurs longueurs d’avance. En temps de crise, l’automobile si elle se vend moins n’en finit pas pour autant de fasciner surtout quand nous sommes dans les bolides inaccessibles à Monsieur Tout le Monde que nous sommes tous face à des hommes qui ont le courage de rouler à plus de 300 km/h, ce qui revient à faire un bras de fer avec la Camarde. Le véritable attend amateur de sport mécanique n’attend pas l’accident, il le redoute, le tient à distance, ne veut pas en attendre parler. Cependant, il faut savoir qu’un grand pilote entretient un dialogue secret et constant avec la mort. A la vérité, nous sommes tous orphelins des pilotes disparus en course car nous savons qu’ils ont risqué leur peau.
Les 24 heures du Mans ont vu rivaliser les plus grandes marques automobiles et les plus prestigieux pilotes depuis sa création par Georges Durand (1864-1941) un passionné d’automobile qui eut l’idée de cette épreuve, à l’origine non pas pour organiser un combat entre des pilotes mais plutôt pour tester le comportement des voitures. Georges Durand, président de l’A.C. de l’Ouest faisait partie d’un trio d’amis qu’il formait avec le journaliste Charles Faroux et Emile Coquille, directeur de la filiale française de la firme de roues Rudge Whitworth. Faroux écrivit le règlement, Durant fit le tracé du circuit de la Sarthe et Coquille rechercha les fonds d’organisation et de primes. Le succès fut immédiat. Sur les 33 voitures au départ, 30 passèrent la ligne d’arrivée, 24 heures après le lancement de la course.
Depuis ses débuts sensationnels, la ferveur pour le sport automobile gagne la ville entière le temps d’une semaine. Deux temps forts font vibrer Le Mans durant l’épreuve, le pesage, qui permet au public d’approcher les voitures engagées pendant leur contrôle technique au pied de la cathédrale, et la parade des pilotes, qui se déroule la veille de l’épreuve, permettant au public de rencontrer l’ensemble des participants. Là on voit des adultes qui ont tous des regards d’enfants au moment de l’ouverture des cadeaux de Noël.
Le circuit de 13,629km emprunte une partie du circuit Bugatti et comporte une grande section de route nationale. Les passages les plus célèbres sont les virages du Tertre Rouge, Muslanne, Arnage et la ligne droite des Hunaudieres longue de presque 6 km où les prototypes maintiennent une vitesse de près de 400 km/h. Avec les vitesses élevées qui sont associés au Mans, le circuit a vu bon nombre d’accidents, certains d’entre aux mortels. Le pire moment fut l’accident survenu durant l’édition 1955, le 11 juin, le pilote Pierre Levegh s’envola avec sa Mercedes-Benz et tua 82 spectateurs, trouvant lui aussi la mort au terme de son embardée. La firme allemande se retira de la compétition. On a vu en 1999 d’autres prototypes s’envoler sans tuer personne, telle la voiture de Mark Webber lors des essais. Au registre moins casse-cou, il faut citer le cador de l’épreuve : Tom Kristensen et ses neufs succès dont six consécutifs.
En 1970 l’édition a servi de sujet et de cadre au tournage du film Le Mans avec Steve McQueen et en 1979 l’acteur Paul Newman se classe deuxième avec une Porche 935. Beaucoup croient que les acteurs étaient plus connus que les 24 heures du Mans alors que les acteurs savaient que la course était plus célèbre qu’eux. Avec le temps, il a fallu abandonner le départ avec les voitures en épis. A partir de 1970, on n’a plus revu les pilotes traverser la piste en courant pour aller grimper dans bolide. Narguant la mythologie, l’année précédente, Jackie Ichx marcha exprès au moment du départ, pour démontrer que l’important était d’arriver à point et non pas de courir comme un sprinter. Au volant d’une Ford GT40 Mk.I, il gagna l’édition 1969 ! Le lièvre joua à la tortue. Le livre de Gérard de Cortanze est une recherche du temps perdu au cours d’innombrables voyages au bout de la nuit.

-La légende des 24 heures du Mans
De Gérard de Cortanze. Préface de Jean Todt
Albin Michel, 291 p., 39 €

Permalien 10:31:20, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR, GOOOOL DO BRASIL !  

Pelé, Kopa, Banks et les autres..., par Jean-Pierre Naugrette (La Différence)

“J’ai marqué un but mais Banks l’a arrêté” a dit Pelé, soudainement inspiré comme un écrivain de haut parage.

« De son enfance, on ne s’en remet pas », a dit Pascal Jardin.
Superbe phrase devenu aphorisme impeccable. On vérifie une fois de plus sa véracité avec le livre de Jean-Pierre Naugrette qui célèbre tous les héros des enfants nés dans les années 1950. Ces amateurs-là de football ont vibré aux exploits de très grands joueurs qu’ils n’ont pas vu jouer ni en vrai ni à la télé. Il y a certains Dieux du stade qu’on n’a pas plus besoin de voir que ceux qu’on nous promet au ciel.
Naugrette a presque mon âge. Pour ma part j’ai vu jouer une fois Kopa, au stade du Ray. Naugrette ne l’a pas plus vu que moi. Cependant j’ai passé de superbes heures avec Kopa, il y a peu de temps, lors d’une signature d’albums dans un Auchan. Cela n’a pas fait tomber l’étoile du ciel, au contraire, j’ai vu sa lumière de près sans être ébloui, juste éclairé.
Le livre de Naugrette est remarquable dans le fond et la forme. C’est un poète sans poème. Il sait voir et nous faire partager sa passion. Ce professeur n’a rien à voir avec ses confrères qui condamnent le football sous prétexte qu’il fascine les foules. Beurk! le football c’est pour la populace… Beurk! Nous on préfére s’emmerder avec les films des cinéastes bobos sélectionnés à Cannes et qui en reviennent toujours bredouille. Le football est un moyen d’expression au même titre que les autres. Naugrette s’intéresse à l’essence du jeu, à sa beauté, à sa chanson de gestes. Il n’est pas obsédé par les champions. Un match avec des anonymes suffit à son bonheur. Il est à la fois croyant et pratiquant. Rien que le fait d’aimer des héros à l’air libre lui a fait passer une belle enfant.
Malheur à ceux qui n’aiment rien. Le football a des défauts, des brebis égarées mais on me vient jamais interroger un footballeur pour savoir ce qu’il pense d’un politicien qui a fait des montages douteux pour éviter le fisc ou qui se sert carrément dans la caisse du parti. Les enfants rêvent sur les sportifs et jamais sur les politiques. Heureusement ! « Le foot ignore et méprise la xénophobie », écrit Naugrette. Enfin quelqu’un qui connaît l’Histoire du football toujours en avance sur la société. L’Académie française n’a qu’un académicien noir dans ses rangs, alors vos gueules les mouettes !
Naugrette a du style, un beau coup de plume brossée en pleine lucarne du vocabulaire. Il écrit comme Best débordait, comme Overath distribuait le jeu. Avec classe. Sursum corda !

-Pelé, Kopa, Banks et les autres…
De Jean-Pierre Naugrette
La Différence, 155 p., 15 €

Les Français n'ont pas une partie de plaisir contre le Honduras car l'Espagne, l'Uruguay et l'Angleterre ont déjà perdu leur match inaugural

Jerry Bengtson, 27 ans, a été le meilleur buteur (9 buts) de la zone CONCACAF

France-Honduras, ce n’est pas du tout un match facile pour ceux appellent encore “les champions du monde 1998″.
Si on écoute les fans de l’équipe de France, on pense que ce match ne sera qu’une formalité.
Halte-là! Qui méprise l’adversaire commet souvent la défaite.
L’Uruguay vient de l’apprendre contre la Colombie qui vient de battre 3-1 les 1/2 finalistes de la Coupe du Monde 2010.
L’Espagne qui se croyait trop belle a encaissé un 1-5 contre les Pays-Bas… battus par les Espagnols lors de la finale de la World Cup 2010.
Et l’Angleterre a chuté devant l’Italie, toujours aussi réaliste.
Donc la France doit être hyper vigilante contre un membre de la CONCACAF que l’on ne connait pas vraiment.
Où jouent les adversaires de la France ? En Angleterre, Ecosse, Etats-, Belgique et Chine.
Ils ont quatre joueurs à plus de 90 sélections:
Noël Valladares (défenseur de 37 ans, 120 capes)
Maynor Figueora (défenseur de 31 ans, 102 capes)
Oscar Boniek Garcia (milieu de 30 ans, 90 capes)
Wilson Palacios (attaquant de 30 ans, 93 capes)
Le Honduras a un jeu rugueux qui mise sur une très bonne attaque.
Le pays de près de 8 millions d’habitants est 30e au classement UEFA soit 14 rangs derrière la France (16e).

14.06.14

Permalien 17:51:32, Catégories: GRAND MONSIEUR  

La bouleversante confession d'Emmanuel Petit

A voir de toute urgence:

https://fr.sports.yahoo.com/video/je-souviens-le-retour-au-114052872.html

Emmanuel Petit nous raconte sa solitude.
Son incapacité à retrouver dans la vie l’équivalent de ce qu’il a vécu dans le football.
La cruauté du football c’est que tout s’arrête à 30 ans passés.
Il faudrait que Petit s’engage dans un club.
Bien sûr, il ne connaîtra plus l’adrénaline du terrain en temps qu’acteur mais le fait d’être encore dans le coup lui permettra de baigner dans son univers.
Paul Scholes entraîne les jeunes à MU.
Vieira est auprès de ceux des Citizens.
Petit doit se réinvestir dans un club.
Cette vidéo ne m’apprend rien. Je connaissais sa sensibilité.
Dans ses larmes, il y a aussi le deuil a perpétuité de son frère.

Eloge d'Arjen Robben stupidement classé 8e du Ballon d'Or 2013

L’étreinte en fin de match entre Robben et van Persie. Elle illustrait l’entente parfaite entre deux amis qui avaient passé d’innombrables soirées à rêver une pareille fête. Les deux architectes de notre bonheur pouvaient se congratuler. Les deux grands frères de la sélection sont prêts pour la compétition: ils nous ont fait plaisir.
La Hollande nous a donné des grandes pointures du football: Happel, Cruyff, Neekens, Haan, Krol, Rep, van Dyck, van Basten, Rijkaard, Gullit, Koeman, Bergkamp, Davids, Seedorf, van Nistelrooy…
Et maintenant van Persie, Robben.
“Demain, on repart à zéro…”
Voici ce qu’a déclaré Arjen Robben a la fin de son festival contre l’Espagne.
Il a faim de Coupe du Monde. Tant mieux ! On va s’en mettre plein les mirettes.
Ce joueur- un divin chauve, of course- nous régale depuis des années.
Quand on le voit, on croit qu’il a 50 ou 60 ans. Il ne paie pas de mine.
C’est un anti Beckham qui souffre d’un déficit de notoriété comme Paul Scholes en son temps.
Les médias n’aiment que les beaux gosses ou les cas sociaux: heureusement que C. Ronaldo est un grand joueur et que sa situation de vedette est justifiée.
Robben n’est pas assez beau pour ces messieurs-dames de la com. !
Pourtant Michel Simon jouait mieux que Jean Marais et c’est l’ami Jeannot qui le disait lui-même.
La presse française et l’UEFA ont presque réussi leur coup quand ils demandaient tous le Ballon d’Or 2013 pour Ribéry. Non mais! de qui se foutent-ils ?
Ribéry est un bon joueur de couloir gauche, un joueur explosif correct quand il se cantonne à centrer.
Robben, lui, c’est la vraie star du Bayern Munich.
En mai 2013, il a offert la Ligue des champions aux Bavarois en marquant le but de la victoire à la 87e minute, alors qu’il avait déjà donné une passe décisive pour Mario Mandžukić à la 60ème minute.
Robben a son propre style: course rapide, petit une-deux à lui-même d’un pied à l’autre, il aime perforer les défenses, comme Spaggiari les coffres de la banque de l’avenue Jean Médecin de Nice.
L’ailier droit adore entrer dans la surface de vérité pour déclencher une frappe du gauche au second poteau -ou au premier si c’est mieux.
Merveilleux joueur, plein de tonicité. Il respire l’intelligence en mouvement, diffusant une grande variété de jeu quand Ribéry fait tout le temps la même chose.
Je respecte le jeu et les progrès de Ribéry mais j’admire l’art de Robben.

Arjen Robben
Né le 23 janvier 1984
à Bedum (Pays-Bas)

Parcours:
2000-2002 FC Groningue
2002-2004 PSV Eindhoven
2004-2007 Chelsea FC
2007-2009 Real Madrid
2009 Bayern Munich

Sélections en équipe
2003 Pays-Bas 76(25 buts)

Palmarès

PSV Eindhoven
Champion des Pays-Bas 2003
Supercoupe des Pays-Bas 2003

Chelsea
Champion d’Angleterre 2005 et 2006
Coupe d’Angleterre 2007
Coupe de la Ligue 2005 et 2007
Community Shield 2005

Real Madrid
Champion d’Espagne 2008
Supercoupe d’Espagne 2008

Bayern Munich
Supercoupe de l’UEFA 2013
Ligue des champions 2013
Champion d’Allemagne 2010, 2013 et 2014
Coupe d’Allemagne en 2010, 2013 et 2014
Supercoupe d’Allemagne en 2012

Permalien 00:46:46, Catégories: THE RED DEVILS, GRAND MONSIEUR  

Avec un nouveau chef d'oeuvre de van Persie, le football total des Pays-Bas a frappé contre l'Espagne humilié 5-1

Vendredi 13 juin 2014
Arena Fonte Nova
Coupe du Monde
Pays-Bas 5-1 Espagne
But pour la Roja: X. Alonso (27e pen.)
Buts pour les Pays-Bas: R. van Persie (44e, 72e) A. Robben (53e, 80e) S. de Vrij (64e)

LE CHEF D’OEUVRE DE ROBIN VAN PERSIE sur une ouverture lumineuse de Daley Blind. Une tête plongeante lobée. Fantastique geste, divine improvisation, l’intelligence à l’air libre. Et en Coupe du Monde, svp, devant le tenant du titre mondial. Chapeau l’artiste !

Pays-Bas : Cillessen (G) - Janmaat, Martins Indi, De Vrij (.J. Veltman, 77e), Vlaar, Blind - De Guzman (.J. De Guzmán, 62e) De Jong, Sneidjer - Van Persie (J. Len, 79e), Robben

Espagne : Casillas (G) - Azpilicueta, Ramos, Piqué, Jordi Alba - Busquets - Xavi, Xabi Alonso (Pedro, 63e), Iniesta, Silva (Fabregas, 78e) - Diego Costa (Torres, 62e)

Football champagne ! Véritable opéra rock de l’œil, les Hollandais ont illuminé de leur classe le premier match de leur tournoi mondial.
Le vendredi 13 a porté malheur à l’Espagne dont le staff et les joueurs ne savaient plus où se mettre à la fin du match tant ils n’avaient pas fait le poids face à des Pays-Bas qui ont fait une démonstration de football digne de Cruyff, Neeskens et de Gullit, van Basten.
Nous avons assisté à un match de rêve de la part des Néerlandais qui a tourné au cauchemar pour l’Espagne.
C’est le retour du football total, celui de Rinus Michels, où tout le monde défend et tout le monde attaque.
On a vu des transversales, des appels en profondeurs, des crochets en pleine course, tout fut magnifique.
Van persie a marqué une tête plongeante lobée de toute beauté. Jamais de vie je n’avais un telle geste technique. Génial ! Il fallait le faire, il l’a fait !
Lorsqu’il a marqué son but de la tête, van Persie n’était plus un homme. On eût dit un oiseau ou un poisson volant.
On a vu aussi un Robben grandiose.
Robben méritait d’être 3e au Ballon d’Or. Son football est bien au-dessus de celui de Ribéry.
Le fait d’avoir ridiculisé l’Espagne place les Pays-Bas parmi les grands favoris.
Ce fut la fête de l’inspiration collective portée à son paroxysme.
Les Néerlandais ont ruminé pendant quatre ans la finale perdue de la Coupe du Monde 2010 face à l’Espagne.
Les Espagnols ont joué avec le cigare et ont été punis. Dès qu’on oublie le football, celui-ci se fait un plaisir de se rappeler à nous. J’ai appris cette loi auprès de Sir Ferguson. (Il y avait du Man United dans ce match grâce à la double présence de van Persie et du coach van Gaal, le futur boss d’Old Trafford !)
Ce fut une soirée magique avec des buts manqués aussi beaux que les ratés: le tir sur la transversale de van Persie et la frappe canon de Robben hélas! sur Casillas)
Un match comme celui-ci, je peux faire cinq fois le tour de la terre pour aller le voir.
Quelle joie de jouer ! Quelle joie de vivre !
A des moments, les Pays-Bas ont fait la passe à dire. Rien que pour signifier: nous aussi on sait jouer comme le Barça!
Est-ce que ce groupe des Pays-Bas va enfin vaincre là où Cruyff a échoué ?
Si nous sommes tous des Brésiliens nous sommes aussi tous des Hollandais depuis l’éclosion de l’Ajax Amsterdam des années 1970.

13.06.14

Permalien 17:56:41, Catégories: THE RED DEVILS, GRAND MONSIEUR  

Quatorze Red Devils à la Coupe du Monde 2014: l'entrée en piste de Chicharito, de Mata, de Gea et de van Persie

Quatorze Red Devils sont présents à la Coupe du Monde 2014.
De quoi faire une équipe avec les remplaçants !
Il y a plusieurs duels cornéliens en prévision.
D’abord le plaisir de voir Chicharito. Il peut illuminer le premier tour.
Espagne-Pay-Bas. Van Persie contre de Gea, goal bis. De Gea au Brésil… Chapeau !
Italie-Angleterre. Le match terrible pour moi. Tous mes Red Devils contre mes frères de sang. Non! Non! Je ne peux pas choisir. Les Italiens et les Anglais sont mes amis, mes frères. Je ne peux pas choisir.
Portugal-Allemagne: je suis 100% pour Nani et… Ronaldo !
Equateur-France ou Valencia contre Evra. Je ne veux pas être contre Antonio Valencia. Je ne vais pas renier mon lien avec le bel Antonio, l’ailier le plus rapide du monde. Les cinéastes sont aveugles. Il a un visage sublime, un regard revolver. Et quel joueur ! Je suis Français mais je ne ferai jamais de mal à Valencia.
Dans les duels entre Red Devils que le meilleur du jour gagne !

13 juin 18h00 - Groupe A - Mexique 1-0 Cameroun (Chicharito)

13 juin 21h00 - Groupe B - Espagne 1-5 Pays-Bas (Mata, De Gea- van Persie (2 buts))

14 juin minuit - Groupe D - Angleterre - Italie (Rooney, Welbeck, Jones, Smalling)

15 juin 03h00 - Groupe C - Côte d’Ivoire - Japon (Kagawa)

15 juin 18h00 - Groupe E - Suisse - Équateur (Valencia)

15 juin 21h00 - Groupe E - France - Honduras (Évra)

16 juin 18h00 - Groupe F - Allemagne - Portugal (Nani)

17 juin 21h00 - Groupe A - Brésil - Mexique (Chicharito)

18 juin 18h00 - Groupe B - Australie - Pays-Bas (van Persie)

18 juin 21h00 - Groupe B - Espagne - Chili (Mata, De Gea)

19 juin 21h00 - Groupe D - Uruguay - Angleterre (Rooney, Welbeck, Jones, Smalling)

19 juin minuit - Groupe C - Japon - Grèce (Kagawa)

20 juin 21h00 - Groupe E - Suisse - France (Évra)

20 juin minuit - Groupe E - Honduras - Équateur (Valencia)

22 juin minuit - Groupe F - États-Unis - Portugal (Nani)

23 juin 18h00 - Groupe B - Australie - Espagne (Mata, De Gea)

23 juin 18h00 - Groupe B - Pays-Bas - Chili (van Persie)

23 juin 22h00 - Groupe A - Croatie - Mexique (Chicharito)

24 juin 18h00 - Groupe D - Costa Rica - Angleterre (Rooney, Welbeck, Jones, Smalling)

24 juin 22h00 - Groupe C - Japon - Colombie (Kagawa)

25 juin 22h00 - Groupe E - Équateur - France (Valencia-Évra)

26 juin 18h00 - Groupe F - Portugal - Ghana (Nani)

Permalien 10:25:02, Catégories: BECKENBAUEREMENT, ANTI-FOOTBALL  

Dopage ou médicalisation ? Le médecin de l'équipe de France revèle que le Bayern Munich ne cesse pas de faire des piqûres à Ribéry, hostile au traitement germanique

Halte-là! Dopage ou médicalisation, la barrière est infime.
Il n’y a pas que l’ex RDA qui faisait des piq?res.
La RFA aussi. Harald Schumacher, le gardien de la sinistre équipe d’Allemagne qui a battu la France en 1982 en mettant K.O. volontairement Patrick Battiston, a avoué être dopé le jour de la 1/2 finale de la Coupe du Monde, à Séville.
On sait aussi que les Allemands jouèrent sous stimulants quand il ont gagné la finale de la Coupe du Monde 1954 contre la Hongrie de Puskas.
A présent, le médecin de l’équipe de France, Franck Le Gall a confié que les méthodes du Bayern Munich consistait à faire usage de piq?res dés qu’un joueur est souffrant.
A propos de Ribéry, il a déclaré:
-"Il appartient à un club qui fait des piq?res… Il en a 10 par pathologie… Ou 20 et 25… 40 dans l’année ou plus…”
Qu’a-t-on injecté dans le corps du Fran?ais ?
Le chargé de presse de la FFF est intervenu dans la conférence de presse pour que l’on change vite de sujet.
Le Bayern Munich paie tellement cher Ribéry qu’il le considère plus comme un produit que comme un homme.
Quand les instances du football disent que le dopage en football est impossible car il s’agit d’un sport collectif, cela prête à sourire.
La FIFA n’a exclu que Maradona qui n’avait pas besoin de prendre un produit dopant pour bien jouer.
Nous sommes dans la farce tragique.
Ribéry a bien fait de renoncer à la Coupe du Monde. Et le staff médical des Bleus a aussi bien fait de ne pas prendre le relais des méthodes du Bayern. Ce club est décidemment très spécial, entre sa pratique de la médecine et son ancien président qui dort en prison, suite à un camouflage au fisc, il y a de quoi écrire un livre en plusieurs tomes.
La mère de Ribéry a mis au monde un enfant et non pas du bétail.
Le classé 3e au Ballon d’or doit récupérer loin des piq?res du Bayern.
La FFF met l’homme avant le joueur. Le Bayern fait le contraire.
On paie, donc tu joues ! La méthode Panzer.

Permalien 08:41:42, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR  

Mon ami, cet inconnu, de François Cérésa (P.G.D. Roux)

La littérature sert à consoler.
La vraie littérature, pas la logorrhée superflue. François Cérésa est K.O. debout depuis quelques années. Sa liste d’amis est devenue une peau de chagrin qui s’est mise à rétrécir atrocement.
Il a perdu coup sur coup, Boudard, Nucéra, Giovanni, Loiseau, Druon… Sans parler de ses parents. La liste est longue, trop longue. Les amis pères sont partis. Cela fait mal. Et à présent, c’est au tour des amis frères de s’en aller. Et de mort violente, en plus. Comme Bernard, Nanard pour les intimes. Le dernier de la série noire n’a pas lancé un appel au secours : il s’est pendu !
Mon ami, cet inconnu, tel est le titre de cette oraison funèbre. Tout est dit.
On croit se connaître mais souvent on fait semblant de se connaître. On se croise, on passe du temps sans rien se dire de vraiment important. On sait depuis Truffaut qu’on ignore même la couleur des yeux de ceux qu’on aime.
Alors tout prend des proportions tragiques chez certains d’entre nous, surtout ceux qui n’acceptent pas la donnée principale : dès lors qu’on sort de la bidoche maternelle, on est seul du début à la fin, et c’est cela qui est bien.
Avoir un siamois ? Non merci ! Un jumeau ? Et pourquoi pas des triplés. Plus on est de fous plus on rit.
François Cérésa salue son ami et leur jeunesse dans le Paris des années 60-70. La fin des années glorieuses, celles où l’on fumait devant un flipper sans peur d’avoir le cancer.
Ils étaient «sept comme les mercenaires» et non pas douze comme les salopards.
Dans la France sans chômage, ils n’avaient pas peur de demain. Ils se la coulaient douce, passaient leur temps au cinoche ou dans des bars à écluser sec. J’insiste, Blondin nous a avertis : on boit ensemble mais on est saoul tout seul. François Cérésa a la passion des mots et du langage, deux béquilles magistrales. Nanard n’avait pas de tuteur de ce genre. Il se perdait dans les lits de hasard, Léo Ferré sans musique ni paroles. Il n’a jamais trouvé le mode d’emploi de sa personnalité, et s’il l’a trouvé, il ne lui plaisait pas.
« Il faut avoir des cases. La tête, le cœur, le cul. Une règle : jamais intervertir. Jamais secouer pour bien mélanger. L’amour n’est pas de l’Orangina. Toi, tu secouais trop. » Voilà un exemple du style de Cérésa. C’est du Drieu rewrité par Morand. Si Cérésa avait été acteur, il aurait été Maurice Ronet. Cinéaste ? Sam Peckinpah, histoire de sulfater la moitié de l’humanité, peut-être plus, c’est-à-dire les imposteurs. Chanteur ? Jacques Brel, auteur du mythique Jef. Nanard n’aurait pas dû se suicider. Quand on a un ami du calibre de François Cérésa, on va le voir au lieu de se foutre en l’air.

-Mon ami, cet inconnu
de François Cérésa
Pierre-Guillaume de Roux, 174 p., 19, 50 €

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Neymar, 22 ans, 33 buts en 50 sélections avec le Brésil

Jeudi 12 juillet 2014
Arena de São Paulo,
Brésil 3-1 Croatie

Buts pour le Brésil: Neymar (29e, 71e pen.), Oscar (90e+1)
But pour la Croatie: Marcelo (11e o.g.)

Le match d’ouverture a été une formalité pour le Brésil.
N’écoutez pas ceux qui vont vous dire que le Brésil 2014 est une petite cuvée.
Commencer par un 3-1 c’est parfait.
Les spécialistes vont parler pendant des heures pour dire que la Croatie méritait mieux, que les Croates ont été victimes d’un penalty généreusement accordé aux Brésiliens, que l’arbitre aurait dû avertir, voire expulser, Neymar parce qu’il a donné un coup de coude volontaire.
A la vérité, le Brésil n’a pas forcé, d’ailleurs les Croates n’ont marqué aucun but puisque les 4 du matchs sont tous signés par les Brésiliens.
Neymar a répondu présent: auteur de deux buts qui s’ajoutent aux 31 autres.
C. Ronaldo et Messi vont devoir aussi sortir du bois pour signer leur entrée dans la Coupe du Monde qui s’annonce grandiose.

Postscriptum:
Comme prévu, les Croates ont rouspété: «Qu’est-ce que je peux dire… Je suis triste, c’est tout» a confié Dejan Lovren furieux contre l’arbitre japonais qui a accordé le penalty hyper généreux à Fred. L’attaquant du Brésil a surjoué une faute comme il se doit. Le penalty a facilité le succès des Brésiliens. «Tout le monde l’a vu, c’est un scandale pour la Fifa, a confié l’ancien défenseur de l’OL. Tout le monde parle de respect… On a fait des réunions avec eux, ils ont parlé avec nous, et à la fin qu’est ce qui se passe… Moi je pense que c’est mieux qu’on donne la Coupe tout de suite au Brésil.»
Si les parrains du football ne veulent pas de vidéo c’est précisément pour pouvoir influer sur les résultats.
En 1990, lors de la finale de la Coupe du Monde entre l’Allemagne et l’Argentine, il n’y avait pas penalty non plus contre les Argentins mais il ne fallait pas que Maradona gagne une seconde Coupe du Monde. Alors l’arbitre a accordé un penalty aux Allemands. Moi je ne me rappelle que des larmes de Maradona qui sait très bien tout ce que je vous dis.
Entre les dirigeants de la FIFA et Maradona, mon choix est vite fait: c’est Maradona que j’aime.

PS: j’ai jeté un œil sur la cérémonie d’ouverture. Totalement ratée. Un fiasco. C’est ça le Brésil festif ? Nullissime. Quant a Jennifer Lopez elle a la sensualité d’un routier qui prend le frais sur une aire d’autoroute.

12.06.14

Leboeuf sur TF1 illustre le degré zéro des consultants

Quand on dit aimer le football, le minimum est de connaître son Histoire. Personne n’ignore par exemple que l’Italie a remporté deux Coupes du Monde de suite. Sur la vidéo, les Italiens endoctrinés font le salut fasciste.

“Gagner deux fois une Coupe du Monde d’affilée ce n’est jamais arrivé” a déclaré avec beaucoup d’aplomb Frank Lebœuf sur TT1 lors du journal télévisé de 13 h, jeudi 12 juin 2014.
A voir la vidéo, au minutage 21 minutes et 38 secondes:

http://videos.tf1.fr/jt-13h/2014/le-13-heures-du-12-juin-2014-8431587.html

Quand Leboeuf a dit son énormité personne n’a bronché sur le plateau: ni la speakerine ni le présentateur.
Avec les consultants nous sommes dans le degré zéro du journalisme.

Leboeuf est présenté comme un champion du monde… En effet, il a pu disputer la finale uniquement parce que l’héroïque Laurent Blanc a été outrageusement expulsé en 1/2 finale.
Tout le monde sait que les trois grands défenseurs furent Blanc, Desailly et Thuram.
Lizarazu ? Il a raté son tir au but contre l’Italie.

Les consultants règnent de partout. Les journalistes ne pèsent plus rien, à l’inverse de jadis dans la presse écrite.
Comment un ancien pro, qui plus est “champion du monde", peut-il ignorer que l’Italie a remporté deux fois de suite la Coupe du Monde (1930 et 1934) tout comme le Brésil (1958 et 1962).
Pour Leboeuf, l’Histoire n’a sans doute commencé qu’en 1968, à sa date de naissance.
Avant, ce n’est pas important. Il illustre parfaitement l’inculture actuelle.

A la vérité, c’est dans une autre compétition que personne n’avait encore réussi à s’imposer deux fois de suite, avant l’Espagne qui a donc remporté l’Euro en 2008 et 2012.

Quand Leboeuf a désinformé le public, j’ai pensé aux jeunes qui l’écoutaient. C’est grave de réécrire l’Histoire, non pade de manière délibérée mais par ignorance.
Roger Piantoni était d’un autre niveau quand il officiait à la télévision. Il est vrai que Piantoni, lui, avait de la classe à revendre.

Je tiens à rendre hommage à Jacques de Ryswick, à Gaston Bénac et Maurice Pefferkorn.
Des hommes de l’exactitude.
C’est dans leurs articles que j’ai appris à lire.
On est passé de Tristan Bernard, Jean Giraudoux, Antoine Blondin et Louis Nucéra aux “champions du monde 1998″.
Jadis l’important était ce qu’on écrivait. Maintenant, les patrons de rédaction optent pour la pipolisation. Ils veulent des visages connus. Ce qu’ils écrivent n’est pas important. D’ailleurs c’est souvent un pisse-copie qui tient la plume.
Au point où nous en sommes on devrait nommer Leboeuf président de la République.

Voici la liste des quatre premiers de toutes les Coupes du Monde:

1930 Uruguay Argentine Etats-Unis Yougoslavie
1934 Italie Tchécoslovaquie Allemagne Autriche
1938 Italie Hongrie Brésil Suède
1950 Uruguay Brésil Suède Espagne
1954 Allemagne Hongrie Autriche Uruguay
1958 Brésil Suède France Allemagne
1962 Brésil Tchécoslovaquie Chili Yougoslavie
1966 Angleterre Allemagne Portugal URSS
1970 Brésil Italie Allemagne Uruguay
1974 Allemagne Pays-Bas Pologne Brésil
1978 Argentine Pays-Bas Brésil Italie
1982 Italie Allemagne Pologne France
1986 Argentine Allemagne France Belgique
1990 Allemagne Argentine Italie Angleterre
1994 Brésil Italie Suède Bulgarie
1998 France Brésil Croatie Pays-Bas
2002 Brésil Allemagne Turquie Corée du Sud
2006 Italie France Allemagne Portugal
2010 Espagne Pays-Bas Allemagne Uruguay

Permalien 09:04:22, Catégories: GRAND MONSIEUR, GOOOOL DO BRASIL !  

Pendant la Coupe du Monde, nous sommes tous des Brésiliens

Quand on aime le football on ne peut pas ne pas aimer le Brésil. Les Brésiliens ont beaucoup de fluidité et aussi de superbes défenseurs. Le football brésilien la fleur au fusil est une fausse légende.

Inauguration de le 20e Coupe du Monde
Arena de Sao Paulo
Jeudi 12 juin 2014
Brésil-Croatie

L’Europe a inventé le football mais c’est le Brésil qui y joue mieux.
Le Brésil nous a donné des artistes du ballon rond comparables à Miles Davis et Jimi Hendrix. Je pense bien sûr à Pelé et Garrincha. Pelé a toujours su se vendre. Garrincha n’a jamais voulu devenir une icône publicitaire.
Pelé a toujours donné une très belle image de lui-même. Si le football est devenu le premier spectacle du monde c’est grâce à lui. Garrincha aussi a contribué à faire du football un art à part entière.
Quand Pelé a critiqué Maradona qui selon lui dégradait le football par un comportement sulfureux, le génial Argentin rétorqua: “Que Pelé s’occupe de son fils au lieu de mettre son nez dans des choses qui ne le regardent pas !”
L’actualité a donné raison à Maradona: le fils du roi Pelé vient d’être condamné à 33 ans de prison pour blanchiment d’argent provenant d’un trafic de drogue. Maradona a toujours la dent très dure, faut pas le provoquer. Pelé, lui, continue de sourire mais son sourire est voilé par une infinie tristesse.
Revenons au football. La Coupe du Monde est une invention grandiose de Jules Rimet, l’un des plus grands dirigeants de l’Histoire.
Bien sûr, ce qu’il inventa en 1930 est devenu une industrie, une machine à produire une pluie de dollars.
Les requins des banques, des sponsors et des médias sont tous concernés.
Le football se vend aussi bien que les armes.
Les médias de masse veulent tous que chaque pays soit derrière son équipe alors que le reste de l’année on reproche a tel ou tel journaliste d’être pour Arsenal ou Marseille.
La Coupe du Monde est le simulacre de la guerre interplanétaire.
Il faudrait supprimer les guerres et les remplacer par des matchs de football !
Il y a une énorme différence entre jouer au football sur un terrain vague avec quelques amis et disputer un match de Coupe du Monde dans un stade plein devant des millions et des millions de téléspectateurs. Pour jouer dans un tel contexte il faut savoir gérer la pression portée à son paroxysme.
Quand Platini dit que les grèves doivent cesser pendant la Coupe du Monde, c’est pour dire qu’il pense encore que le football génère de l’actualité heureuse malgré le drame du Heysel.
Enfant, j’ai tout de suite compris que le football serait mon refuge.
Comme à la télé, ils ne montraient que des horreurs lors de chaque J.T., pour me consoler, je découpais dans L’Espoir les photos de Maurice Serrus et de Francis Isnard qui eux affichaient une magnifique amitié à l’OGCNice. Je me disais: la vie c’est Serrus et Isnard et non pas ce déferlement de violence au Vietnam ou ailleurs. En 2014, L’Espoir n’existe plus. Ce quotidien n’a été remplacé par rien.
Les dérives du football industriel ne sont pas venues au bout de ma passion. Tout le monde sait que la FIFA est un lieu où règne l’omerta car elle manipule des sommes considérables.
Les imposteurs du PAF braillent: “Cette Coupe du Monde est pleine de sang, celui de l’inégalité sociale…” Et comment appeler la différence entre les vitrines de l’avenue Montaigne, à Paris, et les SDF du périphérique ? Prêtez-moi une caméra et je vais vous les montrer !
Un effacement garrinchanien d’un joueur par une simple feinte de corps me fait toujours monter les larmes aux yeux.
Je pleure l’absence de mon père quand je vois un jeune joueur bien attaquer ou bien défendre.
Le football est le lieu sacré de l’enfance. Et ceux qui le maudissent n’ont rien compris à l’algèbre du football, une chanson de geste qui a séduit à la fois, Peter Handke, Michel Galabru et Nicolas de Staël.
Les favoris pour le Tournoi mondial 2014 ?
Brésil, Espagne, Italie et Allemagne.

La Fabuleuse histoire des France-Brésil (Collectif, Solar)

D’habitude les livres collectifs manquent d’unité. Pas celui-ci. D’emblée, on est frappé visuellement par la maquette qui met en scène une suite des magnifiques illustrations de Zoran Lucic. On sait que la France est la bête noire du Brésil depuis Brésil-France (1-1) de 1986 qui a vu la France éliminer le Brésil en 1/4 de finale de la Coupe du Monde, au tir aux buts. Ce match a brisé les rêves des virtuoses Zico et de Socrates sans pour autant favoriser la réalisation de ceux de Platini et Giresse qui chutèrent le tour suivant devant les Allemands. (Encore eux!) Depuis ce match franco-brésilien, la France a encore évincé deux fois le Brésil, en 1998, lors de la cultissime finale au SDF, et en 2006 lors du récital de Zidane plus Brésilien que les Brésiliens. L’ouvrage revient bien sûr sur ces épisodes légendaires et aussi sur les matchs amicaux que l’on retrouve tous cités avec les compositions d’équipes, en fin de volume. On peut lire aussi des entretiens inédits, dont celui d’Aimé Jacquet par Nathalie Iannetta qui nous donne ensuite l’illusion d’avoir rencontré Zidane par une astuce d’écriture. Cet album est véritablement merveilleux, à tous les sens du terme. Visuellement c’est vraiment un chef d’œuvre du genre. Les textes sont tous des points de vue intéressants qui informent les plus jeunes d’entre nous. Cependant, on voit deux photos d’un mannequin, deux photos de trop. Voir Brigitte Bardot avec Pelé est justifié puisqu’il s’agit de deux personnalités du XXe siècle mais la double présence d’une ex compagne de joueur n’appartient pas à l’Histoire, sauf à celle de la déplorable pipolisation du football. Voir une icône de marque de lunettes n’apporte rien à cet album qui se transforme tout à coup en dérisoire calendrier de rugbymen d’autant qu’on ne voit pas Madame Zidane, championne de la discrétion dans un monde qui se sert du football pour se faire un nom dans le PAF. La réhabilitation d’Henri Michel par Pierre-Louis Basse relève heureusement le niveau.

-La Fabuleuse histoire des France-Brésil
de Pierre-Louis Basse, Vincent Duluc, Nathalie Iannetta, Chérif Ghemmour et Jérôme Latta
Solar, 150 p., 29, 90 €

11.06.14

Permalien 22:03:47, Catégories: THE RED DEVILS, GRAND MONSIEUR  

Patrice Evra, joueur cadre de MU et de l'EDF, est sur la liste noire de plusieurs consultants

Plusieurs consultants ont Patrice Evra dans le collimateur: ils attendent son moindre faux pas pour le “flinguer".
Ils n’aiment ni l’homme ni le joueur. Et ils ne connaissent ni l’homme ni le joueur.
Il faut être ignorant pour remettre en cause les qualités d’un joueur cadre de Deschamps et de Sir Ferguson.
“On ne remplace pas comme ça Patrice Evra” a dit un jour le défenseur de MU.
Cette phrase n’était pas de la gloriole puisque personne n’a jamais réussi à prendre la place du défenseur en équipe de France. Côté gauche, il aura marqué son temps. A 33 ans, il est encore fidèle au poste, c’est une sorte de Longo du secteur latéral. L’increvable a une telle condition physique qu’il n’est pas impossible qu’il soit encore le latéral gauche des Bleus à l’Euro 2016 pour mon plus grand plaisir car j’aime sa grinta, son don de soi. Sa longévité n’a pas de fin: le partenaire de Ryan Giggs- pro jusqu’à 40 ans passés- a été à bonne école !
On lui a mis sur le dos le fiasco de 2010 mais il était livré à lui-même puisqu’il n’y avait plus de sélectionneur.
Ceux qui jactent dans le poste le taillent sans cesse et lui ne peut pas leur répondre, sauf une fois, et cela a fait beaucoup de bruit.
Les mots de Patrice Evra ont visé juste: il n’y a que la vérité qui blesse.
Patrice Evra ne parle pas la langue de bois et ne courbe pas l’échine.

Qualité d’Evra:
Il a une grinta de chaque instant
Il joue cash et ne flanche quasiment jamais pendant un match
C’est un gagneur-né
Il fait un maximum de matchs par an
Il est un titulaire indiscutable
Il n’est jamais blessé
Il est constant
Il est ultra offensif
C’est un chouchou d’Old Trafford qui ne supporte pas les fausses valeurs

Ses faiblesses:
A pendant trop d’années raté sa dernière passe, centrant trop souvent à l’aveugle
C’est un très bon joueur sans pour autant atteindre le niveau d’excellence du Brésilien Alves

Patrice Evra joue à Man U et non pas à Arsenal- club favori de 99% de journalistes français- qu’il a souvent critiqué à juste titre mais pas en 2013-2014 et pour cause, puisque ce fut au tour de MU de pédaler dans la choucroute.
Les qualités du joueur Evra sont supérieures à ses défauts.
Aujourd’hui, d’aucuns s’étonnent de voir qu’il a taclé quelques grandes gueules qui se retrouvent pour une fois dans la position de l’arroseur arrosé. Pas de quoi en faire une affaire d’Etat.
Jadis les footballeurs côtoyaient les journalistes au Variétés Club, lieu de l’amitié.
Aujourd’hui, les footballeurs recasés consultants taillent sans cesse des costards à leurs successeurs.
Evra est l’un des derniers joueurs qui provient du football de la rue.
A ce titre, il faut lui tirer un grand coup de chapeau.
Hier, un consultant a orchestré sa publicité sur le dos de Malouda. Aujourd’hui, le même est allé jusqu’à dire que Patrice Evra n’aurait jamais dû remettre les pieds en équipe de France. Rien que ça.
Un autre n’arrive même pas à prononcer son nom.
Evra est un Phénix. Il revit quand on le croit K.O.
C’est un joueur qui a un cœur gros comme ça. A Man United, on l’appelle, “le Vrai” car il joue toujours un match comme si c’était le dernier.
Il comble une absence de dons naturels par une volonté en acier trempé.
C’est un bosseur sans limite.
Louis van Gaal lui a demandé de prolonger un an à Man United car il a besoin d’un costaud sur le côté défensif gauche.
Si le Honduras et l’Equateur marchent sur l’homme, Evra se mettra sur leur route.
Le duel Evra-Valencia/Equateur promet beaucoup.

AS Monaco
Vice-champion de France en 2003
Coupe de la Ligue 2003
Finaliste de la Ligue des champions 2004

Manchester United
Coupe du monde des clubs 2008
Ligue des champions 2008
5 Championnats d’Angleterre 2007, 2008, 2009, 2011 et 2013
Vice-champion d’Angleterre 2010 et 2012
3 Community Shield 2007, 2008 et 2011
3 League Cup 2006, 2009 et 2010
Finaliste de la Ligue des champions en 2009 et 2011.

Patrice Évra
né le 15 mai 1981 à Dakar (Sénégal)
Défenseur
Parcours junior
1992-1993 CO Les Ulis
1993-1997 CS Brétigny Football
1997-1998 Paris Saint-Germain
1998 FC Barcelone

Parcours professionnel
1998-1999 SC Marsala 1912
1999-2000 AC Monza
2000-2002 OGC Nice
2002-2006 AS Monaco
2006 Manchester United

Equipe de France
2002-2003 Espoirs 11 sélections
2004 France A 58 sélections

[Post dédié à Staël]

Permalien 18:32:17, Catégories: THE RED DEVILS, LA MAISON BLANCHE, GRAND MONSIEUR  

Ronaldo, orgueil, gloire et préjugés, d’Antoine Grynbaum et Marco Martins (Solar)

Ronaldo est un immense footballeur. Un grand nom de l’Histoire. Il a du talent, a le sens du spectacle et en plus il a un mental d’acier. D’aucuns osent dire que Ribéry méritait plus le dernier Ballon d’Or que le Portugais.

De l’île de Madère à Madrid, on assiste à la progression du remarquable Ronaldo. Tous ses détracteurs ne sont en fait que des jaloux, des envieux. Ronaldo a tout ce qu’ils n’ont pas et n’auront jamais : il est beau, riche, célèbre et il a du talent. Il est lamentable de toujours attaquer les gens qui sortent de la masse. Tout le monde ne peut pas devenir Ronaldo, un joueur extraordinaire qui réussit à s’imposer au sommet à l’ère de Messi, l’extra-terrestre. C’est comme si Poulidor gagnait le Tour de France devant Anquetil !
Ronaldo a explosé mondialement grâce à Sir Ferguson qui l’a laissé s’exprimer avec beaucoup de déchets dans son jeu. Sir Ferguson n’a jamais dit au Portugais : « J’en ai assez de tes dribbles ! Il faut que tu donnes le ballon plus vite ! » Manchester United a été le révélateur de Ronaldo qui est parti ensuite au Real Madrid. Jouer au Real était le rêve du petit Ronaldo.
CR7 travaille tellement qu’il a été Ballon d’Or à Manchester puis à Madrid. Nouvel Exploit.
Chapeau l’artiste ! Ronaldo est comme Picasso : il a du talent et il sait se vendre. J’ai eu tant de peine de voir Garrincha se détruire que je suis heureux de voir Ronaldo assumer la gloire.
Ronaldo c’est donc Picasso et non pas Dali, un peintre surcoté qui a léché les « bottes sanglantes de Franco » selon le mot de Philippe Soupault. Dali avait surtout le sens de la communication jusqu’à vendre des tablettes de chocolat. Lui, CR7, montre ses tablettes abdominales !
L’âme de la peinture de Dali, je la cherche encore. L’âme du football de CR7 je la perçois sans cesse.
Ce livre sur CR7 a été écrit par Antoine Grynbaum et Marco Martins sans l’accord du Madrilène et de son agent. C’est la garantie d’une certaine authenticité. Qu’on ne compte pas sur moi pour dire que Ronaldo est prétentieux. Les auteurs sont eux aussi conscients que Ronaldo est un très grand joueur qui n’a pas fait passer le commerce de son nom avant le football, soit l’inverse de David Beckham, l’ex vedette de Man United devenu exclusivement un marchand de slips.
Il pourrait se permettre de l’être. De son vivant, il a son musée !
Si CR7 est un montre de confiance. S’il était Français, il ferait la une de L’Equipe quasiment tous les jours.
Une évidence: Benzema joue mieux qu’avant grâce à Ronaldo.
Ronaldo a toute la pression du Real Madrid sur ses épaules. On va voir comment va se comporter Benzema qui a désormais le premier rôle chez les Bleus. Quand il fallu qualifier le Portugal pour le Brésil, CR7 a marqué quatre buts en deux matchs contre la Suède d’Ibrahimovic qu’il a renvoyé à la maison.
CR7 est un joueur de premier plan. Ronaldo est bon dans tous les registres. Avez-vous déjà vu Ribéry marquer de la tête ?

-Ronaldo, orgueil, gloire et préjugés
d’Antoine Grynbaum et Marco Martins
Solar, 219 p., 16,90 €

[Post dédié à Eusebio]

PS: je commence ici une série sur les livres consacrés au football

10.06.14

Permalien 14:00:25, Catégories: FOOT FRANCHOUILLARD, GOOOOL DO BRASIL !  

Radioscopie des "enfants" de Deschamps en mission au Brésil

60 personnes accompagnent les Bleus.
23 joueurs + 37 personnes de l’encadrement. Du médecin au cuisinier, les Tricolores ne manquent de rien.
Attention ! seule la dynamique de la victoire fait une grande équipe.
Aucun sélectionneur n’est capable d’inventer un groupe de grands joueurs.
Les remplaçants jouent un grand rôle dans la cohésion, sinon pourquoi emmener au Brésil Landreau qui ne jouera pas un seul match, sauf si les deux goals devant lui se blessent.
Les internationaux de 2014 ont tout pour réussir si l’on songe à 1958. Kopa et Piantoni n’avaient pas 37 personnes à leur service en Suède.
Un groupe d’amis n’a jamais fait gagner. En revanche, une suite de bons résultats soude un groupe.
En 1998-2000, la France ressemblait à une famille souriante.
En 2002 et 2010, ce fut chacun pour soi: on a même vu Thierry Henry filer à l’Elysée pour parler en privé au président en place. Les joueurs solidaires d’Anelka ont fait voler en éclats le groupe France par la faute de l’encadrement directorial complétement dépassé par les événements.
Cette cuvée bleue 2014 a très peu de joueurs de plus 50 capes: Lloris, Evra et Benzema.
Tout le monde sait que le leader de vestiaires chez Patrice Evra.
A part ses trois cadres, il y a beaucoup “d’enfants” ou du moins des Espoirs avec deux nouveaux cracks Varane et Pogba.

**Gardiens de but:

Mickaël LANDREAU (1979)/ SC Bastia
Le recordman des matchs en L1 quitte le monde pro par une Coupe du Monde. Il est au Brésil pour jouer le rôle d’aîné. Sinon, c’est le Poulidor des gardiens de l’EDF toujours battu par Barthez, Coupet et Lloris.

Hugo LLORIS (1986)/ Tottenham Hotspur (Angleterre)
Ce grand talent a corrigé sa faiblesse des dégagements. Il a passé un année à prendre des cartons avec les Spurs qui l’ont abandonné à son sort. Son mental de gagneur l’empêche de douter. L’homme pudique est sans cesse critiqué par les histrions du PAF qui lui reprochent de ne pas avoir d’affaire Zahia !

Stéphane RUFFIER (1986)/ A.S. Saint-Etienne
Grosse personnalité. Il dégage beaucoup de charisme quand Lloris a érigé la discrétion en morale.

**Défenseurs:

Mathieu DEBUCHY (1985)/ Newcastle United FC (Angleterre)
Un joueur de devoir, très discipliné. Pas de coup d’éclat mais de la discipline.

Lucas DIGNE(1993)/ Paris-Saint-Germain F.C.
A tout à prouver dans le rôle du remplaçant.

Patrice EVRA (1981)/ Manchester United (Angleterre)
Le patron du vestiaire. Un mental d’acier. Les consultants télé ne cesse pas de le détruire mais leurs avis ne comptent pas puisque Evra est un joueur cadre de Deschamps comme il le fut de Sir Ferguson. Sait jouer offensivement sans quasiment jamais se blesser.

Laurent KOSCIELNY (1985)/ Arsenal F.C. (Angleterre)
Capable du meilleur comme du pire. Fait souvent une toile dans chaque match. Le titulaire à Arsenal sera sans doute remplaçant avec Deschamps alors que Sakho est remplaçant à Liverpool et sûrement titulaire avec l’EDF.

Eliaquim MANGALA (1991)/ FC Porto (Portugal)
Très solide. Mieux qu’un remplaçant.

Bacary SAGNA (1983)/ Arsenal FC (Angleterre)
Souffre d’un manque de grinta. Humainement, irréprochable.

Mamadou SAKHO (1990)/ Liverpool FC (Angleterre)
Homme très attachant et joueur à la grande densité physique. Peut être le nouveau Marius Trésor.

Raphaël VARANE (1993)/ Real Madrid C.F. (Espagne)
Dégage le rayonnement d’un Beckenbauer français. Grande classe. Aussi fort physiquement que mentalement.

**Milieux de terrain:

Yohan CABAYE (1986)/ Paris Saint-Germain F.C.
Jouer intelligent mais il ne fut star que dans un petit club anglais: Newcastle.

Blaise MATUIDI (1987)/ Paris Saint-Germain F.C.
Un des meilleurs récupérateur-relayeur du monde.

Rio Antonio MAVUBA (1984)/ LOSC Lille
Très bon élément qu’on aurait dû voir plus souvent en Bleu. Dur sur l’homme et bonne vision du jeu.

Paul POGBA (1993)/ Juventus FC (Italie)
S’il reste dans son registre, il récupère et éclaire le jeu. Peut parfois perdre des ballons parce qu’il joue parfois trop facilement.

Morgan SCHNEIDERLIN (1989)/ Southampton F.C. (Angleterre)
Un joueur qui doit démontrer que le sélectionneur a eu raison de l’appeler.

Moussa SISSOKO (1989)/ Newcastle United FC (Angleterre)
Solide. A la capacité de bien se fondre dans le collectif comme Karembeu, jadis.

Mathieu VALBUENA (1984)/ Olympique de Marseille.
Le créatif du groupe. Il devra vite lever les jambes pour les protéger des sécateurs du Honduras et de l’Equateur.

**Attaquants:

Karim BENZEMA (1987)/Real Madrid (Espagne)
Dans un grand jour peut faire marquer et marquer. A pris du volume physique.

Rémy CABELLA (1990)/ Montpellier H.S.C.
Sa spontanéité peut être un atout précieux

Olivier GIROUD (1986)/Arsenal F.C (Angleterre)
Sait jouer en pivot, point d’ancrage. Peut donc remiser ou marquer lui-même. A remplacer van Persie à Arsenal. Ce qui situe son nouveau niveau.

Antoine GRIEZMANN (1991)/Real Sociedad (Espagne)
A un football beaucoup plus varié que celui de Ribéry. Très à l’aise dans les 16 mètres. Tire souvent en plaçant ses frappes.

Loïc REMY (1987)/ Newcastle United FC (Angleterre)
Attaquant qui aime partir lancé pour essayer de frapper en pleine course.

Sélectionneur:

Didier DESCHAMPS (1968). Grâce à la qualification pour la Coupe du Monde 2014, il prépare les jeunes joueurs à l’Euro 2016 qui se disputera en France, sous haute pression industrielle…

Le onze-type probable de Deschamps contre le Honduras, le 15 juin 2014:
Lloris ©- Evra, Varane, Sakho, Debuchy- Valbuena, Matuidi, Pogba, Griezmann- Giroud, Benzema

Permalien 10:45:46, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR, HENDRIXEMENT  

Petit manuel musical du football, Pierre-Etienne Minonzio (Le mot et le reste)

Chico Buarque incarne bien la passion du football et de la littérature. Musicien et écrivain, il vit souvent à Paris. C’est à coup sûr le plus français des Brésiliens comme Georges Moustaki était le plus Brésilien des Français. Littérature, musique et football, tout est un histoire de style et de rythme. Chico Buarque parle très bien français.

Ce livre indispensable nous vient de Marseille. On se demande pourquoi il a fallu tout ce temps pour voir en une anthologie des musiques liées au football. On sait qu’en France, c’est du niveau zèro. On a entendu lors de la finale de la Coupe de France Assurancetourix nous casser les oreilles avec un chant breton. Il ne sufffit pas d’avoir de beaux yeux pour bien chanter. Quand ce n’est pas le folklore c’est We are the champions de Queen, c’est dire que la France ne cesse pas de singer les Anglais. Et jadis on a eu droit à Monty pour donner du courage aux Verts. Même l’immense Marius Trésor a donné dans le 45 tours. Pauvres oreilles ! Toute cette bimbeloterie musicale n’a été possible que parce que des producteurs ont fait fructifier la notoriété des joueurs souvent sur leur propre dos de champions. Les Corons de Pierre Bachelet à Lens, c’est déjà beaucoup mieux car cela décrit bien la région. Nissa la Bella à Nice a aussi du sens pour les Niçois et non pas pour les ignares qui pensent que le Nissart est un dialecte alors qu’il s’agit d’une authentique langue avec sa grammaire et son vocabulaire
Le livre est bien sûr gorgé de chants anglais, ce qui est bien logique. On doit à l’Angleterre les Beatles et tant de groupes mythiques. Liverpool a capté son You’ll Never Walk Alone (Tu ne marcheras jamais seul) dans une comédie musicale de Gerry and the Pacemakers qui date de 1963. C’est le plus beau chant de fans du monde. A Anfield on chante juste, on n’hurle pas « Oh ! hisse, enculé ! » Désormais les chanteurs sont moins connus que les footballeurs alors que dans les années 50-60 c’était le contraire. En France, on a vu des chanteurs s’essayer à la musique, sans grand talent (Bats, Djorkaeff, E. Petit…) Le chant de l’épopée française de 1998 fut I Will Survive créé par Hermes House Band. Près de nous, il y a eu des tentatives plus heureuses avec Mickey 3 D des fondus de l’ASSE qui ont écrit un hymne à Johnny Rep, et Julien Doré qui célèbre à sa façon Platini alors que l’étoile du football ne joue plus depuis bientôt trente ans. Il y aussi le fiévreux Cali qui a déclara sa flamme dans Cantona. Le King de MU a lui-même écrit pour l’album de sa femme, la comédienne Rachida Brakni.
L’anthologie de Pierre-Etienne Minonzio, par ordre alphabétique, nous rafraichit la mémoire : qui se souvient que l’immense Cruyff a poussé la chansonnette avec Oups, oups, oups, soit Oie, oie, oie. Avant lui Franz Beckenbauer chanta Gute Freunde kann niemand trennen (Personne ne peut séparer les bons amis), sauf quand ils écoutent une chanson qui nous casse les oreilles et le reste. L’auteur du livre nous assure que Kevin Keegan avait, lui, autant de talent au micro que sur le terrain. On le croit sur paroles car il possède à merveille son sujet. Le livre nous dévoile enfin pour qui vibrer Les Beatles, tous nés à Liverpool. Lennon en pinçait pour les Reds quand McCartney n’a d’yeux que pour Everton. Par snobisme- mais oui- ils disaient ne pas aimer le football. Dans les années 1960, le football n’avait pas la force médiatique d’aujourd’hui. En 1960, seuls les connaisseurs aimaient le ballon. De nos jours, tout le monde en parle et même des ministres incompétents dans leur domaine et en sport je ne vous dis pas !
L’ouvrage aurait pu se contenter de n’évoquer que les joueurs majeurs mais il y a des entrées sur Anelka et Beckham. Qui se souviendra de leur football dans trente ans ? Niveau chanteur c’est le même topo. On ne peut pas mettre au même niveau le filet de voix de Benjamin Biolay avec toute l’âme du Brésil présente dans le gosier de Chico Buarque. D’un autre côté ces deux noms qui se suivent dans l’ouvrage montrent le fossé qui existe entre un pays qui n’a gagné qu’une Coupe du Monde – en plus sur son sol- et la nation phase du football qui en a cinq à son palmarès. En France on se sert du footall. Au Brésil, on sert le football.
Dans le livre, deux joueurs se distinguent du mot : George Best, grand amateur des Rolling Stones, a permis aux footballeurs d’enfin avoir droit a être intelligents et plein d’humour. Best eu le statut des stars du rock. Quant à Rocheteau, il a brisé à jamais l’image du football beaufoïde.
A la fois mélomane et lecteur, Rocheteau a été la meilleure publicité possible du football.


-Petit manuel musical du football,
de Pierre-Etienne Minonzio. Le mot et le reste, 272 p., 20 €

09.06.14

Permalien 06:45:30, Catégories: GRAND MONSIEUR, GOOOOL DO BRASIL !  

La France se libère de l'absence de Ribéry par un 8-0 devant la Jamaïque

Dimanche 8 juin 2014
Match amical
Stade Pierre-Mauroy, à Lille
France 8 - 0 Jamaique
Buts pour la France: Cabaye (17e), Matuidi (20e, 66e), Benzema (37e, 63e), Giroud (53e), Griezmann (77e, 89e)

Composition équipe de France:
Lloris © - Debuchy (Sagna, 45e), Varane, Sakho, Evra - Sissoko, Cabaye (Mavuba, 59e), Matuidi (Pogba, 72e) - Valbuena (Rémy, 80e), Giroud (Griezmann, 71e), Benzema (Schneiderlin, 87e)

Aucun Bleu n’a soulevé son maillot pour montrer une inscription au feutre du genre: “Ribéry avec nous!” C’est dire que le départ du surcoté Bavarois n’a traumatisé personne au sein des Bleus.
Bob Marley ne serait pas content ! Et Usain Bolt doit être triste… De fait, la Jamaïque a pris une rouste devant la France qui s’est bien amusée devant une délégation jamaïcaine qui n’avait même pas de kiné puisque le club de Lille lui en a prêté un pour le séjour dans le Nord.
Cette répétition générale a permis aux joueurs de Deschamps d’afficher un très beau moral. L’absence de Ribéry a fait l’effet escompté, elle a libéré la nouvelle génération qui a tout à gagner en jouant de manière enthousiaste puisque le grand rendez-vous français reste l’Euro 2016. Le Brésil 2014 c’est du bonus pour des jeunes en quête d’un grand avenir international.
Contre la Jamaïque on a vu des Français très collectifs. On a aimé voir des joueurs sourire, des joueurs heureux et complices.
Tour à tour, Laurent Blanc et Didier Deschamps, en peu de temps, on plus fait pour l’équipe de France que le tant décrié Raymond Domenech. Ah! ce n’est pas Blanc et Deschamps qui seraient venus se ridiculiser en lisant un communiqué des Bleus !
Je l’ai toujours dit: il ne faut pas en vouloir à Patrice Evra et cie car en 2010, les Tricolores n’avaient plus de sélectionneur digne de ce nom et ils étaient donc livrés à eux-mêmes.
Blanc et Deschamps ont redoré l’image des Bleus.
L’ère Deschamps prouve que Didier Deschamps a orchestré un vrai management.
Il a lancé une opération de charme avec le public, ponctuée de nombreux contacts entre joueurs et supporters.
Et avec les bons résultats un effet positif va crescendo depuis la qualification pour la Coupe du Monde 2014.
Blanc a rétabli le lien entre les Français et les Tricolores. Deschamps, lui, va essayer de conquérir l’Euro 2016, ce qui est fort possible.
En attendant, il y a le Brésil 2014.
Si la France joue de manière aussi confiante que face à la Jamaïque, elle peut faire un parcours honorable.
-"C’était une belle ambiance, on a fait le plein de confiance. Cela ne va pas forcément nous donner de l’assurance pour le premier match. Vous allez dire “on a rencontré une équipe de touristes", mais c’est important pour mes joueurs. On aurait pu avoir plus de difficultés et cela aurait pu nous mettre en éveil. On a un tout autre match qui nous attend la semaine prochaine", a confié le sélectionneur au micro de TF1.
Lucide, Deschamps a déjà réussi à ne plus parler que de football. Il est vrai qu’il n’a rien à prouver. Sa carrière parle pour lui.
A l’inverse, Domenech, homme sans palmarès, affichait en permanence un complexe infériorité. Il faisait toujours du cirque devant les médias pour exister. Ses rares défenseurs disaient qu’il protégeait ses joueurs. On a vu le désastreux résultat en Afsud.
Deschamps est l’homme qu’il fallait pour s’occuper des Bleus pendant l’Euro, vu son expérience de 1998.
Le radieux Griezmann promet beaucoup. Quand il sourit, il ressemble à Charlie Chaplin, jeune. Cela nous change: il n’y a pas si longtemps, on disait des Bleus qu’ils jouaient comme des Charlots.
C’est beau de voir sourire des footballeurs. Nous sommes en 2014. 2010 n’est plus qu’un mauvais souvenir.
La victoire contre la Jamaïque est une anecdote qui a permis de voir la toute nouvelle naissance d’un groupe car les victoires fabriquent des amis, et non pas le contraire.

Permalien 06:44:24, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR  

Venise, démons et merveilles, de Marc Alyn (Ecriture)

Prix Max Jacob 1956 pour Le temps des autres, Marc Alyn a écrit une trentaine de livres (Poèmes, essais, biographies, romans…). Si Paul Morand n’avait pas déjà pris le titre Venises, avec S, il aurait parfaitement convenu au livre de Marc Alyn qui connait la ville du Grand canal comme s’il était le meilleur guide vénitien de la Cités des Doges. Son ouvrage est indispensable aux voyageurs qui veulent marcher et s’instruire. Alyn trouve les bons mots quand il s’arrête dans tel ou tel endroit. Il parle du silence qui règne place du Ghetto. C’est tout à fait exact : si des touristes font du bruit, le silence riposte vite au brouhaha pour vite réimposer sa loi.
En compagnie d’Alyn, Venise est « la capitale de l’imaginaire, le grand théâtre d’ombre de l’inconscient occidental ». On peut difficilement mieux dire. Difficile d’éviter la carte postale quand on décide de faire un livre sur Venise. Marc Alyn cite beaucoup de visiteurs, à commencer par Nietzsche : quand il avait besoin d’un autre mot pour dire musique, “je trouve toujours et seulement Venise", disait l’auteur d’Ecce homo. C’est court, net, précis et évocateur. Sur les dix-huit chapitres, celui consacré à Casanova attire l’œil : on a dit tant de bêtises sur lui. « Le jeu, le je. Jouer, jouir ». Qui dit mieux ?
Ce volume dopé aux citations est un savant mélange de culture et d’observation. Il est toujours très difficile d’écrire un livre sur un sujet tant et tant de fois abordé par d’innombrables auteurs. Chacun sa Venise. Celle de Marc Alyn se visite avec l’avantage qu’on ne débourse rien avec lui. Il nous promène dans toute la Sérénissime alors qu’on est tranquillement chez soi à des milliers de kilomètres des grands tableaux de Titien et de Canaletto. Merci à Marc Alyn. Merci à son pouvoir d’évocation.

-Venise, démons et merveilles
De Marc Alyn
Ecriture, 345 p., 22 €

08.06.14

Permalien 07:29:07, Catégories: LA REVUE DE STRESS  

Tous les blessés qui n'iront pas au Brésil 2014. D'autres pourraient les rejoindre...

Au cours de l’historique RFA-Italie (4-3), le “kaiser” Franz Beckenbauer a joué la fin du match avec le bras bandé autour de son torse.

Beaucoup de joueurs ne disputeront pas la Coupe du Monde 2014. Tout est relatif. Beaucoup de monde parmi les internationaux et non pas les joueurs non capés.
Certains se sont blessés avant le stage (Mandanda), d’autres au cours du stage de préparation (Montolivo).
Des joueurs n’étaient que doublure (Grenier) à l’inverse des titulaires indiscutables (Ribéry, Falcao).
Parmi les blessés, il y a des trentenaires (Valdés, van Der Vaart) et des jeunes de 23 ans (Gündogan, Benteke).

Voici la liste des absents pour cause de blessure:

Allemagne
Badstuber, défenseur (genou)
Gündogan, milieu (dos)
Bender, milieu (cuisse)

Angleterre
Walcott, attaquant (genou)

Belgique
Benteke, attaquant (genou)

Colombie
Falcao, attaquant (genou)

Croatie
Kranjcar, milieu (cuisse)

Espagne
Victor Valdés, gardien (genou)
Alcantara, milieu (genou)

France
Mandanda, gardien (cervicales)
Grenier, milieu (adducteurs)
Ribery, milieu (dos)

Italie
Montolivo, milieu (tibia)

Pays-Bas
Strootman, milieu (genou)
Van Der Vaart, milieu (mollet)

Portugal
Silvio, défenseur (tibia-péroné)

Russie
Chirokov, défenseur (tendon d’Achille)

On peut élargir la liste des blessés aux joueurs qui sont en convalescence plus ou moins terminée:
C. Ronaldo (Portugais, Real Madrid)
Rooney (Anglais, Man United)
Van Persie (Néerlandais, Man United)
Ozil (Allemand, Arsenal)
Yaya Touré (Ivoirien, Man City)
Schweinsteiger (Allemagne, Bayern Munich)
Khedira (Allemagne, Real Madrid)

Et Messi ? C’est une énigme. En a-t-il gardé sous la pédale pour tout donner dans le tournoi mondial ou est-il souffrant comme Ronaldo ?
On aura bientôt la réponse.
Aucun joueur ne joue à 100 %, il faut se faire violence.
Beckenbauer joua avec un bras bandé autour du torse, en 1970, lors de la Coupe du Monde, parce que son équipe avait déjà effectué ses deux changements (c’est la première Coupe du Monde avec droit de remplacer deux joueurs). Lors de la 1/2 finale Italie-Allemagne (3-4), le “kaiser” fut blessé à la clavicule mais il n’a pas voulu quitter le terrain. Cela l’a handicapé sur le dernier but italien où il a eu une responsabilité…
Et le gardien Vignal du Racing Club de Paris, blessé au bras et à l’épaule, au cours d’un match, glissa en attaque… pour jouer ailier !
Les joueurs actuels sont-ils moins durs au mal ?

07.06.14

Permalien 19:05:02, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR  

Céline, par Henri Godard: je t'aime, moi non plus...

Céline est typiquement Français. Notre pays est capable d’envoyer au bagne le capitaine Dreyfus avant de le réhabiliter. Céline a condamné la guerre devenant l’emblème de la gauche avant de passer dans le camp des antisémites. Double visage comme celui de la France : collabo puis résistance. Ou plutôt collabo et/ou résistance…
Henri Godard, grand spécialiste de Céline, comme l’on dit, culpabilise souvent : comment aimer toujours les romans de Céline alors qu’on déteste sa veine antisémite. Si je me souviens bien, Céline, lui-même, a demandé qu’on ne réédite jamais ses pamphlets antisémites car disait-il, ses livres correspondaient à un temps de l’Histoire qui n’existe plus. Il s’en sortait comme ça. Il était sincère. Cependant Mein Kampf reste Mein Kampf.
Né en 1937, Henri Godard a découvert Céline quand il avait 20 ans, en 1957, avec D’un château à l’autre. D’emblée, il fut séduit par une manière « entièrement nouvelle d’écrire le français» . Le ton de Céline tranchait avec le classicisme de Camus, de Giono et de Montherlant. A partir D’un château l’autre, le jeune Godard remonte tout le fleuve Céline. De Voyage au bout de la nuit, il passe à Mort à crédit. L’idée lui vient alors d’aller à Meudon pour voir où créchait le docteur et écrivain.
Ce n’est qu’en 1967 que le célinophile découvre Bagatelles pour un massacre qui remonte à 1937. « Ce fut un choc aussi violent que celui D’un château à l’autre, mais dans l’autre sens ». Au début, Céline règle ses comptes aux critiques littéraires puis ensuite il entame son combat contre le lobby juif qui d’après Céline cherchait « à jeter les Français dans la guerre. »
Henri Godard, éditeur de Céline dans La Pléiade, a déjà écrit trois livres sur l’auteur du Casse-pipe : Poétique de Céline (1985, rééd. 2014) qui étudie le style de l’écrivain. Céline scandale (2011) qui dit tout dans son titre, et Céline, tout court, la biographie du romancier qui trempait la plume dans sa vie. Quand on est lecteur de Céline, il faut aussi considérer ses pamphlets d’avant-guerre. Outre Bagatelles pour un massacre il y a aussi L’Ecole des cadavres et Les Beaux draps. Dans ces livres, Céline réclame l’interdiction des Juifs dans la vie politique, économique et culturelle de la France. Henri Godard éprouva du dégôut lors des déclarations antisémites de Darquier de Pellepoix dans L’Express (1978). A 81 ans, l’ex Vichystes, conservait sa haine qui ricochait jusqu’au révisionniste Robert Faurisson. Et que dire de Claude Mauriac qui pronostiqua qu’en 2000 on « ne parlerait plus de Céline ». C’est plutôt de son père qu’on ne parle plus.
Henri Godard nous confie qu’il vit une fois Céline en 1959 à propos de Rabelais. A l’époque il n’avait pas lu les pamphlets. Le visiteur dit qu’il s’intéresse à l’œuvre pas à l’homme. C’est son avis. Philippe Soupault pensait différemment : « Si l’homme et l’œuvre ne correspondent pas, je m’éloigne des deux ». Chacun son avis. On peut se prononcer hostile à la guerre et puis changer d’avis ensuite. Tout est possible. On peut aimer des séquences et puis en rejeter d’autres. On peut aussi prendre tout d’un bloc. Un homme est un millefeuille, surtout chez les écrivains. J’aime mieux un salaud qui a quelque chose à dire qu’un brave homme qui écrit sans style. Céline est monté sur ses grands chevaux mais il n’a pas demandé qu’on tue.
Emmanuel Berl, juif de gauche, estimait que les banquiers juifs voulaient la guerre pour vendre des armes. J’ai parlé cent fois de Céline et de Malraux avec Berl. Il m’a toujours dit que sa génération, celle qui avait fait 14-18 savait de quoi elle parlait, tandis que Malraux était fasciné par le mythe du héros car il n’avait pas connu l’horreur des tranchées. Il faut savoir que Céline après la publication du Voyage était l’idole des intellectuels de gauche, Aragon en tête. Hier, on demandait des comptes à Céline. Aujourd’hui, l’un de ses lecteurs les plus avisés écrit un livre comme pour presque s’excuser d’avoir tant consacré de temps à un écrivain que beaucoup traitent en ennemi de la démocratie.
Céline savait manier le souffre littéraire comme le publicitaire les slogans. Le scandale attire toujours les gens. On parle plus de lui qu’on ne le lit vraiment. Son style fatigue vite, les points d’exclamation à force c’est lassant. Les pamphlets sont un moment de colère sincère. Ce n’était pas un vrai misanthrope puisqu’il a choisi des cibles précises et obsessionnelles, ce qui est très restrictif. Un misanthrope rejette tous les hommes comme Alceste et Léautaud.

-A travers Céline, la littérature, d’Henri Godard. Gallimard, 217 p., 17,50 €
-Poétique de Céline, d’Henri Godard. Tel/ Gallimard, 475 p., 11,90

06.06.14

Permalien 18:10:26, Catégories: FOOT FRANCHOUILLARD, GOOOOL DO BRASIL !  

Les forfaits de Ribéry et de Grenier résultent des cadences infernales du football moderne

La conséquence du football à outrance ?
Les blessures des joueurs sont de plus en plus nombreuses, surtout en fin de saison. Trop de football tue le football.
La Coupe du Monde n’a plus le même charme qu’autrefois parce qu’avec la mondialisation, les grands clubs ressemblent à des sélections multinationales ! La Coupe du Monde ne fait plus découvrir de nouveaux talents. Pelé jouait au Brésil en 1958. Neymar en 2014 évolue à Barcelone.
F. Ribéry ne sera pas au Brésil. Il a déclaré forfait suite à sa blessure au dos. Cette préparation des Bleus tourne à la mascarade avec un second forfait puisque Clément Grenier a également déclaré forfait.
Le sélectionneur a sélectionné deux éclopés et a laissé à la maison le joueur le plus en forme, éclatant de santé: Samir Nasri.
Nous sommes tous des sélectionneurs, n’est-ce pas.
Didier Deschamps a plombé toute la préparation française avec le feuilleton Ribéry alors qu’il n’a pas voulu de Nasri parce que le Citizen mettrait une mauvaise ambiance quand il ne joue pas.

Il y a tant de matchs, tant de compétitions que les organismes des meilleurs joueurs des meilleurs équipes sont sur les rotules.
La liste des blessés est longue, de plus en plus longue:
C. Ronaldo (Portugais, Real Madrid)
Rooney (Anglais, Man United)
Van Persie (Néerlandais, Man United)
Ozil (Allemand, Arsenal)
Yaya Touré (Ivoirien, Man City)
Messi (Argentin, Barcelone) est devenu un joueur à éclipse.
Voilà de grandes stars ultra fatiguées.
On ne verra pas au Brésil l’Italien Riccardo Montolivo: le milieu de terrain a été victime d’une fracture du tibia pendant le stage de la sélection italienne. On n’y verra pas davantage l’Allemand Lars Bender, rentré lui aussi au bercail plus tôt que prévu.
Dans les années 1930, on avait demandé à Alfred Aston, le très grand ailier de l’équipe de France s’il était content de participer à la Coupe du Monde. Le “feu follet” rétorqua du tact au tact:
-"Vous voulez rire… J’ai besoin de vacances, je n’en peux plus!”
Que dirait-il en 2014 ?
On a vu aussi que Zlatan Ibrahimovic s’est blessé tout seul en plein match, lors du 1/4 aller contre Chelsea. Ce qui signifie bien qu’il s’agit de blessure dû à la fatigue, à l’usure, au trop plein de matchs, à la sollicitation sans fin du corps. Le Suédois, lui, pourra se reposer car le Suède ne s’est pas qualifiée pour le Brésil.
Quand on a joué plus ou moins de 60 matchs, on a le droit d’être crevé.
De fait: il faut compter le championnat, les trois coupes nationales, les matchs européens plus les matchs en équipe nationale.
Et les instances du football ont le culot de nous dire que le dopage- ou médicalisation- n’est pas nécessaire au football car c’est un sport collectif.
Comme leur salaire est astronomique, les joueurs ne se plaignent pas.
La France est actuellement 17e nation mondiale.
La Coupe du Monde 2014 servira de brouillon à la France en vue de l’Euro 2016 qui se déroulera en France.
L’équipe de France A ressemble de plus à une sélection d’Espoirs avec les nouvelles arrivées de Rémy Cabella et Morgan Schneiderlin.
Les Bleus ne font pas peur aux adversaires de leur groupe (Suisse, le Honduras et l’Equateur).
Et le forfait de Ribéry n’est pas forcément une mauvaise nouvelle, cela peut libérer des joueurs, des jeunes coqs aux longs ergots.

Chroniques du Débarquement et de la Libération, d' Emmanuel Thiébot (Larousse )

Tous les moyens sont bons pour enseigner de manière ludique. Ainsi cet ouvrage animé de la collection “Les documents de l’Histoire” semble avoir été con?u pour les jeunes lecteurs. C’est ma mère qui m’a éveillé à l’Histoire quand elle m’a offert un livre sur la guerre de 39-34. Petit à petit, j’ai réalisé qu’elle avait 16 ans au moment de la déclaration de la Seconde Guerre mondiale. Jusqu’à ce livre, je ne me rendais pas compte de la réalité de l’Histoire. Parachuté dans le monde, on ne comprend pas grand chose. Avec le temps, on réalise que des hommes eux ont été parachutés sur la France pour la libérer des occupants. Tout ne se déroula pas comme par enchantement.
On ne dit pas assez que 20 000 civils - des Fran?ais pour la plupart- sont morts sous les bombes lancés par les Alliés ! Et ce qu’on ne dit pas non plus c’est que le 6 juin 1944 lors du Débarquement en Normandie seul le sable était Fran?ais, pour le reste il n’y avait que des Américains, des Australiens, des Britanniques, des Canadiens, des Polonais, des Belges, des Tchécoslovaques, des Néerlandais et des Norvégiens, soit environ plus de 150 000 combattants en tout. Face à eux, il y avait 40 000 Allemands nazifiés.
Les Alliés qui déferlaient sur la plage portés 30 kg dans un sac sur le dos. 30 kg de matériel. Certains ne savaient pas nager. La pluie d’obus se mélangeait à la vraie pluie. Une ambiance de cataclysme. Des bouts de pierre, des galets volaient de partout. L’enfer sur terre. Combien y a-t-il eu de morts ce jour-là ? 50 000 ou plus de 100 000 ? Le chiffre diffère selon les sources. L’album démarre par le Débarquement puis, au est fur et à mesure que l’on avance, il nous faire revivre la Libération des déportés puis celle de Paris.
Des soldats venus du bout du monde risqué leur vie pour sauver des gens de la vieille Europe. Beaucoup sont morts. Merci. Inoubliable, à moins d’être un décervelé. L’album d’Emmanuel Thiébot permet de faire des arrêts sur images qui sont d’une très grande qualité avec les moyens modernes d’impressions. Les vieilles photos sont toutes émouvantes. Il a plein de documents en fac-similé. L’album Larousse enseigne l’Histoire de manière hyper visuelle, c’est un livre qui permet de toucher les héros. Notre reconnaissance est sans limite.

-Chroniques du Débarquement et de la Libération
par Emmanuel Thiébot. Larousse, 129 p., 30,90 ?

Permalien 08:06:45, Catégories: LITS ET RATURES, GRANDE DAME  

Un quinze août à Paris, de Céline Curiol (Actes Sud)

Sous-titré Histoire d’une dépression, le livre de Céline Curiol est un morceau de littérature véridique. Nous ne sommes pas dans le roman, ni dans l’autofiction. Il s’agit d’un examen de conscience comme le disait mon cher ami Philippe Soupault dont l’œuvre a été déposée au purgatoire par la milice littéraire. J’ai tapé dans recherche Google Un quinze août à Paris, il ne m’est arrivé aucune chronique sur le livre; c’est dire si l’ouvrage doit repousser les préposés à la lecture.(1) Beaucoup de critiques – ces ratés bien sympathiques comme le chante Robert Charlebois- ne lisent pas les livres dont ils parlent. La « 4e de couv. » cela suffit amplement pour ce qu’ils ont à écrire. Lire un livre cela prend du temps, beaucoup de temps.
Donc l’héroïne du récit est l’auteur- je ne mets jamais de e à auteur au féminin car on ne dit pas : « Bonjour, madame la cafetière » quand on rentre dans un café. L’auteur a un si grand coup de blues qu’elle n’a plus goût à rien. Le salut viendra de la littérature comme il arrive souvent chez les gens qui aiment les mots. Tout le début du livre passe en revue les grands écorcés vifs qui ont évoqué leur malaise sous un vocable différent. Fernando Pessoa ? « L’intranquilité. » Duras ? « La maladie de la mort. » Baudelaire ? « Spleen. » Rilke ? « L’existence en surnombre. » Russell Banks ? « La volonté agitée. » Sylvia Plath ? « La cloche de verre. » Quelqu’un qui ne veut plus vivre veut en fait vivre autrement.
Il est évident que peu de lecteurs peuvent s’éterniser dans des pages qui font penser à Mars de Fritz Zorn tant elles nous renvoient à notre propre maladie intérieure. Céline Curiol précise que des gens sont frappés de dépression alors qu’on pouvait penser qu’ils s’étaient pleinement réalisés comme quoi atteindre le point qu’on s’était fixé pour cible peut signifier notre fin prématurée. Ainsi l’astronaute Edwin Eugene Aldrin junior, dit Buzz Aldrin, qui devint, le 21 juillet 1969, lors du voyage spatial du module lunaire d’Apollo 11, le 2e homme à marcher sur la Lune après Neil Armstrong, retourna sur terre en moins bon état qu’il ne l’avait quittée. Avoir décroché la lune l’a propulsé dans le mal être, à l’inverse de Michael Collins, le troisième homme de l’aventure qui lui resta en orbite autour de la Lune dans le module de commande, tandis que ses coéquipiers marchèrent sur la surface lunaire. À l’époque, il fut décrit comme « la personne la plus solitaire sur et en dehors de la planète », à au moins 3 200 kilomètres de ses collègues astronautes, et à plus de 350 000 kilomètres du reste de la population terrestre. Cette situation l’enchanta ! Tout est question de mental et d’équilibre.
Dans sa dépression, Céline Curiol se cherche des correspondances dans le monde des créateurs. Elle semble devenir membres d’un club des dépressifs de haute volée parmi lesquels William Styron, Romain Gary, Stig Dagerman. Plus elle parle de sa dépression, plus on a l’impression qu’elle dialogue avec une compagne qui est plus ou moins bien attentionnée. Une chose est sûre, elles ne se quittent pas d’une semelle. Au bout d’un moment, on se dit que nous sommes tous dépressifs, pas besoin d’en faire une affaire déterminante. Certes si elle se manifeste par des symptômes qui nous empêchent de vivre 24 h sur 24 h on ne peut pas rester mal en point sans rien faire. Cécile Curiol nous fait part de ses prises d’anxiolytiques et de leur inconvénient. Nous plongeons avec elle dans sa détresse. Il faut jouer le jeu du livre, se mettre à sa place, ne pas juger, sinon il vaut mieux laisser le livre. Un jour un ami, m’a dit : « Les grands dépressifs s’aiment beaucoup ». C’est ce que l’on ressent parfois quand on partage ce que nous raconte Céline Curiol. Auprès des médecins, elle fait parfois penser à Marcel Proust qui voulait que les médecins ne s’occupent que de lui alors qu’ils avaient d’autres patients à soigner et même à guérir.
« Ressassement mental » confie Céline Curiol qui tourne autour du sujet pour éviter de tourner en rond. Les antidépresseurs et les visites chez le psychiatre ne la préservaient pas des rechutes éventuelles. Figée dans le passé, bloquée dans le présent, tétanisée rien qu’à l’idée d’avenir. Le but pour s’en sortir ? Devenir plus forte que le rocher de Sisyphe, comme le souhaite Albert Camus.

-Un quinze août à Paris
de Céline Curiol
Actes Sud, 223 p., 20 €

(1) Un lecteur bien intentionné me signale qu’elle a eu les honneurs d’un hebdo qui se prend pour un quotidien.

05.06.14

Permalien 10:07:32, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR  

Le Sanglier, de Pierre Luccin (Finitude)

A lire d’urgence. Tout ce que publie les éditions Finitude s’achètent les yeux fermés et se lit les yeux grands ouverts.

Pierre Luccin (1909-2001) est un écrivain attachant. Il suffit de le lire une fois pour être lié avec lui. S’il était vivant, il n’irait pas se prostituer dans cette émission de télévision où régulièrement trois égocentriques font semblant d’être amis dans une ambiance atrocement campagnarde. Comme l’a dit Julien Gracq, si la littérature consiste à blablater devant des micros alors je ne suis pas écrivain !
Pierre Luccin a tour à tour était marin, écrivain et vigneron. Son œuvre tient en sept livres dont deux chez Gallimard. Sept ouvrages cela suffit à imposer un ton, un univers, une sensibilité. Si le Sanglier était un signe du zodiaque il en serait un. Luccin s’identifiait à un sanglier, cela lui a sauvé la vie notamment pendant la Seconde guerre mondiale. Pas disposé à vendre son âme pour se faire une place au soleil dans le monde des professionnels des lettres, il a déposé la plume à quarante ans pour reprendre l’exploitation vinicole familiale. L’ivresse du vin après celui des mots. Vin ou livre, il s’agit de Luccin cru classé.
Après la Libération, le monde était toujours aussi stupide qu’avant 1939. Le héros du Sanglier- un autoportrait de Luccin- se compare aux charges solitaires d’un sanglier qui veut quitter les « pourceaux domestiques ». Pendant ce temps, les « quatre points cardinaux » vont une fois de plus « s’asticoter » pour défendre « la terre sacrée, la liberté sacrée, leur sacrée merde ! » Il n’en peut plus de la fabrique des héros qui veulent sauver l’humanité à coups de bombes. L’homme-sanglier se retire dans la forêt devenant la bête traquée que l’on doit abattre car il ne veut pas vivre comme les autres.
Le début du livre est une hécatombe. Tous morts ! Rien que des macchabées. Le fils du héros ? Mort sous un bombardement. Sa femme ? Partie avec un autre. La guerre fut un jeu de massacre. Même le clocher de l’église a disparu. Kaput !
-Tu te fous du monde ?
-Pourquoi pas ?
- Tu travailles trois jours, tu chômes pendant quinze !
- Si ça me plait…
-Tu ne restes nulle part !
-C’est un vœu que j’ai fait.
-Tu n’as jamais été condamné ?
-Si, à mort.
-Ah ! je le savais bien ! Quand ça ?
-A ma naissance.
Pierre Luccin n’était pas comestible.
Trop intègre pour échouer dans la réussite contemporaine (je précise qu’il n’y a aucune coquille dans cette phrase).

[Post dédié à Yanny Hureaux, sanglier à Gespunsart]

-Le Sanglier
De Pierre Luccin
Finitude, 120 p., 13 €

Permalien 00:49:24, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR, VAN GOGH FOR EVER  

Courbet. Une révolution érotique, de Thierry Savatier (Bartillat)

Thierry Savatier a écrit une biographie de Madame Sabatier (CNRS, 2003), personnage considérable de la galaxie baudelairienne. A-t-il vu la proximité des deux patronymes ? Sans doute, vu son acuité visuelle quand il est face à un tableau. Il n’appartient pas à ces cohortes de curieux qui vont dans les grandes rétrospectives parce que c’est la mode. Dans les musées ont voit surtout des gens marcher et très peu de face à face avec une œuvre en particulier. Au Louvre, je n’ai jamais vu quelqu’un devant Le bœuf écorché de Rembrandt. Cela dit, saluons le nouveau livre de Thierry Savatier qui nous propose une grande promenade dans l’œuvre érotique de Gustave Courbet, peintre qui est allé jusqu’à peindre des scènes de biches sans être ridicule. Un peu comme si Kafka écrivait un roman-photo mais Isidore Ducasse a bien écrit Poésies, lui l’homme des Chants de Maldoror.
En 2014, les peintures de nues signées par Courbet peuvent faire sourire étant donné ce que l’on voit sur les écrans de télévision, je parle des films classés X. Un fait frappant : les hommes préhistoriques ont dessiné des élans, des éléphants sur les parois des cavernes. Pas une seule femme nue ! L’homme de Cro-Magnon était plus discret que nous. Il est logique d’avoir ensuite célébré le corps humain loin de la basse pornographie qui est là pour exciter. La sensualité suggère de mains de maître si possible. C’est le cas de Courbet, ou de Pascin plus tard.
Quand on regarde Le Sommeil (1856) de Courbet, on partage la vision de Thierry Savatier qui voit « le célèbre « bijou rose et noir » de Baudelaire » dans les plis de la literie que touche la main droite de l’une des deux belles endormies. A coup sûr une métaphore : « les doigts de le brune reposeraient sur un clitoris symbolique ». Les deux femmes semblent dans le repos après l’extase. Du grand art, une autre gamme d’émotions que les shampouineuses qui s’exhibent en slip dans la télé-réalité comme ils disent. Les producteurs de 2014 ont si peu d’imagination qu’ils assimilent nos filles à des putains du PAF.
Courbet, lui, sublime le corps féminin dans un hymne à l’amour, saphique ou pas. Un amateur éclairé, Khalil-Bey (1831-1879), diplomate de l’Empire Ottoman, installé à Paris en 1865, aimait tant l’art de Courbet qu’il lui commanda une toile encore plus osée. C’est autre chose que de tenter le diable avec une femme d’étage- si vous me permettez cette astuce de langage sur un récent fait-divers de mœurs. Les esthètes auront toujours mes suffrages. Donc Khalil-Bey devint acquéreur de L’Origine du monde qui permit à Courbet de peindre un sexe féminin qu’aucune cimaise publique du XIXe n’aurait exposé. Le propriétaire cachait cette toile derrière un rideau vert. Son ultime acquéreur Jacques Lacan l’avait lui dissimulé sous une œuvre d’André Masson. Le titre du chef d’œuvre est d’une justesse absolue : L’Origine du monde. Jamais tableau n’a mieux mérité son titre. Nous venons tous de là. Cette femme c’est notre mère. Le cadrage est parfait, à l’image du reste. Ce tableau est un « monument à la Femme inconnue » conclut Thierry Savatier. On est prêt à rallumer la flamme.
Gustave Courbet contredit la déclaration de Gauguin : « Il n’y a pas de femmes nues, il n’y a que des femmes déshabillées. » Levée le voile ne suffit pas, c’est l’âme des modèles qu’il faut mettre à nue. Courbet y parvient même. On voit un sexe de femme qui d’une certaine façon est un autoportrait prénatal. D’autant que la femme offerte était peut-être enceinte.

-Courbet. Une révolution érotique
De Thierry Savatier. Bartillat, 220 p., 24 €

02.06.14

Patrick Vieira estime que Deschamps aurait dû sélectionner Nasri.

Samir Nasri n’est pas Kopa, ni Platini ni Cantona ni Zidane mais Nasri c’est Nasri ce qui n’est pas si mal.
Il a été évacué du groupe France alors qu’il est international depuis son adolescence.
Si Nasri était un problème pour le groupe il n’aurait pas eu 41 sélections en A.
Double champion d’Angleterre, il était en grande forme en fin de championnat, remporté avec Manchester City.
Au lieu de prendre un joueur en pleine possession de ses moyens, le sélectionneur a convoqué deux convalescents: Benzema et Ribéry qui n’ont pas au Real Madrid et au Bayern Munich l’influence qu’à Nasri à City.
La star du Real c’est C. Ronaldo et celle du Bayern s’appelle Robben.
A City, Nasri a été aussi rayonnant que Yaya Touré, l’icône du club
Au petit jeu des ressemblances, question jeu, Nasri ressemble plus à Giresse qu’à Platini.
L’avis de Patrick Vieira ce n’est pas des paroles de Mr Glandu.
L’ancien milieu de terrain pèse 107 sélections, soit plus que Didier Deschamps;
Totalement opposé au sélectionneur sur le cas de Samir Nasri, l’ancien international pense que le joueur de Manchester City aurait dû être sélectionné par Deschamps afin de disputer la Coupe du Monde 2014.
Bien sûr, salarié à Man City, Vieira a tout intérêt à défendre le Citizen qui perd de sa valeur marchande en n’étant pas international car il affaiblit sa lisibilité. Quand vous n’êtes pas international cela fait mauvais effet à Man City qui les collectionne.

-«Quand tu parles de football, tu dois choisir ton meilleur joueur. Et quand tu es un top sélectionneur, tu dois composer avec le caractère des joueurs, assure l’ancien milieu de terrain des Bleus, désormais entraîneur des moins de 19 ans de Manchester City. J’ai joué avec Samir en équipe nationale et je travaille toujours avec lui à City. Nous n’avons jamais rien entendu sur lui à City. Je pense qu’en France, parfois, ils ne sont pas assez forts pour faire face à des personnalités. C’est assez surprenant parce que Deschamps a de la personnalité et de l’expérience. Si vous voulez gagner la Coupe du Monde, vous devez sélectionner le meilleur joueur. Et Samir cette année, il a été fantastique. Il a tout fait pour aller à la Coupe du monde. Il a marqué des buts et fait des passes décisives. C’est un garçon positif, il a travaillé très dur et il prend plus de responsabilités sur ses épaules. »

La déclaration de Vieira au Guardian met de l’huile sur le feu à un moment où l’équipe de France semble n’être plus qu’une sorte de Petits Footballeurs à la croix de bois sages comme une image.
Nasri n’a pas l’influence d’un Zidane en son temps fort mais il s’est amélioré en conservant moins le ballon ce qui freinait le jeu. Désormais il joue plus vite et donc mieux.
En France, ils ne sont pas des centaines à pouvoir éclairer le jeu, ce que fait très bien Nasri.
Sans le Citizen Nasri, la France a une pièce manquante parce qu’il aurait fait beaucoup de bien au secteur offensif des Bleus qui n’a aucun créateur de grand talent. Le milieu de Deschamps a exclusivement des récupérateurs, relayeurs. Limité techniquement, Cabaye a beaucoup moins de vista que Nasri.
Quand la France se fera éliminer on reparlera beaucoup de Nasri.
Je ne pense pas que Zidane sélectionneur aurait laissé Nasri à la maison.
Il est vrai que Zidane était un grand créateur alors que Deschamps était surtout un destructeur de jeu adverse.
Si nous laissons de côté le cas Nasri, force est de constater que les matchs amicaux ont démontré que Griezmann et Giroud avaient plus leur place de titulaire que Ribéry et Benzema qui sont mis de côté comme si c’étaient des F1 du football. Aucun joueur ne joue à 100 % de ses moyens. Il faut se faire violence pour gérer ses bobos.
Deschamps n’a pas pris Nasri parce que celui-ci boude quand il ne joue pas mais les médias ne cessent pas de nous dire que Ribéry fait la tête des mauvais jours depuis qu’il est sur le banc. Deux poids de mesure.
Tant que la Coupe du Monde n’a pas commencé, tout est parfait dans le meilleur des mondes.
Une fois la compétition commencée, au moindre faux pas de Lloris, par exemple, la presse dira qu’il fallait titulariser Ruffier qui a beaucoup plus de charisme dans la surface.
En 2013-2014, Lloris a tant ramassé le ballon au fond des filets de Tottenham qu’il est attendu au coin du bois.
Les consultants issus de France 1998 protègent pour l’instant leur ancien capitaine Deschamps mais si la France perd contre le Honduras, il pourra compter ses amis.

Un mort de trop, d'Alexandra Appers (Ring)

Ce thriller convient bien aux éditions Ring tant sa prose tente souvent de nous mettre K.O. par des assauts d’images brûlantes. Les titres de chapitres en anglais sonnent comme des coups de gong sous forme de standards de la chanson rock. On se croirait à Chicago ou à L.A. mais sous sommes à Saint-Amand-La-Givray, tout un programme. Dans le nom c’est Givray qui est important… Des givrés, il y a plein le roman. On est plus chez Mocky que chez Jean-Pierre Melville.
Le personnage central se prénomme Otis parce que ses parents l’ont conçu en écoutant un disque d’Otis Redding. On ne sait pas s’ils écoutaient Respect ou Satisfaction ! Otis n’a qu’un but : devenir tatoueur. Pour se faire la main, il se teste sur des animaux. Ses vieux tiennent le bar l’Indiana- quand je vous disais qu’on est dans le mythe américain à Trifouillis-les-Oies- mais dès la naissance du mioche, le paternel se tire avec une jeunette laissant en plan sa femme et leur bambin pour ne plus jamais revenir. La rescapée du couple tient donc le bar seule pendant que le fiston ouvre à côté un atelier de tatouages.
La vie d’une banalité abyssale suit son cours parmi les poivrots du coin qui parfois se bastonnent comme ce soir de match de football où un pugilat éclata parmi des bas du plafond biturés jusqu’à l’overdose. Au cours de la baston, la petite amie d’Otis est projetée au sol et fait une mauvaise chute alors qu’elle n’y était pour rien. Ella ne se réveillera plus, et pour éviter le débarquement des flics, la mère et le fils planquent le cadavre au sous-sol. Le catafalque de la défunte n’est ni plus ni moins qu’une cantine.
Alexandra Appers sait très bien manier l’atroce et l’humour noir. Son style n’a rien à voir avec la langue branchée des simples auteurs en vogue. Qui est cette romancière qui nous tombe du ciel ? Née en 1974, A. A. vit dans sa ville natale, Orléans. «Elle s’y nourrit de littérature anglo-saxonne, de rock et de cinéma. Un mort de trop est son premier roman», nous apprend son éditeur. On se demande si elle ne s’appelle pas Ginette Dupont tant son univers semble surgir d’une toile d’Edward Hopper vue par Dennis Hopper. (L’analogie des patronymes est un pur hasard, si je puis dire.) La romancière a très bien digéré toutes ses influences pour nous donner un roman qui ferait un sacré film dès lors qu’une médiocre caméra ne massacre pas le scénario. Un mort de trop a pour arrière-plan constant l’étude de la liaison mère-fils digne de Psychose. Dans le roman d’Alexandra Appers, la mère a tout simplement remplacé le mari par le fils. Le duo forme un couple infernal. C’est Stephen King chez les Bidochon. Même le titre est troublant: Un mort de trop pour désigner le cadavre d’une femme.

-Un mort de trop
d’Alexandra Appers
Ring, 263 p., 19, 95 €

01.06.14

Le retour de Lloris sur la terre de son enfance

Dimanche 31 mai 2014
Allianz Riviera, Nice

Match amical en préparation de la Coupe du Monde Jules Rimet 2014
France 1-1 Paraguay
But pour la France: Griezmann (82e
But pour les visiteurs: Caceres (89e)
Chico Buarque chante Futebol. L’écrivain et chanteur est passionné de football. Il parle parfaitement le français.

AVANT le match:
Il y a quarante quatre ans, j’ai vu au Ray France 3-0 Tchécoslovaquie. Avec Charly Loubet, l’Aiglon alors exilé à Marseille.
En 2014, les supporters de l’OGCNice ont la joie de voir Hugo Lloris dans la cage tricolore.
Hugo Lloris est le premier nissart capitaine de l’équipe de France.
Les observateurs de la capitale restent bouche bée devant le gardien formé au Gym.
D’habitude, ils parlent sans cesse de salade niçoise, de carnaval, du clinquant de la Promenade des Anglais, de vieux retraités, de fachos, de voyous et de je ne sais quels autres clichés. Nice rattachée à la France en 1860 a toujours été exemplaire vis-à-vis de la République, accueillant d’innombrables étrangers: Russe blanc, Italiens, Arméniens, Nord-Africains…
Lloris - comme Baratelli et Letizi- incarne le contraire des images que les incultes associent toujours à Nice.
L’actuel portier de Tottenham n’est pas prétentieux, pas arrogant, pas frimeur.
Lloris est à la fois fou et sage, c’est-à-dire qu’il est inclassable.
Fou ? Il peut mettre la tête où personne ne mettrait le pied.
Sage ? C’est un joueur de classe, et tous les joueurs de classe sont élégants. Aucune exubérance, sur et hors du terrain.

Pourquoi demande-t-on au footballeurs d’être irréprochables alors que les politiques ne le sont pas.
Par rapport aux récentes affaires affligeantes des politiques, toutes liées à l’argent, les footballeurs sont des gens qui se comportent très bien.
Les frasques de Ribéry ou le bus de la honte en Afsud ne pèsent rien face aux millions escroqués par les cols blancs.
Cela dit revenons au football.
Des irresponsables n’ont font croire que les Tricolores actuels peuvent aller en finale de la Coupe du Monde 2014.
D’autres pas moins aveuglés voient les Bleus parvenir en 1/4 de finale.
Et pourquoi pas Benzema auteur du nouveau record de buts: 14, soit un de plus de Fontaine en 1958.
Soyons sérieux: la France s’est qualifiée miraculeusement pour le Brésil 2014. Il faut la féliciter car elle était dans le groupe de l’Espagne, championne du Monde et d’Europe, en titres.
Lors du tournoi mondial au Brésil la France fera ce qu’elle pourra sachant qu’elle n’a pas un joueur décisif du calibre de Kopa, Platini et Zidane.
La France rayonnante a toujours eu un grand numéro 10.
En 2010, deux seuls Français auraient pu tenir ce rôle: Y. Gourcuff, hélas ! sa carrière est en dents de scie. Et S. Nasri, hélas! mis à l’écart par D. Deschamps.
Deschamps a gagné la Coupe du monde 1998 avec des joueurs cadres issus du milieu défensif. Devenu sélectionneur, il privilégie encore le secteur défensif. Il faut dire que le capitaine Deschamps est devenu champion du Monde 1998 alors que le virtuose Platini n’a pas fait mieux que champion d’Europe 1984.
Les favoris pour décrocher le Graal mondial 2014 sont le Brésil, l’Espagne, l’Italie, l’Allemagne et la Côte d’Ivoire. La France sur le papier est inférieure à la Belgique.
Pour faire bonne figure, plus que jamais, la France doit jouer au maximum en collectif.
Elle n’a pas le leader susceptible de faire basculer le match dès qu’il touche le ballon.
Ribéry ? Au Bayern Munich, la star s’appelle Robben et non pas Ribéry.
Benzema ? Au Real Madrid, la star s’appelle Ronaldo et non pas Benzema.
Les joueurs français qui ont le plus de talent sont tous défensifs: le gardien Lloris, le défenseur central Varane et le milieu de terrain Pogba.
Cette Coupe du Monde 2014 doit servir de brouillon aux Tricolores, en prévision de l’Euro 2016 disputé en France. Dans deux ans, il faudra que les Bleus jouent les premiers rôles.

APRES le match:
Il serait injuste que lors de la Coupe du Monde, Giroud cède sa place au profit de Benzema.
Pour l’instant, les deux absents, Benzema et Ribéry, à part rire comme des bossus sur le banc, on ne voit pas en quoi ils manquent à l’équipe de France. Cruauté de la télévision qui passe en boucles les deux membres du Muppet Show des Bleus comme s’ils riaient quand Lloris a encaissé le but des visiteurs.
Griezman et Giroud sont des titulaires en puissance et n’ont rien à envier à Benzema et Ribéry qui ont la chance de jouer au Real Madrid et au Bayern Munich.
Cabaye su milieu de terrain ne doit pas impressionner la famille Nasri.
Les résultats des Bleus vont dépendre de Lloris, Evra, la charnière centrale, Pogba, Matuidi, Valbuena et Giroud.

Confidences érotiques d’une courtisane, de Valérie Bonnier (France Empire)

Librement inspiré de la vie de Liane de Pougy (1869-1950) voici le nouveau livre de Valérie Bonnier mythifiée par François Truffaut dans L’homme qui aimait les femmes (1977). Une femme qui a tapé dans l’œil du plus intéressant cinéaste français d’après-guerre- avec Alain Resnais- ne peut pas nous laisser de marbre surtout quand elle s’attaque à la littérature érotique. Là où d’autres nous abreuvent d’images salaces, Valérie Bonnier reste littéraire au maximum. Elle se tient toujours au seuil de ce qu’il ne faut pas dire en trop.
Jadis j’ai écrit un texte pour signaler que dans les scènes d’amour, François Truffaut éteint toujours la lumière, nous laissant imaginer ce que se passe. Sa comédienne, elle, actionne l’interrupteur comme l’homme pousse la gâchette dans Le Verrou (1774-1778) de Fragonard. Au détail près que dans le livre de Valérie Bonnier, on a droit aussi à la vision de L’Origine du monde (1866) de Courbet. Valérie Bonnier écrit comme si la télévision et le cinéma n’existaient pas. Les images qu’elle fait apparaître surgissent de la force de son langage sous une apparente douceur. Elle a imaginé son héroïne – issue donc de la réalité- se confiant à un jeune médecin. On apprend qu’elle a connu tout le gratin de la Belle Epoque, notamment Sarah Bernhardt et Marcel Proust qui s’est peut-être inspiré de la courtisane.
Instruite, Marie, sous la direction de Valérie Bonnier, nous emporte dans son tourbillon : des nonnes la fouettent dans son enfance, la directrice du couvent veut qu’elle lui montre ses seins avant de passer à l’action, elle est enceinte, elle a un fils qui perdra la vie au début de la guerre de 14-18, elle a un amant, un mari jaloux, elle avorte, ne s’interdit aucun plaisir charnel…
Valérie Bonnier conduit son récit avec un grand sens du rythme : elle passe du voyeurisme aux scènes actives avec une grande maîtrise de langage qui tient à distance la facile pornographie. Dans son récit, il n’y a que de l’érotisme, de la sensualité et jamais de reality show. Il ne s’agit pas d’épater le bourgeois comme l’on dit. Elle n’en met pas plein la vue. Aujourd’hui, il suffit d’aller dans un sex-shop, un mirodrome ou de simplement allumer la télé aux heures pâles de la nuit, pour se rincer l’œil. Valérie Bonnier préfère quand on monte l’escalier, comme Georges Clémenceau. Sacha Guitry n’aurait pas su agir à sa guise avec Valérie Bonnier car elle a du répondant. Son héroïne n’est pas une Marie couche-toi-là. C’est elle qui mène la danse et si elle s’abandonne, elle ne laisse à personne le soin d’éteindre ou d’allumer la lumière, de fermer ou d’ouvrir le verrou. Valérie Bonnier est plus proche de Colette que de Simone de Beauvoir. Colette était une vraie vivante éprise de liberté alors que le Castor a passé son temps à se libérer des chaines de son éducation.

-Confidences érotiques d’une courtisane
De Valérie Bonnier. France Empire, 133 p. , 15 €

George Weah Junior rejoint la superbe liste des footballeurs de père en fils: Stopyra, Oudjani, Djorkaeff, Giresse, Zidane, Ince, Bruce...

L’ailier Tom Ince, né le 30 janvier 1992 à Stockport (Angleterre), est le fils de Paul Ince, l’ex Red Devil devenu entraîneur. Tom Ince joue à Crystal Palace en prêt de Blackpool.

Le 20 avril 2014 fut une date dans le football français de Ligue 1, ex Division 1.
En effet, un père entraîneur professionnel (Claude Puel) a convoqué pour un match de l’équipe fanion ses deux fils:
Grégoire (défenseur) et Paulin (attaquant).
Ce n’est pas tous les joueurs que l’on voit une tel rendez-vous familial au sommet.
D’aucuns disent: “Houlà ! Il ne se gêne pas le coach niçois…”
Je n’en suis pas. Si Claude Puel sent Paulin (17 ans) capable d’intégrer pour la première fois la feuille de match, c’est que le jeune attaquant à le niveau pour y accéder.
Un jour Thuram a dit: “J’ai raté des matchs en équipe de France. Aimé Jacquet ne m’a pas retiré pour autant…”
Il faut un apprentissage dans le football comme ailleurs.
Nice n’a pas les finances pour engager Ibrahimovic.
Nice doit lancer des jeunes pour exister.
Le 17 mai 2014 ce fut au tour de George Weah Junior d’apparaître dans l’équipe réserve du PSG. Jusqu’ici le milieu de terrain offensif de 26 ans n’avait pas encore joué avec la tunique parisienne que porta si bien son père. G.W. Junior a joué jadis avec les jeunes de l’AC Milan. Depuis souvent blessé, il n’a jamais pu vraiment donner la pleine mesure de son talent. Pour l’instant, son avenir n’est pas encore fixé: va-t-il rester au PSG où il est arrivé fin 2013 ou bien va-t-il partir à l’étranger ?
Voici une liste de footballeurs de père en fils:

Valentino & Alessandro Mazzola
Cesare & Paolo Maldini
Johan & Jordi Cruyff
Julien & Yannick Stopyra
Jean & Thierry Oleksiak
Nemad Bjekovic &
Jean & Youri Djorkaeff
Christian & Yoann Gourcuff
Daniel & Christophe Horlaville
René & Pierre Pleimelding
Eugène & William N’Jo Léa
Ahmed & Chérif Oudjani
Bruno & Valère Germain
Alain & Thibault Giresse
Claude & Grégoire Puel et Paulin Puel
Bernard & Benjamin Genghini
Juré & Boro Primorac
Enzo et Luca & Zinedine Zidane
Paul & Tom Ince
Peter & Kasper Schmeichel
Japhet & Kevin N’Doram
Paul & Stéphane Bahoken
Jocelyn & Johan Angloma
Michael & Andreas Landrup
Lilian & Marcus Thuram
Abedi Pelé & André Ayew, Jordan Ayew et Rahim Ayew
Ricky & Rio Mavuba
Ivan & Dimitar Berbatov
Steve & Alex Bruce
George & George Weah Junior

Il y aussi les petit-fils:
Oan Djorkaeff fils de Youri et petit-fils de Jean
Javier Chicharito Hernandez, fils de Javier Hernández Gutierrez et petit-fils de Tomás Balcázar

Fils de Boro, un des bras droit de Wenger à Arsenal, Juré Primorac (32 ans) joue à Ivry (CFA) alors qu’il débuta à Cannes (L2) à 18 ans. Ensuite il signa à Rennes pour 1 M€ au début du XXIe siècle mais en cinq saisons on ne l’a jamais vu en L1. On se demande bien pourquoi ? Cela reste un mystère. Il aurait pu être au moins testé une fois. Il joua aussi en prêt à Créteil. “Si je n’ai pas percé c’est aussi de ma faute. Je n’avais qu’à être meilleur” (Le Parisien, Laurent Pruneta) En marge du football, il a poursuivi ses études jusqu’à devenir ingénieur commercial grands comptes chez Xeros. Surnom du défenseur central ? “Ours croate". C’est dire qu’on ne le franchi pas comme un mur fragile.
A Monaco, on parle beaucoup de Falcao qui touche en 2014 1,2 M€ par mois ! Avec un salaire moins astronomique (67 000 €) mais non moins remarquable, Valère Germain a été un pilier de la remontée en L1, la saison auparavant. Alors que son père évoluait au milieu de terrain, le fiston joue en attaque. Jouer à Monaco n’est pas facile. Tout ce qui est pris n’est plus à prendre. Il va falloir s’accrocher sur le Rocher.
Dans la famille Zidane, Enzo n°10 en herbe, porte le nom de sa mère Véronique Fernandez pour éviter la sur médiatisation. Il a choisi de jouer sous le maillot de la France. L’avenir nous dira s’il deviendra un professionnel de métier. Son frère Luca joue gardien au Real Madrid, section jeunes. Luca est le sosie physique de son père au même âge.
Il ne suffit pas de s’appeler Platini pour devenir footballeur. Aldo jouait au football, son fils Michel a formidablement poursuivit dans ce domaine mais le petit-fils n’a pas chaussé les crampons dans des matchs de L1. Tous les fans des grands joueurs rêvent de voir le nom des géants revenir dans l’actualité du terrain. Youri Djorkaeff est l’un des rares à avoir dépassé son père au niveau palmarès: le fils est devenu Champion du Monde 1998. Le père Jean a eu le bonheur d’être capitaine des Bleus.
De son côté, Thibault Giresse avec l’En Avant de Guingamp a remporté la coupe de France 2014, vingt-huit ans après son père Alain Giresse qui l’avait gagnée avec les Girondins de Bordeaux.
Les fils ou petit-fils de footballeurs doivent insister au maximum. S’ils ont vraiment la passion du football, ils peuvent jouer sans problème. On n’apprend pas à se placer sur le terrain, on n’apprend pas à jouer sans ballon.
On joue au football avec son cerveau. Le pied n’est qu’un instrument.
Il y a une part innée. Ensuite, il faut un bon physique, une bonne santé. Du sérieux. De l’entraînement.
La technique n’est pas donnée à tout le monde. La preuve ? On voit des professionnels très pauvres au niveau technique faire une carrière honorable car ils sont costauds avec un grand mental. On ne voit pas évoluer. Ceux qui ont les pieds carrés les conservent toute leur vie.
Un garçon doué peut se perdre en route en raison de sa paresse.
La chance ? Je n’y crois pas.
Un joueur médiocre le reste.
La chance n’est que la manifestation de la volonté.
Au cinéma, on voit des enfants de vedette reprendre le flambeau mais qui dépasse le père ou la mère. Je n’en vois pas d’ailleurs. Une exception: Jean Renoir, cinéaste, a fait aussi bien que son père génie de la peinture. citons aussi le peu connu le comédien François Simon qui avait autant de charisme que son père, l’immense Michel Simon.
Les vrais enfants de la balle sont dans le football !

[Post dédié aux petits-fils de Maurice Serrus]

Juin 2014
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