Jack London, par Jennifer Lesieur, (Libretto/ Phébus)

13.11.12

Permalink 14:12:47, Catégories: LITS ET RATURES, GRAND MONSIEUR  

Jack London, par Jennifer Lesieur, (Libretto/ Phébus)

Prix Goncourt de la biographie 2008, le livre de Jennifer Lesieur paraît en poche dans la remarquable collection Libretto des éditions Phébus qui rééditent Jack London (1876-1916) depuis des années avec une constante jamais démentie. La couverture du livre est composée de onze portraits de l’écrivain qui semblent avoir été pris hier ou même demain tant London a un look contemporain : casquette, cigarette, caban en cuir. Une allure décontractée. On dirait presque le catalogue Aigle. Cet homme pressé a tellement fait de métiers différents qu’on a du mal à croire qu’il n’a vécu que 40 ans. Où est le trait d’union entre ses activités d’ouvrier, de pilleur d’huitres, de chasseur de phoques, de correspondant de guerre, de photographe, de reporter, de militant socialiste ? L’écrivain avide d’expériences était galvanisé par son amour de la vie. La biographie comporte 12 chapitres menés tambour battant, de la naissance, le 12 janvier 1876 (San Francisco) à la mort, le 22 novembre 1916 dans le ranch de Glen Ellen, victime d’une crise d’urémie de type gastro-intestinal. Entre les deux dates, une boulimie d’actions comme s’il se doutait qu’il ne ferait pas de vieux os. Dès ses 10 ans, Jack London devient un dévoreur de livres. Il était loin des gosses d’aujourd’hui qui s’abrutissent de jeux vidéo débiles. A 17 ans, il s’engage comme mousse sur une goélette qui part chasser le phoque dans les mers du Japon et de Sibérie. Ensuite, il va charrier du charbon, la gueule noire du matin au soir. Devenu vagabond, il est arrêté près des chutes du Niagara avant d’être mis un mois en prison ! A 20 ans, il devient socialiste et commence à écrire. Niveau famille ce n’est pas brillant bien qu’il soit père de deux filles nées au début du XXe siècle. Il quittera leur mère pour une autre femme qui lui donnera une nouvelle fille dont la vie ne durera que deux jours… Question santé, il est souvent malade. Après la lecture de la biographie de London, très bien menée avec d’innombrables informations, il n’est pas interdit de (re)lire Martin Eden (1909), une ouvrage indispensable pour tous ceux qui aiment la littérature.

-Jack London
Par Jennifer Lesieur
Libretto/Phébus, 476 p., 11, 80€

Commentaires, Pingbacks:

Commentaire de: saga [Visiteur] Email
Martin Eden, chef d'oeuvre absolu!
PermalinkPermalien 13.11.12 @ 17:24
Commentaire de: Zola-Lampard [Visiteur] Email
sacré parcours
PermalinkPermalien 13.11.12 @ 19:01

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