Miscellanées à l’usage de gens heureux ou désirant le devenir, par Agnès Michaux et Anton Lenoir (Autrement)

13.03.14

Permalink 08:37:21, Catégories: LITS ET RATURES  

Miscellanées à l’usage de gens heureux ou désirant le devenir, par Agnès Michaux et Anton Lenoir (Autrement)

Personne au monde n’a mieux chanté la joie de vivre que Charles Trenet.

Très belle maquette rouge, noire et blanche pour ce livre qui devrait avoir un beau succès dans une France morose aux abords des élections municipales. Détail amusant : le 20 mars il y a la “Journée du Bonheur"… Une idée de l’ONU. Tout le reste de l’année, c’est quoi ? L’ouvrage rassemble plein de citations qui tournent autour de la notion du bonheur. Alain Delon : « J’ai été programmé pour le succès, pas pour le bonheur. Cela ne va pas ensemble ». Surtout si l’on s’en persuade. Cela me renvoie à l’ami Jules Renard : « Etre heureux ne suffit pas, il faut encore que les autres ne le soient pas ». On peut difficilement égaler ce niveau d’intelligence et d’humour à multiples tranchants.
«Les filles heureuses sont les plus jolies» dixit Audrey Hepburn qui savait de quoi elle parlait. En ce temps, les actrices n’avaient pas pour rivales des journalistes en mal de popularité et encore moins des shampouineuses qui pensent avoir un QI supérieure à celui de Marie Curie. A tout choisir, je préférais les couples Aragon-Triolet, Sartre-Beauvoir que les associations médiatiques des années 2000. Aujourd’hui, on met en avant les présidents de la république et leur chanteuse, leur journaliste ou leur actrice. Nous sommes dans le mythologie Marylin Monroe qui a eu pour mari un sportif, un écrivain et pour amant un président des Etats-Unis. Cela dit, Monroe-Kennedy c’est autre chose que Mr et Mme Michu. De Gaulle n’est pas devenu médiatique parce qu’il couchait par une présentatrice télé.
Le livre d’Agnès Michaux et d’Anton Lenoir fait du bien car il stimule l’esprit. Il est bourré de citations (Camus, Proust, Schweitzer, Kafka, Bertrand Blier…) « On n’est pas orphelin d’avoir perdu père et mère, mais d’avoir perdu l’espoir ». (proverbe malien) Encore que le désespoir se vende aussi. A l’époque d’Il n’y a plus rien, Léo Ferré recherchait déjà des capitaux pour en faire la publicité.

-Miscellanées à l’usage de gens heureux ou désirant le devenir. Par Agnès Michaux et Anton Lenoir. Autrement, 139 p., 12 €

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