Colette, la passion du vin, de Bernard Lonjon (Editions du Moment)

09.09.13

Permalink 08:42:18, Catégories: LITS ET RATURES, GRANDE DAME  

Colette, la passion du vin, de Bernard Lonjon (Editions du Moment)

Colette est inépuisable.
Nègre de Willy, danseuse nue, écrivain en majesté, auteur hyper populaire, éditrice de Bove et Soupault, couturière, cuisinière, bisexuelle, mère de famille…
Ce livre met en lumière son goût pour le vin qu’elle dégustait avec infiniment de talent car peu de gens savent boire. D’aucuns cherchent des cendres d’une grande dame pour les transporter au Panthéon. Sont-ils aveugles ? Colette est la plus grande amoureuse de la vie des lettres françaises.
«Chacune de ses amours est liée à une région. La Puissaye et la Bourgogne de ses parents et de son enfance. Le Jura de son premier mari Willy. La Bretagne de son amante Missy. La Corrèze de son second mari Henry de Jouvenel. La Provence de son dernier mari, Maurice Goudeket, et enfin, le Beaujolais de ses amis Madeleine et Jean Guillermet ». Voilà ce qu’en dit son actuel biographe qui a choisi de souligner le côté bonne vivante de Colette. Avez-vous déjà entendu parler l’écrivain ? Elle a une belle voix de paysanne si loin des salonnardes prétentieuses. Colette n’avait pas besoin de tenir salon elle faisait la pluie et le beau temps à l’Académie Goncourt. Elle fut une femme de pouvoir dans un monde d’hommes. Ces messieurs détenaient toutes les manettes et faisaient ce qu’ils voulaient. Colette a plus fait pour la condition féminine que toutes ces icônes récupérées par les médias qui les ont fabriquées.
Son goût pour le bon vin lui a été inculqué par son père alors qu’elle n’avait que trois ans . Il vaut mieux éduquer ses enfants en bas âge que les laisser la bride sur le coup victime des modes idiotes. Hélas ! tous les enfants n’ont pas l’intelligence de Colette. Le vin rouge cela fait sourire les défoncés au shit.
Ce qui est magnifique chez Colette c’est qu’elle n’a jamais perdu sa féminité. Face à nombre de femmes qui sont des leaders d’entreprise on a envie de dire : «Bonjour, Monsieur… ».
Quand on lit le livre de Bernard Lonjon, on regrette de ne pas pouvoir trinquer avec elle au Palais Royal à quelques mètres de ses amis Jean Cocteau et Emmanuel Berl qui, se donnaient rendez-vous au Grand Véfour, chez Raymond Oliver.
Un jour Berl dit a Colette:
-"Savez-vous que vous êtes l’écrivain favori des Français ?”
La grande dame répondit:
-"Oui, je sais".
Berl fut frappé par la réponse formulée sans aucune forfanterie.

Colette, la passion du vin
de Bernard Lonjon
(Editions du Moment, 180 p., 17, 95 €)

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