Archives pour: Mai 2013

31.05.13

Permalien 18:13:31, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR  

Les manœuvres d’automne (Bartillat), et Le grand coucher (Table Ronde), de Guy Dupré

Guy Dupré est un être rare qui se fait rare. Il écrit peu mais très bien. De son vivant, il en impose comme un classique qui ne vieillira jamais. Ses phrases sont insérées dans un mur de vieills pierres. Elles sont indestructibles. On relit toujours plusieurs fois ce qu’écrit Dupré car tout ce qu’il couche sur le papier est bien tourné. On revient en arrière pour revivre ce qu’on vient de lire. Dupré est un écrivain pour Happy few car la population devient de plus en plus idiote, ne vivant plus qu’au rythme des médias de masse. On est passé de la NFR aux émissions débiles qui invitent des idiotes- très loin de Brigitte Bardot qui fut une Marie Curie de la sensualité à côté de ses écoeurants sacs d’os siliconés. En 2013, chaque bimbo boudin fait office de morback telévisuel: soit laide et ta gueule ! On comprend que Guy Dupré fuit l’idiot-visuel.
L’écrivain parle du temps passé comme si c’était du présent. Il est toujours au coeur dans ce qu’il écrit. Il nous parle aussi bien de Zola que des tranchées, d’Alain-Fournier que de Maurras… Voilà un échantillon de la prose de Dupré : «Dans un meurtre de salut public comme à l’opéra, ce sont rarement les ténors et les basses qui écrivent les partitions », écrit-il dans Le grand coucher. Simple et efficace. Quand il parle de quelque chose ce qu’il dit peut s’appliquer à autre chose. Sa forme reste dans notre esprit comme un beau paysage s’imprime dans notre tête. On craint d’arriver aux dernières pages , tel le voyageur qui ne veut pas que le voyage s’arrête à la gare.
Guy Dupré, écrivain-écrivain dans un monde d’auteurs de bouquins, fait revivre Sunsiaré qui occupait la place du mort dans l’Aston Martin qui fut en fait le cercueil de Roger Nimier et de Sunsiaré de Larcône. Dupré nous plonge dans le doute quand il rappelle que Blondin était persuadé que Nimier n’était pas au volant de l’accident. Alors est-ce Sunsiaré qui conduisait ? La certitude de Blondin provient que l’ami désespéré face à la mort de son frère des Lettres est certain que Nimier n’aurait jamais pris le risque d’abîmer son bolide. Juste après la mort de Nimier, Guy Dupré reçut une lettre du disparu qui lui annonçait un changement d’adresse. Il ne savait pas si bien dire. Sous la plume de Dupré ressurgissent Brasillach, Drieu et Desnos. Toute une époque. Mieux, une patrie.
De Sunsiaré, il dit : « Elle aimait les randonnées dans les quartiers du sud-est parisien, les forêts dans la nuit, les offrandes aux divinités de l’anti-Hasard, mais aussi la vérité et toute vérité qui venait de l’âme ». Et puis : « Sunsiaré est peut-être morte de n’avoir pas été vue». Dupré, lui, l’a vue. Comme le reste. L’écrivain dit que ceux qui sont morts aux abords de la quarantaine au lieu de finir à « quatre pattes, sous l’uniforme coupolard » n’y ont peut-être pas perdu au change.

-Les manœuvres d’automne, de Guy Dupré, Omnia/ Bartillat, 243 p., 15 €
-Le grand coucher, de Guy Dupré, la petite vermillon/ La Table Ronde, 283 p., 8, 70 €

Permalien 11:28:23, Catégories: GRANDE DAME, HENDRIXEMENT  

La chanteuse GiedRé est dans la lignée de Vian, Brassens et Lapointe

Pas encore assez médiatisée, GiedRé a déjà son public. Il suffit de voir ses dates de “tournantes".

“GiedRé, de son vrai nom Giedrė Barauskaitė, est une auteur-compositeur-interprète humoriste franco-lituanienne née le 23 octobre 1985 à Vilnius.”
Pour faire court la première ligne de Wikipédia dit tout.
GiedRé doit se prononcer Guiédré.
Ses textes sont très forts car ils abordent des sujets tabous.
Elle les chante délicieusement sans forcer le trait, à l’opposé des chanteurs engagés, comme l’on dit.
GiedRé prend un malin plaisir à s’habiller genre nunuche mais son aspect n’en devient que plus fin.
Talent d’auteur. Talent de chanteuse.
Elle a un sourire et des yeux qui contribuent à lui donner une très grande présence.
Pour ne rien gâter, elle a une jolie voix !
Ses textes la situent dans la lignée des grands réfractaires qui aiment les gens.
Vian, pour le côté iconoclaste.
Brassens, pour le côté révolutionnaire pacifiste.
Lapointe, pour l’humour à triple sens.

http://www.giedre.fr/

Ses prochains concerts qu’elle appelle des tournantes:

30 Mai : EVReuX - L’aBoRDaGe
31 Mai : LoNDReS - L’iNSTiTuT FRaNCaiS
14 JuiN : SaiNT JeaN De La RueLLe - Le GRaND uNiSSoN
15 JuiN : MoRGeS - FesTiVaL sous RiRe
22 JuiN : MoNTHeY - FêTe De La MuSiQue
6 JuiLLeT : AlBi - FeSTiVaL PauSe GuiTaRe
18 JuiLLeT : SPa - FeSTiVal LeS FRanCoFoLieS
19 JuiLLeT : aiX eN oTHe - FeSTiVaL eN oTHe eT eN…
20 JuiLLeT : BRiVe - BRiVe PLaGe FeSTiVaL
26 JuiLLeT : SumeNe - FesSTiVaL LeS TRaNSeS CéVeNoLeS
04 aoûT : RonQuièReS - FeSTiVaL de RonQuièReS
17 aoûT : BRuXeLLeS - BRuXeLLeS SuMMeR FeSTiVaL
30 aoûT : SiecQ - La MoTTe au FéeS
31 aoûT : BRéaL - FeSTiVaL du Roi aRTHuR
13 SePTeMBRe : NaMuR - FêTeS De WaLLoNieS
9 NoVeMBRe : NaNTes - La BouCHe D’aiR
27 NoVeMBRe : TouLouSe - Le BiKiNi

[Post dédié à Bernard Droguet]

30.05.13

Permalien 18:22:16, Catégories: LE GYM E BASTA, GRAND MONSIEUR  

Le Niçois Lloris, capitaine de l'équipe de France, tire un grand coup de chapeau à Claude Puel et à l'OGCNice

Hugo Lloris, 5e du championnat d’Angleterre, avec Tottenham, parle de Nice, 4e de L1.
Le capitaine félicite les Aiglons. On le sent toujours très lié au Gym, son club formateur.
Si Nice était Man United, il serait encore Niçois.
Il n’est pas impossible qu’il revienne à Nice dans quelques saisons sans attendre sa fin de carrière.
Pour l’instant il espère que les Aiglons trouveront vite leurs marques dans le nouveau stade afin de ne pas faire comme Lille voire Arsenal qui n’a jamais rien gagné dans son nouveau stade. Et ne parlons pas de Grenoble !
Claude Puel va faire le nécessaire pour que les Aiglons passent bien du Ray à l’Allianz Riviera.

Piaf Trenet, Le diner extraordinaire, de Jacques Pessis (Don Quichotte)

Piaf et Trenet aimaient tous les deux beaucoup Georges Brassens

Charles : «Mon optimisme est communicatif et indomptable. J’ai toujours écarté de ma route tout ce qui peut l’assombrir. Ma mission, finalement, n’est-ce pas de répandre le bonheur, d’offrir aux être ce dont ils ont le plus besoin, un peu de joie et de confiance en eux-mêmes ? Et peut-être le goût de faire, à leur tour, des heureux autour d’eux »
Edith : «Tu es bien humble »
Charles : « Je hais les vaniteux. A mes yeux, ce sont de petites têtes qui n’ont pas les moyens de se payer l’orgueil ».
Voilà un extrait du dialogue imaginaire entre les deux chanteurs d’exception. Au XXe siècle, la France en a eu plusieurs. Ayant vu de nombreuses fois Trenet, Jacques Pessis est passé à l’acte pour écrire une pièce qui fait entendre l’amitié et l’esprit. C’est déjà beaucoup. Tout est vivant, attractif. On décrit souvent Piaf comme une éternelle fleur bleue. Je ne la vois pas de la sorte, et Pessis non plus. C’était une femme au caractère bien trempé, une autodidacte qui savait tout de la vie et pouvait deviner votre personnalité en une poignée de minutes. Elle a toujours aidé les jeunes à se réaliser.
Autre extrait :
Charles : « Brassens m’a dit qu’il l’adorait.» [Il s’agit d’une chanson.]
Edith : « Quel talent, ce Brassens. Ses textes sont des bijoux. »
Charles : « C’est aussi un mélodiste exceptionnel. Ses musiques semblent simples, alors qu’en fait elles sont extrêmement difficiles à construire. C’est un génie. Tu le connais. »
Edith : « A peine. On m’a dit qu’il était assez ours. Il ne voit personne, ou de rares amis très proches ».
Charles : « C’est un timide. Moi non plus je ne le vois jamais, ou presque. Ca ne m’empêche pas de le considérer un peu comme mon fils.»
Tout ça est bien vu. J’ai rencontré une fois Trenet après un enregistrement à la Halle Baltard. “C’était, disait-il, ses adieux à la télévision", une émission avec Drucker. J’étais venu assister au tournage avec Pascal Sevran. Grands moments : il a fallu attendre longtemps avant de débuter l’enregistrement pour des raisons, dirais-je techniques. Une fois lancé, Trenet fut éblouissant comme toujours. A la fin, nous sommes allés dans un café. Le spectacle a continué. Je n’ai pas dit un mot, on ne pouvait que l’écouter. Il a dit: « On parle beaucoup de chansons engagées mais ceux qui les chantent ne sont pas beaucoup engagés par les théâtres… » Au garçon, il a commandé une « Gold » amère… Il nous a dit que Francis Blanche était un artiste bien plus grand qu’on ne le dit. Ca, je le savais. J’avais voulu rencontrer Francis Blanche qui habitait Eze-village mais je l’ai toujours raté. J’ai dû me contenter d’aller sur son tombe.
Jacques Pessis a évité le côté poussif du genre parce qu’il connaît son sujet et qu’il aime Trenet et Piaf. Peut-on ne pas les aimer ? Qui pourrait jouer ses deux monstres sacrées ? Des comédiens inconnus avec un grand talent. Là nous pourrions y croire. Il est impossible de voir incarner des contemporains qu’on a vu vivre. Je n’y croirai pas une seule seconde.

-Piaf Trenet, Le diner extraordinaire
De Jacques Pessis
Don Quichotte, 275 p., 18 , 90 €

29.05.13

Permalien 18:32:02, Catégories: LA MAISON BLANCHE, GRAND MONSIEUR, GRANDE DAME  

Il y a 7 ans, Zidane a raccroché les crampons devant sa famille

Avec le départ de Mourinho, Zidane va avoir un rôle plus important au Real Madrid.
A voir, le très beau document sur la famille de Zidane lors des adieux de leur champion. Une émotion de chaque instant. Une émotion partagée. Le football est grand aussi dans ce registre là.

Le 7 mai 2006, Zidane a joué son dernier match au stade Santiago Bernabeu contre Villarreal (3-3), sous le maillot du Real Madrid.
Tous les socios ont brandi une feuille avec le numéro 5.
Sous les yeux de sa famille, il a inscrit un but de la tête à la 66e minute sur un centre de David Beckham.
En 2013, Zidane va avoir de nouvelles responsabilités au Real Madrid. Un rôle de directeur sportif en attendant d’être coach ?

Permalien 18:04:21, Catégories: LE GYM E BASTA, THE RED DEVILS, GRAND MONSIEUR  

Nice et Man United ont réalisé une très grande saison. Bonnes vacances aux Aiglons et aux Red Devils !

La fête des Niçois après leur 4e place en L1 derrière Paris, Marseille et Lyon. C’est dire que sur ce championnat, Nice est le 4e club du football français.

LE CLASSEMENT FINAL DE LA LIGUE 1 AVEC LE BUDGET DE CHAQUE CLUB:

1 PSG, Ancelotti, 300 M€
2 OM, Baup, 110 M€
3 Lyon, Garde, 145 M€
4 OGCNICE, PUEL, 29 M€
5 St-Etienne, Galtier, 50 M€
6 Lille, Garcia, 100 M€
7 Bordeaux, Gillot, 75 M€
8 Lorient, Gourcuff, 35 M€
9 Montpellier, Girard, 60 M€
10 Toulouse, Casanova, 40 M€
11 Valenciennes, Sanchez, 30 M€
12 Bastia, Hantz, 22 M€
13 Rennes, Antonetti, 50 M€
14 Reims, H. Fournier, 21 M€
15 Sochaux, Hély, 40 M€
16 Evian-Th, Dupraz, 28 M€
17 Ajaccio, Emon, 20 M€
18 Nancy, Gabriel, 38 M€
19 Troyes, Furlan, 19 M€
20 Brest, C. Martins, 27 M€

Toute l’année, les observateurs ont dit que “Man United jouait mal” et résultat final, les Red Devils ont gagné le championnat !

[Post dédié à Claude Puel et à Sir Ferguson]

Permalien 15:15:07, Catégories: LITS ET RATURES, GRANDE DAME  

Journal d'un recommencement, de Sophie Divry (Noir sur Blanc)

Dans tout le vacarme ambiant, cela fait du bien de lire le livre de Sophie Divry que je ne connais ni d’Eve ni d’Adam. C’est son second livre. Désormais je la lirai. Elle a un style clair et net, une belle limpidité loin des facilités du langage branché qui fond comme neige au soleil.
De quoi s’agit-il ? De l’errance calculée d’une jeune fille qui ricoche d’église en église comme d’autres de stade en stade. Sa narratrice aime autant le calme que d’autres le boucan des décibels des concerts inaudibles. Elle cherche ce qu’il y a de sérieux en elle, et cela passe par les visites des églises qui ne forment pas son chemin de croix. Elle n’a rien à se reprocher, à expier et même à espérer. Elle veut ETRE c’est tout.
Si vous commencez par la page 79 pour atteindre le mot final page 81, vous trouverez le livre entièrement condensé, mieux qu’un sommaire. Donc elle va d’église en chapelle, de cathédrale en basilique, à la quête d’un graal intime : le bonheur intérieur au milieu des autres. Rien d’égocentrique, bien au contraire. Celle qui est le contraire d’une grenouille de bénitiers aime la méditation. C’est une championne pour faire le vide et donc le plein de spiritualité. Le vagabondage intelligent est son domaine.
Son regard est bienveillant quand il se pose sur « le peuple de chevrotantes ». Ses amis lui reprochent sa foi, d’être endoctrinée. Ils pestent qu’elle n’ait pas besoin d’eux. Sa cantine de réflexions apaisantes préférée est Saint-Théophile, à Lyon. Elle y a ses repères. Le nombre de prêtres ordonnés en France ne cesse pas de baisser : 1033 en 1950, 461 en 1968 et 83 en 2010. Tout fout le camp pendant que des courants politiques, qui n’ont de religieux que le nom, ratissent large. Un jour, elle décide de prier seule chez elle mais elle n’y parvient pas de manière satisfaisante. Aller à l’office est une habitude qui est devenue un besoin. La narratrice est une sorte de radar qui voit et enregistre tout ce qui est autour d’elle. Ce n’est pas une pratiquante dans le genre mouton de Panurge. Elle aime ressentir la fraternité qui se dégage dans une église. Le rite de la messe dominicale est sa madeleine de Proust.
Ce livre fait son songer aux croyantes qui chaque nuit depuis plus d’un siècle se relayent dans le Sacré-Cœur de Montmartre pour se recueillir devant l’adoration, au-dessus de l’autel, dans la basilique tous feux éteints. Dans la pénombre, on ne voit alors plus que la présence irradiante des gens. Le livre contient cette magie qu’on appelle grâce.

-Journal d’un recommencement
De Sophie Divry
Les Editions Noir sur Blanc, 81 p. , 10 €

28.05.13

Permalien 18:11:29, Catégories: THE RED DEVILS, GRAND MONSIEUR  

Le legs de Sir Ferguson à David Moyes qui entre en fonction à Man United le 1er juillet 2013

L’Histoire de MU va se poursuivre. Pour l’instant, Rooney est dans toutes les campagnes de promotion pour la saison 2013-2014. Le meilleur moyen de faire taire les médias hostiles est de remporter d’emblée le Community Shield. MU en est le favori à 98%. David Moyes va débuter à MU en gagnant un trophée, ce qui fera une grandiose entrée à MU.

Avant de raccrocher les crampons de coach, Sir Alex Ferguson a lancé des jeunes dans l’équipe fanion:
De Gea (goal)
Rafael, Evans, Smalling, Jones (défenseurs)
Cleverley (milieu)
Welbeck, Chicharito (attaquants)

Sir Ferguson a aussi demandé à trois historiques de rester au club: Ryan Gggs (toujours pro), Paul Scholes et Nicky Butt

Manchester United a enregistré le départ du manager adjoint Mike Phelan et de l’entraîneur des gardiens Eric Steele.

Le premier entraînement de MU avec David Moyes aura lieu le 1er juillet

La tournée d’été de MU:
13 juillet 2013, Bangkok/ Singha All Star XI-Man Utd
20 juillet, Sydney/ A-League All Stars-Man Utd
23 juillet, Yokohama/ Yokohama F·Marinos-Man Utd
26 juillet, Osaka/ Cerezo Osaka-Man U
29 juillet, Hong-Kong/ vs Kitcheen FC-MU

Community Shield, à Wembley:
11 août 2013, 16 h
Man U-Wigan

Ribéry est le 26e Français a remporté la C1 depuis 1956

En finale de la C1 2002, Zidane transforma en or un ballon qui au départ est du plomb.

Les grandes nations de football compte le nombre de C1 qu’ont remporté leurs plus grands clubs.
Comme un seul club franças a remporté la C1 -OM 1993- en France, nous ne pouvons compter que le nombre de Français vainqueurs du tropée:

3 fois : 1957, 1958 et 1959 : Raymond Kopa (et 1 finale perdue)

2 fois : 1993 et 1996 : Didier Deschamps (et 2 finales)
1993 et 1994 : Marcel Desailly (et 1 finale)
1998 et 2000 : Christian Karembeu
2009 et 2011 : Éric Abidal

1 fois : 2008 : Patrice Évra (et 3 finales)
1993 : Jocelyn Angloma (et 2 finales)
2002 : Zinédine Zidane (et 2 finales)
2013 : Franck Ribéry (et 1 finale, + 1 autre non jouée)
1985 : Michel Platini (et 1 finale)
1993 : Éric Di Meco et Basile Boli (et 1 finale)
2006 : Ludovic Giuly (et 1 finale)
2001 : Bixente Lizarazu (et 1 finale non jouée par blessure)
1993 : Fabien Barthez, Franck Sauzée, Jean-Jacques Eydelie, Jean-Philippe Durand, et Jean-Christophe Thomas
2000 : Nicolas Anelka
2001 : Willy Sagnol
2002 : Claude Makélélé
2005 : Djibril Cissé
2009 : Éric Abidal et Thierry Henry (et 1 finale)
2012 : Florent Malouda

Permalien 09:28:58, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR, GRANDE DAME  

Francis Scott Fitzgerald: Des livres et une Rolls (Grasset),Tous les jeunes gens tristes (L'Imaginaire), et Le garçon riche et autres nouvelles (Folio)

Inédit, lit-on sur la couverture. Il s’agit en fait d’une suite d’articles sur Francis Scott Fitzgerald émaillés de propos recueillis de l’Américain. Le livre est fort bien présenté: sublime jaquette avec une photo noir et blanc du mythique couple, Francis S.F.-Zelda avec leur fille en bas âge. Qui peut résister à cette image de Bonnie and Clyde de la littérature américaine ? Pas moi. En 1920, Heywood Broun demande à Fitzgerald combien de temps a-t-il mis pour écrire L’Envers du Paradis. Il répondit du tac au tac : «Pour l’écrire trois mois. Pour le concevoir, trois minutes. Pour recueillir toutes les données qui s’y trouvent, toute ma vie » Ah ! si tous les écrivains pouvaient répondre de manière aussi fine. Toujours dans cet entretien, il dit : « Par style, je veux parler de couleur».
Page 117, le clou du livre : l’interview par B.F. Wilson pour le Metropolitan Magazine du 5 novembre 1923, en présence de Zelda. C’est elle qui déclare à propos de son écrivain de mari : « Il est loufoque sur le sujet des femmes. Il déclare que toutes les femmes de plus de trente-cinq ans devraient être tuées. » Fitzgerald précise qu’il parle des épouses qui réclament toujours plus à leur mari alors qu’elles ne fichent rien de leurs dix doigts. Le journaliste quitte le jeune couple conquis, dit de Zelda qu’elle « est la plus jolie jeune épouse qu’il puisse échoir à tout homme». Il signale aussi la beauté du bébé du foyer, «Scotty». Ce B.F. Wilson était un très bon journaliste car en avril 1924, il revint auprès du romancier pour obtenir cette confidence : « J’aimerais avoir une immense quantité d’argent pour acheter tous les livres que je veux et une Rolls».
Gilmore Millen, en janvier 1927, désigne F.S.F. porte-parole de la jeunesse à l’époque du jazz. Au même journaliste, il confie une liste d’écrivains qu’il adore : Oscar Wilde, H.G.Wells, Nietzsche, Dostoïevski et Oswald Spengler. Parmi ses confrères américains, aime : Hemingway, Faulkner, Dos Passos, et Thornton Wllder. Tout le livre d’entretiens est sur ton feutré qui fait remonter d’innombrables séquences qui sont sauvées désormais de l’oubli le plus profond.
Avec le recueil de nouvelles Tous les jeunes gens tristes on retrouve la prose du romancier avec sa thématique habituelle : affres d’un couple dont les protagonistes sont aussi profonds qu’une flaque d’eau dans le désert, le fric à tous les étages de la société qui bat de l’aile, les psychotiques avec vue sur l’échec social, l’infect arrivisme… Dans l’édition Folio-bilingue titrée Garçon riche on retrouve trois nouvelles du volume de l’Imaginaire : “The Rich Boy", “Winter Dreams” et “Absolution". Fitzgerald, le magnifique.

-Des livres et une Rolls
De Francis Scott Fitzgerald
Préface de Charles Dantzig
Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Guillaume Villeneuve
Grasset, 218 p., 17 €

-Tous les jeunes gens tristes
De F. S. Fitzgerald
Traduction de Philippe Jaworski
L’Imaginaire/ Gallimard, 297 p.,10 €

-Le garçon riche et autres nouvelles
Edition bilingue
De F. S. Fitzgerald
Traduction de Philippe Jaworski
Folio bilingue/ Gallimard, 279 p. , 6,95 €

27.05.13

Comment voulez-vous que je l’oublie… Madeleine et Léo Ferré 1950-1973 , d'Annie Butor (Phébus)

Chanson magistrale d’un géant de la scène du xxe siècle. A une époque de ma vie, j’écoutais en permanence Léo Ferré. Ce fut une grande époque. Il m’a aidé. Et je ne suis pas le seul dans ce cas. Ses chansons résistent au temps.

Il s’agit d’un texte écrit par l’ex belle-fille de Léo Ferré, c’est-à-dire la fille de son ex femme Madeleine Rabereau. Autant on peut écrire «ex femme» autant j’ai plus de mal à écrire « ex belle-fille » car le lien entre Léo Ferré a été établi quand Annie Butor, l’auteur avait cinq ans, en 1950. Un lien très cruel à casser, même après le divorce de son beau-père d’autant plus quand il s’appelle Léo Ferré.
Ce livre n’est pas un réquisitoire contre l’auteur d’Avec le temps, même si dès les premières pages, Annie Butor, signale que pour des « raisons juridiques », certaines lettres de Ferré qu’elle a reçues ne peuvent pas être publiées. Des lettres écrites pendant 25 ans. Y a-t-il quelques horreurs dedans ? Non, en fait. Nous sommes tout simplement dans le domaine de la succession liée à l’héritage du chanteur. Léo Ferré a eu plusieurs amours dans sa vie. Alors comme dans toutes les autres familles, c’est toujours les héritiers de la dernière étape de la vie sentimentale qui ont souvent le dernier mot. Tout cela ne concerne pas les lecteurs, ni les admirateurs de l’artiste Léo Ferré qui n’appartient à personne. Une chose est certaine, on n’aura pas à faire subir à la dépouille, de l’un des cinq plus grands auteurs-compositeurs-interprètes de la France du XXe, ce que l’on a fait subir à un chanteur-comédien qu’on exhuma pour savoir s’il était le père d’une jeune femme qui lui ressemblait.
De 1950 à 1968, Madeleine et Léo ont mené une vie de couple avec plus de hauts que de bas. Ils ont traversé de longues périodes de vaches enragées avec des fins de mois qui durent 30 jours dans des lieux peu confortables voire pas du tout. Annie Butor était aux premières loges avec des yeux d’enfant, puis de jeune fille et de jeune femme. Le trio mangeait quasiment tous les jours des spaghettis, n’oublions pas que Leo Ferré est né à Monaco à quelques mètres de l’Italie. Parmi les bons côtés, Annie Butor voit la naissance sous ses yeux de quelques chefs d’œuvre. La narratrice qui rassemble ses souvenirs ne peut pas être suspectée de vouloir desservir la mémoire de Léo Ferré puisqu’elle nous confie que sa mère considérait Ferré comme un « génie » (p. 30). Annie Butor écrit noir sur blanc : « Je n’étais pas inconditionnelle, mais je l’aimais tellement ! » (p. 76)
Le livre nous apprend donc le rôle déterminant de Madeleine Rabereau qui a contribué à rendre papillon la chrysalide, allant jusqu’à intervenir sur certaines chansons, si l’on croit tout ce que sa fille écrit. (p. 68) Des confidences sulfureuses? Ce passage quand la belle-fille a 16 ans et le beau-père, 40 ans : «Je sentais chez lui des désirs refoulés ( …) Je n’ai pas voulu. » (p. 129) «La Jolie Môme» c’est elle. Annie Butor peut s’enorgueillir d’être à l’origine de la naissance d’une des plus belles chansons du répertoire français. Ce n’est pas un mince bonheur. Le thème de la Lolita ne donne pas toujours des œuvres d’art. Le plus souvent cela se termine devant la brigade des mœurs.
Dans le livre, on apprend aussi les mesquineries qui brouillèrent André Breton et Ferré. De ce passage, je retiens surtout les allées et venues dans la salle des ventes de Drouot où Breton emmenait Madeleine pour lui montrer comment acheter quelques trouvailles picturales ou autres. Dire que d’aucuns osent dire que Breton n’était pas un collectionneur ! Un autre surréaliste fut aux petits oignons avec Ferré car celui-ci lui rapporte des droits d’auteur en rendant plus accessible ses poèmes de haut parage que Madeleine malaxait à sa guise. Aragon ne disait pas non dès lors qu’Elsa disait oui. Annie Butor fait un excellent portait d’Aragon plus juste que celui de ses thuriféraires.
D’aucuns seront surpris que Léo Ferré bénéficia de l’aide du Prince Rainier. Moi pas. Le chef de la principauté était très attentif à ses sujets et il avait très bon goût. Il suffit de se référer à sa femme, Grace Kelly pour le constater. Il aimait tous les arts, y compris le sport. Il collectionnait les voitures, tenait beaucoup au Grand Prix de F1 de Monaco et il a construit un très grand club de football, l’ASM. Rainier mit l’Opéra Garnier de Monaco à la disposition du musicien qu’il ne voyait pas du tout comme un simple chanteur de variétés. Son Altesse Sérénissime Rainier III se rendit dans le modeste logement de Ferré pour faire sa proposition honorifique qui fut acceptée. En 1954, Ferré créa La Chanson du mal-aimé à l’Opéra de sa ville natale qui est aussi un pays. A propos de paradis fiscal, Annie Butor écrit que Léo Ferré «créera des sociétés, imaginera des écrans, aura toujours manifesté un goût affirmé pour la Suisse».
Annie Butor défend à sa manière la mémoire de Ferré quand elle note que l’artiste «a toujours interdit que son nom soit associé à une quelconque publicité commerciale». Elle précise cela en référence à la pub de sardines qui se sert de «C’est extra» en fond sonore. Il ne faut s’étonner de rien quand on voit qu’une bagnole s’appelle Picasso. Si au moins elle avait les phares sur le toit, mais non elle est très conventionnelle. A rayon des chanteurs qu’aimait Léo Ferré, il y a Brassens, Bécaud et Trenet. Des chanteuses ? Catherine Sauvage en tête de liste, et puis Renée Lebas, Germaine Montero, Colette Renard, Patachou …
Au plan privé, tout se gâta avec l’arrivée dans la famille Ferré d’un singe, la dénommée Pépé. Le dresseur qui leur céda « cette bébé chimpanzé » leur confia « avoir divorcé trois fois” à cause des singes. « Il faut que le singe sache qui est le maître sinon vous allez au désastre… » Il précisa que cet animal mesurera un jour un mètre vingt avec une force de « huit hommes ». Pépée sera un long moment l’enfant que le couple n’a pas eu. Le couple laissa le singe en toute liberté. Pépée prit la place que leur trois Saint-Bernard n’avaient jamais prise. Devenue une jeune femme, Annie Butor choisit de partir habiter chez son père qui fut toujours correct avec elle. Léo Ferré vécut ce départ comme une trahison. Elle dut revenir au bercail car sa mère ne pouvait pas vivre sans sa fille. Dans la préface, Benoîte Groult, rappelle que Paul Guimard dira qu’avec tout ce qu’elle a traversé, Annie Butor aurait dû finir en asile ! Elle a été très costaud mentalement au milieu d’une vrai ménagerie, une arche de Noé à la dérive avec des chefs de bords alcoolisés. Pépée alla jusqu’à agresser Annie Butor, « sa seu-sœur ». Avec le temps Pépée était devenue « une garce méchante».
Quand Pépée fut une malade incurable, Madeleine la fit abattre, à contre cœur. Je crois cette version et non plus celle qui consiste à dire que c’est une femme délaissée qui supprima l’animal pour faire mal au chanteur qui avait déserté le domicile le 29 mars 1968. L’année la contestation pour ainsi dire mondiale. «Le monstre sacré de la chanson pouvait être un monstre tout court ». (p. 192) Madeleine est morte le 24 mai 1993. Léo, lui, mourut le 14 juillet 1993. Il n’a jamais su que Madeleine avait disparue. Elle, non plus, n’a donc pas su que Ferré était mort… Une double façon de rester éternelle. Annie Butor a bien fait de donner sa version des faits. Léo n’était pas n’importe qui. Les parents d’Annie Butor non plus. La perdante du livre c’est Pépée. Jamais je n’aurais un singe chez moi.

-Comment voulez-vous que je l’oublie… Madeleine et Léo Ferré 1950-1973
D’Annie Butor
Préface de Benoîte Groult
Avec un très émouvant double cahier de photos inédites de famille.
Phébus, 208 p. , 17 €

A voir:
http://www.youtube.com/watch?v=DP9tT_i0tMU

Permalien 17:12:20, Catégories: LE GYM E BASTA, GRAND MONSIEUR  

Le derby de la Côte d'Azur OGCNice-AS MONACO de retour en L1

Nice, 4e devant Lille et Saint-Etienne.
Nice, évoluera bientôt dans son nouveau stade.
Nice, engagée dans la compétition européenne avec vue sur la C1.
L’autre grande nouvelle: c’est le retour du derby de la Côte d’Azur.
Une saison sans Nice-Monaco et Monaco-Nice ce n’est pas tout à fait une vraie saison.
On va entendre derechef les paroles de Menica Rondelly dans le Stade Louis II.

[Post dédié à Vic Nurenberg, Francis Isnard et à Guy Cauvin]

L'Affaire Jean Moulin. Trahison ou complot ? de Jacques Gelin (Gallimard)

La plus belle oraison funèbre de Malraux, celle pour Jean Moulin

Pour célébrer la première réunion en séance plénière du CNR qui eut lieu à Paris, rue du Four, le 27 mai 1943, il y eu plusieurs événement en 2013, soixante-dix ans après dont Alias Caracalla, au coeur de la Résistance le téléfilm sur FR3. Le second volet fut aussi émouvant que le premier et c’est avec un pincement au coeur que j’ai vu s’achever cette réussite totale tant je m’étais attaché à “ces” Cordier et Moulin grâce aux acteurs qui les interprêtaient. A la fin du téléfilm, le vrai Daniel Cordier surgit de l’ombre pour nous dire que Jean Moulin a hanté toute notre vie. Si Cordier a atteint le grand âge c’est parce qu’il doit vivre pour deux: lui et son ami Rex. Ce duo reste l’une des plus grandes amitiés contemporaines. Magnifique de bout en bout.
Au même moment paraît en librairies L’Affaire Jean Moulin, trahison ou complot de Jacques Gelin. Nouvelles pièces portées contre ceux qui racontent n’importe quoi sur le chef de la résistance en France. Dire que Jean Moulin était en fait un agent de Moscou c’est une contre-verité absolue. En plus des Allemands et des collabos, Moulin a dû en plus se défendre des résistants qui cherchaient le pouvoir par ce biais là. N’est pas Charles de Gaulle qui veut ! Non, Jean Moulin n’était pas un sous-marin du communisme, un “cryptocommuniste” comme ils disaient, “c’est-à-dire un homme partageant les idées des communistes et désireux de les servir” sans pour autant adhérer à tout ce que dit le PC. Ni communiste, ni compagnon de route. Jean Moulin était un démocrate qui voulait vivre en bonne fraternité. Pas besoin d’être communiste pour ça. Jean Moulin été victime à la fois d’un complot et d’une trahison. Quelqu’un l’a livré aux nazis. Son arrestation ne résulte pas d’un hasardeux concours de circonstances. En gros les allemands ont libéré un résistant contre des renseignements sur Moulin pour le localiser. Je conseille de lire le livre de Jean Gelin pour mettre des noms sur ce que dis. Les huit chapitres se lisent comme s’il s’agissait d’un polar politique, sauf qu’ici tout est vrai. Moulin était un artiste qui est devenu un héros car l’actualité l’a forcé à abandonner la fiction- par le biais de la peinture- parce que le réel lui dicta l’ordre de défendre son idée de la liberté dans la vie de tous les jours et non par sur la toile de peinture.

-L’Affaire Jean Moulin, trahison ou complot
De Jacques Gelin
Gallimard, 595 p., 24,90 €

26.05.13

Alias Caracalla, au coeur de la Résistance, d'après Daniel Cordier, France 3: 25 et 26 mai 2013, à 20h45.

J’ai regardé le premier volet du téléfilm diffusé hélas! pendant la finale de la C1. Je n’ai vu que le dernier quart d’heure du match car je n’ai pas pu mettre en balance un match de football avec un téléfilm sur de véritables héros. Je n’ai pas pu m’empêcher de penser que d’un côté on avait un téléfilm sur la guerre contre l’Allemagne et de l’autre une finale de C1 100% allemande! Le téléfilm, une grande réussite, est essentiellement basée sur le jeu des acteurs, tous excellents. Très bonne orientation car les reconstitutions ne peuvent jamais éviter l’écueil du décor en papier mâché. Mention spéciale à Eric Caravaca (Rex/ Jean Moulin) et à Jules Sadoughi (Alain /Daniel Cordier). J’attendais leur première rencontre: elle fut très forte. Jules Sadoughi incarne parfaitement la jeunesse portée par l’admiration et surtout la fougue, mélange de courage et d’inconscience. Eric Caravaca, lui, a une grandiose force intérieure. Il n’a pas le physique de Moulin. Il a mieux: son âme, sa lumière, sa dimension spirituelle, sa vérité. Que cela fait du bien de voir ce téléfilm à une époque où les médias ne parlent que de ceux qui n’aiment pas la France. Personne ne doit détruire les valeurs de Jean Moulin. Soyons vigilants, pour honorer sa mémoire, chaque seconde qui passe.

Alias Caracalla, au coeur de la Résistance
25 et 26 mai 2013, à 20h45, sur France 3
Avant-première au théâtre antique de Fourvière le 24 mai

D’après l’oeuvre de Daniel Cordier (93 ans), Alias Caracalla (Editions Gallimard, 2009), le téléfilm en deux parties (2 x 90 mn), réalisé par Alain Tasma, avec Jules Sadoughi et Eric Caravaca, coproduit par France 3, Arte et Siècle Productions (Georges-Marc Benamou, fasciné par la Résistance depuis son adolescence niçoise) a été tourné à Lyon en novembre 2012. Il est diffusé à l’occasion du 70e anniversaire de l’unification de la Résistance et de l’arrestation de Jean Moulin.
Le réalisateur a eu le bonheur de bénéficier du regard historique de Daniel Cordier.
Daniel Cordier a 20 ans, le 17 juin 1940, lorsque le maréchal Pétain demande l’armistice. Ecoeuré, il part à Londres rejoindre la Légion du général De Gaulle pour entrer dans les services secrets de la France Libre. Parachuté à Lyon il doit remettre l’argent de la Résistance au représentant de De Gaulle en zone libre, Rex, l’un des noms de guerre de Jean Moulin. Rex lui demande alors de devenir son bras droit.
En zone sud, la plupart des réseaux de Résistance s’opposent à Rex. Daniel Cordier découvre un «noeud de vipères» avec un énorme enjeu politique. Pour asseoir l’autorité de De Gaulle, peu aidé par les Alliés, Rex crée génialement le Conseil de la Résistance qui regroupe tous les mouvements, les partis politiques démocratiques et résistants.
En pleine guerre, Jean Moulin initie Cordier à la peinture. Grandiose amitié !
Ancien Camelot du roi, antisémite déclaré, Daniel Cordier change d’avis au contact de l’intellgence incarnée par Moulin. Quand il verra pour la première fois quelqu’un porter l’étoile jaune, il aura mal à la France.
De Gaulle pensait que plein d’hommes d’extrême droite le rejoindrait mais il n’y en a eu aucun, à part Cordier qui bascula à gauche, quand cela voulait dire quelque chose…
Après guerre, Cordier garda le silence puis, énervé par la contre-vérité lors d’un Dossier de l’écran, il décida de témoigner pour honorer la mémoire de Jean Moulin, l’un des plus grands hommes de l’Histoire de l’Humanité, tous siècle confondus.

Distribution du téléfilm:
Eric Caravaca (Rex/ Jean Moulin)
Patrice Juiff (Général De GAULLE)
Jules Sadoughi (Alain /Daniel Cordier)
Léo-Paul Salmain (François Briant)l’ami séminariste
Lou De Laâge (Suzette) gaulliste
Julie Gayet (Madame Moret)résistante maréchaliste
Nicolas Marié (Georges Bidault) futur président du CNR
Louis-do de Lencquesaing (Bernard/ Emmanuel d’Astier de la Vigerie)chef du Mouvement de Résistance “Libération-Sud”
Jean-Michel Fête (Charvet / Henri Frenay)chef du Mouvement «Combat», rival de Jean Moulin.
Nicolas Grandhomme (Jean-Pierre Levy / Lenoir) dirige le troisième grand mouvement résistant “Franc-Tireur”

25.05.13

Bresson par Bresson. Entretiens 1943-1983 par Mylène Bresson. Préface de Pascal Mérigeau (Flammarion)

“Les sens doivent intervenir avant l’intelligence” voilà ce que disait de son cinéma. Soit le contraire de ce que le gros du bétail pense. La rigueur du cadrage n’empêche pas la fraîcheur. Il disait aussi «Cinématographe » et non pas ciné, cinoche ni même cinéma. Encore moins : « on se fait une toile ! » Cinématographe, donc. Rien à voir avec Cinémascope. Comment définir Bresson ? Disons qu’il est l’opposé d’Hitchcock. Là où le Sir Alfred avait besoin que les spectateurs pensent en même temps à Cary Grant et au personnage qu’il incarne, par exemple quand un avion le poursuit, Bresson, lui, n’utilisait que des inconnus afin qu’on ne songe qu’à l’histoire.
Enfant, je pensais que Robert Bresson (1901-1999) et Henri Cartier-Bresson était des frères tant ils avaient en commun l’exigence. Des frères artistiques, ils le sont, à coup sûr. Rigueur du cadrage. Troisième œil. Bresson n’était pas du genre à parler pour ne rien dire. Il ne faisait pas «de la com.». Pendant 40 ans, il a accordé des entretiens pour parler de son Art. Le septième pour le commun des mortels mais le premier dans son quotidien. Dans les documents judicieusement rassemblés par l’épouse du cinéaste, Mylène Bresson, il y des intervieweurs qui sont aussi célèbres que Bresson : par exemple, Jean-Luc Godard (Les Cahiers du Cinéma, mai 1966). Dans son dernier film (L’Argent), on voit un homme qui traverse la rue en lisant Le Monde. Une façon de dire que les gens ne voient plus rien de ce qui se passe autour d’eux, trop occupés par ce qui se passe au bout du monde…
Bresson relisait la copie avant qu’elle ne soit publiée. Si une revue avait prévu six pages d’entretien, elle devait revoir à la baisse ensuite parce qu’il coupait certains passages. N’étant pas journaliste, il ne savait pas que quand on parle à un journaliste le jeudi, on peut n’être plus d’accord le mardi suivant. Il faut jouer le jeu, c’est tout. Un entretien de Bresson est de toute façon mille fois plus intéressant que ceux des comédiens et comédiennes qui nous disent qu’ils aiment tel fromage. Bresson relisait sa copie comme un politicien. Au risque de perdre de la spontanéité. Il pensait à la postérité. Il avait raison : on y est !
Bresson est un écrivain du cinéma. En le 12 mars 1951, il nous l’a fait comprendre : « L’image est comparable à la phrase ». Comme tous les grands, il a son univers qu’il transporte de film en film. Il ne faisait pas du cinéma pour divertir. Il voulait dire quelque chose sur les thèmes majeurs. Il était un Jacques Tati mais dans la version métaphysique ce qui n’est pas banal quand on fait du cinéma, art qui a besoin d’être incarné par des gens, des objets, des paysages.
Le livre part des débuts pour remonter le fleuve Bresson. Choix simple et efficace. On peut relire un entretien sur son premier film Les Anges du pêchés (1943). Ces réponses-là on était publié dans Je suis partout (10 septembre 1943). Remarque : on a dit que Giono était un collabo parce que Signal publia un ancien reportage sur l’écrivain… On n’a jamais dit une telle énormité à propos de Bresson. Heureusement ! Cependant, deux poids, deux mesures.
Dans l’Ecran Français (12 novembre 1946), Jean Queval note : « Robert Bresson est la proie d’une ténacité inquiète. Tout le temps que je l’interrogeai, l’arrière-plan de ses pensées sera plus présent que sa présence physique ». Bresson confiera ce jour-là : « C’est l’intérieur qui commande. Je sais que cela peut paraître paradoxal dans un art qui est tout extérieur ». L’ouvrage présente aussi beaucoup de photos qui sont les bienvenues. Tout le parcours de Bresson est entre nous mains : Les Dames du Bois de Boulogne[C’est là où l’on entend Jean Cocteau - dialoguiste du film- dire la fameuse phare: “en amour, il faut des preuves".], Journal d’un curé de campagne, Pickpocket, Procès de Jeanne d’Arc, Au hasard Balthazar, Mouchette, Lancelot du Lac, Le Diable probablement et L’Argent. Au total, 13 longs métrages. C’est peu pour un cinéaste de sa notoriété. C’est un choix : la qualité plutôt que la quantité. Disons qu’il tournait trois films par décade. « Je cote très haut le public. Il est toujours prêt à sentir avant de comprendre. C’est bien comme cela que ça doit être »(Opéra, 14 février 1951. Les gens de cinéma feraient bien de lire ce magnifique livre, hymne à la l’intelligence. A la sensibilité (et non pas la sensiblerie), et l’intelligence. Sensible ? Comme la pellicule.

-Bresson par Bresson. Entretiens 1943-1983
Textes rassemblés par Mylène Bresson
Préface de Pascal Mérigeau
Flammarion, 339p., 23 €

De l'Histoire à l'histoire, de Daniel Cordier (Gallimard)

Nouvelle contribution de Daniel Cordier dans le combat de la vérité historique. Ce livre nous confirme que les grands résistants sont toujours de grands taiseux mais quand a maltraité le souvenir de Jean Moulin, son ami et secrétaire est sorti de son silence pour défendre Jean Moulin. On sait maintenant que la résistance fut un nid de guêpes. Outre l’Allemagne, Jean Moulin a dû aussi combattre des ambitieux qui faisaient passer leurs intérêts personnels avant celui de la France. Réduire Jean Moulin au rang de serviteur de Moscou c’est plus du James Bond délirant que la réalité des faits. Brissons-là, comme on disait jadis. Soyons sérieux!
Dans ce nouveau passionnant document sur la Résistance, on comprend tout ce qui se déroula à l’époque.
Le témoignage de René Cordier ce n’est pas une défense aveuglée: il s’agit de faits réels. De l’actualité qui est devenu de l’Hstoire.
Quand on lit cet ouvrage, on ne peut plus le quitter tant il plein de vie.
Il est rare de voir un témoin des faits, que dis-je un acteur réel, devenir historien.
Tel est le cas de René Cordier qui est l’un de nos derniers géants.
C’est une très bonne idée d’avoir retiré les questions de Paul Ismard qui fait passer un amical interrogatoire à René Cordier, comme autrefois Patrick Modiano en avait fait subir un à Emmanuel Berl, dans la même collection.

-De l’Histoire à l’histoire
de Daniel Cordier avec Paul Ismard
Gallimard/ Témoins, 152 p., 15 €

A voir, svp:
http://www.blogmorlino.com/?s=Daruva&sentence=AND&submit=Rechercher

[Post dédié à Lee Rigby]

24.05.13

J'ai vécu si peu. Journal du gheto d'Oradea, d'Eva Heyman ( Editions des Syrtes)

«Si Emil Adorjan, l’homme le plus riche d’Oradea, amasse beaucoup d’argent, les Aryens me haïront aussi car, même si je n’ai pas un sou d’économie, je suis juive comme lui», écrit Eva Heyman dans son Journal alors qu’elle n’a que 13 ans. L’adolescente est morte à Auschwitz, le 17 octobre 1944 dans une chambre à gaz. Né en 1931 à Oradea, elle est désormais l’Anne Frank de Transylvanie. Cette jeune fille, autant sensible qu’intelligente, a tenu un journal entre le 13 février et le 30 mai 1944, une grande partie dans le ghetto d’Oradea.
Lors de sa dernière confidence à la page blanche, elle écrit : «Je ne veux pas mourir, mon petit Journal ! Je veux vivre, même si je dois être à la seule à rester ici ! Je me cacherai dans une cave, un grenier ou n’importe quel trou jusqu’à la fin de la guerre. Je me laisserai même embrasser par le gendarme qui louche, celui qui nous a pris la farine, pourvu qu’il ne me tue pas, qu’il me laisse vivre ! »
Quand on lit de pareilles phrases on se dit que nous ne sommes pas dans la fiction.
Il s’agit de la vie d’Eva Heyman. On pense bien sûr à son calvaire. On imagine ce qu’elle a enduré. On pense aussi à tous ceux qui n’ont pas laissé de témoignages écrit comme le sien.
Eva Heyman désigne toujours son interlocuteur inerte sous le nom de «mon petit Journal», comme s’il s’agissait d’une vraie personne. Eva confia le journal à une amie, la cuisinière (Mariska Szabo) de ses parents, qui le remettra à la maman de la jeune déportée. Il a fallu du temps pour que ce journal arrive en France : 69 ans ! Dès 1948, il était disponible en hongrois. En hébreu ? 1964. En anglais ? 1974. En roumain ? 1991. La Transylvanie est aujourd’hui la Roumanie mais à l’époque de la jeune diariste c’était la Hongrie.
Jusqu’au début de la guerre, Eva Heyman n’a manqué de rien, issue de la bourgeoisie. Ensuite, elle manqua de tout. Le 31 mars 1944, elle note que les médecins ont dû faire une piqûre pour endormir sa grand-mère quand elle se mit en colère parce que le nouveau règlement imposait que les «Juifs devront dorénavant porter une étoile jaune ». Le même jour, elle écrit : «Ils confisquent aussi les magasins Juifs.»
Le 1er avril 1944, elle s’inquiète pour son canari : «Si je le laisse seul, il risque de mourir.» La police lui confisque sa bicyclette baptisée Vendredi, en hommage à Daniel Defoe et aussi parce que vendredi est le symbole de fidélité. Cette jeune fille était vraiment merveilleuse.
Ses parents divorcèrent en 1935 quand Eva avait 4 ans. D’où son attachement à sa bicyclette… Le 9 avril 1944, elle a la force d’écrire: «Aujourd’hui, ils ont arrêté papa. Ils sont venus le chercher en pleine nuit et ont mis l’appartement sous scellés ».
D’autres jours… Le 13 avril 1944 : «Mon petit Journal, je n’ai presque plus envie d’écrire car il n’arrive que des choses horribles. Aujourd’hui, par exemple, Sandor Frieldländer et tous les prisonniers politiques de la rue Körös ont été emmenés. Pour où ? Personne ne le sait ». Que d’angoisse ! Le 20 avril, l’étau se resserre toujours davantage : les Juifs n’on plus le droit d’avoir une machine à coudre, la radio, le téléphone, un aspirateur, un grille-pain, un appareil photo et même un coussin-chauffant. Le sadisme se localise dans tous les secteurs. Le 5 mai, elle a peur d’être «trop petite pour décrire tout ce [qu’elle a] ressenti » quand ils l’ont déportée au ghetto avec les siens.
Inutile d’insister pour raconter toute l’intensité de ce récit écrit par une adolescente de 13 ans.
Seule sa mère survécut à l’extermination.
Le visage, la fraîcheur d’âme d’Eva Heyman nous parviennent avec retard, mais désormais la jeune fille est notre amie tout comme “son petit Journal” qui n’a de petit que le nom.

-J’ai vécu si peu. Journal du ghetto d’Oradea
D’Eva Heyman
Préface de Carol Iancu
Traduit du hongrois par Jean-Louis Muller
Editions des Syrtes, 150 p., 16€

Le site des éditions suisses:
http://editions-syrtes.fr/

Le géantissime Jerry Lewis (87 ans) à Cannes:"Mon actrice préférée c'est Cary Grant..."

Jerry Lewis à Cannes le 23 mai 2013. Au bout de la tribune, à la gauche de l’acteur, il y a le sublime compositeur Michel Legrand (81 ans)

Quand j’ai vu Jerry Lewis à Cannes j’ai tout de suite pensé qu’il incarnait une façon de vivre, que j’oppose à la barbarie qui s’est déroulée dans la rue à Paris, vous voyez ce que je veux dire.
D’un côté, le talent, l’humour, l’intelligence, le sensibilité, le travail, tout un ensemble de valeurs.
De l’autre, le crime, la lâcheté, la bêtise, l’endoctrinement, les fausses valeurs.
Oui, nous sommes tous des Américains, des Anglais, des Anglo-saxons.
Jerry Lewis, né le 16 mars 1926 à Newark (New Jersey), est venu au Festival de Cannes où il a été très remarqué le 23 mai 2013 lors de la présentation de son dernier film comme acteur, Max Rose, de Daniel Noah. Après la mort de son épouse, Max Rose (Jerry Lewis) s’interroge sur sa vie.
Jerry Lewis est un géant du cinéma et dans un sens plus général du spectacle.
Dans les années 1940, il a fait une entrée fracassante sur scène avec la complicité de Dean Martin (1916-1995), artiste lui aussi complet, à la fois comédien et crooner, du niveau de Sinatra.

L’amitié entre Jerry Lewis et Dean Martin a fait les grandes heures de la télé américaine. On lui doit aussi l’invention du Téléthon.
Acteur, réalisateur, gagman, scénariste, dialogiste, producteur, Jerry Lewis est un monument du XXe siècle.
Il a été le premier adulte à jouer et à marcher comme un enfant, d’où sa gestuelle si particulière.
Ses détracteurs n’ont rien compris à son univers. Ce sont les mêmes qui n’aiment pas Laurel et Hardy parce que ces deux autres génies ont proposé un comique sans message, soit le rire pour le rire, mais il faut savoir regarder les films. Stan Laurel a souvent dit: “J’annonce le gag, je l’explique et je le réalise, voilà mon travail". Grand, immense. Exemple: il dit que sa main est un briquet, il fait le geste et la flamme sort de sa main vide !
Jerry Lewis est un as de la minique tout comme l’étaient Toto en Italie et de Funès en France. On peut rajouter W.C Fields, autre comédien considérable.
J’ai vu sur scène Jerry Lewis. Une présence et une élégance fantastiques. Une lumière se dégage de lui. Ce soir là, il a fait applaudir Louis de Funès présent dans la salle.
Jerry Lewis est un grand cinéphile: il est très ami avec Pierre Etaix.
Souvent gravement malade, Jerry Lewis aime tant la vie qu’il traverse toutes les épreuves.
Il est autant doué devant que derrère la caméra.
A Cannes, il a bien sûr fait rire tout le monde et l’on sait que l’humour est la politesse du désespoir (mot de Boris Vian).
Son sens de la répartie est toujours intact. On ne dirait pas qu’il a 87 ans. Sa vivacité crève l’écran: il a répondu “Cary Grant” quand on lui a demandé quelle était son actrice préférée ! Réponse à décrypter… comme tout ce qu’il fait.

Site officiel:
http://www.jerrylewiscomedy.com/index_bio.htm

Des milliers de fois imitié, Jerry Lewis n’a jamais été égalé.

[Post dédié à Dean Martin, F. Sinatra et Bing Crosby]

23.05.13

Permalien 16:51:33, Catégories: THE RED DEVILS, GRAND MONSIEUR  

Rio Ferdinand prolonge d'un an avec Man United

Rio Ferdinand est aussi un as de la caméra invisible. Ici il piège Ronney

A 34 ans et tout son talent Rio Ferdinand a prolongé d’un an son contrat avec Manchester United, cet accord occasionne la douzième saison du défenseur central dans la défense rouge. Le Red Devil a joué 432 fois avec MU depuis 2002 et il a remporté six Premier League avec le club. Il devrait compter plus de matchs, hélas! de maudtes blessures l’éloignent souvent des terrains… Qu’importe, c’est unn winner dans l’âme.
Le nouveau coach, David Moyes, a déclaré:
-"Il est clair pour tout le monde que Rio a fait une de ses meilleures saisons avec le club. Rio est l’un des hommes-clefs de l’équipe qui commence par les vestiaires. Je suis très heureux qu’il ait signé un nouveau contrat. Je suis impatient de travailler avec lui.”
Rio Ferdinand a déclaré:
-"Je suis ravi d’avoir signé un nouveau contrat. Qui ne voudrait pas jouer dans cette équipe fantastique devant 76 000 spectateurs ? On a fait une saison fantastique et je suis très heureux que rien ne s’arrête. Je peux maintenant me concentrer pleinement sur la suite de la vie du club. Tout a bien fonctionné pour moi au cours des dernières années. Nous allons poursuivre notre route et la nouvelle ère qui commence va nous apporter de grandes joies. J’ai bien sûr rencontré David Moyes. Je suis vraiment impatient de travailler avec lui et de gagner encore de nombreux trophées pour notre grand club.”

Bio express de notre ami Rio Ferdinand:
Naissance: 7 novembre 1978 à Peckham, Londres
432 matchs, 8 buts
Arrivé à Man United: 22 juillet 2002
Debut avec MU: 27 août 2002 contre Zalaegerszeg à O.T.
83 sélections avec l’Angleterre, 3 buts

Palmarès Manchester United depuis 2002:
Coupe du monde des clubs 2008
Ligue des champions 2008
6 Championnats d’Angleterre 2003, 2007, 2008, 2009, 2011 et 2013
2 League Cup en 2003 et 2006
4 Community Shield 2003, 2007, 2008 et 2011

Permalien 12:17:49, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR, HENDRIXEMENT  

Georges Moustaki (1934-2013), coeur pur

Milord de Piaf, vous connaissez ? C’est de lui.
Et Sarah chanté par Reggiani ? De lui aussi. La femme qui était dans son lit, c’était Piaf.
L’amour, les femmes, la musique, les voyages, la moto, c’était Moustaki.
L’amitié aussi, il l’a connue auprès de Georges Brassens.
Le Météque adorait l’esprit et le langage: d’un mot, il en tirait un chef d’oeuvre: solitude, liberté. Seuls les grands s’attaquent à l’essentiel.
J’ai assisté à l’un de ses tours de chants à Bobino. Ambiance ouatée à l’extrême. J’ai failli me faire écraser en sortant, trop dans les nuages.
Le faux lent était un as du ping-pong.
Je l’ai revu chez Jean-Daniel Belfond pour un livre de Louis Nucéra sur les chats. Georges était là, contre le mur, avec ses beaux yeux chauds comme la braise au soleil.
Il y a quelques temps, il nous a dit adieu sur RTL.
Une voix d’outre-tombe, déjà.
Grand artiste. Grand homme. On n’a pas l’habitude d’en croiser beaucoup.
Chaleur humaine inoubliable.
La généreuse intelligence des grands solitaires.

Deux anciens posts sur Moustaki:
http://www.blogmorlino.com/?blog=5&s=moustaki&page=1&paged=2

http://www.blogmorlino.com/?s=Salut+amical+Georges+Moustaki&sentence=AND&submit=Rechercher

Permalien 09:33:21, Catégories: THE RED DEVILS, GRAND MONSIEUR  

Van Persie Soulier d'or en Premier League 2013

Un trophée de plus ! Robin van Persie a remporté le Soulier d’Or pour la deuxième saison consécutive pour le récompenser de ses 26 buts en Premier League sous le maillot de Manchester United, 2012/2013. Le Néerlandais devance Luis Suarez (Liverpool, 23 buts) et le Gallois de Tottenham Gareth Bale (21) alors qu’il n’a signé à MU qu’en été 2012.
La volée du pied gauche de van Persie, suite à une passe de 40 mètres de Wayne Rooney, lors du triplé du Néerlandais, a été élue But de la saison.
Le lauréat du Soulier d’Or Barclays 2013 offrira la somme de 30 000 livres à une oeuvre caritative de son choix.
Il avait déjà remporté la récompense en 2012 quand il marqua 30 buts pour Arsenal, sans gagner aucun trophée collectif…

Les statistiques 2012/2013 de Robin van Persie (Man United):

Matches joués : 38
Buts : 26
Triplés : 2 (contre Southampton le 2/9/2013 et Aston Villa le 22/4/2013)
A Domicile: 12 buts. A l’extérieur: 14 buts
Tête: 1. Pied droit: 8. Pied gauche: 17
À l’extérieur de la surface: 3. A l’intérieur de la surface: 15. A l’intérieur de la ligne des 6 m: 8
Tirs cadrés: 78
Tirs non cadrés : 54
Passes réussies : 767
Passes décisives : 15

[Post dédié à James Tuck]

PS: les médias annoncent partant Wayne Rooney alors qu’il est en photo sur la campagne de pub de MU pour la saison 2013-2014…

22.05.13

Permalien 23:31:55, Catégories: THE RED DEVILS, GRAND MONSIEUR  

Mort de Brian Greenhoff, 271 matchs avec Man United

Le Red Devil Brian Greenhoff est décédé le 22 mai 2013. Quand on a joué à MU, on n’est pas un ex joueur de Manchester United, on reste bel et bien un Red Devil. Surtout lui: en effet, Brian Greenhoff, âgé de 60 ans, a joué 271 matchs avec MU où il a marqué 17 fois. Formé à MU à partir de 1968, quand il avait 15 ans, le milieu de terrain savait bien défendre. Entre 1976 et 1980, son frère Jimmy joua aussi à MU.
Les frères remportèrent la FA Cup 1977, coéquipiers de l’équipe de MU d’alors dirigée par Tommy Docherty.
-"Tout le monde à Manchester United est choqué et profondément attristé par la nouvelle. Nos pensées et nos prières vont avec la famille de Brian en cette période difficile", dit le communiqué du club.
Brian fit ses débuts pros avec les Red Devils en septembre 1973.
Sa dernière joie: voir MU gagner le titre 2013.

Les pas perdus, de Gilles Jacob (Flammarion)

Comme Pascal Sevran l’avait fait, Gilles Jacob reprend le principe des “Je me souviens” rendu célèbre en France par Georges Perec qui s’était inspiré lui-même de Joe Brainard. C’est dans les séquences les plus brèves que Gilles Jacob se rapproche le plus de l’esprit du champion de l’Oulipo. Genre : «Je me souviens du Chagrin et la Pitié ». Beaucoup de souvenirs sont liés au cinéma. Logique de la part du président du Festival de Cannes.
Tout le monde peut raconter ses « Je me souviens ». Le grand Art de Perec ce fut de raconter nos « Je me souviens ». En ce sens c’était un véritable écrivain. Cet exercice de style vire à la corvée de lecteur si l’auteur parle trop de ses souvenirs au détriment de la mémoire collective. Cette contrainte est un paramètre essentiel de l’OULIPO. Jacob est dans le bon tempo quand il dit : « Je me souviens que Michel Simon a entretenu une relation particulière avec sa guenon Zara» ou « Je me souviens qu’avant 1972, le jour de congé scolaire hebdomadaire était le jeudi ». Par contre, peu me chaut de lire : « Je me souviens de Wikipédia». Un écrivain doit faire partager une émotion qui devient commune même si elle a sa particularité. Gilles Jacob a raconté plus de souvenirs particuliers que d’éléments qui appartiennent à la mémoire commune des lecteurs un minimum cultivé.
Saluons cependant son entreprise car elle signifie que Gilles Jacob aime la littérature. Au départ de tous les films, il y a les mots qui précédent les images. Gilles Jacob renvoie l’ascenseur aux lettres car au lancement du Festival de Cannes, les écrivains ont beaucoup été sollicités pour cautionner le Festival. Je pense à Cocteau et Maurois.

-Les pas perdus
De Gilles Jacob
Flammarion, 172 p. , 15 €

Chacun peut essayer de faire des “Je me souviens". Exemple:
-Je me souviens de la magnifique insolence de François Chalais dans ses interviews où il m’intéressait plus que les vedettes interrogées.
-Je me souviens de Patricia Viterbo qu’on a tous oubliée.
-Je me souviens de Truffaut et de Léaud si heureux d’être avec Cocteau.
-Je me souviens de Sophia Loren et de son mari Carlo Ponti qui me paraissait être son père.
-Je me souviens de la montée des marches du vieux palais avec tous les photographes qui mitraillaient l’arrivée des vedettes.

Des millions de femmes mais il n’y a qu’une Brigitte Bardot, la plus grande star française de tous les temps. Les deux plus grands français du XXe siècle sont pour moi, Charles de Gaulle et Brigitte Bardot. B.B. me donne un sentiment d’éternité. J’ai toujours vécu de son temps. Tous les gens qui ont atteint son niveau de célébrité sont tous morts jeunes, incapables de résister à la pression. C’est dire son mental.

21.05.13

Permalien 16:51:01, Catégories: THE RED DEVILS, GRAND MONSIEUR  

Michael Carrick: le Roi est mort, vive le Roi !

A la fin de ce qui fut son dernier match à MU, contre West Brom, à l’extérieur, Sir Ferguson est allé saluer les fans de MU, à la demande de Ryan Giggs. Du jamais vu ! Magnifique.

Michael Carrick affirme que tous les joueurs ayant été dirigés par Sir Alex Ferguson seront éternellement reconnaissants pour tout ce que le coacha fait pour eux, mais il déclare qu’il faut que le groupe actuel se prépare aux défis à venir, sous l’égide du nouveau manager, David Moyes.

Sir Alex a tiré sa révérence dimanche 19 mai 2013, après 1 500 matches à la tête du club d’Old Trafford.
Carrick confie que l’ambiance était irréelle dans les vestiaires de Brom W. (5-5) au terme du dernier du manager et affirme que tout le club est déjà concentré sur l’avenir.

-"Nous avons remercié le manager pour tout ce qu’il nous a donné et il nous a remercié en retour. C’était bizarre dans les vestiaires en raison de la situation. On est champion, il s’en va… On commence à s’en rendre compte car nous avons eu deux semaines pour digérer la nouvelle. Nous sommes prêts à passer à autre chose. Nous venons de passer deux semaines de folie et un nouveau défi se présente à nous. A la reprise, on sera là !”

Les derniers jours de MU avec à sa tête sir Ferguson furent en effet grandioses:
-Les adieux de Sir Alex à Old Trafford
-Le dernier match de Fergie à 0.T.
-La remise du trophée à O.T.
-La parade dans le bus jusqu’au centre ville de Manchester
-Sir Ferguson élu manager de l’année
-Les remises des Awards du club avec Carrick meilleur joueur
-Le dernier matche de Sir Alex comme coach de MU
-Les moins de 21 ans de MU sont champions 2013

En attendant de remporter le Community Shield du 11 août 2013 avec aux commandes le nouveau coach Moyes, un Ecossais comme Sir Busby et Sir Ferguson !

Permalien 16:28:53, Catégories: GRAND MONSIEUR, HENDRIXEMENT  

Le claviériste des Doors Ray Manzarek prend la porte

Le claviériste des Doors, Ray Manzarek, cofondateur des Doors avec Jim Morrison, est mort le 20 mai 2013 en Allemagne…
Tout un pan des années de 1965 à 1973 qui s’effondre.

www.thedoors.com

Membres historique des Doors

Jim Morrison (1943-1971), Auteur-compositeur-interprète
Ray Manzarek (1939-2013),claviériste
John Densmore (1944), batteur
Robby Krieger (1946), guitariste

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La réserve de Man United des moins de 21 ans est championne d'Angleterre 2013

Le jeune Belge Adnan Januzaj est un grand espoir de MU

U-21 Premier League
20 May 2013, Old Trafford
MANCHESTER UNITED 3-2 TOTTENHAM
Buts pour les jeunes Red Devils: Vermijl (60e), Cole (74e,88e)
Buts pour les Spurs: Obika (29e), Pritchard (42e)

Quand il n’y en a plus, il y en a encore !
Mauvaise nouvelle pour les fans de Chelsea, Arsenal, City anc co, les jeunes de Manchester United ont fait aussi bien que leurs aînés puisque les moins de 21 viennent de remporter leur championnant !
Sir Bobby Charlton a raison: ce n’est pas demain la veille que J. Mourinho viendra détruire le centre de formation de MU. Présent lors du sacre des jeunes qu’il aime tant et pour cause, c’est l’un des plus ardents défenseur du centre de jeunesse rouge, lui l’ancien Busby Babes. Le champion du monde 1966 et vainqueur de la C1 1968 a remis le trophée aux jeunes de MU. Sir Charlton était très heureux, encore plus que lors du sacre de l’équipe première.
Menès 0-2, les jeunes joueurs de MU ont renversé la vapeur pour remporter l’ultime match de la saison.

Qui parmi ces Red Devils sont les nouveaux Neville, Scholes, Giggs, Evans, Welbeck ?

Voici le groupe mancunien champion d’Angleterre U-21:

Amos/
Vermijl, Thorpe, M.Keane, James/
Cole, Ekangamene, Pearson (Lawrence 56e), Tunnicliffe, Lingard/
Januzaj

Sur le banc: Sutherland, Wilson, A.Pereira, Grimshaw.

Directeur de l’Academie rouge de Football: Brian McClair
Coach Under-21: Warren Joyce
Assistant Under-21: Nicky Butt

Le groupe des Spurs de Londres:
Archer/ Fredericks, Hall, Veljkovic, Fryers, Bentaleb, Carroll, Pritchard (McEvoy, 64e)/Obika: Kane, Ceballos.

Sur le banc: Barthram, Miles, Gallifuoco, Stewart

Cecil B. DeMille, le gladiateur de Dieu, de Jean-Louis Bourget (PUF)

Un film comme on en fait plus alors que dans la vie cela existe toujours…

Professeur et critique, Jean-Loup Bourget a très bien fait d’écrire sur Cecil B. DeMille que l’on réduit toujours aux péplums bibliques tels que Les Dix Commandements. C’est un peu comme si l’on réduisait Zola à J’accuse… A la vérité, le cinéaste a tourné 70 films qui gagnent à être connu. Une œuvre «aussi variée que cohérente». Donc des films historiques (Samson et Dalila), des comédies satiriques, des mélodrames du XXe siècle (Sous le plus grand chapiteau du monde), des westerns (Une aventure de Buffalo Bill) et d’autres films d’aventure (L’Odyssée du docteur Wassell).
L’essayiste nous informe que le cinéma de Cecil B. DeMille a quelques grands admirateurs : Hitchcock, Scorsese et Spielberg, trois géants qui ont eux aussi le sens du spectacle. Les journaux ont contribué au brouillage de pistes, en fabriquant à gros traits un portrait non conforme à l’original : « mégalomane, tyrannique avec ses collaborateurs, prenant plaisir à humilier ses acteurs, sexiste couvert de femmes… » Ses détracteurs sont allés jusqu’à le traiter d’antisémite. Ce que dément formellement son biographe français.
J’ai entendu Orson Welles dire. « Les critiques sont parfois stupides : ce n’est pas parce que je fais un film avec des personnages fascistes que je suis fasciste ! » Pour l’ennemi des régimes totalitaires, les hommes doivent rester libre et lutter de toutes leurs forces pour ne pas devenir la propriété d’un Etat. Anticommuniste, Cecil B. DeMille était aussi du côté des cow-boys contre les Indiens. Pourquoi pas ? A ma connaissance, il n’a tué personne, comme l’on dit dans ce cas. Cecil DeMille concevait le cinéma comme un divertissement populaire : ce n’est pas honteux. J’aime mieux un grand spectacle dit populaire que des élucubrations de réalisateurs onanistes. DeMille fut un pionnier du Technicolor. On s’en rend compte grâce au précieux travail de recherches de Jean-Loup Bourget. Précieux et précis.

-Cecil B. DeMille, le gladiateur de Dieu
Jean-Louis Bourget
PUF, 206 p., 22 €

Si vous voulez voir sa filmographie :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Filmographie_de_Cecil_B._DeMille

20.05.13

Piaf et Cocteau, la môme et le poète, de Bernard Lonjon (L'Archipel)

Libraire et écrivain, tel est Bernard Lonjon à Sète, la ville chère à Valéry, Vilar et Brassens, pour ne citer qu’eux. Il me rappelle Marcel Béalu que j’allais voir au 62 rue de Vaugirard dans sa librairie, une ancienne boucherie. Des livres à la place des bouts de barbaque. Cette façon d’être des deux côtés du guichet est une manière d’être au four et au moulin. Pour l’instant, Bernard Lonjon ne nous donne que des travaux sur X ou Y : il est trop humble pour parler en son nom ou par le biais de personnages. Tôt ou tard, il y viendra.
Au fait, qui sont ses X et Y ? Colette, Maurice Chevalier, Apollinaire, Brassens, Emile Reynaud et Edouard Gazanion. On voit qu’il a très bon goût. Tous ses amis de chevet sont en fait des autoportraits déguisés. Lonjon n’aime pas n’importe qui. Cette fois, il rend hommage à deux astres de sa galaxie: Piaf et Cocteau. Ces deux grands noms de notre patrimoine culturel sont morts le même jour, le 11 octobre 1963. Je m’en souviens très bien : mes parents venaient d’acheter la télévision. Dès qu’ils l’ont allumée, on a appris que «Jean Cocteau est mort à l’annonce de la mort de son amie Edith Piaf… » Ce devait être le JT de 13 h. C’est ainsi que la télé a fait son entrée chez nous. Une annonciatrice de mauvaises nouvelles ! En d’autres temps, on aurait dû la jeter par la fenêtre… Piaf n’était pour moi, qu’une inconnue. Je n’avais pas encore 11 ans : elle était surtout la dame âgée que je voyais au bras du jeune Théo Sharapo. Pas âgée, plutôt très fatiguée, voire malade. En revanche, Jean Cocteau je le connaissais. Nous habitions au Mont-Boron, une colline de Nice qui domine Villefranche-sur-Mer, l’un des nids préférés de Jean Cocteau. Je l’ai croisé avec ma mère. Jean-Pierre l’un des restaurateurs villefranchois m’avait dit : « Quand j’étais petit, le maître - je l’appelais ainsi- lançait une pièce de monnaie dans l’eau du port pour que j’aille la chercher, plongeant tête la première. Cela l’amusait beaucoup. Il riait, riait et n’en revenait pas que je la lui ramène. Un jour, il était en salopette et m’a dit qu’il avait mis “la panoplie” parce que des photographes de Paris Match venaient voir ce qu’il faisait dans la chapelle des pêcheurs. Le maître, je le voyais d’habitude avec une veste en daim ! »
Cocteau a été l’ami de mes amis Louis Nucéra et Emmanuel Bert. Il donna sa chance au premier, l’encourageant à écrire, et il habitait le Palais Royal où vivait Berl et sa femme Mireille, la musicienne. Nucéra et Berl ne m’ont dit que du bien de Cocteau, à l’inverse de mon autre ami, Philippe Soupault qui ne manquait jamais une occasion de le démolir. Soupault ne pouvait pas citer le nom de Cocteau sans le faire suivre d’une flopée de critiques : « pâle imitateur d’Edmond Rostand », « Caméléon… C’est Apollinaire qui m’a ordonné de me méfier de lui », « Imposteur qui prétendat avoir créer Parade sans citer Satie et Picasso,en plus en plein époque de Verdun… », « Un arriviste de la pire espère », « Le Prince des poètes ce n’est pas lui mais Pierre Reverdy ! »…
Passons au livre qui nous restitue toute notre préhistoire, celle d’un temps où seuls ceux qui avaient quelque chose à dire prenaient la parole. De nos jours, on associe le mot artiste à des gens qui sont formatés à l’air du temps pour devenir des machines à fric que l’on jette après usage. Personne n’a demandé à Cocteau d’écrire Les Enfants terribles et personne n’a poussé dans les cours la Môme Piaf pour qu’elle chante en échange de quelques pièces de monnaie. Bernard Lonjon remonte à la surface les souvenirs du temps du Bel Indifférent que Cocteau écrivit sur mesure pour Piaf. La chanteuse créa le rôle auprès de Paul Meurisse- muet dans la pièce- l’un des amours de sa vie. La création du monologue eut lieu aux Bouffes-Parisiens, en avril 1940. Cela n’a pas traîné entre eux : ils s’étaient rencontrés pour la première fois à Bobino, en février de la même année. Cocteau écrivit la métaphore du couple Piaf-Meurisse, elle très demandeuse et lui impassible, la rencontre du feu et de l’eau. Le spectacle connut un immense succès. C’est ça Cocteau : au lieu de rêvasser sur les gens, il passait à l’action. Celui que l’on a décrit comme un touche-à-tout adepte des mondanités et fut en fait un bourreau de travail : sa vie durant, il écrivit, dessina et filma. Un talent protéiforme quand Picasso, lui, ne sortit que rarement des rails de l’art pictural. Du vivant de Cocteau, on lui reprochait de se disperser et depuis qu’il est mort on vante son éclectisme.
Cocteau et Piaf eurent aussi leur lot de drames. Le premier chagrin de Cocteau fut le suicide de son père. Le fils de 9 ans n’oublia jamais que celui qui contribua à lui donner la vie se tira une balle dans le crâne. Plus tard, Cocteau estima que son père était un homosexuel refoulé. Autant Piaf que Cocteau étaient des dopés notoires. A côté d’eux, les cyclistes sont des enfants de chœur. Ils avaient surtout en commun d’être deux immenses accoucheurs de talent.
Le livre de Bernard Lonjon contient un important cahier photo concernant Le Bel indifférent. L’amitié entre Cocteau et Piaf est un temps fort de leur vie respective car elle était sous le signe de la durée. Loin des rapports amant et maîtresse, ils ne sont jamais quittés, même dans la mort. Inspiré par l’épitaphe de Cocteau, Bernard Lonjon termine son récit par : « Ils restent avec nous». Un mot d’auteur qui sonne juste.

-Piaf et Cocteau, la môme et le poète
De Bernard Lonjon
L’Archipel, 203 p. , 17, 95 €

[Post dédié à Jean Marais, mon ancien voisin de Montmartre]

Permalien 12:25:28, Catégories: THE RED DEVILS, GRAND MONSIEUR  

Les plus belles vidéos sur les adieux de Sir Ferguson

Le football ce n’est pas les émeutes du Trocadéro ou toutes ces manifestations des ennemis du footabll. Le football c’est l’art de l’improvisation dans la rigueur extrême. Le football c’est Man United dirigé par Sir Busby puis Sir Ferguson, deux hommmes merveilleux. A Old Trafford, pas de fumigènes, rien que du football.

[Post dédié à la famille Ferguson. Merci de nous avoir prêté si longtemps Sir Alex]

19.05.13

Permalien 11:00:14, Catégories: THE RED DEVILS, GRAND MONSIEUR  

Le 1500e et dernier match de Sir Ferguson avec Man United

Rideau sur l’ère Sir Ferguson, le coach qui a peuplé tant de nos rêves.

19 Mai 2013
West Brom 5-5 Man United
Buts pour West B: Morrison (40e), Lukaku (50e, 80e, 86e), Mulumbu (81e)
Buts pour MU: Kagawa (6e) Olsson (9e csc), Büttner (30e), van Persie (53e), Chicharito (63e)

Lindegaard/
Buttner, Evans puis (84e)Ferdinand , Jones, Valencia/
Kagawa puis (68e) Scholes, Anderson, Carrick, Cleverley puis (59e) Giggs/
Chicharito, van Persie

Sur le banc: De Gea, Evra,Vidic, Ferdinand, Giggs, Scholes, Januzaj

Coach: Sir Ferguson (1)

Alors que l’image du football français a été deux fois massacré en une semaine, au Trocadéro et dans le Vaucluse, Manchester United va dire adieu à son ère Sir Ferguson (1986-2013), à l’extérieur.
Malgrè tout le mal que l’on dit de feu Margaret Thatcher (nul n’est parfait), il ne faut pas lui enlever que c’est elle qui a reconstruit l’image de l’Angleterre après les Heysel. Depuis, la Premier League est une fabuleuse vitrine. Le monde entier suit les matchs anglais quand personne ne regarde pas la L1.
Je n’ai jamais vu une image de la L1 sur les télés anglaises, italiennes, allemandes ou espagnoles.
Dans la presse, pas une ligne non plus.
Les OM-PSG n’intéressent pas l’Europe.
Quand on parle de la France c’est pour les émeutes du Trocadéro.
Belle publicité pour l’Euro 2016.
Revenons au terrain.
Disons adieu à Sir Ferguson qui part par la grande porte de MU mais qui va revenir au club par une fenêtre non moins grande. L’Ecossais est le Molière de MU.

[Post dédié à David Moyes]

Pelé, Maradona, Di Stefano, Pukas, Cruyff et les autres

J’ai écrit mon album de rêve sur le football aux éditions Tana (Portraits légendaires du football). Paul Scholes y figure. Je n’ai même pas accordé une ligne à D. Beckham. Dans cet album j’ai retenu une centaine de noms dont Sivori, Beckenbauer, Piantoni, Vignal, Yachine, Facchetti ou Seedorf.

1er/ Pelé (Brésil). C’est lui qui a donné ses lettres de noblesse au football.
2/ Maradona (Argentine). Le génie du jeu.
3/ Di Stefano (Argentine/Espagne). Authentique homme-orchestre.
4/ Puskas (Hongrie). Joueur et homme d’exception auprès des réfugiés politiques.
5/ Cruyff (Pays-Bas). Footballeur de très grande élégance.
6/ Ronaldo (Brésil). Grand percuteur de défenses. A pu s’exprimer malgrè de graves blessures.
7/ Messi (Argentine). Seul joueur né dans les années 1980 capable d’intégrer le Top ten.
8/ Garrincha (Brésil). Ailier d’exception. A été décisif lors de la Coupe du Monde 1962.
9/ Platini (France). Artiste dans tous les sens du terme.
10/ Ronaldinho (Brésil). L’incarnation de la joie de jouer

Voici le onze mythique de Cruyff, un 3-4-3 ancien coach de Barcelone où il a installé la philosophie de jeu du football total, inventée et surtout mis en place par Rinus Michels, immense entraîneur qu’on a tendance à oublier:

Gardien : Lev Yachine (URSS)

Défenseurs : Carlos Alberto (Brésil), Franz Beckenbauer (RFA) et Ruud Krol (Pays-Bas)

Milieux : Pep Guardiola (Espagnol) Bobby Charlton (Angleterre), Piet Keizer (Pays-Bas), Alfredo Di Stefano (Argentine/ Espagne)

Attaquants : Garrincha (Brésil) , Pelé (Brésil), Diego Maradona (Argentine)

PS: si vous voulez voir mon onze de rêve, je vous invite à visiter Mycoachfoot:

http://www.mycoachfoot.com/news/pro/le-onze-de-rA-ve-de-coach-johan-cruyff_67.htm

18.05.13

Permalien 16:51:03, Catégories: THE RED DEVILS, ANTI-FOOTBALL, GRAND MONSIEUR  

Best et Waddle ridiculisent Beckham, la star des ignares du football

Je n’échange pas un match de Best ou de Scholes contre toute la carrière de Beckham. Quant à Waddle, il était beaucoup plus spectaculaire que “Becks". Beckham est formaté depuis dix ans pour plaire aux gens qui ne connaissent absolument rien au football.

Ce que pense Chris Waddle de David Beckham:

-"Je dirais qu’il a été un bon joueur, mais je ne le classerais pas parmi les grands. Je peux sortir une liste des meilleurs footballeurs depuis la création de la Premier League, et je ne pense pas que David Beckham soit dans les 1000 premiers. Je pense qu’il y en a eu beaucoup de plus talentueux que lui, mais il a fait du mieux qu’il pouvait en travaillant dur et de manière professionnelle. Il a une image incroyable et l’a très bien utilisée. Il dit les choses qu’il faut, il vend des T-shirts, fait rentrer de l’argent dans la tirelire et se conduit très bien. Les gens disent aujourd’hui “Quel grand joueur !", je dirais “Quel bon joueur.”

Ce que pensait George Best de David Beckham:

-"Son pied gauche ne lui sert à rien, il est mauvais de la tête, il ne sait pas tacler et il ne marque pas souvent. A part ça, il est pas mal.”

J’ai toujours dit que Beckham était un bon joueur de couloir, un footballeur très appliqué, bon sur coup de pieds arrêtés. Rien de plus. Il n’a jamais été un leader déterminant en club. Il a pu éclore à MU grâce à Cantona. Ensuite, la vraie star du milieu de terrain rouge ce fut Paul Scholes. Beckham est connu dans le monde entier en raison de la fabrication de son image de beau gosse. A mes yeux, c’est un acteur qui ne joue jamais. Cela fait dix ans que ce n’est plus un footballeur. Il n’a été joueur qu’à MU. Et même pour le côté beau gosse, j’aime mieux Best qui n’avait pas besoin de fermer ses yeux comme un Clint Eastwood d’occasion pour faire le beau devant les objectifs.

Permalien 16:48:32, Catégories: LA MAISON BLANCHE, ANTI-FOOTBALL  

C.Ronaldo victime d'un comédien du football

Finale de la Coupe du Roi 2013
Real Madrid 1 - 2 Atlético Madrid
But pour le Real Cristiano Ronald: 14e
Buts pour l’Atlético: Diego Costa (35e), Miranda (98e)

Le Real Madrid a perdu la Liga et la Copa del Rey après avoir été éliminé de la Ligue des champions par Dortmund. Les voisins ennemis de l’Atletico ont triomphé (1-2), en prolongations.
Cristiano Ronaldo avait pourtant ouvert le score d’une tête décroisée, sur un coup franc d’Özil (12e).
Falcao n’a pas marqué mais il a distribué du caviar.
Diego Costa (35e) a égalisé avant que Miranda ne coupe un centre de Koke (98e).
José Mourinho et de Cristiano Ronaldo écopé d’un rouge.
Celui attribué à Ronaldo est scandaleur.
Le Portugais n’a absolument rien fait pendant que son adversaire a bien la comédie.
Ronaldo a pris le rouge alors que c’est son vis-à-vis qui aurait dû recevoir un jaune pour simulation d’une faute.

Permalien 14:30:29, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR, GRANDE DAME  

Romans, de Patrick Modiano (Quarto/ Gallimard)

Mythique interview de P. Modiano dans l’émission télé culte hélas! supprimée, Cinéma, cinémas. Cette émission était mieux que les films dont elle traitait. Je n’ai rien à dire à ceux qui n’aiment pas les livres de Modiano.

En attendant son entrée dans La Pléiade, une partie de l’œuvre de Patrick Modiano a les honneurs de l’édition Quarto qui n’est pas une Pléiade Canada Dry. C’est même plus agréable à lire qu’une Pléiade qu’on a toujours peur d’abîmer. Quand on voit la liste des romans republiés, on lève la tête et on les voit séparément dans notre bibliothèque. Qui ne lit pas Modiano n’aime pas la littérature. Il y a un son Modiano -j’aime mieux dire “son” que musique- qui écrit avec un silencieux comme Miles Davis jouait en sourdine. Pourquoi tant de mots, les bons suffisent.
En un seul volume on a droit dans l’ordre de mes préférences à: Dora Broder, un Pedigree, Villa triste, Rue des boutiques obscures, Livret de famille, Remise de peine, Chien de printemps, Dans le café de ma jeunesse, Accident nocturne, L’horizon… En tout neuf livres qui conservent toute leur force créatrice. Dora Broder a mes faveurs car il contient ce qu’on aime le plus chez Modiano, ce délicat tremblé qui rend les scènes comme si on les voyait à travers une vitre cathédrale. Cette quête sur une jeune femme pendant la guerre est on ne peut plus bouleversante. On avance à pas feutrés au milieu de lambeaux de mémoire sauvés de l’oubli par Modiano qui atteint là son sommet tout comme dans Pedigree. Ses lecteurs sont dans ce cas précis encore plus touchés car il s’agit de la vie de Modiano et celle de sa famille. On le lit depuis tant d’années qu’il est un peu de la nôtre et nous de la sienne.
Bien sûr, on se trouverait en face de lui, on n’aurait rien à lui dire : il aurait trop l’impression de nous surprendre dans son salon et nous de le voir dans sa salle de bains. Les vrais écrivains disent tout dans leurs livres et rien dans la vie, ou si peu et pas à n’importe qui ni n’importe où. C’est pour cela que Modiano est si bon à l’écrit et si délicieusement timide à l’oral. A ce sujet, j’insiste, on ne le voit jamais s’abaisser à participer à ces émissions télés débiles où se vautrent tant d’écrivains et acteurs, sans parler des politiciens qui sont à Jean Moulin ce que les sketches de Bigard sont à ceux de Raymond Devos. Il est même arrivé à Modiano, à la sortie de l’un de ses livres, de n’accorder qu’un seul entretien à l’une de ses filles. Cette attitude est si digne qu’un envieux c’est permis d’écrire que Modiano “méritait chaque année le Prix Drancy” (sic)Tout ça pour dire qu’il écrivait toujours le même livre, ce qui nous ravit bien qu’à présent ce n’est plus le cas.
«Ces «romans» réunis pour la première fois forment un seul ouvrage et ils sont l’épine dorsale des autres, qui ne figurent pas dans ce volume (…) Les quelques photos et documents reproduits au début de ce recueil pourraient suggérer que tous « romans » sont une sorte d’autobiographie, mais une autobiographie rêvée ou imaginaire» écrit Modiano. On remarque les guillemets qui encadrent le mot roman. L’écrivain précise que même les photos de ses parents sont à présent « des photos de personnages imaginaires». Et il dit avec force : «Seuls mon frère [Rudy], ma femme [Dominique] et mes filles [Zina, cinéaste et dessinatrice, et Marie, chanteuse musicienne] sont réels». Des photos qui dévoilent de vrais beaux moments de complicité. Les enfants du couple Modiano sont aussi magnifiques que leurs livres. Il y a aussi le visage de notre ami commun, Emmanuel Berl – par Boubat-, entre Voltaire, Jankélévitch et Jules Berry. Berl considérait son jeune interlocuteur comme le fils qu’il n’avait pas. Le visage de Patrick Modiano a changé, bien-sûr, comme le nôtre. Pour nous, il restera toujours jeune car il reste l’emblème de notre jeunesse dans un monde qui met toujours la bêtise en première ligne. En ce qui concerne les parents de Patrick Modiano, on s’arrête longuement sur leurs photos très album de famille, notamment sur le beau profil de sa mère, la comédienne Louisa Colpeyn. On recherche la ressemblance avec son père, Albert Modiano. Certaines de ces photos sont présentes dans le “Cahier de L’Herne” consacré à Modiano (janvier 2012)
Modiano rappelle que Blanchot a dit justement qu’un lecteur est sans doute le vrai auteur du livre qu’il lit. Sachant cela, Modiano se met mal à l’aise pour parler de ses livres. Nous aussi puisque nous en sommes les auteurs autant que lui ! Là littérature est magique et Modiano est un magicien. Il place la littérature avant lui. C’est le seul de sa génération à agir de la sorte. J’ai remarqué que beaucoup de ses lecteurs parlent de lui comme s’il était leur grand frère. C’est dire le lien affectif qui nous lie à lui. Auncun autre écrivain de sa génération nous inspire autant de respect. Patrick Modiano et Peter Handke sont les deux seuls écrivains vivants que je mets au niveau des grands disparus. Les autres s’éloignent beaucoup trop de leur parole écrite. Modiano dit qu’il avance dans un livre comme s’il conduisait sous la pluie sans essuie-glace. Et Handke dit qu’il “va essayer” quand il part écrire. En plus d’être vrais, ils sont sympathiques.

-Romans
De Patrick Modiano
Quarto/ Gallimard, 1083 p., 23, 50 €

Permalien 14:29:35, Catégories: GRAND MONSIEUR, HENDRIXEMENT  

Le roman de Charles Trenet, de Nelson Monfort (Le Rocher)

Trenet est synonyme de génie. D’innombrables chanteurs devraient avoir honte d’oser dire être chanteur face à lui. Je le classe en position n°1 dans mon Panthéon de la chanson car ils est plus difficile d’écrire sur la joie de vivre que sur blues de l’existence.

Charles Trenet(1913-2001) est né le 18 mai 1913 à Narbonne. Pour les 100 ans que n’aura jamais Charles Trenet (1913-2001) - puisqu’il est mort à 87 ans- Nelson Monfort rend un hommage au « Fou chantant » qu’il apprécie depuis sa jeunesse. Le journalise a intitulé les 16 chapitres de son livre avec les titres majeurs du poète de la chanson. Les paroles de toutes les chansons phares sont reproduites en tête de chapitre : celles de Revoir Paris et de Que reste-t-il de nos amours ? Personne ne s’en plaindra. On n’a pas fait mieux et l’on ne fera pas mieux. Trenet avait la grâce absolue mais bien sûr le don ne suffit pas. Il était très cultivé. Et sa grande technicité servie par une sensibilité hors normes lui permettait des trouvailles géniales. Son travail n’était jamais de la besogne. Il aimait ce qu’il faisait. Dans le genre amoureux de la vie, il reste inégalable. Il y a chez lui une noirceur pas évidente à capter même s’il se pend dans Je chante C’est parce qu’il se savait mortel que ses chansons sont si toniques. J’ai vu et donc entendu Charles Trenet, salle Pleyel, l’avant-dernière fois qu’il a chanté en public. Ce fut grandiose.
Nelson Montfort n’a pas la prétention d’être écrivain, simplement un auteur. Ecrire un livre et tendre le micro cela n’a rien à voir. Son livre est aussi sympathique que lui. Cela fait plaisir de retrouver Charles Trenet sous la plume du journalisme. Dans le monde de l’idiot-visuel, d’habitude ils font écrire leur livre par un autre ou alors c’est illisible, à de rares exceptions près. Ceux qui l’ignorent vont apprendre que Trenet a introduit le jazz en France, juste après Mireille, à la vérité. Celle-ci me l’a assez répété quand j’allais chez elle voir son mari.
Je me souviens que Pascal Sevran, sous la présidence Mitterrand, s’est bien battu pour faire entrer Trenet sous la Coupole mais les Académiciens ont eu peur qu’il leur fasse de l’ombre. Il est vrai qu’il a mieux servi le français qu’eux. Normal il se servait mieux du français qu’eux ! A un moment, on a essayé de l’abattre pour une affaire de mœurs. Sait-on ce que faisaient Michel-Ange et Leonard de Vinci ? Les yéyés n’ont pas eu sa peau. Seule la mort a eu le dernier mot. Trenet a été aimé autant par Brassens que par Higelin. « Sans Trenet nous serons tous des experts-comptables ! » Savez-vous qui a dit cela ? Jacques Brel !

-Le Roman de Charles Trenet
De Nelson Monfort
Le Rocher, 254 p., 20 €

PS: autre parution, Piaf Trenet, Le dîner extraordinaire, de Jacques Pessis (Don Quichotte). J’y reviendrai ultérieurement.

Permalien 00:27:03, Catégories: THE RED DEVILS, GRAND MONSIEUR  

Le Red Devil Sir Alex Ferguson élu meilleur coach de 2013

Le 1500e et dernier match de coach Sir Alex Ferguson à MU
19 Mai 2013,17 h
Old Trafford
West Brom-Man U

Sir Alex Ferguson a reçu le Prix Barclays de Manager de la saison ainsi que la médaille d’honneur Barclays pour sa contribution remarquable à la Premier League lors des 20 dernières années où il a conquis 13 titres pour MU.
C’est la 11e fois que Sir Alex est désigné meilleur technicien de la ligue. Le trophée lui sera officiellement remis dimanche à West Brom pour l’ultime match de sa carrière.
Il avait remporté ce prix pour sa première édition en 1994, avant de le décrocher à nouveau en 1996, 1997, 1999, 2000, 2003, 2007, 2008, 2009 et 2011.
La médaille d’honneur Barclays récompense son apport exceptionnel au championnat lors des 20 dernières années où il a conquis 13 titres pour les Red Devils.
Le dernier sacre de Sir Alex est l’un des plus symboliques car MU a su rebondir à merveille après avoir vu le titre 2012 lui échapper in extremis au bénéfice des voisins de City.

Vendredi 17 mai 2013, Sir Alex Ferguson a fait son ultime conférence de presse au titre de manager général de MU. Il a admis qu’il a été submergé d’émotion après la conquête du titre 2013 er l’annonce de sa retraite, mais il ne pensait pas que les célébrations de 2013 allaient éclipser celles de 1999, année du triplé.
Le futur ex coach des Reds s’apprête à diriger son dernier match de MU à West Brom.
Après la levée du trophée 2013, l’équipe a affectué la parade dans le bus ouvert dans Manchester, devant des milliers de fans. Ensuite, il y a eu la soirée inoubliable autout des trophées de MU intra muros.
-«J’ai vécu une semaine incroyable la semaine dernière. J’ai été sécoué par tant de gentillesse. Dimanche a été superbe, et le défilé en bus tout autant. La foule de fans était très dense, magnifique. Je pense que c’était mieux qu’en 1999. Les souvenirs sont tous là, après 26 ans à MU. Le jour où j’ai sgné à MU ce fut un privilège. Et le jour de que mon départ, les gens m’ont fait ressentir l’honneur.»
Sir Alex va se lancer dans une nouvelle vie sans la pression quotidienne de gérer l’un des clubs les plus célèbres du monde.
-«Je n’ai pas pensé à ce que sera la vie sans le coaching. Je suis amené à relever d’autres défis tout de suite. J’ai la réunion CGL lundi et puis je vais à Newmarket, pendant deux jours mardi et mercredi. Je vais aller en vacances le 4 juin pendant un mois. Ensuite je vais subir l’opération de la hanche et puis la saison commencera. I’ll be alright! “

17.05.13

On couche toujours avec des morts, de Ludovic Perrin (Gallimard)

24 août 1916-14 juillet 1993. Cela fait déjà 20 ans que Léo Ferré est mort. Je m’en souviens très bien. Quand j’avais vu qu’il devait chanter en banlieue parisienne, dans la programmation du début d’année, j’avais demandé un rendez-vous pour une interview. Hélas ! il est mort. Hélas pour lui, pas pour moi. J’ai vu et entendu trois fois Ferré en concert dont une fois au Palais Garnier à Monaco où il dirigea l’orchestre. Sur scène, il respirait le bonheur, ce jour-là. Ayant atteint le but suprême, chef d’orchestre dans sa ville natale. Eh ! oui, Léo Ferré était monégasque même si on l’aurait plutôt vu naître à Ivry-sur-Seine ou Dunkerque. Quoiqu’il affichait une allure princière, impériale même. Quand il avançait sur le proscenium d’une scène, il me donnait toujours l’impression d’être l’étrave d’un navire au temps de Surcouf ou carrément Napoléon au pont d’Arcole, affichant son insolente jeunesse triomphante. Ferré, lui, c’est la vieillesse triomphale qu’il a eue.
Au lieu de publier un album à la gloire du poète-chanteur, Ludovic Perrin a choisi l’aventure littéraire par le biais de la “remontée fleuve de l’enfant Ferré". Bien sûr, il ne s’agit heureusement pas d’une biographie traditionnelle. L’essayiste a choisi d’écrire un récit avec une dimension romanesque qui est donnée par les faits réels survenus dans la vie de l’artiste. Au début du livre, l’auteur se met dans la peau de Ferré puis très vite, il laisse place à un narrateur neutre qui nous retrace les temps forts de la vie privée de Léo Ferré sans le côté journaux à scandales évidemment.
Marié une première fois, Léo Ferré devra attendre sa rencontre avec Madeleine Rabereau pour vivre une vraie histoire d’amour qui finira de manière dramatique. Au lieu d’avoir des enfants, ils auront des animaux, dont Pépée. Ludovic Perrin écrit en lieu et place du chanteur de cette époque-là : “Pépée mon singe d’amour, je t’ai prise pour mon enfant, cet enfant que nous n’avons pas eu ensemble. Ca en fera toujours un de moins à s’emmerder dans la vie. C’est ce qu’on se disait, Madeleine et moi. Notre drame, on l’avait transformé en argument poétique". Avec le temps, on n’aime plus… Pépée a pris tant de place dans le couple que le singe et la femme deviennent des rivales. Et les rivales on aime s’en débarrasser.
Madeleine aida beaucoup Ferré à s’affirmer dans sa passion pour la chanson mais comme souvent dans ce genre de duo, plus l’un se réalise plus l’autre s’autodétruit. Au terme de près de vingt ans de vie commune, Léo Ferré quitte Madeleine en 1968. Le livre relate tous les déchirements du couple : l’épouse laissera entendre que Ferré est stérile. C’était faux !
Il faudra que Ferré quitte sa seconde épouse, pour enfin devenir père, et trois fois, s’il vous plait. Auprès de Marie-Christine Diaz, il vécut ses plus belles années affectives. Le fameux repos du guerrier avec Mathieu, Marie Cécile et Manuel. La séparation avec Madeleine se déroula dans un bain de sang : la récusée fit abattre (1) tous les animaux tant aimés par Léo Ferré dont Pépée. Bien sûr, Madeleine souffrit de voir Ferré refaire sa vie avec leur jeune servante, au service du couple, dès sa seizième année. Peu à peu, celle-ci devient la confidente du patron dont elle ignorait tout au début, du fait de sa condition de réfugiée espagnole. L’amour est né de l’amitié, tout en douceur qu’on pourrait écrire en douces heures.
Léo, n’était pas Arnolphe de L’Ecole des femmes et Marie-Christine n’était pas Agnès. “Elle faisait déjà très femme, comme toutes devraient l’être, au lieu de Modigliani qu’on nous sert à longueur d’affiches", écrit le biographe qui affiche ainsi ses goûts en première ligne. Kate Moss pourra toujours attendre sa biographie ! Léo Ferré n’avait qu’un an de moins que son futur nouveau beau-père ? Aucun problème à surmonter : sa jeune femme, une terrienne ancrée dans le réel, était sans doute plus adulte que lui car les vrais artistes n’ont jamais l’âge de leur état civil, toujours plus jeune que leur âge, dans le cas où la mort ne les a pas trop frappés. Passé la cinquantaine, Léo Ferré choisit la Toscane comme nid familial. Très bon choix pour couler des jours heureux au milieu de ses enfants pour qui il fait à la fois office de père et de grand-père. Je me souviens de l’avoir entendu dire à la radio : « Je ne veux pas qu’ils soient l’esclave d’un patron… » La jeunesse de France, celle qui était la plus intelligente n’avait d’oreille que pour Brel, Brassens et Ferré. Grande période qu’on a eu le bonheur de vivre. Ces trois hommes-là se sont pressés le ciboulot pour nos donner des textes et des musiques exceptionnels. Si loin de la médiocrité de ceux qui les ont pris la relève. De nos jours, il suffit de gémir son mal-être pour être traité comme le nouveau Rimbaud. La postérité se chargera de faire le ménage. Le livre de Ludovic Perrin est un apport indispensable pour mieux connaître Léo Ferré qui ne nous a pas tout dit dans ses chansons, ne mélangeant pas son moi intime de manière narcissique aux thèmes majeures, même si Avec le temps et La vie d’artiste résonnent du poids de l’expérience. Le livre est construit avec des retours sur le passé qui nous éclairent sur l’homme et l’artiste.

-On couche toujours avec des morts
De Ludovic Perrin
Gallimard, 258 p., 19, 90 €

(1)D’ici peu, je chroniquerai : Comment voulez-vous que je l’oublie… Madeleine et Léo Ferré 1950-1973, D’Annie Butor
Phébus, 208 p., 17 €

Stars et Truands, de Thierry Colombié (Fayard)

My way par F. Sinatra. C’est la chanson préférée de Sir Alex Ferguson qui n’apparaît heureusement pas dans ce livre

Très calé sur la délinquance économique, le monde de la nuit, le grand banditisme et le show biz, Thierry Colombié est un docteur en sciences économiques qui tient à la fois d’une commère des journaux people, d’un pararazzi, de Frédéric Pottecher et de l’inspecteur Borniche. Il en connaît tellement un rayon sur tous ces domaines qu’on ne peut pas la lui faire. C’est un as pour décoder l’actualité, et j’imagine que le service juridique a lu à la loupe son manuscrit tant il y a des noms propres cités dans des affaires qui le sont moins.
Toute sa démonstration prouve que le monde du show biz et le grand banditisme marchent souvent main dans la main. L’argent attire toutes sortes de gens qui veulent croquer dans le gâteau, fût-il trop sucré ou pas assez. Et le livre comme les journaux à scandales traitent longuement de Naceri, Delon et Hallyday. Samy Naceri balance sans cesse entre le 7e Art et les 36e dessous. Je précise que c’est un beau gâchis. Le cinéma français a besoin de ses yeux, de son regard perçant qui n’a pas d’équivalent dans les autres pays. Il a des yeux revolvers qui font penser aussi au mot de Jean Genet: “Tous les voyous ont les yeux de leur mère". Il joue très bien dans le registre instinctif, si cher à Alain Delon, acteur au sang froid et qui pleure à l’envers. Delon est dans les dix meilleurs acteurs de tous les temps: beauté insolente, haute précision du moindre mouvement, une façon de bouger animale.
Tous les gens qu rôdent autour des vedettes populaires veulent un peu de leur lumière et beaucoup de l’argent qu’ils font gagner. Les stars sont des pots de miel qui attirent les truands. Delon, débutant à la fin des années 1950, a confié que sans le cinéma il aurait été un voyou. Dans le livre, on cite qu’il fut propriétaire de “La Camargue", un “restaurant” à Nice. Cet établissement faisait tous les jeunes niçois car c’était la boîte la plus branchée de la ville.
L’ouvrage évoque aussi Ophélie winter, Michel Simon, le clan Guérini, l’Affaire Markovic, le Ruhl, Agnès Le Roux, Courbis, la veine corse et même l’OGCNice alors au centre de tractations. Cet ouvrage est pour vous si vous aimez les polars et les pages saumon du Figaro.

-Stars et truands
de Thierry Colombié
Fayard, 333 p., 19 €

16.05.13

Si Éric Bauthéac (NICE) jouait à Man City ou à Arsenal, il serait en équipe de France

Eric Bauthéac méritait d’être sélectionné en équipe de France.
Il a réalisé une superbe saison.
C’est un joueur qui fait des merveilles sur son aile. On n’a pas l’équivalent chez les Bleus.
Très bonne mentalité. Gros mental. Plein d’énergie. Intelligent. Volontaire. Adroit. Passeur. Buteur.
Cet Aiglon a visiblement trop de qualités pour jouer chez les Bleus.
Il a le grand tort d’être en plus bien élevé et très sympathique. Vraiment c’est trop !
Au lieu de donner sa chance à un joueur méritant qui a été important dans le beau parcours de Nice en 2012-2013, on sélectionne des joueurs qui n’ont rien prouvé en 2013. J’entends déjà la réponse: on prend des joueurs en fonction du schéma tactique… Dans la liste je vois les Citizens Clichy et Nasri, les deux perdants de la finale de la FA Cup contre Wigan (!). Cela leur a rappelé Arsenal. Il fallait les récompenser, d’urgence. En revanche, Evra n’est pas là. Le vice capitaine de MU n’a gagné que le championnat d’Angleterre ! Son cinquième, une broutille ! Tout ça est grotesque même si Evra en Bleu est moins tranchant qu’en rouge.
Evra est comme moi, c’est un Français qui a dans les veines du sang rouge-rouge comme le rouge de Nice et le rouge de MU.
Je rappelle à la FFF que Nice est une ville française et que l’OGCNice joue en L1 et non pas en Serie A ou dans un championnat du Sud-Est comme pendant la dernière guerre.
A la radio, tous ceux qui tchachent ricanent dès qu’ils entendent Nissa la Bella. C’est que nous sommes encerclés d’ignares bas du plafond. Aucune autre ville française n’a un aussi beau chant. Il est vrai que Nice est un Comté !

**Gael Clichy (Man City)
Arsenal
Champion d’Angleterre en 2004
Vainqueur du Community Shield en 2004

Manchester City
Champion d’Angleterre 2012

**Samir Nasri (Man City)
Olympique de Marseille
Coupe Intertoto 2005

Manchester City
Champion d’Angleterre 2012
Community Shield 2012.

**Laurent Koscielny (Arsenal)
Palmarès: NEANT

**Patrice Evra
Coupe de la Ligue 2003

Manchester United
Coupe du monde des clubs 2008
Ligue des champions 2008
5 Championnats d’Angleterre 2007, 2008, 2009, 2011 et 2013
3 Community Shield 2007, 2008 et 2011
3 League Cup 2006, 2009 et 2010

[Post dédié à Charly Loubet]

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David Beckham imite Sir Ferguson et Paul Scholes

“Becks” a annoncé qu’il raccrochait les crampons tout comme “Fergie” et Scholesy". D. Beckham doit tout à MU et il l’a toujours dit. Quand il a signé au PSG, il a précisé: “J’ai eu des propositions de club anglais mais j’ai refusé car je serai toute ma vie attaché à Man United.” Beckham, 38 ans, est pourtant natif de Londres… La vidéo ci-dessous rend hommage au footballeur de MU, pas à la poupée médiatique.


La façon d’incarner le football de David Beckham, hors MU, est tout ce que je déteste.
Le m’as-tu en slip, 100% sur le paraître à but lucratif.
Niveau football ? Bon joueur de couloir, discipliné, bon tireur de coups de pied arrêté.
Son parcours ? Seul compte ce qu’il a fait à MU où il joua son meilleur football: 1991-2003. Il y marqua 85 buts en 400 matchs. Je lui dis merci pour son temps passé à MU.
A ses débuts, il a fait ses classes dans l’ombre de King Cantona qui avait toute la pression sur lui.
Sir Ferguson l’a vite vendu dès qu’il s’est transformé en icône pubarde.
Sa carrière post MU n’a aucun intérêt.
Sa photo de famille sans cesse répandue dans les médias me fait ni chaud ni froid.
Le tour d’honneur de Sir Ferguson à Old Trafford avec ses 11 petits enfants avait beaucoup plus d’impact.
Mes derniers joueurs fétiches de MU sont Robson, Bruce, Cantona, Keane, Schmeichel, van Nistelrooy, Cristiano Ronaldo, Giggs, Scholes, van Der Sar, Carrick, Ferdinand, Chicharito, van Persie (sa joie lors du titre 2013 est inoubliable)… [Rooney ? Grand mais décevant affectivement]

Palmarès avec les Red Devils:

6 Championnats d’Angleterre 1996, 1997, 1999, 2000, 2001 et 2003
2 Coupes d’Angleterre 1996, 1999
2 Charity Shield 1996, 1997
Ligue des champions 1999
Coupe intercontinentale 1999

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Le reste du parcours de “Becks", séquence top model people:

1995→ Preston North End
2003-2007 Real Madrid
2007-2012 Los Angeles Galaxy
2009 → Milan AC
2010 → Milan AC
2013 Paris SG

Palmarès du metrosexuel:

Real Madrid
Supercoupe d’Espagne 2004
Coupe du Roi 2004
Champion d’Espagne 2007

Los Angeles Galaxy
Conférence Ouest de la Major League Soccer 2009, 2010 et 2011
MLS Supporters’ Shield 2010 et 2011
MLS Cup 2011, 2012

Paris Saint-Germain
Champion de France 2013

[Post dédié à M. Carrick et D. Fletcher]

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Le but de Van Persie sur caviar de Rooney élu plus beau but 2013

Van Persie est ivre de bonheur depuis qu’il est enfin champion d’Angleterre avec MU qui ne cesse pas de le fêter. C’est la nouvelle love story rouge. Au cours de la soirée de Awards intra muros, RVP a été deux fois récompensé: plus beau but et trophée Busby. Autres lauréats: Michael Carrick was et les grands espoirs Ben Pearson and Adnan Januzaj. L’Histoire ne s’arrête jamais à MU.

La sublimissime reprise de volée de Robin van Persie contre Aston Villa a reçu la récompense de But de l’année, au gala annuel de MU. Ce but était le deuxième du triplé signé par le néerlandais du 3-0 qui assura le 20e titre des Red Devils.
Le but primé a reçu 70 % des suffrages -dont le mien.
Wayne Rooney avait hérité du ballon dans la moitié de terrain rouge, puis adressa une passe de 40 mètres dans la course de Van Persie, dont la reprise du gauche battait Brad Guzan.
-"Un but à l’instinct. J’ai levé les yeux, et je me suis dit : ‘Cette passe est magnifique, elle est bien trop belle pour faire un contrôle.’ Si elle avait été 50 cm à gauche ou à droite, je n’aurais pas pu la reprendre. Avec Wayne, on avait parlé toute la semaine de faire des ouvertures derrière le défenseur axial droit. On en a discuté pratiquement tous les jours à l’entraînement, et avant le match, Wayne m’a dit: ‘Robin, n’oublie pas cette passe, je vais te la faire aujourd’hui.’ La passe était parfaite, c’était phénoménal. Il ne me restait plus qu’à faire ma course dans le bon timing. À la dernière seconde, j’ai décidé de la frapper, et j’ai eu de la chance que tout s’emboîte.”
Robin a décroché le trophée devant la frappe monumentale de Rafael à QPR récolte, et le tir lointain de Wayne Rooney contre Norwich. Le super but de Ferdinand contre Swansea n’a pas été retenu, car la liste des buts sélectionnés étaient déjà close.

[Post dédié à Richard Swanson tué par un chauffard alors qu’il réalisait le pari de rejoindre le Brésil depuis les Etat-Unis, ballon aux pieds]

15.05.13

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David Moyes veut travailler avec Giggs, et souhaite conserver Rooney dans la Dream team et Scholes dans le stafff de MU

Ryan Giggs va aider David Moyes à vite s’adapter à MU. Rien n’est plus beau.

Plus ça va, plus j’aime Man United.
Ce club fait tout ce que je souhaite voir.
MU contente toujours ses supporters. On y aime même les défaites car elles permettent de se remettre en route vers le succès.
On est loin de ces clubs de milliardaires désoeuvrés qui ne savent pas quoi faire de leur dix doigts.
Les deux plus grands transferts de MU ont été Sir Busby et Sir Ferguson. Ces deux architectes d’hommes n’ont jamais cédé aux autres sirénes.
L’Histoire ne s’achète pas sur fond de carte postale au Trocadéro…
MU c’est l’hymne au travail, symbolisé par Carrick, Scholes et Giggs. Le frimeur Beckham a vite dégagé !
David Moyes représente le 3e âge de MU, le nouvel âge!
Il veut travailler étroitement avec Giggs en ayant Scholes tout près.
Il souhaite conserver Rooney. La hache de guerre entre les deux hommes est enterrée, suite à un procès gagné par l’entraîneur. Rooney veut se relancer avec le coach qui lui a donné sa chance en pro à Everton à 16 ans. Affaire à suivre.
M. David Moyes bienvenue à MU. J’ai hâte de le voir avec les couleurs du club, l’écusson sur le coeur.

L'ex gunner Van Persie est enfin champion d'Angleterre avec MU

Robin van Persie rêvait d’être champion d’Angleterre depuis tant d’années.
Après huit saisons passées à Arsenal, il lui a suffi de signer à MU pour enfin décrocher le Graal en moins d’un an !
Il ne doit pas s’arrêter en si bon chemin.
On veut le voir de nouveau champion en 2014. D’abord le championnat, après la C1.

14.05.13

La FRANCE était-elle capable d'organiser l'Euro 2016 ?

Le football à Paris en 2013:

Le football à Barcelone en 2013:

Le football à Manchester (United) en 2013:

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David Moses gagnera le Community Shield du 11 août 2013 : Wigan-Man United. L'Histoire va se poursuivre avec lui.

Community Shield
Wembley Stadium
11 Août 2013
Wigan Athletic - Manchester United

Je suis comme sir Ferguson, démangé par les compétitions à venir.
Le passé n’est qu’une rampe de lancement.
Aussi, je vous l’annonce, je suis certain que MU gagnera le Community Shield si important en début de saison.
Avec King Cantona, on en parlait toujours. “Faut le gagner car ça lance la saison et ça fait peur aux autres d’emblée!” Lui en a gagné 3 sur 3: 1993, 1994, 1996. Le King a raison: faut gagner d’entrée de jeu.
Donc David Moses doit remporter le trophée. C’est déterminant pour la suite. S’il le remporte, il sera tout de suite dans le bain.
Il est immpossible que MU ne batte pas Wigan. Nous ne sommes pas Man City !

Une rencontre au sommet Fergie, Moyes et Giggs vient d’avoir lieu pendant 1h 30. Un G3 de MU qui laisse augurer la place prépondérante de Giggs- on le savait déjà- le joueur de champ le plus titré de l’Histoire mondiale du football.
Un témoin a dit : “Tout cela avait l’air très secret. Quand ils sont sortis de l’hôtel, ils ont regardé partout pour voir si personne ne les voyait. On aurait dit trois hommes en mission.”
David Moyes souhaite conserver Wayne Rooney à Man United. Le nouveau coach de la maison Rouge sait que Rooney a demandé à quitter le club pour la deuxième fois. Moyes s’est adressé au Cambridge Union: “Wayne fut le dernier grand footballeur de rue, et aujourd’hui c’est l’un des meilleurs joueurs du monde. Après l’entraînement à Everton, il allait souvent retrouver ses copains pour jouer dans la rue…”
Moses aimerait amener avec lui à MU le défenseur d’Everton Phil Jagielka, et il est heureux que Rio Ferdinand veuille prolonger à United pour jouer sous les ordres du nouveau coach dont Sir Ferguson lui a tant dit de bien.
Moyes a appris que les nuages se disperse sur l’avenir de Darren Fletcher. Le capitaine écossais vise un retour lors de la pré-saison. Son opération de l’intestin ne sera plus qu’un atroce souvenr. Il pourrait être prêt pour le début de la saison 2013/2014.

On parle de Benzema pour remplacer Rooney s’il part. Le remplaçant de Rooney on l’a déjà c’est Chicharito. Benzema serait donc le remplaçant de … Chicharito !

Juste 24 heures après un discours à Old Trafford, le futur ex manager de Manchester United a pris le micro pour s’adresser aux fans lors de la parade du trophée de la Premier League lundi 13 mai.

-"Je suis plus heureux pour vous [les supporters] que tout le reste. Jouer trente-huit matches et gagner le championnat comme ça avec ce groupe de joueurs… c’est une jeune équipe avec beaucoup de bons jeunes joueurs. Ils vont devenir meilleurs, beaucoup d’entre eux, et le plus gros test, c’est de savoir s’ils peuvent gagner le titre trois fois de suite comme on l’a fait avant ? J’espère qu’ils pourront le faire. Hier fut un jour que je n’oublierai jamais [celle de ses adieux à Old Trafford], et je vous en remercie. Toute ma famille ne l’oubliera jamais. Pour mes 11 petits-enfants, c’est un souvenir qui restera gravé pendant de longues longues années. La parade va maintenant commencer, alors au nom de tous les joueurs, merci pour votre soutien. Une dernière chose avant de démarrer. Demain soir, nos M21 jouent contre le voisin de Liverpool. J’espère que vous serez nombreux à venir les encourager. Merci. Et bonne chance.” Sacré compétiteur jusqu’au bout !

Encore plus effacé que d’habitude, Paul Scholes refusa de se faire applaudir quand Giggs le poussa pour qu’il quitte le cercle de joueurs à O.T. Le 12 mai, Scholes a disputé son dernier match avec United contre Swansea (2-1) après près de 20 ans en équipe fanion. Giggs, lui, continuera à fouler les pelouses la saison prochaine, a 40 ans.

-"Paul Schols est un super joueur et ce fut un plaisir de jouer avec lui toutes ces années. Vous l’avez vu contre Swansea. Il n’avait pas joué depuis je ne sais combien de temps et le voilà avec ses petites passes courtes et ses transversales de 30 mètres, c’était tout simplement incroyable. Ce fut un plaisir de jouer avec lui. En tant que joueur offensif, vous savez que si vous amorcez une course, il vous passera le ballon exactement où il faut. Vous n’avez même pas besoin de ralentir votre course car vous savez que sa passe va être parfaitement dosée et parfaitement placée. C’est un joueur tout bonnement incroyable et une personne sensationnelle.”

PS: le dernier grand geste de Sir Ferguson que je conserve à l’esprit, c’est son geste du pied juste avant que Rio Ferdinand ne marque son but contre Swansea. Fergie a armé le tir, depuis sa place, et moi aussi ! J’ai toujours été 5 sur 5 avec le coach sauf deux fois: Park à la place de Tevez (finale C1 2009) et Welbeck à la place de Rooney (contre le Real, C1 2013)

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Ribéry se fait mettre en bière par ses copains du Bayern Munich

Au Bayern Munich, Ribéry a trouvé le club de sa vie. Je le félicite. C’est l’un des 5 plus grands clubs du monde avec MU, le Real Madrid, le Barça et l’AC Milan.

Palmarès de F. Ribéry (30 ans), au Bayern Munich depuis 2007:

3 Championnats d’Allemagne: 2008, 2010, 2013
2 Coupe d’Allemagne : 2008, 2010
Supercoupe d’Allemagne 2012
Coupe de la ligue 2007

A venir finale de C1 2013 contre Dortmund.

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Les nuits mouvementées de l'escargot sauvage, d'Elisabeth Tova Bailay (Autrement)

Un texte de Patricia Highsmith nous mettait en présence d’un personnage fou d’escargots qui en collectionnait tellement qu’il finit étouffé par les gastéropodes. Le roman d’Elisabeth Tova Bailey raconte exactement l’inverse : une malade va retrouver la santé et la joie de vivre grâce à un escargot qui va lui réapprendre la patience, la persévérance et le sens de la vie. Si vous voulez découvrir le site de l’écrivain ne vous gênez pas : il est superbe.

http://www.elisabethtovabailey.net/

La littérature a vraiment un pouvoir extraordinaire. Avec trois fois rien, elle peut nous entraîner très loin, bien plus loin qu’aucun n’avion ne nous amènera jamais. Les histoires les plus simples sont souvent les meilleures. C’est le cas de ce livre. On suit tout ce que dit la narratrice. On y croit dur comme terre ! On est Diderot qui devient Rousseau. L’escargot, lui, il ne ment pas.

Ce récit est d’une intelligence de chaque instant. Il nous incite à voir ce que l’on ne voit plus. Il est fort possible que la vie d’un escargot soit plus intéressante que bien des vies de personnes humaines qui n’ont d’Homme que le nom. L’ouvrage a d’évidence une dimension fantastique. Par instant, il fait peur, tant les possibilités d’un escargot sont immenses. Parfois, on se croit carrément dans la S.F.(Science Fiction)

-Les nuits mouvementées de l’escargot

D’Elisabeth Tova Bailey

Traduit de l’anglais (Etats-Unis) de Marie-Céline Mouraux

Autrement, 166 p., 16 €

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12 mai 2013: l'arrivée des losers blues de City et le départ du winner rouge d'United alias Sir Ferguson

Les Citizens à leur arrivée à la finale de la FA CUP 2013 qu’ils ont perdu contre Wigan (0-1). Cette défaite prouve qu’il est très difficile de remporter des titres. Le mérite de MU est donc encore plus grand.

Palmarès de Man City
3 Championnats d’Angleterre: 1937, 1968, 2012
5 Coupes d’Angleterre: 1904, 1934, 1956, 1969, 2011
2 Coupes de la Ligue: 1970, 1976
4 Community Shield: 1937, 1968, 1972, 2012
Coupe d’Europe des vainqueurs de coupe 1970

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Sir Ferguson lors de son dernier match comme coach de MU à Old Trafford qu’il quitte en winner.

Palmarès de Man United
20 Championnats d’Angleterre : 1908, 1911, 1952, 1956, 1957, 1965, 1967, 1993, 1994, 1996, 1997, 1999, 2000, 2001, 2003, 2007, 2008, 2009, 2011, 2013
2 Championnats d’Angleterre de D2 : 1936, 1975
11 Coupes d’Angleterre :1909, 1948, 1963, 1977, 1983, 1985, 1990, 1994, 1996, 1999, 2004
4 Coupes de la ligue : 1992, 2006, 2009, 2010
19 Community Shield : :1908, 1911, 1952, 1956, 1957, 1983, 1993, 1994, 1996, 1997, 2003, 2007, 2008, 2010, 2011
Coupe du monde des clubs 2008
Coupe intercontinentale 1999
Supercoupe de l’UEFA 1991
3 Ligues des champions : 1968, 1999, 2008

[Post dédié à Richard Kurt]

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Tous les Red Devils champions d'Angleterre 2013 avec MAN U

Mes héros ont encore répondu présent à toutes mes attentes placées en eux. Merci de si bien honorer le football. Et dire que des crétins prétendent que MU “joue mal"… 38 titres majeurs pris entre 1986 et 2013. Que ces imbéciles en fassent autant ! Quand la caravane rouge passe, les chiens aboyent.

Voici l’effectif de base de Manchester United champion d’Angleterre 2013.

*Gardiens:
David De Gea (Espagne, 22 ans) ex Atletico Madrid. Après des débuts fébriles s’est affirmé indiscutable
Lindegaard (Danemark, 29 ans) ex Aalesunds. Doublure qui n’a pas su saisir sa chance lors d’un turn over répétitif
Ben Amos (Angleterre, 23 ans) FORMÉ AU CLUB. Irrégulier

*Défenseurs:
Patrice Evra (France, 32 ans) ex Monaco. Footballeur hors centre de formation. Incessante activité
Phil Jones (Angleterre, 21 ans) ex Blackburn Rovers. Mental d’acier mais parfois brouillon surtout en latéral
Jonny Evans (Irlande du Nord, 25 ans) FORMÉ AU CLUB. Serein
Nemanja Vidic (Serbie, 31 ans)ex Sparta Moscou. Taulier indispensable quand il n’a pas mal à un genou
Alexander Büttner (Pays-Bas, 24 ans) ex Vitesse Amhem. Bonne recrue sur le flanc gauche
Chris Smalling (Angleterre, 23 ans) ex Fulham. Très attentif aux consignes
Rafael (Brésil, 22 ans) ex Fluminense. Tonique et winner

*Milieux:
Anderson (Brésil, 25 ans) ex Porto. Gros volume de jeu mais inconstant. N’a pas encore donné tout ce qu’on attend de lui
Ryan Giggs (Pays de Galles, 39 ans) FORMÉ AU CLUB. LA LEGENDE VIVANTE
Nani (Portugal, 26 ans) ex Sporting Portugal. S’égare souvent à trop vouloir prouver
Tom Cleverley (Angleterre, 23 ans) FORMÉ AU CLUB. Gros caractère de taiseux
Darren Fletcher (Ecosse, 29 ans) FORMÉ au club. Taulier blessé
Shinji Kagawa (Japon, 24 ans) ex Dortmund. Très technique
Paul Scholes (Angleterre, 38 ans). FORMÉ AU CLUB. Come back étourdissant en tant que régulateur. A pris sa retraite
Michael Carrick (Angleterre, 31 ans). Joueur de club excellentissime
Antonio Valencia (Equateur, 27 ans). Rampe de lancement de missiles
Ashley Young (Angleterre, 27 ans). Ailier de débordement, à l’ancienne.

*Attaquants:
Chicharito (Mexique, 24 ans) ex Chivas de Guadalajara. Homme explosif
Danny Welbeck (Angleterre, 22 ans) FORMÉ AU CLUB. Joueur rooneyien, à la fois défenseur, attaquant et buteur
Robin van Persie(Pays-Bas, 29 ans) ex Arsenal. Buteur et passeur
Wayne Rooney (Angleterre, 27 ans). Complet mais il n’a hélas ! pas MU dans la peau

Manager: Sir Alex Ferguson (Ecosse, 71 ans). The BOSS quitte la lumière du banc des coachs pour l’ombre des coulisses

[Post dédié à MM. Ferguson, Gill & Scholes]

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250 000 fans de Manchester United ont fêté les Reds Devils lors de la parade des champions

Man United a donné une image du football fantastique lors de la parade du titre 2013. Je suis un visionnaire; j’aurais pu élire Liverpool, mais non j’ai choisi MU alors que je suis né à Nice. J’ai aimé ce club parce que Sir Matt Busby était un exceptionnel manager, un homme qui axait tout sur l’humain. Et le plus troublant c’est que Sir Ferguson séjourne chaque été à St-Jean-Cap-Ferrat dont le phare éclairait ma chambre du Mont-Boron, chaque nuit, provoquant un jeu d’ombres fascinant.

Que d’amour ! Oui, on n’a vu et entendu que de l’amour dans les rues de Manchester. Les fans de City ont respecté ceux de MU.
Ce 13 mai 2013 ce fut le monde à l’envers puisque cette fois les joueurs de MU ont regardé les fans alors que d’habitude c’est l’inverse.
Entre 19h et 21 h 30, les fans de MU ont fêté leur héros.
Ce fut grandiose.
On eût dit MU avait gagné la Coupe du Monde ou la C1, mais il ne s’agissait que du titre national. C’est le plus beau trophée du pays. Et cela le restera toujours. L’Angleterre a inventé le football moderne.
Sir Ferguson a bien fait les choses: il arrête sa carrière de coach en 2013. 20 comme le nombre de titres remportés par MU et 13 comme celui remporté par MU au temps de Fergie qui va arrêter au terme de 1500 matchs pour MU. Il aime les chiffres ronds comme un ballon.
Dans le bus, il y avait Sir Charlton, la référence de l’époque Matt Busby. On imagine ce que pensait le rescapé du crash de 1958. Tant de joie après tant de drames. “Que sont mes amis devenus ?”
Le plus heureux était Robin van Persie: “J’ai dormi avec la médaille de champion autour du cou. Je rêvais de ce titre depuis 8 saisons (à Arsenal) et à MU je l’obtiens en une seule! Incroyable! Incroyable!”
Le Néerlandais était fou de joie, ivre de bonheur.
Young, lui, dansait et chantait avec ses deux béquilles !
Rio Ferdinand a mis l’ambiance. Quel animateur !
Giggs et Scholes savouraient leur triomphe (13e titre pour Ryan et 11e pour Paul).
On était frappé par la jeunesse de nombreux joueurs: De Gea, Rafael, Buttner, Jones, Smalling, Evans, Cleverley, Chicharito, Welbeck… L’avenir est assuré. Sir Ferguson a pensé à tout. Son staff était à la fois heureux et mélancolique. On les comprend.
Ce bus c’était le bus de la joie qui contraste avec “celui de la honte” de l’Afsud. Evra a pu s’en rendre compte.
Le latéral a pris le micro pour dire: “On est champion ! L’an passé la perte du titre ce fut vraiment un accident". Les Citizens apprécieront.
Carrick a perdu son calme en criant: “Le trophée est de retour!”
Il faisait soleil.
Tout le monde criait, chantait, était heureux.
Grande communion avec le staff, les joueurs et le public.
Fête magnifique. De la fraternité en veux-tu en voilà.
Le bus était suivi par une voiture de police, et encadré par les stewards du club.
Tout se passa merveilleusement bien entre gens qui s’aiment.
A la fin, j’ai allumé la radio pour y apprendre la prise en otage de la fête du PSG par ceux qui ne peuvent plus aller au Parc de Princes. Triste spectacle.
La France n’est vraiment pas un pays de football.
Heureusement que je suis MU.
MU me donne tout ce que je cherche dans le football: professionnalisme, compétence, haute compétition, discipline collective, éclosion des jeunes talents qui ont vraiment la bonne rage…
Paris capitale de la France n’a même pas su organiser une fête. Hemingway a dû se retourner dans sa tombe. On est vraiment tombé dans le ruisseau.
Et je rappelle que le football n’a rien à voir avec le bordel provoqué dans les rues de Paris.
Le football se joue sur un rectangle. A part les acteurs et les dirigeants, tout le reste ce n’est pas du football.

13.05.13

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En direct la parade des Red Devils sur le blog avec MUTV

Cliquez sur ce lien pour suivre le défilé en direct et gratuitement:

http://www.manutd.com/en/Champions2013/Champions2013News/2013/May/watch-manchester-united-trophy-parade-live-on-manutd-website-and-mutv.aspx

13 mai 2013
La parade des Red Devils dans les rues de Manchester commence à 18 h (heure anglaise).
Rendez-vous sur le parvis d’Old Trafford.
Si Wayne Rooney veut partir qu’il parte !
Le club est plus grand que lui. Chicharito aura plus de temps de jeu et pourra s’affirmer davantage.

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Merci aux Red Devils d'être de vrais compétiteurs, à l'image de Sir Ferguson: "Je quitte MAN UNITED en winner!"

Depuis 1993 et CANTONA, Man United nous a offert 13 championnats. Treize saisons de rêves: hiver comme été. “Je n’avais qu’une angoisse: celle de décevoir Sir Ferguson” a déclaré Patrice Evra. N’est-ce pas là la plus belle preuve des liens que savait tisser le coach avec les joueurs. Bonne nouvelle pour les fans de MU: le président d’Everton a pleuré lors du dernier match à domicile de son David Moses. Cela veut dire que Everton perd un ami, et que nous en gagnons un.

MU est vraiment un club fabuleux. La fierté oui, la prétention jamais. On vient de le vérifier. MU devait gagner le championnat, et le club l’a gagné. Rien à voir avec les Citizens incapables de remporter la FA CUP 2013. De fait, Man City et ses joueurs non impliqués ont laissé le trophée à Wigan qui n’avait jamais rien gagné en Premier League depuis 1932. Vraiment honteux ! Y en a marre de ces joueurs qui ne donnent jamais rien à leurs fans. Je plains ceux qui aiment un club avec des joueurs qui se liquéfient dès que la pression augmente. Que de temps perdu ! Mieux vaut aller manger une bonne pizza entre amis plutôt que de donner de l’amour et de l’argent sans jamais rien recevoir en retour.

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La joie du peuple rouge des Red Devils lors du 20e sacre de MU

Rien n’est plus beau que de gagner le championnat. Grâce à Sir Ferguson, MU l’a gagné 13 fois depuis 1993. A MU, les joueurs nous donnent énormément alors que dans la plupart des clubs ils ne font que prendre de l’argent. Rien que ds fonctionnaires de la défaite qui bénéficient de notre passion ! A l’inverse de MU où les joueurs respectent le public.

Le classement 2013 à une journée de la fin de saison:

1 Manchester United 88 points 37 matchs
2 Manchester City 75 36
3 Chelsea 72 37
4 Tottenham 69 37
5 Arsenal 67 36
6 Everton 63 37
7 Liverpool 58 37

Tout l’esprit de MU lors du sacre.
A Man United, on ne court jamais pendant le tour d’honneur.
Le coach marche au milieu de ses petits-enfants, signe de continuité.
Sur la pelouse les anciens joueurs se mélangent aux joueurs actuels

Le parcours extraordinaire de Sir Ferguson à MU à un match de la fin du championnat:

1499 matchs, toutes compétitons confondues

895 victoires
337 nuls
267 défaites

2674 buts pour
1360 buts contre

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Les adieux de Sir Ferguson: 38 trophées en 26 ans: " Votre travail à vous tous consiste maintenant à aider notre nouveau manager" a-t-il dit aux fans du monde entier

Bien sûr MAN UNITED est le favori N°1 pour le titre 2014

Le discours d’adieu de Sir Alex Ferguson, depuis le centre de la pelouse d’Old Trafford, le 12 mai 2013. Un discours sobre, sensible, respectueux du passé, accès sur le présent et l’avenir, exigent à l’extrême, et plein d’humour. Mis en lumière par son coach, Paul Scholes a refuse de prendre les applaudissements pour lui:

-"Je n’ai préparé aucun discours dans mon esprit, je vais me contenter de radoter et espère qu’arriver à l’essentiel de ce que veut ce club de football.
Tout d’abord, c’est un Merci à Manchester United. Non seulement l’administration, non seulement au personnel médical, non seulement aux entraîneurs, aux joueurs ou aux supporters, c’est à vous tous d’entre vous. Vous avez été l’expérience la plus fantastique de ma vie. Merci !
J’ai été très chanceux de gérer certains des plus grands joueurs du pays, à fortiori à Manchester United. Tous ces joueurs, et ceux d’aujourd’hui aussi, ont représenté votre club de la plus belle des façons: ils ont gagné le championnat de manière fantastique. Bravo aux joueurs !
Ma retraite ne signifie pas la fin de ma relation avec le club, je peux maintenant profiter de les regarder, plutôt que de souffrir avec eux. J’espère que vous avez aimé nos buts de dernière minute, les rebondissements, même les défaites, tout ça fait partie de ce grand club de football qu’est le nôtre. Nous avons vécu une époque incroyable, je vous remercie pour cela.
Je tiens également à vous rappeler que lorsque nous avons eu des mauvais moments ici, le club se tenait près de moi, tout le club se tenait près de moi, les joueurs se tenait aussi près de moi, donc votre travail à vous tous consiste maintenant à aider notre nouveau manager !
Je veux juste rendre hommage à Paul Scholes qui s’en va aujourd’hui… il est merveilleux, l’un des plus grands joueurs de l’Histoire de Man United. “Paul, nous vous souhaitons une bonne retraite et je sais que vous serez toujours près à m’énerver !” Je tiens à souhaiter un prompt rétablissement à Darren Fletcher. Et vous, les joueurs… Je vous souhaite tous les succès possibles à l’avenir. Vous savez comment vous êtes bons, vous savez le maillot que vous portez, vous savez ce que cela signifie pour tout le monde ici et ne vous laissez jamais abattre par rien ni personnevers. L’attente est toujours là. Je reste au club, vous le savez! Je vais rester un moment chez moi, et je tiens à remercier à nouveau de toute la famille Ferguson, aux enfants ! Merci, merci…”

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1993-2013: Eric Cantona, l'homme par lequel le bonheur est arrivé à Manchester United

Quand Eric Cantona est arrivé à MAN UNITED le club n’avait plus gagné le championnat depuis 1967.
Dès son arrivée, il fait gagner le titre 1993 à MU. Tout est parti de Cantona.

12.05.13

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Sir Ferguson et Scholes quitte la scène avec le sacre 2013

Nos deux héros sont désormais dans l’ombre. S’il n’en reste qu’un cela sera Ryans Giggs.

12 MAI 2013, 17 h
Manchester United 2-1 Swansea
Buts pour MU: Hernández (39e), Ferdinand (87e)
But pour les visiteurs: Michu 49’

- “Je n’oublierai jamais ce jour. C’est incroyable. Tout le monde a été fantastique, que ce soient les joueurs, le staff et le public. J’ai eu beaucoup de chance d’avoir tous ces joueurs sous mes ordres, de diriger cette équipe, de remporter des titres. J’espère que vous avez apprécié tous les buts à la dernière minute, même les défaites (rires)… Le club m’a toujours fait confiance, maintenant il faut soutenir le prochain manager. Merci pour tout. Merci.", a déclaré un Sir Alex Ferguson très ému. Il a improvisé un discours où il a salué aussi sa famille dans les trbunes.

On l’a vu soupirer deux ou trois fois, comportement inhabituel. Cet homme a su tisser un lien avec chaque fan tant il est intelligent. Il l’a rétabli aujourd’hui puisqu’il reste au club. On le savait mais on ne l’avait plus revu. Sir Ferguson laisse un club avec plein de jeunes et il a dit qu’il ne souhaitait pas voir partir Rooney… En ce qui concerne Rooney, il sortira de mon coeur à la seconde où j’apprendrai qu’il a signé à Chelsea ou je ne sais où… Lors de la remise des récompenses, Fergie n’a pas embrassé Rooney qu’il n’avait même pas mis sur la feuille de match.

L’avant-dernier match de MAN-Science de l’espace, de MAN-Haine de la perte de ballon, de MAN-Grinta, de MAN-Ouvriers relayeurs, de MAN-Par les ailes, de l’ère de Sir Ferguson (1986-2013)s’est déroulé sous la pluie dans unE très bonne ambance festive à Old Trafford. Sir Alex Ferguson a été fêté au début par une haie d’honneur formée par les deux équipes. A la fin, il a parlé pour dire qu’il fallait maintenant aider David Moyes. Il a parlé d’avenir comme il le fait toujours. Giggs a voulu que Scholes avance pour se faire applaudir mais Scholes a laissé la vedette à son coach, son second père.

De Gea/ (7)Bon match. MU a trouvé son gardien
Evra (7) Bien en jambes
Vidic © (7) Solide
Ferdinand (9) Un superbe but décisif. Un vrai loup
Jones/ (4) Brouillon. Joue mieux dans l’axe
Kagawa (5) Trop discret
Scholes. (7) Gros travail de récupération. Puis (65e) Anderson (6) S’est bien intégré dans le match
Carrick (6) Sans forcer
Welleck/ (5) Peu inspiré. Puis (65e) Valencia (6) Bonne entrée
Chicharito. (7) Si Rooney part, il assurera. Puis (74e) Giggs (5) Tranquille
Van Persie (6) A pesé et distribué

Sur le banc: Lindegaard, Buttner, Evans, Cleverley

Coach: Sir Ferguson (8) Le coach quitte la scène à domicile par une victoire. Quand Ferdinand a marqué, on l’a vu faire le geste de le frappe avec sa jambe. Toujours démangé par le jeu, le BOSS!

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Sir FERGUSON et SCHOLES nous ont donné la joie de vivre

12 MAI 2013, 17 h
Manchester United- Swansea

A ne rater sous aucun prétexte les adieux à Sir Ferguson et Scholes.

On a beau dire, on a beau faire, plus jamais, Fergie ne sera dans le camp du staff, prêt à bondir pour aller dire son mécontement à tel ou tel joueur, aux siens ou à ceux des autres. Il ne se gênait pas pour enguirlander un arbitre qui n’avait pas su voir le jeu, sifflant en défaveur des Red Devils.
On sait qu’il ne nous abandonne pas. Il reste à la maison, mais quand même on est passé de 1986 à 2013, en un seul jour, cette maudite journée du 8 mai 2013.
Une page se tourne, mais elle est si lourde de trophées que je n’arrive pas à passer à la suivante.
J’ai hâte de le revoir marcher sur la pelouse.
Il va recevoir une standing ovation comme on n’en a encore jamais vue à Old Trafford.
Moi qui ne voulait plus voir jouer MU cette saison en raison du titre déjà gagné… je ne savais pas que ces deux matchs-là deviendraient les deux derniers de l’ère Sir Ferguson.
Et mon encre n’est pas sèche que j’apprends la retraite de Paul Scholes !
Nous reste Giggs. Ensuite, nous serons vieux.
La relève va devoir se bouger, je vous le dis.
Avant, on savait. Maintenant, on espère.
Jamais, notre attente n’a été si forte.
MU doit renaître immédiatement, après ces deux coups de griffes du temps.

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Le Red Devil Paul SCHOLES met un terme à sa carrière

Me voilà double orphelin de Sir Ferguson et de Paul Scholes, deux de mes Dieux de MU. La mort sportive ça fait mal. Deux soleils sont en train de disparaître. Le rectangle vert s’assombrit. Discret, fidèle, talentueux, travailleur, intelligent, sensible, dur sur l’homme, Paul Scholes laisse un vide immense. Sir Ferguson n’a jamais pu le remplacer. Anderson n’y arrive pas, Cleverley non plus. Fletcher est en soins. Carrick a dû hausser son niveau avec succès. MERCI à Paul Scholes. Il nous a donné plus que prévu.

Remise du trophée de la Premier League aux Red Devils, avec les adieux de Sir Ferguson et de Paul Scholes.
12 Mai 2013, 17 h
Man United - Swansea.

Paul Scholes:
-"Je vous annonce que je raccroche mes crampons pour de bon ! Jouer au football est ce que j’ai toujours voulu faire, et j’ai eu une longue et fructueuse carrière à Manchester United, sous les ordres du plus grand coach de tous les temps. Ce fut un très grand honneur. L’équipe a le bon équilibre et continuera à prospérer sous la direction de David Moyes.»

Alors que les bouffons de City ont perdu la finale de la FA Cup 2013 contre Wigan (0-1), l’un des derniers du championnat qui avait un palmarès aussis épais qu’une feuille de papier JOB, Paul Scholes annonce sa retraite sportive, cette fois définitive. Son corps ne suit plus, à l’inverse de Giggs.
Scholes, 38 ans, était revenu sur la pelouse pour relancer United.
Le match contre Swansea sera celui d’un double adieu avec les départs de Sir Ferguson et de Scholes.
Même si le coach historique reste au club ainsi que Scholes- en principe- MU change de visage.
Il faudra que les Red Devils assument le transition. On voit qu’il n’est pas facile du tout de remporter un trophée. City n’a rapporté que deux championnats en un siècle: quelle misère !
Alors, nous devons êtes encore plus heureux d’avoir pu compter sur nos amis Fergie et Scholes que nous aimerons jusqu’à la fin de nos jours. Nous ne voulons pas de joueurs qui se répandent dans les médias avant match pour dire des phrases du genre: “Bien sûr, c’était une déception d ne pas remporter le titre, mais nous avons une chance de gagner la FA Cup". (Gaël Clichy, Manchester City)

Sir Alex Ferguson a dit: “Paul est un joueur vraiment incroyable. Il a toujours été totalement engagé avec MU. Cela a été un véritable privilège de travailler avec lui pendant de nombreuses années. Paul va jouer à Old Trafford dimanche face à Swansea et recueillera un incroyable salut du public pour le remercier d’avoir gagné 11 trophées de Premier League.”

Paul SCHOLES, milieu de terrain
Né le 16 novembre 1974 dans le Grand Manchester, à Salford
A Man United depuis 1991: 714 matchs, 155 buts

Palmarès à Man United:
2 Champions League 1999, 2008
Coupe Intercontinentale 1999
Coupe du Monde des clubs 2008
11 Premier League 1996, 1997, 1999, 2000, 2001, 2003, 2007, 2008, 2009, 2011 et 2013
3 FA Cup 1996, 1999, 2004
2 Carling Cup 2009, 2010
5 Community Shield 1996, 1997, 2003, 2008, 2010

A signé à MU le 8 juillet 1991
Début le 21 septembre 1994
BUTS : 155
Matchs : 716 (3e sur le podium derrère Giggs et Charlton)

11.05.13

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Au lieu de nous faire rêver, Sir Ferguson a peuplé nos rêves

Le commun des coachs fait rêver le peuple alors que Sir Alex, lui, a peuplé nos rêves. Tous nos rêves. C’est mille fois mieux. Il aurait pu signer en Espagne ou en Italie, mais il est resté à la maison. Lui et nous, on pourra mourir serein. On a tant partagé de bonheur et de peine aussi. Il y en a qui croit en Dieu, moi je crois en Sir Ferguson. Comment peut-on croire en quelqu’un d’invisible ? Et puis, Sir Alex c’est la multiplication des trophées !

Beaucoup d’observateurs ont dit qu’il n’y avait pas de style Ferguson. C’est totalement faux d’écrire une telle contre-vérité. Le style Ferguson, c’est la simplicité du jeu. On défend bien, on a un milieu équilbré et on marque des buts, en écartant par les ailes. Le tout dans une rapidité d’exécution constante. Science de l’espace et discipline de fer. Jeu agréable à jouer et à voir jouer. Peu de gestes violents, à quelques rares exceptions. Grande capacité pour gérer la pression. Art de la petite phrase d’avant-match. Sait résoudre les crises internes. Ne tolère aucune tension négative dans les vestiaires. Ce vainqueur dans l’âme est intelligent, sensible et plein d’humour. Il regardait tous les matchs assis, ne se relevant que pour saluer ses joueurs ou aller se plaindre d’un mauvais abritage, telle une mère poule. Il nous a donné tant de joies, fait vivre tant de grands moments dans le “Fergie time". Il respeste le passé tout en haïssant la nostalgie. Ah! j’allais oublier: et il applaudit toujours le public [surtout quand MU a gagné…] A part ça, Sir Ferguson n’avait pas de style !

Les trois derniers temps forts de l’ère du coach Sir Ferguson:
12 Mai 2013, 17 h
Man United - Swansea. Remise du trophée de la Premier League aux Red Devils.
13 Mai 2013, dans l’après-midi
La parade de MU en bus dans les rues de Manchester. Départ à Old Trafford
19 Mai 2013
West Brom - Man United. Dernier match de l’ère S.A.F. après 27 ans de compétitions.

MANCHESTER UNITED SOUS L’ERE FERGUSON

L’Ecossais est arrivé en 1986 dans un club qui n’avait plus gagné le championnat depuis 1967.
Il part en 2013, après avoir offert 38 trophées. A noter que sous son ère, le stade d’Old Trafford a plus que doublé sa capacité pour atteindre 76 000 places assises.

894 victoires
337 nuls
267 défaites

2672 buts pour
1359 buts contre

Si on compte en nombre de points (coupes incluses):
3019 points sur 4494 possibles

Ferguson a affronté 49 fois Wenger
Ferguson a joué contre 144 clubs différents
Ferguson n’est jamais arrivé à battre Villareal (4 matchs nuls)
Ferguson a gagné 38 fois contre Tottenham et 38 fois contre Aston Villa
Ferguson a joué 99 matchs de Champions League à Old Trafford

Tous les résultats en Premier League de MU avec Sir Ferguson arrivé au club en 1986 (23 fois sur le podium):

13 Championnats: 1993, 1994, 1996, 1997, 1999, 2000, 2001, 2003, 2007, 2008, 2009, 2011, 2013.
7 fois vice-champions: 1988, 1992, 1995, 1998, 2006, 2010 et 2012.
3 fois troisième: 2002, 2004 et 2005

Et: 6e (1990-1991), 11e (1986-1987 et 1988-1989), 13e (1989-1990)

Récapitulatif du palmarès de Ferguson (71 ans) à Manchester United, entre 1986 et 2013: 38 TITRES

Coupe du monde des clubs de la FIFA 2008
Coupe intercontinentale 1999
2 Ligues des Champions 1999, 2008
Supercoupe de l’UEFA 1991
Coupe d’Europe des vainqueurs de coupes 1991
13 titres de Champion d’Angleterre 1993, 1994, 1996, 1997, 1999, 2000, 2001, 2003, 2007, 2008, 2009, 2011, 2013
5 Coupe d’Angleterre 1990, 1994, 1996, 1999, 2004
4 Coupe de la Ligue 1992, 2006, 2009, 2010
10 Trophées du Community Shield 1990, 1993, 1994, 1996, 1997, 2003, 2007, 2008, 2010, 2011

Arrivé à MU fin 1986, il y a remporté son premier titre en 1990. C’est assez rapide. Il a gagné assez vite un trophée. Ensuite, il n’a plus arrêté d’en gagner. Dire qu’on lui a laissé du temps n’est pas important. Ce qu’il faut dire c’est que Sir Ferguson s’est adapté à tout et à trouver des solutions à toutes les situations. Il a géré les hommes et les faits. D’où sa grandeur. Le succès ne lui ai pas monté à la tête. Ni l’argent. Cet homme de valeurs a-t-il des défauts ? Sans doute, mais pour un amoureux de MU elles deviennent des qualités !

A lire la suite, svp, sur:

http://www.mycoachfoot.com/news/pro/unique-au-monde–coach-ferguson-a-nomme-son-successeur-qu-il-a-choisi-hors-de-mu-a-l-inverse-des-agissements-du-barca_134.htm

[Post dédié à Cathy Ferguson]

PS: Rooney fait la campagne promo de 2013-2014. C’est quasi la preuve qu’il ne partira pas.
http://store.manutd.com/stores/manutd/default.aspx?portal=QYTMF8KF&CMP=PSC-QYTMF8KF

Au nom de la loi, de Samuel Blumenfeld (Grasset)

Bel exercice d’admiration ! Ce roman est un hymne à Steve Mc Queen qui fait chavirer le cœur du narrateur dans la morosité de son HLM qui ne fait rêver personne. Le livre s’ouvre sur l’annonce de la mort de l’acteur mythique. Mythique de son vivant. La mort n’a rien rajouté à son charisme, entre Clint Eastwood et David Moyes - faudra vous y faire, c’est l’une de mes nouvelles références; vous savez que j’aime autant que je peux détester. L’annonce de la disparition fut faite par le présentateur que l’on connaît pour sa formule, dite à une autre occasion : «la France a peur». Cette fois, le 7 novembre 1980, il a dit : « L’acteur américain Steve McQueen est mort d’un cancer. Il avait 50 ans ». De l’autre côté de l’écran, le fan brisé aurait aimé entendre : «McQueen n’est plus vivant» ou «Désormais privé de sa vitalité, Steve McQueen reste parmi présent parmi nous». Il ne faut pas espérer de la télé tant de délicatesse. C’est une broyeuse d’actualité qui met sur le même plan Jean Moulin et une décérébrée qui à le sexe au milieu du visage. Il est vrai que Steve McQueen n’est pas mort pour tout le monde : ne le voit-on pas faire encore la publicité pour une montre alors qu’il est mort depuis plus de 30 ans ?
Notre narrateur a un père qui se prend pour un aventurier alors qu’il ramène une mangue d’un voyage au cours duquel il faisait croire à sa famille qu’il ramènerait un trésor fantastique. Ce Marco Polo de banlieue- c’est le cas de le dire- finira en prison au terme d’un trafic abracadabrantesque. Voir son paternel encagé de 1965 à 1967 n’est pas bon pour le moral du fiston qui trouve plus d’espoir dans le feuilleton Au nom de la loi et dans le film La Grande Evasion que dans la Torah.
«J’achetais mon ticket pour Les Sept Mercenaires comme l’on se rend à une convocation. » Au moment de la bar-mitsva du jeune héros romanesque, McQueen avait atteint son apogée avec La Canonnière du Yang-Tse, L’Affaire Thomas Crown et Bullit. Il lui restait encore à tourner une poignée de films dont Guet-apens avant de disparaître à jamais de la surface de la terre et donc des plateaux de tournage, mais pas de l’esprit de ses admirateurs qui pensent toujours à l’acteur passionné de moto et de bolides.
Le livre de Samuel Blumenfeld n’est pas du tout triste. La description de la vie du père du narrateur est plus proche de Darry Cowl que de celle de Spaggiari. Le romancier a raison : le souvenir de Steve McQueen est bien vivace. On s’attend à le voir surgir au coin de la rue, en Triumph Bonneville,

-Au nom de la loi
De Samuel Blumenfeld
Grasset, 238 p. , 17, 90 €

10.05.13

Permalien 13:38:19, Catégories: THE RED DEVILS, GRAND MONSIEUR  

David Moyes a empêché MU d'étre champoin 2012

Voulez-vous avoir la preuve de l’intégrité de David Moyes ?
Il suffit de penser à la saison 2011-2012.
Nous en étions à la 35e journée: MU recevait Everton, entraîné par Moyes.
MU jouait le titre, le 20e de son histoire.
A 8 minutes de la fin du match, MU menait 4-2 grâce à des buts de Nani, Rooney (2) et Welbeck.
Résultats du match ? 4-4. Les deux points perdus feront perdre le championnat à MU car à la 36 journée, MU a perdu le derby contre Man City (1-0).
Et ensuite, MU a gagné ses deux derniers matchs pour finir vice-champion battu par City… au goal average!
Si Everton n’avait pas fait nul à Old Trafford, MU aurait gagné le championnat avec 91 pts devant City (89 pts).
On voit donc ici l’intégrité de Moyes car si je savais dès 2009 qu’il serait le futur coach de MU, lui et Fergie le savaient aussi.
On a ici la double preuve que les deux coachs respectent infiniment le football.
Je le savais mais c’est bien de le dire.

Le jour du 4-4 contre Everton qui nous a fait perdre le titre 2012, je me suis dit: “Et si Fergie en voulait à son ami Moyes ?” Ce ne fut pas le cas. Ce jour-là, Fergie a eu la confirmation que Moyes était un grand homme. Voilà pourquoi, il voulait que Moyes soit son successeur. Fergie quitte son poste de la plus belle des façons: c’est lui qui choisit d’arrêter sur un titre de champion.

09.05.13

Permalien 23:55:40, Catégories: THE RED DEVILS, GRAND MONSIEUR, ANQUETILLEMENT  

David Moyes nouveau coach de Man United dès le 1er juillet

Voici notre nouvel ami: David Moyes, 50 ans. C’est le coach que je voulais en cas de départ de Fergie. Je ne voulais pas que l’on donne MU à un opportuniste qui désirait un beau jouet.

La réaction de David Moyes :

“C’est un grand honneur pour moi d’accepter ce poste de manager à Manchester United.”

Net, clair et précis. Rien à dire d’autre. You are welcome coach !

Le conseil d’administration de Manchester United a salué unanimement les recommandations de Sir Alex Ferguson. David Moyes prendra le relais à partir du 1er juillet 2013.

Je savais que David Moyes serait le futur coach de Man United depuis 2009:

http://www.blogmorlino.com/index.php/2009/04/03/voici_le_fils_spirituel_de_sir_ferguson

Bienvenue au nouveau coach qui a signé un contrat de 6 ans. Ce qui est très bien.

Ceux qui étaient pour la venue de Mourinho se sont mis le doigt dans l’oeil. Il faut mériter MU. Pour le Portugais, MU est une mariée trop belle.

Bobby Charlton ne veut pas de Mourinho. “Cela serait la fin de notre centre de formation".

David Moyes vient de la classe ouvrière de Glasgow tout comme Sir Ferguson. Il est Ecossais comme Fergie et Sir matt Busby

Dans sa vie, il y a un avant et un après le 9 mai 2013. Sa vie ne sera plus jamais la même. Aujourd’hui c’est l’un des hommes les plus importants du monde. Etre coach de MU c’est plus important que président de certains pays. Et je suis sérieux.

Moyes quitte Everton après 11 ans de fidélité. Il est dans le profil de Sir Alex et d’Arsène Wenger. Il va falloir maintenant qu’il nous prouve qu’il sait conduire une formule 1 pour la faire gagner.

Moyes a lancé Wayne Rooney à Everton, alors qu’il avait 16 ans.

Ce qu’ils pensent de Moyes:

Sir Alex Ferguson : “David est un homme d’une grande intégrité, qui possède une foi inébranlable en l’effort. Au début de sa carrière, c’était un jeune homme, et depuis il a accompli un travail remarquable à Everton. Il ne fait aucun doute qu’il possède toutes les qualités que nous attendons d’un manager de notre club. Lorsque nous avons évoqué les candidats possibles, David Moyes a fait l’unanimité. C’est un homme très intègre qui possède une éthique irréprochable. J’admire son travail depuis longtemps et je lui avais déjà proposé de venir à United en 1998 en qualité de manager adjoint. Il était encore au début de sa carrière et il a fait des merveilles à Everton. Il va sans dire qu’il possède toutes les qualités pour être manager de Manchester United.3

Sir Bobby Charlton: “Nous voulions que le prochain manager de Manchester United ait le club dans le sang et je l’ai toujours répété. David Moyes est quelqu’un qui comprend tout ce qui rend ce club unique. Il s’est engagé sur le long terme et veillera à renforcer l’équipe actuelle tout en préparant l’avenir du club. La stabilité est un gage de succès. David possède une force de caractère peu commune et reconnaît l’importance de former les jeunes et de favoriser leur développement aux côtés de grands joueurs internationaux. À United, je pense que David pourra s’exprimer. Je suis ravi qu’il ait accepté notre proposition et je suis impatient de collaborer avec lui.”

Peter Schmeichel: “David est fait du même bois que Sir Alex. Il respire la stabilité. Et c’est sans doute le plus important Manchester United. Il inspire la stabilité et la longévité, ce qui est essentiel pour United.”

Rio Ferdinand: “Nous sommes tous ravis. Je trouve qu’il était important que le club prenne une décision rapidement et tout s’est bien goupillé. L’attitude du club a été irréprochable à cet égard. Je suis certain que Sir Alex a longtemps pesé sa décision. Il l’a prise et le club a su réagir rapidement. C’est une bonne nouvelle que David Moyes ait signé. Je pense que c’est un bon choix car David Moyes correspond tout à fait aux traditions du club. Il fera tout pour les perpétuer et non les bouleverser. C’est important pour une telle institution. Le manager que nous avons actuellement a mis en place un système fantastique, qui fonctionne à merveille. Nous avons été champions cette saison et nous espérons continuer à gagner des titres. Et je suis sûr que David Moyes est la personne indiquées pour nous y aider. IL a l’air d’être quelqu’un de très honnête si l’on en croit les joueurs qui l’ont côtoyé, et il a accompli un boulot extraordinaire à Everton. Ça a toujours été une équipe solide, dure au mal. D’après ce qu’on pouvait constater, il exige toujours de ses joueurs un grand professionnalisme. Je pense qu’il y a beaucoup de points communs avec Sir Alex. C’est important qu’il perpétue cette tradition

Gary Neville : “Je trouve que sa nomination est logique. Manchester United voulait quelqu’un qui respecterait l’histoire et la tradition du club, quelqu’un qui était là pour le long terme. Le club ne fait pas les solutions temporaires. Manchester United est un modèle de stabilité, à l’heure où certains clubs diminuent leur centre de formation ou virent leur entraîneur… Manchester United ne fonctionne pas comme ça.”

Denis Law : “David a fait un travail formidable à Everton. Alex avait remporté la Coupe des coupes avec Aberdeen, mais il n’avait pas d’expérience en Coupe d’Europe, lui non plus. Et comme nous le savons tous, il l’a remportée. Je pense qu’à un moment de sa carrière, chaque entraîneur devient le premier à accomplir quelque chose, et le bilan de Moyes est excellent.”

Steve Bruce: “Ça ne me surprendrait pas qu’il réussisse de grandes choses à ce poste. Sans grands moyens financiers, il arrivait à toujours placer tranquillement Everton dans la première moitié de classement.”

Tim Howard : “David Moyes possède une véritable recette du succès. Il ne se contente pas de recruter les bons joueurs qui sont disponibles. Il signe des gars qui peuvent évoluer à deux postes et qui vont respecter l’éthique du club. Puis il les guide. Il motive les joueurs comme personne. Et il progresse d’année et année.”

Phil Neville : “Sa méthode consiste à vous pousser jusqu’à vos limites à l’entraînement. Après en match, c’est presque facile. Il a progressé en tant que manager, parce qu’il apporte un regard différent. Il a transformé une équipe solide, typiquement britannique, en une équipe plus cosmopolite qui propose du beau jeu. Les équipes de David possèdent un ADN identifiable, composé de travail, de mental, de jeu collectif et de combat.”

Steven Pienaar : “C’est l’un des meilleurs managers de la Premier League, si ce n’est le meilleur. Ça se voit dans la manière dont on joue.”

Howard Kendall, ancien manager d’Everton : “David Moyes est proche de Sir Alex, ce sont deux hommes qui se ressemblent : ils sont ultra-professionnels et partagent une vision commune de leur travail. Ferguson dans l’ombre va l’aider.”

Harry Redknapp, manager de QPR : “David pourrait diriger n’importe quel club. Il l’a prouvé à Everton, et sans dépenser des fortunes. Alors jusqu’où pourra-t-il aller dans un club qui possède des ressources ? Il pourrait y faire un travail fantastique. On lui oppose de n’avoir jamais remporté de trophée majeur, mais ça n’arrive que lorsqu’on dirige l’un des membres du Big Four.”

Kenny Dalglish, ancien manager de Liverpool: “J’ai énormément de respect pour lui.”

Gary Lineker : “Je trouve que David Moyes est un excellent choix pour Manchester United, mais un vrai coup dur pour Everton ! Il bénéficie d’un immense respect dans le football, et il sera immédiatement respecté par les joueurs.”

Mark Lawrenson : “Je pense que Ferguson se retrouve un peu dans Moyes. Ils ont les mêmes caractéristiques, la même
détermination sans faille. On ne rigole pas avec eux. Moyes donne toujours priorité à l’équipe. Il a bâti une équipe, plusieurs en fait, et c’est exactement ce que United veut : une équipe.”

Alan Shearer : “Tous ceux qui ont travaillé avec David Moyes ne disent que du bien de sa gestion des hommes et de son talent d’entraîneur.”

Permalien 15:52:21, Catégories: THE RED DEVILS, GRAND MONSIEUR  

Les trois derniers temps forts du MU de coach Sir Ferguson

Les fans d’Arsenal, de Chelsea, de Liverpool et de Man City sont contents du départ de Sir Ferguson. Ils espèrent ainsi ne plus jamais voir les Red Devils gagner le championnat…

12 Mai 2013, 17 h
Man United - Swansea. Remise du trophée de la Premier League aux Red Devils.

13 Mai 2013
La parade de MU en bus dans les rues de Manchester. Départ à Old Trafford

19 Mai 2013
West Brom - Man United. Dernier match de l’ère S.A.F. après 27 ans de compétitions.

[Post dédié à King Cantona]

Arsenal, Liverpool, Chelsea et Man City sont ivres de bonheur: le rapace Sir Ferguson n'est plus le coach de Manchester United

Ah! le merveilleux humour anglais…Les fans des Reds, des Blues et des Gunners ont connu un jour d’ivresse collective le 8 mai 2013. L’annonce de la retraite de Sir Ferguson leur permet de penser qu’ils vont pouvoir regagner le championnat d’Angleterre, ce qui reste à prouver. Comment dit-on déjà ? Quand le loup n’est pas là, les souris dansent…

Tous les résultats en Premier League de MU avec Sir Ferguson arrivé au club en 1986 (23 fois sur le podium):

13 Championnats: 1993, 1994, 1996, 1997, 1999, 2000, 2001, 2003, 2007, 2008, 2009, 2011, 2013.
7 fois vice-champions: 1988, 1992, 1995, 1998, 2006, 2010 et 2012.
3 fois troisième: 2002, 2004 et 2005.

Les miettes laissées aux rivaux par Sir Ferguson:

Arsenal depuis 1986 (14 fois sur le podium):

5 Championnats d’Angleterre : 1989, 1991, 1998, 2002 et 2004.
5 fois vice-champion : 1999, 2000, 2001, 2003 et 2005.
4 fois troisième: 1997, 2008, 2010 et 2012.

Liverpool depuis 1986 (13 fois sur le podium):

3 Championnats: 1986, 1988 et 1990.
5 fois vice-champion : 1987, 1989, 1991, 2002 et 2009.
5 fois troisième : 1996, 1998, 2001, 2006 et 2007.

Chelsea depuis 1986 (9 fois sur le podium):

3 Championnats d’Angleterre: 2005, 2006 et 2010.
4 fois vice-champion : 2004, 2007, 2008 et 2011.
2 fois troisième : 1999 et 2009.

Man City depuis 1986 (3 fois sur le podium):

1 Championnat d’Angleterre : 2012.
1 fois vice-champion: 2013.
1 fois troisième : 2011.

[Post dédié à Sir Matt Busby et aux Busby Babes]

08.05.13

Permalien 17:54:03, Catégories: THE RED DEVILS, GRAND MONSIEUR  

Dès le 3 avril 2009, David Moyes était mon favori pour remplacer Sir Ferguson

La trilogie écossaise: Busby, Ferguson et David Moyes est en route. Moyes a été le coach du jeune Wayne Rooney. David Moyes a pu bien se former au haut niveau à Everton. Les fans de MU vont découvrir cet homme de grande classe. Fergie a pensé à tout.

Voici mon plus ancien post sur l’arrivée de Moyes à MU: il remonte au 3 avril 2009.

http://www.blogmorlino.com/index.php/2009/04/03/voici_le_fils_spirituel_de_sir_ferguson

Les deux entraîneurs écossais lors d’un duel entre MU et Everton

“Sir Alex Ferguson souhaite que lorsqu’il prendra sa retraite, les dirigeants Manchester United engage David William Moyes pour le remplacer au poste d’entraîneur. Il s’agit de l’actuel coach d’Everton, un ancien footballeur écossais né le 25 avril 1963 à Glasgow, qui évoluait au poste de défenseur central.

Sorti du centre de formation du Celtic Glasgow, il a notamment joué à Dunfermline ainsi qu’à Preston North End.

Par la suite, il est devenu entraîneur. Il officie à Everton depuis sept ans et il est actuellement reconnu comme étant l’un des meilleurs managers anglo-saxons.

Carrière de joueur

1980-1983 : Celtic Glasgow - Écosse
1983-1985 : Cambridge United - Angleterre
1985-1987 : Bristol City - Angleterre
1987-1990 : Shrewsbury Town - Angleterre
1990-1993 : Dunfermline - Écosse
1993 : Hamilton Academical - Angleterre
1993-1998 : Preston North End - Angleterre
1998-2002 : Preston North End - Angleterre (entraîneur-joueur)

Carrière d’entraîneur

2002- : Everton - Angleterre”

[Post dédié à mon ami Richard Kurt]

Permalien 17:42:09, Catégories: THE RED DEVILS, GRAND MONSIEUR  

Les Dieux du football de MU: Sir Busby & Sir Ferguson

Le fait de ne plus jamais parler de retraite a permis à Fergie de voler du temps au temps. Pour finir, il annonce son départ… le jour de son départ. Vraiment un comportement qui souligne son intelligence et son hyper sensibilité. Il rappelle Michel Platini qui au terme d’un match en équipe de France a dit:"Plus jamais je ne jouerai avec les Bleus". Il ne l’avait pas dit auparavant. Le Parc des Princes était à moitié vide.

Je ne crois en dieu, je n’y ai jamais cru, je n’y croirai jamais.
La religion c’est pour les faibles d’esprit.
Le jour de ma mort, je ne veux aucune messe. Rien du tout.
En revanche, je crois en l’HOMME.
Un homme, ce n’est pas Hitler ou je ne sais quel fumier ou imposteur, ce qui est la même chose.
Un homme n’a rien à voir avec ces politichiens qui nous encerclent pour nous dépouiller.
Un homme c’est la plupart du temps quelqu’un qu’on ne connaît jamais car il reste discret, et cette discrétion fait office de ciment.
Un homme ?
Sir Ferguson en est un.
Rien n’est plus beau que de voir ce qu’il a construit.
J’aime quand il entre dans Old Trafford et qu’il regarde le stade pour applaudir le public.
Son football ?
Vaincre, toujours vaincre.
On a connu la mort des joueurs en 1958
On a connu la mort de Sir Busby
On a connu la retraite de Charlton
On a connu la mort de Best
On a connu la retraite de Cantona
On a connu le départ de C. Ronaldo
On vit la retraite de Sir Ferguson
(Je ne parle que des jours tristes, ici. Et non pas des décades de bonheur)
Giggs & Scholes doivent nous aider à rester dans la bonne vibration.
Fergie ne nous abandonne pas: il reste au club.
MU est une personne physique, un authentque membre de notre famille. Ce n’est pas une marque.

[Post dédié à Cathy Ferguson]

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Intelligence+compétence= Sir Ferguson

La retraite de Sir Alex n’a pas rompu le lien que j’ai avec lui. Vive le Boss !

Merci pour ses 26 ans de fidélité sans l’ombre d’un nuage.
Pour motiver ses joueurs en 2012-2013, il a dit: “Soignez votre goal-average…” Et c’est ce qu’ils ont fait. Le sourire de Sir Ferguson me manque déjà. Et son visage fermé quand on perd, aussi. Le meilleur baromètre de ses pensées étaient sa marche, de sa place dans le stade au tunnel des vestiares, au début, à la mi-temps et à la fin des matchs. On voyait tout sur son visage, sa façon de marcher, il parlait rarement. Toujours pressé.

Permalien 15:24:28, Catégories: THE RED DEVILS, GRAND MONSIEUR  

Je ne crois pas en Dieu, je crois en Sir Ferguson

Depuis 1993, le Man United de l’ère Ferguson a remporté 13 titres de champion d’Angleterre: 1993, 1994, 1996, 1997, 1999, 2000, 2001, 2003, 2007, 2008, 2009, 2011 et 2013. Le Gallois Ryan Giggs (39 ans) est l’unique Red Devil qui accompagne le Boss écossais depuis 1993. Il mérite de le remplacer sur le banc que ne doit absolument pas occuper Mourinho, mercenaire du football. Fergie est un formateur comme Jean Vilar.

“I love Sir Alex Ferguson of Manchester United”
Voilà ce qu’un photographe immortalisa sur une cabane en Ouganda.
Bien sûr, la cabane n’a pas d’antenne télé.
C’est ça la force mystique de MU !
Son habitant est l’un des 333 millions de fans de Man United.
Cela fait penser à Platini qui s’est marré quand Marguerite Duras croyait être plus connue que lui.
Pourquoi Manchester United fut si performant sous l’ère Ferguson ?
Voici la réponse d’Arsènal Wenger:
-"Manchester United est l’équipe qui a le meilleur pourcentage de réussite au niveau des passes dans la moitié de terrain adverse".
Voilà qui est très bien dit. Pas besoin d’en faire des tonnes.
Facile à dire, difficile à faire.
Cependant, je vous livre les 10 Commandements du Saint-Patron des Red Devils.

1/ Ferguson compose un groupe de joueurs à ossature anglo-saxonne, c’est-à-dire avec des joueurs ayant été éduqués dans un football rapide et physique. Les tauliers anglo-saxons doivent avoir une très forte personnalité. Exemple: Parker, Irwin, Robson, Cole, les frères Neville, Bruce, Pallister, McClair, Hughes, Ince, Ferdinand, Keane, Sheringham, Scholes, Carrick, Fletcher, O’Shea, Giggs, Rooney, Welbeck… Ces joueurs n’ont donc pas à s’adapter. Ils impriment la cadence au groupe. Il faut qu’ils soient tous complémentaires.

2/ Il déniche des joueurs étrangers au fort potentiel qu’il pousse à se sublimer: Cantona, O.G.S., Yorke, van Nistelrooy, Cristiano Ronaldo, Nani, Chicharito, Valencia…

3/ Il chasse toutes les brebis galeuses: Ince, Stam, Bechkam, van Nistelrooy, Keane, Tevez…

4/ Il achéte des joueurs qu’il forme pour revendre une fortune: Ronaldo revendu près de 100 M€

5/ Il n’aligne jamais deux fois la même équipe. Il adapte son schéma selon l’opposition, le lieu, la compétition. Il peut changer de schéma tactique plusieurs fois dans une mi-temps

6/ Il sait renouveler son effectif au fil des ans pour se maintenir au sommet de la hiérarchie

7/ Il oeuvre sur des cycles de 5 ans

8/ Il maintient une distance vis-à-vis des joueurs. C’est un père très sévère (parfois hyper méchant) plus qu’un ami. Il sait aussi complimenter tel ou tel joueur devant tous les autres.

9/ Pour Ferguson, la victoire n’est qu’un moyen. Le but c’est le trophée

10/ Il se sert des défaites pour relancer son groupe. Genre: si on a perdu, eh! bien… c’est fait ! On vient de donner. Maintenant, on ne va plus perdre !

Tout cela forme les 10 commandements de l’Ecossais, intelligent, malin, volontaire, courageux et plein d’humour.

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Les jeunes de 27 ans ont vu MU devenir 13 fois champions d'Angleterre

Post écrit avant l’annonce de la retraite de Sir Ferguson

MANCHESTER UNITED/

Championnat d’Angleterre (20) : 1908, 1911, 1952, 1956, 1957, 1965, 1967, 1993, 1994, 1996, 1997, 1999, 2000, 2001, 2003, 2007, 2008, 2009, 2011, 2013.
Vice-champion (15) : 1947, 1948, 1949, 1951, 1959, 1964, 1968, 1980, 1988, 1992, 1995, 1998, 2006, 2010 et 2012.
Troisième (6) : 1976, 1982, 1983, 2002, 2004 et 2005.

En italiques, tous les résultats avec Sir Ferguson arrivé à MU en 1986, soit:

13 Championnats: 1993, 1994, 1996, 1997, 1999, 2000, 2001, 2003, 2007, 2008, 2009, 2011, 2013.
7 fois vice-champions: 1988, 1992, 1995, 1998, 2006, 2010 et 2012.
3 fois troisième: 2002, 2004 et 2005

Un jeune homme de 27 ans né à Manchester en 1986 qui a découvert Old Trafford à 5 ans a vu MU devenir 13 fois champions d’Angleterre, entre 1991 et 2013 !

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Mon Dieu, Sir Ferguson, prend sa retraite après 38 trophées à MU

Arrivé en 1986 à MU à la demande de Sir Busby, Sir Ferguson quitte son poste de coach en fin de saison 2012-2013. Souhaitons qu’il conseille à MU un bon successeur, et surtout pas José Mourinho, simple mercenaire du football.

Né le 31 décembre 1941 à Govan (Glasgow)

On y est: Sir Alex est prêt à voir les matchs de MU dans son salon, à côté de sa femme!
Nous devons faire le deuil de sa présence à la tête de MU.
C’est donc sa mort sportive.
Je reste persuadé qu’il a pris sa décision après l’élimination de MU face au Real Madrid.
Bien sûr, il est vivant et c’est le plus important.
Nous lui souhaitons de bien se soigner car cela fait un moment que je vois qu’il a mal en marchant. (Opération de la hanche à venir)
Ce fut un compétiteur hors mornes. Relançant MU dès la conquête d’un titre.
Cet homme haït la nostalgie.
Il laisse un MU grandiose au plan sportif et infrastructures.
Maintenant, il nous reste Giggs et Scholes.
Sir Ferguson va être nommé ambassadeur de MU.

PS: Sir Ferguson ne m’a jamais déçu, à part deux fois: à la finale de la C1 2009 quand il a aligné Park et non pas Tevez. Et en C1 2013, lorsqu’il a mis Rooney sur le banc à Old Trafford alors que MU recevait le Real. A part ça, 27 ans de bonheur sans le moindre nuage.

Récapitulatif du palmarès de Ferguson (71 ans) à Manchester United, entre 1986 et 2013: 38 TITRES

Coupe du monde des clubs de la FIFA 2008
Coupe intercontinentale 1999
2 Ligues des Champions 1999, 2008
Supercoupe de l’UEFA 1991
Coupe d’Europe des vainqueurs de coupes 1991
13 titres de Champion d’Angleterre 1993, 1994, 1996, 1997, 1999, 2000, 2001, 2003, 2007, 2008, 2009, 2011, 2013
5 Coupe d’Angleterre 1990, 1994, 1996, 1999, 2004
4 Coupe de la Ligue 1992, 2006, 2009, 2010
10 Trophées du Community Shield 1990, 1993, 1994, 1996, 1997, 2003, 2007, 2008, 2010, 2011

Autres titres avec Aberdeen FC:
3 Championnats d’Écosse 1980, 1984, 1985
4 Coupes d’Écosse 1982, 1983, 1984, 1986
League Cup écossaise 1986
Coupe d’Europe des vainqueurs de coupes 1983
Supercoupe de l’UEFA 1983

Et St Mirren FC:
Champion d’Écosse D2 1977

[Post dédié à mon père (1923-2001)]

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Moment HISTORIQUE à Man United: Sir Ferguson va-t-il passer le relais à David Moyes, à Ole Gunnar Solskjaer ou à Jürgen Klopp ce 8 mai 2013?

Vit-on les dernières minutes de l’ère Sir Ferguson ?
On va être fixé avant midi, ce 8 mai 2013.
Je n’en mène pas large.
Il est fort possible que Sir Ferguson nous dise adieu, lui qui a repoussé au maximum le départ à sa retraite.
Des larmes s’apprêtent à couler. Un torrent de larmes.
On doit tant à Sir Ferguson.
S’il arrête, les fans les plus anciens - dont moi- vont veillir d’un coup de 27 ans.
De 1986 on va tous revenir à 2013 !
Monsieur Sir Ferguson sachez qu’on vous aime.

1/ On sait déjà qu’une page va se tourner avec le départ de David Gill (55 ans), le directeur général qui quitte MU à la fin de cette saison 2013. Arrivé en 1997, David Gill sera remplacé par le vice-président exécutif de l’actuel leader de Premier League, Ed Woodward. «Ce fut un grand honneur de servir les intérêts de ce club, a expliqué David Gill. La décision n’est pas facile à prendre car, comme le disent les supporters, ce club est plus qu’une religion.»

De son côté, Sir Alex Ferguson regrette le choix du directeur général mais le comprend : «Si j’avais eu un moyen de le retenir, j’aurais tenté sans aucun problème de le convaincre. Mais il a fait son choix et je le respecte pour cela. »

2/ Souffrant de la hanche, Sir Ferguson doit subir un geste opératoire.

3/ Old Trafford a déjà baptisé sa grande tribune, celle en face de la présidentielle, du nom de l’Ecossais qui a aussi sa statue devant le stade.

4/ Va-t-il raccrocher sans avoir prévenu personne ces derniers mois?

5/ L’élimination en C1 contre le Real Madrid lui a fait mal. A-t-il pris sa décision lors de son terrible silence qui a suivi la défaite ?

6/ David Moyes (Everton), Ecossais comme Sir Busby et Sir Ferguson, a le profil idéal pour succéder à Fergie bien qu’il n’ait jamais sorti de jeunes de grande classe à Everton

7/ A méditer: Sir Alex a bien préparé l’avenir avec l’éclosion de De Gea, Rafael, Buttner, Smalling, Evans, Jones, Cleverley, Chicharito, Valencia…

8/ Depuis que Sir Alex Ferguson n’a pas aligné Rooney contre le Real Madrid, une partie de moi a déjà fait le deuil du départ du coach car j’étais pour la titularisation de “Wazza".

9/ Je ne veux pas voir Mourinho arriver à Old Trafford. J’aime mieux David Moyes, à Ole Gunnar Solskjaer ou à Jürgen Klopp.

Les fans de MU ne vivent pas de grandes heures alors que le club est champion 2013: après la menace du départ de Rooney voici celle de Fergie.

[Post dédié à Mr et Mme Sir Alex Ferguson]

Permalien 09:38:17, Catégories: THE RED DEVILS, GRAND MONSIEUR  

La parade des "adieux" (sic) de Man United, le 13 mai 2013 à 19h. Sera-t-elle la dernière de Sir Ferguson ?

Pour fêter le titre 2013, le bus des Red Devils partira d’Old Trafford à 19 h.
Il est possible que cela soit la dernière de l’ère FERGUSON.

Dernier convoi pour Buchenwald (Roger Martin/ Cherche-Midi), L’Etrange Solitude de Manfred Richter (Gisèle Bienne/ Actes- Sud), et La station Saint-Martin est fermée au public (Joseph Bialot/ Libretto/ Phébus)

Pour ce 8 mai qui célèbre la fin de la guerre 1939-1945, voici trois livres…

«Ce témoignage, que j’ai tenu à laisser avant de disparaître, n’est que l’histoire d’un homme ordinaire (…) Je crois, tout bêtement, que je suis devenu trop vieux. J’ai du mal à supporter le monde tel qu’il est. Je n’ose plus ouvrir un journal, j’ai cessé de regarder la télévision. Comme mes camarades, j’ai prêté serment de bâtir un monde plus juste, plus fraternel, et je porte sans doute ma part de responsabilité dans notre échec (…) Aujourd’hui, la tâche est au-dessus de mes forces. Je suis fatigué… »
Qui peut rester insensible devant un tel épilogue que j’ai lu en premier. Avant de lire un livre, je l’ausculte de tous les côtés. Au début, on croit qu’il s’agit de l’auteur Roger Martin mais non, il s’agit de personnage principal. N’empêche, l’émotion est là. Tout part d’un convoi de déportés, gare de Compiègne en avril 1944. Un livre qui arrache. Un livre où tout est faux, où tout est vrai. Un livre qui fait mal. En 2013, nous avançons à pas de loup vers l’époque où il n’y aura plus de survivants. A ce moment-là, tout pourra recommencer. Il suffit de voir la folie contemporaine qui n’a plus de mémoire. Le livre de Roger Martin a une dimension physique. Chaque phrase nous traverse le corps et l’âme. Nous sommes dans l’horreur absolue et en même temps dans l’école du courage.

-Dernier convoi pour Buchenwald
De Roger Martin,
Cherche-Midi, 428 p., 19 €

******************

Auteur d’un remarquable livre sur Blaise Cendrars (La Ferme Navarin, Gallimard, 2008), Gisèle Bienne a la science des descriptions grâce à une langue pleine de précisions et ennemi du relâchement. Cette fois, elle campe ses personnages dans l’après-guerre, la Seconde. Nous suivons un ancien prisonnier allemand qui reste en France, après la Libération, et Hélène, une jeune étudiante. Manfred travaille chez le père de la bachelière, menuisier. Au milieu d’eux, il y a une correspondante allemande, Katharina qui fait comme si la guerre n’avait pas existé entre les deux nations. Hélène vit ses derniers instants dans l’ambiance familiale. C’est l’époque de l’adieu à l’enfance.

-L’Etrange Solitude de Manfred Richter
De Gisèle Bienne
Actes Sud, 331 p., 22,50 €

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«Seul le tatouage gravé dans son avant-bras gauche, attestait qu’il était passé par le camp d’Auschwitz. » En effet, Alex ne se souviens plus de rien, et surtout pas qu’il est rescapé d’un camp de la mort. Perdu en plein Paris de l’après-guerre, il erre sans savoir où aller, ne sachant plus qui il est. On l’avait laissé au milieu des cadavres quand des soldats américains ont découvert qu’un cadavre respirait, si l’on peut dire… Dans la capitale, une jeune femme, Agnès, va tenter de l’aider pour qu’il refasse surface. Ce livre est l’un des plus beaux de Joseph Bialot (1923-2012) qui nous a quittés le 25 novembre dernier. Né à Varsovie, il a vécu en France à partir de ses sept ans, exactement à Belleville. Arrêté à 21 ans, le Résistant fut déporté à Auschwitz. Son roman est donc un témoignage transcendé.

-La station Saint-Martin est fermée au public
De Joseph Bialot
Libretto/Phébus, 140 p., 7,70 €

Permalien 06:33:56, Kategorien: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR, VAN GOGH FOR EVER  

Adresses fantômes, de Michel Longuet (Grasset)

Cinéaste, illustrateur et auteur, Michel Longuet nous donne ici l’un des livres de ses rêves. Cet ouvrage nous transporte dans les rues de Paris qui ont hébergé de grands artistes. A Paris, il faut souvent lever la tête sur les façades pour apprendre qui habitait là et ici.
Avec son superbe coup de crayons, il nous transporte dans les anciens appartements de Méliès, Toulouse-Lautrec, Marquet, Gauguin, Atget, Calder, Beckett, Michaux et Follain. Non seulement, il croque l’endroit ou ce qu’il en reste mais il sonne aux portes ! On suit Michel Longuet à la rechercher du fantôme de Lautrec, 9 rue de Douai, à Pigalle. La maquette du livre est sous la forme d’un carnet de croquis. Tout est en noir et blanc. Nous nous transportons ensuite 38 rue Monge, là où Albert Marquet peignait.
Parfois, notre guide se trompe puis rectifie. Il nous fait part de toutes ses aventures. Comme je vous l’ai dit, il ne se contente pas de rêvasser sur le lieu de pèlerinage, il monte aux étages et ricoche de domicile en domicile. Ses dessins sont mieux que des photos. Plus vrais que le réel. De Marquet on passe chez Matisse car le premier occupa l’atelier du second sur les quais. Marquet fidèle, à son habitude, y peigna depuis la fenêtre. Les nouveaux habitants des lieux reçoivent plutôt bien leur visiteur tant passionné, érudit, sensible et émouvant.
Autre peintre cher à Longuet ? Gauguin. Cela occasionne trois introspections dans les IXe, XXe et XIVe arrondissements de la capitale. Nous sommes au cœur d’un véritable jeux de pistes : 10 rue de Cail, rue Philippe de Girard, rue Perdonnet…
Plus loin, Simonet dessine le bureau du photographe Eugène Atget qui comme lui arpentait les rues de Paris. Avec un siècle de différence. Et Samuel Beckett ? Longuet le traque jusqu’à sa tombe au cimetière Montparnasse. Dire que j’ai suivi le grand Sam dans celui du Père Lachaise. L’un des plus grands moments de ma vie. Suivre l’auteur d’ En attendant Godot est l’un de mes exploits. Longuet en signe aussi quelques-uns. Je garde précieusement son livre-album près de moi. J’aime que mes amis ne soient pas trop loin. Tant que les éditions Grasset publieront de tels livres, la littérature ne sera pas morte. Avec Michel Longuet nous nouveau membre de la confrerie de Le-Tan et Pajak.

-Adresses fantômes
De Michel Longuet
Grasset, 105 p. , 18, 50 €

07.05.13

Permalien 11:35:43, Catégories: THE RED DEVILS, GRAND MONSIEUR  

21 avril 2013: le Théâtre des rêves d'Old Trafford lors du sacre 2013 de MU

MU est champion d’Angleterre, pour la 20e fois depuis 100 ans. Il n’y a que ça à retenir. Le championnat est terminé pour les Red Devils. Rideau ! (A 15 mn voir le beau bain de foule de De Gea, héros de 22 ans, avec ses amis. De Gea élu meilleur goal d’Anglettre. Quel mental !)

21 avril 2013
Old Trafford
MAN UNITED 3-0 ASTON VILLA
Buts pour les Red Devils: Van Persie (1er, 12e et 32e)

Il y a des nuits qu’on ne voudrait jamais voir finir. O Old Trafford suspend ton vol !

Voici les deux derniers de matchs de MU dont on se moque complétement. MU ne sait pas jouer sans pression. Je ne regarde plus MU depuis le titre 2013 en poche. J’attends la remise du trophée, rien de plus. Merci messieurs et à la saison prochaine !

12 mai, 17 h
Man United-Swansea

19 mai, 17 h
West Brom-Man United

06.05.13

Permalien 09:08:31, Catégories: LE GYM E BASTA, GRAND MONSIEUR  

L'OGCNice de Puel aux portes de la Champions League 2014

Avec 17 buts en L1, Dario CVITANICH est le sérial killer que Nice attendait depuis des lustres. Grâce à lui, Nice a la 5e attaque de France.

A Rennes, Stade de la Route de Lorient,
Rennes 0-3 NICE
Buts pour les Aiglons: Cvitanich (52e, 71e sp), Bauthéac (84e)

Nice : Ospina - G. Puel (Genevois, 52e), Civelli, Pejcinovic, Kolodziejczak - Abriel, Digard © - Diaz, Bruins (Fofana, 75e), Bauthéac - Cvitanich (Bosetti, 82e)
Coach: Claude Puel

Les 3 derniers matchs de Nice:
sam 12 mai, 17 h: Evian TG - Nice
sam 18, 21h: Nice - Lyon
dim 26, 21h: Ajaccio - Nice

Grosse performance de NICE à Rennes.
Nice s’est maintenu dans le match grâce à Ospina avant de marquer deux fois par Cvitanich. Bauthéac a donné le coup de grâce. Point noire: Pejcinovic a été expulsé à la 90e pour une charge dans le dos. La défense centrale du Gym Civelli-Pejcinovic va être dépouillée d’un élément. Vu leur état d’esprit, les Aiglons vont remédier à cela. Nice va devoir engranger 9 pts pour espèrer jouer la C1 2013. Ils sont dans la bonne spirale. Si Nice voyage bien à Evian, Nice-Lyon sera hyper important. Lyon est à Puel ce que Bordeaux était à Rohr et ce que Nice est à Antonetti. Des matchs encore plus compliqués que les autres. Après avoir fait une saison sublime, les Niçois ne doivent pas avoir le pied qui tremble comme la main de Pernfors en finale de Roland Garros au… XXe siècle !

Classement de L1:
1 Paris Saint-Germain 74 35 22 8 5 62 21 41
2 Olympique de Marseille 67 35 20 7 8 40 33 7
3 Olympique Lyonnais 63 35 18 9 8 58 36 22
4 OGC Nice 60 35 17 9 9 54 41 13
5 AS Saint-Etienne 59 35 15 14 6 56 28 28
6 LOSC Lille 57 35 15 12 8 55 39 16

Comme prévu, Nice est allé gagné à Rennes et 0-3, svp avec un doublé de Cvitanich que beaucoup de clubs nous envient.
Nice, 29 M€ de budget est dans la cours des grands de 2012-2013.
Nice va devoir gagner ses trois derniers matchs pour espèrer aller en C1, ce qui serait un exploit gigantesque !

05.05.13

Permalien 07:17:54, Catégories: THE RED DEVILS, GRAND MONSIEUR  

Inside la nuit du 20e titre national de Man United

Robin van Persie était le chaînon manquant et Sir Alex Ferguon est allé encore nous le chercher comme il l’avait fait jadis avec Eric Cantona, Dwight Yorke, Ruud van Nistelrooy et Cristiano Ronaldo

5 mai 2013, 17 h
Man United 0-1 Chelsea
But pour les visiteurs: Mata (87e)

Classement
1 Manchester United 85 pts 36 matchs/ + 42
2 Manchester City 72 35/ + 30
3 Chelsea 68 35/ + 34
4 Arsenal 67 36/ + 31
5 Tottenham 65 35/ + 18
6 Everton 60 36/ + 14

Comme la messe je n’ai pas regardé le match: j’avais prévu que MU perdrait à Arsenal (1-1) et contre Chelsea (0-1), j’avais presque raison. Les Red Devils de Sir Alex jouent pour gagner le titre. Et ils l’ont gagné! Le reste ? Rien à foutre ! Chelsea à 23 pts de moins que MU et Arsenal entre un de moins. Qu’ils se débrouillent entre eux. Soyons sérieux, cette saison les Bleus et les Gunners ne jouent pas dans la même cours de que les Red Devils.

[A tous les amoureux de Man United]

04.05.13

Foie de morue et café au lait, de Jérôme Deschamps (Presse de la Renaissance)

Les Deschiens à C+ ? Dans ce cas-là la télé a beaucoup de talent. La France profonde, oui. La France d’en bas, non ! Nous sommmes dans l’observation dans ce qu’elle a de plus noble. Nulle moquerie. On épingle sans jamais mépriser. Du grand art.

Deschamps XXVII. Non ce n’est pas le prochain pape. Il s’agit du rang qu’occupe Jérôme Deschamps dans la lignée de l’arbre généalogique familial. Si vous désirez passer un bon moment avec lui, procurez-vous illico le livre qu’il a composé avec Sophie Bricaire. Dans ce genre de livre, on ne sait jamais qui a fait quoi, cependant vu le niveau de perfectionnisme du principal concerné, on ne doute pas une seconde qu’il ait tout supervisé du texte, de A à Z. Si l’on n’a pas le ton Deschamps des spectacles historiques – La Veillée, par exemple- on perçoit sa personnalité à chaque ligne. Dès l’ouverture du livre, Jérôme Deschamps nous met dans la confidence de sa naissance. C’est amusant et désespérant, selon le binôme de son théâtre qui est une métaphore sublimée de la vie. Il est vrai que l’on voit toujours l’accouplement de nos parents sous l’angle de la simple technique … loin du Kâma-Sûtra. Philippe de Gaulle n’a jamais vu le lit de ses parents. Une pudeur à mille lieues de la gaudriole tendance DSK.
Deschamps a le troisième œil. Il voit tout. Comme Dullin, Grock, Beckett ou Maradona. On l’imagine enfant : à la fois acteur et témoin de tout ce qu’il vivait. Tous les vrais artistes ont un départ identique. Leur clairvoyance les empêche de vivre. Il faut donc passer par la création pour se réaliser. Soit l’on trouve sa voie/voix, soit l’on reste empêtré dans ses rêves qui finiront alors en cauchemars. Aujourd’hui, tout le monde se croit artiste. Une imposture de plus ! 90 % des créateurs ne sont que de cyniques promoteurs de spectacles à balayer du revers de la main. A juste titre, Jean Genet touchait ses droits auteurs sans mettre un pied dans les théâtres. Il fit exception pour Blin et Chéreau, deux véritables artistes. Deschamps est de cette fratrie-là. Celle des POETES de la scène. Son esthétisme a du fond. Ce n’est pas qu’un brouhaha scénique, un effet de style superficiel. Il y a de la nappe phréatique : mélange de sa propre expérience, de la grâce des grands anciens et de la trouvaille née de son univers. Cette trouvaille dont parlait André Breton : l’inspiration judicieuse, « l’or du temps» …
Hyper sensible, le petit Jérôme captait toutes les ondes familiales, tendance fin de race côté paternel. Sous le vernis des convenances, il y avait aussi des bons côtés qu’il n’a pas vus tout de suite. Les Raoul Duffy et les Maurice Utrillo de la grand-mère maternelle n’étaient pas des faux. C’est le genre de fenêtres qui nous nettoient le regard. Frappé par la solitude des enfants surdoués, le petit Jérôme porte tout le poids de la famille. La charge est si lourde qu’il s’accroche à ses jouets qui font office de bouées de sauvetage. Ses jouets seront remplacés peu à peu par l’univers du théâtre. Un théâtre sans marionnettes contrairement aux dires des imbéciles. L’humain est au centre de son œuvre. Il a alerté de la montée du chômage, mine de rien. Les Deschiens de la fin des années 1970 annonçaient les 5 millions de chômeurs actuels. Tout comme les premiers livres de Patrick Modiano nous ont fait prendre conscience du rôle des Vichystes sous l’occupation allemande. Eh ! oui il faut savoir décrypter l’indicible.
Ce livre nous apprend que Jérôme Deschamps aimait l’athlétisme, rêvant même de devenir le nouveau Paavo Nurmi, le Keaton du fond finnois de l’entre-deux-guerres. On apprend aussi qu’il est un grand technicien autodidacte des enceintes pour Hi-FI, là c’est presque une tradition chez les princes de l’humour : Marcel Pagnol et Bobby Lapointe avaient la bosse des mathématiques. On ne lit pas sans un certain effroi les passages sur sa mère aussi affectueuse qu’un bout d’acier. Quant au suicide de l’une des sœurs de Jérôme, il nous laisse K.O. On imagine à ce qu’elle a enduré. On pense aussi aux survivants embarqué sur le radeau de la Méduse. L’évocation de la religion par Deschamps mériterait un tiré à part. Disons du Carl Dreyer scénarisé par Robert Bresson avant d’être colorisé par Fellini !
« C’est amusant et désespérant », je vous disais. Je ne savais pas si bien dire. Jugez plutôt la description du trépas de son père : « Lui qui adorait le vin rouge est mort en ouvrant une bouteille de Tropicana orange ». Les débuts au théâtre se font avec Jean-Pierre Vincent et Patrice Chéreau. Jérôme a de qui tenir : son oncle s’appelle Hubert Deschamps. Ensuite viendra Antoine Vitez, la grande figure tutélaire dans la vie de J.D. avec Jacques Tati. La catalyse transcendantale interviendra avec Macha Makeïeff. Doté d’une personnalité trop forte, il lui fallait tracer son propre chemin et ne plus dépendre des autres metteurs en scènes. Avez -vous vu Devos à la fin de Pierrot le Fou ? Dans les spectacles d’un autre, J.D. m’a toujours fait l’effet de Keaton filmé par Chaplin. Un charisme si fort qu’on ne voit plus que Keaton. Deschamps c’est la même chose.
Deschamps est un homme de décisions. Il en a pris plusieurs, prouvant son courage et sa volonté. Il a volé de ses propres ailes petit à petit, et gagné sa place au soleil sans jamais céder un millimètre à la vulgarité. Ceux qui critiquèrent son ambition n’ont pas su voir que c’était une question de vie ou de mort. On lui a reproché de se servir du talent des autres à des fins personnelles. Basses attaques : Robert de Niro n’a jamais demandé des comptes à Martin Scorsese ! Quand Les Deschiens ont crevé l’écran de Canal + cela avait la grandeur des premiers films du muet. Le génie naissait de trois bouts de ficelles. Par ailleurs, pour parvenir à s’exprimer à son niveau, il fallait et il faut toujours savoir conjuguer art + travail avec les autres + rapport aux gens de pouvoir politico-économique + tout l’aspect média, sans parler de la communication avec le public. Ce n’est pas donné à tout le monde de parvenir à s’imposer sans perdre un gramme de fraîcheur d’âme.
Ses parents ne sont pas épargnés ? Un fait certain : ils ont fait un fils aussi sensible qu’intelligent. Des parents plus harmonieux n’ont pas cette chance. Dans ce livre, J.D. ne nous dit pas tout mais il lègue un mode d’emploi paternel à ses enfants qui vont beaucoup apprendre sur leur père. Autant que moi, que vous. Qu’ils se rassurent: il est plus que probable que chez les Deschamps/ Makeïeff le talent soit contagieux. L’ouvrage comporte des confidences qu’on n’oubliera pas. Deschamps respecte vraiment les lecteurs. Autant que les spectateurs. Aujourd’hui, Jérôme Deschamps est grand-père. Que s’est-il passé ? « La vie et je suis devenu vieux », disait Aragon. Deschamps, lui, ne sera jamais vieux. Il a toujours, dans le regard et dans sa façon d’applaudir, la joie des enfants qui applaudissent Guignol. Le titre du livre est un masque qu’il faut retirer pour tomber sur “Ne me secouez pas, je suis plein de larmes". Henri Calet n’aurait pas été contre cet emprunt.

-Foie de morue et café au lait
De Jérôme Deschamps
Avec Sophie Bricaire
Presse de la Renaissance, 182 p., 16 €

Permalien 07:37:53, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR, HENDRIXEMENT  

Verdi, d'Albert Bensoussan (Folio Biographies/ Gallimard)

Le génie musical de Verdi nous console de toute la racaille, je parle bien sûr de la racaille institutionnelle.

-«Je suis extrêmement franc, décidé, parfois irascible, sauvage même, mais jamais difficile ni exigeant.»
Cette phrase nous change des paroles des dindes des émissions TV.
Surprenant autoportrait de la part de Giuseppe Verdi (1813-1901) qui écarte l’exigence de son pedigree.
Coquetterie d’intellectuel. Sans doute.
Albert Bensoussan ne laisse rien dans l’ombre de la virtuose qui a écrit 42 œuvres dont 28 opéras : Rigoletto, Otello, Aida, la Traviata
L’auteur d’un historique Requiem ne manquait pas d’humour :
-«Je désire des funérailles simples. Ni champs, ni musique. J’en ai assez entendu de mon vivant
En 17 chapitres inédits, la galaxie Verdi est présentée sous forme d’une farandole d’événements qui s’éclairent les uns les autres.
Cela fait du bien de lire la vie d’un créateur qui s’est consacré 100% à la musique.
Aucune perte de temps ailleurs même quand il fait une incursion en politique.

-Verdi
D’Albert Bensoussan
Folio Biographies / Gallimard, 325. p., 8,60 €

A écouter, le Requiem de Verdi en intégralité:
http://www.youtube.com/watch?v=qCLYuM5fDXw
Ici on entend et on atteint le génie humain dans sa plus grande expression.

03.05.13

Permalien 05:27:46, Catégories: De GAULLE ET MITTERRAND SONT MORTS  

L'éloge du dégoût, de Bernard Morlino (Editions du Rocher)

Régulièrement je remonte à la surface du blog ce post hélas! toujours actuel. Je m’adresse un satisfecit car il s’agit de ma modeste contribution au combat contre les imposteurs qui se servent des médias pour nous raconter n’importe quoi. En gros, tout me dégoûte, sauf le talent. Peut-on en finir avec la République bananière ?

Vu l’actualité de la politique intérieure en France, je republie un extrait de mon livre Eloge du dégoût (2012, Editions du Rocher) Le passage ci-dessous provient du chapitre: “Les politichiens dégradent l’action politique” (p.83-p.96)

-"Les peuplades éloignées étaient beaucoup plus artistes que nous. Nos lointains prédécesseurs avaient le sens des volumes. Face aux masques et autres statuettes anonymes, leur âme nous toise. Nous sommes incapables de tirer autant d’un bout de bois ramassé dans les forêts. On marche sur les asperges sauvages et nous ne ramassons plus les figues gorgées de sucre et de soleil, aplaties par les pneus des voitures indifférentes. On prétend tout savoir mais nous ne sommes pas en mesure de donner le nom des habitants de Los Angeles, de Washington et de Chicago.
Cela rassure de signer des autographes. Douce impression d’exister. Le plus connu d’entre nous n’est plus rien dès qu’il voyage. Certains people vont jusqu’à dire : « L’été je pars à l’étranger dans des endroits où personne ne me reconnaît ». C’est le comble du chic : une cure d’anonymat ! A Paris, ils sont pourtant prêts à tuer père et mère pour se faire une place à la devanture des kiosques à journaux. Les plus cyniques usent de leur gloriole pour passer avant tout le monde devant des distributeurs de billets, au seuil des banques sur les Champs Elysées. Les badauds sont contents de voir de près celui qu’ils voient chez eux quand ils sont en train de se curer le nez.
La pensée régnante du texto nous impose une société qui ne pense pas plus loin que les menus des fast-foods. On s’écrit en charabia. On pense en onomatopées. On ouvre un blog dans le désert. On téléphone aux radios par raconter qu’on a trompé sa femme avec le livreur de sushis… On interroge Madame Michu pour savoir si le budget du ministre de la défense lui convient. On fait croire à chaque auditeur qu’il est journaliste. Les radios sont devenues des vide-ordures.
D’ici peu, les présidents de la république feront leurs allocutions télévisées entourés de clodettes. Un ancien président des Etats-Unis se fait payer une fortune à chaque conférence pour ne rien dire de nouveau sur le conflit israélo-palestinien. En Italie, un président du conseil a atteint un degré de cynisme rarement atteint en démocratie.
Les politichiens ne cessent pas de dire que l’ennemi est à l’intérieur du pays. En 1939, il est venu d’Allemagne. Dans les années 2000, des chasseurs de bulletins de vote désignent les Noirs et les Arabes. Les Français ne s’aiment plus. Sous la présidence Mitterrand, le diable s’appelait FN. Depuis la mort de celui qui en l’a fait proliférer, par tactique électorale, le FN a été convié au second tour dans la bataille pour l’Elysée. On nous prédit que ce parti peut accéder à la fonction suprême. De Gaulle nous faisait prendre le dictionnaire pour voir les définitions de «Chienlit» et de «Volapuk» alors que son homologue de 2007-2012 a traité de « pauv’con» un électeur qui ne l’a pas élu.
Au petit matin, on voit des passants avec de gros casques sur les oreilles. Il ressemble à des techniciens d’une régie de radio et à des astronautes. Avec en plus les lacets défaits et le froc qui laisse apparaître leurs fesses. A quand la télévision walkman ? Moderniser ne veut pas dire liquider le passé. A part les progrès de la médecine, tout ou presque se dégrade. Mes grands-parents étaient piétons. Mes parents, automobilistes. Je voyage en TGV. Nos enfants ou petits-enfants sont-ils condamnés à l’avion supersonique ou doit-on revenir au véhicule hippomobile ?
Pierre Bérégovoy s’est suicidé. Depuis la mort de l’ancien Premier ministre, la politique a perdu de son prestige. Il a mis fin à ses jours pour marquer son désaccord avec les pratiques actuelles. Il était de l’ancienne école. Tout devait se mériter. François Mitterrand avait été séduit par le parcours de cet homme différent des bardés de diplômes. Monsieur Bérégovoy n’a jamais porté de col Mao. Sa séance photo, très John Kennedy, avec ses petits enfants sous son bureau lui posa un problème de conscience. Il n’accepta que pour faire plus dans le coup. Cette façon putassière de séduire le révulsa.”

[Post dédié à Jean Moulin]

La belle histoire du Petit Prince, et Saint-Exupéry par Virgil Tanase (Gallimard & Folio)

Témoignage de Consuelo de Saint-Exupéry. Quand on est écoeuré par le comportement des imposteurs de la République, il faut se tourner vers les grands hommes de la trempe de “Saint-Ex".

Pour fêter les 70 ans de la parution du Petit prince, le 6 avril 1943, aux Etats-Unis, les éditions Gallimard publient quatre volumes dont trois autour du mythique texte d’Antoine de Saint-Exupéry. D’abord un superbe album de l’édition du texte intégral accompagné d’un dossier avec de nombreux documents inédits qui nous rappellent que le livre n’est arrivé en France que trois ans plus tard. On y voit beaucoup de photos très émouvantes de Saint-Exupéry et de ses proches. Parmi les inédits nous découvrons un nouveau chapitre du Petit Prince qui ravit tous les lecteurs de Saint-Exupéry. Il y a bien sûr d’innombrables dessins de l’auteur et des témoignages de nombreuses personnalités dont Léon Werth, le dédicataire de l’ouvrage. Il y a les avis d’Adèle Breaux, la professeure d’anglais de Saint-Exupéry, de Pierre Lazareff ….
On retrouve aussi Saint-Exupéry dans l’édition de poches présentée dans un coffret où se trouve un très beau petit cahier de dessins de l’auteur. Merveilleuse édition à prix modique. C’est l’édition classique augmentée d’un sacré bonus, comme dans les DVD.
Au rayon biographique. Virgil Tanase nous donne un remarquable Saint-Exupéry, nouvelle parution inédite dans Folio/Biographies, la superbe collection dirigée par Gérard de Cortanze. Après Tchekhov, Camus et Dostoïevski, Virgil Tanase publie «son» Antoine de Saint-Exupéry qui est aussi le nôtre. Je ne vais pas résumer la vie de Saint-Exupéry qui serait sans nul doute fort content de savoir que son biographe, né en Roumanie, s’exprime dans un français impeccable. Une vingtaine de chapitres nous permettent une immersion totale dans le parcours de Saint-Exupéry. On est toujours saisit d’apprendre que des hommes de cette trempe manquaient souvent d’argent. Quand on pense que des écrivains roulent sur l’or alors qu’ils n’ont pas un gramme de son talent, on se dit que le monde est mal fait. Hier, il fallait avoir du talent. A présent, depuis l’ère médiatique à outrance, il faut surtout savoir se vendre. Qu’importe, mieux vaut vivre la vie d’un véritable écrivain que celle d’un histrion sans envergure. Grâce à Virgil Tanase, on passe du temps avec « Saint-Ex ». On partage ses peines et ses chagrins, ses moments d’angoisse ou de grâce. « La race humaine vaut cent fois plus que les principes économiques». Bonne parole qui hélas! n’est pas suivi à la lettre. Sous le ciel de France de 2013, un ministre de la République française a reconnu avoir fraudé l’administration fiscale qu’il dirigeait. Un autre nous fait prendre des vessies pour des lanternes, Saint-Exupéry, lui, est mort pour l’amour de la France.

-Le Petit Prince
De Saint-Exupéry
Folio / Gallimard, 104 p., plus un carnet de 24 p., 9, 50 €

-La belle histoire du Petit Prince
De Saint-Exupéry
Textes réunis par Alban Cérisier et Delphine Lacroix. Avec des études d’Olivier Odaert et Virgil Tanase
Gallimard, 224 p. , 29 €

-Saint-Exupéry
De Virgil Tanase
Folio/ Biographies, 450 p., 8, 60 €

Et aussi : Pilotes de guerre, l’engagement singulier de Saint-Exupéry, collectif, les Cahiers de la NRF

02.05.13

Permalien 10:58:27, Catégories: THE RED DEVILS, GRAND MONSIEUR, LONDON CITY  

David de Gea est élu meilleur gardien de Premier League

Arrivé à 20 ans à MAN U, l’Espagnol est à 22 ans considéré comme le meilleur goal de la Premier League. En deux ans, il a gagné sa place de titulaire, dès lors qu’il a eu la pleine confiance de Sir Ferguson qui a cessé le turn over. De Gea est hyper bon sur sa ligne, toujours très agile. Il est courageux et sent très bien le jeu. A son arrivée, il a fait peur aux fans de MU mais il n’y était pour rien. Quand on confie la clef d’une F1 a un jeune pilote, il faut lui laisser le temps de s’habituer. C’est chose faite. MU a un très grand gardien. De lui émane toujours une grande concentration. “Quand David entrera dans la cage de la Roja, il n’en sortira plus", a prédit Sir Ferguson. On n’en est pas loin. Le Nissart Hugo Lloris a lui aussi accompli une grande saison dans la cage des Spurs.

Le onze des joueurs élus meilleurs joueurs à leur poste, en Angleterre:

De Gea (MANCHESTER UNTED)/
Pablo Zabaleta (Manchester City)
Rio Ferdinand (MANCHESTER UNITED)
Jan Vertonghen (Tottenham)
Leighton Baines (Everton)/
Michael Carrick (MANCHESTER UNITED)
Juan Mata (Chelsea)
Gareth Bale (Tottenham)
Eden Hazard (Chelsea)/
Robin van Persie (MANCHESTER UNITED)
Luis Suarez (Liverpool)

David de Gea, né le 7 novembre 1990 à Madrid.

Parcours:
2003-2011/Atlético Madrid
2011/ Manchester United

Palmarès:
Atlético Madrid
Ligue Europa 2010
Supercoupel’UEFA 2010

Manchester United
Community Shield 2011
Premier League 2013

Bayern Munich 7-0 Barça: on achève bien les Catalans

1/2 match retour de C1
Barcelone 0-3 Bayern Munich

En deux 1/2 finales, les Catalans n’ont pas fait le poids, avec ou sans Messi.

La finale de la C1 à Wembley sera 100 % issue de la Bundesliga.
On va voir un match de Bundesliga sur la pelouse de Wembley !
Toutes nos félicitations aux deux coachs allemands.
J’avais prévu la défaite des clubs espagnols.
Heynckes (Bayern Munich) et Klopp (Borussia) viennent de répondre du terrain aux médias qui ne parlent jamais d’eux.
Le football allemand est actuellement le plus performant en Europe.
Les Allemands viennent de prendre le pouvoir.
Les Catalans ont fini leur cycle. Ils doivent d’urgence trouver un nouveau coach alors que Guardiola (!) arrive en Bavière.
On se demande pourquoi le Bayern change de coach ?

[Post dédié à Gernot Rohr]

Permalien 05:59:58, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR  

Les tiroirs de Michel Houellebecq, Bruno Viard (PUF)

Philippe Labro nous lit quelques extraits du nouveau livre de M.H.

Tous les lecteurs de Michel Houellebecq doivent se procurer l’essai de Bruno Viard qui survole très bien l’homme, l’œuvre et le personnage public qui apparaît de temps à autre. Qu’on aime ou pas Houellebecq, on ne peut nier qu’il soit un véritable écrivain : vision du monde, plus moyen d’expression. Ce n’est pas un styliste forcené mais il a quelque chose à dire et à écrire. Il n’est pas une invention d’un service de presse qui veut faire tourner la boutique de l’employeur. En ne parlant que de littérature, il a réussi à impressionner les critiques littéraires qui comparent se écrits à ceux de Schopenhauer, entre autres. Pourquoi pas ?
Pour ma part, un contemporain n’a rien à m’apprendre. Pas plus Houellebecq qu’un autre. Je vis la même époque que lui. Je n’ai pas besoin qu’on me le rappelle. A m’apprendre, rien. A partager, sans doute. J’ai des yeux, des oreilles et une bouche comme lui. Que cela ne vous empêche pas de lire cette commode littéraire avec des tiroirs dans lesquels vous pourrez farfouiller. Il y a toujours quelque chose à en tirer, d’autant que Bruno Viard est un très bon ébéniste. Rien à voir avec les meubles à monter soi-même. Conclusion : « Houellebecq est inclassable ». C’est une grande conclusion. La seule qui compte. La grande solitude est signe de liberté totale. La meilleure preuve en est le nouveau livre du portraituré qui n’est rien d’autre qu’un recueil de poèmes. J’y vois là un trait de violence absolue: ah! vous m’avez fait tête de gondole eh! bien prenez-vous dans les gencives ! Quand beaucoup aurait publier de la prose écrit à la va comme je te pousse, Houellebecq répond par la poésie. Merci.

-Les tiroirs de Michel Houellebecq
De Bruno Viard
PUF, 161 p., 15 €

A lire:
Configuration du dernier rivage
de Michel Houellebecq
Flammarion, 104 p., 15 €

01.05.13

Permalien 10:06:45, Catégories: LA MAISON BLANCHE, BECKENBAUEREMENT, GRAND MONSIEUR  

Klopp fait la nique à Mourinho, Sir Ferguson, Wenger...

Le Real Madrid a gagné 2-0 le Borussia Dortmund mais les Madrilènes sont rentrés à la maison !
Ce match n’a servi à rien sinon à confirmer que le Petit Poucet du dernier carré de la C1 est en finale.
Les entraîneurs dont on ne cesse pas de parler seront tous devant leurs postent de télé le jour de l’ultime match de la compétition à Wembley: Mourinho, sir Ferguson, Wenger….
Ce que j’avais pronostiqué va arriver: une finale 100 % allemande. Je ne pense que le Barça s’mposera au match retour des 1/2.
Le Borussia a déjà gagné une C1, ce que n’a jamais réussi à faire depuis 1956 ni Arsenal ni Man City.
Dortmund a remporté son unique Coupe aux grandes oreilles en 1996-1997 avec à sa tête Ottmar Hitzfeld, contre la Juventus Turin (3-1), à Munich, en plus !
En France, on ne parle jamais du Borussia qui joue dans un stade de plus de… 80 000 places ! (Signal Iduna Park).
Les Français croient toujours que nous sommes en guerre contre l’Allemagne.

Jürgen Klopp est né le 16 juin 1967 à Stuttgart. C’est un ancien défenseur professionnel qui a fait l’essentiel de sa carrière de jour à Mayence, en Bundesliga 2. Le bel athlète de 1m 91 pouvait aussi jouer milieu droit. Klopp, avec 325 matchs sous le maillot de Mayence, est le recordman du plus grand nombre de matchs disputés D2. Auteur de 52 buts, il est toujours le deuxième meilleur buteur du club, ce qui est remarquable pour un défenseur de métier.

Il est arrivé au Borussia en 2008 pour succéder à Thomas Doll que l’on a sanctionné pour une 13e place en Bundesliga 1 alors qu’il n’était au club que depuis deux saisons. Avec un schéma tactique souvent basé sur un 4-2-3-1, coach Klopp aime les contres qu’il orchestre avec entre autres l’attaquant polonais Robert Lewandowski- auteur de 4 buts contre le Real en 1/2 aller- qui plait beaucoup à Sir Ferguson, lequel a déjà recruté Kagawa qui fit les beaux jours de Dortmund. L’ossature de l’actuel Borussia est essentiellement composée de joueurs allemands. Cette saison 2012-2013, le Borussia est bien accroché à sa place de dauphin en Bundesliga, derrière l’intouchable Bayern Munich qui, déjà champoin d’Allemagne 2013, fait cavalier seul.

Jürgen Klopp est hyper proche de ses joueurs tout en étant intransigeant sur la vie de groupe. Les joueurs savent qu’il vaut mieux écouter ses consignes ! Son passé de défenseur fait de lui un homme de grande exigence, ne tolérant aucun relâchement. Il aime le jeu fluide qui permet de déstabiliser les meilleurs rivaux. Ce compétiteur sait que la carrière d’entraîneur a besoin de coup d’éclats pour affirmer son talent aux yeux des autres. Le Real avait tout à perdre devant Klopp qui n’a pas peur du tout de Mourinho.

Palmarès de Jûrgen Klopp au Dortmund depuis 2008 :

Supercoupe d’Allemagne en 2008
Championnat d’Allemagne 2011 et 2012
Coupe d’Allemagne 2012

Permalien 08:59:51, Catégories: GRAND MONSIEUR, HENDRIXEMENT  

Happy Birthday Mister Quincy Jones (80 ans)

Quincy Jones & Miles Davis à Montreux

Le plus grand arrangeur de tous les temps vient d’avoir 80 ans. Bon anniversaire !

Le site officiel de Quincy Jones:
http://www.quincyjonesmusic.com/

Souterrain-Blues, de Peter Handke (Gallimard)

La nouvelle pièce de théâtre de Peter Handke parait au Manteau d’Arlequin chez Gallimard. Elle est définie par l’auteur : drame en vingt stations. Stations ? Cela fait penser au métro et aussi à la marche de Jésus-Christ. Drame ? Attention, chez Peter Handke, il y a aussi de l’humour, un humour à plusieurs degrés.
Souterrain-Blues ? Il confirme le métro mais il n’efface pas la seconde hypothèse. C’est un très beau titre. Peter Handke a l’art des titres : L’angoisse du gardien au moment du penalty, La coutre lettre pour un long adieu, La femme gauchère, L’histoire d’un crayon, Les gens déraisonnables sont en voie de disparition…
Cette fois, nous voyageons sous terre avec un personnage appelé “Homme sauvage” qui règle ses comptes aux voyageurs, parlant à haute voit. Tout le tout le monde en prend pour son grade. Il condamne tout ce qu’il voit, en gros la civilisation. D’habitude, je n’arrive pas à lire les pièces car j’ai besoin de plus de matière. Là c’est différent, on lit en somme un long monologue au milieu de la foule des usagers.
On imagine les futures mises en scène : elles pourraient être sublimes, entre l’agitation du principal protagoniste et le faux calme des témoins. Cet homme sauvage manie très bien le langage. On ne peut pas s’empêcher de penser à Gaspard, pièce écrite par Handke en 1967 quand il avait 25 ans. Il s’agissait de l’histoire véridique de Kaspar Hauser, enfant séquestré dans une grotte, livré à lui-même pendant dix-huit ans, puis abandonné sur une place de village, en Bavière, en 1828.
A 70 ans, Handke passe de l’enfant sauvage à l’homme sauvage. “Gaspard met en lumière", a dit Handke, “comment, en parlant, on peut amener quelqu’un à parler” soit l’usage des mots, force de domination et outil d’émancipation. Souterrain-Blues dévoile une sorte de Gaspard qui retourne dans la grotte, dans le trou d’origine, pour montrer aux gens que désormais il a apprit à utiliser le langage des autres mais à sa façon. Il ne veut être la marionnette de personne. Lors de l’ultime station s’invite une “Femme sauvage” dans la rame de métro qui rime avec drame.

-Souterrain-Blues
Traduit de l’allemand par Anne Weber
De Peter Handke
Gallimard, 79 p., 11 €

Hommage à Jean Moulin, artiste et héros de la Résistance

Lors du soixante-dixième anniversaire de la disparition de Jean Moulin, unificateur de la Résistance et Compagnon de la Libération, le musée Jean Moulin rend hommage au héros.
A Montparnasse, le Mémorial Leclerc et le Musée Jean Moulin expose jusqu’au 29 décembre 2013, tout le versant artistique de Moulin: collectionneur d’art, marchand de tableaux et dessinateur, caricaturiste.
Andrée Escoffier-Dubois, la petite cousine du résistant, décédée à Pont-Saint-Esprit (Gard), en avril 2011, a légué des lettres et dessins, soit le plus important legs, après celui d’Antoinette Sasse, une amie de Jean Moulin.
Désormais, le musée conserve la correspondance du héros aux membres de sa famille de 1918 à 1943, celles de sa sœur Laure, des carnets de notes, des papiers intimes, des pièces d’identité, des articles de presse concernant sa galerie d’art de Nice, des caricatures sous le pseudonyme de Romanin, cinq exemplaires du recueil en prose de Tristan Corbière, illustré de huit eaux-fortes de Jean Moulin. L’art pictural a toujours été la passion de Jean Moulin. Avec celle qu’il portait à la France. “Jeunesse de France” n’oublie jamais Jean Moulin.

A lire:
Jean Moulin
de Christine Levisse-Touzé et Dominique Veillon
Tallandier

Musée
23, Allée de la 2e DB
Jardin Atlantique
75015 Paris
téléphone : 01.40.64.39.44
du mardi au dimanche de 10h à 18h00
Tarif plein : 4 €. Tarif réduit : 3 €. Tarif jeune (- 26 ans): 2 €. Gratuit jusqu’à 13 ans

Permalien 05:06:04, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR  

Esquisses pour un troisième journal, de Max Frisch (Grasset)

Ecrivain majeur de la Suisse d’après guerre, Max Frisch (1911-1991) nous a délivré son testament littéraire que voici. Au début des années 1980, il a commença pour noter des aphorismes puis ensuite, il est passé à la rédaction de textes qui sont des polaroïds écrits. Des instantanés sur des moments précis de sa vie qui l’ont le plus marqué. Il peigne l’actualité qui avait pour protagonistes Mitterrand, Reagan et Kohl. Bientôt, il faudra rappeler leur fonction car leurs noms vont s’effacer de la mémoire collective.
Facture à payer. La vie de tous les jours entrecoupée de réflexions haut de gamme : « Aucun visage dans un cercueil ne m’a jamais montré que nous manquons à celui qui vient de mourir. » Belle phrase d’écrivain. « Les morts ne sont certainement pas là où leur nom est gravé dans la pierre ».
Le mémorialiste confie qu’il est alcoolique. Aveu plus que confidence. « L’Amérique (USA) n’est au fond pas belliciste, juste commerçante ; la guerre comme prolongement des affaires par d’autres moyens ». On voit qu’il quitte sans regret un monde où la télévision marchande règne partout: le «vide avant la mort ». Vide spirituel.
Ce livre nous impose une grave lecture car il s’agit des adieux d’un homme qui se voit partir pour le voyage aller sans retour. Il n’est pas interdit de sourire parfois.

-Esquisses pour un troisième journal
De Max Frisch
Traduit de l’allemand par Olivier Mannoni
Texte établit et postfacé par Peter von Matt
Grasset, 252 p., 18

Mai 2013
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