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25.10.13

Permalien 12:18:34, Catégories: THE RED DEVILS, FOOT FRANCHOUILLARD, GRAND MONSIEUR  

Absous par la FFF, Patrice Evra sera titulaire contre l'Ukraine

Beaucoup de blablateurs vont hurler: “Et pourquoi alors Nasri a été suspendu ?". La caravane aboie quand le Red Devil passe. Evra n’a jamais demandé le Ballon d’Or mais celui qui a été révélé par l’OGCNice a joué dans l’EDF de Domenech, de Blanc et de Deschamps. Cela prouve que le capitaine de MU est le meilleur français au poste de défenseur latéral gauche.

C’est bien la première fois que je me fais le relais de la FFF.
Cela fait plaisir de voir que l’on soutienne un joueur dont d’aucuns se moquent parce qu’il n’est pas un dialecticien sorti de l’ENA.
Patrice Evra est un footballeur qui provient du football de la rue et non pas d’un centre de formation où l’on calibre les joueurs au risque d’anéantir toute leur spontanéité.
Evra s’est forgé à la sueur de son front, et son football est à l’image de son caractère.
C’est un guerrier qui ne s’avoue jamais battu. Il donne tout pendant 90 minutes et plus, jamais économe de ses efforts.
Il compense son déficit technique par une combattivité de chaque instant.
Il incarne le défenseur moderne qui monte sans cesse soutenir ses attaquants.
Dans les incessants duels qu’il dispute, le joueur en ressort jamais blessé, ce qui prouve une très grande intelligence dans ses assauts.
Au fil des ans, il a corrigé son défaut de monter et de centrer à l’aveugle. Exemple, lors de ses récents matchs d’octobre 2103: contre la Finlande, sa percée provoqua le 3e but français, et son pressing contre la Real Sociedad a permis à Rooney d’être à l’origine de l’unique but du match de C1 de MU qui fut un auto-goal.
“Ce n’est pas facile de remplacer Evra", a dit souvent le joueur de lui-même. Il a 100 % raison. Ceux qui essayent de prendre sa place ne s’imposent jamais.
La force d’Evra est d’afficher un énorme mental. L’entendre parler à la 3e personne n’est pas un manque de motivation. C’est la preuve qu’il aime jouer en ayant une énorme pression car cela lui permet de ne pas perdre sa concentration.
Un de ceux qui ne cessent pas de minimiser son talent en disant qu’il “fait une grande carrière avec peu de moyens” ferait bien de changer son fusil d’épaule.
Il y a d’autres gens à chambrer que Patrice Evra qui est l’un des meilleurs défenseurs de son temps.
Le fait qu’il soit le capitaine de MU quand il y a sur le terrain Ryan Giggs suffit à montrer le niveau de son importance à Man United où personne n’est titulaire s’il n’a pas un très talent à son poste.

Communiqué de la FFF:

“Le Président de la Fédération Française de Football et le sélectionneur national ont reçu jeudi 24 octobre Patrice Evra afin d’entendre ses explications sur ses déclarations à TF1 au soir de France-Finlande et visant quatre consultants de l’audiovisuel.
Noël le Graët et Didier Deschamps, ont, de nouveau, signifié devant le joueur leur désaccord formel quant à certains termes employés et à l’opportunité de ce règlement de comptes personnel à l’approche d’une échéance capitale.
Patrice Evra, pour sa part, a tenu à redire, en préambule, son attachement à l’Equipe de France et son amour du maillot bleu, se défendant d’avoir voulu nuire, de quelque manière que ce soit, à l’image de la sélection nationale ou du football français.
Patrice Evra a fait valoir que, si le moment était effectivement mal choisi, et l’emploi de certains mots déplacé, l’acharnement dont il estimait être la victime de la part des personnes visées était une réalité dont avait eu à souffrir sa famille. Ce qui pouvait expliquer, à défaut de le justifier, qu’il ait fini par craquer au terme d’une longue interview habilement menée pour le pousser à bout et le faire sortir de ses gonds.
Dans ces conditions, et au-delà des problèmes de personnes, tenant compte des explications fournies, du regret manifesté par le joueur sur la forme employée et dans la perspective de deux matchs décisifs pour l’avenir du football français, le Président Noël Le Graët décide que Patrice Evra reste à la disposition du sélectionneur national.”

Van Gogh, de Steven Naifeh et Gregory White Smith (Flammarion)

1231 pages. Un pavé. Une somme mais en aucun cas indigeste.
Imprimé sur un impeccable papier quasi bible, style La Pléiade, cet ouvrage se lit comme un roman, loin des études fastidieuses. On le dit souvent mais là c’est vrai. Roman, la vie de van Gogh l’est assurément. D’ailleurs le livre ne comporte aucun titre à part le nom du peintre. Même pas son prénom ! Ce qui est un paradoxe car le peintre signait souvent Vincent, oui son simple prénom comme par signe d’humilité. Il faut dire que de son vivant, des gens qui avaient échangés quelque chose contre ses toiles se servaient de celles-ci pour par exemple reboucher un trou dans le grillage du poulailler.
Le parcours de Vincent van Gogh est si exceptionnel qu’on peut se dispenser de le résumer dans un titre ou sous-titre.
L’ensemble est divisé en trois parties : les années de jeunesse (1853-1880), les années hollandaises (1880-1886) et les années françaises (1886-1890). Chez Vincent van Gogh tout est excessif : ses colères, ses chagrins, sa boulimie créatrice. Les génies ne font rien comme les autres et c’est pour cela qu’ils se démarquent tant des troupeaux du commun des mortels.
Van Gogh était le contraire du fou qu’on raconte parfois. Ces tableaux sont des construits géométriques sans l’air d’y paraître. Il suffit de lire ses lettres à son frère pour apprendre à mieux connaître Vincent van Gogh qui s’exprime toujours d’une manière claire. Sa soif d’absolu avait besoin de vivre de grandes émotions. Il s’arrachait du réel pour mieux le transcrire sur la toile.
Comme tous les grands peintres c’était un immense dessinateur. Le dessin ne supporte pas l’a peu-près, il faut une main ferme pour capter en quelques traits toute la magie d’une personne, d’un paysage ou d’un objet. Qu’il peigne un voisin, un ami, un mécène, une chaussure ou une chaise, Van gogh ne triche pas. Sa passion pour son art était si intense qu’il ne pouvait pas vivre sans cette quête incessante de capter son environnement dans une lutte sans merci avec la vérité, celle qu’il voyait et qu’il voulait retranscrire avec son crayon ou ses pinceaux.
A l’inverse de Gauguin, il n’a jamais eu de période d’accalmie. Son ami a pu partir sur une île pour vivre loin de la civilisation qui le fatiguait alors que van Gogh lui n’a jamais été tendre envers lui-même, se menant la vie dure, très dure même.
Le livre raconte dans le menu détail le rapport répulsion-attraction qui liait les deux frères Vincent et Théo, le peintre et le marchand de tableaux… Quel couple infernal ! Dès que Théo a une liaison amoureuse, Vincent se croit abandonné. On imagine le frère quand Vincent était interné suite à des « comportements étranges ».
Oubliant de manger, Vincent délirait quand il buvait trop. L’écorché vif voulait vivre comme Don Quichotte qui avait «un cœur exceptionnellement bon ». Victime d’hallucitations, Vincent était hanté par des fantômes au cours de graves grises d’angoisse. Il fait penser à Maupassant qui avait rendez-vous avec lui-même quand il rentrait chez lui.
Le livre laisse entrevoir un attachant Vincent van Gogh. On partage son quotidien comme si nous étions avec lui, à Arles ou à Montmartre. Les deux auteurs ont restitué tout ce qui a disparu sauf les tableaux dont certains sont reproduits dans les deux cahiers photos. Les autoportraits de Vincent sont, avec ceux de Rembrandt, les plus grands corps-à-corps avec la peinture dans l’Histoire picturale. Tous deux étaient néerlandais.

-Van Gogh
De Steven Naifeh et Gregory White Smith
Traduit de l’anglais (Etat-Unis) par Isabelle D. Taudière avec la collaboration de Lucile Débrosse
Flammarion, 1231 p., 39 €

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